Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 4 – Chapitre 5 – Partie 4

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Chapitre 5 : Peser la Nostalgie face au Futur

Partie 4

Dans ce monde, il y avait très peu de médecins dans le sens où un Japonais moderne penserait. Ceux qui avaient effectué la grande majorité des traitements médicaux étaient des mages blancs, et ceux qui administraient des remèdes à base de plantes pour aider à soulager les symptômes de la maladie étaient des hommes et des femmes charlatans.

Beaucoup de ces mages blancs étaient affiliés à l’église, et donc, la plupart des hôpitaux étaient également attachés aux églises. C’était pourquoi il était normal que les personnes de ce monde se rendent à l’église quand ils étaient malades, mais pour les trois yeux, c’était un peu différent.

Parce que leur technologie médicale était beaucoup plus avancée, ils pouvaient traiter la plupart des maladies et des blessures chez eux. Quand ils étaient tombés sur une maladie si grave qu’elle ne pouvait pas être traitée dans leur maison, alors ils devaient d’abord chercher un médicament préparé par le docteur. Naturellement, ce médecin était le premier expert de sa race, et elle ne pouvait donc préparer des médicaments que pour les cas les plus graves.

Celle là-bas qui pulvérisait un désinfectant (probablement de l’eau de chaux), Hilde, était la seule et unique médecin de sa race, et était considérée comme ayant un haut degré de connaissances médicales, même selon les normes des trois yeux. Cependant, avec la façon dont elle était maintenant habillée, elle ressemblait à un fermier qui pulvérisait des produits chimiques agricoles.

Jusqu’à maintenant, Hilde avait laissé éclater un rire fort et enthousiaste, mais maintenant elle affichait un sourire lugubre et avait une sombre aura autour d’elle. « Honnêtement... ne vous ai-je pas dit de ramasser les fientes de vos chats ? Parce que vous continuez à les laisser traîner à l’air libre, il y a des bactéries partout ! Oh, pour l’amour de Dieu ! Impur, sale ! »

Cette fois, alors qu’elle pulvérisait partout du désinfectant, elle tapa du pied avec indignation. Elle avait peut-être semblé émotionnellement instable, mais c’était une habitude pour Hilde.

Elle, avec sa connaissance de la pharmacologie et un œil pour les bactéries qui avaient été considérés comme excellents même selon les normes des trois yeux, avait également démontré une obsession pour la propreté qui était excessive même selon les normes de sa race. Au point qu’il était normal qu’elle se promène avec un désinfectant comme ça.

Ce n’était pas toujours bon de pouvoir voir trop de choses.

« Je vois que vous êtes toujours la même, Hilde, » dis-je.

« Hm ! Vous êtes... Qui êtes-vous ? » demanda Hilde.

J’avais enlevé mon chapeau conique afin de montrer mon visage.

Sans grande surprise, elle avait dit : « Oh, c’est juste le roi, hein, » et était retournée au travail de pulvérisation du désinfectant.

« M’appeler “juste” le roi est un peu méchant, » dis-je. « C’est techniquement une position importante. Vous en rendez-vous compte ? »

« Alors, ne pourriez-vous pas peut-être mettre la tenue appropriée ? » demanda-t-elle. « Je pensais que vous étiez un clochard. »

Elle était aussi dure que jamais. J’avais une image de médecins qui étaient durs même dans mon Ancien Monde, et il semblerait que les choses soient pareilles ici. Hilde en particulier n’était pas du genre à se soucier beaucoup de la position de la personne avec qui elle parlait.

La philosophie de Hilde était : « La maladie nous frappe tous, gentils ou méchants, riches et pauvres, hommes et femmes, indépendamment de la race. Alors, devant un médecin comme moi, tous les patients sont égaux. »

Apparemment, c’était son argument.

« De toute façon... Hilde ! Laissez-moi vous les présenter, » commençai-je. « Les deux dames sont... »

« Je sais qui elles sont, » déclara Hilde avec un soupir, comme si c’était un fait qu’elle savait qui elles étaient. « Elles sont célèbres, n’est-ce pas ? La princesse et la fille de l’ancien général de l’Armée de l’Air, non ? »

« Hein !? Qu’en est-il de Sire Owen ? » demandai-je.

« Je ne veux rien savoir de ce vieil homme sale, » déclara Hilde.

« Quoi ?! » protesta Owen. « Qui appelez-vous sale !? Je prends correctement soin de me toiletter ! »

« Restez loin, crétin musclé ! J’espère que vous vous êtes lavé correctement !? » cria Hilde.

Pshhhh.

« Hé ! Maintenant, petite fille, ne pulvérisez pas cette brume bizarre sur moi ! Vous savez, je suis propre. Chaque jour, je verse de l’eau sur mon corps nu, puis je me frotte avec une serviette sèche ! » cria Owen.

J’avais été soudainement forcé d’imaginer un homme macho se baignant nu dans la lumière naissante du matin. Ouais... On se sentait sale juste en l’imaginant. Peut-être qu’elles s’imaginaient une scène similaire, car Liscia et Carla semblaient prêtes à vomir.

Nous avions l’impression qui si nous restiez sur ça plus longtemps, cela allait aggraver l’état mental de tout le monde, alors il était le temps de changer de sujet.

« A-Au fait, Hilde, que faites-vous ici aujourd’hui ? » demandai-je.

Ma tentative forcée de changer de sujet avait été interrompue par Hilde.

« Si je laisse les habitants d’ici à eux-mêmes, tout cela deviendra insalubre en un rien de temps, » déclara Hilde. « Je fais des visites régulières pour les instruire sur l’hygiène et désinfecter la zone. »

« Ça a du sens..., » dis-je. « Au fait, votre partenaire est-il avec vous aujourd’hui ? »

« Ne l’appelez pas mon partenaire, » Hilde cracha ces mots, apparemment agacée. « Si vous cherchez Brad, il est “dehors”. Il a dit : “Si je dois examiner des porcs engraissés, je préférerais de loin traiter les chiens sauvages non contaminés...” ou de telles absurdités. »

« ... Je vois que lui non plus ne changera jamais, » dis-je.

« Peut-être que vous pourriez aussi le lui dire, sire, » dit-elle. « Ce type cherche toujours à faire la leçon aux jeunes médecins par-dessus moi. »

« J-Je vois..., » dis-je.

Le Brad qui était venu dans notre conversation était l’autre médecin agissant en binôme avec Hilde pour faire avancer la réforme du système médical de ce pays. Son nom complet était Brad Joker. C’était un humain, et ses compétences en tant que médecin étaient bonnes, mais... sa personnalité était un peu problématique.

Je ne peux pas voir Brad comme étant un jour capable d’expliquer les choses aux autres. Montrer des compétences pratiques sur le terrain serait une bonne chose pour ses juniors, mais Hilde devra être celle qui tiendra ces conférences..., pensai-je.

« Hé, m’écoutez-vous S-I-R-E ? » s’écria Hilde.

« Je-je comprends, » déclarai-je. « Je vais au moins essayer de lui parler. »

Si elle comptait me presser ainsi avec ce sourire en colère, je devais juste hocher la tête et être d’accord avec elle.

« Alors ? Que font le roi et ses proches ici ? » demanda Hilde.

« Oh... j’avais l’intention de rendre visite au chef des loups mystiques, » dis-je. « Pendant que j’y suis, j’ai pensé que je pourrais fourrer ma tête dans le centre de formation professionnelle où j’ai affecté Ginger. »

« Oh, c’est le genre de sujets dont il était question, » Liscia frappa dans ses mains comme si elle comprenait enfin quelque chose.

Oh ! Maintenant que j’y pensais, je ne lui avais pas dit ce que nous faisions, n’est-ce pas ?

« Mais, une fois que j’aurais pu faire que l’ancien loup mystique me fasse une connexion pour moi, j’ai l’intention d’aller “dehors”, » ajoutai-je.

« Ohh, vous allez “dehors”, n’est-ce pas Sire ? » demanda Hilde. « Dans ce cas, peut-être, que je vais vous suivre ! »

« Hein ? Pourquoi donc ? » demandai-je.

« Cela devrait être évident. C’est bien évidemment pour apprendre à vivre à cet idiot obsédé par les examens, » répliqua Hilde.

Hilde avait beau avoir un sourire bien visible sur le visage, ses yeux ne souriaient pas.

« E-Eh bien... Essayez juste de ne pas aller trop loin, d’accord ? » demandai-je nerveusement.

« Euh, vous n’arrêtez pas de parler de “dehors”, mais qu’est-ce que ça veut dire exactement ? » Carla avait levé la main avec hésitation et avait demandé ça.

« Si nous parlons en dehors de la perspective d’être à l’intérieur de la ville, cela ne peut signifier que l’extérieur des murs, » déclara froidement Hilde.

« Par l’extérieur des murs... pourriez-vous dire... ? » Liscia semblait avoir compris quelque chose et elle avait l’air de réfléchir à quelque chose.

Ouais... C’était probablement exactement ce qu’elle imaginait.

Quoi qu’il en soit, notre groupe était composé d’un voyageur étranger, d’une étudiante, d’une servante-dragon et d’un homme macho qui maintenant avait été rejoint par une femme médecin.

... Ouais. Ce groupe avait de moins en moins de sens.

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4 commentaires

  1. kurokagespirit

    Merci pour les chapitres.

  2. Merci pour le chapitre.

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