J’ai été réincarné en une Académie de Magie ! – Tome 7 – Chapitre 164 – Partie 1

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Chapitre 164 : La fin de la rage fantomatique

Partie 1

[Point de vue de Shanteya]

La bataille entre moi et le Maître de la Guilde avait repris, mais cette fois, avec une intensité plus féroce et bien plus impitoyable qu’auparavant. L’épée d’obsidienne alimentée par sa magie noire dégageait une aura inquiétante, tandis que ses attaques visaient toutes mes articulations ou mes points vitaux. Je devais aussi faire de mon mieux pour bloquer chacune de ces attaques. Mon corps se déplaçait seul la plupart du temps, mais grâce à ma vitesse, je pouvais éviter les plus dangereux.

Il était très peu probable qu’il puisse briser l’Armure magique de ce clone avec son épée, mais je n’étais pas prête à prendre le risque. J’avais esquivé, paré et bloqué ses attaques comme si ma vie en dépendait. Il n’y avait plus de place pour les erreurs dans nos mouvements. C’était comme un ballet entre artistes martiaux professionnels. Lorsqu’il cherchait à augmenter sa force, je lui emboîtais le pas, lui correspondant parfaitement. Lorsqu’il augmentait sa vitesse, je faisais de même. Je ne m’étais pas permis de prendre du retard, même d’un millimètre.

Lorsqu’il avait atteint le sommet de sa force et de sa vitesse, j’avais poussé plus loin et j’avais brisé l’immobilisme. Mon poignard avait effleuré son Armure magique, l’écaillant juste un peu. Il avait alors fait un pas en arrière, mais j’avais fait un pas en avant et j’avais avancé mon poing vers lui. Il l’avait bloqué avec sa main, ce qui avait provoqué une fissure dans son Armure magique.

L’expression de surprise sur son visage en disait long, mais il s’était remis tout aussi vite. Une pointe d’ombre avait jailli de son poignard, dirigée vers mon cœur. Je l’avais bloqué avec ma main, le poussant sur le côté pendant que je tournais en l’air, atterrissant de l’autre côté de la pièce.

Au moment où mes pieds avaient touché le sol, j’avais lancé et relâché un sort de vent derrière moi, qui m’avait fait voler vers mon ennemi le plus détesté.

Une barrière d’ombres s’était formée devant moi, mais je l’avais juste frappée. L’explosion de puissance avait suffi à la faire disparaître, mais je savais qu’il n’était pas derrière. Le Maître de la Guilde avait utilisé un sort de camouflage et s’était caché dans l’ombre, hors de mon champ de vision.

Quand la barrière des ombres avait disparu, il était réapparu à ma droite, en me frappant avec son épée d’obsidienne. Je l’avais à peine évité, mais le bord avait quand même ébréché mon Armure magique.

C’est à ce moment que nous avions tous les deux sauté de l’autre côté de la pièce.

« Tu n’es donc pas intouchable. » Il avait souri en se penchant vers l’avant.

« On peut dire la même chose de vous, » avais-je répondu.

J’avais sauté en avant, envoyant ma magie dans le sol et disant au sol sur lequel nous nous tenions de se défaire et de se transformer. Une pointe de pierre avait surgi alors que des vrilles d’ombre se formaient autour de lui, toutes visant le Maître de la Guilde, mais il avait immédiatement remarqué le danger et avait sauté. Je m’étais penchée en réponse et j’avais concentré le mana en un sort [Lance-flammes] dans chaque paume. Quand il avait été juste au-dessus de moi, j’avais libéré les deux sorts juste devant lui.

« Futile ! » cria-t-il en coupant les deux sorts avec son épée, provoquant la dissipation d’une partie de ce mana dans l’air.

J’avais arrêté les sorts et j’avais sauté sur le côté. L’elfe avait attaqué, et l’épée d’obsidienne avait été poignardée à l’endroit même où je me trouvais il y a un instant. Il claqua sa langue en me regardant fixement et m’envoya une volée de pics de glace. Pour me défendre contre eux, j’avais utilisé mes poignards pour les transpercer. Le maître de la guilde avait profité de ce moment pour se glisser sur le côté et lancer une attaque sur moi. À ce moment, j’avais fait appel à une barrière de vent pour arrêter son attaque, mais il avait utilisé quelque chose d’assez inattendu.

Jetant ses vrilles d’ombre derrière lui, dans mon point aveugle, il les avait utilisées pour se pousser en avant et se forcer à traverser ma défense. Son épée d’obsidienne rongeait le mana de la barrière, coupant le fil qui le constituait, mais elle pouvait encore tenir si je faisais simplement couler beaucoup plus de mana qu’il n’en dissipait avec elle. Une ou deux autres couches du bouclier auraient pu empêcher qu’il m’atteigne, mais je n’avais pas assez de temps pour le lancer.

L’épée avait percé le bouclier et avait ensuite atteint mon Armure magique.

Au-dessus de nous, où Illsy regardait le combat avec mon moi originel, il avait froncé le sourcil en voyant l’attaque et avait serré sa prise sur ma main.

L’épée d’obsidienne essayait maintenant de dissiper la magie qui m’entourait.

 

CRACK !

 

Mon armure magique avait émis un son terrible alors que la pointe de l’épée essayait de percer pour m’atteindre.

 

CLANK!

 

La lame n’avait pas pu passer mon Armure divine, et j’avais donné un coup de pied à l’elfe dans l’estomac, le renvoyant dans une des bibliothèques.

« Argh… Juste un peu plus, » il grogna en se levant du sol.

« Ce n’est qu’une fissure, » avais-je dit.

« Le premier d’une longue série…, » répliqua-t-il en me montrant un sourire en coin.

À la surface, j’avais regardé Illsy et j’avais dit. « Maintenant ».

D’un signe de tête, il s’était soulevé du sol à l’aide de quelques coups de vent et s’était ensuite déplacé juste au-dessus du plafond de verre du bureau du maître de la guilde. Visant avec sa paume, il avait ensuite lancé cinq puissants pics de glace, qu’il avait envoyés voler vers les cinq coins du plafond. Les enchantements qui le soutenaient n’avaient pas pu résister et leur magie s’était rapidement dissipée, laissant le verre fragile se briser et tomber au sol en dessous.

Cette attaque était tout sauf simple et ordinaire. Le maître de la Guilde de la rage fantomatique n’avait pas d’enchantements fragiles pour protéger son bureau, donc les attaques normales ne pouvaient pas passer. En fait, chacun de ces pics de glace lancés par mon mari pouvait percer l’armure magique de n’importe lequel des Suprêmes que j’avais rencontrés jusqu’alors et les embrocher avant même qu’ils ne réalisent qu’ils étaient morts.

Mon clone avait levé la tête et avait rapidement esquivé les tessons qui tombaient. L’elfe avait fait de même et quand la poussière s’était dissipée, il avait levé les yeux. Un froncement de sourcils était apparu sur son visage à la rencontre du regard froid et impitoyable de mon mari.

Illsy était en colère parce qu’il avait réussi à briser l’armure magique et même à égratigner l’armure divine de mon clone en dessous.

« Hou ? Tu as apporté des renforts, semble-t-il, » il avait fait une remarque, puis il m’avait regardée.

« Non, » j’avais secoué la tête.

« Hm ? »

« Mon mari n’est ici que pour assister au moment de votre disparition, » lui avais-je dit.

« Ton mari ? Illsyore Deus ? » Il avait alors levé les yeux vers la lueur froide qui le voyait comme un simple insecte. « Donc, c’est ce fameux Donjon… Ce sera très amusant… agréable même de prendre sa vie juste après que j’ai pris la tienne… Et puis…, » il m’avait regardée après ça. « Je vais m’en prendre au reste de ta famille. Pour l’impudence d’aller contre moi… tu ne mérites pas une famille, » il m’avait menacée.

Ces mots étaient terribles à écouter, mais ils n’étaient pas aussi effrayants et dommageables qu’ils l’auraient été il y a longtemps. Si je ressentais une peur ou une inquiétude de sa part, cela signifierait qu’une partie de moi croyait que cette ordure pouvait réellement gagner contre moi… et plus encore, contre Illsy.

C’était… risible.

« N’avez-vous jamais eu peur ? » lui avais-je demandé.

« Hm ? » il cligna des yeux, surpris par moi.

J’avais levé la main et j’avais claqué des doigts.

Quatre de mes clones s’étaient approchés du bord de la pièce et avaient fait connaître leur présence, tandis que les autres avaient quitté le long couloir sombre à un rythme calme. L’expression de son visage en était une de surprise et aussi un peu d’horreur lorsqu’il avait réalisé combien de clones il y avait. Bien sûr, le seul à avoir un souffle hagard et une égratignure sur son armure était celui contre lequel il s’était battu jusqu’à présent.

« Laissez-moi vous dire une chose…, » déclara le clone alors que les quatre du haut avaient sauté. « Vous n’êtes pas digne de vous battre contre le vrai moi, » avais-je dit en le transperçant de notre regard froid.

« I-Impossible ! Je n’ai pas du tout senti votre présence ! » cria-t-il.

« Ne comprenez-vous pas ? Je vous laisse sentir ma présence, » déclara le clone, puis elle claqua à nouveau des doigts.

Nous l’avions toutes attaqué en même temps. C’était comme une tempête d’illusions, mais malheureusement pour lui, pas même un de mes clones n’était aussi faible qu’une de ces choses. Je savais aussi lancer des illusions de masse, mais elles n’étaient rien de mieux qu’une simple distraction. Elles ne pouvaient pas se battre, et une solide illusion était très similaire à celle d’un de mes clones, à l’exception du fait qu’elles ne pouvaient pas faire de clone et ne pouvaient pas régénérer leur propre réserve de mana.

« Ceci… est… IMPOSSIBLE ! » cria le Maître de la Guilde alors qu’il essayait désespérément de se battre contre moi.

Sa précieuse épée ne nous atteignait pas. Le poignard avait tranché dans le vide, et ses yeux ne savaient pas laquelle d’entre nous suivre. Pendant ce temps, nos poignards pouvaient l’atteindre, nos épées pouvaient le couper, mais nous ne visions pas un coup fatal. En utilisant mes clones, j’avais réduit son mana et je l’avais utilisé comme une balle rebondissante, le poussant à gauche et à droite, presque comme si nous jouions avec lui.

En fait, il n’était pas si lointain de déclarer que nous jouions effectivement avec lui. Nous montrions notre supériorité et la facilité avec laquelle nous pouvions le tuer. Contre l’un de mes clones, il avait peut-être un peu lutté, mais contre dix de mes clones, c’était une domination totale. Comme je m’y attendais, aucune de ses attaques ne nous avait atteints, et pourtant nos attaques avaient transpercé son Armure magique.

Le plus troublant pour moi en ce moment n’était pas la tactique ou le pouvoir à utiliser contre lui, mais plutôt la façon dont je me voyais. Avec tant de points de vue et de corps à contrôler, je m’étais souvent perdue dans la façon dont je m’adressais à moi-même ou aux autres. C’était généralement « nous » lorsque je faisais référence à un ou plusieurs clones en même temps, et « je » lorsque je faisais référence à un clone individuel ou à l’original. Mais le fait que ce soit ce qui me perturbait en ce moment en disait assez sur la façon dont j’avais maîtrisé le maître de la guilde des assassins de la guilde de la rage fantomatique.

Si j’avais annulé ma compétence « Suprême » et sauté dans la bataille avec mon corps d’origine, sans même le toucher, il n’aurait même pas pu me voir. Après tout, il l’avait dit lui-même, il ne sentait pas la présence de mes clones, mais mon corps d’origine avait toujours été là, le regardant de haut, et pourtant ses propres yeux refusaient de me regarder. Cette compétence, cependant, n’avait jamais fonctionné contre Illsy. Il me trouvait toujours presque immédiatement, alors pendant longtemps, du temps de l’île des Boss, j’avais pensé que ça ne marchait pas du tout. C’est Nanya et Ayuseya qui m’avaient prouvé que j’avais tort, quand j’avais utilisé cette compétence pour me cacher et cacher Illsy quand nous étions… ahem, en train de nous amuser.

« C’est… ridicule. Un tel pouvoir, » l’elfe grogna en essayant désespérément de nous tuer, mais en vain.

Je regardais cet idiot de Maître de Guilde alors qu’il se fatiguait et s’épuisait lentement. L’armure magique qui le protégeait de mes attaques s’effritait peu à peu, tandis que par endroits, mes poignards atteignaient déjà ses vêtements et sa peau. Si j’appuyais un peu plus fort sur un poignard, la coupure se ferait et le sang se répandrait.

Pas encore, avais-je pensé en le regardant qu’il avait du mal à suivre et à se défendre.

Bien sûr, je m’étais aussi assuré qu’aucun de ses sorts ne soit jeté. Quand il avait tendu la main et avait essayé de m’envoyer ces vrilles de l’ombre, elles avaient été détruites presque immédiatement par nos poignards.

Je prolongeais cette bataille aussi longtemps que je le pouvais, sans le laisser reprendre son souffle ne serait-ce qu’une seconde. Je l’intimidais littéralement à ce moment-là, et il le savait. Il était en colère et désespéré de se sortir de cette situation, de fuir au moins s’il ne pouvait pas me porter un seul coup.

Après environ quinze minutes, je m’étais retirée, sautant au bord de la pièce alors que nous maintenions notre regard sur lui.

« Huff! Huff! Huff! » il respirait avec force.

L’épée et le poignard dans ses mains tremblaient, ses genoux tremblaient et il semblait pouvoir à peine se tenir debout. Les beaux vêtements qu’il portait avaient tous été déchirés en lambeaux. L’armure magique qui, selon lui, le protégerait avait été découpée morceau par morceau jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une petite couche, mais elle n’était plus en mesure de le protéger, et nous le savions tous, mais le regard qu’il avait dans les yeux n’était pas celui de la peur, mais plutôt celui de la haine et de la colère.

« Vous pensez toujours pouvoir gagner ? » avais-je demandé.

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2 commentaires :

  1. La vengeance est un plat qu'il faut déguster lentement 👹

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