Izure Shinwa no Ragnarok – Tome 1 – Chapitre 3 – Partie 3

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Chapitre 3 : Prélude à l’après l’école

Partie 3

Nous nous trouvions le jour suivant, juste après les cours.

Je m’étais ainsi retrouvé dans un établissement pour du karaoké, dans une salle privée qui était réservée à mon groupe.

« Bien... ! Je vais commencer à chanter... ! » Kunisaki avait soudainement crié dans le micro qu’il tenait en ce moment.

Le karaoké d’aujourd’hui était évidemment son idée. Non, plutôt que de dire qu’il s’agissait d’une idée, il serait plus approprié de dire qu’il s’agissait d’un plaidoyer, voire d’une imploration...

***

Pour mieux comprendre, retournons à ce matin... directement à l’intérieur de la salle de classe...

« Raikaaa! As-tu vraiment eu un rendez-vous amoureux avec Charlotte-senpai !? Comme c’est méchant de ta part ! Qu’arrive-t-il à notre amitié pour que tu me fasses cette horrible chose derrière mon dos !? » Voilà donc ce qu’avait crié Kunisaki alors même que les cours allaient commencer et que nous nous trouvions ainsi tôt le matin.

Tout comme je l’avais fait hier avec Tenka, j’avais résolu le malentendu en lui disant que Charlotte et moi, nous nous entendions bien.

« Alors, invitons Senpai afin qu’elle vienne jouer avec nous ~. Je veux aussi être plus proche de Senpai. Du karaoké ! Oui, allons au karaoké tous ensemble ! » Après cela, Kunisaki avait continué à parler du plan qu’il avait en tête, et avant même que je m’en rende compte, tout le monde était arrivé et je m’étais retrouvé dans une telle situation.

***

Bon, revenons à la situation actuelle...

Les personnes qui étaient venues au karaoké avec moi étaient : Charlotte, Maria, Tenka, Ruirui et Kunisaki, donc, un total de six personnes.

En dehors de Kunisaki qui passait en premier, tout le monde était en train de choisir sa première chanson.

« Écoutez tous ma chanson !! » cria Kunisaki.

Peu importe le nombre de fois où Kunisaki nous appelait, personne ne l’écoutait, car tout le monde était trop concentré sur le choix de leur chanson.

« Hé ~ ! Comment peut-on choisir notre chanson avec ce truc ? » demanda Ruirui en montrant la machine qu’elle avait en main.

« Hmm~ ? Laisse-moi voir ça ~ Ruirui, » répondit Tenka.

Il semblait qu’il s’agissait de la première fois que Ruirui allait dans un karaoké, car elle avait demandé à Tenka comment faire fonctionner la machine.

En ce moment, Kunisaki était placé à l’avant, mais c’était bizarre que Ruirui qui avait toujours une attitude enjouée ne soit jamais allée au karaoké avant aujourd’hui.

Quant à moi, j’étais allé une fois quand j’étais encore jeune, mais mes souvenirs quant à ça étaient plutôt vagues. Maria ressentait la même chose que moi.

Alors que je regardais ailleurs, ma manche avait été doucement tirée à plusieurs reprises.

« Quel est le problème, Charo-senpai ? » demandai-je.

Charlotte était assise à côté de moi, et son visage semblait indiqué qu’elle était sur le point de se mettre à pleurer à tout moment.

« Ra-Raika-kun, cette chose semble avoir cessé de fonctionner, » m’expliqua Charo, les larmes aux yeux.

« Hein !? » m’exclamai-je.

Quand j’avais jeté un coup d’œil vers la main de Charlotte, je vis que la machine affichait comme quoi il y avait une erreur.

Je lui avais alors emprunté la machine pendant un moment en essayant de le réparer, mais l’erreur ne disparaissait pas.

« Je pense que nous ferions mieux d’un prendre un nouveau, » dis-je.

« J-Je suis désolée, » murmura Charlotte.

« Non, vous n’avez pas besoin de vous préoccuper de ça, » dis-je.

J’avais appelé le comptoir en utilisant le téléphone de la pièce puis j’avais demandé une nouvelle machine.

Un peu après ça, un membre du personnel nous avait apporté la nouvelle machine.

« C’est le vôtre, senpai, » déclarai-je en lui tendant la machine.

« Hmm, voyez-vous, je ne suis pas habituée à tout ce qui est électronique, » répondit Charlotte. « Et même avant d’aller dans cette île, je n’avais pas de téléphone cellulaire... »

« Je n’en avais pas non plus, » répondis-je.

Je m’étais tout le temps entraîné dans l’église, donc je n’avais jamais eu une telle chose entre les mains avant ça.

Cependant, comme il n’y a pas de station émettrice sur cette île, les téléphones mobiles ne pouvaient pas être utilisés. Donc, il n’y avait pas de problème particulier même si je n’en avais jamais eu.

Plusieurs fois par jour, Kunisaki jouait à « Élever ton idole » ou un truc du genre, mais dans tous les cas, cela n’avait aucun sens, même si je ne savais pas ce qu’il avait exactement sur son appareil semblable à un téléphone.

« Si vous ne savez pas bien l’utilises, pourquoi ne vous aiderais-je pas à le faire ? Y a-t-il une chanson que vous aimeriez chanter ? » lui demandai-je.

« Euh, Hmm ! Raika-kun, pourquoi ne choisissez-vous pas celle qui vous plairait ? » Afin d’avoir une vue plus précise sur son écran, je m’étais penché pour le voir et Charlotte avait demandé ça en étant agitée.

Pour dire la vérité, je ne connaissais pas beaucoup de chansons qui soient adaptées pour un karaoké...

Pour l’instant, j’allais juste essayer de choisir correctement une première chanson.

« Eh bien ! Cette fois, c’est à votre tour senpai de regarder pour une chanson, » dis-je.

« D-D’accord, » répondit Charlotte.

D’une certaine manière, Charlotte avait l’air figée sur son siège. Il y avait une bonne odeur qui émanait de ses cheveux moelleux.

« ... »

La sensation que j’avais ressentie lorsque nos épaules s’étaient touchées était extrêmement douce.

Dans l’ensemble, elle affichait toujours une aura de grâce. Même ses actions quand elle replaçait sa frange avec le bout de ses doigts étaient extrêmement belles et délicates.

Une fée d’argent.

Voilà comment elle était secrètement appelée parmi les élèves de deuxième année. Maintenant, j’avais parfaitement compris pourquoi elle avait reçu ce surnom.

« ... ? Quelque chose ne va pas ? » demanda Charlotte, intriguée que je l’observe.

« Rien du tout. Avez-vous décidé de votre chanson ? » demandai-je.

« Hmm, pas encore..., » répondit Charlotte.

Après ça, je lui avais dit de ne pas s’inquiéter, et prendre son temps pour choisir la chanson.

Finalement, Kunisaki avait fini de chanter. La suivante fut alors Tenka.

Chacun d’entre eux avait affiché son talent devant les autres, et certains avaient vraiment de très belles voix. Quant à moi, j’avais essayé de chanter une chanson d’un animé vieux d’une dizaine d’années et j’avais eu droit à beaucoup de rires. De cette manière, le temps s’était tranquillement écoulé.

« Je suis désolée. Je dois aller aux toilettes..., » déclara Charlotte.

« Ah, moi aussi~, » déclara Ruirui.

Charlotte et Ruirui s’étaient levées en même temps.

« Allons-y ensemble, Senpai, » déclara Ruirui.

« D-D’accord, » Charlotte avait répondu avec un sourire plutôt maladroit, car elle était toujours nerveuse.

Les deux filles étaient donc sorties de la pièce, et il restait quatre personnes dedans.

J’étais devenu un peu fatigué de chanter.

« Je vais vous chercher quelque chose à boire, » dis-je.

« Ho, pas mal, Raika ! » répondit Kunisaki.

« Merci beaucoup~, » déclara Tenka.

Kunisaki et Tenka avaient agité leurs mains en cherchant la chanson suivante.

Bien que les deux avaient chanté un grand nombre de fois, apparemment, ils n’en avaient toujours pas assez.

De façon inattendue, j’étais le type de personne qui allait rapidement se fatiguer après avoir chanté.

« ... Euh ! » Au moment où j’avais quitté la pièce avec les verres vides et le plateau dans les mains.

Juste après avoir quitté la pièce, j’avais inconsciemment ressenti comme si un poids venait d’être retiré de mes épaules.

Peut-être, je deviens nerveux comme les personnes plus âgées ?

Le fait d’aller dans un endroit comme celui-ci avec des amis était une sensation que j’avais perdue depuis un bon bout de temps.

« ... »

Personne ne savait qu’une bataille sanglante se déroulait sur cette île. Et ils n’avaient pas besoin de le savoir. Je ne voulais surtout pas que toutes ces personnes s’impliquent dans ce combat. Je le croyais du fond de mon cœur.

{ ... de quoi t’inquiètes-tu, Raika ?} Balor m’avait soudainement parlé.

... où veux-tu en venir ?

{Hoho, il n’y a pas besoin de jouer à l’idiot comme ça. Je ne peux pas lire dans ton esprit, mais je peux sentir la fluctuation de ton âme.}

C’est dangereux.

{Ne le dis pas comme ça. Si mon partenaire est en difficulté, alors je vais aussi avoir des ennuis.}

En vérité, ce n’est pas une mauvaise chose.

Je me sentais tout simplement un peu anxieux.

... Je devrais retourner maintenant dans la pièce.

J’avais mis les boissons sur le plateau puis j’étais retourné d’où je venais.

À ce moment, je m’étais demandé si mon attention était plus distraite que d’habitude. Je ne l’avais même pas remarqué jusqu’à ce que mon coude soit saisi par une main venant de côté.

« !? »

Après cela, je m’étais fait tirer jusqu’à arriver dans une pièce privée qui était actuellement sombre.

Contre-attaque...

« Raika. »

Ma main avait alors été lâchée. La voix qui venait de me parler m’était familière.

« Shishigane ? » demandai-je.

« C’est exact ~, » répondit Ruirui d’un ton enjoué.

Je m’étais rapidement distancé d’elle.

« S’il te plaît, ne le prends pas mal, mais les boissons ont presque été renversées quand tu as fait ça, » dis-je.

« Hahaha. Je suis désolée~. Mais quand même, tu ne les as jamais renversés. Comme prévu de toi, Raika, » répondit Ruirui en riant chaleureusement.

Apparemment, la pièce privée ne semblait pas être occupée en ce moment.

Il faisait très sombre à l’intérieur puisque la lumière n’était pas allumée, mais je pouvais quand même discerner son visage, car mes yeux étaient habitués à voir pendant la nuit.

{À ce propos, qu’a-t-elle l’intention de faire avec toi dans cette pièce sombre, je me demande ~ ? Hihihihi...,} Comme à son habitude, Balor avait laissé fuir son rire indécent.

Je ne suis pas comme toi. Je vais juste parler avec Shishigane.

« Alors, qu’est-ce que tu veux ? » demandai-je.

« Pour l’instant, tu devrais en premier poser le plateau, » déclara Ruirui en esquivant ma question.

Y avait-il une intention mauvaise derrière tout ça ? J’avais tranquillement posé le plateau sur la table.

Et maintenant ? Je lui avais alors montré que mes mains étaient libres puis j’avais fait un signe afin de demander à Ruirui de continuer.

***

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