Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 9 – Chapitre 4 – Partie 2

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Chapitre 4 : Finale

Partie 2

Leurs épées de bois étaient entrées en collision, et un fort cliquetis s’était fait entendre.

Mutsumi semblait avoir l’avantage parce que sa portée donnait beaucoup plus de poids à chacune de ses attaques, mais Juna faisait un bon travail pour repousser ses attaques en utilisant des mouvements rapides et un grand nombre de coups.

Si l’une était passée à l’offensive, l’autre avait été forcé sur la défense, et quand l’attaquant et le défenseur avaient changé de rôle, celle qui avait l’avantage avait aussi changé. C’était un va-et-vient.

Pendant qu’elles se battaient, elles souriaient toutes les deux comme si cela leur plaisait.

« Impressionnant, » dit Juna. « Je vois pourquoi tous les soldats seraient charmés par vos merveilleuses techniques martiales. »

Mutsumi avait rendu le compliment en nature. « Je pourrais dire la même chose de vous. Ce n’est pas juste que vous ayez ces talents avec en plus ce beau visage. »

Quand elles s’étaient éloignées l’une de l’autre pour reprendre leur souffle, Mutsumi avait poussé un soupir.

« Il semble que Père veuille que je séduise Sire Souma, mais… s’il a une personne comme vous à ses côtés, je ne me vois pas le convaincre avec la capacité martiale de séduction, » déclara Mutsumi.

« Vos techniques sont très directes, » dit Juna. « Je doute fort que vous ayez eu l’intention d’aller jusque-là. »

Mutsumi avait laissé échapper un rire troublé. « Pas pour moi, non. Mais quand on vient d’une maison d’intrigants, il y a des moments où on n’a pas le choix. Heureusement, j’aurai plus de facilité à refuser maintenant. Je veux vraiment choisir l’homme que j’épouserai par moi-même. »

« En tant que compagne, je veux vous soutenir, » déclara Juna.

Il y a encore des limites à l’avancement des femmes dans la société de ce monde. Mais les femmes de ce monde avaient la force de ne pas perdre contre ça. En les voyant toutes les deux, je m’étais rendu compte que c’était encore un fait avéré.

Après avoir pris une pause, les deux femmes avaient recommencé à échanger des coups.

Aisha et Fuuga, et Juna et Mutsumi. Il ne semblait pas qu’aucun d’entre eux n’arrêterait de se battre facilement, alors je m’étais dirigé vers l’endroit où Hal était soigné par Kaede et Ruby.

Hal avait froncé les sourcils quand il m’avait vu arriver. « … Souma. On dirait que tu m’as surpris à ne pas avoir l’air cool. »

« Si tu veux mon avis, n’importe qui qui peut se battre est plutôt cool, tu sais ? » déclarai-je.

Comme Aisha, ou Juna. Si Liscia avait été là aussi, elle aurait été heureuse de participer à l’action, j’en étais sûr.

Je voulais avoir une petite discussion seulement entre nous deux, alors j’avais demandé aux femmes de m’excuser.

Une fois que Juna et Naden avaient emmené Kaede et Ruby, je m’étais assis à côté de Hal. « Alors, de quoi a-t-il l’air pour toi ? Je parle de ce Fuuga. »

Hal avait poussé un soupir.

« … Effrayant. Pas seulement la force qu’il a, mais aussi l’air qui l’entoure, » répondit Hal.

« L’air autour de lui est effrayant ? » demandai-je.

« Ouais. Quand je me suis séparé de vous les gars et que je l’ai poursuivi, avant même de m’en rendre compte, je me suis senti attiré par l’atmosphère qui l’entourait. Je me disais que ce serait génial si je pouvais me battre comme lui. ou comment, si je pouvais mourir comme ça, je n’aurais aucun regret. Ce n’était que pendant un instant, mais je l’ai fait. Même si c’est impossible que ce soit vrai, » répondit-il.

Halbert se moquait de lui. Je l’écoutais tranquillement pendant qu’il parlait.

« Si je mourais et laissais Kaede et Ruby derrière moi, plus que quiconque, je ne pourrais pas me pardonner pour ça. Mais à ce moment-là, je l’acceptais. Si tu ne m’avais pas dit de me souvenir de leurs visages, et si Ruby ne m’avait pas arrêté, j’aurais peut-être été encore plus impliqué avec lui. M’as-tu donné ce conseil parce que tu savais que ça arriverait ? » me demanda-t-il.

« À peine, » dis-je. « J’étais juste en train de mettre en place une assurance parce que j’étais inquiet. Parce que, de toutes les personnes que je connais, tu es la plus proche de Fuuga. »

Quand j’avais dit ça avec un sourire ironique, Hal avait mis sa tête sur le côté. « Nous sommes proches ? Veux-tu dire que nous sommes semblables ? »

« En termes de personnalité, oui. Vous êtes tous les deux exceptionnellement courageux, et vous visez toujours l’ascension, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« C’est difficile de répondre à cela moi-même…, » répondit-il.

Pendant que Hal se grattait le nez dans l’embarras, j’avais souri avec ironie et je lui avais dit. « C’est comme ça que ça se voit pour quelqu’un d’autre. Et des gens comme ça attirent ceux qui vont se battre avec eux. Comme toi. Tu es considéré comme quelqu’un de spécial dans la Défense Nationale, n’est-ce pas ? »

« Hein ? Le suis-je vraiment ? » demanda-t-il.

« Tu te bats à mes côtés depuis la bataille près de Randel, non ? Je pense que tu as fait beaucoup de choses pour te distinguer dans la bataille contre les forces de la Principauté d’Amidonia, aussi, et tu es même devenu chevalier dragon à la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon, » répondis-je.

« C’est juste arrivé tout seul, tu sais !? » s’écria Hal.

« Je te l’ai dit, non ? Il s’agit de ton apparence. Puis, dans le royaume de Lastania, de nombreux soldats ont vu le dragon rouge voler dans le ciel. Bien sûr que tu allais finir avec un surnom, » répondis-je.

« Whaaa !? Attends, qu’est-ce que tu veux dire par un surnom !? » demanda Hal.

Hein ? Hal ne savait pas ?

« L’Oni rouge… C’est comme ça que les soldats de la Défense Nationale t’appellent, ne le savais-tu pas ? » demandai-je.

Hal était silencieux. Il ne le savait vraiment pas.

Oh, c’est vrai.

Je m’étais levé et je m’étais dirigé vers la gondole que Naden avait portée ici. Puis, tirant quelque chose des bagages, j’étais retourné voir Hal et je lui avais présenté.

« Qu’est-ce que c’est ? » demanda-t-il.

« C’est un hachigane, avec des cornes d’oni dessus, » répondis-je.

C’était un hachigane (sorte de protecteur porté sur le front) dont la partie métallique était ornée de cornes d’oni.

« On dirait que tu es devenu célèbre en tant qu’Oni Rouge, alors j’ai demandé à Taru, le forgeron, de faire ça pour toi, » déclarai-je. « On était tellement occupés ces derniers temps que j’ai oublié de te le remettre. Si tu mets ça sur ta tête, ils sauront tout de suite que tu es l’Oni Rouge. Je pense que ça remontera le moral des alliés et démoralisera l’ennemi. Ce sera parfait pour cacher la blessure rouge sur ton front, alors pourquoi ne pas l’essayer tout de suite ? »

Hal accepta l’hachigane d’oni, toujours stupéfait. Il semblait que son esprit n’avait pas encore compris ce qui se passait.

C’est à ce moment qu’Hal l’Oni rouge était né, mais Hal semblait totalement hors de lui à l’époque.

Eh bien, si Hal continuait à se distinguer à partir de maintenant, j’étais sûr que les dramaturges d’une autre époque trouveraient un moyen de dramatiser cette scène et de la rendre cool.

Alors, donne tout ce que tu as, Hal.

Cette nuit-là…

« Tu as l’air plutôt cool, Hal, » dit Kaede.

« J’aime la façon dont les cornes sur ta tête correspondent un peu aux miennes, » dit Ruby.

« Vraiment ? »

Hal avait tout de suite mis l’hachigane d’oni, mais il ne semblait pas du tout mécontent des éloges que lui faisaient Kaede et Ruby. Il aimait tout ce qui le servait. Ce n’est pas que je puisse le blâmer pour ce qu’il ressent.

 

 

Dans la pièce avec moi se trouvaient Aisha, Juna, Naden, Halbert, Kaede, Ruby, Kuu et Leporina. Nous étions sur le point de recevoir une confirmation finale de ce que nous allions faire à partir de là.

Ils avaient dit qu’ils voulaient aussi regarder, et donc Tomoe et Ichiha étaient assis sur des chaises près du mur.

J’avais étendu sur la table la carte de la région autour de Wedan que j’avais empruntée au Duc Chima.

« Maintenant, j’aimerais commencer…, » déclarai-je.

En disant cela, j’avais jeté un coup d’œil à côté de Tomoe. Pour une raison quelconque, Yuriga était assise là comme si elle en avait le droit.

« N’es-tu pas retournée auprès de Fuuga ? » lui avais-je demandé.

« Je n’ai rien de mieux à faire. Mon frère s’endort rapidement les jours où il se déchaîne sur le champ de bataille, » répondit-elle.

« Ça ne veut pas dire que tu dois venir nous voir, » déclarai-je.

« C’est le seul endroit avec des enfants de mon âge. S’il vous plaît, je ne vous gênerai pas ! » Yuriga avait mis ses mains ensemble et avait supplié.

Si je la maltraitais, j’avais l’impression que ça nuirait à ma relation avec Fuuga plus tard… Je suppose qu’il n’y avait rien d’autre pour ça.

« Regarde tranquillement, d’accord ? » avais-je dit en soupirant.

« Je le ferais, » répondit-elle.

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

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