Le garçon qui voulait se venger du monde – Tome 2 – Chapitre 48

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Chapitre 48 : L’histoire d’une certaine famille 7

« Est-ce que c’est correct de ne pas le dire, Seigneur Hardt ? »

« Peux-tu répéter, s’il te plaît ? »

Sur le chemin du retour au château après avoir réglé les affaires de Mars, qui était devenu l’un de mes subalternes, Mylène, qui s’accrochait à mon bras m’avait demandé quelque chose comme ça. Mylène fit un coup d’œil plus loin et elle continua tout en souriant.

« Je parle de celui qui s’appelait Darl. Faut-il parler de vraie raison pour laquelle il a vendu sa famille aux nobles ? »

« Ah, ça. C’est parce que je pensais qu’il était inutile de lui dire ça. »

Je disais franchement ce que je pensais. La vraie raison pour laquelle Darl avait vendu Mars et les autres était qu’il voulait protéger Tierra, la fille que Mars avait sauvée.

Ce noble désirait Tierra et menaçait Darl. Que ce soit pour ramener Tierra dans le seul but de laisser sa famille vivre ou laisser sa famille être agressée et assassinée par des bandits et les laisser amener Tierra de force.

Darl, qui était incapable d’aller contre l’autorité du noble, avait choisi le chemin dans lequel tout le monde pouvait vivre. C’était l’incident de cette fois. En plus de ça, cela coïncidait aussi avec ma demande, donc tout le monde, à l’exception de Tierra, m’aurait été remis... c’était comme ça que ça aurait dû être.

Mais à ce moment-là, les gars qui avaient été embauchés par le noble avaient été avides. Ils pensaient que quelque chose comme la population habitant dans les bidonvilles n’était pas clairement connu alors ils avaient prétendu que ces filles vendables n’existaient pas, et les avaient vendues au marchand d’esclaves.

Eh bien, ils étaient malchanceux. J’avais supposé que ça irait, même si leur nombre diminuait. En temps normal, cela serait juste quelque chose qui serait transmis à la famille royale, mais ils avaient vendu les choses qui deviendront les miennes. Bien sûr, je leur ferais recevoir leur rétribution. En ce moment, j’avais pensé que les espèces évoluées, l’Éventreur pourpre et l’Éventreur rouge se dirigeaient vers eux et les tuaient.

« Seigneur Hardt ? »

« Hmm. Finalement, en le disant ou non, le fait que Darl ait vendu les autres membres de la famille pour sauver Tierra restera inchangé. Si c’est le cas, je pensais que plutôt que de lui parler de Darl et de le laisser avoir pitié de lui, Mars serait capable de rompre plus facilement son attachement si je ne lui en parlais pas. »

Finalement, ça ne changera rien au fait que Darl avait vendu sa famille. Si l’intention de tuer de Mars devait devenir terne à cause de ça, je pensais qu’il se sentirait mieux si je ne le lui disais pas.

« Fufu..., je m’en tiendrai là. »

Mylène disait ça tout en rigolant. Cette coquine

« Tu te laisses un peu emporté récemment, hein, Mylène. »

« Hehe ? Il n’existe rien de tel !? »

« Cela ne sert à rien de discuter sur ce sujet ! Cela nécessite une petite punition, hein. »

« Kyaa !? »

J’avais saisi la taille élancée de Mylène, la portais sur mon épaule et retournais au château. Mylène criait, mais je l’ignorais tout simplement. Après être retourné dans notre chambre, j’avais donné à Mylène une punition gluante et collante.

 

◇ ◇ ◇

 

(NDT Point de vue de Pilc)

« Oh ! Les enfants, voici votre repas. »

Un grand homme disait cela et laissa deux pains de seigle à l’intérieur de la cage dans laquelle nous étions emprisonnés. Depuis que nous avions été amenées ici et transformées en esclaves, c’était notre seul repas, et il venait une fois par jour.

À l’intérieur de la cage se trouvait Mint et moi-même, et en additionnant les enfants encore plus jeunes, il y avait sept personnes. Naturellement, ce n’était pas possible de nourrir tout le monde avec deux de ces pains de seigle, mais nous les découpions en petits morceaux et nous les divisions entre tous.

Nous déchirions de plus gros morceaux pour les petits enfants pendant que Mint et moi nous endurions. Même à l’époque où nous étions ensemble en famille, il arrivait parfois que nous ne puissions pas manger, mais ce n’était pas aussi dur que maintenant. Je pensais à Grand Frère Mars, Grande Soeur Tierra et les autres nous l’auraient probablement distribué comme nous le faisions actuellement.

... Ils me manquaient. Bien que j’étais sur le point de pleurer par réflexe, je fermais les yeux et j’endurais, parce que ça allait se propager à tout le monde si je pleurais.

Alors que nous divisions le peu de nourriture parmi tout le monde de cette manière et mangions, des voix qui parlaient pouvaient être entendues de l’autre côté de la porte. Et puis celui qui était venu quand la porte s’était ouverte était le directeur de cette boutique.

De plus, le gérant du magasin nous criait dessus, il avait amené quelqu’un en souriant et en se frottant les mains. Je me demandais si c’était quelqu’un qui payait très bien.

La personne qu’il avait emmenée était, une personne âgée aux cheveux blancs dont l’âge était à peu près dans la cinquantaine. Tenant une canne noire dans sa main droite, il semblait doux dans des circonstances normales, mais, en ce moment, il nous regardait comme s’il était furieux.

« Voici les produits que souhaitait notre bien-aimé client. »

« Sept personnes au total ? »

« Oui, même si leur endurance était peut-être un peu faible, je pensais que vous pourriez en profiter. »

« Gufufu », le gérant du magasin montrait un sourire repoussant. Sans même s’inquiéter de cela, le vieux monsieur nous regardait. Et puis, sans regarder les autres esclaves.

« Je les achèterai. »

Il avait pris sa décision. Le gérant du magasin souriait largement quand il entendit ces mots, il appela un autre employé avec une voix ravie et nous laissa sortir de la cage.

Nous qui étions sortis de la cage, nous devions porter des vêtements qui préservaient le minimum de propreté et nous avions été amenés dans la pièce où se trouvait le vieux monsieur. Après cela, en un clin d’œil, on avait fini par nous faire quitter le magasin et nous marchions actuellement derrière le vieux monsieur.

Soucieux de savoir où ils étaient emmenés, les jeunes enfants s’accrochaient à Mint et à mes vêtements et ne les lâchèrent pas. Le vieux monsieur marchait juste sans rien dire.

Après que nous ayons suivi le vieux monsieur pendant un moment, nous étions finalement arrivés dans un manoir se trouvant quelque part plus loin. Bien que nous ayons été surpris par son ampleur, que nous n’avions jamais eue jusqu’ici, le vieux monsieur avança sans y penser.

Nous le suivions également rapidement. Nous bougions nos visages sans cesse, regardant partout. Nous étions arrivés dans une grande pièce spacieuse.

Lorsque le vieux monsieur frappa le sol avec sa canne au centre de celle-ci, le sol bougea tout à coup et un trou apparut. Nous avions été surpris sans même être en mesure de laisser sortir une seule voix et...

« Suivez-nous. »

Il avait dit juste cela et était allé dans le trou. Alors qu’on se rapprocha du trou assez vite, on aurait dit que l’intérieur du trou était devenu un escalier et le vieux monsieur était descendu dans cet escalier. Bien que j’avais un peu peur, j’avais pris la tête et j’étais entré dans le trou.

Alors que nous marchions pendant un moment après cela, l’escalier se termina finalement et nous étions arrivés à un endroit qui était tel un sous-sol. Un espace assez spacieux s’étendait devant nos yeux. Cependant, ce qui nous avait encore plus surpris était le fait que les monstres qui ne devraient pas être dans un endroit comme celui-ci étaient dans les alentours.

C’était la première fois que nous voyons des squelettes et des zombies. Il y avait aussi ceux que nous n’avions jamais vus auparavant. Nous étions terrifiés et nous étions au bord des larmes. Les jeunes enfants enterraient leurs visages dans Mint et dans mon corps afin qu’ils ne le voient pas. Ah, nous allons mourir ici. Et alors que j’avais perdu tout espoir.

« Emma ! Mint! »

Nous avions entendu une voix nous interpeller. Nous avions regardé dans la direction de cette voix et là-bas, la silhouette de Grand Frère Mars, de Grande Soeur Tierra et les autres nous saluaient.

Je ne pouvais pas me retenir plus longtemps après avoir vu ces personnes. Mes larmes coulaient sans cesse. Avant que je le sache, je courais vers eux.

« Je suis désolé. Je suppose que tu avais peur, hein ? »

« Oui, j’avais terriblement peur ! Alors, serre-moi encore plus fort ! »

« Bon sang, même si tu dis toujours de ne pas te traiter comme un enfant. »

Je ne connaissais pas une telle chose ! J’ignorais les mots de mon Grand Frère et je me tenais encore plus à lui. Je restais comme ça pendant un moment et

« Merci pour ton travail acharné, Nero. »

« Ce n’est pas une grosse affaire, Créateur. En laissant ça de côté, Mylène n’est-elle pas là ? »

Quelqu’un qui avait à peu près le même âge que mon frère et les autres était venu. Et puis, il parla au vieux monsieur qui nous avait achetés... hein ? Même si ce n’était qu’un vieux monsieur ordinaire jusqu’à maintenant, il était devenu un squelette à mi-chemin... est-ce que cette personne était aussi un monstre ?

« La personne qui a à peu près le même âge que nous est notre maître, le Seigneur Hardt. Et la personne qui a acheté tout le monde est Sire Nero. Ce sont les personnes que nous allons servir à partir de maintenant, alors assurez-vous de ne pas être impolies. »

... Je me demandais si nous serions en mesure de survivre.

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

  2. Merci pour le chapitre

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