Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 4 – Chapitre 3 – Partie 3

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Chapitre 3 : Un marchand d’esclaves inhabituels

Partie 3

« Hé, ici, monsieur ! » déclara l’un des marchands. « C’est un bon esclave qui vous sert là. »

« Combien vous a-t-elle coûtée ? Êtes-vous un enfant riche d’une bonne famille ou quelque chose du genre ? »

« Hm... heu... Merci..., » dis-je.

Alors que je repoussai poliment les personnes qui m’avaient parlé dans l’argot des marchands, San et moi avions marché dans une rue commerçante de la capitale à midi, portant des sacs. Les sacs contenaient principalement de la nourriture et du savon, ainsi qu’une grande quantité de tissu pour faire des vêtements simples. J’étais sûr que vous pourriez comprendre cela sans que je le dise, mais presque tout cela était pour les esclaves.

« Eh bien, nous avons réussi à mettre la main sur une bonne quantité de tissu de qualité, » dis-je. « Ce magasin, La Biche d’Argent, était plutôt bon. Le commerçant était un vrai dandy, et quand il a entendu que nous utilisions le matériel pour faire de nouveaux vêtements pour les esclaves, il nous en a vendu beaucoup pour pas cher sans avoir l’air mécontent de ça. »

« Comme c’est très bien pour vous, » dit-elle.

« Ah... ! Désolé, San, » dis-je. « Je parle du fait de t’obliger à me suivre et à transporter des choses pour moi. »

« Vous n’avez pas besoin de montrer un tel intérêt pour une esclave, » déclara San avec nonchalance. « Ordonnez-moi de faire ce qu’il vous plaira. »

Elle était un peu plus grande que moi, et la façon dont elle avait l’air alors qu’elle marchait avec son dos droit, elle avait une telle dignité que vous ne l’auriez jamais prise pour une esclave. Peut-être avait-elle une bonne éducation ?

« Mais, tout de même, ce sont des magasins, qu’est-ce qui les empêche d’avoir d’autres vendeurs autres que des esclaves ? » demandai-je.

« Tant qu’ils portent leurs colliers, les esclaves sont absolument loyaux, » expliqua San. « Il est aussi possible de les mettre au travail, donc je pense que c’est normal. »

« Oh, je vois, » dis-je.

« Plus important encore... Pourquoi vous engagez-vous à bien nourrir vos esclaves et à leur donner de nouveaux vêtements alors que vous avez l’intention de les lâcher, Maître Ginger ? » demanda San.

J’avais demandé en retour. « Des objets propres ou des objets sales, lequel des deux pensez-vous que les personnes vont mieux prendre en charge ? »

« Je pense que ce serait... les objets propres..., » répondit San.

« C’est bien ça. C’est la même idée ici, » dis-je.

C’était un peu faux de parler des personnes comme des objets, mais les esclaves étaient toujours traités comme des objets. Cela étant dit, je voulais en faire des choses que les personnes traiteraient correctement. Je savais bien à quel point c’était hypocrite, mais c’était tout ce que je pouvais faire pour le moment.

« Des esclaves propres avec une bonne apparence et bien habillés paraissent bien plus précieux, » dis-je. « Je pense que cela aidera à éloigner les acheteurs qui veulent juste les utiliser comme main-d’œuvre jetable. »

« Être capable de vendre la marchandise est la chose la plus importante dans les affaires, » déclara San. « Je ne suis pas sûre que vous ayez la bonne approche en tant que vendeur. »

« C’est pour ça que je t’ai dit que je n’étais pas un commerçant d’esclaves, d’accord ? » dis-je.

« Ne l’êtes-vous pas ? Je pense que vous pourriez faire un marchand d’esclaves étonnamment bon, » déclara San.

« C’est exactement le contraire de ce que tu disais il y a un instant. Le sais-tu ? » dis-je.

« C’est juste le bavardage aveugle d’une esclave. N’y faites pas attention, » San sourit malicieusement. Arg, elle jouait assurément avec moi. « Si je vous ai énervé, utilisez le fouet sur moi... »

« Je ne vais pas te frapper, d’accord !? » m’écriai-je.

« Mais, si vous le faites juste une fois, vous pourriez peut-être éveiller quelque chose en vous ? » déclara-t-elle.

« Je ne veux rien éveiller ! Es-tu sûre que tu n’es pas l’une de ces perverses qui aiment qu’on les frappe ? » demandai-je.

« Peut-être que c’est simplement une question de qui me fouette ? » demanda-t-elle.

« Hein !? Qu’est-ce que c’est censé vouloir dire... ? » demandai-je.

« Hee Hee. C’était une blague, » dit-elle.

San m’avait fait un sourire joyeux, puis elle était rapidement partie, me laissant loin derrière elle.

Pendant un moment, je restai là, abasourdi, avant de rassembler mon esprit en toute hâte et de la suivre.

Cela vous faisait vous questionner qui était la possession et qui était le propriétaire ici...

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2 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Merci pour le chapitre !

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