Je déteste être marié dans un monde imaginaire ! – Tome 4 – Chapitre 3 – Partie 6

***

Chapitre 3 : Gros plan !

Partie 6

Il n’était pas toujours facile d’être une alfr parmi les humains. « Qu’en penses-tu, Ara-san ? Pourquoi Kenta-kun ne m’a-t-il pas demandé quelque chose comme ça ? »

Maintenant, nous devions affronter des hérissons noirs et je pense que je devrais les connaître. Peut-être que d’autres héros alfar m’avaient dit quand ils se battaient dans ces plaines.

Ou peut-être même que je les avais combattus il y a quelques décennies. Mais ils ne pourraient pas être puissants dans ce cas puisque je les avais déjà oubliés.

Néanmoins, Kenta-kun était trop téméraire, il voulait sûrement les transformer en expérience. Mais il était humain, il semblait donc naturel pour lui de prendre des décisions irréfléchies, malgré sa nature plutôt analytique.

J’avais claqué doucement le lobe de mon oreille, cela stimulait mon cerveau en lui envoyant un signal. C’était une bonne méthode si vous voulez réfléchir ou essayer de vous souvenir de quelque chose.

De cette façon, j’avais déjà un nouvel indice, comment découvrir ce que je savais de ces hérissons.

Peut-être que je l’avais écrit, pour que ma compétence linguistique : Note Mémoire fonctionne. C’était une compétence peu fiable, qui dépendait de mon attribut Intelligence. Cela me donnait simplement l’occasion de me souvenir des mots que j’avais écrits sur un sujet donné, plus mon attribut Intelligence était élevé et plus mon terme de recherche était pertinent, plus la probabilité était grande.

J’avais changé de classe Bookmaker, car je notais toujours des choses dans cette classe. « Note Mémoire : Hérisson noir. » Katarine-san et Momo me regardèrent en étant un peu confuses, car j’avais murmuré ces mots. Il n’y avait que quelques Capacités qui avaient des Compétences actives silencieuses, donc dans la plupart des cas, vous deviez le dire à haute voix si vous vouliez utiliser une certaine compétence.

Certains souvenirs refaisaient surface. Des hérissons collants. C’était comme ça qu’on appelait ces monstres.

Ils libéraient du liquide qui durcissait au contact d’un autre animal que le hérisson noir. Je l’avais écrit dans mes notes pour essayer de faire un Almanach des Monstres, ce qui s’était révélé être trop de travail à la fin.

J’avais essayé beaucoup de choses au siècle dernier, et je n’avais même pas complètement compris le système des héros. Les mathématiques qui se cachaient derrière étaient incohérentes, ce qui rendait difficile l’élaboration d’une formule. De nombreuses variables avaient besoin de plus de données pour être calculées.

Mais je devrais en effet avertir Kenta-kun à propos de ces hérissons noirs. Bien qu’il y ait un problème, il avait déjà utilisé le Masque de la faune. À moins que je ne veuille lui crier dessus, je dois utiliser Chuchotement pour le contacter, mais je ne pouvais l’utiliser que si je pouvais sentir l’esprit d’une personne.

Le sort Masque de la faune mettait l’esprit d’une personne en contact avec l’environnement. Je bougeai mes oreilles, sentant l’environnement avec elles.

Je n’étais pas un Oro’hekk, mais j’étais toujours une afr. Kenta-kun ne devrait pas être si difficile à détecter, c’est un débutant en Magie spirituelle et il n’y avait que de l’herbe haute comme végétation ici, donc il n’y avait pas beaucoup d’esprit à s’intégrer.

Là, son esprit fort. Ça m’étonnait toujours, il avait des frontières si nettes malgré le fait d’être pa'ar. Elle s’était émoussée au cours des trois dernières semaines, mais quelque chose semblait éclore, ce qui me faisait me demander ce qui allait se passer exactement.

Je devais me concentrer, car j’avais des palpitations qui ne m’appartiennent certainement pas. Cette malédiction m’emmerdait vraiment, donnant à mon corps des envies indésirables, chaque fois que je vois Kenta-kun, quand j’interagis avec lui, ou même penser à lui pendant un certain temps.

Mon corps n’était plus le mien. Je le sais, et ça fait bizarre. J’étais sûre que dès que Kenta-kun commencera à me convoiter, je tomberai comme une branche morte d’un arbre. Et d’une façon ou d’une autre, cette pensée était même excitante. C’était mal à un certain niveau, mais le fait d’y penser rendait cette sensation palpitante encore plus forte.

… J’avais oublié de parler à Kenta-kun des hérissons noirs, il en a déjà attaqué un, en utilisant sa compétence [Assassiner] pour augmenter les dégâts, alors qu’il visait le cou.

Bien sûr, le hérisson était tombé.

Je ferais mieux de me changer. Comme Kenta-kun voulait la classe de Druide, ce qui serait plus sage… ou Acrobate. Même s’il ne me louait pas, nous étions actuellement plus que des amis. Il dépendait de moi, ce qui rendait cette sensation palpitante encore plus intense.

Je sentais une poussée de puissance dans mes jambes et mon dos. Pour une raison quelconque, les héros alfar avaient tendance à avoir moins de changement dans les proportions musculaires quand ils changent de classe que les autres espèces, c’est peut-être parce que les alfar avaient des muscles plus efficaces ?

Kenta-kun battait en retraite tout en se défendant, Katarine-san était déjà à ses côtés avec son sort de Torche dans la paume de sa main, mais les deux laissaient passer l’un des fauves. « Momo, sois prête. Si leur liquide te frappe, il va durcir, » j’avais pris mon bâton dans mes deux mains, le bout épais devant moi.

Momo inspira profondément. « Je suis prête. » L’est-elle ?

J’avais encore du mal à discerner les expressions du visage humain, je voyais seulement qu’elle était un peu tendue, mais peut-être qu’elle avait l’air sévère et prête.

Quand Katarine-san avait fait irruption, elle avait aussi le visage tendu.

« Torche ! » Une lumière se mit à planer au-dessus de la paume gauche de Momo.

Prenant un bon départ, j’avais sauté par-dessus le hérisson, il était temps d’utiliser une attaque puissante. J’avais alors activé le pouvoir de Chute. Je sentis que quelque chose me retenait dans l’air, c’était un effet secondaire du processus de charge aérienne.

Momo serra son couteau et recula petit à petit. Soudain, elle bondit en avant, avec un cri de guerre avec, des paroles intelligibles. Elle tenait sa lumière magique dans une main, son arme dans l’autre et essaya de poignarder le hérisson au niveau du visage, mais il s’était tourné, alors elle faisait face à ses pointes.

Elle s’arrêta au dernier moment, mais le hérisson roula de côté, essayant de la frapper. De plus, le liquide éclaboussa, se durcissant sur ses vêtements et son visage, et même ses bottes étaient collées au sol.

Mais mon attaque était prête. « Chute ! » Je visai le hérisson et frappai vers lui avec mon bâton, comme une flèche qui avait été tirée par un arc.

Dommage que j’aie oublié les pointes.

J’avais frappé fort le hérisson, j’entendais ses os se briser, mais j’avais été éraflée par des pointes, ce qui m’avait fait plusieurs égratignures sur le haut de mon corps. Certaines parties de ma robe étaient collantes, mais cela ne m’empêcha pas de bouger.

Au moins, je l’avais empêché de trop blesser Momo. Elle avait aussi reçu quelques égratignures et me regardait maintenant les yeux grands ouverts. « Arako, tu vas bien ? » Elle se libéra du liquide durci qui la liait au sol.

Je répondis honnêtement. « Ça fait mal et ça pique, mais mon attaque a été parfaite ! » Kenta-kun se plaignait que j’étais trop voyante, mais quand je faisais une attaque comme ça, ça me rendait heureuse. En plus, c’était magnifique.

Mon instinct me disait que tout allait bien avec cette attaque. Point final.

Il se passait quelque chose. Mes oreilles détectèrent quelque chose. Esprit. J’alignai mes oreilles et je pus sentir quelque chose au-dessus de nous.

Mes yeux suivirent le signal, et je pus voir un hibou. Pas comme un hibou à Alfarheim, celui-ci avait de longues plumes et un bec recourbé, tandis que les plumes sur sa tête lui donnaient l’impression de porter un tricorne.

Il y avait quelque chose d’étrange dans son esprit… Je sais, quelqu’un partage ses sens, je devais encore apprendre cette application de la magie.

« Arako ! Aide-moi ! »

Je regardai autour de moi et je vis alors comment Momo avait déjà terminé le premier hérisson et essayait de repousser le second. Kenta-kun était actuellement engagé avec deux d’entre eux, alors qu’il était tout couvert de leur liquide, ce qui limitait ses mouvements, alors que Katarine-san, qui avait visiblement évité la plupart des éclaboussures, en avait tué un autre.

Les humains étaient vraiment téméraires, Momo aurait pu me dire qu’elle en combattrait un autre avant de l’engager. « Laisse-moi faire. “Menton Levé” ! » C’était une compétence de mon Bâton qui poussait le bâton sous le menton de l’adversaire pour le soulever dans les airs.

Ne serait-ce pas génial, si je glissais sous son ventre et essayais de le soulever encore plus ?

Je l’avais fait avec gaieté, mais le hérisson me taillada avec ses griffes comme un fou, m’égratignant le visage.

« Prends ça ! » Momo le poignarda dans la gorge. Après un peu d’agitation, le hérisson perdit de sa force et s’en était fini pour lui.

Avec ça, le combat fut terminé. Kenta-kun se plaignait encore, Katarine-san vérifiait s’il allait bien, Momo essayait de récupérer le liquide durci sur ses vêtements.

À en juger par les malédictions de Kenta-kun, je ferais mieux de ne pas lui dire que je savais pour les hérissons. Même si c’était sa faute d’avoir disparu avant que je m’en souvienne, il serait en colère.

Mais il y avait autre chose. « Kenta-kun ? »

Il s’arrêta à vérifier son équipement tout en maudissant le liquide du hérisson et répondit d’un air bourru. « Quoi !? »

« J’ai senti un hibou. » Il n’était plus là.

Ses sourcils s’abaissent et il plissa le front. C’était un regard intéressant. « Ouf… » Son visage s’adoucit un peu. « Puisque c’est toi, ça doit être important. C’est quoi ce hibou ? »

« Quelqu’un a utilisé un sort de “Partager les sens”, une “Magie spirituelle” dessus. » Il attendit que je continue. « Avec ce sort, tu es capable d’utiliser les sens de la cible au lieu des tiens. Tu projettes un peu de ton esprit dans celui de la cible, et tant que la connexion est là, tu peux essayer de te synchroniser avec l’autre. »

« Pour que tu puisses voir à travers ses yeux, non ? » demanda-t-il.

« Par exemple, » répondis-je.

« Cela signifie que maintenant, des alfar ou d’autres utilisateurs de Magie spirituelle sont également impliqués, » déclara-t-il.

« Sauf si l’un des écureuils l’a appris, » répondis-je.

« Peuvent-ils aussi apprendre la magie spirituelle ? » demandai-je.

« N’est-ce pas évident ? Ils ont été rendus conscients par la magie spirituelle, de sorte que certains peuvent aussi développer ce talent. » J’étais sûre que je lui avais déjà dit, mais j’oublie aussi des choses, ce n’était pas important pour moi. Donc Kenta-kun pourrait faire la même chose.

« Mais si les écureuils pouvaient faire ça, pourquoi ne l’ont-ils pas utilisé avant ? » Kenta-kun se gratta la tête. Je pense que c’était presque comme se frotter l’oreille, au lieu d’un stimulus aigu, on utilisait un stimulus doux pour se sentir à l’aise.

Momo apporta ses propres pensées. « Ce n’est peut-être pas les écureuils. Tu as vu ces pistes de hynoar, n’est-ce pas ? Et quelques autres… Arako, à quel point la magie spirituelle est-elle commune dans ce monde ? »

« Je ne sais pas. Je suppose que c’est rare en général, mais je crois que les hynoars ont des individus capables de l’utiliser. Ensuite, il y a les gardes forestiers, qui ont été formés par nous, les alfar, il y a les chamans, et d’autres métiers. Qu’en penses-tu, Katarine-san ? » demandai-je.

« Hum…, » l’humaine blonde inclina la tête pendant que ses bras étaient croisés. « Je n’avais jamais entendu parler du terme Magie Spirituelle avant de te rencontrer, mais il y a des styles de magie inhabituels même à Feuerberg et bien plus en dehors. Il y a des gens qui parlent avec les animaux et les plantes, mais ils vivent en dehors des villes. »

Kenta-kun résuma nos pensées. « Donc, en gros, puisque les hynoars vivent comme des chasseurs-cueilleurs, il y a de fortes chances que certains d’entre eux puissent utiliser la magie spirituelle, et pour une raison quelconque, ils ont envoyé un hibou ce soir, qui nous a survolés par hasard, pendant que nous étions au combat… On va quitter le camp. Je veux marcher une heure ou deux avant de dormir. »

J’avais déjà sommeil… La bataille d’avant était assez excitante pour me faire oublier que j’étais fatiguée, mais maintenant c’était fini, et je sentais la fatigue. « Hayachoo ! » J’avais éternué. J’avais la tête floue.

« Achtooummm ! » Kenta-kun éternua aussi.

Nous deux et même Momo avions pris une autre pilule de remède contre le rhume. On devait le supprimer un moment, mais je voulais vraiment dormir.

Nous avions fait nos valises et nous avions marché dans le noir. Je voyais bien, mais Katarine-san et Momo ne savaient pas où aller. Kenta-kun avait la vision nocturne, mais cela ne s’étendait pas aux autres humains. Je ne savais pas si je voyais beaucoup mieux dans le noir qu’eux, mais au moins je n’allais pas entrer dans un terrier par accident, et j’avais mes oreilles, qui étaient capables de me donner une image de mon environnement.

Être humain semblait être comme vivre les yeux bandés.

« Ara-san, tu prends du retard. » Mais quel genre d’endurance ont-ils ? En termes de point d’endurance et de Vitalité, j’étais quelque part dans la lignée de Momo, mais j’épuisais beaucoup plus vite. Je devrais noter les chiffres pour pouvoir les calculer plus tard.

Je me sentais même étourdie. Mes pieds touchaient à peine le sol. Étrange, je devrais être habituée aux nuits blanches, mais je me sentais terriblement fatiguée.

Quelque chose de chaud m’enlaça. Ça me rappelle quand j’avais rencontré Kenta-kun. Il m’avait surprise en train de m’endormir debout.

Je vois. C’est encore arrivé.

« Kyou-san, fais-le. »

« Endurance ! »

Je sentis un peu de force revenir, mais j’étais encore sur le point de m’endormir.

« Je suppose que c’est la limite. Rine, soutiens-la un peu. » Je sentis comment Kenta-kun s’éloigna de moi, tandis que Katarine-san me souleva sous mes épaules. J’ouvris les yeux et je vis Kenta-kun, mettant son sac à dos à l’envers. « Mets-la sur mon dos. »

 

Vous gagnez 1 PMA.

Votre mari est prévenant et vous laisse monter sur son dos, alors que vous êtes trop fatiguée pour même marcher.

 

Je le sens. Son dos. Mes bras tiennent son cou, pendant qu’il met ses bras sous mes genoux. Tout mon corps touchait son dos, même si je ne sentais que son armure et le capuchon qu’il portait. J’avais mis ma tête sur son épaule, et un bruit étrange était venu de ma gorge.

C’était le bonheur. Mon corps était heureux. Mon esprit était à peine capable d’en ressentir le mal. Il était trop fatigué.

« Rine, Kyou-san, prenez mes mains. »

Katarine-san prit sa main sans hésitation. Elle voulait déjà boucher les oreilles de Kenta-kun. Son oreille et la mienne n’étaient qu’à une portée de main. Si près du but.

Momo demanda. « Pourquoi ? »

« Il fait trop sombre pour vous, et je ne veux pas mettre de sources de lumière. Même si cela n’aide probablement pas les hiboux, une source de lumière nous trahirait à des kilomètres à la ronde. Je veux encore augmenter la vitesse, alors à moins que vous ne vouliez tomber dans la tanière d’un renard ou quelque chose comme ça, vous allez prendre ma main et me laisser vous guider. »

Momo prit lentement sa main.

 

Vous gagnez 1 PMA.

Même si ce n’est pas aussi romantique qu’une balade au clair de lune, vous passez tous les quatre une bonne nuit à marcher ensemble, tout en partageant un lien physique

 

Je ressentais chacun des pas de Kenta-kun, tout en essayant de maintenir l’équilibre. C’était bien que je sois encore dans la classe d’Acrobate, ce qui l’améliorait. Je ne voulais pas le déranger davantage en étant encore plus un fardeau.

Même si je pouvais dire que j’étais sur le point de m’endormir, car tout ce à quoi je pensais, c’est à quel point c’était agréable d’être sur le dos de Kenta-kun.

 

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

Un commentaire

Laisser un commentaire