Je suis le Seigneur maléfique d’un empire intergalactique ! – Tome 10 – Chapitre 1 – Partie 2

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Chapitre 1 : Une rancune injustifiée

Partie 2

Plusieurs vaisseaux des forces spéciales de l’Empire étaient stationnés près de la planète natale de la famille Banfield. Dans le hangar de l’un d’entre eux, certains des subordonnés les plus talentueux de Théodore s’étaient rassemblés. Le chef du groupe tenait un récipient en forme de tube à essai contenant le matériel génétique de Liam.

« On l’a obtenu plus facilement que je ne le pensais. »

La plupart des personnes présentes semblaient soulagées, mais certaines paraissaient presque déçues que la mission se soit déroulée sans encombre.

« On n’a pas vu ces agents secrets, n’est-ce pas ? »

« J’ai entendu dire qu’ils n’étaient pas nombreux. Mais c’était un peu décevant, non ? »

« Ce ne sont que des bêtes sanguinaires d’une époque révolue. Ils ne servent qu’à assassiner. »

Le groupe avait obtenu des informations sur l’organisation de Kukuri à l’avance, mais il n’avait pas croisé ses membres. Cela leur avait donné une très mauvaise image des agents, qui n’étaient même pas capables de défendre le manoir où vivait leur maître.

Il y avait cependant une autre raison pour laquelle ces hommes avaient réussi leur mission. Il se trouvait à leurs côtés dans le hangar, haletant.

« Selon vous, grâce à qui avez-vous pu faire ça ? Savez-vous tous les problèmes que j’ai dû affronter pour que vous atteigniez votre objectif ? »

Ayant perdu son corps, le Guide n’était plus qu’un haut-de-forme. Il était épuisé, brûlé ici et là, là où il avait protégé les hommes pendant qu’ils accomplissaient leur mission. Il avait récupéré son corps sur la planète capitale, pour le perdre à nouveau lors de cette mission visant à obtenir le matériel génétique de Liam. Mais c’est grâce à ses conseils que ce groupe avait pu éviter les forces de Kukuri et récupérer ce matériel génétique.

Sous sa forme de chapeau, le Guide s’écria : « Sans moi, vous seriez tous morts un nombre incalculable de fois ! Vous auriez subi des centaines de morts ! Comment osez-vous agir avec tant d’indifférence ? Bon sang… »

Le Guide les avait observés depuis l’ombre pendant tout ce temps, veillant à ce qu’ils réussissent leur mission, mais les hommes n’en savaient rien. Ils souriaient nonchalamment tandis que le Guide pleurait, levant les yeux vers le matériel génétique de Liam.

« Mais ça en valait la peine. Liam, ton pire ennemi, c’est toi-même ! »

 

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« C’est honteux, Kukuri. »

Tia participait à cette enquête depuis la frontière de l’Empire, transmettant son image et sa voix à cette salle spéciale en forme de dôme. Son grand hologramme regardait froidement Kukuri et tous ceux qui étaient physiquement présents dans la pièce avaient la même expression sur le visage.

Marie était si énervée qu’elle avait croisé les bras pour ne pas abattre Kukuri, qui était à genoux devant elle. « Non seulement tu as laissé des voleurs s’infiltrer dans le manoir, mais en plus tu les as laissés s’enfuir. Tu es vraiment nul ! N’as-tu pas honte d’avoir laissé cela se produire sous ta surveillance ? »

Kukuri ne pouvait rien répondre aux deux femmes. Il se contenta de s’excuser uniquement auprès de moi. « Si nécessaire, je m’excuserai avec ma tête et celle de tous mes subordonnés présents lors de l’incident. Cependant, nous continuons à jurer allégeance à la maison Banfield. S’il vous plaît, donnez-nous une chance de réparer nos erreurs. »

« Vous couper la tête ne ferait que rendre votre organisation encore plus inutile », lui répondis-je avec mépris.

J’avais en fait une très bonne opinion du groupe de Kukuri, mais cette fois-ci, ils avaient vraiment merdé. Tia et Marie étaient furieuses, car elles comprenaient très bien la situation.

Seul mon chevalier en chef, Claus, s’empressa de défendre Kukuri et ses hommes. « Seigneur Liam, punir trop sévèrement les agents de Sire Kukuri affectera leur capacité à servir à l’avenir, et nous n’avons personne pour les remplacer. »

Le groupe de Kukuri m’avait été tellement utile jusqu’à présent que je leur avais laissé ce genre de choses, mais cette fois-ci, ça s’était retourné contre nous. Claus avait toutefois soulevé un bon point, et j’avais donc décidé de laisser tomber pour l’instant. « Je vais vous laisser tranquilles cette fois-ci, vu ce que vous avez fait auparavant. Je ne veux pas vos têtes, » dis-je à Kukuri. « Ce que je veux, ce sont les têtes des voleurs. S’il le faut, fouillez chaque recoin de l’espace ! »

Ces voleurs s’étaient introduits dans mon manoir et devaient être punis pour cela.

« Oui, monsieur ! » répondit Kukuri.

Tia et Marie n’avaient pas l’air contentes de sa réponse. Elles pensaient sûrement que j’étais trop indulgent avec lui. C’était vrai, c’était le genre d’erreur pour laquelle on devrait vraiment se repentir en mourant. Mais si j’étais le genre de type à tuer Kukuri pour ça, j’aurais tué Tia et Marie depuis longtemps. Avaient-elles oublié toutes les erreurs qu’elles avaient commises ? Je leur lançai un regard sévère et elles corrigèrent leur expression.

Claus avait dû sentir le changement d’ambiance; il passa à autre chose. « Seigneur Liam, pour la prochaine question dont nous devons discuter… »

« L’attaque contre le prince Cléo, n’est-ce pas ? »

« Oui, quelqu’un a attaqué Son Altesse, tuant tous les gardes qui lui étaient affectés. Cela inclut trois agents de Kukuri, ainsi que des chevaliers et des soldats. »

« Ils ont été éliminés, hein ? » murmurai-je.

Tout le monde regarda Kukuri. Il faisait semblant d’être calme, mais j’imaginais que son sang bouillait.

« Vous êtes vraiment un clan des ténèbres », fit remarquer Tia en remuant le couteau dans la plaie. « Tu n’as rien à dire pour ta défense ? »

Kukuri ne répondit pas.

« Tu dois t’être ramolli », ajouta Marie. « Je veux dire, laisser ça arriver à un moment aussi important, alors que le mariage approche ? Comment comptes-tu assumer tes responsabilités si la cérémonie doit être reportée ? »

Elle lui balançait toute sa rage, mais Kukuri faisait comme si de rien n’était. Pourquoi s’emballait-elle autant pour le mariage, d’ailleurs ? Ça ne la concernait pas. Moi, j’aurais été content de le repousser.

Au milieu de toute cette tension désagréable, je réalisai une fois de plus que la seule personne présente qui n’avait jamais été déshonorée était Claus. Il accomplissait toujours son travail en silence.

Je lui jetai un coup d’œil et il se remit à défendre Kukuri : « Les chevaliers qui gardaient le prince sont morts eux aussi. L’ennemi devait être assez puissant. On ne peut pas rejeter toute la responsabilité sur Sire Kukuri. »

Claus avait raison, et de toute façon, nous ne pouvions pas perdre plus de temps là-dessus. Nous devions régler les problèmes qui se présentaient à nous. « Claus a raison. Envoyez de nouveaux gardes au prince Cléo. Si nécessaire, nous pouvons faire appel à la garde royale d’Ethel… »

Alors que je commençais à planifier, Claus secoua la tête. « Le prince Cléo dit qu’il n’a pas besoin de gardes supplémentaires de la maison Banfield. »

« Quoi… ? »

« Il a dit qu’il ne nous dérangerait plus après ce qui s’est passé. Cela dit, j’imagine qu’il pense vraiment que nous ne sommes pas dignes de confiance. À partir de maintenant, il constituera lui-même sa garde. »

J’avais perdu la confiance de Cléo, hein ? Bon, c’est vrai qu’il avait été blessé malgré les gardes que nous lui avions fournis. Nous en étions responsables.

Marie fronça les sourcils. « Nous ne sommes pas dignes de confiance ? Combien de personnel, de matériel et d’argent lui avons-nous fournis jusqu’à présent ? Ce fichu gamin ne serait même pas une figure de proue sans Lord Liam. »

Tia ne contredit pas non plus les reproches de Marie à l’égard de Cléo, mais elle semblait au moins un peu plus calme. « Les chevaliers que nous avons affectés au prince Cléo étaient des élites. Pour les avoir vaincus, l’ennemi devait être redoutable. Seigneur Liam, je suggère d’envoyer l’un d’entre eux sur la planète capitale. »

Je voulais effectivement des informations sur ce qui se passait sur la planète capitale, et n’importe qui parmi les personnes présentes aurait pu mener à bien cette mission. Tia et Marie avaient des problèmes de personnalité, mais elles étaient toutes deux capables d’accomplir leur mission. Kukuri avait échoué cette fois-ci, mais il avait de bons antécédents par ailleurs. Quant à Claus, il était le plus fiable de tous.

« Eh bien, j’aimerais pouvoir envoyer Claus… Tia ne peut pas quitter la frontière avec l’Autocratie et je veux que Marie protège la planète mère. Je suppose donc que seul Kukuri peut y aller. » Je lui souris.

Il se leva lentement, ayant clairement compris ce que je lui disais. « J’apprécie vraiment le fait d’avoir l’occasion de me racheter. »

« Très bien. Tu n’auras pas d’autre chance. »

« Tout à fait, Monseigneur ! »

« Claus, discute avec Kukuri du personnel qu’on va envoyer sur la planète capitale. Je te laisse le soin de les déployer. » Même si j’avais décidé d’envoyer Kukuri, je ne pouvais pas laisser cette tâche à son organisation. Il aurait besoin de renforts pour mener l’enquête et réagir à tout ce qu’ils découvriraient.

« Oui, monsieur », répondit calmement Claus.

Pendant ce temps, je me disais : Oui ! C’est ça ! Dans le passé, j’avais bêtement décidé de m’entourer de belles chevalières. Mais l’expérience m’avait appris qu’aucune beauté physique ne pouvait compenser les défauts de personnalité. Tia, Marie, je parle de vous.

Kukuri s’approcha de Claus. « Monsieur Claus, je sais exactement de quoi j’ai besoin. Discutons-en tout de suite, d’accord ? »

Claus me lança un regard, et je hochai la tête. Il quitta alors la pièce avec Kukuri.

 

***

Claus fit de son mieux pour garder son calme, mais alors qu’il quittait la pièce avec Kukuri, il était terrifié.

Pourquoi dois-je marcher aux côtés d’un assassin ? Ces gens sont effrayants !

Pour une raison qui lui échappait, Liam lui faisait énormément confiance et lui avait donc confié toutes sortes de tâches. Il n’avait cependant aucune idée de la raison pour laquelle il occupait un rôle aussi important. Ses capacités étaient celles d’un chevalier moyen, au mieux, et il n’avait aucun talent particulier à faire valoir. Pourtant, il avait été nommé chevalier en chef de la maison Banfield.

Claus faisait de son mieux pour garder un visage neutre afin que personne ne remarque le trouble qu’il ressentait. Alors qu’il maintenait cette façade, Kukuri, plus grand que lui, le regardait de haut. « Je vous suis redevable, Sire Claus, » dit-il. « Permettez-moi de vous rendre la pareille ? »

« Me rendre la pareille ? »

« Oui. Votre défense nous a sauvés. Si vous souhaitez que quelqu’un soit tué, dites-le-moi. Nous nous débarrasserons de tous ceux qui se dressent sur votre chemin, y compris Christiana ou Marie. »

Alors que Kukuri ricanait, Claus s’était alors dit : il en veut donc aussi à ces deux-là. D’accord. Mais on ne peut pas tuer nos alliés, n’est-ce pas ? « Je n’ai pas besoin d’assassiner qui que ce soit, votre gratitude me suffit. »

« Êtes-vous sûr ? Ces deux-là en veulent à votre place, vous savez. Je suis certain qu’elles saisiraient l’occasion de vous tuer si cela se présentait. »

Kukuri n’avait pas besoin de lui dire cela. Claus se méfiait déjà beaucoup de ces deux-là. — Ouais, je parie qu’elles me tueraient pour prendre le poste de chevalier en chef. Je le laisserais sans hésiter, mais je doute que lord Liam me le permette.

Même si Kukuri venait de lui dire que Tia et Marie le tueraient si elles en avaient l’occasion, Claus n’aurait jamais envisagé de faire de même. Il savait que la maison Banfield souffrirait énormément si l’un d’entre eux venait à disparaître. Ce n’est pas que Claus n’accordait aucune valeur à sa propre vie, mais il se sentait également redevable envers Liam et ne voulait rien faire qui puisse lui nuire, s’il pouvait l’éviter. Il ne voulait pas que du sang soit versé entre alliés, même s’il n’était pas non plus prêt à se laisser tuer.

« Ce n’est pas nécessaire. Ça ne profiterait pas à la maison Banfield », insista-t-il. « Et si je vous demandais simplement de me protéger d’eux ? » L’organisation de Kukuri pourrait probablement repousser toute tentative d’assassinat de la part de Tia ou de Marie.

Quand Claus lui posa la question, Kukuri se caressa le menton. « Hmm… Ça me va, » répondit-il en acceptant la demande.

C’est ainsi que, en défendant Kukuri, Claus noua une relation plutôt sinistre.

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Un commentaire :

  1. merci pour le chapitre

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