J’ai été réincarné en une Académie de Magie ! – Tome 2 – Histoire secondaire 2 – Partie 3

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Histoire secondaire : Comment ça, de la LAVE sur le PREMIER ETAGE !?

Partie 3

[Quelques minutes avant que Nanya perde sa culotte.]

[Point de vue de Shanteya]

« Shanteya ? Avons-nous fini avec l’aile droite ? » demanda mon Maître en regardant la liste que j’avais faite avec toutes les choses brisées par les étudiants.

« Oui, Maître ! » avais-je répondu avec un sourire.

« C’est à peu près tout ! Hm, je me demande ce que je dois faire maintenant ? » se demandait-il.

« Ce que souhaite le Maître, » avais-je répondu.

« Ça me ferait mourir..., » déclara-t-il, et j’avais incliné ma tête vers la gauche.

Encore une fois, je ne comprenais pas ce que le Maître voulait dire. Il y avait aussi eu de nombreuses fois où les paroles du Maître étaient un peu confuses, surtout lorsqu’il utilisait des mots bizarres.

« Je pense que je vais améliorer Colly Tos ! » déclara-t-il, puis quelque chose était apparu au-dessus de lui. « Ah, merde... Nanya va me tuer ! »

Quand j’avais regardé vers le haut de sa tête, j’avais vu qu’il y avait une culotte rose avec de petits volants autour des bords. J’avais sauté et je l’avais attrapée. En effet, elles appartenaient à la maîtresse Nanya, mais j’avais quand même eu un peu de mal à croire qu’un sort à effet aléatoire puisse avoir une telle précision en la visant toujours.

« Ne vous inquiétez pas, Maître, je vais m’en occuper et laver votre honneur, » lui avais-je dit avec un salut respectueux.

Plusieurs personnes dans l’académie m’avaient demandé ces derniers jours la raison qui faisait que j’étais si servile et respectueuse envers un Seigneur du Donjon. C’était surtout les professeurs qui me l’avaient demandé. Mais de mon côté, je voulais savoir comment quelqu’un ne pouvait pas l’être quand il avait été soigné, guéri et sauvé toute à la fois sans même demander une seule pièce de cuivre en retour. Le Maître avait même voulu me libérer dès que j’avais été guérie, mais c’est moi qui n’avais pas voulu être libérée de lui. Avec un maître gentil et doux comme lui, comment pourrais-je penser à quitter ses côtés ? Bien sûr, le fait que je dormais avec Maître était toujours notre petit secret.

« Vraiment ? Ce sera génial ! » déclara-t-il d’une voix joyeuse.

J’avais doucement souri et j’étais retournée balayer le sol. Pendant ce temps, le Maître s’était mis à mettre à jour son sort au niveau suivant. Il était tout à fait étonnant qu’il puisse faire cela avec n’importe laquelle de ses compétences sans être formé par un maître de cette compétence respective. Pour tous les autres, c’était la voie habituelle qu’ils devaient suivre.

C’est peut-être quelque chose de spécifique à son espèce en tant que Seigneur de Donjon ? me demandais-je.

« C’est fait ! Maintenant, j’ai [invoquer une pièce d’équipement actuellement porté par l’aventurier sélectionné] », avait-il annoncé.

« Félicitations, Maître ! » lui avais-je dit.

« Je vais essayer, » annonça-t-il.

« Maître, s’il vous plaît, n’invoquez pas les vêtements de maîtresse Nanya. Elle est au milieu d’un donjon en ce moment, » l’avais-je prévenu.

Il aurait été mauvais s’il avait accidentellement invoqué son armure, d’autant plus qu’elle n’avait rien à utiliser pour couvrir ses fesses.

« Non ! Je te cible ! » annonça-t-il.

J’avais rougi.

« Moi, Maître ? Si vous le souhaitez, » avais-je dit. J’étais restée immobile devant lui.

Il s’était concentré un moment et avait crié « Colly Tos ! »

Ce qui avait disparu n’était pas ma culotte ou mes vêtements, mais la culotte de Nanya que j’avais dans ma poche. Le morceau de tissu rose était apparu entre nous et était tombé doucement sur le sol.

« Maître ? » avais-je demandé en plissant les sourcils. J’étais un peu contrariée qu’il n’ait pas pris quelque chose qui m’appartenait.

« Je jure que je visais ton tablier ! Ce stupide sort doit être brisé... vilain sort, » grogna-t-il.

« C’est certainement en dehors de ce que j’appellerais le bon sens, » lui avais-je dit en ramassant la culotte rose sur le sol.

« Eh bien, ça aurait pu être pire, » avait-il dit.

« Comment ça ? » avais-je demandé.

« J’aurais pu invoquer les sous-vêtements de Tuberculus... Arg, ce serait tout simplement méchant ! »

« En vous connaissant, Maître, vous déshabilleriez probablement toutes les jolies filles de votre Territoire de Donjon avant même que votre sort ne touche un homme, ou il refusera de fonctionner, » lui avais-je dit.

« En effet ! Ce sort est plus pervers que moi, » avait-il déclaré.

J’avais soupiré et j’étais retournée balayer le sol.

« En parlant de ça, tu sais ce que c’est ? Je l’ai trouvé l’autre jour par terre. Je pense que l’un des élèves l’a peut-être laissé tomber », m’avait-il dit.

« Quoi, Maître ? » lui avais-je demandé en me retournant et j’avais regardé de quoi il parlait.

Avec l’aide de sa [Télékinésie], il tenait une petite bouteille avec un peu de liquide brun au fond. Je l’avais immédiatement reconnu comme étant celui que Nanya avait utilisé cette nuit-là.

« C’est... c’est une potion, Maître, » avais-je dit en déglutissant.

Normalement, je lui aurais dit toute la vérité, mais à moins qu’il ne me demande des détails, il n’y avait pas besoin de s’inquiéter du tatouage d’esclave autour de mon cou travaillant contre moi.

« Hm, une potion, hein ? Ça doit venir de la classe de Zertan. Comment puis-je savoir ce qu’elle fait ? » demanda-t-il.

« Vous pouvez le découvrir en demandant à Zertan, mais à moins d’êtres un alchimiste ou un herboriste, il est tout à fait douteux que vous puissiez le découvrir sans le tester sur vous-même ou sur quelqu’un d’autre, » lui avais-je dit, ce qui était vrai.

« Je me demande..., » déclara-t-il, puis j’avais vu le maître déplacer la bouteille vers son corps de cristal.

« Maître ? » avais-je demandé.

« Une goutte ne devrait pas faire mal, n’est-ce pas ? » déclara-t-il, puis je l’avais vue tomber sur lui.

J’avais cligné des yeux en raison de la surprise et, pendant un instant, il ne s’était rien passé.

« M-Maître ? » avais-je demandé.

« Hein ? Shanteya ? Quand es-tu arrivée ici ? » me demanda-t-il. « Qu’est-ce que c’est ? Peut-être l’une des potions de Zertan ? » Il avait dit et jeté la bouteille avec les gouttes restantes à l’intérieur du panier que j’utilisais habituellement pour ramasser la poussière et la saleté.

C’était probablement parce qu’il n’avait utilisé qu’une goutte de potion, mais le Maître ne pouvait se souvenir de ce qui s’était passé au cours des trois dernières heures et ne m’avait pas non plus posé de questions à ce sujet. J’avais décidé de me taire à ce sujet, mais j’avais mentionné au hasard ce qu’il ne devrait pas faire s’il lui arrivait de trouver une potion inconnue. Il avait eu de la chance que ce n’était pas un poison...

 

***

[Retour dans le donjon d’Illsyore]

[Point de vue de Nanya]

Nous nous étions éloignés de la scène du massacre et nous avions installé un campement dans l’une des impasses du dédale. Les pièces étaient toutes remplies de sang et de restes de monstres.

Je n’avais pas dormi, et Angius était dans le même cas.

Rufus marmonnait quelque chose dans son sommeil de temps en temps, et j’appliquais des onguents sur les brûlures de Tuberculus. Une fois réveillé, il pouvait se guérir lui-même. Je croyais que Zertan avait une sorte de potion de restauration capillaire.

« Le Seigneur du Donjon est un monstre..., » déclara Angius à un moment donné.

« Un pervers peut-être. Mais on ne le sait pas encore pour le reste. Il a dit que c’était facile. Réfléchis un instant, Angius, et s’il ne comprenait pas ce qu’un Donjon Facile veut dire ? » lui avais-je demandé, bien que je n’avais aucune idée de la raison pour laquelle j’étais de son côté, surtout après qu’il m’ait lancé Colly Tos sur moi. J’aurais dû laisser ce stupide Seigneur du Donjon pourrir dans un fossé quelque part !

J’avais poussé un soupir et j’avais essayé de penser à autre chose. Notre situation actuelle était un peu déprimante, mais nous avions connu pires. Ce donjon nous avait pris un peu par surprise. Nous nous étions habitués à la vie paisible en tant qu’enseignants et nous avions oublié notre temps en tant qu’aventuriers, même si cela n’était que pendant un petit moment. Par conséquent, nous avions reçu un bon coup de pied aux fesses. Je n’osais penser à ce qui se serait passé si l’un des pièges auxquels nous avions été confrontés jusqu’à présent avait été enchanté.

Après le réveil de Rufus et Tuberculus, nous avions pris un petit déjeuner et nous étions partis en espérant atteindre la fin dans les heures qui allaient suivre. Nous ne voulions pas penser à la possibilité que nous n’étions actuellement que dans le premier quart du donjon. Ça aurait été un cauchemar si c’était vrai.

À la fin, nous étions arrivés dans la chambre d’un mini boss. C’était un autre Minotaure, mais à notre grande surprise, il était encore plus fort que celui que nous avions rencontré un étage au-dessus de nous. En fait, la différence était plutôt ridicule. Ces boss ne devraient pas être au deuxième étage, mais au 30e ou à un étage inférieur. Nous l’avions facilement vaincu, mais je ne comprenais pas comment il était possible de voir une telle diversité en difficulté en seulement deux étages. Cela m’avait fait me demander quel genre de donjon Illsyore pourrait construire si nous le laissions atteindre 100 étages ou plus. Un groupe d’aventuriers classés Suprême pourrait-il même passer le 20e ou le 50e étage ?

C’était une question difficile, mais il y avait quelque chose d’autre que nous avions trouvé dans cette mini salle des boss qui avait poussé Angius à frapper les murs et Rufus à parler avec son ombre. Derrière le Minotaure inconscient se trouvait un levier.

« Me fais-tu marcher !? » cria Angius. « Il veut qu’on trouve un autre levier dans ce labyrinthe !? » avait-il crié.

« Doucement, on ne sait pas si c’est vrai ou non. Peut-être que le mur de sortie s’est ouvert ailleurs, » avais-je dit, mais j’avais peur qu’il dise la vérité.

À en juger par la structure de cet étage, Illsyore semblait vouloir torturer mentalement ses victimes. Il commençait déjà à montrer ses effets sur les trois humains, mais avec moi, c’était une autre histoire. J’étais restée sur le bord et je n’avais pas baissé la garde depuis que j’étais entrée dans ce donjon. Maman m’avait dit un jour que seul un idiot se serait aventuré dans un donjon non préparé.

Soupir... Peut-être que j’aurais dû l’écouter... avais-je pensé en marchant et en tirant sur le levier. Aucun piège n’avait été activé et nous n’avions entendu aucun mur coulissant.

J’avais regardé encore quelques secondes et je leur avais dit : « Allons-y. »

Nous avions quitté la pièce et avions continué à chercher les autres leviers. Comme nous n’avions plus de patience, nous avions accéléré un peu notre rythme. Nous courions dans le donjon et ignorions la plupart des pièges les plus faibles. Nous n’avions qu’à faire attention aux pièges à pointes.

Deux heures plus tard, nous avions fait une pause pour récupérer notre souffle et notre mana. C’est alors que quelque chose d’étrange s’était produit. Tuberculus avait aperçu un petit diablotin, et il était sur le point de l’attaquer, mais Angius l’arrêta.

« Voyons si je peux l’apprivoiser, » déclara l’homme avec un sourire.

J’avais froncé les sourcils et regardé l’homme alors qu’il commençait à chanter. Dans mon esprit, l’équation suivante était en cours de traitement : Illsyore*Perverticus stupidicus+Diablotin+Le sort d’Angius= ?

J’ai un mauvais pressentiment à ce sujet..., avais-je pensé et regardé la scène.

Quand le guerrier avait fini de lancer le sort, il l’avait dirigé vers le diablotin et l’avait touché. Pendant quelques secondes, il semblait que ça ne marchait pas, mais soudain, le diablotin s’était précipité vers Angius.

« Agugagaga ! » criait le diablotin à plein poumon avec la langue sortie.

« Je t’ordonne d’arrêter ! » cria Angius.

Il s’attendait à ce que le petit diablotin s’arrête et s’incline devant lui, mais au lieu de cela... eh bien...

« Angius ? À ce propos, un diablotin ne serait-il pas en train de baiser ta botte avec entrain ? » avais-je demandé.

L’homme avait été tout simplement choqué par le comportement étrange de la petite chose. Il ne voulait pas admettre qu’il avait échoué si misérablement.

« Je ne comprends pas... ! Que lui arrive-t-il ? » demanda-t-il en essayant de se débarrasser de cette petite chose qui était accrochée avec force à son pied.

« Je ne sais pas, mais vous avez l’air d’un joli couple. C’est pour quand le mariage ? » avais-je souri, et il m’avait regardée fixement.

« Ce n’est pas une blague ! » avait-il déclaré.

J’avais haussé les épaules. C’était assez drôle pour moi. Mais les autres n’y prêtaient pas attention.

« Dégage ! » il avait crié. Puis il avait donné un coup de pied au diablotin. Cependant, le diablotin avait recommencé à faire un va et viens contre la botte.

Écœuré, il enleva sa botte et la jeta de l’autre côté du couloir.

« À moi ! À moi ! Mon précieux ! » cria le lutin en courant après la botte.

La créature l’avait attrapée et s’était enfuie hors de notre vue. Je n’avais pas pu m’en empêcher et j’avais éclaté de rire.

« Ma... Ma botte..., » déclara Angius quand il réalisa ce qu’il venait de faire.

« Ne t’inquiète pas, la puanteur à elle seule tuera probablement le diablotin en un rien de temps ! » avais-je dit avec un sourire en lui tapotant l’épaule.

« Arg..., » il avait regardé ses orteils. Il était pieds nus maintenant.

Nous avions poursuivi notre voyage dans le labyrinthe d’Illsyore. Cependant, nous n’avions aucune idée que ce n’était que le premier des trois mini boss que nous devions combattre avant d’atteindre le dernier boss.

Le labyrinthe était sans fin, les reflets ondulants sur les murs nous avaient trompés un nombre incalculable de fois. Rufus avait commencé à voir des ennemis à chaque pas que nous faisions. Il avait même tiré quelques boules de feu sur moi et Angius, mais nous les avions magnifiquement esquivés. Tuberculus était resté silencieux la plupart du temps. Il était encore sain d’esprit, mais il souffrait un peu. Il s’était lui-même guéri, donc il n’était pas en danger immédiat.

Malheureusement, Illsyore perdait des faveurs à chaque pas que nous faisions dans ce donjon infernal. Ils croyaient vraiment qu’il essayait de nous tuer. Leur preuve principale était le fait qu’il avait dit que c’était un Donjon Facile. En effet, je ne pouvais pas le nier... il aurait dû nous dire la vérité, mais que se passerait-il s’il ne connaissait pas la différence entre Facile et Horrible ?

Quelques heures plus tard, nous avions terminé le dernier mini boss. J’avais tiré le levier derrière lui, mais rien ne s’était passé.

« Quoi ? » dit Angius.

« C’est impossible... il y en a plus ? » demanda Tuberculus alors qu’il tombait à genoux.

« ARGH ! » cria Angius en levant son épée et en utilisant ses capacités pour taillader les murs de la pièce.

Le sol tremblait face à ses attaques. Il était furieux.

« Je vais le tuer ! Je vais le DÉTRUIRE ! » cria Angius.

« Attends..., » avais-je dit, mais je n’avais pas pu l’arrêter.

L’homme s’était précipité dans le labyrinthe, abattant les murs avec son épée, ne se souciant pas de savoir s’il l’avait cassée ou non. J’étais certaine qu’une fois son mana épuisé, l’arme se briserait en un milliard de morceaux. Si à ce moment-là, il marchait sur un piège, il pourrait finir mort.

« Tch ! » en cliquant sur ma langue, je m’étais précipitée après lui.

Il était rapide, mais pas autant que moi.

« STOP ! » lui avais-je crié dessus.

« AARGH ! » il avait crié en frappant les murs.

L’un des diablotins perdus était apparu devant lui, mais il n’avait pas eu la chance d’attaquer. Dès qu’Angius l’avait repéré, il l’avait écrasé comme un insecte. Le sang rouge du diablotin touchait son armure et sa peau, montrant que son armure magique s’estompait rapidement. Je devais me dépêcher.

« ARRÊTE-TOI ! » avais-je crié. Puis je l’avais frappé à l’arrière de son cou.

C’était un coup instantané.

Il était tombé au sol.

« Espèce d’idiot..., » avais-je dit en retenant mon souffle.

En le jetant par-dessus mon épaule, j’étais retournée chercher les deux autres. L’entrée nouvellement ouverte était probablement plus loin de là. J’avais juste prié pour que ce ne soit pas une serrure à combinaison, ce qui voudrait dire que je devrais courir entre les trois salles des boss pour savoir quel levier devait être levé et lequel devait être abaissé. Ça aurait été un vrai cauchemar de se promener entre eux comme ça. La plupart des monstres avaient été tués par nous, mais ces murs rendaient les choses extrêmement confuses. Le dédale était si grand et avec tant de rebondissements, c’était un cauchemar.

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9 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.
    PS : Perso je m'inspirerai d'un film dont j'ai oublié le titre ; un labyrinthe en cube avec certain murs,planchers et plafonds pouvant se déplacer ! Bonjours la folie !
    PPS : Ha, et je laisserai un minotaure se promener dedans, juste pour le fun de la référence mythologique !

  2. ma famille vas finir par me prendre pour un fou a force de rire XD
    merci

  3. Merci pour le chapitre

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