Je déteste être marié dans un monde imaginaire ! – Tome 4 – Chapitre 2 – Partie 5

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Chapitre 2 : Soirée festive !

Partie 5

Je m’étais assis devant le feu, alors que la pluie tombait sur la bâche. Heureusement que je l’avais incliné pour que l’eau coule d’un côté. Meldorn m’avait bien appris.

J’avais sommeil, mais c’était normal. Dommage que je ne puisse pas continuer à utiliser mes compétences de détection sans brûler mon endurance, sinon, je me sentirais beaucoup plus en sécurité. Je n’en utilisais donc que quelques-unes toutes les dix minutes environ, ce qui me permettait de contrôler ma consommation d’endurance.

Rine dormait encore et Ara-san aussi. Kyou-san avait eu quelques problèmes au début, mais maintenant elle dormait aussi. C’était facile à le dire quand on utilisait Focalisation.

Pas d’écureuils, d’oiseaux ou d’autres animaux jusqu’à présent, ou encore des monstres. Je m’étais frotté les yeux. Rester éveillé longtemps n’était pas bon, mais je pouvais le faire.

Soudain, j’entendis un cri silencieux, et l’entrée de la tente de Rine et d’Ara-san s’était ouvert. Ara-san était sortie en rampant et se précipita à mes côtés. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » Elle transpirait beaucoup.

« Peut-être que tu as fait un cauchemar dans ton sommeil, » déclarai-je.

« Je ne sais pas. Je sentais juste quelque chose s’approcher et mon corps a bougé par instinct, mais je ne voyais presque rien, » répondit Ara-san.

« Je t’avais prévenue, » déclarai-je.

« Parles-tu des habitudes de sommeil de Katarine-san ? » demanda Ara-san.

« Oui, » répondis-je.

« Alors elle essayait de me tuer !? » demanda Ara-san.

« Peut-être. Je pense que des mouvements soudains suffisent pour le déclencher ou toute autre sorte d’intention meurtrière, » répondis-je.

Le bout de ses oreilles se baissa. « C’est pour ça que Momo me demandait tout le temps si c’était bon. Mais nous ne pouvions avoir que ces tentes, » de toute façon, comme Aroahenn était une petite communauté, c’était déjà un miracle que nous ayons pu avoir deux tentes.

« Eh bien, tu peux dormir dans la tente de Kyou-san. Je fais la garde de nuit, » déclarai-je.

« Pourquoi ? » demanda Ara-san.

« Les monstres, » répondis-je.

« … Je peux le voir, mais est-ce que c’est vraiment tout ? » demanda Ara-san.

« Comment en es-tu arrivée à cette conclusion ? » demandai-je.

« Tu avais hâte de patrouiller la zone plusieurs fois avant que nous nous endormions, » répondit Ara-san.

Je vois. Alors, au lieu de blâmer mon malaise, Ara-san était arrivée à une conclusion plus logique. Comme je m’y attendais d’elle.

Eh bien, Ara-san devrait être capable de gérer cette information. « Quand on a quitté Aroahenn, j’ai vu un écureuil nous regarder. Puis un autre, après la bagarre avec les coccinelles. Peut-être qu’ils sont impliqués d’une façon ou d’une autre. »

Les oreilles d’Ara-san bougèrent de manière irrégulière… J’avais complètement oublié qu’elle avait eu une histoire avec ces écureuils, donc c’était probablement celle qui pouvait le moins le supporter.

Maintenant, le chat était sorti du sac. « Je n’en ai pas vu d’autres jusqu’à maintenant et je suppose que la moitié de la nuit est finie. Nous devons rester concentrés et ne pas précipiter les décisions. Si on suit leurs appels, nous sommes déjà perdus. Et… peut-être, juste peut-être, j’ai tort. » Cependant, si j’avais raison, les écureuils avaient fait équipe avec les onis, et pour une raison quelconque, ils essayaient de nous faire tomber. Correo avait quelque chose à voir avec l’attaque des démons et il avait aussi été attaqué par les scarabées.

Coïncidence ? Je ne pense pas. Il avait très probablement monté l’attaque tout seul pour gagner notre confiance. Je ne lui avais jamais fait confiance.

« Je n’arrive plus à dormir, » Ara-san n’était pas du tout soulagée.

« Alors, puis-je te laisser la garde de nuit ? » Si quelqu’un était réveillé, ça me suffisait. J’avais sommeil.

« Ne me laisse pas seule ici ! » s’exclama Ara-san.

« Phew, » j’avais pris mon sac à dos, j’avais sorti une autre couverture et je la lui avais donnée. « Même près du feu, il fait encore froid. »

« Je te remercie, » elle avait pris la couverture et l’avait mise autour d’elle.

Puis elle s’appuya sur moi. « Hey. »

« S’il te plaît, laisse-moi-le faire. J’ai peur, » déclara Ara-san.

Regarde cette elfe, qui a peur des écureuils ! S’il y avait un PNJ comme ça dans un jeu, toute la communauté du jeu appellerait ça des conneries.

« Phew. Alors, parlons de ce qu’il faut faire, » déclarai-je.

« Nous ne savons pas grand-chose de ce dont l’ennemi est capable, à part une cruauté sans limites » déclara Ara-san.

Qu’est-ce que ces écureuils t’ont fait ? « Une vraie veille nocturne pourrait devenir obligatoire. De plus, nous n’avons pas beaucoup progressé, alors peut-être devrions-nous nous arrêter ici et là pour essayer de gagner de l’expérience sur le chemin, » déclarai-je.

« Mais cela nous ralentira, ce qui facilitera l’élaboration d’un plan par les ennemis, » répondit Ara-san.

« Nous sommes bien équipés, donc nous pouvons nous le permettre. Comme tu l’as dit, nous ne savons pas de quoi l’ennemi est capable, alors nous ne pouvons pas élaborer une véritable stratégie. De plus, nous avons déjà couvert les formations de base, » déclarai-je.

« Alors peut-être qu’on devrait enfin décider comment dépenser les PMA, » déclara Ara-san.

« J’y ai déjà pensé. J’opterais pour un mélange d’augmentation de bonus à nos Attributs et pour augmenter la portée. Ces bonus sont plutôt bon marché et de bonnes bases ne se retourneront pas contre moi au moins, » déclarai-je.

« Je pensais que tu voulais augmenter le gain d’expérience à nouveau, » déclara Ara-san.

« C’est toujours ce que je veux, mais je pense qu’augmenter nos bases est encore mieux dans cette situation. Et si nous augmentons la portée, nous pourrions nous battre tout en profitant les uns aux autres. Il est utile de donner un coup de pouce à nos Attributs simplement en étant près l’un de l’autre, surtout si ce n’est pas seulement une faible valeur comme maintenant, » répondis-je.

« Je vois de quoi tu parles. Quelle est la portée en ce moment ? » demanda Ara-san.

« Environ un mètre, » répondis-je.

« Ce n’est pas grand-chose, » déclara Ara-san.

« Si nous pouvions l’augmenter à dix mètres, cela nous aiderait beaucoup, » déclarai-je.

« Et si nous faisons cela, nous pourrions encore avoir assez de points pour augmenter le bonus plusieurs fois, » déclara Ara-san.

« Exactement. »

« Alors, nous devrions en parler avec Katarine-san et Momo, » déclara Ara-san.

« Est-on obligés de le faire ? » demandai-je.

« Nous devons tous confirmer chaque achat, et ce serait troublant pour elles si elles se réveillaient avec un tel message, » déclara Ara-san.

« … Très bien, » répondis-je.

« Peux-tu penser à d’autres moyens de faire face au danger arrivant vers nous ? » demanda Ara-san.

« Tu veux dire à part nous renforcer ? » demandai-je.

« Oui, » répondit Ara-san.

« Sur le plan stratégique… Je ne crois pas, non. » Je savais déjà comment fonctionnent les compétences de chaque membre du groupe et je ne savais pas de quoi l’ennemi était capable.

Si nous nous préparions trop à quelque chose que nous connaissions déjà, nous pourrions être désagréablement surpris au moment où quelque chose d’autre surgissait.

Donc je pensais à une autre façon. « Peut-être qu’on pourrait changer de cap et aller directement au sud d’abord jusqu’à ce qu’on prenne la route. »

« Mais dès qu’on le fait, on est très prévisibles. Dans la nature, on peut encore prendre plusieurs chemins, d’autant plus qu’on manque de points d’orientation sans le soleil et les étoiles, c’est plus difficile de nous piéger, car on ne sait pas trop où on va, » déclara Ara-san.

« Tu marques un point. Y a-t-il d’importants villages sur la route ? Je vérifie juste les alternatives, » déclarai-je.

« Quelques-uns. La plupart d’entre eux sont bien défendus contre les attaques de l’extérieur, » déclara Ara-san.

« Comme Aroahenn, hein ? » J’ai vu à quel point c’était sûr ! Bien sûr, je suis à nouveau sarcastique.

« C’était une attaque de l’intérieur, et ce n’était pas si désastreux si on y pense. C’était juste soudain, » répondit Ara-san.

« Ouais, ouais. Mais peut-être qu’il y a une autre voie, alors nous devrions revoir la situation. Répète-moi tout ce que tu m’as dit auparavant, même la plus petite information, que tu aurais pu oublier de me dire, » déclarai-je.

« Espèce de tyran ! » s’exclama Ara-san.

« C’est moi, ça. Maintenant, dis-moi ! » déclarai-je.

C’est à propos de nos vies, tu sais ?

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