Le Monde dans un Jeu Vidéo Otome est difficile pour la Populace – Tome 4 – Chapitre 11

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Chapitre 11 : Au tour de Léon

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Chapitre 11 : Au tour de Léon

Partie 1

Je suis un lâche.

Le silence avait enveloppé l’arène juste un moment quand je l’avais proclamé.

Même Pierre, devant moi, s’était arrêté un instant avant de me frapper avec ma déclaration. « Et je me demandais ce que tu allais dire, mais en fait, tu supplies pour ta vie maintenant, non ? C’est trop tard pour ça ! »

« Qui supplie pour sa vie ? Je disais que je suis un lâche. Comprends-tu ce que ça veut dire ? » demandai-je

« J’en ai assez. Meurs maintenant, salaud ! » s’écria Pierre.

« Tu n’arrêtes pas d’aboyer avec de grands mots. Apprends donc de notre Noëlle-chan. C’est une chienne modèle qui n’aboie presque jamais, » déclarai-je.

Pierre souleva la grande faux pour couper mon corps de haut en bas alors que je me moquai de lui.

Marie et les autres gars avaient sauvé les otages.

Avec cela, il n’y avait plus de problème.

Bientôt, ce serait aussi le moment pour ce type d’agir.

« NE TE MOQUE PAS DE MOI ! » cria Pierre.

Je m’étais accroupi pour éviter la faux qui approchait et je m’étais glissé entre les jambes d’Arroganz.

Arroganz était tombée en avant quand je l’avais touché juste un peu en le franchissant.

« Aïe ! » s’écria Pierre.

L’intérieur du poste de pilotage avait été secoué par l’impact. Même Pierre en avait souffert.

D’après ses mots suivants, il n’avait pas l’air de comprendre ce qui venait de se passer. « M-Merde ! Cette camelote a glissé toute seule. Cela a fait perdre la face à ce grand Seigneur Pierre. »

Il semblait penser qu’Arroganz avait glissé tout seul, et cela l’avait énervé.

« Il n’a pas glissé. Il a été renversé, » déclarai-je.

« Ah ? » s’exclama Pierre.

Qu’est-ce qu’il dit ? Pierre avait montré une telle réaction. Sa réaction n’était pas vraiment mauvaise.

« Je te l’ai déjà dit. Je suis un lâche. — Je ne combattrai que lors d’une bataille que je peux gagner, » déclarai-je.

« Qu’est-ce que tu dis — ? » s’écria Pierre.

« Ne comprends-tu toujours pas ? Je pensais que je pouvais gagner si tu étais l’adversaire, c’est pourquoi j’ai accepté ce duel. Même si tu vas dans Arroganz et que je ne suis pas en armure, je suis quand même venu ici parce que j’ai des chances de gagner, » déclarai-je.

« Haha ! Ne sois pas arrogant juste après avoir été chanceux une fois ! » s’écria Pierre.

Arroganz se leva et reprit l’attaque. Il avait tendu la main gauche pour m’attraper.

Je ne m’étais pas enfui et je n’avais pas pris une position de combat. J’avais attrapé le gros doigt d’Arroganz et j’avais fait pivoter son gros corps.

Arroganz avait sauté en l’air comme si c’était une blague. Pierre, qui était à l’intérieur du cockpit, avait également été secoué et avait crié. « Bâtard ! »

J’avais ainsi vu Arroganz s’écraser sur le sol après l’avoir fait pivoter sur mon épaule.

J’avais continué à parler à Pierre. « Tu es vraiment faible, pour de vrai. C’est tout ce que tu as, même en utilisant Arroganz. Je n’ai jamais vu un pilote aussi mauvais que toi. Non, n’est-ce pas normal parce que tu es déjà le pire en tant qu’humain ? »

« — Ne pense pas que ta chance va durer éternellement ! » s’écria Pierre.

Arroganz s’était levée et s’était approchée, mais je l’avais jeté une fois de plus en utilisant son propre élan et j’avais parlé à Pierre.

« Quand quelque chose arrive pour la troisième fois, c’est déjà inévitable. Pierre, tu ne peux pas gagner contre moi, » déclarai-je.

***

Qu’est-ce qui se passait, au juste ?

Dans l’arène, tous les spectateurs étaient incapables de croire la scène devant leurs yeux.

Un humain en chair et en os avait lancé une armure trois fois.

Il y avait même des gens à l’intérieur de la salle qui applaudissaient avec admiration.

« Lancer une armure sans porter d’armure soit même ? Est-ce que quelque chose comme ça est possible ? Est-ce un art martial ? Non, c’est peut-être une sorte de magie ? » s’écria Narcisse.

Narcisse avait été stimulé dans son intérêt même s’il se sentait choqué.

Louise l’avait prévenu. « Concentrez-vous sur le duel. »

« Je sais, je sais. Mais cela ne change pas pour autant à quel point la situation est désavantageuse. »

Mais il y avait une autre préoccupation.

Léon ne portait pas d’armure, tandis que Pierre était à l’intérieur d’une armure.

La situation était encore extrêmement désavantageuse pour Léon. Pierre était en possession de l’avantage lorsqu’ils s’étaient penchés sur la question de l’endurance entre les deux individus.

Léon utilisait le mouvement d’Arroganz pour le lancer, mais il n’aurait aucun moyen de faire quoi que ce soit si Arroganz gardait ses distances.

Louise s’inquiétait pour Léon.

« Il n’a aucun moyen de finir ça, » déclara Louise.

Même si elle voulait déclarer Léon le vainqueur, Arroganz pourrait encore se lever même après être tombée.

Il n’y avait pas eu de coup décisif. Elle ne pouvait pas considérer Léon comme le vainqueur en tant que témoin du duel.

Elle serait critiquée si elle le déclarait vainqueur dans cette situation.

Au fond de son cœur, elle souhaitait que le match soit décidé avec un vainqueur et un perdant clairs, sinon cela compliquerait les choses.

Narcisse tourna son regard vers Louise. « Louise, ce n’est pas votre “petit frère”. »

Louise avait baissé les yeux quand on lui avait dit ça. « Je le sais bien. »

« Alors, ne vous rangez pas trop de son côté. C’est un étranger. Un jour, il retournera dans son pays, » déclara Narcisse.

« Même moi, je comprends ça, » répondit Louise.

Pendant que les deux témoins parlaient, la situation prenait une tournure inattendue.

Clément courut vers la position de Narcisse.

Il avait l’air extrêmement paniqué. Son visage était en sueur avec une expression sérieuse.

« Narcisse-kyun ! » s’écria Clément.

« Monsieur Clément ? S’est-il passé quelque chose ? » demanda Narcisse.

L’apparition de Clément avait fait croire à Narcisse que Pierre aurait pu refaire quelque chose, mais ce qui s’était réellement passé avait largement dépassé ses attentes.

« C’est affreux ! La maison Faiviel est attaquée ! Ils sont en état de guerre ! » s’écria Clément.

« Qu’est-ce que vous avez dit ? » s’écria Narcisse.

Narcisse regarda Louise sous le choc.

Mais Louise elle-même n’en savait rien.

« Qui donc les attaque ? Je n’ai jamais entendu dire que la situation était devenue aussi tendue avec un autre pays, » déclara Louise.

Elle ne voyait aucun pays qui pourrait les attaquer dans la situation internationale actuelle.

Mais, en fait, il y avait quelqu’un qui attaquait en ce moment.

Clément envoya son regard vers l’arène. L’Arroganz pilotée par Pierre flottait dans les airs après avoir été projetée par Léon.

« Je suis désolé de n’avoir que des informations non confirmées, mais l’ennemi n’est qu’un unique navire du royaume. Non, pour l’instant, le vaisseau est enregistré sur l’étendard de la République, » déclara Clément.

Les applaudissements et les acclamations s’élevaient des sièges du public chaque fois que Léon faisait chuter Arroganz.

Cela montrait clairement à quel point leur évaluation des agissements habituels de Pierre était mauvaise.

« Un seul navire ? Le vaisseau de Léon se déchaîne-t-il ? » demanda Louise.

Clément posa les mains sur ses joues et se tortilla d’avant en arrière tout en soulignant que l’information dont il disposait n’était pas encore confirmée.

« Je ne sais pas si c’est la vérité ou un mensonge. Mais, c’est un fait qu’il y a la guerre sur le territoire de la Maison Faiviel. J’ai entendu dire que la flotte combinée d’Alzer a été envoyée. C’est pourquoi, arrêtez le duel et évacuez tout le monde d’ici, » déclara Clément.

Narcisse avait affiché une expression amère.

« Qu’est-ce qui se passe là ? » demanda Narcisse.

Einhorn se déchaînait contre le territoire de la Maison Faiviel.

Le propriétaire actuel d’Einhorn était Pierre.

Louise avait immédiatement essayé d’arrêter le duel. « Je ne peux plus regarder ça. Je vais arrêter le duel en utilisant mon nom. »

« Compris. Déclarons la suspension du duel tout de suite, » déclara Narcisse.

Juste au moment où ils décidèrent tous les deux d’arrêter le duel, ils entendirent la voix de Pierre qui était sortie avec rage et fureur depuis l’intérieur d’Arroganz et qui s’était propagée dans l’arène.

« COMMENT OSEZ-VOUS VOUS MOQUER DE CE GRAND SEIGNEUR PIERRE ! JE VAIS TOUS VOUS FAIRE EXPLOSER MAINTENANT, RACAILLE ! »

Le conteneur sur le dos d’Arroganz s’ouvrit et des missiles furent lancés dans toute la zone environnante.

« Ce type ! »

Louise, Narcisse et Clément avaient été choqués par les actions de Pierre.

Les missiles ne visaient pas seulement Léon, ils se dirigeaient aussi vers les sièges du public — le bouclier qui enveloppait l’arène s’était enflammé fortement, mais il ne pouvait supporter les explosions des missiles et avait été détruit.

Le bouclier avait à peine bloqué l’impact, mais la fumée qui s’était dégagée de l’explosion avait rempli les sièges du public.

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Partie 2

Retournons un peu dans le temps…

Au moment où le duel allait commencer, Einhorn, qui était ancré dans le port, avait commencé à bouger.

Les hommes de main de Pierre qui l’avaient remarqué étaient perplexes face au mouvement, mais ils ne voyaient pas cela comme un problème.

« Qui a déplacé le vaisseau sans autorisation ? Ou bien est-ce un ordre de Pierre ? »

Un marin voyou qui avait mal à la tête à cause d’une gueule de bois bâilla en marchant dans le couloir d’Einhorn.

Le paysage à l’extérieur de la fenêtre bougeait. Il pouvait voir qu’Einhorn allait quelque part.

« Mais quand même, où sont les autres ? »

Il avait regardé autour de lui, mais n’avait trouvé personne.

Il avait continué à marcher pendant un certain temps avant de voir un robot en forme de cylindre qui se déplaçait en flottant.

Les robots étaient ceux qui géraient le dirigeable, donc les équipages de ce vaisseau n’avaient pas vraiment à faire quoi que ce soit et pouvaient se détendre.

Le robot n’avait qu’un œil avec deux bras minces attachés. Le robot n’avait pas de jambe et se déplaçait en flottant. Il ne comprenait pas comment il faisait ça et s’en fichait. Puis il avait vu le robot tenir un balai dans ses mains.

Le marin avait alors donné un coup de pied au robot quand il s’était approché.

« Oi, où sont les autres ? » s’écria le voyou.

Le traitement des marins envers les robots était extrêmement affreux.

Normalement, les robots ne se plaignaient pas et ne résistaient pas, même s’ils étaient traités comme ça.

Mais aujourd’hui, c’était différent.

Le robot avait tourné son œil rouge vers le marin.

« Quoi ? Pousse-toi du chemin. »

Puis le robot souleva son balai et le fit basculer sur la tête du marin.

« T-Trou du cul ! Tu me défies, hein ? »

Le marin avait été frappé par le balai encore et encore. Il avait alors dégainé la courte épée qu’il avait sur lui et s’était préparé à attaquer le robot.

Cependant, il sentit quelque chose derrière lui et se retourna.

« — Hein ? »

Là, il avait trouvé un robot encore plus gros que les robots de nettoyage.

Il souleva son bras large et épais avant de le faire basculer vers le bas sans hésitation, faisant disparaître la conscience du marin.

***

Sur le pont de l’Einhorn.

Luxon flottait là-dedans. Il donnait des instructions aux robots qui se déplaçaient à proximité.

« La mission est passée à la phase suivante. L’objectif est le territoire de la Maison Faiviel, » déclara Luxon.

Les subordonnés de Pierre étaient sur la passerelle. Ils avaient été attachés et laissés allongés sur le sol.

Einhorn se dirigeait vers le territoire de la maison Faiviel — jusqu’au centre.

Il y avait une forteresse de la maison Faiviel. En ce moment, Einhorn s’y rendait.

Cependant, une malheureuse patrouille d’un dirigeable avait trouvé Einhorn alors qu’il allait entrer sur le territoire de la maison Faiviel sans permission. Le dirigeable de patrouille s’était déplacé afin de bloquer le chemin d’Einhorn.

« Le dirigeable là-bas, arrêtez-vous, » déclara le patrouilleur.

Le ton de leur voix était poli. C’est sûrement à cause des armoiries familiales de la maison Faiviel qui avaient été peintes sur la coque de l’Einhorn. Luxon se souvenait de la voix qui leur parlait à travers un mégaphone.

« Si le maître était là, il dira sûrement “chanceux” en ce moment, » déclara Luxon pour lui-même.

La voix venait du capitaine qui avait inspecté l’Einhorn quand il était entré pour la première fois dans la République.

Il s’agissait de l’homme avait insulté Arroganz, quelqu’un contre qui Luxon voulait se venger.

« Canon ! » ordonna Luxon.

Les robots s’étaient déplacés sur l’ordre de Luxon.

Le canon principal de l’Einhorn avait fixé sa ligne de mire sur le dirigeable de patrouille et avait tiré sans avertissement.

Le dirigeable de patrouille s’était alors fait tirer dessus, en plein dans son moteur essentiel se trouvant à l’arrière. Il était ainsi devenu incapable de se déplacer. Il s’était ensuite lentement abaissé en s’enflammant. Luxon avait vu les équipages s’échapper l’un après l’autre. À la fin, il ne restait plus que le capitaine de la dernière fois qui avait couru à l’avant et était monté à bord d’un bateau d’urgence.

« Feu ! » ordonna Luxon.

Luxon ordonna indifféremment d’attaquer davantage. Le bateau qui avait été arraisonné par le capitaine avait été détruit par une attaque antiaérienne de l’Einhorn. Cependant, Luxon avait calculé la hauteur pour que les passagers ne meurent pas même s’ils tombaient.

Le capitaine cria à l’aide à l’intérieur du bateau qui tombait.

Mais Luxon avait arrêté sa vengeance avec ça parce que tuer n’était pas « la préférence de Léon ».

« Bon sang, c’est une douleur d’agir selon la préférence du maître, » déclara Luxon.

Einhorn avait ignoré le dirigeable de la patrouille en train de couler et avait continué à pénétrer dans le territoire de la maison Faiviel.

Les hommes de main restants à l’intérieur du dirigeable avaient entendu le vacarme et avaient commencé à frapper violemment à la porte du pont.

« Hé, qu’est-ce que vous avez fait ? »

« C’était exagéré ! Ramenez le navire au port tout de suite ! »

« Est-ce l’ordre de Monsieur Pierre ? — C’est quoi, ces trucs ? S-Stop ! Ne venez pas ici ! »

Luxon ignorait le bruit que faisaient les sbires de Pierre.

Après l’entrée de Luxon sur le territoire de la maison Faiviel, Luxon avait commencé à détruire des sites importants, en particulier les installations militaires.

Le dirigeable de patrouille avait quand même immédiatement appelé leurs alliés et les ennemis se rassemblèrent les uns après les autres.

Mais ils n’avaient pas attaqué parce qu’ils avaient vu les armoiries familiales de la maison Faiviel sur l’Einhorn.

En voyant les patrouilles, Luxon avait…

« Feu ! » cria Luxon.

— donné l’ordre, afin de les couler l’un après l’autre.

Il avait aussi vérifié à ce que les dirigeables tombent à un endroit où il n’y avait personne tout en diffusant des voix par amplificateur pour que les patrouilles puissent entendre.

« Gyahahahahaha, nous sommes les plus forts ! »

« Houra, tuons tous les ennemis de Monsieur Pierre ! »

« Continuez comme ça jusqu’au centre ! »

Il s’agissait des voix des sbires de Pierre.

Luxon avait enregistré leurs voix, les avait analysées, puis les avait éditées en mots adaptés à cette situation.

Les sbires de Pierre à l’extérieur du pont étaient agités.

« O-oi, qu’est-ce que vous faites !? »

« Arrêtez. Hé, arrêtez de déconner ! »

« Ouvrez la porte ! »

En ce moment, ils devaient penser que ce ne serait pas une simple blague si cela continuait ainsi.

Mais il était déjà trop tard.

Une voix était venue du haut-parleur d’un dirigeable de patrouille. « Bande d’enfoirés ! Savez-vous ce que vous faites en ce moment ? — Préparez-vous à tirer ! Retenez-le quoiqu’il arrive jusqu’à ce que les renforts arrivent ! »

Les dirigeables de patrouille allaient tirer, mais Luxon n’avait pas prévu de les attendre.

« Tombez ! »

Tous les dirigeables de la patrouille coulèrent après avoir tiré plusieurs fois avec les canons.

Puis le symbole de l’arbre sacré qui s’était formé sur l’Einhorn avait commencé à faire pousser des vignes et des racines. Cela essayait de détruire Einhorn qui bougeait contre la volonté de Pierre.

« Quelle réaction lente ! Pensez-vous sérieusement que vous pouvez m’arrêter avec ça ? » déclara Luxon.

Des robots sans jambes étaient partis de l’Einhorn.

Leurs mains tenaient diverses choses comme un lance-flammes ou une tronçonneuse. Ils avaient brûlé et coupé les vignes et les racines. Et puis des lignes brillantes avaient traversé la coque d’Einhorn.

Plusieurs lignes sur la coque émirent alors de la lumière qui brisa et effaça le symbole de l’arbre sacré.

« Quelque chose comme ça peut être détruit n’importe quand ! » déclara Luxon.

Luxon réduisit la vitesse de déplacement de l’Einhorn et détruisit des endroits importants tout en se dirigeant vers la forteresse de la maison Faiviel.

« Maintenant, il n’y a pas de problème ici. — Je me demande si le maître va bien là-bas, » déclara Luxon.

***

Les alentours étaient couverts par la fumée des missiles.

Pierre, qui regardait cela de l’intérieur du poste de pilotage, bougeait désespérément le manche.

« C’est… c’est quoi ce bordel ! Je n’ai rien fait ! » s’écria Pierre.

Pierre ne savait pas qu’Arroganz avait des missiles, et il n’avait pas non plus l’intention d’attaquer le public. Il ne se souciait pas du tout des ragots, mais il y avait aussi des nobles parmi le public, dont Narcisse et Louise.

Et ce n’est pas tout.

« Pourquoi y a-t-il ma voix qui parle ? » demanda Pierre.

Cependant, sa voix n’avait pas atteint l’extérieur du cockpit. Au lieu de cela, à l’extérieur, il y avait — .

« Je vais tous vous faire sauter, bande de bâtards ! »

— La voix de quelqu’un qui l’imitait à la perfection.

La fumée se dissipa progressivement. De là, il pouvait voir de nombreux symboles d’arbres sacrés formés sur les sièges du public.

Ces symboles ne venaient pas seulement de Narcisse et Louise. D’autres membres des six grandes maisons nobles qui venaient assister au duel s’étaient aussi immédiatement défendus contre l’attaque.

« N — non ! Ce n’était pas moi ! Je ne vous ai pas attaqués ! » s’écria Pierre à l’intérieur.

Pierre était tyrannique face à quelqu’un de statut inférieur, mais face à quelqu’un de statut égal — de plus, quand il y avait plus d’une personne de ce rang, il ne voulait pas se quereller avec eux même si cela l’humiliait.

C’était ainsi parce qu’il avait compris qu’il serait celui qui perdrait s’il se battait contre quelqu’un de statut égal.

« Gyahahahahaha ! Vous tous, salauds, tremblez dans vos bottes ! » cria Pierre.

Et pourtant, la voix de quelqu’un qui imitait Pierre criait effrontément contre tous les gens d’ici.

« Arrête. Arrête ! Arrête ça ! » criait Pierre dans l’armure.

Il n’arrêtait pas de secouer le manche, mais cela s’était soudainement bloqué.

Une voix électronique s’était mise à parler à l’intérieur du poste de pilotage. « Le plan passe maintenant à la phase suivante. »

« P-Plan !? Oh, Oeil ! Tu m’écoutes, hein !? Obéisse à mon ordre ! Oeil, réponds-moi maintenant ! »

En réponse au cri de Pierre, une autre voix, celle de Luxon, résonna dans le cockpit d’Arroganz.

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

« Fils de pute, qu’est-ce que tu fous !? Cette poubelle bouge toute seule et cause des ennuis à ce grand Seigneur Pierre ! Arrête tout de suite ! Dis à Narcisse et Louise que c’est la faute de cette armure ! Dis-leur que ce n’était pas ma faute ! » cria Pierre.

« — Et ? » demanda Luxon.

« Ha, haa, haa !? »

La réponse de Luxon était froide comme jamais auparavant.

« Inutile de t’excuser ! Je te transformerai en ferraille à mon retour. Cette armure aussi. Elle ne peut même pas tuer cette ordure là-bas. Cette foutue poubelle éclabousse de la boue sur le visage de ce grand Seigneur Pierre ! » cria Pierre.

Pierre n’arrêtait pas de crier et de se plaindre que son incapacité à vaincre Léon était la responsabilité d’Arroganz.

Luxon lui déclara alors. « Tu as fait un malentendu. »

« Quoiiiiii ? » cria Pierre.

« Mon maître est seulement Léon Fou Baltfault, et personne d’autre que lui, » déclara froidement Luxon.

« Qu-qu’est-ce que tu es — ? » s’écria Pierre.

« Dès le départ, tu ne pouvais pas devenir mon propriétaire. Et aussi, l’ordure ici, c’est toi, » déclara Luxon.

Pierre grinça des dents et fronça les sourcils. Son expression était devenue vraiment laide à cause de la haine.

« Je ne te pardonnerai jamais. Je vais tous vous tuer ! » cria Pierre.

Luxon parla à Pierre en colère. « C’est impossible. Tu ne pourras pas tuer le maître. Tu ne pourras pas non plus me tuer. Mais, tu as été très utile pour recueillir des informations. Je m’excuse, tu n’es pas vraiment une ordure inutile. »

« BÂTARDDDDDDDDD !! » cria Pierre.

Luxon avait alors annoncé ses dernières paroles à Pierre. « Accepte donc la punition pour s’être moqué de mon maître. »

Pierre avait maudit Luxon et Léon d’un cri strident avant de voir Léon debout devant Arroganz alors qu’il affichait un sourire.

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Partie 3

La fumée noire des explosions de missiles s’était dissipée.

Je me tenais devant Arroganz au milieu de la fumée.

« Arroganz — Je vais tout de suite te récupérer, » déclarai-je.

Le public qui nous entourait essayait de s’échapper.

Noëlle m’avait crié dessus en me disant de m’échapper. « Léon, sauve-toi ! Pierre n’est pas sain d’esprit. Il se déchaîne ! »

Ce n’était pas vrai.

Contrairement à ce qu’il avait dit et à son comportement, ce type était en fait un lâche.

Il possédait en lui une ambition qui ne correspondait pas à son calibre. De plus, c’était un homme qui ne pouvait rien faire d’autre que de tourmenter les faibles.

Il nourrissait inconsciemment un sentiment d’infériorité à l’égard d’un adversaire de statut égal. Le contrecoup de cela l’avait fait tourmenter les faibles pour qu’il puisse obtenir un sentiment de supériorité.

Pierre était encore plus lâche que moi.

Maintenant, je n’avais plus à m’inquiéter après être allé jusqu’ici.

Arroganz souleva sa sinistre faux.

« Après t’avoir tué et avoir obtenu la jeune pousse de l’arbre sacré, ce grand Seigneur Pierre deviendra le roi de ce pays ! »

La voix criarde qui, en gloussant, proclamait ça avec tant d’effronterie, n’était autre que la voix de Pierre.

J’avais parlé à Arroganz qui faisait entendre cette voix.

« Je ne laisserai jamais Arroganz faire une telle chose. — Pierre, je vais t’arrêter tout de suite ! Je vais arrêter tes ambitions, ici et maintenant, » déclarai-je.

Je vais arrêter tes ambitions, ici et maintenant ! J’avais dit cette phrase avec une expression héroïque.

Mais bien sûr, ce n’était qu’une farce.

En premier lieu, une Armure de ce monde était comme l’équivalent d’un char d’assaut volant dans ma vie antérieure.

Il n’y avait aucune chance qu’un humain puisse combattre un tel adversaire en utilisant seulement ses mains nues.

Je pouvais lancer Arroganz comme si j’étais un expert en arts martiaux alors que j’étais plutôt un acteur. Dès le départ, je n’étais pas un expert en arts martiaux. D’habitude, je ne penserais même pas à participer à ce genre de bataille folle.

— J’avais mené cette bataille parce que je pouvais la gagner !

Ce serait beaucoup plus dangereux pour moi si Pierre venait ici avec une armure normale.

Merci beaucoup d’être venu ici avec Arroganz !

Louise avait alors dit à Pierre d’arrêter le duel. « Pierre, ça suffit ! Je ne peux pas laisser ce duel continuer plus loin. Je déclare ce match suspendu par mon autorité en tant que témoin de ce duel ! »

« Essaie donc de faire ça, sale garce ! Si tu fais ça, je tuerai ce type et je prendrais le jeune arbre sacré. Plus personne ne peut arrêter ce grand Seigneur Pierre ! » déclara Pierre.

Louise avait montré une expression choquée. « — Toi, qu’est-ce que tu crois que le serment à l’arbre sacré est ? »

Elle était sûrement stupéfaite que le duel progresse dans ce genre d’état même s’il se déroulait sous le serment de l’arbre sacré.

Après avoir entendu ces mots, même Louise me disait de m’enfuir. « Léon, sauve-toi de là, vite ! »

« C’est trop tard ! Meurs, espèce d’ordure ! » cria Pierre.

« Viens vers moi, Pierre ! » déclarai-je.

Arroganz se précipita vers moi. J’avais couru droit dedans et j’avais pris la position préparatoire pour effectuer une attaque des paumes.

J’entendais des voix de mon entourage me dire de m’enfuir.

Aa ~, tout ce soutien me donne vraiment du baume au cœur !

Même si j’avais été envahi de railleries quand j’étais dans mon propre pays, les gens de la République m’avaient à la place soutenu. Comme c’était gentil de leur part.

Arroganz avait balancé sa grande faux. Sa lame s’était enfoncée profondément dans le sol.

« Ceci — c’est la fin ! » criai-je.

J’avais esquivé le coup, tout en donnant l’air facile à ce mouvement, et j’avais sauté vers la poitrine d’Arroganz — et j’avais frappé l’armure du cockpit avec la paume de ma main.

 

 

Un humain frappant une armure avec sa main n’infligerait aucun dommage, mais mon gant brillait et Arroganz lâcha sa grande faux tout en se faisant souffler vers l’arrière jusqu’à ce qu’il s’écrase sur le mur.

Les sièges du public avaient immédiatement été enveloppés par le silence. J’avais marché vers Arroganz au milieu d’une telle atmosphère et j’avais ouvert l’écoutille du cockpit.

Là, j’avais trouvé le visage de Pierre à l’intérieur qui me regardait fixement — .

« Comment oses-tu faire ça ? Hibuh ! » s’écria Pierre.

— Mon poing avait frappé Pierre au visage.

« Pierre, le duel n’est toujours pas terminé, » déclarai-je.

Des larmes couvraient la bouche de Pierre.

J’avais alors attrapé ses cheveux, puis je l’avais tiré hors du cockpit et je l’avais jeté par terre.

« Battons-nous d’homme à homme à partir de maintenant ! » déclarai-je.

Le plaisir commence maintenant !

Pierre s’était levé et m’avait diffamé. « Ce lâche traître ! Tu m’as piégé ! Un chevalier poubelle d’un pays tiers comme toi ose déshonorer ce grand Seigneur Pierre qui est l’un des six grands nobles choisis par l’arbre sacré ! Je ne te pardonnerai jamais. Je vais t’apprendre ce qui arrivera à un simple humain qui essaie de faire face à un humain choisi comme ce grand moi — agah ! »

J’avais l’impression qu’il continuerait, alors je l’avais frappé. Le gant que Luxon m’avait préparé était un article de qualité qui empêcherait mon poing de me faire mal même après avoir frappé quelqu’un.

Je le remercierai plus tard.

Pierre se couvrit la bouche de sa main et trembla pendant que le sang coulait de là.

Plusieurs dents de Pierre étaient tombées par terre.

« Mes dents… MES DENTS ! » cria Pierre.

J’avais ouvert le poing en parlant à Pierre en souriant. « Ne t’inquiète pas. Même Brad, qui s’est fait battre par toi, a retrouvé des dents à la normale grâce à la magie de guérison. La magie est vraiment incroyable. C’est pourquoi il n’y aura pas de problème avec tout ça. »

Pierre m’avait regardé fixement et avait pointé sa main droite vers l’avant.

L’écusson sur le dos de sa main droite avait commencé à briller.

« Oh ? Tu vas utiliser ton symbole — la protection divine de l’arbre sacré ? On dirait que tu as oublié la règle de ce duel, hein ? » demandai-je.

« Uh! »

Comme on s’y attendait, même Pierre hésitait à rompre la règle spécifique d’un duel qui se déroulait sous serment à l’arbre sacré.

« Maintenant, je vais me faire rembourser, alors ne te rends pas trop vite. J’ai beaucoup de raisons de te frapper, » déclarai-je.

« Vas-tu me frapper !? Tu ne t’en sortiras pas si facilement si tu poses ta main sur moi ! Je massacrerai toute ta famille et ton pays ! Je t’apprendrai ce qui arrivera quand tu feras de la Maison Faiviel ton ennemi ! » cria Pierre.

« Oh, effrayant ~, » déclarai-je.

La réaction du public face à la menace de Pierre quand il s’était fait coincer comme ça avait été complètement froide.

Des voix de mépris envers Pierre se faisaient entendre de partout.

« Utiliser le pouvoir de sa famille quand il est sur le point de perdre comme ça, c’est vraiment une ordure. »

« Pour commencer, je n’arrive pas à croire qu’il ait perdu contre un humain désarmé alors qu’il portait lui-même une armure. »

« Un si mauvais perdant — . »

Pierre avait commencé à crier sur tout le monde autour de lui après avoir entendu leurs commentaires.

« Fermez vos gueules, tas d’ordures ! Ces putains d’ordures, ces incompétents ! Vous pouvez tous vivre dans ce pays grâce à nous, les six grands nobles ! Vous tous, parasites et insectes merdiques, comment osez-vous insulter ce grand Seigneur Pierreeeeee ! » cria Pierre.

Les réactions du public à l’égard de la diatribe de Pierre avaient été glaciales.

J’avais posé ma main sur l’épaule de Pierre qui regardait de l’autre côté, pour le faire se tourner vers moi. Puis j’avais frappé d’une droite sur son visage.

Les acclamations avaient éclaté juste après ça.

— Ce type, à quel point est-il détesté ?

« Ce n’est pas bon de fermer les yeux quand on est en plein duel. Aussi, je peux t’assurer que je suis une personne gentille et douce, mais je suis impitoyable envers ceux qui cause du tords à moi, ou à mes amis, » déclarai-je.

« Qu’est-ce que… fugoh ! » s’écria Pierre.

Ma main gauche avait saisi ses cheveux et ma main droite l’avait frappé encore et encore.

J’avais concentré mes coups de poing autour de sa bouche pour qu’il ne puisse plus parler. Le plat principal serait après ça.

« Qu’est-ce qu’il y a ? Essaie au moins de riposter ! » déclarai-je.

Après plusieurs coups de poing, l’attitude hautaine de Pierre s’effrita peu à peu. Il avait fini par dire des mots faibles comme « S-stop ! » « J’ai compris, je ne dirai pas à ma famille de se venger », et ainsi de suite.

Il devait avoir peu d’expérience de se faire battre jusqu’à présent parce qu’il n’avait rien fait d’autre que de tourmenter les faibles.

Quand j’avais lâché ses cheveux, le visage de Pierre s’était transformé en cette chose extrêmement laide.

« Hé, Jkdee dufs — . »

On aurait dit qu’il essayait de dire quelque chose. Il semblait qu’il essayait de dire « J’abandonne », mais j’avais sûrement mal entendu, alors j’avais continué le duel.

« Tu dis que tu n’abandonneras jamais !? Comme on s’y attendait de la part du Seigneur Pierre, quelqu’un des six grands nobles ! Ton courage est vraiment digne de respect. — Oraa ! » déclarai-je.

« Bwagh ! »

Quand mon coup de pied avait touché l’estomac de Pierre, son corps s’était facilement plié en forme de « < ».

L’académie avait également formé les étudiants en arts martiaux, mais ce type était plus faible que tous ceux que j’avais rencontrés auparavant.

Il avait crié dans la douleur quand mon poing s’était cogné dans son estomac.

« S-stahp — . »

« Donc tu ne perdras pas même après ça. C’est incroyable, Pierre ! » déclarai-je.

Pierre semblait penser que cette raclée continuerait tant qu’il resterait debout. Il avait ainsi permis à son corps d’être emporté par mon prochain coup de poing et était tombé par terre.

Sa main s’était tendue vers le témoin Monsieur Narcisse pour lui demander de l’aide, mais j’avais immédiatement chevauché son corps et je l’avais frappé.

« Tu crois que ce sera fini quand tu seras allongé par terre ? C’est dommage, je ne vais pas laisser ça s’arrêter ici ! » déclarai-je.

J’avais attaqué à fond sa bouche pour qu’il ne puisse pas proclamer sa reddition. Les dents de devant de Pierre avaient disparu.

Il pleurait en se couvrant le visage avec les bras, mais j’avais visé avec mon poing pour passer à travers l’espace.

C’était incroyable que même si je le battais de manière unilatérale comme ça, il n’y eût que des acclamations éblouissantes qui venaient des sièges du public.

« Tout le monde te déteste, hein ? Je n’aurais jamais cru qu’on m’acclamerait si fort quand je tourmenterai quelqu’un comme ça en duel, » déclarai-je.

Après avoir dit cela, Pierre avait parlé en pleurant.

« Parchfjonnekdfe-mokdc, j’akd padu. »

Pardonnez-moi, j’ai perdu, déclara Pierre d’une voix faible. Mais j’avais encore frappé son visage sans pitié.

Même pour moi, je devrais ressentir de la douleur dans mon cœur après avoir battu quelqu’un de cette manière. Mais pour l’instant, mon cœur ne me démangeait même pas parce que ce type était mon adversaire.

« Qu’as-tu fait à ceux qui ont pleuré et supplié pour leur vie jusqu’à maintenant ? Ton souhait naïf que tu sois pardonné quand tu seras celui qui mendiera ta vie ne sera pas exaucé ici. N’es-tu pas content d’être devenu un peu plus intelligent après cette leçon ? » demandai-je. J’avais balancé mon poing sur le nez de Pierre.

Des saignements de nez avaient jailli et m’avaient éclaboussé, mais je n’y avais pas prêté attention et j’avais continué à balancer mon poing vers lui.

« Mec, tu es vraiment un mec sympa ! Je ne me sens pas du tout coupable, même après t’avoir frappé autant de fois ! Au lieu de cela, je me demande même si je ne suis pas un champion de la justice ! » déclarai-je.

Si j’étais obligé de mentionner un point positif à propos de Pierre, ce serait son utilisation comme sac de sable qui ne vous ferait pas du tout culpabiliser.

Il y avait aussi les acclamations du public. J’avais eu l’impression d’être un héros.

Mais ne suis-je pas un héros !

« Alors, comment est-ce ? Qu’est-ce que ça fait d’être celui qui reçoit ce que tu as fait jusqu’à présent ? » demandai-je.

Pierre répondit à ma question avec un faible murmure.

« Jfre ne shh parshonnshrai jashais. »

Je ne te le pardonnerai jamais. On aurait dit que son cœur n’avait toujours pas cédé.

En ce moment, et malgré la situation, ce type n’avait toujours pas la moindre intention de réfléchir sur lui-même. Incroyable !

Tu es vraiment… le méchant parfait.

« Ouais, c’est ça, Pierre ! Continue à me résister comme ça ! » déclarai-je.

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Claramiel

Claramiel

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