Le Monde dans un Jeu Vidéo Otome est difficile pour la Populace – Tome 1 – Chapitre 9 – Partie 3

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Chapitre 9 : Rancunes personnelles

Partie 3

Au moment où j’étais entré dans l’arène, ma sœur n’y était plus.

Et vérité, j’étais reconnaissant de ne pas avoir à lui parler. Je ne savais pas de quoi j’allais parler avec elle, à part de la bombe, mais... elle avait été installée en secret.

Anjelica avait observé l’armure verte de Jilk dans l’arène.

« Oh regardez, j’ai obligé mon adversaire à attendre. Il semble que les choses deviennent enfin sérieuses, » déclarai-je.

Jilk était venu m’affronter avec du matériel qui donnait l’impression qu’il allait sur un champ de bataille.

En entrant dans mon armure, Luxon m’avait fait un rapport. « Il semble que ce soit le type qui explose en réponse à une magie spécifique. »

De telles bombes étaient aussi un moyen d’attaque utilisable dans le jeu. Mais je ne m’en étais jamais servi.

« Les gars comme Jilk sont les plus effrayants. Il excelle dans son adresse au tir, mais c’est aussi un polyvalent aux capacités moyennes ou excellentes dans d’autres domaines. Il peut s’adapter à n’importe quelle situation, » déclarai-je.

Julian était meilleur dans les combats à courte distance, tandis que Jilk était un personnage qui triomphait dans les combats à longue distance. Il n’avait aucune particularité, était facile à utiliser et était excellent. C’était un personnage fiable dans le jeu.

Il s’agissait aussi d’un personnage vraiment très irritant qui m’avait donné beaucoup de mal à conquérir dans le jeu.

Alors qu’il descendait dans l’arène, Jilk s’était fait entendre. « — Tu es fort. Je te donne mon respect pour ça. »

« Bien sûr que oui, merci, » répliquai-je.

Une fois que l’arbitre avait signalé que le match avait commencé, Jilk avait pointé un fusil dans sa main droite vers moi. Il s’était élancé en l’air dès le début du combat et avait appuyé sur la détente sans hésitation pendant qu’il lançait une grenade.

« C’est un écran de fumée, » déclara Luxon.

« Il n’a pas l’air de vouloir s’amuser, » répliquai-je.

La zone autour de moi avait été enveloppée dans une fumée blanche.

 

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Dans cette fumée blanche, Jilk monta en flèche jusqu’à ce qu’il atteigne la hauteur maximale qu’il était autorisé à avoir.

Comme le fait de voler trop haut entraînait automatiquement la disqualification, il avait volé jusqu’à la limite de ce qui lui était permis et avait décidé d’attaquer en utilisant son fusil et ses grenades en se tenant dans le ciel.

« J’espère qu’il sombrera avec ça, » déclara Jilk.

Il avait joué une carte qu’il ne voulait pas utiliser avant ça.

Il avait tenu la main de la sœur de Léon et lui avait donné une bombe. Il ne le lui avait pas donné directement, mais avait demandé à un autre d’être l’intermédiaire.

Si l’affaire devenait publique, cela ne nuirait pas à la réputation de Julian, et cela serait perçu comme un étudiant qui agirait à la hâte tout en s’inquiétant pour Julian.

L’arène était enfumée, mais un cercle magique était apparu devant Jilk. À l’intérieur, la silhouette de Léon était apparue, ce que Jilk cherchait.

« Tu es un danger. Je vais me débarrasser de toi ici, » déclara Jilk.

Il avait appuyé sur la détente du fusil.

Son fusil était utilisé par l’armée, et avait la capacité de percer de part en part d’une armure. Le tuer ainsi lors d’un duel au sein de l’académie ne lui voudrait pas beaucoup de respect, mais son adversaire était Léon.

Il ne pouvait pas dire qu’il était capable de jouer en toute sécurité après que son adversaire ait fait étalage d’une différence écrasante dans ses capacités jusqu’à présent.

« ... Ta vie a pris fin au moment où tu es allé à l’encontre de Son Altesse. Je vais te donner une spectaculaire conclusion ici ! » déclara Jilk.

La balle avait touché l’armure de Léon, en plein au niveau de la tête de l’armure.

C’était clairement un coup destiné à lui ôter la vie.

Cependant —

« Qu-Quoi !? » s’exclama Jilk.

Léon leva les yeux vers le ciel comme si de rien n’était.

Il avait alors fait des signes de la main tout en ayant l’air calme.

« Tsk ! »

Jilk avait lancé une grenade et avait préparé son fusil. Il avait chargé une balle dans le mécanisme de verrouillage et avait tiré.

Jilk avait utilisé son dernier recours, ce qui avait fait que l’armure qui se tenait calmement devant lui avait été enveloppée dans une explosion. Afin d’activer l’explosif qu’il avait placé, il lâcha une magie spécifique vers Léon. La magie elle-même n’avait aucun sens, mais sa réaction avec la bombe avait provoqué une grande explosion sur le dos de Léon.

« Il subira des dégâts en raison de cette frappe directe ! » s’écria Jilk.

Cependant, il n’avait pas pu trouver la silhouette de Léon dans l’arène. Il ne semblait pas s’être désintégré, il avait simplement l’air d’avoir complètement disparu.

« Où est-il ? Où diable est-il !? »

Puis, Jilk avait ressenti une sensation d’inconfort lorsqu’une ombre, une ombre qui pouvait bloquer le soleil, était rapidement apparue. Mais il n’y avait pas un seul nuage dans le ciel.

Quand il leva les yeux, il vit la silhouette de Léon qui se tenait avant ça son dos.

« Yo. »

« ! »

Il avait préparé son fusil pendant que Léon plongeait du nez et se dirigeait vers lui.

Il avait appuyé sur la gâchette, mais même s’il s’agissait d’un tir à bout portant contre l’armure, la balle avait été repoussée.

« Comment as-tu résisté à cette explosion ? » s’écria Jilk.

« Ce fut un coup dur. Si tu vois ce que je veux dire, » déclara Léon.

Jilk, se rendant compte que ce qu’il disait faisait allusion à de multiples significations, avait alors sorti sa hache de guerre et la lança. Léon l’arrêta avec sa pelle, et Jilk commença à lui parler tout en ne laissant pas le public l’entendre.

« — Tu ne comprends rien, » déclara Jilk.

« Regarde-toi dans le miroir et dis-le. Tu n’es pas sain d’esprit, » déclara Léon.

« Envisages-tu de te battre en duel avec Son Altesse ? Ta vie de noble prendra fin, » déclara Jilk.

« C’est très bien ! Le cours avancé me donne envie de vomir ! Je ferais n’importe quoi pour m’en libérer... et être libre de personnes comme vous tous ! » déclara Léon.

Les garçons ordinaires pourraient sympathiser avec ce qu’il avait dit. Même s’ils ne l’aimaient pas trop, ils acceptaient naturellement de mettre cela de côté lorsqu’ils commençaient une conversation sur leurs problèmes.

Cependant, contrairement à ce qu’avait dit Léon, il avait fait preuve de volonté.

Le visage de Marie était apparu dans la tête de Jilk.

Quelle femme merveilleuse c’était ! Elle le comprenait très bien et semblait être sa femme idéale.

Il n’avait pas mis longtemps à devenir obsédé par elle.

Elle n’était pas du palais royal. Contrairement aux filles habituelles autour de lui, elle avait mis son cœur à l’aise.

« Pour la première fois, j’ai rencontré ma femme idéale ! » déclara Jilk.

« Super, ça veut dire que j’ai un concurrent de moins à affronter. Tu peux aller t’amuser à conter fleurette avec elle comme tu le souhaites, » déclara Léon.

Lorsque Jilk avait bloqué une attaque de la pelle de Léon à l’aide de son fusil, le fusil s’était envolé de ses mains et s’était écrasé sur le sol.

« La différence de force... est trop grande, » déclara Luxon.

Le visage de Julian était aussi apparu dans son esprit.

La silhouette de son ami proche, qui avait l’air ravi de parler de Marie.

« Qu’est-ce que t’en sais !? Son Altesse et moi l’aimons vraiment ! Ce n’est pas comme si j’avais besoin de la monopoliser. Je veux juste la rendre heureuse ! » s’écria Jilk.

« Dans ce cas, que dirais-tu d’abandonner ? » demanda Léon.

Léon semblait sans passion, mais chacun de ses coups était terrible.

L’armure que Jilk utilisait craquait chaque fois qu’il recevait un coup, comme si elle criait.

« J’utiliserai tout ce que je peux pour ne pas perdre contre toi. Si tu prévois de faire quoi que ce soit à Son Altesse, je risquerai tout ce que j’ai pour être sûr que tu — non, pour que ta famille paye pour ça ! » déclara Jilk.

Il agissait vraiment comme quelqu’un d’amoureux.

Il avait été triste au début, et avait pensé à abandonner... mais ce ne serait pas de l’amour s’il abandonnait si facilement.

Jilk était prêt à faire n’importe quoi pour le bien de Julian et Marie.

« ... De telles menaces sont lâches lors d’un duel, » déclara Léon.

« Vas-y, dis ce que tu veux, » déclara Jilk.

Les deux se battaient dans le ciel, et le public dans l’arène n’entendait pas leurs voix.

Jilk avait senti qu’il se passait quelque chose, et quand il avait essayé de le découvrir —

« “J’utiliserai tout ce que je peux pour ne pas perdre contre toi. Si tu prévois de faire quoi que ce soit à Son Altesse, je risquerai tout ce que j’ai pour être sûr que tu — non, pour que ta famille paye pour ça !” »

— Il avait entendu ce qu’il venait de dire en provenance de l’armure de Léon.

« Q-Quoi !? » s’exclama Jilk.

Jilk ne tarda pas à être confus.

Il n’avait jamais entendu parler d’une telle magie. Peut-être qu’il existait et qu’il ne le savait pas, et peut-être que c’était une découverte récente.

Au départ, il pensait que c’était Léon qui imitait sa voix, mais ça semblait différent.

Léon commença à repasser la conversation qu’ils avaient eue.

Jilk avait serré les dents avec regret.

« Tu m’as menacé il y a un instant. Alors, j’ai décidé de te menacer aussi. Voyons voir, je peux apporter ça chez toi. Je me demande ce que ta famille en penserait. Menacer quelqu’un alors qu’il semble que tu allais perdre dans un duel équivaudrait à mettre fin à ta vie de noble ! En y repensant, je me demande ce que ton Altesse bien-aimée et Marie penseraient s’ils entendaient cela ? Ils te mépriseraient certainement. Non, attends, ils le signaleraient certainement à l’académie ! Alors, tous les élèves de toute l’école en entendraient parler ! » déclara Léon.

Jilk réorganisa bientôt ses pensées.

« C-Cette voix seule n’est pas une preuve, » déclara Jilk.

Dans ce monde, il n’y avait pas encore de machines ou de mécanismes magiques capables d’enregistrer une voix. En raison de cela, il serait difficile de se porter garant de cela en tant que preuve. Ce serait difficile, mais il y avait un autre facteur à considérer.

« Tu doutes que ça puisse servir de preuve, n’est-ce pas ? Pourtant, tout le monde pensera immédiatement que mon ménage souffre de bien des problèmes. Ainsi, ils penseront : “Ce type leur a vraiment fait quelque chose.” Alors, est-ce que tout le monde ne commencerait-ils pas aussi à douter de Son Altesse ? Ils se diront : “Se pourrait-il que Son Altesse fasse ce genre de choses ?” Ainsi, la réputation de ton Altesse bien-aimée s’effondrerait. »

Tandis que Léon continuait d’être heureux, Jilk faisait semblant d’être aussi calme que possible.

Il avait enduré l’attaque de Léon pendant qu’il essayait de trouver comment s’échapper de la situation.

« Son Altesse n’est pas impliquée. C’est de mon propre chef que j’ai commis ça, » déclara Jilk.

« Ce n’est pas à toi de décider ça, tu sais ? Les gens autour de toi s’en mêleront, même si tu ne veux pas que ça arrive... En plus, vous avez tous décidé de ne pas écouter Anjelica à l’époque, non ? Pourquoi pensez-vous que la même chose ne vous arrivera pas, à vous tous, les gars ? » déclara Léon.

Jilk s’était trouvé bouleversé et à court de mots.

Comme il l’avait dit, ils ne faisaient pas attention aux arguments d’Anjelica à l’époque. Ils ne savaient pas que Marie était victime d’intimidation, mais ils n’avaient pas tenu compte d’Anjelica lorsqu’elle avait dit qu’elle n’avait pas donné d’ordre pour que cela arrive.

« C-C’est ça ! » s’écria Jilk.

« C’est assez — finissons-en, » déclara Léon.

La voix de Léon devint froide un instant, et il frappa du pied Jilk dans les airs, le faisant tomber sur le sol.

Et ainsi, sa conscience avait commencé à s’estomper quand il s’écrasa au sol.

« Il a même harcelé ma sœur. Maintenant, je me demande quoi faire..., » déclara Léon.

Léon avait déjà perdu tout intérêt pour Jilk. Quoi qu’il en soit, après avoir été projetée dans le sol, l’armure de Jilk était en miettes et ne pouvait probablement pas bouger.

La dernière chose à laquelle il pensait, Votre Altesse, c’est dangereux. Tu ne peux pas... te battre... contre lui.

C’est là que sa conscience s’était dissipée totalement.

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Claramiel

Claramiel

Bonjour, Alors que dire sur moi, Je suis Clarisse.

3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre et bonne continuation !

  2. Merci pour le chapitre !

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