Le Monde dans un Jeu Vidéo Otome est difficile pour la Populace – Tome 3 – Chapitre 7

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Chapitre 7 : Destinée

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Chapitre 7 : Destinée

Partie 1

« — En d’autres termes, tu as donné ton propre enfant à maman et papa ? » lui avais-je demandé.

« C-C’est exact. C’est parce qu’ils m’ont dit que je ne pourrais pas l’élever. N’est-ce pas horrible ? » demanda Marie.

« Non, ce n’est pas horrible du tout. Au contraire, ce serait mieux pour cette enfant — pour ma nièce aussi. Je suis soulagé à la place. Père et mère avaient raison, » déclarai-je.

Dans la salle d’attente près de la salle d’audience.

Là-bas, j’avais eu une réunion fatidique avec ma petite sœur de ma vie précédente.

C’était une réunion qui ne m’avait pas du tout rendu heureux, loin de là.

En fait, c’est la petite sœur de ma vie précédente qui avait complètement foiré dans ce monde. Ce fait m’avait donné envie de pleurer.

Mais j’étais content d’avoir pu entendre comment allaient mes parents.

« Et ? Quand tes souvenirs s’arrêtent-ils ? » demandai-je.

« E, euh — mon petit ami me traitait violemment, et quand j’ai pensé que ça pourrait devenir vraiment mauvais, j’ai réalisé que j’étais dans ce monde, » répondit Marie.

Tehe ! Elle avait fait ce genre de tête, alors j’avais pointé le pistolet sur elle. Marie leva les deux mains en l’air de peur.

« Même moi, je faisais de mon mieux, Desu ! » déclara Marie.

« Tais-toi ! N’utilise pas “Desu !” quand tu es une vieille sorcière à l’intérieur ! J’en ai la chair de poule, » criai-je.

« Comment peux-tu dire ça ? C’est toi, grand frère de merde qui est un vieux schnock à l’intérieur ! » s’écria Marie.

Plutôt que cela, c’était douloureux qu’à la fin je n’aie pas pu apprendre ce qui s’était passé avec mes parents.

« De toute façon, tu vas collaborer avec Livia, » déclarai-je.

« R-Regarde par ici ? À ce rythme-là, je vais mourir, non ? » demanda Marie.

« Je suppose que oui. Et si tu faisais au moins face à ta vie sérieusement jusqu’à la fin ? » demandai-je.

Marie s’était mise à pleurer. « Je ne veux pas ça ! Aide-moi, Onii-chan ! »

Elle m’appelle grand frère de merde, ou grand frère, ou Onii-chan — cette fille, qu’est-ce qu’elle croit que je suis ?

Marie avait pleuré. Elle pleurait pour de vrai.

« Ce n’est pas possible. Je ne veux pas combattre ce genre de monstre. Je ne me joindrai absolument pas à la guerre, » cria Marie.

« — Ha ? Ne fais pas l’imbécile. Beaucoup de choses ont mal tourné parce que tu es devenue la Sainte. Quoi qu’il en soit, prends tes responsabilités et monte dans le dirigeable. Tu dois juste agir en tant que soutien de Livia, » expliquai-je.

Marie me regardait en versant des larmes. Elle murmura. « Pourquoi n’y a-t-il que cette femme ? Aide-moi aussi ! » avant de courir dehors.

« C-Cette idiote ! » m’écriai-je.

Et puis Bernard était entré dans la pièce au mauvais moment. « Vicomte, les préparatifs sont terminés. Venez dans la salle d’audience. »

Bernard faisait les basses besognes alors même qu’il était ministre à cause du manque de main-d’œuvre. Il avait l’air très occupé.

Je ne pouvais pas lui causer encore plus d’ennuis, alors je m’étais dirigé séance tenante vers la salle d’audience.

— Je m’inquiète de ce qu’il faut faire même si je me sens irrité envers Marie.

 

***

 

Marie s’était précipitée hors de la pièce et s’était enfoncée dans le couloir sans s’arrêter. Livia la regardait avec surprise.

« Marie — s’est enfuie ? » murmura Livia.

Anjie fixa le dos de Marie. « Cette femme, a-t-elle l’intention de s’enfuir même à ce stade ? »

Livia jugea qu’il serait dangereux de laisser Anjie courir après Marie avec son regard aiguisé.

« Anjie, s’il te plaît, va à la salle d’audience. Je vais aller persuader Marie ! » déclara Livia.

« D’accord. Je te laisse faire, » répondit Anjie.

Anjie avait également été appelée dans la salle d’audience. Elle devait donc y aller après ça.

Au fond de son cœur, Livia pensait à quelque chose. Ce sera la scène importante de Léon, si Anjie n’est pas là — ce ne sera pas bon si je me mets au travers de leur chemin.

Alors qu’elle pensait à ça, elle avait commencé à courir.

Elle avait couru dans le couloir du palais à la poursuite de Marie.

Des larmes sortaient. Je ne suis pas fait pour Léon. Même si je comprends ça, et même s’il y a Anjie, alors pourquoi suis-je là ?

L’endroit où Marie s’était retrouvée était l’un des toits du palais.

Le toit ressemblait à un jardin avec des plantes poussant en abondance, il n’y avait plus aucun endroit où s’enfuir.

Livia qui avait coincé Marie respirait fortement alors que ses épaules se soulevaient intensément.

Quand les deux filles purent enfin reprendre leur souffle, Marie avait été la première à ouvrir la bouche, et elle avait parlé à Livia. « — Je te le rendrai. »

« Hein ? » s’exclama Livia.

« Je te rendrai tout, alors, rends-le-moi, » déclara Marie. « Ce dont tu as besoin, c’est Son Altesse et les autres. Ces cinq-là, et puis Kyle aussi — même le statut de Sainte, ils t’appartiennent tous ! »

L’esprit de Livia n’arrivait pas à suivre la conversation de Marie, mais Marie l’avait arrêtée et l’avait suppliée.

« C’est pour ça qu’il faut le rendre. Rends-moi Onii — chan. Rends-moi Léon. Je te rendrai tout, alors rends-le-moi aussi ! » déclara Marie.

Livia s’approcha alors de Marie et avait ensuite balancé sa main droite de toutes ses forces. La forte claque avait fait tomber Marie.

Marie, impuissante, se tenait la joue.

« Ah, comme c’est nostalgique ! » déclara Marie. « J’ai aussi été frappée comme ça par mes parents. C’est vraiment douloureux. Quoi ? Es-tu en colère ? Ne t’inquiète pas, parce que je te rendrai toutes tes affaires. Tu pourras devenir heureuse. »

Livia avait hurlé en pleurant. « — Ne te moque pas de moi ! »

Une Livia en pleurs s’était assise sur place.

Marie regardait Livia qui était comme ça avec un regard perplexe.

« Léon n’est pas un objet — au moins, je voulais rester avec lui-même si c’est juste pendant notre séjour à l’académie. Même si je n’ai besoin de rien d’autre que cela, » déclara Livia en pleure.

Noble et roturier.

Il y avait un grand mur appelé statut entre les deux individus. Comparé à ce genre de mur, le mur entre Léon et Anjie était quelque chose de trivial selon Livia.

— Ils sont si bien assortis.

Elle voulait qu’ils deviennent heureux.

C’est pourquoi elle devait se retirer.

« Ne dis pas quelque chose comme te le donner en retour. Léon ne m’appartient pas, » continua Livia.

Marie baissa les yeux et rit. « Alors quoi ? Finalement, j’ai tout simplement tout perdu. C’est vraiment horrible, même dans ma deuxième vie j’ai tout perdu. »

Marie s’était mise à pleurer. Elle s’était accroupie et se mit à pleurer. « Même si je savais à peu près tout. Même si je pensais que ça se passerait bien — pourquoi, je ne suis pas capable de devenir heureuse ? »

Voyant Marie pleurer, Livia ne savait pas quoi dire.

Et alors,

« C’est donc ici que tu es. »

« Lady Marie ! »

Kyle et Carla avaient couru vers Marie.

On aurait dit qu’ils la cherchaient.

Quand Marie leva le visage, ils la regardaient tous les deux avec une expression qui semblait vraiment inquiète.

« Vous deux, pourquoi ? » demanda Marie.

Qu’est-ce que vous faites là ? L’expression de Marie le demandait. Carla lui répondit avec les larmes aux yeux.

« Je, je — sans vous, Lady Marie, je vais vraiment devenir seule. J’étais vraiment heureuse quand vous m’avez sauvée ! En plus, Lady Marie, vous êtes très gentille, » répondit Carla.

Kyle avait jeté un coup d’œil vers une Carla en pleurs et avait fait une tête exaspérée, mais — il avait l’air un peu gêné.

« J’ai moi-même eu un mauvais comportement. Mais, comme prévu, Maîtresse, tu es toi-même aussi horrible dans ton attitude. Eh bien, nous sommes quittes. Je ne sais pas pour les cinq autres, mais ma Maîtresse serait trop pitoyable si au moins moi et mademoiselle Carla ne t’accompagnons pas. »

De grosses gouttes de larmes coulaient sur les joues de Marie. « Dés — désolée. Je suis vraiment désolée. Je suis — désolée de ce que je vous ai dit à vous deux. »

Kyle se frotta les yeux avec sa manche pour cacher ses larmes. « Allez, on doit y aller. Tu es la Sainte même si c’est faux. Tu devrais au moins agir selon ce rôle. »

Marie s’était levée avec l’aide de Kyle et Carla.

Tous deux s’inclinèrent devant Livia avant de retourner à l’intérieur avec Marie.

Livia baissa les yeux et sourit. « — Menteuse. Tu n’as pas tout perdu, n’est-ce pas ? Il y a encore deux personnes qui te prêteront leurs épaules comme ça, espèce de menteuse. »

Après avoir murmuré cela, elle s’en rendit compte et se couvrit la bouche de ses deux mains.

 

 

De sombres émotions enfouies à l’intérieur de son cœur avaient fait sortir des larmes de ses yeux. Alors même que je n’ai plus rien pour moi.

 

***

 

À l’entrée du toit, Anjie regardait les pleurs de Livia.

Elle n’avait même pas jeté un coup d’œil à Marie et aux deux autres qui passaient à côté d’elle. Elle n’arrivait pas à détacher ses yeux de la silhouette en pleurs de Livia.

« Livia, tu — n’es pas seule. On a toujours été ensemble, » murmura Anjie.

Anjie sentit sa poitrine devenir douloureuse en regardant Livia.

Elle avait remarqué les sentiments de Livia.

Mais, comme c’était amusant lorsqu’ils étaient les trois ensemble, elle n’avait pas voulu s’y attarder.

« Je suis désolée. Si seulement je n’avais pas ce sentiment, tu ne souffrirais pas comme ça. Pardonne-moi, Livia, » murmura Anjie.

Anjie se couvrit la bouche et versa des larmes.

Elle essuya ses larmes, puis s’approcha avec effronterie de Livia.

« Livia, » déclara Anjie.

La Livia qui pleurait cachait son visage et se comportait comme une idiote. « Anjie ? E-Euh, Marie est repartie sans problème. S’il te plaît, ne regarde pas mon visage maintenant. Il s’est passé beaucoup de choses… »

Anjie avait parlé honnêtement de ses sentiments. « Je – j’aime Léon. »

Livia ferma la bouche et baissa les yeux. Un flot de larmes était tombé au sol.

« C’est pourquoi, toi aussi, ne recule pas, » continua Anjie.

« Hein ? » s’exclama Livia.

Anjie tendit la main vers Livia.

Elle avait attrapé la main de Livia et l’avait tirée vers le haut. Et puis, les deux filles se faisant face, elle se tenait les deux mains avec leurs propres mains.

« Tu es très bien comme ça. Déclare tes sentiments à Léon correctement, » déclara Anjie.

« Je le lui ai déjà dit. Je lui ai dit une fois. Mais Léon a immédiatement éludé le sujet juste après. Il ne me donnera pas de réponse. C’est sûrement parce qu’il t’aime, Anjie, » déclara Livia.

Même alors, Anjie déclara alors à Livia. « Même ainsi ! Même ainsi, dis-lui encore une fois ce que tu ressens. Fais en sorte qu’il ne puisse pas s’enfuir cette fois. Ne le laisse pas éluder le sujet. — Je lui dirai aussi ce que je ressens, alors tu lui diras aussi. »

Anjie avait serré dans ses bras une Livia qui pleurait.

« Est-ce que c’est bon ? Parce que, Léon et toi êtes des nobles —, » commença Livia.

« Stupide. La différence de statut n’a pas d’importance pour quelque chose comme ça. Tu souffres parce que tu ne peux pas abandonner juste à cause de ça. Alors, tu n’as pas d’autre choix que de lui dire, » répliqua Anjie.

Toutes les deux voulaient savoir qui Léon aimait vraiment.

Anjie avait parlé doucement. « Tu es aussi quelqu’un d’important pour moi. C’est pourquoi, arrête de pleurer. »

Livia avait également posé ses mains sur le dos d’Anjie et l’avait serrée dans ses bras avant de hocher la tête. « D’accord. »

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Partie 2

Dans la salle d’audience.

J’avais déplacé mon regard à la recherche de Livia et d’Anjie, mais elles n’étaient nulle part.

Et maintenant, je me sentais un peu découragé.

Le groupe de cinq idiots était présent ici, mais d’après leur expression, leur cœur n’était pas ici à cause du problème avec Marie.

— Ces salauds sont angoissés par leur romance.

Même si moi aussi, je pense si sérieusement à l’amour !

En plus, même si j’avais de l’espoir pour vous et Marie, comme c’était parti, mon plan ne se réalisera pas.

Ce qui pouvait vaincre ce monstre gigantesque que même Luxon ne peut vaincre, c’est l’amour ! L’amour est vraiment incroyable ! L’amour est l’arme la plus puissante qui soit !

— N’y a-t-il pas de l’amour qui traîne quelque part pour remplacer ces types ?

Apprenez un peu de moi qui m’inquiète si sérieusement de tout ça, bandes d’idiots, vous cinq !

Les nobles et les chevaliers se tenaient en rang dans la salle.

Sa Majesté le roi souleva le coin droit de ses lèvres de manière significative et annonça comme s’il était de bonnes humeurs. « Le nombre de personnes ici est devenu vraiment peu faible, n’est-ce pas ? »

Beaucoup de nobles et de chevaliers s’étaient échappés de la situation. Même le nombre de soldats n’était pas satisfaisant.

Cela démontrait à quel point la situation semblait désespérer alors qu’ils pensaient tous que cette guerre était peine perdue.

Moi aussi, je m’enfuirais vite si je n’étais qu’un simple soldat.

Non, un civil ne deviendrait même pas un soldat.

« Cependant — ce ne sont que les individus qui restent ici qui sont les vrais héros ! La principauté apporte de méprisables monstres dans leur sillage et envahit le territoire de notre royaume. Messieurs, c’est le moment de risquer notre vie ! »

Je ne savais pas si les gens qui étaient restés derrière avaient des nerfs d’aciers, un culot monstrueux ou s’ils n’étaient tout simplement pas résignés à leur sort — .

« Pour nous opposer à la principauté, il nous faut nous battre comme un seul homme ! Vicomte Baltfault, avancez ! » continua le roi.

À la suite de cet ordre, j’avais marché sur le tapis rouge qui était étalé dans la salle d’audience et je m’étais agenouillé, la tête baissée devant Sa Majesté le roi.

« Je vous nomme commandant suprême en cette période critique, » annonça le roi. « Il y a sûrement aussi ceux qui se moquent de vous en raison de votre jeunesse. Il y a sûrement aussi ceux qui ne vous feront pas confiance à cause de votre manque d’expérience. Mais vous seul, vicomte, possédez la force de briser cette situation. Vicomte Baltfault, cette bataille — pouvez-vous la gagner ? »

Son discours était théâtral. — Mais, je n’aimais pas ça.

Mais je voulais essayer au moins une fois.

J’avais répondu par une réplique que j’avais entendue quelque part. « Si c’est ce que Votre Majesté souhaite. »

La zone environnante était devenue bruyante d’un coup.

Les voix qui m’étaient parvenues à l’oreille étaient du genre : « Ce néophyte » ou « Seule sa bouche est puissante. » ou « Hm ~, soixante-dix points ! » ou « J’ai entendu cette phrase de quelque part. » — les gars, c’est embarrassant alors fermez-la !

Regardez ! Sa Majesté est un peu en colère ! Hein ? Pourquoi est-elle en colère ?

« — Je vois. »

En revanche, Milaine rougissait légèrement. Avait-elle l’air heureuse ? Hein ? Pourquoi !?

Le roi proclama alors. « Nous nous attaquerons désormais à la bataille finale contre la principauté avec le vicomte Baltfault en tant que commandant suprême ! »

Après un tel échange, un noble vêtu d’une tenue extravagante — le marquis Frampton avait soulevé ses objections.

Il semblait fatigué comme on pouvait le voir de l’ombre sous ses yeux. Ses joues pendaient aussi en raison de la graisse accumulée là.

Eh bien, on n’y peut rien.

Après la bataille contenant toutes les forces disponibles dans l’immédiat, la principauté qu’il croyait être son alliée s’en était sortie sans aucun problème.

« S’il vous plaît, attendez Votre Majesté ! Nous ne pouvons pas faire confiance à cet arriviste. Cette personne était soupçonnée de trahison ! Nous dites-vous de nous battre sous quelqu’un comme ça ? Avez-vous l’intention de nous ridiculiser ? » cria le marquis.

Les nobles qui étaient d’accord avec le marquis Frampton avaient également exprimé leur objection.

« C’est vrai. Nous devrions plutôt négocier avec la principauté. »

« S’il vous plaît, laissez-moi m’en occuper. Je jure que je ferai de la négociation avec la principauté un succès ! »

« C’est une erreur de se fier à quelqu’un comme ça ! »

Je m’étais relevé et j’avais regardé le visage du roi et de Milaine. Le roi avait fermé les yeux, mais Milaine avait ouvert la bouche sans expression.

« Arrêtez avec ce numéro inesthétique ! » déclara Milaine. « Le vicomte n’est pas un traître. Vous êtes ceux qui ont fabriqué les accusations. D’ailleurs, c’est Sa Majesté qui nomme le commandant suprême. Êtes-vous en train de dire que vous désobéissez ? »

Utiliser le nom de Sa Majesté pour me nommer avec force commandant suprême — c’était une méthode grossière, mais il n’y avait pas d’autre moyen.

Le visage du marquis Frampton était devenu rouge et il avait protesté. « Quoi ? Même pour la reine, cette façon de parler est inexcusable ! Nous ne nous unirons pas pour nous battre si les circonstances sont comme ça ! »

Ils résistaient désespérément contre mon camp parce qu’ils savaient que si le royaume gagnait avec moi comme commandant suprême — alors ce serait la fin pour eux.

Ils s’opposaient désespérément pour faire un grand retour, quoi qu’il arrive.

Je m’étais lentement retourné et j’avais regardé vers le marquis et ses cohortes.

À l’intérieur de la salle d’audience où les nobles, les militaires et les représentants du gouvernement faisaient la queue, j’avais sorti une arme de poing de ma poche et j’avais tiré avec vers le plafond.

Le bruit d’un coup de feu et le bruit d’une douille tombant sur le sol résonnèrent à l’intérieur de la salle.

Avec ce signal, les gardes du palais, et les chevaliers de la maison ducale entrèrent dans le hall.

Vince hocha légèrement la tête quand je l’avais regardé.

— La permission avait également été donnée. C’est mon tour à partir de maintenant.

« Fermez votre sale gueule, bande d’ordures, » déclarai-je.

« Qu-Qu’est-ce que vous avez dit ! Gardes ! Qu’est-ce que vous faites tous ? Capturez vite ça… Quoi ? » s’écria le marquis Frampton.

Les gardes du palais se déplacèrent pour appréhender les nobles qui étaient en opposition tout à l’heure — les individus de la faction du marquis Frampton.

« Ce n’est pas moi qu’il fallait arrêter pour trahison. C’est vous les gars, pour avoir un lien avec la principauté et pour avoir poussé le royaume dans un danger, » déclarai-je.

Les gardes du palais avaient retenu les bras du marquis Frampton et l’avaient traîné jusqu’à là où je me tenais.

« Ne faites pas l’imbécile ! Pourquoi sommes-nous les traîtres ? Nous avons agi en pensant au bien du pays. Qu’est-ce qu’un néophyte comme vous sait !? » s’écria le marquis Frampton.

« Vous êtes arrêté parce que vous avez perdu contre ce néophyte. C’est comme vous le dites, je ne suis qu’un débutant. Cependant, ce n’est pas bon si les gens qui travaillent au cœur du pays perdent contre ce néophyte, n’est-ce pas ? » répliquai-je.

Votre gaffe me tendait un piège.

— Mais j’ai pitié de vous. Parce que ce n’est pas contre moi que vous avez perdu, mais contre Luxon.

D’abord, je ne pourrais pas gagner si je n’avais pas Luxon.

Hein ? En y réfléchissant bien, je ne me laisserais pas entraîner dans ce genre de lutte politique si je n’avais pas Luxon.

Eh bien, ça n’a pas d’importance.

« Où est la preuve que nous sommes liés à la principauté ? Votre Majesté ! C’est une erreur. Vous ne devez pas prêter l’oreille aux paroles d’un néophyte comme lui ! » cria le marquis Frampton.

Le roi ne répondit pas du tout. Il ne faisait que regarder le marquis Frampton.

Le marquis Frampton avait été irrité de voir ça. Il fixa Milaine qui s’était assise à côté du roi.

« Ce doit être votre travail. Monstre perfide ! » s’écria le marquis Frampton.

Dire une chose aussi terrible à Milaine — ce type, peut-être qu’il avait besoin d’une punition ?

« Marquis Frampton, c’est inesthétique. Ceci est votre défaite. »

Quand Milaine avait dit cela avec un regard de pitié, le marquis Frampton avait fait du grabuge comme pour dire qu’il n’avait toujours pas perdu.

« Qu’est-ce que vous racontez ? Comment allez-vous prouver ma trahison dans cette situation où il n’y a aucune preuve ? Sachez que la punition divine sera infligée pour cet acte diabolique ! » s’écria le marquis Frampton.

Les nobles qui l’entouraient crièrent aussi. Les nobles se trouvant à l’extérieur de la faction du marquis regardèrent d’un regard glacial ou alors ils avaient l’air déconcertés.

Malgré tout, ce type ne savait pas quand abandonner.

Amusant. On va se moquer de lui.

« Voulez-vous tant que ça la preuve ? » demandai-je.

Après que j’eus dit ça, Luxon était apparu et avait projeté une image 3D au centre de la salle d’audience.

Ce qui était projeté là, c’était le marquis et d’autres nobles — les membres de la faction du marquis.

La salle était devenue bruyante avec l’apparition de la projection 3D, alors j’avais haussé la voix et j’avais rassemblé l’attention de tous.

« Trop bête. C’est vraiment dommage. J’ai de la compassion, alors j’avais prévu de vous pardonner si vous vous unissez et combattez avec nous ici. Vous avez laissé partir votre dernière chance, Marquis Frampton, » déclarai-je.

— Eh bien, je mens quand même. Lui pardonner ? Ce n’est pas possible.

« Qu-Qu’est-ce que vous êtes !? Votre Majesté ! S’il vous plaît, arrêtez-le. Cette personne a apporté une arme dans la salle d’audience ! Il est dangereux ! Votre Majesté devrait le comprendre aussi. Cette personne ne peut pas errer librement ! Votre Majesté ne doit pas se laisser tromper par ce genre de tromperie ! » cria le marquis Frampton.

La projection 3D avait commencé à bouger puis une voix avait retenti à l’intérieur de la salle. « Marquis ! Un rapport dit que la reine recommande Baltfault comme commandant en chef ! »

La bouche du marquis projeté à l’intérieur de la projection s’était ouverte. « C’est pathétique comme elle s’est fait cajoler par un jeune comme ça. Elle est tout à fait capable, mais comme on pouvait s’y attendre, c’est une femme. Le roi est aussi vraiment pathétique avec sa fougue. Mais même ainsi, je n’aurais jamais imaginé que la principauté romprait notre accord secret — . »

Il avait l’air vraiment agacé à l’intérieur de la projection.

« Nous avons perdu beaucoup de compatriotes. Que devons-nous faire à partir de maintenant ? » demanda un autre noble.

« Utilisez Son Altesse Hertrude pour négocier. Ces types devraient vouloir reprendre la princesse et la flûte magique quoiqu’il arrive. N’oubliez pas de faire avancer les choses secrètement par rapport au roi. Après ça, ne laissez pas ce Baltfault faire ce qu’il veut. L’atout de la principauté était une erreur de calcul de notre part, mais ce type est aussi dangereux, voire plus encore. Quand le moment sera venu, nous rejetterons la faute sur le roi et nous conclurons un accord avec la Principauté, » déclara le marquis de la projection.

Pour qu’un vassal fasse en sorte que le roi prenne ses responsabilités, cela ne pouvait être considéré que comme de l’irrévérence.

Le marquis Frampton avait pâli et me regarda. « Men… mensonges ! Ce n’est qu’une tromperie ! C’est une illusion que ce traître a inventée ! Ce traître essaie de me piéger ! »

J’avais appuyé le canon de mon arme sur le front du marquis Frampton et j’avais souri. « Vous êtes stupide ou quoi ? Vous êtes allé si loin. Si c’est la seule preuve que j’ai, même le roi et la reine ne feraient rien. Ils ont permis que cela se produise, ce qui signifie que la preuve que j’ai en ma possession est à ce point inébranlable. »

J’avais sorti des lettres et des notes de ma poche et je les avais jetées.

Le marquis Frampton ouvrit en grand les yeux et trembla violemment. « Co-Comment ? Ces lettres — devraient déjà être brûlées. »

Les nombreuses lettres lui étaient familières parce que l’écriture était exactement la sienne. Les lettres contenaient son échange avec la principauté.

Luxon les avait copiées exactement comme l’original — elles étaient fausses.

« Ah, il y a aussi un message pour vous de la princesse Hertrude. “Il est inopinément inutile, n’est-ce pas ?” dit-elle. Elle a facilement avoué le genre de conversation qu’elle avait eue avec vous, » déclarai-je.

Elle avait parlé du genre d’entente secrète qu’elle avait échangée avec le marquis Frampton qui n’avait pour elle plus aucune utilité.

Du point de vue de la princesse Hertrude, elle devait s’amuser à regarder le royaume en conflit interne dans ce genre de situation.

Elle avait tout révélé sans rien cacher en sachant qu’elle avait accompli son rôle.

Peut-être pensait-elle que nous nous disputerions encore plus en faisant cela ?

Bon sang, c’est vraiment une princesse gênante.

Le marquis à l’intérieur de la projection avait continué à parler avec un ton insatisfait.

En revanche, le marquis Frampton devant moi devenait rouge vif et murmura. « Cette… cette petite fille » et ainsi de suite en raison de sa vexation.

« Jusqu’au dernier d’entre eux ne comprennent rien à tout ça ! Ne comprennent-ils pas qui est le plus dangereux ici ? Cette Sainte est aussi gênante, mais elle n’est rien qu’on ne puisse gérer. Mais, cet homme seul est déjà en soit une catastrophe ! En solo, il peut faire le travail de qui sait combien de flottes ? Ne comprennent-ils pas ce que c’est que d’être capable de gagner complètement contre une flotte de plusieurs douzaines de navires avec un seul navire ? » déclara le marquis de la projection.

« Cependant, le problème, c’est la principauté, à l’heure actuelle. Nous devrions aussi coopérer avec le duc Redgrave —, » déclara un autre noble.

« Alors, faites en sorte que Baltfault s’oppose à la principauté pour qu’ils s’écrasent l’un contre l’autre ! » déclara le marquis de la projection. « Prenez sa famille en otage. Je me fiche de la méthode que vous utilisez ! Ne le prenez pas pour un simple chien de garde du duc. Le rapport mentionne que son dirigeable n’a même pas besoin d’un équipage, pas un seul individu. Est-ce que vous comprenez ? C’est lui le vrai danger ! »

« Mais, dans notre état actuel, nous n’avons pas beaucoup d’influence —, » déclara l’autre noble.

Le marquis à l’intérieur de la projection était furieux. « Ce Vince aussi, à quoi pense-t-il ? Permettre à ce jeune homme de faire ce qu’il veut, c’est ce qui mettra fin à ce royaume. Cela n’aura aucun sens même si nous gagnons contre la principauté comme ça. Quoi qu’il arrive, quoi qu’il en coûte, nous devons l’écraser ! »

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Partie 3

J’étais vraiment pitoyable d’être craint autant comme ça.

Même moi, je ne ferais rien s’ils ne commençaient rien.

Maintenant que j’y pense, dans le jeu — dans le scénario réel, la protagoniste a-t-elle pu prendre de l’importance grâce aux manœuvres secrètes de ces gars dans les coulisses ?

C’est inutile, même si j’y réfléchis maintenant.

« Alors, vous saisissez maintenant ? Le royaume est en danger à cause de votre faute. Ne pensez-vous pas qu’on ne peut rien y faire si vous êtes accusé de trahison après avoir fait quelque chose comme marcher main dans la main avec la principauté ? » demandai-je.

Le marquis Frampton m’avait alors crié dessus. « Qu’est-ce qu’il y a ? J’ai tout fait pour le bien de ce pays. Selon vous, qui soutient ce pays ? C’est moi. J’ai soutenu ce pays jusqu’à présent ! Il n’y a aucune chance qu’un jeune comme vous puisse le comprendre ! Ce que j’ai fait était nécessaire pour préserver ce pays ! »

« Et il en est résulté notre situation actuelle, n’est-ce pas ? Vous avez fait une erreur dans vos manigances. Il n’y aurait pas de problème si vous vous occupiez correctement de la principauté au lieu de vous en prendre à moi, » déclarai-je.

« Ne vous foutez pas de moi ! Comprenez-vous à quel point vous avez de la puissance ? Vous êtes considéré qu’à un niveau faible de danger parce que vous n’êtes qu’un enfant. Un jour, le royaume périra à cause de vous ! Tout le monde, ouvrez les yeux ! Ce n’est nul autre que ce jeune qui a apporté la calamité pour ce pays ! » cria le marquis.

Ce type surestime trop, hein ? C’était pour ça que j’avais ri.

« Non, c’est la principauté qui va détruire ce pays plutôt que moi. Et c’est vous qui avez fait détruire ce pays par la principauté avant que je ne le détruise comme vous le prétendez. Vous avez vraiment foiré, papy. Non, je devrais peut-être vous traiter de vieux fou, dans ce cas-ci, » déclarai-je.

Le marquis Frampton s’était enragé quand je l’avais traité de vieux fou.

Les gardes avaient été secoués.

« Vous, vous, vous, vous ne comprenez rien ! Savez-vous à quel point j’ai réduit mon corps en poussière en travaillant pour le bien de ce pays !? » cria le marquis.

« Vous avez fini comme ça parce que vous étiez sur vos gardes contre une personne inoffensive comme moi tout en minimisant l’importance de la principauté, » déclarai-je.

« — Espèce de sale gosse ignorant ! » cria le marquis. « Tout sera résolu pacifiquement si vous mourez. Le royaume peut gagner même sans emprunter votre force ! Je ne me trompe pas ! Il n’y a aucune raison pour un gosse qui ne comprend même pas la politique de pouvoir se plaindre de ma décision ! Comprenez-vous à quel point j’ai consacré mes efforts pour le bien du pays ? Le roi et la reine peuvent être si insouciants, assis sur leur siège, mais c’est aussi parce que j’ai travaillé pour le bien du pays jusqu’à maintenant ! Je ne laisserai pas un gamin comme vous renier tous mes efforts jusqu’à maintenant. UN SIMPLE MORVEUX COMME VOUS ! »

Se pourrait-il que ce type pense que je nie tout ce qu’il a accompli ?

C’est un malentendu. Je dois le corriger.

« On dirait que vous avez mal compris quelque chose, » déclarai-je. « Juste pour que ce soit clair, j’ai reconnu vos actions. Vous avez dû soutenir ce royaume avec tant de splendeur jusqu’à présent. Ouais, vous avez travaillé dur ! Je vous tire mon chapeau ! Vous êtes le meilleur ! »

Les nobles, chevaliers et soldats qui m’entouraient avaient été stupéfaits par mon discours et par mes gestes.

Il semble qu’ils aient trouvé incroyable que je fasse l’éloge de mon ennemi.

Puis je m’étais retourné et j’avais baissé la main pour pointer mon arme vers le marquis Frampton une fois de plus.

J’avais baissé la voix, « Mais — si vous échouez, vous devez prendre vos responsabilités. »

« Éch… Échouez, dites-vous ? » s’écria le marquis.

« Cette situation actuelle, c’est le résultat de ce que vous avez fait. Est-ce que vous le comprenez ? Vous mettez le royaume en danger. Assumez la responsabilité de cela. C’est votre travail, » déclarai-je.

« Je… Je suis un marquis, sale morveux ! » s’écria le marquis.

« Wôw, incroyable. C’est un rang éminent que vous avez là. C’est exactement pour ça que vous êtes apte à prendre vos responsabilités. C’est normal que vous vous sentiez soulagé, vous savez ? Après tout, c’est moi qui nettoierai tout votre merdier. N’êtes-vous pas content d’avoir un étudiant comme moi ? Je vais nettoyer votre échec soigneusement, » répondis-je.

J’avais ri afin de faire un peu de provocation.

Ton échec me met en colère. Oui, c’est tout.

« Qu’est-ce que vous croyez pouvoir faire, morveux ? Un gosse qui ne comprend même pas la politique parle beaucoup —, » déclara le marquis.

« Hm ~ ! Peut-être que vous ne comprenez toujours pas ? Je vais le dire franchement parce qu’on dirait que vous n’arrivez pas à comprendre — vous avez perdu. Cette fois, c’est à vous de vous sacrifier pour le bien du pays. Vous avez essayé de me sacrifier et d’obtenir l’autorité, n’est-ce pas ? Ce n’est pas comme si j’étais en colère pour ça. Mais je veux simplement que vous assumiez vos responsabilités, » déclarai-je.

« Quoi ? Pourquoi devrais-je…, » commença le marquis.

« Vous avez déjà perdu. Vous avez été vaincu dans la lutte politique et vous mettez le royaume en danger, » déclarai-je. « Jusqu’à maintenant, vous vous êtes débarrassé de beaucoup de gens faibles comme vous l’avez fait pour moi, n’est-ce pas ? Il y a des gens que vous avez écrasés comme moi pour que vous puissiez avancer dans la vie, non ? »

« Et alors ? Qu’est-ce qu’il y a ? Ce sont des sacrifices nécessaires ! Êtes-vous en train de dire que c’est mal ? C’est pour ça qu’un gosse comme vous ne vaut rien. Vous ne comprenez rien à la politique ! » cria le marquis.

— Ça m’avait donné envie de le féliciter d’être si franc comme ça.

Se débarrasser d’un petit nombre pour le bien du plus grand nombre.

C’est vraiment merveilleux ! La société n’y verra pas d’un bon œil, mais je ne nierai pas cette méthode.

Parce que — .

« Papy, je l’ai dit, vous vous en souvenez ? Je ne vous contredis pas, au contraire, je suis d’accord avec cette pensée. Les faibles doivent être rejetés. Le petit nombre devrait devenir un sacrifice pour le bien du plus grand nombre ! Il n’y a pas besoin de belles paroles. C’est pourquoi — vous pouvez l’accepter, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Vous, espèce de salaud — qu’est-ce que c’est — fugoh ! » s’écria le marquis.

J’avais enfoncé la bouche de l’arme dans la bouche du marquis Frampton.

« Ah, c’est déjà assez. Vous n’avez plus besoin de parler —, faiblard. Vous êtes tous des perdants faibles, alors vous devriez être rejetés, mais vous pouvez l’accepter, n’est-ce pas ? Vous pouvez comprendre comment il faut sacrifier le petit nombre pour garder le plus grand nombre en vie, n’est-ce pas ? Vous deviendrez le sacrifice, n’est-ce pas ? Vous n’allez pas dire que vous ne le voulez pas… ? » déclarai-je.

Le marquis Frampton pâlit, mais il essaya de secouer la tête en refusant.

Le canon à l’intérieur de sa bouche l’empêchait de bien parler.

« Vous avez sacrifié beaucoup de gens joyeusement jusqu’à présent en disant que c’est nécessaire. Vous n’allez pas dire que c’est mal à ce stade, n’est-ce pas ? Si vous avez fait ce que vous voulez en prétendant que c’est pour le bien du pays, alors cette fois, vous deviendrez le sacrifice pour le bien du pays, » continuai-je.

J’avais sorti le canon de la bouche du marquis Frampton et j’avais frappé son gros nez.

Le marquis Frampton avait été envoyé dans un vol plané. Son nez s’était cassé et du sang avait coulé de là.

J’avais donné un ordre à ceux autour de moi. « Si vous voulez vous battre avec moi, je vous répondrais avec un coup de poing. — Prochaine expiation pour votre péché. Emmenez-les loin d’ici. »

« Ou, Oui ! »

Après la disparition des nobles traîtres, il ne restait plus que quelques nobles à l’intérieur de la salle d’audience.

Le personnel militaire — les généraux me regardaient aussi.

« Maintenant, vous, messieurs qui avez appris que j’ai été emprisonné pour de fausses accusations. Il y a plusieurs choses que je devrais éclaircir d’abord ici. D’abord, je vous déteste. Je déteste ce pays. La raison ? Je dois travailler dur à cause de vous, idiots. Faites donc votre travail correctement ! »

Beaucoup de regards m’avaient poignardé.

Eux aussi devaient avoir diverses justifications, mais cela n’avait pas d’importance.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’ils faisaient alors qu’ils étaient les piliers de notre pays ? Non, en y réfléchissant bien, cela devait être des raisons inutiles. Une telle chose arrivait souvent, même dans le pays de ma vie antérieure.

Il y avait beaucoup de cas qui m’avaient donné envie d’incliner la tête en me demandant pourquoi une telle chose s’était produite.

Malgré tout, le monde précédent était encore meilleur.

— Je veux retourner au Japon.

Parce que, si c’était le monde précédent, cela ne deviendrait pas quelque chose de fastidieux comme ça — peut-être ? Eh bien, ça n’avait pas d’importance. C’était vrai que mon monde précédent était absolument le meilleur monde où vivre.

« Deuxièmement. Je comprends que vous n’ayez pas confiance en moi. Je ne vous fais pas confiance. La troisième est encore plus simple. — S’il y a quelqu’un ici qui pense que si c’est lui, il pourra renverser la situation et mener le royaume à la victoire, alors avancez. Je vous laisserai me remplacer quand vous voudrez. »

Les chevaliers et les officiers militaires détournèrent le regard.

Il était clair d’après leur attitude qu’ils n’étaient pas convaincus, mais peut-être est-il préférable qu’au moins il n’y ait pas d’idiot qui se nomme en pensant qu’il pouvait faire mieux.

En plus, si le commandant en chef était Son Altesse Julian, ces gars aussi seraient sûrement capables de l’accepter.

Ou plutôt, je voudrais moi-même refuser si j’étais celui tout en haut de tout ça.

« La dernière est extrêmement simple. Je vous ferai gagner si vous obéissez à mon ordre. Si vous n’obéissez pas, fuyez vite. Ne doutez pas, ne répondez pas, la seule chose que vous avez le droit de faire est de suivre mes ordres. Comme ça, vous avez compris ? » demandai-je.

Ma voix résonnait clairement dans la salle d’audience bruyante.

« Battez-vous et mourez pour moi. — En échange, je sauverai ce pays, » déclarai-je.

 

***

 

Après avoir terminé la cérémonie, j’étais à bout de nerfs.

« C’est vraiment horrible ! » déclarai-je.

« Dis-tu ça maintenant, même si c’est le maître qui a dit que c’est toi qui le ferais ? Même ainsi, je suis étonné que le maître ait pu aller aussi loin dans son discours. Maître, toi-même, tu sous-estimais aussi la principauté. Selon ma conjecture, cette situation peut être évitée si seulement le maître se conduit bien, » déclara Luxon.

« Tais-toi. Tout d’abord, est-ce que j’avais besoin d’aller aussi loin ? » demandai-je.

« Ne vaudrait-il pas mieux que le maître travaille plus dur si tu n’aimes pas cette situation ? La performance du maître avec ce revirement est vraiment pieuse. Je suis honnêtement impressionné, » déclara Luxon.

Je l’avais dit moi-même, j’allais le faire, mais même sans réfléchir sérieusement, il était clair que c’était déjà fini pour ce pays, vu la façon dont ils plaçaient quelqu’un comme moi à la tête du commandement suprême.

Il y avait un manque extrême de personnes talentueuses.

J’étais face à Luxon dans une pièce qui m’avait été préparée.

« Quoi qu’il en soit, la priorité est l’évacuation. Désigne ceux qui ne veulent pas obéir à mes ordres pour évacuer les habitants des villages et des villes situés sur le chemin de l’armée ennemie. Qu’ils évacuent aussi les gens de la capitale, » déclarai-je.

« Ta force militaire insuffisante diminuera encore plus. Je vais créer la paperasse pour cet arrangement, » déclara Luxon.

La machine qui ressemblait à une imprimante préparée par Luxon produisit des décrets sous forme écrite les uns après les autres.

Luxon avait vérifié les données que nous avions reçues, puis il avait organisé diverses choses comme l’organisation des troupes, l’horaire, etc.

« Quelle est la situation de l’armée ennemie ? » demandai-je.

« Leur vitesse de déplacement est lente, donc ils prennent du temps avant d’arriver à la capitale, » déclara Luxon.

J’avais pris le document fini et je l’avais signé.

« J’aurai aussi besoin de ton corps principal pour cette bataille, » déclarai-je.

« Cela ne me dérange pas, mais la communication est mauvaise. Si j’ai besoin d’agir de l’autre côté du pays, l’appui que je peux apporter au maître deviendra minimal. Je ne peux pas vraiment le recommander, » répondit Luxon.

« Pas de problème, » déclarai-je.

« — Compris. Malgré tout, le marquis était vraiment compétent, » déclara Luxon.

« Ha? »

J’étais surpris d’entendre ça. Luxon se vanta alors. « C’est impressionnant qu’il ait jugé que la menace n’est pas Marie ni même la principauté, mais, à la place, le maître que je sers. De plus, le marquis possédait sûrement des connaissances sur le navire de la famille royale. C’est pourquoi il considérait le maître comme dangereux tout en sous-estimant la principauté. »

Le navire de la famille royale — il avait fait son apparition dans le jeu en tant que dirigeable du personnage principal, mais il avait une histoire comme étant un Artefact Disparu qui avait grandement aidé à la fondation du royaume.

Certes, il pourrait être inévitable pour les gens de se méfier de Partenaire qui était aussi un dirigeable de type Artefact Disparu.

« Mais, s’il était vraiment compétent, la situation ne deviendrait pas comme ça, » déclarai-je.

« Ne peut-on pas dire la même chose du maître ? Même si le maître possède un pouvoir comme moi, la situation devient quand même ainsi et le maître se retrouve dans une position que tu ne souhaites pas. Le maître ne peut pas se moquer du marquis, » déclara Luxon.

Je me demande où j’ai fait une erreur. Je pensais à cela en signant les documents.

♥♥♥

Partie 4

J’étais entré dans le hangar qui avait été construit profondément sous terre dans le palais.

Le dirigeable qui dormait à cet endroit avait une belle coque blanche.

La forme du dirigeable avait été profilée de la même façon que Luxon.

Mais celui-ci avait un design plus élaboré.

En ce moment, nous étions — devant le dirigeable qui allait devenir le vaisseau mère du personnage principal.

« C’est énorme, » déclara le roi.

« Il fait environ 400 mètres. C’est plus petit que Partenaire, » répondit Luxon.

« Il a l’air puissant. »

« Il n’est pas du tout comparable à Partenaire, » déclara Luxon.

« — Le design est joli. »

« C’est un paquebot de croisière de luxe qui ignore la productivité et la facilité d’entretien. Il ne peut pas espérer égaler la beauté fonctionnelle de Partenaire, » déclara Luxon.

Luxon semblait ressentir une rivalité. Il s’était vanté à plusieurs reprises que Partenaire était meilleur.

Je m’étais retourné et j’avais regardé les gens présents ici.

À part les mécaniciens qui entretenaient le navire de la famille royale…

Il y avait le roi qui avait l’air mécontent et Milaine qui était exaspérée par son acte.

Les cinq idiots étaient silencieux. Marie avait l’air mal à l’aise près d’eux.

À part eux, Livia et Anjie étaient aussi ici.

C’était moi qui avais amené Livia ici, tandis qu’Anjie était présente en tant que personne apparentée à la famille royale.

« Ce familier est très fier de son propre vaisseau. »

Je ne pouvais m’empêcher de transpirer en entendant froidement les paroles mordantes du roi.

« Ce type déteste perdre. E, err, de toute façon ! Rentrons à l’intérieur. Peut-être que cette chose pourra bouger si elle est réparée, » déclarai-je.

« C’est impossible, » déclara le roi.

« Hein ? » demandai-je.

Le roi avait pointé un appareil se trouvant devant le dirigeable.

L’objet qui était recouvert d’un drap avait été révélé sur ordre du roi et était apparu.

Un piédestal en forme de cœur — et une toile de fond en forme de cœur — était apparu. C’était vraiment mal assorti avec cet endroit.

« Quand deux personnes qui s’aiment vraiment se tiennent là, le navire de la famille royale les reconnaîtra comme leurs propriétaires et montrera son pouvoir. La porte ne s’ouvre même pas et il est impossible d’entrer s’il n’y a pas de propriétaire, » expliqua le roi.

— Je ne pense pas qu’il y avait ce genre de contexte dans le jeu.

Le navire devrait réagir lorsque le personnage principal et son partenaire étaient venus chercher le navire de la famille royale.

Le roi avait l’air profondément ému pour une raison quelconque.

« La famille royale Hohlfahrt, puis la Maison Marmoreal. En outre, il y a la Maison Field, la Maison Arclight et la Maison Seberg — ils sont des héros qui ont formé un groupe dans le passé. Ce doit être le destin pour leurs descendants d’être tous présents ici comme ça. »

— J’ai l’impression d’avoir entendu ça dans le jeu.

Il y avait un groupe de cinq hommes, dont l’ancêtre de la famille royale de Hohlfahrt, qui formèrent un groupe avant la fondation du royaume. Ils étaient des héros. C’est pourquoi, ces cinq-là — la lignée des cinq avait la qualification pour déplacer le navire de la famille royale, du moins, c’est ce qu’ils disaient.

Il y avait une autre personne dans ce groupe, une aventurière dont le nom n’était pas connu.

Il y avait l’histoire que l’aventurière était l’ancêtre de Livia ou quelque chose comme ça.

Si ma mémoire était bonne, l’ancêtre de Livia était la Sainte de la première génération.

Je n’étais pas intéressé alors j’avais pensé. Oui, oui. La destinée, n’est-ce pas sympa ? Et j’avais sauté toutes les explications du jeu.

J’aurais dû le lire plus attentivement, mais maintenant je le regrettais.

Mais, à l’époque, je n’avais pas pensé qu’un jour, je me réincarnerai dans ce jeu fantastique, alors je m’étais souvenu de tout ça, donc on ne peut rien y faire.

S’il y a un gars qui pensait comme ça, je le regarderai comme s’il était fou.

« Seules la famille royale et les quatre maisons restantes peuvent être reconnues par le navire de la famille royale. En dehors d’eux, le seul qui a des qualifications, c’est la famille du dernier membre du groupe qui a été perdu dans l’histoire — c’est ce que la légende raconte. »

Le roi s’était vanté devant moi plein de confiance.

Est-ce qu’il m’en veut ? La seule chose que j’ai faite, c’est battre votre fils et courtiser votre femme, non ?

Ah, pas bon. C’est plus fort que moi qu’il me déteste. Aux yeux des autres, je ne pouvais être vu que comme la pire des racailles.

Luxon m’avait chuchoté. « Nous pourrons entrer dans le vaisseau si la porte est détruite, mais — il vaudrait peut-être mieux tenir compte de l’humeur ici ? »

Ce qui était nécessaire à la fin, c’était l’amour.

S’il y avait un moyen de vérifier cet amour, je voulais le faire maintenant que nous en avions l’occasion.

J’avais demandé à Luxon de tenir compte de l’humeur ambiante et nous avions marché jusqu’au piédestal.

En voyant le piédestal de près, il avait l’air excessivement horrible.

Ce piédestal en forme de cœur n’avait rien de mystique.

Milaine s’était tournée vers nous et avait parlé avec une expression sérieuse. « Vous êtes-vous résolus ? Ce n’est pas un appareil facile du tout, juste pour votre information. »

Milaine était étrangement nerveuse, tandis que le roi avait cessé de parler soudainement.

« Tout d’abord, nous allons montrer à tout le monde comment utiliser cet appareil. Ça ne vous dérange pas, Votre Majesté ? » demanda Milaine.

« E-Euh. Cela devrait fonctionner sans faille cette fois-ci ! » déclara le roi.

Le roi se dérobait au regard dubitatif de Milaine.

Quand les deux individus s’étaient placés sur la scène en forme de cœur, avec une ligne entre eux, la scène en forme de cœur avait commencé à briller.

L’endroit où l’homme se tenait debout était de couleur bleue.

L’endroit où se tenait la femme était rouge — rose ? Elle brillait avec ce genre de couleur.

Puis une voix était venue de la scène. « Homme — 25 points ! Femme — 58 points ! C’est malheureux ! »

— Eh?

Tout le monde se regarda dans la confusion, et Milaine avait commencé à frapper le roi. Oh, c’est un peu mignon.

« Menteur ! 25 points, c’est quoi ça ? Ce score est déjà au niveau de l’étranger ou de la connaissance ! » s’écria Milaine.

Le roi chercha des excuses, mais il avait l’air extrêmement pathétique. « L-La ferme ! Même ton score n’est que de 58 points ! Même toi, tu ne m’aimes plus ! Ouais, c’est vrai. Je ne te vois plus comme une femme ! Qu’est-ce qu’il y a de mal à ça !? »

J’avais deviné la fonction de ce mécanisme en les voyant se disputer.

« Cet appareil donne l’affection de quelqu’un avec un numéro ? » demandai-je.

Luxon hocha la tête. « Cet appareil est quelque chose comme une blague. Tout à l’heure, j’ai essayé d’accéder à ce vaisseau et j’ai enquêté, mais il me semblait que c’était un dirigeable qu’une personne riche avait fait pour s’amuser. Il a été produit bien avant même la production de mon corps principal. Il semble qu’il ait été utilisé une fois pour la lune de miel avant d’être placé dans un entrepôt inutilisé. »

La raison de la création du navire de la famille royale était trop discutable pour que je me demande comment réagir. Hein ? La raison est-elle vraiment quelque chose comme ça ?

Même si je disais que ce vaisseau était un vaisseau civil des temps anciens, personne ne me croirait.

« Au fait, il semble que le couple marié ait divorcé deux ans plus tard, » déclara Luxon.

« Je ne veux pas savoir ce genre d’information. Finissons-en tout de suite. Maintenant, nous comprenons comment l’utiliser. Il semble donc que ce vaisseau pourrait se déplacer si quelqu’un du groupe ici présent est dans un tel cas de figure, » déclarai-je.

La relation entre Marie et les cinq idiots étaient impossibles à régler, peu importe la façon dont vous la considérez.

À ce rythme, le vaisseau de la famille royale serait inutilisable.

« Il deviendra sans aucun doute un atout précieux s’il peut se déplacer. Après tout, il est armé et possède des caractéristiques bien plus élevées que les dirigeables de ce monde. Ah, il faut d’abord le réparer, » déclara Luxon.

Jusqu’à présent, il était entreposé dans un hangar et traité avec soin, mais personne ne pouvait effectuer l’entretien de l’intérieur du navire.

Pour faire un exemple, c’était peut-être comme une voiture qui n’avait pas été entretenue ? Même si l’intérieur était tout usé, seule l’extérieure était jolie.

Mais, l’appareil pour décider de son propriétaire était — un objet de plaisanterie, c’était vraiment pathétique, peu importe comment vous le voyez.

« Si ce n’est pas bon quoiqu’on fasse, alors je suppose qu’on va détruire la porte pour y entrer, » déclarai-je.

« Alors, j’appellerai les robots de fabrication. Attends, dix minutes, s’il te plaît, » déclara Luxon.

La chance serait de notre côté si quelqu’un avait été reconnu par l’appareil pendant ce temps.

Le problème était que, même si le navire pouvait bouger, comme prévu, l’amour serait toujours un facteur indispensable pour que le navire puisse démontrer sa capacité.

Tandis que je me demandais avec anxiété si ça allait vraiment aller — .

« — Marie, vient ! »

« Eh? Eh!? »

Son Altesse Julian avait saisi la main de Marie et la conduisit brusquement sur l’appareil.

Il avait forcé ses parents qui se disputaient à descendre.

Si c’était moi, je serais choqué d’apprendre que mes parents ne s’aimaient pas, mais que Son Altesse Julian semblait privilégier Marie plutôt que la querelle amoureuse de ses parents.

L’appareil avait démarré et avait mesuré l’amour des deux individus en nombre.

« Homme — 90 points ! Femme — 17 points ! Cela a abouti à un résultat extrêmement malheureux, » déclara la machine.

Le son électronique n’avait pas lu l’humeur.

Il semblait qu’il n’avait pas d’IA haute performance comme Luxon.

Il n’avait fait que jouer les lignes qui avaient été préparées et qui correspondent au résultat affiché.

Marie baissa les yeux.

Mais Son Altesse Julian avait souri. Pourquoi ? Avait-il craqué après avoir connu la réalité ?

« Si c’est le résultat, je peux l’accepter. Marie, je vais proclamer ici. Je jure qu’un jour, je te ferai te tourner vers moi, » déclara Julian.

Une proclamation pour qu’une femme qui l’avait trompé et qui ne l’aimait pas se tourne vers lui.

Il avait agi comme ça même si Anjie était ici.

Quand j’avais jeté un coup d’œil à Anjie pour vérifier son état, elle avait fait une tête exaspérée.

— Bon sang ! C’est correct si elle n’est pas en colère.

Marie resta à cet endroit, puis Jilk remplaça ensuite Son Altesse Julian pour se tenir debout sur l’appareil.

« Homme 89 points. Femme 12 points. Ça a fini par un triste résultat, » déclara la machine.

Cette dernière ligne est-elle nécessaire ?

Jilk avait eu la gentillesse de parler à Marie, qui ne comprenait pas la situation.

« C’est vexant que j’aie perdu contre Son Altesse, mais je ne peux pas perdre non plus. Marie, je te jure que moi aussi, je te ferai absolument tomber amoureuse de moi. »

« — Jilk. »

« Écarte-toi. Ensuite, c’est mon tour. Marie, voici mes sentiments ! »

Cette fois, Greg s’était placé sur l’appareil.

« Homme 91 points. Femme — 22 points. C’est un amour non partagé, abandonnez, » déclara la machine.

Arrête avec ton dernier commentaire !

Greg sourit impuissant en entendant le score.

« C’est douloureux. Mais tu sais, je me sens rafraîchie par ça. Marie, tu comprends ce que je ressens maintenant ? — Je ne vais pas te laisser tomber, » déclara Greg.

« Greg. Euh, écoute-moi ! » déclara Marie.

« Le suivant, c’est moi. »

Greg avait sauté de l’appareil et Brad était monté sur scène avec confiance.

« Homme — 98 points ! Femme — 9 points. Quelle différence incroyable ! » déclara la machine.

Arrête. Je ne peux plus regarder ça.

— J’avais mal à l’estomac parce que j’avais retenu mon rire.

« Mon score est donc le plus bas, » déclara Brad.

« Je, je suis désolée. Mais, je… ! » commença Marie.

« Mais, c’est ici que ça commence. J’ai l’intention de devenir le numéro un de Marie à partir d’ici. Marie, on s’en est rendu compte. Cette fois-là, Marie a peut-être agi froidement pour nous repousser, » déclara Brad.

Qu’est-ce qu’ils ont mal compris ?

Chris avait pris la place de Brad.

« Nous ne sommes certainement pas fiables. Mais, nous — nous — n’avons rien d’autre que Marie, » déclara Chris.

Non, il y a beaucoup d’autres belles femmes. — Réveillez-vous maintenant.

« Homme 87 points. Femme — 30 points ! Cette femme n’est-elle pas trop froide ? » demanda la machine.

Marie se mit à crier. « Tout le monde, vous avez tort. Écoutez ce que j’ai à dire ! »

Son Altesse Julian prit la main de Marie et la conduisit hors de l’appareil.

« Nous comprenons. C’est pathétique, mais on n’a pas pu te protéger. C’est normal que Marie soit dégoûtée de nous. Nous n’avons pas pu être à tes côtés quand c’était important, » déclara Julian.

Ces cinq personnes semblaient penser qu’il était naturel pour Marie d’en être dégoûtée parce qu’ils l’avaient laissée partir à la guerre.

Quel malentendu ! J’aimerais qu’ils fassent preuve d’un tel caractère avant de rencontrer Marie.

« Ne t’inquiète pas Marie —, on ne te lâchera plus. »

« Vous vous trompez ! Voilà pourquoi, écoutez-moi ! » cria Marie.

Tout le monde se comportait comme « Nous comprenons donc c’est bon », et pourtant Marie essayait désespérément de transmettre quelque chose.

Peu importe, je m’en fichais, mais j’avais tort d’attendre l’amour dans cette bande.

Maintenant, que faire ?

Quand j’avais regardé autour de moi, Milaine critiquait le roi.

« Même si Julian et d’autres montrent des scores aussi élevés. Quand il s’agit de toi, ton score n’était même pas de 40 points au moment de notre première rencontre, » déclara Milaine.

« Et tu cherches l’amour dans un mariage politique ? Dans ce cas, je voulais aussi me marier avec quelqu’un que j’aimais, » déclara le roi.

« Tu avais promis d’augmenter ton score sans faute ! Tu as dit que nous voyagerions dans le ciel avec le navire de la famille royale ! » déclara Milaine.

« Manifestement, je mentais ! » déclara le roi.

« Tu ne fais que brasser de l’air. Tu es toujours comme ça. Tu agis comme un acteur qui ne se soucie que de sa propre joie et qui se satisfait de lui-même — tu ne fais que parler ! » s’écria Milaine.

La relation de ce côté était impossible à réparer. — Ou plutôt, comme l’avait dit Milaine, ce n’était certainement pas un dispositif facile. Selon le résultat, la situation deviendrait catastrophique.

De plus, le fait que le roi ne faisait que donner un spectacle pour bien paraître à l’extérieur était triste.

Je m’en étais rendu compte. Depuis la première fois qu’on s’était rencontrés, j’avais pensé que ce type semblait superficiel pour une raison ou une autre. — Je n’avais pas été dupe du tout. J’étais au courant de la vérité !

J’avais l’intention de faire quelque chose au sujet du danger pour notre pays, mais même moi, je ne pouvais pas réparer un danger quant à leur vie conjugale.

Après avoir veillé sur la relation des deux souverains, je m’étais tourné vers Livia et Anjie qui se taisaient.

J’avais déjà eu assez de bons rires, alors j’avais prévu de revenir avec les deux filles.

« Aa ~, ça doit être ça. L’amour est vraiment difficile. Maintenant, revenons en arrière. C’est correct de laisser le reste à Luxon. — Hé vous deux, pourquoi me prenez-vous les bras ? » demandai-je.

Les deux filles m’agrippèrent les bras. J’avais l’impression de tenir des fleurs dans mes deux mains.

Elles m’avaient tiré silencieusement vers l’appareil.

De plus, elles tiraient très fort.

« Attendez. Je vous en supplie, attendez ! Non ! Je ne veux pas être pris dans cette blague ! » déclarai-je.

Livia et Anjie avaient essayé avec force de m’y faire monter, même si je résistais à la poussée.

« Léon, monte, s’il te plaît ! » demanda Livia.

« Tout deviendra clair grâce à cela. Même toi qui esquives toujours la question, tu ne pourras pas mentir avec ça ! » déclara Anjie.

« Ce n’est pas possible ! On peut rire de quelque chose comme ça quand on n’est qu’un observateur. Je ne vais absolument pas me joindre à vous ! Mon mental n’est pas aussi fort que ces types. Je suis quelqu’un de délicat. Je ne pourrai pas le supporter si un mauvais résultat sort ! » déclarai-je.

Je pouvais rire parce qu’il n’y avait aucune chance que je me joigne à eux.

Et pourtant, les deux filles essayaient de me mettre sur le coup.

Elles avaient parlé d’être clairs, de sorte que les deux filles se tiendraient sûrement de l’autre côté pour s’assurer de l’amour.

Ce serait embarrassant même si le score était élevé, et si le score était bas, je tomberais sûrement dans le dégoût de soi en me demandant ce qu’est l’amour — j’apprendrai aussi les scores de Livia et d’Anjie envers lui.

Si nous étions malchanceux, un résultat qui était mauvais pour les deux camps pourrait se révéler.

Je ne voulais pas de ça. Je ne saurais pas quel genre de visage faire en parlant avec elles deux après ça.

« Toutes les deux, c’est étrange de mesurer l’amour à l’aide d’un nombre ! Quelque chose comme ça ne va pas ! » déclarai-je.

Luxon m’avait regardé — il avait l’air amusé.

« C’est bien pour les autres, mais pas pour toi-même. Je pense que c’est une mauvaise chose d’être humain, » déclara Luxon.

Cette foutue IA, il m’a trahi, moi, son maître !

« Arrêtez ! Je ne pourrai pas l’accepter si un mauvais résultat sort ! Je ne rirai pas comme le problème de quelqu’un d’autre ! Même si je voulais finir en riant comme ça ! Même si je voudrais que ça finisse en me moquant de tout le monde ! »

Après que j’eus crié cela, Son Altesse Julian et les autres s’étaient rassemblés autour de moi avec une démarche instable.

Le roi posa sa main sur mon épaule et sourit largement.

« Ce serait ennuyeux si vous deveniez le seul à ne rien faire de bien ? Votre visage souriant était vraiment irritant. Montez là-dedans tout de suite ! » déclara le roi.

J’avais été amené juste devant l’appareil avec les hommes qui me poussaient, mais je m’étais accroupi afin d’y résister.

Livia et Anjie étaient sur l’appareil. Chacune d’elles avait tiré sur mes mains pour me traîner sur scène.

« Léon. Ce sera fini avant que tu t’en rendes compte, » déclara Livia.

« Monte vite et soyons clairs ! » déclara Anjie.

Son Altesse Julian et Marie m’avaient aussi repoussé.

« Baltfault, tu ferais mieux de te résoudre aussi ! » déclara Julian.

« Tu y vas aussi ! » déclara Marie.

« Les gars, vous feriez mieux de vous souvenir de ça. Je ne pardonnerai jamais ce jour ! Ah, attendez ! »

Alors que je résistais désespérément, la scène brilla de rose et une fanfare résonna dans les environs.

Le bruit du moteur du dirigeable gronda dans toute la pièce.

« 120 points pour les deux parties ! Félicitations. Vous êtes toutes les deux liées par le grand amour ! »

Que tout le monde me lâche ! J’avais reculé pour ne pas être soudainement repoussé.

Livia et Anjie étaient sur le podium.

 

 

« — Anjie, » murmura Livia.

« Livia — tu…, » commença Anjie.

Les deux filles sur scène rougissaient et se regardaient timidement.

Tout de suite après, les deux filles se serrèrent dans les bras l’une contre l’autre, les mains se trouvant autour de la taille de l’autre.

La distance entre elles était — très proche.

« Oui, je suis contente, » déclara Livia.

« Je ressens la même chose, » répondit Anjie.

Et c’est alors que tous ceux autour d’elles avaient été également abasourdis,

« Il n’est pas mentionné que le même sexe n’est pas bon, donc cela aussi doit être une des bonnes réponses, » déclara Luxon.

Je m’étais accroupi en entendant les paroles de Luxon. — Pour être honnête, j’avais eu un petit espoir, qui venait d’être brisé.

Je pensais que mon score serait plus élevé que celui de Marie et de ces cinq-là.

Comme je m’y attendais, il n’y a aucune chance que le résultat soit une tragédie comme ces gars, pensai-je.

Et pourtant, en les voyant toutes les deux remarquer les sentiments de l’autre et se regarder dans les yeux, j’avais finalement compris et accepté la vérité.

« — En fin de compte, je ne suis, de toute façon, qu’un Mob, qu’une personne insignifiante présente afin de créer des scènes de comédies burlesques ! Ce genre de traitement est donc le mieux que je puisse espérer ! » déclarai-je.

C’était un sentiment compliqué que je ressentais en ce moment.

Je ne savais pas que mes très belles amies se lançaient dans une situation appropriée pour un Yuri.

Il s’agissait là d’un sentiment de tristesse, mais il y avait aussi un sentiment heureux quant au fait que leur partenaire ne soit pas un autre homme.

Mais, comme je m’y attendais, c’était si triste que je m’étais mis à pleurer sur le champ.

Milaine avait alors posé sa main sur mon épaule.

« Lé… Léon. Je ne sais pas quoi dire ici, mais ne sois pas découragé, » déclara Milaine.

— Je m’étais enfui de cet endroit en pleurant.

« C’est cruel ! »

« Léon ! »

♥♥♥

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Claramiel

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