J’ai été réincarné en une Académie de Magie ! – Tome 4 – Chapitre 59 – Partie 2

***

Chapitre 59 : La bataille nocturne

Partie 2

[Point de vue d’Ayuseya]

Pendant que les autres étaient à la recherche d’Illsy en pleine nuit, j’étais restée dans l’auberge, l’attendant dans notre chambre. Pour passer le temps, j’avais regardé par la fenêtre et poli l’épée qu’il m’avait faite.

Je ne peux m’empêcher de penser à ce que Shanteya a dit... Hier soir, était-ce vraiment Illsy ou les Ténèbres dont il m’a parlé ? Cette chose a-t-elle pris le contrôle de son corps ? Peut-être qu’il l’a emmené quelque part pour construire un donjon ou pire..., avais-je pensé en essayant de ne pas trop m’inquiéter à ce sujet.

Illsy était un adulte à plus d’un titre, donc il aurait dû être capable de prendre soin de lui sans problème. Que ce soit des bandits ou des Suprêmes, je doutais à peine qu’il y ait quelqu’un dans cette ville capable de l’affronter. La seule menace pour lui était l’obscurité à l’intérieur de lui.

Si ce qu’il avait dit à ce sujet était vrai, alors ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne tombe sous son contrôle ou apprenne à le contrôler. Ce que je ne comprenais pas, c’est pourquoi il ne l’avait pas fait plus tôt ? Pourquoi manquait-il de motivation et de désir pour repousser la seule menace à sa vie avec nous ?

Je ne peux m’empêcher de me demander si, pour une raison ou une autre, Illsy ne peut pas accepter sa vie avec nous... et cette obscurité est en fait un moyen pour lui de fuir si jamais les choses deviennent trop... compliquées. J’avais secoué la tête.

C’était une pensée très étrange, complètement irréaliste et improbable. Pourquoi Illsy aurait-il l’impression de ne pas pouvoir accepter sa vie ? C’était un donjon après tout... Si c’était un paysan maltraité, je pourrais comprendre, mais lui ? Non... ce n’est pas possible.

J’avais arrêté de polir ma lame et j’avais baissé la tête.

En fermant les yeux, j’avais dit. « Soupir... Illsy, où es-tu ? »

 

☆☆☆

[Point de vue de Shanteya]

Peu de temps après avoir quitté l’auberge, j’avais senti la présence de cinq étrangers qui me suivait. Ce n’était pas des assassins. Si c’était le cas, leurs traces auraient été complètement effacées. Sans dévoiler le fait que je savais qu’ils étaient à mes trousses, j’avais continué ma recherche du Maître. Ces personnes pourraient être liées à sa disparition et si c’était le cas, je devais faire attention. Le Maître était un Seigneur Donjon Divin avec des capacités qui surpassaient de loin un Suprême. Le capturer ou même le blesser n’avait pas été un exploit facile pour quelqu’un sous le Rang Suprême.

J’avais pris un virage à droite et m’étais dirigée vers l’un des quartiers les plus sombres de cette ville. Une bataille était imminente, alors je devais au moins choisir un champ de bataille favorable pour moi. Contrairement à avant, j’étais beaucoup plus forte maintenant, et je connaissais même un sort ou deux, mais la plupart de mes compétences étaient encore de Rang Maître ou sous celui-ci. Je n’avais pas encore appris le sort du Rang Empereur.

Pour ce qui était des compétences, Tamara était la plus faible de nous toutes parce qu’elle n’en avait pas, puis elle était suivie par Ayuseya. Quand il s’agissait de force brute et de vitesse au combat, Ayuseya était bien au-dessus de moi. C’était probablement dû à l’augmentation de puissance que nous avions toutes reçue du Maître. En tant qu’esclave, je ne pouvais pas en avoir autant que ses femmes.

Mais même ainsi, je n’avais rien à craindre, même si je devais affronter un aventurier du Rang Divin, peut-être même un aventurier de Rang Suprême inférieur, mais cela était valable tant qu’ils n’utilisaient pas de compétences écrasantes.

« Stop ! » Un homme habillé en noir et portant un capuchon avait sauté devant moi et avait levé la main.

J’avais jeté un coup d’œil sur lui et j’avais dégainé mon poignard. Ça allait finir en bataille, alors j’avais fait le premier pas. Faisant un pas de côté dans l’ombre, je m’étais précipitée vers lui avec l’intention de le faire tomber.

« Tch ! Attaquez ! » avait-il ordonné dès qu’il m’avait vue disparaître.

Apparaissant derrière lui, je l’avais poignardé entre les côtes et je l’avais ensuite jeté au sol.

« Léopol ! » cria l’un d’eux.

Comme à l’époque où j’étais assassin, je me serais retirée dans l’ombre et j’aurais attendu qu’une autre proie se montre. Mon attaque soudaine les avait surpris, et ils avaient tous formé un cercle, dos à dos. La forme de défense la plus typique et la plus efficace. Dans ma jeunesse, j’aurais fui maintenant, mais je n’étais plus la même.

En pointant ma main vers le groupe, je m’étais concentrée sur mon mana, puis j’avais chanté à voix basse l’incantation pour le sort de [Boule de feu]. Quand cela avait été fait, je l’avais laissé se déchaîner. Une boule de feu d’un mètre de diamètre avait volé vers eux et avait fait exploser cet endroit. Ils s’étaient dispersés dans quatre directions pour échapper à l’explosion.

L’explosion avait détruit le toit du bâtiment et probablement blessé s’occupant, ce qui avait alarmé tout le monde autour, mais ce chaos me convenait parfaitement. Alors que l’un d’eux ne savait pas quoi faire, je m’étais glissée derrière lui et je l’avais frappé au visage. Son armure magique avait tremblé, mais elle ne s’était pas brisée, alors je l’avais encore frappé.

Avant qu’il n’ait eu la chance de crier à l’aide, je l’avais attrapé par la gorge et l’avais traîné dans une ruelle voisine.

Pressant le bord de mon poignard contre son cou, je l’avais regardé dans les yeux. Et je lui avais demandé. « Qui êtes-vous et pourquoi êtes-vous après moi ? »

« C’était un ordre du prince. Je ne sais pas pourquoi ! S’il vous plaît, épargnez-moi ! » cria-t-il.

Par pitié, je l’avais assommé avec un coup derrière la tête.

« La voilà ! La voilà ! Elle a tué Leroy ! » J’avais regardé à ma gauche et j’avais vu un homme furieux lever son épée.

« Jenkins ! Stop ! » cria un autre, mais l’imbécile n’écouta pas.

Il s’était précipité vers moi en hurlant. J’avais sauté en arrière et je m’étais enfuie, mais à l’intersection suivante, j’avais tourné à gauche et j’avais sauté par une fenêtre au premier étage. Il faisait noir à l’intérieur, mais je pouvais entendre les propriétaires parler derrière la porte de ce qui se passait à l’extérieur.

« Où est cette shikak !? » cria Jenkins.

Dès qu’il était passé en bas, j’avais sauté par la fenêtre et je l’avais suivi en douceur. Avant qu’il ne me remarque, j’avais planté ma dague entre ses plaques d’armure et directement dans son poumon droit. Le poignard du maître ignorait une partie de son armure magique, ce qui en faisait une arme brillante pour un assassin comme moi.

« Toi... shikak... » déclara-t-il avant de tomber par terre, toussant et crachant du sang.

L’homme s’était évanoui en raison du choc, mais il était encore en vie, de peu. Je l’avais tourné sur le côté pour qu’il ne se noie pas dans son propre sang, puis je m’étais enfuie de la scène du crime. Techniquement parlant, le premier homme que j’avais attaqué avait autant de chances de survivre que ce Jenkins.

En regardant son armure, j’avais réalisé qu’ils n’étaient pas des soldats typiques. C’était des chevaliers ou peut-être même des gardes royaux. Quoi qu’il en soit, je ne comprenais pas pourquoi un roi en avait après nos vies. Avais-je tué des membres de sa famille ou des amis lors d’une de mes missions passées ? Non... ce n’est pas possible. J’avais surtout opéré dans l’Empire Paramanium.

Alors ? Peut-être que ça a quelque chose à voir avec Illsy ? A-t-il fait ou dit quelque chose à ce prince pendant son absence ? m’étais-je demandé.

Il s’agissait de la possibilité la plus probable à moins que Nanya ou Ayuseya ne soient responsables de cette attaque-surprise. De toute façon, je n’avais pas l’intention de me laisser capturer. Je devais fuir loin de ces agresseurs. Le fait de me réunir avec Nanya, Ayuseya et Tamara était ma priorité en ce moment. Il se passait quelque chose, et je devais les prévenir tout de suite.

« Écoute, misérable El’Doraw ! Je sais que tu es là ! Si tu ne te rends pas tout de suite, ton amie nekatare aura besoin d’un nouveau bras ! » la voix grondait sur les toits.

Une amie Nekatare ? avais-je réfléchi. Et mes yeux s’étaient écarquillé en réalisant de qui il parlait. Tamara !

Serrant la poignée de mon poignard, je l’avais rengainée et j’avais sauté sur le bâtiment. S’il mentait, j’allais m’enfuir, mais elle était là, et il avait des renforts. Huit autres hommes à capuche l’avaient rejoint.

« Écoute, nous voulons te prendre vivante, mais si tu nous forces, nous ne serons pas tenus responsables de t’avoir amené ici sans un bras ou deux. Est-ce que tu me comprends ? » demanda l’homme qui semblait être leur chef en pointant une épée vers Tamara.

Deux d’entre eux tenaient la nekatare, l’un tirant son bras, l’autre la tenant immobile. Elle était inconsciente, mais respirait encore.

« Je comprends, » avais-je dit. Je m’étais agenouillée avec les mains en l’air.

« Bien, » sourit-il.

Deux de ses hommes s’étaient approchés de moi, m’avaient attrapé les mains et m’avaient menottée.

Des entraves magiques qui réduisent la puissance de moitié..., avais-je pensé qu’en sentant ma force diminuer.

Ces choses n’étaient pas un problème pour moi. Je pouvais encore m’enfuir d’ici et même en tuer deux ou trois, mais j’étais certaine qu’ils tueraient Tamara avant que j’aie eu la chance de la sauver. Si je revenais au Maître sans elle, il serait certainement furieux contre moi. Après tout, c’était mon travail de protéger l’enfant pendant son absence.

« Je ne m’attendais pas à ce que tu sois si forte. Pour tuer deux de mes hommes comme ça, c’était aussi des Divins..., » il secoua la tête.

« Si vous vous dépêchez, vous pouvez peut-être encore les sauver, » avais-je dit, en espérant que ça l’empêcherait de déclencher sa colère sur Tamara.

« Je vois. Vous quatre, allez fouiller les lieux ! Tout de suite ! » il ordonna à quelques hommes derrière lui.

Puis il m’avait regardée. Je l’avais fusillé du regard, lui montrant que je n’avais pas peur de lui.

« Emmenez-les au donjon. Le prince voudra leur parler, » ordonna-t-il.

« Oui, Sire ! » répliquèrent les autres et ils me traînèrent, enchaînée.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

7 commentaires

  1. merci pour cette horrible deuxième partie (pas la trad qui est bien, horrible ce qui ce passe dans l'histoire). Illsy doit vite régler la situation... (pauvre tamara, il ne faut pas que quoi que se soit lui arrive...) j’espère que rien de grave n'arrivera (sauf au prince évidemment^^).
    hâte de savoir comment sera régler tout ça!!!

  2. Merci pour le chapitre, une gaffe ici :

    L’explosion avait détruit le toit du bâtiment et probablement blessé s’occupant,

  3. Merci pour le chapitre

  4. Merci pour ce chapitre

Laisser un commentaire