Le Monde dans un Jeu Vidéo Otome est difficile pour la Populace – Tome 1 – Chapitre 3

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Chapitre 3 : Enrôlement

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Chapitre 3 : Enrôlement

Partie 1

J’avais découvert une île flottante. Il n’y avait rien de particulièrement important sur cette petite île.

Il y avait une petite montagne, ainsi qu’une forêt et une rivière sur le terrain plat qui était assez spacieux.

Quand je l’avais trouvée, il s’agissait d’une île flottante sans caractéristiques particulières, mais c’était là que j’avais décidé de mettre en place mon territoire indépendant.

L’une des raisons pour lesquelles j’avais choisi cette île, c’est que, peu importe son développement, elle ne sera qu’à l’échelle d’un semi-baron, mais surtout, il s’agissait d’une île inhabitée où personne ne vivait, alors je l’avais faite mienne.

Ne serait-ce pas ce qu’il y a de mieux pour l’avenir, ou plutôt pour le reste de ma vie ?

Je serai diplômé de l’académie, je deviendrai seigneur féodal, puis je serai enfermé sous le prétexte de développer la terre.

Je pouvais aussi laisser les domestiques s’occuper de ma famille pendant que je me détendais ici.

Sur la partie inférieure de l’île se trouvait un quai où je pouvais cacher mon dirigeable.

C’était là que je plaçais Luxon.

Du papier mâché avait été fortement plâtré sur Luxon, ce qui serait utilisé pour commencer la modélisation en vue de la construction d’un nouveau dirigeable.

Ceux qui le fabriquaient étaient des robots construits spécialement pour des tâches de fabrication, de construction ou d’aménagement de terrain.

Un globe borgne rouge avec un corps métallique flottait près de moi.

C’était à peu près la taille d’une balle de softball.

« Est-il vraiment nécessaire d’en faire un faux ? » lui demandai-je.

« Toute cette préparation est nécessaire. De plus, je ne peux nier la possibilité que la femme nommée Zola puisse faire quelque chose, » déclara Luxon.

Luxon avait dit qu’il allait s’autodétruire avant que cela se produise, mais quand il avait réalisé que je parlais japonais, il avait commencé à me suivre avec intérêt.

Il s’agissait d’un individu très simple.

« À part ça, quelle est la situation de l’île ? » lui demandai-je.

« Il y a un minéral rempli de chaleur dans cette île flottante. Il est possible de faire une source d’eau chaude en y pompant de l’eau. Il semble que l’on puisse en tirer un revenu en en faisant une attraction touristique dans l’avenir, » répondit Luxon.

« Je ne suis pas intéressé par les attractions touristiques, mais une source chaude, c’est bien, » répondis-je.

Mes parents avaient semblé surpris quand j’avais dit que je vivrais de façon indépendante sur une île vide. L’aménagement du territoire était un travail simple, mais difficile.

Ils m’avaient demandé à maintes reprises si je savais ce que je faisais, mais je n’avais pas abandonné l’idée de devenir indépendant. À la fin, ils m’avaient dit de leur dire si quelque chose de troublant se passait, mais... en premier lieu, avec Luxon ici, le développement n’était pas un problème.

Il s’agissait vraiment d’un individu polyvalent et compétent.

Ce qui était étonnant, c’était que dans l’histoire frivole du jeu, c’était un objet qui devait « rendre le réapprovisionnement inutile », Luxon pouvait préparer toutes les ressources maintenant que c’était devenu la réalité.

Il ne pouvait pas créer quelque chose à partir de rien, mais il semblerait que cette chose pouvait même transformer les roches environnantes en or.

Avec une telle capacité de triche, je n’arrivais pas à comprendre comment ils avaient perdu face aux nouveaux humains.

Cependant, après avoir écouté son histoire, il semble que Luxon ait redémarré alors que les fonctionnements de la base étaient presque à zéro. Il attendait les ordres, mais il semblerait qu’il essayait de recueillir des informations lorsque les descendants des nouveaux humains, les aventuriers, arrivaient occasionnellement.

Il s’agissait de la raison pour laquelle il comprenait notre langue.

Mais ça n’avait plus d’importance maintenant.

Avec tout le talent de Luxon, je m’acheminais en douceur vers l’indépendance sans être vendu à de vieilles femmes perverses. Il s’agissait d’une question de résultats.

« Nous avons commencé la construction du domaine et nous avons avancé dans l’aménagement d’un port. La surface devrait également être confortable dans un an environ, » répondit Luxon.

Ce serait terrible de laisser ce territoire sans entretien. Le sol était accidenté, il était recouvert de végétation et ce n’était pas quelque chose que je qualifierais de confortable.

Le fait de pouvoir le rendre habitable en un an était l’une des nombreuses capacités de Luxon.

Sa performance était quelque chose que je ne pouvais pas imaginer et c’était juste mille yens dans ma vie précédente.

Je regrettais de ne pas avoir passé plus de temps sur le jeu, mais le fait d’avoir seulement Luxon en lui-même était toujours très satisfaisant.

« J’ai une requête. J’ai encore une mauvaise expérience quant à l’aventure. J’ai dû sauver ma peau plusieurs fois rien qu’en te cherchant en tant que Mobs. Je veux maintenant juste vivre une vie paisible sans ses hauts et ses bas, » déclarai-je.

« Je respecterai mon maître qui a obtenu mes capacités et décide de tout cœur d’être un enfermé. Pas d’ambitions, et d’égoïsme. Un humain admirable, » déclara Luxon.

« Était-ce du sarcasme ? » lui demandai-je.

« Cynisme, » répondit Luxon.

J’avais tapé du doigt sur Luxon.

Il semblerait que son extérieur solide soit recouvert d’un matériau relativement doux, car cela n’avait pas fait très mal. Il était revenu à sa position initiale.

« À part ça, as-tu pu préparer ton entrée à l’académie ? » demanda Luxon.

J’avais haussé les épaules en répondant à la question de Luxon.

« C’est fait. Les commerçants m’ont énormément félicité pour ma participation, donc je n’avais pas besoin de préparer quoi que ce soit. Mon père a été très surpris de voir à quel point ils sont devenus amicaux, » répondis-je avec un sourire amer.

« C’est parce que l’activité économique du territoire a augmenté. Peut-être que les nouveaux humains sont les mêmes en ce sens que les marchands sont honnêtes avec l’argent..., » répondit Luxon.

J’avais réparti des fonds de mon trésor que j’avais obtenus pour développer un port et améliorer le territoire de la famille.

J’avais commencé par rembourser la dette de la maison, et l’île était devenue plus vivante une fois que j’avais investi dans ce territoire stagnant. L’activité économique allait bien, alors les marchands s’étaient rassemblés et avaient remis des cadeaux à ma famille.

Le territoire était devenu très prospère en quelques mois.

« Tout bien considéré, y a-t-il un sens à aller à l’académie ? » lui demandai-je.

« En apparence, cela signifie que les qualités des jeunes nobles vont s’améliorer au cours de leurs études. Il y a beaucoup de jeunes nobles partout qui ne peuvent pas être enfermés sur leur territoire comme toi, maître. Par conséquent, il y a beaucoup de nobles dans le monde et dans la communauté aristocratique qui manquent généralement de bon sens. Ils veulent tous les rassembler en un seul endroit et les éduquer. En outre, les nobles fiers veulent montrer la grandeur du royaume et réduire l’esprit rebelle. Cela désavantage également les nobles des campagnes, mais s’ils envoient des enfants vers la capitale royale, cela propagera leur fierté, les poussera à s’efforcer d’approfondir leurs connaissances, et accueillera aussi de nouvelles connaissances. Les deux ont leurs mérites et leurs démérites, mais je crois qu’il y a une grande importance dans son existence, » déclara Luxon.

« ... C’était assez long, » commentai-je.

« Je crois que la raison principale de l’existence de l’académie est de créer un sentiment d’appartenance au même pays. Une forte unification en cas d’urgence. Il semble qu’il y ait d’autres nations continentales qui existent, d’après ce que tu m’as dit, maître, » continua Luxon.

Si c’était ça la raison de l’académie, est-ce que cela signifie que c’est à cause de tout ça et pas d’autre chose ?

Je ne pouvais que penser qu’une académie existait parce qu’elle avait existé dans le jeu vidéo Otome. Ce que Luxon avait dit pourrait être la raison.

« J’ai aussi entendu dire que les individus cherchent des partenaires de mariage dans une académie. C’est un lieu de socialisation pour les jeunes nobles. S’il te plaît, sois prudent, maître. Si tu es imprudent, tu seras exposé à la honte, » déclara Luxon.

Qu’est-ce que cette chose pense de moi ?

« Comme si les Mobs pouvaient se démarquer à ce point. Ils sont traités comme faisant partie de l’arrière-plan. De toute façon, ma vie ne va pas s’améliorer à l’académie, » répondis-je.

« Mobs, tu dis ? Je comprends ce que tu veux dire, mais ce jugement est —, » commença Luxon.

J’avais interrompu Luxon.

« Et bien, je trouverai un partenaire approprié. Plutôt que d’aller vers le but inatteignable de la fille d’un noble, je trouverai la fille d’une famille de chevalier qui sera indépendante dans l’avenir. Ce serait sympa, » répondis-je.

Je voulais juste une vie en douceur.

Je n’allais pas bêtement m’attacher à une femme de haut statut, surtout que le simple fait de regarder Zola me répugnait au plus haut point.

Ma vie ne s’améliorera probablement pas à partir de maintenant... mais quand même, je pense qu’une vie heureuse m’attend.

 

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« ... Hein ? » m’exclamai-je.

J’avais été appelé dans l’atelier de mon père, mais ce qui m’attendait, c’était un incident au-delà de mon imagination.

« Pourquoi es-tu surpris ? Tu as découvert et conquis un donjon inexploré. En plus de découvrir un artefact perdu, tu as trouvé une nouvelle île flottante, » déclara mon père.

Il y avait une lettre qui m’était adressée et qui provenait du palais royal.

Il avait été écrit que mes exploits réalisés jusqu’à présent en tant qu’aventurier m’avaient provisoirement accordé le statut de baron.

Plutôt que d’être un chevalier indépendant à l’avenir, on m’avait donné le statut de baron.

« P-Pourquoi !? » demandai-je.

« Ce n’est qu’une supposition, mais tu seras le chef de famille d’une maison de baron après l’obtention de ton diplôme, de sorte que tu ne seras pas sous tutelle, » répondit-il.

Ma maison était celle d’un baron. Les familles de barons pouvaient devenir les protecteurs de maisons de chevaliers jusqu’à celle de demi-barons, de sorte que les règles du Royaume d’Holfault stipulent que moi, qui allais maintenant être d’un rang égal, je ne pouvais pas être sous tutelle.

« Mon territoire n’est pas à l’échelle d’un baron ! » m’écriai-je.

« Crois-tu que je ne le sais pas !? » s’écria mon père.

Il semblerait que mon père aussi avait été étonné.

Au mieux, je pensais que mon indépendance serait reconnue et que je serais au rang de chevalier, ou de semi-baron si j’avais de la chance.

« C’est peut-être l’académie..., » murmurai-je.

« C’est peut-être pour entrer dans la classe des héritiers des familles de barons et supérieure, » répondit mon père.

La majorité des nobles qui allaient à l’académie était des jeunes des maisons de chevaliers. Le rang de chevalier et le rang de demi-baron étaient considérés comme des maisons de chevalier, et ceux qui étaient considérés comme nobles appartenaient à des maisons de baron et au-dessus.

À l’académie, il y a deux types de classes préparées, une classe pour les futurs successeurs des nobles, et une classe pour les nombreux autres.

Les maisons de chevaliers assistaient à la classe régulière et les nobles à la classe avancée.

Mon frère aîné était dans la classe régulière.

Normalement, comme le deuxième et le troisième fils ne succéderaient pas à l’avenir à la maison, ils suivraient donc la classe ordinaire. Les maisons de haut rang ou avec un revenu élevées auraient leurs deuxième et troisième fils dans la classe avancée, mais les nobles de la campagne n’avaient pas cette marge de manœuvre, alors ils allaient normalement dans les classes ordinaires.

Cependant, il y avait une exception pour les filles. S’ils faisaient partie d’une famille de barons ou plus, ils pouvaient entrer dans la classe avancée, que leur maison soit riche ou humble.

... Comme j’avais prévu d’être indépendant, j’avais pensé que j’allais entrer dans la classe régulière à l’académie.

Cependant, maintenant qu’il avait été décidé que je serai baron... J’allais être placé en classe avancée.

« J’étais bien moi avec la classe régulière, » déclarai-je.

« C’est impossible. Tu vas être chef de famille. Une éducation appropriée est nécessaire, donc même si tu ne l’aimes pas, tu suivras le cours avancé, » répliqua mon père.

« Et ma fiancée !? » m’écriai-je.

« ... Bien sûr, il te faudra être avec une jeune femme d’origine respectable, » répondit mon père.

Je m’étais écroulé à genoux à cause du désespoir.

« Je ne veux pas de ça ! » déclarai-je en pleurant.

« Idiot, arrête de pleurer ! Peu de femmes sont comme Zola. En plus, il y aura une femme qui pensera du bien de toi à l’académie... du moins, probablement, » déclara mon père.

Mon père avait dit le mot « probablement ». Il semble qu’il n’y croit pas lui-même, n’est-ce pas ?

« Une fille d’une famille d’un baron jusqu’à celle de comte n’est-elle pas le plus grand piège ? Je n’en veux pas. Je n’en veux absolument pas ! » déclarai-je.

Mon père avait paniqué.

« Toi, arrête de traiter les filles de nobles de pièges ! Si quelqu’un t’entend, ça va devenir un incident majeur. Je veux dire, tes sœurs aînées et plus jeunes sont aussi les filles d’une famille de noble. Les vois-tu comme des individus si cruels ? » demanda mon père.

« C’est bien ce que j’ai dit, et je le confirme ! C’est vraiment les pires ! Si tu les regardes et que tu penses que ce sont de bonnes personnes, alors, va directement à l’hôpital te faire scruter ! » criai-je.

« Toi, en disant ça à tes sœurs..., » commença mon père.

Si possible, je préfère la fille d’un chevalier.

« Je ne le ferai pas ! Je préfère une femme douce et gentille. Une fille d’une maison de baron et plus est impossible ! » répliquai-je.

Mon père se couvrait le visage de ses deux mains. Je suppose qu’il était d’accord avec une partie de l’affaire en cours.

En fait, même si c’était des nobles de la campagne, même quand je regardais mes sœurs aînées et plus jeunes, j’avais un sentiment qui me faisait dire « Eh !? »

Je m’étais éloigné d’elles après qu’elles eurent fait une expression calme en disant. « Les hommes sont débrouillards, n’est-ce pas ? Je vais chercher un autre homme avec un beau visage. Ou peut-être un esclave ! Hey, Papa ~, je veux aussi un amant elfe ─ sans attendre, un serviteur exclusif. Je veux un esclave. »

Il semble qu’en utilisant mon argent, la deuxième fille ait acheté un esclave, puis elle s’en était vantée et était devenue la cible de l’envie de tous.

Ma mère avait paniqué après avoir vu ses filles comme ça, et mon père, mon frère aîné qui venait de rentrer, et moi, nous avions regardé ce spectacle avec calme.

Qu’il s’agisse d’une sœur aînée ou d’une jeune sœur, elles ne peuvent que faire du mal.

« Bref, le cours auquel tu vas, c’est le cours avancé, » déclara mon père.

J’avais l’impression que mes plans de bonheur m’avaient été enlevés, et je m’étais assis là en tenant mes genoux en place.

Mon père m’avait regardé d’un air choqué, et il semblait qu’il essayait alors de me remonter le moral.

« Selon moi, ce ne sera pas si mal. En entrant à l’académie, tu seras avec les héritiers de nobles prestigieux, dont Son Altesse, le prince-héritier. Si tu peux établir des liens, ton avenir sera paisible, » déclara-t-il.

« Non, ils ne vont pas prendre en compte les individus comme nous. »

Le prince dans le jeu vidéo Otome aimait les individus à l’air simple, et probablement n’aimait pas les nobles qui se rassemblaient autour de lui. Je vois le prince et les autres cibles de capture avec une vue étroite de ce genre.

« ... Je comprends, mais il semble que je n’ai pas parlé clairement. Grâce à toi, le territoire s’est un peu amélioré. Encore deux mois, et nous serons tiré d’affaire, » déclara-t-il.

Comme mon père s’était excusé alors qu’il était de mauvaise humeur, je m’étais senti mal à l’aise d’avoir à penser à ce qui arrivera dans l’avenir.

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Partie 2

La capitale royale du Royaume d’Holfault avait été placée au centre du continent.

Cet endroit abritait un donjon depuis les temps anciens, ce qui avait fait jaillir des monstres dans cette zone restreinte. Mais en même temps, ce donjon était une mine d’or de ressources quant à sa production de pierres démoniaques et de métaux.

C’était devenu une source de revenus et de matériaux pour le royaume, et c’était le principal facteur qui expliquait pourquoi c’était devenu un pays puissant.

Le continent était très vaste et ne disposait pas que d’un ou deux sites de pompage de l’eau de mer. Il y a de nombreux endroits où l’eau était puisée, et le sol était riche.

L’île flottante aspirait l’eau de mer et la répandait dans toute la terre. Je ne savais pas trop comment cela filtrait l’eau salée, mais comme cela faisait partie du décor médiocre du jeu, et cela ne servait à rien d’y prêter attention.

Il était reconnu comme étant un beau continent qui s’harmonisait parfaitement avec la nature.

La taille de la capitale royale était très importante.

Je crois que la population du seul district urbain atteignait un million de personnes.

Il s’agissait d’une ville moderne avec des choses comme un système d’égouts et l’électricité.

C’était là que les nobles fréquentaient l’académie.

Une petite île flottante située légèrement à l’écart de la zone urbaine était devenue un port pour les dirigeables, et c’était là que les dirigeables entrants s’ancraient.

J’étais à bord d’un dirigeable que ma famille avait acheté, le type qui faisait cinquante mètres de large.

Les derniers modèles de dirigeables avaient un pont disposé en haut, mais le reste était couvert d’un blindage. Sa forme ressemblait à celle d’un sous-marin.

Mon frère aîné bâillait en portant des sacs de voyage.

« C’est agréable de venir ici directement de chez nous. Nous n’avons pas besoin de faire des transférés comme sur les vols réguliers, » déclara mon frère.

Auparavant, il devait transférer sur plusieurs vols entre son domicile et l’académie.

Mon frère aîné, le deuxième fils était un étudiant de troisième année à l’académie. Ma sœur aînée, la deuxième fille, Jenna, était étudiante en deuxième année. C’était une sœur citadine qui suivait la mode, se teintait les cheveux en brun et achetait un esclave après s’être rendu compte que la famille avait de l’argent.

Il s’agissait un homme-bête, un demi-humain maigre, mais musclé, avec des oreilles de chat, et il portait un costume plus élégant que ce que j’avais.

« J’aurais préféré un dirigeable plus extravagant. Je déteste la façon dont mes amies ont un paquebot de luxe, et pourtant je n’ai que ce truc de bon marché, » déclara Jenna.

Je voulais dire que ce n’était pas son dirigeable, et que si elle ne l’aimait pas, elle n’avait pas besoin d’y monter.

Mon frère aîné détourna les yeux, semblant avoir les mêmes pensées.

« Même si notre mère est intègre, quand il s’agit de ces filles, c’est une autre histoire, » déclarai-je.

Mon frère aîné et moi portions nos sacs de voyage et nous nous étions dirigés vers le terminal d’embarquement pour un dirigeable du service aérien régulier, puis ma sœur aînée nous avait ensuite suivis avec son esclave portant ses bagages.

« Un instant, avez-vous entendu ce que j’ai dit ? Léon, si tu as encore de l’argent, donne-m’en. Les frais de divertissement de ta sœur aînée ne sont pas une raison pour rire, » déclara Jenna.

Ignorant l’animal bruyant qu’était ma sœur, j’avais parlé à mon frère aîné.

« Frère, es-tu insatisfait que je sois le seul à aller en classe avancée ? Si tu le veux, je pourrais dire que c’est toi qui as fait ce que j’ai fait ? » demandai-je.

« Je ne m’abaisserais pas à m’attribuer le mérite de tes réalisations, mon frère. De toute façon, je ne veux pas aller au cours avancé. Comme tu le sais, il n’y a que CE genre de femmes, » répondit mon frère.

Tous les deux, nous avions regardé derrière nous pour voir notre sœur marmonner encore des plaintes.

« ... Elle a eu le culot d’acheter un esclave cher avec mon propre argent. Comme c’est scandaleux, » murmurai-je.

Quand j’avais murmuré cela, l’esclave de ma sœur m’avait regardé avec irritation.

Il semblait que ses oreilles de chat tremblaient et qu’il avait entendu ce que j’avais dit.

Mon frère avait posé sa main sur mon épaule.

« Tu as été accablé d’aller en classe avancée. Tu as toute ma sympathie, » déclara-t-il.

Aller en classe avancée, c’était être du statut où l’on recevait une éducation adaptée ou avoir des esclaves. Par conséquent, les ménages riches se mettaient en valeur en faisant accompagner leurs filles par des esclaves fantaisistes.

D’un autre côté, si un garçon essayait inutilement de marcher avec une femme esclave qui l’accompagnait, il recevrait des regards froids de tous.

... Quel monde cruel c’est !

Mon frère m’avait exprimé sa gratitude tout en étant un peu gêné.

« Grâce à toi, je peux étudier sans travailler à mi-temps. Si seulement je pouvais trouver une partenaire, je t’en serais reconnaissant, » déclara-t-il.

« Alors, je pense que je peux t’aider avec —, » commençai-je.

« Je ne demanderai rien de déraisonnable. Oups, c’est facile de se perdre au terminal, il faut donc mémoriser le plan, » déclara-t-il.

Guidé par mon frère, je m’étais déplacé jusqu’à l’aérogare du service aérien régulier, et j’avais confirmé qu’il y avait beaucoup d’autres étudiants qui allaient à l’académie.

La plupart des individus qui utilisaient le port de dirigeable allaient du chevalier jusqu’aux ménages de vicomtes. Il semblerait que les familles de comtes et au-dessus aient des ports exclusifs préparés pour eux par la ville, et c’était là qu’ils montaient et descendaient.

Pour ce qui était de mon monde précédent, il serait plus proche de l’appeler une gare routière ou une gare ferroviaire plutôt qu’un port pour dirigeables. Elle donnait une impression plus proche de celle-là que d’un port.

Il fallait donc maintenant attendre l’arrivée du service aérien régulier.

Quand notre sœur boudeuse derrière nous avait paniqué pour une raison étrange, mon frère avait mis sa main sur son revers.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » demandai-je.

Mon frère montra du doigt une foule d’individus.

« Ce sont les partisans des maisons ducales, » répondit-il.

En regardant, un grand groupe de personnes faisant la queue avait attiré mon attention. Il y avait un groupe de femmes suivies de beaux esclaves derrière elles. Puis il y avait des garçons après eux.

Ma sœur avait fait une expression de déplaisir.

« Il semble qu’un grand nombre de nobles prestigieux aillent s’inscrire, et leurs partisans forment également un grand groupe, » déclara-t-elle.

L’héritier et les filles des foyers ducaux appelaient leurs disciples qui étaient des personnes sous la tutelle de leur maison ou des camarades de classe impliqués et tout ce beau monde les attendaient. Ils étaient là pour protéger les héritiers et les aider.

À l’avenir, ces partisans seraient des individus qui soutiendraient des nobles de haut rang. Bien qu’on suppose que l’académie traitait les étudiants de la même façon... la réalité était que rien d’autre que l’influence comptait.

« Je vois... alors ce sont des sbires qui deviennent arrogants parce qu’il y a un boss en ville ? » demandai-je.

Mon frère et ma sœur avaient paniqué après que j’ai dit ça.

« Toi, espèce d’idiot ! » s’écria mon frère.

« Es-tu un idiot !? Hé, t’es vraiment un idiot !? » s’écria ma sœur.

Les deux s’inquiétaient de savoir si les partisans avaient entendu ce que j’avais dit. Puis, ils avaient été heureux après que les partisans n’aient pas tourné leur attention vers nous.

« Cependant, ces demi-hommes avec de bonnes oreilles l’ont peut-être entendu. Tu devrais être plus en alerte. Les choses seraient devenues sérieuses s’ils t’avaient entendu, » déclara mon frère.

Je m’étais excusé après avoir entendu l’avertissement de mon frère.

« Je ferai attention à l’avenir, » déclarai-je.

Ma sœur s’énervait.

« Tu dois vraiment faire attention. Je ne te pardonnerai pas si tu me causes des ennuis, » cria ma sœur.

... Cet animal ne peut-elle penser que pour elle-même ?

Puis, un dirigeable qui ressemblait à un petit bus était arrivé, et s’était arrêté à notre quai.

 

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L’académie se situait dans la capitale royale.

Elle avait pu réserver une grande parcelle de terrain dans un endroit à forte densité de population, ce qui avait permis d’agrandir les bâtiments scolaires et l’ampleur des dortoirs des élèves.

Mon frère s’était dirigé vers les dortoirs de la classe régulière, mais je m’étais dirigé vers les dortoirs utilisés pour la classe avancée.

... Je me sens déprimé.

Les dortoirs des étudiants étaient incroyablement extravagants, l’entrée ressemblait à un hall d’hôtel.

Il y avait même quelqu’un à la réception, et les personnes qui travaillaient ici donnaient un peu l’impression d’être des employés d’hôtel. Ils portaient des uniformes, étaient bien entraînés et agissaient à toute allure.

« Wôw, on dirait que c’est comme dans le jeu, » murmurai-je.

Il s’agissait d’un magnifique dortoir d’étudiants. C’était l’impression que j’avais eue en le voyant. Bien que certains diraient qu’il s’agit de leur académie tant attendue, cela ne changeait rien au fait que c’était une prison pour moi.

Dans le jeu, l’intérieur du dortoir apparaissait comme un arrière-plan.

Je n’étais pas si excité que ça.

J’étais allé à la réception pour savoir quelle chambre j’allais utiliser.

« Il semble que vous soyez Léon Fou Baltfault. Votre chambre sera par là, » déclara l’homme.

Le membre du personnel m’expliqua ça sur une carte des dortoirs avant de me remettre une clé.

« N’oubliez pas de lire les règles régissant l’intérieur de votre dortoir. Par la suite, si vous avez des questions, parlez-en à l’un des responsables, » déclara-t-il.

La façon dont cela avait été expliqué d’une manière désintéressée avait fait suinter le sentiment que ce n’était qu’un travail pour la personne.

Sur quoi, j’avais été poussé à l’écart par un étudiant qui était arrivé par derrière et qui voulait parler à la réception.

« Hé ! Guide-moi dans ma chambre, » déclara l’étudiant.

Autour de l’élève qui agissait avec une attitude imposante, il y avait des garçons qui semblaient être des suiveurs. Il semblerait que la personne provenait d’une riche famille de vicomte.

Le membre du personnel, entendant le nom de la personne, hocha la tête en silence.

« Bienvenue ! Je vais vous montrer le chemin tout de suite. Maintenant, je peux porter vos bagages, » déclara l’homme du personnel.

C’était clairement différent de la façon dont j’avais été traité.

Quelle académie c’est ! C’était peut-être parce qu’il s’agissait du monde d’un jeu vidéo Otome, ou peut-être était-ce parce que c’était une société de nobles... mais il y a un véritable traitement préférentiel ici. Elle était également influencée par la popularité d’une personne dans la classe, mais l’échelle de son ménage et son influence avait un grand impact sur la question. Malgré les louanges de l’académie au sujet de l’égalité, il y avait clairement une différence dans la façon dont les individus étaient traités.

« Je veux déjà rentrer chez moi, » murmurai-je.

Je m’étais dirigé vers le couloir de mon dortoir en me plaignant et j’étais arrivé vers la chambre que j’allais utiliser pendant trois ans.

J’avais déverrouillé la porte et j’étais entré dans la chambre pour un, mais elle n’était pas si large.

La chambre avait été nettoyée, et mes bagages avaient déjà été envoyés et placés ici.

Quand j’avais ouvert une boîte et que je l’avais déposée dans la pièce, j’avais remarqué qu’il y avait des choses comme des cahiers et des manuels scolaires pour l’académie, alors je les avais placés sur mon bureau.

« C’est donc ici que je vais habiter pendant trois ans..., » murmurai-je.

J’avais feuilleté un manuel. Les manuels de magie étaient difficiles à lire, alors en ce moment, je ne comprenais pas ce qui était écrit dedans.

C’est le monde d’un jeu, et pourtant j’en ai marre de ce genre de choses. Je voulais un monde plus sympathique.

« Comme tu es arrivé, j’aimerais que tu me libères rapidement. »

Une voix s’était fait entendre depuis l’intérieur du sac que j’avais apporté. En ouvrant le sac et en sortant ce qu’il y avait à l’intérieur, Luxon était apparu et avait inspecté la pièce.

« Ah ~ ~, c’est de ma faute. Je t’avais oublié, » déclarai-je.

« ... Comme je m’y attendais de mon maître. Ta capacité à te souvenir est quelque chose de louable, » déclara Luxon.

J’avais continué à ranger les objets en écoutant le sarcasme de cette chose.

« Alors, comment était ta croisière ? » demandai-je.

« Toutes les surfaces de mon unité principale sont en excellent état. Je n’ai aucune impression de la croisière. Bien que ma seule surprise soit la technologie magique, elle est toujours à un niveau reproductible par la science... Je continuerai à étudier la technologie magique à l’avenir, » déclara Luxon.

En d’autres termes, il y avait quelque chose de remarquable à ce sujet.

« Donc tu es une IA qui ne peut pas être honnête. Es-tu un tsundere ? » demandai-je.

« Oh ? Essaies-tu de chercher un côté féminin en moi ? Malheureusement, le concept de genre ne s’applique pas à moi, donc je ne peux pas répondre à tes sentiments, maître, » déclara Luxon.

Je ne devais pas m’énerver contre cette chose.

J’étais prêt à le frapper, mais j’avais pris de la distance et j’étais retourné tout ranger.

À ce moment-là, j’avais entendu un cliquetis.

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Partie 3

Après avoir quitté le dortoir des étudiants — ou plutôt, après avoir été emmené à l’extérieur par des étudiants de première année, je m’étais retrouvé dans un bar élégant à l’extérieur de l’académie.

« Eh, je suis très heureux de pouvoir rencontrer des étudiants de première année du même rang cette année, » déclara l’un d’eux.

Celui qui faisait cette salutation était quelqu’un d’une famille de baron qui en serait le successeur.

Des hommes de classe supérieure moins riches de la campagne avaient invité des étudiants de première année dans la même situation que moi à une fête de bienvenue qu’ils avaient faite.

J’avais parlé à un étudiant de première année, Daniel Fou Darland.

Daniel était un garçon en bonne santé avec la peau bronzée. Il avait l’air d’un jeune homme agréable, aux cheveux courts, de grande taille et un peu musclé.

« Pourquoi est-ce que tu fais une fête de bienvenue comme ça ? » demandai-je.

« Tu ne le sais pas ? Les membres d’un même groupe se réunissent pour parler de leurs problèmes et échanger des informations. On parle de choses comme le mariage ou d’autres sujets importants, tu comprends ? »

C’était certainement agréable d’être avec un groupe de personnes semblables, mais je pensais que cela allait se transformer en une mêlée générale lorsqu’une femme favorable allait se présenter.

Inclinant la tête, un garçon portant des lunettes assis en face de moi, Raymond Fou Arkin, avait relevé ses lunettes en m’expliquant.

Contrairement à Daniel, il semblait avoir une personnalité un peu rebelle avec ses lunettes d’intellectuel.

« Même si cela se transforme en brouille pour une femme, nous nous entendrions bien en tant que groupe de personnes semblables, de sorte que nous ne ferions rien d’absurde. S’il y a un différend, nous le négocierons au sein de notre groupe. Eh bien, les moments où nous serions en compétition l’un contre l’autre seront probablement rares, » continua Raymond.

Après être parvenues à cette compréhension, les salutations de nos camarades de la classe supérieure s’étaient terminées et la fête avait ainsi pu commencer.

Il semblerait que cette fête de bienvenue avait été un payé par nos camarades de classe supérieure.

Puis l’année prochaine, il semblerait que ce soit à notre tour de le faire.

L’un de mes camarades de classe supérieure était venu me voir.

« Eh bien ! Comme nous avons un aventurier qui a beaucoup de succès cette année, j’ai hâte de voir ce que cela va donner. Ah oui, je suis Rukul. Enchanté, étudiant prometteur de première année, » déclara Rukul.

Rukul semblait être en troisième année.

Il avait déjà trouvé une conjointe, et je voyais qu’il était très content de ça, puisqu’il ne lui restait plus qu’à rentrer chez lui.

« Un étudiant de première année prometteur ? » demandai-je.

Quand j’avais penché ma tête, Raymond avait fait claquer sa langue.

« Je préfère que tu ne joues pas les idiots. Tu es le troisième fils d’une famille de barons et tu as eu beaucoup de succès comme aventurier avant d’entrer à l’école, n’est-ce pas ? Les discussions à ce sujet ont atteint non seulement la capitale royale, mais même chez moi, » déclara Raymond.

Daniel avait été surpris.

« Alors, celui dont parlaient les rumeurs, c’était toi !? » s’écria Daniel.

J’avais mis ma main sur mon visage.

« Je n’avais pas le choix. Si je n’avais pas obtenu d’argent, je serais sur la voie d’un entretien de mariage avec une vieille femme perverse, » répliquai-je.

Peut-être en sympathisant avec ce que j’avais dit, tout le monde avait arrêté de parler de ça. Il semblerait qu’il soit vraiment facile de parler avec eux puisque nous avions des problèmes similaires.

Rukul parlait de l’académie en souriant. Il avait aussi écouté les inquiétudes de Daniel et de Raymond, mais ce n’étaient en fait que des questions zélées sur le mariage plutôt que sur les études.

Si nous, les garçons, n’étions pas mariés avant l’âge de vingt ans, nous serions traités comme une honte, alors nous devions nous marier frénétiquement tout en fréquentant l’école.

J’avais aussi demandé des choses qui m’inquiétaient.

« Maintenant que j’y pense, mon frère aîné est celui qui va succéder à ma maison, mais peut-être faisait-il partie de ton groupe ? Ah, son nom est Lutart, » déclarai-je.

Rukul et mon deuxième frère aîné étaient tous deux en troisième année.

Je pensais qu’il le connaissait peut-être, mais — .

« Lutart, l’élève de la classe supérieure qui a eu son diplôme l’année dernière ? Il n’était pas dans notre groupe. Il a dit qu’il ne serait pas regroupé avec les rangs les plus bas, » répondit Rukul.

Lutart... tu fais aussi partie du rang le plus bas.

Rukul avait parlé de ce qui s’était passé à l’époque.

« Il s’est mêlé à un groupe riche de personnes issues de familles de vicomte et plus. Bien qu’il semblait s’être imposé dans le groupe, on ne pouvait rien y faire parce que c’est ce qu’il voulait. Étais-tu proche de lui ? » demanda Rukul.

Quand j’avais secoué la tête, Rukul avait dit : « Comme je le pensais » et il avait placé un apéritif vers sa bouche.

Rukul nous avait ensuite parlé.

« Comme nous avons quelques jours avant la cérémonie de rentrée, je vais vous faire visiter la capitale royale en attendant. Alors, ne faites pas trop de bêtises au point de mettre votre corps dans un état lamentable, » déclara Rukul.

Nous trois, nous hochâmes la tête, et un Rukul souriant avait alors fait une expression quelque peu sérieuse.

« De plus, il semble qu’il y ait une étudiante d’honneur qui se soit inscrite dans votre année. J’ai entendu dire qu’ils laissaient entrer quelqu’un, même si elle n’est pas une noble, pour le plaisir d’aller chercher cette personne talentueuse, » déclara Rukul.

Raymond avait fait une expression un peu désagréable quand il avait entendu ça.

Daniel n’avait pas l’air intéressé.

Je suppose que cette réaction est normale chez les jeunes nobles.

« Une étudiante d’honneur ? Pour la classe régulière, c’est ça ? » demanda Raymond.

Rukul secoua la tête en réponse à la question de Raymond.

« Le cours avancé. C’est assez troublant, surtout quand Son Altesse le prince héritier entre aussi dans cette classe, n’est-ce pas ? J’ai aussi entendu dire que cette fille est une roturière sans aucun lien, mais... Je ne sais pas si c’est vraiment le cas. Si vous savez quelque chose, pourriez-vous nous le dire ? » demanda Rukul.

... Cette fille roturière sera le centre de l’académie dans le futur, la protagoniste.

Je n’avais pas été surpris, vu que je savais déjà que l’élève d’honneur était une roturière, mais les deux autres étaient stupéfaits. Ils avaient été choqués qu’elle n’ait pas de relations.

Je suppose qu’ils pensaient qu’elle serait la fille d’un marchand ou d’une autre sorte de fille ayant des antécédents similaires.

J’avais aussi fait semblant d’être surpris.

Allait-elle devenir une Sainte dans le futur ? Quoi qu’il en soit, je devrais probablement garder le silence sur la façon dont elle allait établir une très grande lignée et comment les nobles finiront par changer leur attitude à son égard.

Même si je le disais, personne ne me croirait, et je n’avais pas l’intention de faire participer qui que ce soit.

J’allais la laisser profiter de sa jeunesse avec le prince héritier et les autres individus de haut rang.

Après tout, c’était aussi pour mon bien.

 

♥♥♥

 

Il s’agissait maintenant du jour de la cérémonie de rentrée.

C’est tout un auditorium, n’est-ce pas ?

Quoi qu’il en soit, la cérémonie de rentrée avait commencé dans un lieu qui ressemblait à un grand théâtre.

Il y avait un nombre surprenant d’étudiants nobles présents, dont certains bâillaient.

La combinaison des senteurs de parfums féminins avait créé une odeur dominatrice.

Je suppose qu’il n’y a aucun espoir à moins de s’habituer à cette odeur.

Parmi la foule, le prince héritier, Julian Rafua Holfault, aux cheveux courts bleu marine, avait salué les étudiants de première année.

Le prince-héritier était le premier dans la ligne de succession du trône, mais dans le jeu, il était le seul prince qui soit apparu. Il était donc à peu près certain que cela soit le prince qui allait régner sur ce bas monde.

Il possédait une belle apparence. Il était grand, maigre et avait un bel équilibre corporel.

Ses yeux bleu-marine sur sa peau claire semblaient scintillants.

Les écolières environnantes soupirèrent d’affection, ce qui était compréhensible.

— Mais c’était une autre histoire pour les autres.

Daniel et Raymond étaient assis à côté de moi, mais comme prévu, il ne semblait pas qu’ils allaient exprimer leurs plaintes. J’écoutais en silence leur conversation.

Et à ce propos, par-derrière —

« C’est enfin arrivé. J’attendais le prince depuis déjà dix ans, » déclara une voix féminine.

J’avais tourné la tête vers une voix que j’avais entendue, mais je ne savais pas qui avait dit cela. Il y avait plusieurs filles qui murmuraient à propos de la beauté du prince héritier, alors je ne pouvais pas savoir celle qui l’avait fait.

Ce n’était pas une voix particulièrement forte, mais elle avait étrangement atteint mon oreille... puis mon regard vagabond s’était arrêté quand j’étais arrivé sur une certaine fille.

Des cheveux blonds et des yeux bleus.

Elle avait les cheveux longs et soyeux, et était une petite fille qui regardait le prince d’un regard étincelant.

Elle ressemblait plus à une jolie fille qu’à une belle femme. Cependant, c’était son regard qui me mettait mal à l’aise. Dans les regards de convoitise ou de sympathie qui l’entouraient, il était évident que les yeux de la petite fille ressemblaient à ceux d’un animal qui ciblait sa proie.

Son corps délicat semblait enfantin à certains égards. Elle avait l’air plus jeune que les autres du même âge, mais l’éclat dans ses yeux était la seule chose qui était nette... mon impression était qu’elle était très déséquilibrée.

Daniel m’avait regardé.

« As-tu déjà trouvé ta partenaire ? Oh, elle a l’air mignonne. Aimes-tu bien cette fille ? » demanda Daniel.

Je secouai calmement la tête vers Daniel, qui me taquinait.

« Non, si je devais dire, alors... Je ne l’aime pas du tout, » déclarai-je.

Je m’étais retourné pour regarder à nouveau le prince. J’avais réajusté ma posture, mais ce sentiment étrange ne voulut pas disparaître.

« Je..., c’est ainsi. Mais je la trouve mignonne, » déclarai-je.

Ce que j’avais ressenti quand j’avais vu la fille pour la première fois, c’était de la colère. Je ne savais pas pourquoi j’étais en colère, mais elle était quelque chose d’irritant selon moi.

Ce n’était pas de la haine. C’était quelque chose de plus complexe... et dans tous les cas, je ne pensais pas qu’elle soit quelqu’un que je considérerais comme un partenaire du sexe opposé.

♥♥♥

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Claramiel

Claramiel

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