J’ai été réincarné en une Académie de Magie ! – Tome 3 – Chapitre 29

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Chapitre 29 : Et c’est ainsi que ça commence….

Soulevant la tête depuis la poitrine de mon El’Doraw, j’avais regardé vers la princesse draconienne. Mes paupières étaient lourdes, mais je n’étais pas fatigué au point de ne pas remarquer la belle vue exposée devant moi.

Ayuseya portait une chemise de nuit rose partiellement transparente qui couvrait à peine sa poitrine. Son corps habituellement dissimulé était maintenant exposé, ce qui me permettait d’en savourer chaque zone, à l’exception de sa région inférieure, où elle portait une culotte. Ses écailles dorées étaient visibles à travers le tissu, me faisant savoir leur présence sur son ventre, ses hanches, la partie inférieure de sa poitrine, juste au-dessus des dernières côtes, sous ses genoux, ses tibias, ses bras et sa clavicule. Avec sa queue enroulée devant, un regard un peu timide pointé vers le bas, et une mèche de ses longs cheveux roux qui tombaient sur sa joue droite, Ayuseya était un joli spectacle à contempler.

Ma bouche s’était ouverte involontairement, et Shanteya l’avait fermée pour moi.

« Que se passe-t-il ? » demandais-je, déconcerté par cette agréable surprise.

« Je…, » elle avait été surprise par ma question et m’avait regardé avec ses yeux rouges de draconienne.

« Hm ? » J’avais incliné ma tête vers la gauche et j’avais essayé désespérément d’enlever toutes les mauvaises pensées dans ma tête.

« Je... j’ai entendu..., eh bien, vous voyez... euh... » elle avait regardé autour d’elle, essayant d’éviter mon regard.

Sachant ce qui s’était passé avant, la façon dont elle avait pleuré, et sa situation compliquée en général, la seule raison valable à laquelle j’avais pu penser pour qu’elle se présente ainsi habillée était pour se réconcilier avec moi en utilisant son corps. Parce qu’elle m’avait crié dessus et avait pleuré après ce qui s’était passé avant ça, alors peut-être qu’elle pensait que j’étais contrarié ou en colère contre elle. Tout cela n’était que pour m’apaiser, mais cela me donnait l’impression d’être un méchant qui profiterait d’une fille innocente.

En poussant un soupir, je m’étais gratté l’arrière de la tête et j’avais réfléchi un peu à la façon d’interagir avec elle. Il était clair qu’Ayuseya n’était pas comme Shanteya, sinon la compétence [Lien de Confiance] serait apparue après cette nuit ensemble.

« Écoutez-moi, Ayuseya. Je ne suis pas contrarié ou en colère contre vous. Comme je l’ai dit, j’ai peut-être fait quelque chose de mal à l’époque, et je m’en excuse, » avais-je dit. Puis j’avais incliné la tête devant elle. « Il n’y a pas besoin de vous forcer à m’apaiser si vous ne le voulez pas. Je ne vais pas vous toucher d’une manière inappropriée. Je n’ai même pas encore touché Shanteya de cette façon. Nanya est hors de question parce qu’elle n’est jamais entrée dans mon esprit intérieur, » j’avais continué à parler avec la tête baissée devant elle.

En tant que personne née et élevée en Roumanie, je ne voyais pas la nécessité de rester dans une telle posture, mais j’avais lu quelque part que lorsque vous vous excusiez et montriez votre côté soumis à la femme que vous auriez pu bouleverser, en tant qu’homme, vous auriez une mince chance d’être pardonné instantanément. Bien sûr, j’avais lu cela sur un forum, donc la crédibilité du conseil était faible.

« Alors... qu’est-ce que vous souhaitez de moi ? » demanda-t-elle d’un ton tremblant.

J’avais dégluti et je l’avais regardée. Mes yeux avaient rapidement bougé pour se verrouiller avec les siens, mais il était difficile de ne pas remarquer l’allure tentante de son corps à peine caché.

« Pour me sentir à l’aise et en sécurité avec vous, et pas menacée... Je ne vous souhaite pas de mal. Euh, je suppose que malgré le fait d’être mari et femme selon cet anneau, nous ne pouvons pas sauter directement à être des amoureux. Je suis désolé, j’ai fait une erreur ! Alors, et si pour l’instant, nous étions tout simplement des amis ? En toute honnêteté, le premier signe de confiance que je vous ai offert est de vous amener ici, dans mon esprit intérieur. Y a-t-il autre chose que je puisse faire ? » lui avais-je demandé. Je lui avais fait un sourire ironique.

[Point de vue d’Ayuseya]

Quand j’avais mis cette chemise de nuit, je savais que je m’exposais beaucoup trop. Je ne m’étais jamais sentie aussi embarrassée de toute ma vie. L’une de mes servantes m’avait suggéré de l’utiliser sur Dankyun, car il s’agissait d’une forme populaire de séduction. Les nobles draconiennes avaient l’habitude d’attirer l’attention de leurs maris après une longue période de négligence de leur part. Je n’avais jamais eu l’intention de l’utiliser pour cet homme, car cette tenue révélait beaucoup trop de choses, cependant, je n’essayais pas de me cacher du regard d’Illsyore. Je savais que s’il y avait une faible chance de succès pour mon plan, alors je devais le faire.

Si l’ancien moi me voyait maintenant, comparaissant devant un Seigneur du Donjon en ne portant rien d’autre que cette pauvre tenue de nuit, j’aurais certainement refusé d’accepter une telle chose. Un cri de colère aurait été la première chose à échapper à mes lèvres, cependant, sans Illsyore, je n’aurais jamais pu crier à nouveau.

Alors, qu’est-ce qui m’avait traversé l’esprit quand j’avais décidé de l’approcher comme ça ? Quelles sortes de pensées folles m’avaient poussée à m’exposer à lui comme une femme dans le District Rouge ?

En regardant mon statut actuel, je n’avais aucun pouvoir et aucun allié d’une force significative. Celui qui m’avait poursuivie jusqu’ici était un Suprême, et j’avais accidentellement épousé un Seigneur du Donjon Divin. Je n’avais pas besoin d’une explication pour comprendre à quel point Illsyore pouvait devenir puissant alors qu’il démontrait déjà des capacités et une puissance qui surpassait de loin les plus anciens donjons de ce continent. La question était de savoir s’il avait le temps de devenir assez fort pour combattre Dankyun et sa petite armée sur un pied d’égalité.

Malheureusement, à ce stade, le seul qui pouvait m’offrir un coup de main était Illsyore. Vu le danger, vu la menace, il aurait dû choisir de se débarrasser de moi plutôt que d’essayer de se battre dans une bataille qui n’avait au départ aucun lien avec lui.

Malgré cela, malgré le fait que j’aurais dû le supplier et lui demander à genoux de m’aider, j’étais là, debout devant lui avec l’intention de le tester. Mon esprit parlait de raison, de me débarrasser de ma fierté, mais mon cœur en tant que femme voulait voir à quel genre d’homme mon destin était lié.

J’avais encore du mal à croire qu’en tant que donjon, il voulait m’aider. Je n’arrivais pas à croire qu’en tant qu’homme, il ne me toucherait pas et ne profiterait pas de moi. Il avait déjà défié les règles et la logique de la plupart des hommes dans ce monde.

Et si... Et si Illsyore a les mêmes plans que Dankyun et souhaite m’utiliser pour son propre bénéfice ? Était la question qui me tourmentait.

C’était étrange, mais je voulais vraiment voir, je voulais vraiment croire que peut-être... peut-être que je pouvais lui faire confiance.

Je savais que c’était une façon stupide d’essayer de voir cela, mais c’est ainsi que je voulais le tester. C’était ce que mes instincts et mes sentiments me disaient de faire : place le steak devant le loup et tu verras s’il peut s’abstenir ou non.

Même ainsi... cela s’était terminé ainsi.

Illsyore se tenait devant moi, inclinant la tête et ne m’ordonnant pas ou n’essayant pas de me faire chanter pour me soumettre. Il ne m’avait pas crié dessus parce que j’en demandais trop. Il n’avait pas examiné mes idées et mes pensées, non... il s’était simplement excusé pour quelque chose qu’il n’avait pas besoin de s’excuser en premier lieu.

J’étais la seule à blâmer... J’étais l’égoïste, mais c’était lui qui disait « désolé ».

« Actuellement, comprenez-vous au moins votre position ? » demandais-je doucement.

Il baissa les yeux un instant, plissant son front et réfléchissant longuement.

« Euh... Peut-être ? » répondit-il avec un sourire forcé.

« Vous pouvez m’ordonner de faire tout ce que vous voulez. Vous pourriez ordonner à Shanteya de me maîtriser. Vous pouvez nous faire tout ce que vous voulez, mais…, » je m’étais arrêtée à mi-chemin et j’avais regardé en bas.

Était-ce une bonne idée de lui dire de telles choses ?

« Je ne ferais jamais une telle chose, », répliqua-t-il catégoriquement en secouant la tête. J’avais cligné des yeux en raison de la surprise et j’avais déplacé mon regard entre lui et Shanteya.

« Le Maître dit la vérité... ici, dans son esprit intérieur, nous sommes libérés des chaînes de ces sorts, » déclara Shanteya en pointant du doigt son cou.

J’avais cligné des yeux une fois de plus de surprise, car je n’avais vu aucun tatouage noir autour de son cou.

Le symbole de son esclavage avait disparu, mais comment est-ce possible ?

« Avez-vous été libérée ? » avais-je demandé.

« Non. Regardez bien ! Vous n’avez pas de bague non plus, n’est-ce pas ? », m’avait-elle fait remarquer, et je m’étais souvenu que c’était bien le cas.

« En d’autres termes, vous êtes libre de suivre votre propre volonté. Je ne peux pas m’en mêler. Je ne peux pas vous ordonner de faire quoi que ce soit, et je suis plus vulnérable ici, à côté de vous deux que dehors, » avait-il avoué.

Ces paroles ressemblaient à un mensonge grotesque.

« Ça ne peut pas être vrai ! Personne ne se mettrait en si grand danger devant quelqu’un qu’il veut contrôler ! S’il l’avait fait…, » j’avais arrêté de parler et je m’étais couvert la bouche.

Ce n’est qu’à ce moment-là que j’avais compris ce que cela signifiait.

Les actions d’Illsyore étaient un miroir de ses propres pensées et sentiments. J’avais d’abord cru que cet endroit était quelque chose de semblable à une prison qu’il avait fait, un endroit secret où il pouvait librement nous contrôler comme il le désirait, mais si c’était en vérité l’endroit où il était le plus vulnérable, alors en me montrant ce côté de lui, il s’était mis dans un danger plus grand qu’aucun Seigneur du Donjon n’oserait se trouver. Je n’étais pas quelqu’un qui lui faisait confiance, mais il osait me faire confiance, croire que je n’allais pas lui faire du mal, que je n’allais pas lui faire du tort.

Des larmes s’étaient accumulées aux coins de mes yeux, mais je les avais essuyées avant qu’elles n’aient eu la chance de couler le long de mes joues.

Avec un sourire sur les lèvres, je l’avais regardé et j’avais hoché la tête.

« Être amis, c’est bien. J’aime ça... On peut être amis, » lui avais-je dit.

« C’est génial ! » déclara-t-il avec un sourire joyeux.

« Prévoyez-vous de dormir avec nous ce soir ? » demanda Shanteya.

Je m’étais souvenue de ma tenue embarrassante et de la raison pour laquelle j’étais venue ici. Ça m’avait fait rire.

« Je ne veux pas donner de fausses idées à Illsyore, alors je m’excuse pour ce soir, » lui avais-je dit d’un signe de tête.

« Dommage, » il avait l’air un peu déçu.

« Faisons les choses pas à pas, d’accord ? » lui avais-je dit, et il avait hoché la tête en réponse.

Je l’avais laissé seul avec Shanteya. Pour moi, c’était trop tôt pour penser à dormir en compagnie d’un homme même si cela s’était déjà produit. Mais à cet autre moment, je croyais en autre chose, maintenant je savais qu’Illsyore pouvait être mon ami, et il ne voulait pas me faire de mal.

Ce n’était pas grand-chose, mais c’était un premier pas vers l’établissement d’une confiance mutuelle. Je pourrais commencer à lui faire confiance petit à petit, et avec le temps, notre relation changerait peut-être.

[Point de vue d’Illsyore]

Bien qu’Ayuseya ne me fasse pas encore assez confiance pour activer le [Lien de Confiance], c’était quand même une amélioration et une grande différence par rapport à la haine. Je craignais que mon comportement imprudent ait pu finir par la contrarier à mon égard. Finalement, ma peur était inutile, elle avait accepté de commencer en tant qu’amie. C’était la façon normale de commencer une relation si je devais le dire moi-même. Ce qui s’était passé avec Shanteya était en effet soudain, mais ses circonstances et son histoire avaient permis ce genre de changement soudain. Elle avait été élevée en tant qu’assassin dans une guilde qui avait très fortement discriminé les femmes. Ses malédictions et ses douleurs avaient toutes été enlevées par moi, et sans une seconde pensée, je l’avais accueillie dans mes bras. Je l’avais réduite en esclavage, mais j’avais voulu la libérer.

Tout ce que j’avais fait était ce que je pensais qu’il aurait été normal de faire en Roumanie ou dans tout autre pays civilisé moderne, mais dans ce monde, une telle liberté et une telle volonté d’aider les autres étaient rarement rencontrées. Peut-être qu’ils étaient habitués à ce que les gens en profitent, ou peut-être que c’était la première intention que tout le monde croyait avoir. Quoi qu’il en soit, j’étais une bizarrerie selon ce point de vue, mais je n’avais pas l’intention de me changer.

En essayant de m’endormir dans les bras de Shanteya, j’avais repensé à la façon dont les gens avaient pu agir à l’époque médiévale sur Terre. Beaucoup de films et d’histoires dépeignaient l’époque d’une manière plutôt romantique et aventureuse, mais je me souvenais qu’il y en avait d’autres qui montraient la cruauté de l’époque. Les nobles étaient au-dessus des paysans. Le fait d’être né dans la bonne famille était important si l’on voulait gravir les échelons de la société. Dans les temps modernes, vous pourriez même devenir le président du pays si vous choisissez la bonne voie, mais à l’époque médiévale, d’autres l’avaient choisie pour vous. Si les gens étaient habitués à de telles lois et à la cruauté que l’on croyait inacceptable, déraisonnable et impensable au XXIe siècle, alors j’étais certainement perçu comme quelqu’un d’étrange, avec des morales et des principes erronés, mais était-ce vraiment comme ça ?

Peu importe la façon dont je le regardais, ma façon de penser était meilleure. Mon esprit et peut-être même ma personnalité avaient été le produit de centaines d’années de débats moraux, de guerres innombrables, de millions de sacrifices et de l’évolution constante de la société et de la science.

Y a-t-il un moyen d’offrir ce que je sais à ce monde ? m’étais-je demandé avant de m’endormir.

Le lendemain, les choses s’étaient déroulées comme d’habitude. Je m’étais réveillé vers 6 heures du matin, j’avais relâché Shanteya et je l’avais envoyée tuer des monstres. Pendant les deux premières heures, je m’étais concentré sur l’augmentation de la taille de mon Territoire de Donjon et la vérification du tunnel de fuite que j’avais construit la veille. J’avais réussi à ajouter 1,4 km à mon territoire. Cette fois, cependant, je n’avais pas oublié de renforcer mon armure avant de partir. C’était une routine avec laquelle je devais m’habituer, mais c’était quand même assez ennuyeux. J’avais trouvé plus intéressant de construire des trucs.

S’il y avait bien une chose dont je n’avais pas pu parler avec Nanya et Tuberculus la veille, c’était la façon dont je pouvais construire mon corps. Cela m’avait échappé hier, peut-être parce que j’étais très occupé avec le donjon et le tunnel, ou parce que cela pouvait être à cause de toute la séance de farces. En parlant de cela, une fois que j’avais fini de vérifier le tunnel, j’avais vu Nanya se lever et se promener devant l’académie.

J’avais survolé la zone et je m’étais approché d’elle.

« Bonjour, Nanya, » avais-je dit.

« Ah ! Bonjour Illsy ! En fait, je te cherchais ! » dit-elle en souriant.

« Hein ? OK ? » avais-je dit en haussant les sourcils.

« Quand je me suis couchée hier soir, je me suis souvenue que j’avais des bombes puantes dans l’une de mes commodes », elle m’avait montré une petite boule verte enveloppée dans des feuilles vertes séchées.

« Qu’est-ce que c’est ? » avais-je demandé.

« Une bombe puante ! Jette-la par terre, et elle enflammera le nez de tous ceux qui l’entourent ! Nyahahha ! » répondit-elle en riant.

« Laisse-moi deviner, c’est moi qui vais devoir les lancer ? » avais-je demandé.

« Bien sûr ! », acquiesça-t-elle.

« D’accord, je suis partant. » J’avais haussé les épaules. Quel mal y a-t-il à cela ? Je pensais.

« Super ! Allons-y ! » J’avais souri et je l’avais suivie, mais à ce moment-là, j’avais senti quelque chose de terrifiant et un message était apparu devant mes yeux.

<Une forme de vie biologique désignée comme alliée est décédée.>

« Hein ? » avais-je dit, choqué.

Ma première réaction avait été de vérifier Shanteya, mais elle était en sécurité, je pouvais encore sentir son signe de vie quelque part dans la forêt. Cela signifiait qu’il y avait quelqu’un d’autre ici qui était mort, mais ce qui m’inquiétait, c’étaient les mots : désigné comme allié.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » demanda Nanya en inclinant la tête vers la droite.

« Quelqu’un... quelqu’un vient de mourir…, » avais-je dit.

« Quoi ? Qui ? Qui est mort, Illsy ? » demanda-t-elle.

Elle m’avait regardé avec de grands yeux et avait serré les poings quand elle avait entendu la nouvelle choquante.

Tout en déglutissant, j’avais essayé d’identifier qui était cette forme de vie désignée.

« Montre-moi les données sur l’allié désigné. Affichage du dernier emplacement connu. Montre-moi n’importe quoi…, » avais-je dit que j’avais choisi les mots dans ce message.

<Zoraya Del'argo. Étudiante à l’Académie de Magie de Fellyore. Espèce : Draconien. La mort : Il y a moins d’une minute. Dernier emplacement connu : <Afficher une flèche directionnelle O/N. >>

J’avais choisi l’option et une flèche verte transparente m’avait dirigé dans sa direction.

« Zoraya Del'argo…, » avais-je dit à Nanya.

Elle m’avait suivi dans l’académie jusqu’au dortoir, tandis que je suivais la flèche. La direction qu’il nous avait prise n’était autre que la chambre de Dankyun. Une fois que je m’étais arrêté devant, Nanya n’avait pas attendu, elle avait enfoncé la porte et avait posé ses yeux sur le criminel.

« Ah ! Nanya, quelle surprise ! J’en avais fini avec cette... traîtresse, » déclara-t-il calmement en utilisant un morceau de tissu pour essuyer de ses mains le sang de sa victime.

L’homme draconien était vêtu de son armure habituelle, mais les seules parties manquantes étaient les gantelets, qui étaient laissés sur le côté du grand lit à sa gauche. Il s’agissait d’une salle réservée aux personnes de haut rang.

Bien qu’à peine décorée, puisqu’elle était généralement laissée au goût des étudiants, il y avait un détail dans cette pièce qui la distinguait des autres, un nouvel élément décoratif. Le sol avait été peint avec le sang versé par l’étudiante draconienne. Les murs, la table et les rideaux à proximité étaient également tachés par l’épais liquide rouge. Aux pieds de Dankyun se trouvait le détail troublant : le corps de l’étudiant Zoraya Del'argo.

Il n’y avait aucun doute quant à l’identité du tueur. Quant à la façon dont elle était morte, je pouvais le dire par un simple regard sur sa dépouille. Elle était nue, avec des marques rouges de fouet sur son corps. Ses bras avaient été arrachés de son corps et jetés sur le côté. La fine queue couverte d’écailles vertes avait été coupée en deux, et il y avait un trou béant dans sa poitrine. Ce genre de dommage n’avait pas été fait par magie ou par un outil, mais par les mains nues du Suprême se tenant debout à côté d’elle avec un sourire nonchalant sur son visage. Le monstre n’avait pas été découragé du tout par l’acte horrible qu’il avait commis.

La fille draconienne avait subi un sort terrible, une mort qu’elle ne méritait pas, et une fois de plus, j’avais été confronté à la cruauté de ce monde et à la folie de cet homme.

J’avais entendu parler de ce type de personnes dans mon monde, les psychiatres les appelaient des psychopathes, mais j’avais le sentiment que Dankyun souffrait aussi de mégalomanie. Bien que je ne sache pas s’il souffrait d’autres problèmes mentaux, ces deux-là étaient clairs jusqu’à présent. Le pire, c’était que cet individu qui trouvait du plaisir à tuer était un Suprême.

« Nanya, ça…, » avais-je dit, mais quand je l’avais regardée, j’avais vu sa colère.

Ses poings et ses mâchoires étaient serrés, et tout son corps était tendu, elle pouvait à peine s’empêcher de sauter vers l’avant et de l’attaquer. En fait, cela aurait pu être son intention parce que j’avais vu une aura noire semblable à mon brouillard noir, se formant autour d’elle, c’était la première fois que je la voyais ainsi, et elle était effrayante.

« Oh ? La petite Nanya est bouleversée ? Hm... Tiens, » Dankyun s’était penché vers le bas et avait attrapé la tête de la fille morte. En marchant sur sa poitrine, il l’avait décapitée d’une forte traction. « Attrape ! », et il nous avait jeté la tête.

J’avais utilisé la [Télékinésie] et je l’avais attrapée à la place de Nanya.

« Vous êtes un monstre…, » déclarai-je en regardant l’expression d’horreur laissée sur le visage de la jeune fille.

Le brouillard sombre était maintenant également libéré sur mon territoire. Cet homme, ce monstre, je ne pouvais pas le pardonner... Je ne pouvais pas le laisser vivre. Nanya m’arrêterait-elle si je l’attaquais ?

Non... elle avait été la première à l’attaquer.

« DANKYUN ! » elle grogna et sauta vers lui.

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9 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

  2. merci pour le chapitre

  3. Merci pour le chapitre

  4. Merci pour le chapitre putains g hâte de la suite

  5. Uuuh... Plutôt violent... Enfin j'étais prévenue... Merci pour le chap ^^

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