J’ai été réincarné en une Académie de Magie ! – Tome 3 – Chapitre 25 – Partie 2

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Chapitre 25 : Le dernier jour de paix…

Partie 2

De toute façon, après le départ de Shanteya, je m’étais dirigé vers mon donjon, mais pendant que je faisais cela, j’avais commencé à regarder les types d’enchantements que j’avais là, et plus spécifiquement pour l’enchantement de « voir à travers » et « améliorer la libido ». À ma grande surprise, il y en avait eu quelques-uns, mais aucun n’avait été mis comme un effet négatif. Si je devais dire ce que je pensais, ceux-là seraient entrés dans la catégorie malédiction plutôt que dans celle de l’enchantement.

Ces enchantements me donnent une bonne idée de ce qu’il faut essayer sur leurs soutiens-gorge et culottes..., avais-je pensé, mais j’avais rapidement décidé de ne pas m’engager sur cette voie.

Si je pouvais l’empêcher, je voulais éviter que mes femmes et mes esclaves ne gagnent une certaine sorte d’excitation alors que mon seul corps était celui d’un cristal flottant.

Pendant deux heures et demie, tout ce que j’avais fait dans mon donjon avait été d’enchanter chaque piège que j’y avais trouvé avec l’enchantement : Ignorer les armures magiques <jusqu’au Rang Maître y compris>. Après cela, j’avais enchanté les pièces contenant de la lave avec l’enchantement de basses températures, de sorte qu’il faisait très froid pour tout aventurier qui y entrait. Je voulais leur faire croire que la lave n’était peut-être pas réelle, et je voulais faire qu’ils aillent accidentellement s’y baigner en pensant ça. Bien sûr, je n’avais pas oublié d’enchanter la lave avec Corrosion des armures magiques et Hautes Températures. Les murs avaient reçu un enchantement de Haute Résistance, pour les rendre très difficiles à détruire ou à faire fondre. Les sections du donjon formant des labyrinthes indépendants avaient reçu des enchantements aléatoires à haute et basse température. Ceux d’Illusion et de Haute Résistance étaient appliqués sur tous les murs. J’espérais obtenir quelque chose comme un enchantement fantôme pour les murs ou des sections spéciales du labyrinthe, mais il n’y avait rien de tel dans ma liste. Tout ce que je pouvais faire, c’était de donner à certains d’entre eux un troisième enchantement : Bruit de grognement. C’était le même que celui utilisé dans les alarmes domestique et qui imitait le grognement d’un chien.

La dernière chose que j’avais faite dans le donjon avait été d’ajouter des notes griffonnées écrites sur des murs de cul-de-sac. C’était juste des railleries que j’avais imaginées un peu au gré de mon imagination :

– Pensiez-vous qu’il s’agissait de la sortie ?

– Et... êtes-vous perdu ?

– Je déteste être le porteur de mauvaises nouvelles, mais pour atteindre la sortie, il aurait fallu prendre l’AUTRE gauche !

– Note à soi-même : N’oublie pas d’ajouter une sortie de ce labyrinthe.

– Note à soi-même : Je n’arrive pas à trouver l’autre note que j’avais faite...

– Si vous voyez ce message... prenez vos jambes à votre cou !

– Le message qui vous a dit de courir était tout simplement une blague.

– Êtes-vous chauve ?

– Quelque part dans ce donjon, j’ai caché une salle remplie d’or !

– Félicitations ! Vous êtes perdus !

– Si vous lisez ce message, vous êtes vraiment perdus.

– Non, sérieusement, où ai-je mis la sortie, car je ne la retrouve pas moi-même ?

De mon point de vue, j’avais eu beaucoup de plaisir à les écrire, mais je devais être bref. Faire trop ne ferait que gâcher l’effet.

Je songeais maintenant à construire le quatrième étage, mais j’avais décidé de ne pas le faire. Je voulais m’assurer que ma salle de cristal fut en sécurité et que j’avais un moyen de m’échapper dans les profondeurs de mon donjon. Les plans pour fabriquer toutes sortes de pièges et de mécanismes de défense m’avaient traversé l’esprit pendant que je sortais de mon donjon.

« Hm ? » Je m’étais arrêté en plein vol quand j’avais senti une présence étrange s’approcher à travers la forêt. C’était un homme tout seul.

Curieux, je l’avais approché et je l’avais analysé de loin. Il portait un long manteau avec un capuchon noir pour se couvrir la tête. Il tenait quelque chose dans sa main, un petit cristal noir qui brillait et montrait le chiffre 64. Pendant un moment, j’avais cru que c’était juste un bandit quelconque, mais je m’étais rendu compte qu’il tenait le même type d’objet que Nanya m’avait montré une fois. Cet homme était un aventurier à la recherche de mon donjon.

Pauvre homme, avais-je pensé quand je l’avais imaginé entrant dans mon premier étage amélioré.

J’avais décidé de lui donner un coup de main, alors j’avais construit un piège à ressort devant lui. L’homme n’avait même pas réalisé qu’il était là avant qu’il ne soit trop tard. Dès qu’il avait marché dessus, le piège s’était déclenché et il avait été projeté dans les airs à une vitesse incroyable.

« AAA ! » criait-il en volant comme un oiseau, ou plutôt un rocher qui était sur le point de s’écraser sur le sol.

J’ai peut-être rendu ce ressort un peu trop puissant..., avais-je pensé.

Heureusement pour lui, il avait une puissante armure magique qui avait réussi à amortir la plupart des dégâts qu’il avait subis lors de sa chute, mais il s’était quand même beaucoup blessé. Je m’étais assuré qu’il ne soit pas mort et je lui avais laissé un petit message sur l’arbre voisin : [Si vous osez aller plus loin, je vais <insérer votre pire cauchemar ici> et puis je vais <insérer votre pire peur ici>, et enfin, je vais <imaginer comment votre belle-mère réagira après qu’elle eut découvert que vous avez trompé sa fille, votre femme, avec cinq autres jeunes filles>. Oh, et je pourrais aussi vous tuer en passant.]

Dès qu’il avait lu le message, il était revenu sur ses pas en boitant.

Avec un haussement d’épaules, j’étais allé voir Shanteya. Voyant qu’elle m’avait fait monter de niveau plusieurs fois aujourd’hui, j’étais sûr de trouver quelque chose d’intéressant, et je l’avais constaté. Elle traquait des Dayuks, des Orkarins, des loups normaux, quelques gobelins, et même un Urkin.

« Tu as fait du bon travail, Shanteya ! » Je lui avais dit ça avec un sourire avant de commencer à absorber les corps.

« Merci, Maître ! Vos enchantements et vos bonus sont incroyables ! Je n’aurais jamais pensé que je pourrais les éliminer si facilement, » déclara-t-elle en souriant.

« Comme on pouvait s’y attendre de toi ! Continue ce bon travail, je retourne à l’académie et je reviendrai vers toi dans trois heures, d’accord ? » demandai-je.

« Bien sûr, Maître ! Je vais aller vers le nord à partir d’ici pour chasser un peu plus », dit-elle, excitée.

Je suppose qu’elle est emplie par le frisson de la chasse ? Ou est-ce l’excitation d’être surpuissante ? me demandais-je en la regardant s’enfuir dans la forêt.

De retour à l’académie, j’avais commencé à travailler sur mon grand projet de « modernisation » de ma salle. Les premières choses que j’avais changées, c’était les murs. À partir de la pierre et du ciment, je les avais transformés en alliage d’Inconel. C’était un superalliage fait de nickel, chrome, fer, molybdène, niobium, cobalt, manganèse, cuivre, aluminium, titane, silicium, carbone, soufre, phosphore et de bore. Cette chose était utilisée pour les aubes des turbines dans les moteurs à réaction et des applications pour des réacteurs nucléaires. Il était résistant à la corrosion, à la chaleur, aux chocs et, espérons-le, au Suprême. Pour le rendre encore meilleur, je l’avais fait en des couches de 10 cm d’épaisseur. La première, la plus proche de moi, avait un enchantement de Haute Résistance à 40 %, ce qui m’avait presque vidé de tout mon mana. La seconde avait la Haute Résistance à 20 %, de Basse Température, et d’Illusion appliquées pour montrer d’importantes fissures destinées à inciter l’attaquant à utiliser une attaque plus faible pour essayer de finir de la briser. La troisième était semblable à la deuxième. Ainsi, j’avais une boîte scellée avec des murs de 30 cm d’épaisseur qui était vraiment très difficile à percer.

Je doutais fortement qu’un Suprême puisse passer à travers cette chose, mais il valait mieux ne pas tester le destin et à cause de cela, j’avais réorganisé la construction de ma pièce. Elle avait malheureusement été placée au deuxième étage. Au moment où j’avais réalisé que j’avais déjà fini de créer les premiers murs, je m’étais rendu compte que je devais continuer et que je ne pouvais pas la déplacer. Maintenant, je devais trouver un moyen de créer une voie d’évacuation pour mon corps de cristal en cas d’urgence. La seule chose que j’avais réalisée jusqu’à présent, c’était que plus votre armure magique était forte, plus les chances de survivre à une chute étaient élevées. L’autre chose était le fait que je flottais au-dessus du sol grâce aux runes gravées au sol et au plafond. Elles avaient créé un champ de force autour de mon corps, ce qui lui avait permis de se tenir droit. En d’autres termes, je ne flottais pas parce que je le pouvais, mais parce que j’y étais forcé par une sorte d’enchantement. Cependant, en regardant dans ma liste, je n’avais pas pu le trouver.

La première chose qui m’était venue à l’esprit lorsque j’avais été confronté à ce dilemme avait été d’essayer de copier les runes exactement comme elles avaient été dessinées et de les imprégner de magie. Il fallait que ce soit un processus de ce genre, n’est-ce pas ? Mais encore une fois, c’était probablement mieux de simplement demander à ce sujet à ma femme, Nanya.

Juste au cas où, j’étais passé sous l’école et j’avais créé un puits à chute libre d’environ dix mètres de haut. Cela arrivait dans un plan d’eau. Ensuite, un piston me poussait hors de l’eau et un autre dans la pièce suivante, qui allait être un toboggan jusqu’à mon donjon. Malheureusement, je savais assez bien que le simple fait de faire glisser mon corps en cristal n’allait pas fonctionner comme dans les dessins animés. Un autre problème était le fait que je devais le transporter assez loin de là. J’avais la possibilité d’utiliser la [Télékinésie], mais cela me gênait un peu de me traîner dans un tunnel, surtout lorsque j’avais besoin de me concentrer sur la fermeture du chemin se trouvant derrière moi. La solution temporaire que j’avais trouvée était une glissière faite de cylindres de bois parfaitement ronds recouverts d’huile épaisse. Le seul problème qui restait alors était de savoir comment obtenir l’huile. Pour cela, j’avais pensé au processus compliqué de création de douves d’huile et de collecte.

Cependant, comme je venais de le découvrir, je ne pouvais pas régénérer l’huile ou tout autre liquide une fois qu’il était épuisé des douves. Si j’avais pu réchauffer la lave à l’époque, c’était parce que le liquide était encore là. En d’autres termes, j’avais dû transformer la terre en n’importe quel liquide que je voulais.

Si tel est le cas, je me demande si les donjons qui construisent vers le haut sous la forme d’une tour exigent que le cœur de donjon exploite une mine souterraine pour toutes sortes de matériaux dont il a besoin... Hm, est-ce possible ? avais-je réfléchi. Après ça, j’étais entré dans mon esprit intérieur pendant un moment.

Là, je m’étais concentré un moment et j’avais demandé à être transporté dans la zone où l’on pouvait trouver les matériaux de base. L’obscurité avait répondu, et j’avais été amené dans une vaste zone. Ce que j’y avais trouvé était au-delà de mon imagination.

Des milliers et des milliers de tonnes de terre avaient été rassemblées sous la forme d’une sphère flottante. Non loin de là, j’avais vu du granit rassemblé en forme de cubes géants, et juste à côté, divers métaux de la plus grande pureté avaient été conservés sous forme de très grandes sphères flottantes en état de fusion. De l’autre côté, des gaz de toutes sortes étaient rassemblés sous forme de nuages. Sous la sphère de terre, j’avais vu toutes sortes de matières radioactives sous forme de cubes. Toute la table de Mendeleiev était devant moi sous la forme de sphères géantes flottantes ou de cubes. Les composants, la terre, la lave, les alliages et d’autres choses comme ça étaient aussi là, mais il semblait que la terre était la pièce centrale de tout cela.

En regardant autour de moi, j’avais réalisé que chaque fois que je créais quelque chose, je ne le faisais pas à partir de rien. J’avais tout le matériel stocké juste là, à l’intérieur de moi.

« Qui a rassemblé tout cela ? » avais-je demandé, mais bien que je n’espérais pas recevoir une réponse, j’en avais obtenu une.

<Ces matériaux ont été rassemblés par tous les cœurs de donjons et seigneurs qui forment votre corps. Ces matériaux ne représentent pas le total de ce qu’ils ont recueilli tout au long de leur vie, mais c’est ce qu’il leur restait à leur mort. S’ils n’avaient pas été réclamés au cours de ses 1000 prochaines années, ces matériaux auraient été répartis également entre tous les donjons existants en dessous de la race divine. Propriétaire actuel : Seigneur Donjon Illsyore>

En d’autres termes, je ne peux pas construire des donjons sans fin... J’ai des ressources limitées à moins que je ne les reconstitue. C’est peut-être pour cela que je peux absorber des matières et des liquides..., avais-je pensé en regardant autour de moi tous ces matériaux.

Je n’avais pas seulement eu de la chance d’avoir reçu la race divine, mais aussi parce que j’avais reçu un coup de pouce en matériel de base que je pouvais utiliser. Cependant, cela signifiait qu’à un moment donné, tout cela avait été consommé et absorbé pour la création de donjons. En d’autres termes, j’aurais aussi besoin de créer une ou plusieurs mines. Cela explique aussi pourquoi d’autres donjons avaient commencé par d’humbles systèmes de grottes et se développaient lentement au fur et à mesure qu’ils creusaient. Plus ils avaient creusé, plus ils avaient absorbé des matériaux et plus ils avaient finalement de ressources. Après mille ans après leur mort, tous ces matériaux allaient être donnés à des donjons nouveau-nés. Les Divins avaient déjà un coup de pouce impressionnant à partir du niveau un, car ils pouvaient miner plus vite et mieux que n’importe quel autre donjon, c’est pourquoi ils n’avaient pas reçu une partie du butin supplémentaire.

Dois-je me voir comme étant chanceux ? avais-je pensé en quittant mon esprit intérieur.

Avec tant de matériel à ma disposition, je pourrais même construire une île entière à partir du fond de la mer et entièrement faite de salles de donjon.

« Hein ? » avais-je cligné des yeux quand j’avais senti quelque chose entrer dans mon Territoire de Donjon.

À ce moment-là, mon sens de donjon fourmillait, et je savais que quelque chose de dangereux et de beaucoup plus fort que moi se dirigeait vers l’académie.

« Quoi... ? Qu’est-ce que c’est ? » avais-je dit à haute voix en regardant dans sa direction.

Plus de quarante signes de vie se dirigeaient vers moi. Deux s’étaient séparés du groupe et étaient allés dans les bois, mais parmi eux, il y avait un signe de vie plutôt puissant. C’était plus fort que n’importe lequel de ceux présents sur mon Territoire de Donjon, et cela m’avait même effrayé. Pourtant, c’était un peu étrange parce qu’ils étaient tous à plus de 15 km de moi. C’était la première fois que je sentais quelque chose d’aussi détaillé et à une telle distance.

« Quelque chose arrive..., » avais-je dit d’une voix tremblante.

Au début, j’avais pensé à commencer à construire des murs et à construire des pièges pour les empêcher de se rapprocher, mais je n’avais pas le temps pour tout cela, et je doutais fortement qu’ils puissent réellement les arrêter. Je regrettais de ne pas l’avoir fait depuis le début.

En retournant dans ma pièce, j’avais créé et installé six lasers pointant vers la porte, la seule entrée possible. L’air s’écoulait à l’intérieur de la pièce par quelques petits trous dans le coin supérieur gauche, mais je pouvais toujours les boucher et utiliser l’air stocké à l’intérieur de moi. Je n’avais qu’à absorber le dioxyde de carbone et laisser sortir l’oxygène pour la rendre respirable. Aussi drôle que cela puisse paraître, mon corps de cristal avait besoin d’oxygène pour respirer. Je n’avais aucune idée de la façon dont cela fonctionnait exactement, mais je savais instinctivement que j’étoufferais si j’étais enfermé dans une pièce sûre sans pouvoir rafraîchir l’air autour de moi.

Il y avait encore beaucoup de choses que je voulais préparer, et je pouvais voir qu’ils se dirigeaient vers nous assez vite, aussi vite qu’un cheval pouvait couvrir une distance de 16 km. Il y avait aussi la question de Shanteya et Nanya.

Non, Shanteya devrait y rester et continuer à gagner des niveaux pour moi. J’ai besoin de devenir plus fort... puis Nanya ? Oui ! Je dois aller la chercher ! avais-je pensé. J’avais immédiatement volé vers elle.

Il y avait toujours la sécurité des élèves à laquelle je devais penser. Dès mon retour avec Nanya, j’allais devoir rassembler les élèves, prévenir Tuberculus et avertir les autres enseignants du danger qui arrivait.

Tellement de choses... Argh ! Je dois me dépêcher ! avais-je crié dans mon esprit alors que je me précipitais dans la forêt, me dirigeant droit vers l’enseignante adolescente.

Je l’avais trouvée en train de chasser un sanglier pour servir d’appât à l’un des simples donjons. Il allait probablement être utilisé pour attirer les loups normaux, et non pas des loups à cornes. L’animal n’était même pas conscient de sa présence, mais elle n’avait pas eu le temps de sauter dessus, j’avais utilisé ma [Télékinésie] et je l’avais saisie par la taille, la soulevant dans le ciel avec moi.

« Hé ! Que se passe-t-il !? Illsy !? » cria-t-elle en me regardant en réaction à mon acte brutal.

Le sanglier avait été surpris par le bruit et s’était précipité dans les buissons avoisinants.

« Quelque chose de puissant se dirige vers nous ! Quelque chose de dangereux ! Quelque chose de plus fort que moi ! Plus de quarante humanoïdes chevauchant des chevaux se dirigent par la route principale vers l’académie. Deux se sont séparés et essaient de trouver mes donjons. Il faut se dépêcher de revenir ! Nous devons..., » avais-je dit aussi vite alors que j’avais volé aussi vite que possible pour retourner à l’académie.

« Quoi ? Illsy ! Calme-toi ! Quel danger ? De quoi parles-tu ? » demanda-t-elle un peu confuse.

« Je crois que c’est Dankyun..., » avais-je répondu sur un ton tremblant.

Une expression sérieuse avait remplacé sa confusion en un instant. Serrant les mâchoires et les poings, elle m’avait regardé.

« Es-tu sûr ? » demanda-t-elle.

« Oui... Je pense... Qui cela pourrait-il être ? Pourtant, je ne sais pas, mais depuis qu’il est entré dans mon Territoire de Donjon, j’ai peur... J’ai vraiment peur, Nanya ! » lui avais-je avoué.

Si j’avais un corps, toutes les articulations s’entrechoqueraient et tous mes muscles trembleraient de peur. Mon souffle était difficile, mon cœur battait si vite qu’il allait presque éclater de ma poitrine. Je ne pourrais pas me concentrer, et je ne pourrais pas réagir correctement. Mon seul salut était le fait que je ne possédais pas de telles réactions physiques, mais même à ce moment-là, il était difficile de rester concentré.

Peut-être qu’elle avait remarqué comment je réagissais parce que j’avais vu son regard s’adoucir, puis elle m’avait parlé d’une voix douce et gentille « Illsy... calme-toi, mon chéri... »

Ses mots m’avaient fait sortir de cette transe comme une gifle sur ma joue. Cela m’avait fait ralentir un peu et la regarder avec surprise. Mon souffle, si j’en avais un, revenait lentement à son rythme normal.

« Nanya ? Quoi ? » avais-je demandé en étant un peu confus.

« Ce n’est pas ta faute, Illsy. Tu n’as pas peur de lui, mais de son arme, la Tueuse de Donjons. C’est une arme créée avec de puissants enchantements destinés à provoquer chez les noyaux de donjon et les seigneurs un état de panique. Après tout, tu la crains instinctivement au moment où l’épée entre dans ton Territoire de Donjon, ne te souviens-tu pas ? On ressent à peine quelque chose à plus de 10 km d’ici. Si c’est le cas, comment peux-tu ressentir une peur aussi puissante alors qu’il vient d’entrer sur ton territoire ? N’est-ce pas ? » me déclara-t-elle avec un doux sourire.

Je clignais des yeux surpris et je regardais son regard doux. Elle m’avait détendu, elle m’avait calmé, et ses paroles avaient caressé mon cœur tremblant, le laissant reprendre un pouls normal. C’était un miracle...

« Cette épée est-elle si puissante ? » avais-je demandé.

« Oui... C’est l’arme que Dankyun m’a volée. Une arme destinée à tuer les donjons, mais cet enchantement qui te fait tant peur n’est pas son pouvoir le plus dangereux, » expliqua-t-elle en secouant la tête.

« Lequel est alors ? » lui avais-je demandé. Je me remémorais comment Nanya m’avait parlé un jour de ce type.

C’est lui qui l’avait laissée mourir dans un donjon et aussi celui qui lui avait volé le parchemin de compétence suprême. Pourtant, au lieu de ressentir de la colère envers lui, j’avais ressenti de la peur...

« L’enchantement de Faucheuse..., » répondit-elle.

« Ça a l’air effrayant, mais ça fait quoi ? » avais-je demandé avant de déglutir.

« Cet enchantement accorde à une arme à lame ou contondante, la capacité d’ignorer l’armure magique de l’ennemi », avait-elle expliqué et fermé les yeux.

J’avais encore dégluti.

« Ça ne veut pas dire que..., » avais-je commencé à parler.

« Dans les mains d’un Rang Maître, c’est une arme très dangereuse, mais dans les mains d’un Suprême, c’est imparable, » elle avait ouvert les yeux et me regarda.

« Je ne peux pas le vaincre, n’est-ce pas ? » avais-je demandé.

Elle secoua la tête.

« Pas maintenant... à moins que tu ne possèdes un bouclier créé par une compétence Divine ou une armure magique beaucoup plus forte que la tienne, » expliqua-t-elle.

« À quoi servirait une armure magique plus forte et ne peux-tu pas faire un tel bouclier ? » avais-je demandé.

« Les compétences de création d’objets divins sont séparées en niveaux et types. Je suis spécialisé dans les armes tranchantes et les armes contondantes. Je sais à peine faire des armures en cuir... Mes gantelets sont reconnus comme des armes contondantes. Donc non, je ne peux pas faire un bouclier divin, mais une puissante armure magique peut au moins ralentir la lame assez longtemps pour que tu puisses essayer de l’esquiver ou de la contrer avec une autre arme, » elle avait poussé un soupir. « Il faut s’assurer qu’il quitte paisiblement l’académie, » elle m’avait ensuite regardé en l’air : « Illsy, il faut à tout prix ne pas l’engager dans une bataille ! Car qu’en est-il de Tuberculus, Rufus, Paladinus, Zertan, Angius, les autres enseignants qui viennent de la ville une fois par semaine ou les élèves ? Il y a plus de 400 âmes ici, Illsy, qui ne pourront pas fuir la colère de Dankyun s’il nous attaque, surtout s’il le fait avec sa compétence Suprême..., » m’avait-elle suppliée.

Malgré sa colère contre ce draconien, malgré combien elle aurait voulu le vaincre et l’enterrer sous une tonne de terre, malgré combien je voulais la protéger, ainsi qu’Ayuseya et Shanteya, Nanya avait pensé à quelque chose qui ne m’avait même pas traversé l’esprit à ce moment-là. Pendant que je commençais à tracer et à tisser des stratégies que je pouvais utiliser contre cette épée ou même comment créer une sorte de bouclier temporaire contre elle en utilisant mes connaissances modernes, elle pensait à la sécurité des étudiants et de tous les innocents qui seraient entraînés dans cette bataille pour la simple raison d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Si j’attaquais de toutes mes forces, je pourrais vaporiser son armée, mais pourrais-je protéger toutes les vies dans l’académie contre son attaque effectuée par sa compétence suprême ? Pourrais-je oser m’enfuir de l’académie et le laisser prendre les étudiants en otages ? Je n’étais pas un idiot, c’était un monde de type médiéval, donc rien ne l'aurait empêché de massacrer les étudiants et de me blâmer. Un noyau de donjon serait devenu sauvage, et il aurait réussi à le vaincre plus tard. La tragédie de Fellyore serait un chapitre de l’histoire, et Dankyun deviendrait le héros courageux qui avait essayé d’empêcher cette journée tragique.

« Je ne le ferai pas..., » lui avais-je dit, mais ça ne semblait pas bien, non, ça ne semblait pas bien du tout.

Quant à laisser un tel bâtard vivant, que puis-je faire ? Avais-je pensé alors que je luttais contre mon trouble intérieur. C’était une bataille entre la peur, un cri pour la justice et l’idée d’être trop faible pour l’instant.

J’étais resté silencieux, mais en chemin, j’avais continué à réfléchir à la façon dont je pouvais devenir plus fort et à ce que je pouvais faire pour aider Nanya et Ayuseya. C’était un casse-tête difficile à résoudre, mais au fur et à mesure que je me rapprochais de mon cœur, un sentiment étrange m’avait dit que je pouvais l’affronter et que je ne devais pas reculer.

Je ne suis pas un personnage de manga ou d’anime. J’aimerais avoir la capacité d’extraire simplement cette énergie mythique du fond de ma poitrine et de me transformer en un être super puissant. De crier avec la pleine puissance de mes poumons que je défendrais les faibles, de faire face à l’injustice, d’étirer mes mains et de provoquer l’enfer sur mon ennemi, mais il s’agit du monde réel... Je ne suis pas un extraterrestre super machin. Je ne suis pas un pirate avec un chapeau de paille et un puissant nakama. Je ne suis pas un fier ninja qui aime les ramens. Je ne suis pas un shinigami. Je ne suis pas un héros comme eux... Je suis juste un gars normal coincé dans le corps cristallin d’un cœur de donjon..., m’étais-je dit en voyant l’Académie dans mon champ de vision, mais à mesure que je me rapprochais, j’avais commencé à sentir la pression d’être responsable de la vie d’un autre.

Dankyun devait quitter cet endroit paisiblement, sans nous engager dans une bataille. Si c’était le cas, je ne pourrais pas le battre à mon niveau actuel. Nanya le croyait, et je le croyais aussi.

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7 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.
    PS : Je ne suis pas un fier ramen qui aime les ninjas -> Il faut inverser ramen et ninja.

  2. Merci pour le chap ^^

  3. Merci pour le chapitre

  4. Merci pour le chapitre !

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