Divas de la Bataille – Tome 1 – Chapitre 1 – Partie 6

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Chapitre 1 : Les deux fiancées

Partie 6

Le lendemain, alors que des rumeurs sur les plans de mariage arrangé du roi se répandaient dans tout le pays comme un feu de forêt, Alnoa faisait tranquillement de la paperasse dans sa chambre. Il était au travail depuis l’arrivée des deux candidates au mariage. C’était vraiment compliqué d’accueillir deux princesses.

Alnoa devait envoyer une confirmation quant à leur arrivée dans leurs pays respectifs dès que possible, tout en s’assurant de garder pour lui autant de détails. Il ne voulait pas savoir ce que Freiya et Subdera feraient si jamais ils apprenaient ce qui s’était passé la veille. Il ne pouvait qu’imaginer l’indignation à laquelle il serait confronté.

L’autre défi était de prendre en charge leurs besoins pendant leur séjour dans son pays.

« Al, avez-vous un moment ? »

La porte de son bureau s’était ouvert sans que la personne frappe à la porte avant. Mais il est vrai que l’on pouvait difficilement l’appeler un bureau en raison de ce qui s’y trouvait. Il y avait un lit pour faire la sieste et une collection de livres préférés d’Alnoa qu’il avait là pour ses pauses, rendant la pièce plus proche d’une chambre à coucher secondaire.

« Sharon, qu’y a-t-il ? » demanda Alnoa.

« Et si j’arrêtais de tenter de vous tuer et que j’essayais de devenir votre femme pour de vrai ? » demanda Sharon.

Son visiteur inattendu n’était autre que Sharon. Elle portait la même robe qu’hier, mais elle était beaucoup plus séduisante maintenant. Pour la première fois aux yeux d’Alnoa, elle ressemblait à une véritable et belle princesse.

Attends, êtes-vous sûre de vouloir admettre que vous êtes venue ici pour m’assassiner ? Eh bien, je suppose que beaucoup de vos actes disent déjà que c’est une évidence.

Alnoa était silencieux alors qu’elle s’approchait de lui. Il se méfiait beaucoup de ce changement d’attitude. Quelque chose lui disait que ça ne finirait pas bien.

À un moment donné, Sharon avait commencé à l’appeler « Al » au lieu de « Votre Majesté ». Il avait décidé qu’il valait mieux ne pas lui demander la raison.

Elle avait probablement changé parce qu’« Al » est plus facile à dire.

« ... Vraiment ? » demanda Alnoa.

« Oui. Vraiment, » déclara Sharon.

« N’est-ce pas un nouveau stratagème pour m’attaquer ? » demanda un Alnoa septique.

« ... Non, ça ne l’est pas, » répondit Sharon.

« Je suis heureux de l’entendre, mais pourriez-vous me dire ce que vous cachez derrière votre dos ? » demanda Alnoa.

« C’est un secret. Teehee ! » répondit Sharon.

Alnoa ne voulait rien de plus que de pouvoir faire confiance à Sharon, mais malheureusement pour elle, son secret jaillissait de derrière ses cheveux ardents.

Des assassins aussi mauvais en tromperie sont exceptionnellement rares.

« OK, arrêtez de jouer la comédie. Je peux voir votre épée derrière votre tête, » déclara Alnoa.

« Vraiment ? » Sharon regarda Alnoa, perplexe.

« Oui, vraiment ! Êtes-vous stupide ? Me prenez-vous pour un idiot ? » demanda Alnoa.

« Tsss. Et là, j’avais pensé que cela vous tromperait, » déclara Sharon.

« Oui, j’ai bien vu... ! » Alnoa avait poussé un soupir.

On ne s’est rencontrés qu’hier, et elle pense déjà que je suis un idiot, non ?

« N’avez-vous pas donné cette épée à Lilicia ? » demanda Alnoa.

« Je suis une princesse. Je viens de dire aux servantes que garder mon épée loin de moi conduirait à un incident diplomatique ! » expliqua Sharon.

« Oh, pour l’amour de..., » commença Alnoa.

Sharon avait saisi la poignée de son épée en affichant un sourire sournois. « Assez parlé ! »

« Vraiment !? » demanda-t-il.

Ils étaient piégés dans une petite pièce sans espace pour pouvoir esquiver la moindre attaque.

« Allez-vous vraiment réessayer ? » Alnoa ajouta ça tout en restant calme.

Les événements d’hier lui avaient traversé l’esprit. Le résultat était évident, mais le fait d’avoir une épée sur lui faisait encore peur. Il garda ses yeux serrés.

« Mourrrezzzz ! » cria Sharon.

Sharon avait frappé avec son épée au niveau de la tête d’Alnoa, mais, comme prévu, l’arme avait rebondi avant qu’elle ne puisse l’atteindre. La table avait pris le coup à la place de son visage et elle avait été coupée en deux, y compris la pile de documents qui reposait sur le dessus.

« Non ! Je viens de les finir ! » cria Alnoa.

« Qui s’en soucie ? Vous n’en aurez pas besoin là où vous allez ! » répliqua Sharon.

Elle l’avait regardé avec un visage suffisant, comme si elle n’avait même pas compris ce qui venait de se passer.

« Je suis presque sûr que vous auriez encore besoin de ces documents même si je mourais, » déclara Alnoa.

« Ne vous inquiétez pas. Je rendrai votre mort aussi indolore que possible ! » annonça Sharon.

Merde... On ne peut pas parler à cette fille quand elle est si excitée.

Face à cette agression insouciante, Alnoa ne pouvait penser qu’à une seule option. Au moment où Sharon avait encore abaissé son épée, Alnoa s’était élancé vers l’avant.

« Écoutez-moi bien ! » cria-t-il.

Les mots longs sont inutiles dans un combat au corps à corps. Je n’ai qu’à pousser vers l’avant !

« J’arrive ! » cria-t-il.

« Gahh ! »

Alnoa l’avait poussée. Sharon avait crié et avait reculé comme un animal effrayé. Se sentant coincée, elle s’était effondrée à genoux avec des larmes se formant dans le coin de ses yeux rouges.

« Quel est le problème ? » demanda-t-il

Elle avait tremblé devant les paroles d’Alnoa. Avec ses mains couvrant ses seins, elle le fixait du regard.

« Qu’est-ce que vous croyez faire ? » cria Sharon.

« C’est moi qui devrais vous demander ça ! » répliqua Alnoa.

C’est quoi cette réaction ? Je visais juste sa poitrine, attends, non. J’essayais juste de retenir ses bras. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle réagisse ainsi.

« Ne m’avez-vous pas promis de ne jamais me toucher ? » demanda Sharon.

« Dans ce cas, c’était de la légitime défense ! » répondit Alnoa.

Oh, c’est vrai ! Elle a peur du Déferlement Céleste. C’est logique, mais ça fait mal de la voir comme ça. Suis-je vraiment si effrayant ?

« R-Reculez ou bien je vais crier ! » déclara-t-elle avec force.

Sharon se précipita avec désespoir vers l’arrière comme un chiot effrayé.

Je me demande ce qu’elle pense maintenant de moi.

« H-Hey..., » dit-il.

« Je vous ai dit de reculer ! » répondit-elle.

« C’est vous qui m’avez attaqué ! » déclara Alnoa.

« Taisez-vous ! » dit Sharon.

Aussi charmante, mais toujours aussi déraisonnable que jamais.

Alnoa avait eu une soudaine et sournoise étincelle d’inspiration.

Attends, c’est plutôt amusant. C’est l’heure de la vengeance. Je peux peut-être même l’empêcher d’essayer de me tuer.

« Hé, reculez ! » cria Sharon.

« Excusez-vous, » déclara Alnoa.

« Pourquoi ? » demanda-t-elle.

« Pour avoir ruiné mon travail, » répondit Alnoa.

Premier pas.

« Pourquoi devrais-je le faire ? » demanda Sharon.

Deuxième pas.

« D’accord, d’accord ! Je m’excuserai ! » déclara Sharon.

Troisième pas.

« Je suis désolée ! Je suis désolée d’avoir détruit vos documents ! Eh bien ? Êtes-vous heureux ? » demanda-t-elle. Sharon l’avait regardée avec les yeux larmoyants. Elle était sur le point de pleurer.

« Toujours pas assez, » chuchota Alnoa. « Jurez-moi que vous n’essaierez plus de m’assassiner. »

Alnoa, inébranlable, continua son avance.

« Impossible, car c’est ma mission, » répliqua Sharon.

Quatrième pas.

« D’accord, d’accord ! Arrêtez ! S’il vous plaît, arrêtez ! Je vous en supplie ! » supplia Sharon.

Cinquième pas.

« Pourquoi ne vous arrêtez-vous pas ? » demanda une Sharon larmoyante.

Sixième pas.

« Ahh ! » Elle avait heurté le lit d’Alnoa. Elle n’avait nulle part où s’enfuir.

Alnoa avait réfléchi sur les actions qu’il devait entreprendre tout en regardant la fille qui gémissait.

Je suis peut-être allé trop loin.

Les puissants yeux pourpres de Sharon avaient perdu leur lumière et étaient maintenant remplis de larmes.

« Espèce de lâche ! Comment osez-vous jouer des tours aussi sales !? » S’écria Sharon.

Arg, cette fille...

« Résistez-vous toujours ? » demanda-t-il.

Je suppose que parler ainsi aux autres fait partie de sa nature. Mais je pense que c’est suffisant. Après tout, il s’agit d’une princesse.

« Je ne perdrai jamais ! » déclara Sharon.

Sharon avait roulé sur le lit et avait tendu la main afin d’ouvrir la porte proche de là.

« Pour l’instant, je vais mettre cette bataille en attente, mais la prochaine fois, la prochaine fois, je vous aurai ! » déclara Sharon.

« Hé, c’est..., » commença Alnoa.

Alnoa avait l’intention de dire « c’est la porte de la salle de stockage, une pièce remplie à ras bord de documents », mais Sharon était trop pressée pour écouter. Elle avait ouvert la porte qui grinçait avec force.

« Attendez, ne faites pas ça ! » cria Alnoa.

« Ahh ! » cria Sharon.

« Attention ! Wowww ! » s’écria-t-il.

La force mise dans l’ouverture de la porte avait fait tomber de grandes piles de documents. Alnoa haleta et se précipita pour protéger Sharon. Les documents s’étaient effondrés tout autour d’eux avec un bruit sourd et fort.

« Outch... »

La poussière des vieux documents remplissait la pièce. Alnoa et Sharon étaient restés silencieux un moment, ayant évité de justesse le désastre.

Je ne veux pas penser à ce qui se serait passé si Freiya avait découvert que leur princesse a été blessée dans mon bureau par une pile de vieux documents poussiéreux qui lui sont tombés dessus. J’espère qu’elle a... euh... Attends, est-ce sa culotte !?

Passons en revue l’enchaînement malheureux des événements qui avaient mené à la situation actuelle.

1) Sharon, agenouillée sur le lit, ouvrit la porte du débarras.

2) Toujours sur le lit, Sharon est tombée sur ses fesses.

3) Alnoa se précipita sur le lit et s’étendit sur Sharon afin de la protéger.

Et maintenant, ce scénario était sur le point d’atteindre sa fin évidente.

« Lâchez-moi, pervers ! Arrêtez de pousser votre entrejambe contre mon visage ! Espèce de monstre ! » Sharon avait lâché un barrage d’insultes vers Alnoa avec un visage rougissant et brûlant.

« Je suis désolé ! Je ne voulais pas le faire ! » répondit Alnoa.

Est-elle comme ça à cause d’un Déferlement Céleste ?

Sharon avait tiré sur sa jupe, masquant sa culotte de la vue d’Alnoa.

« Maintenant, je suis souillée pour toujours. » Sharon marmonnait ça d’une voix faible et tremblante.

« Quoi ? » demanda-t-il.

« Rien ! » Elle avait détourné le regard.

« Lâchez-moi, c’est tout ! » lui demanda Sharon.

« Ah, oui. Désolé, » déclara-t-il après s’être déplacé

Elle avait poussé un soupir de soulagement une fois qu’Alnoa était descendu d’elle.

Ne vient-elle pas de dire qu’elle a été souillée ?

Au moment où les choses s’installaient, un son avait retenti dans la pièce. Le couple turbulent s’était ébranlé et avait dirigé leurs attentions vers la source de ce bruit — l’entrée de la pièce.

Oh merde ! Bien sûr que quelqu’un entendrait tout ce bruit !

« Vraiment ? Vous faites... un 69 dès le deuxième jour ? » demanda une voix féminine.

« Non ! Nous ne le faisons absolument pas ! » cria Alnoa.

Alnoa espérait que sa sauveuse venait d’entrer dans sa chambre, mais ce qu’il avait eu à la place, c’était un démon. Un démon sous la forme de Lesfina, son autre candidate au mariage.

« Qu... Qu’entend-elle par “le 69” ? » demanda Sharon.

« Rien ! Ne vous inquiétez pas pour ça ! » répondit Alnoa.

« Eh bien, vous voyez, quand un homme et une femme vraiment..., » commença Feena.

« Feena ! Ne le dites pas ! S’il vous plaît ! » demanda Alnoa.

« Hein ? » Feena était curieuse de savoir pourquoi Alnoa l’avait arrêtée.

Sharon n’arrivait pas à comprendre ce à quoi Feena faisait référence, mais elle s’était finalement rendu compte que c’était quelque chose d’assez obscène.

« Je ne suis PAS comme ça avec ce cochon ! » déclara Sharon.

Sharon s’était un peu calmée. Feena en avait profité pour regarder Alnoa dans les yeux et dire ce qu’elle était venue dire. « Al. J’ai pris ma décision. »

« Quelle décision ? » demanda-t-il en retour.

Alnoa avait rencontré son regard et s’était levé du lit comme si rien ne s’était produit avant ça.

« Je veux devenir une bonne épouse. Je veux vous faire mien..., une marionnette pour mon usage exclusif. Donc, même si vous me trompez, même si vous couchez avec votre sœur... Je ferai de mon mieux pour regarder ailleurs, » annonça Feena.

Elle avait dit de très bonnes choses jusqu’à arriver sur la partie à propos de la « marionnette ».

« Je ferai de mon mieux pour faire... ce que vous faisiez ensemble juste avant ça, » continua Feena.

« Vous vous méprenez encore. Elle essayait de me tuer ! » s’écria Alnoa.

Le déni d’Alnoa était tombé dans l’oreille d’une sourde.

« Cependant..., » continua Feena.

Feena jeta son regard vers sa rivale, affichant du dégoût sur son visage habituellement sans expression.

« Quoi !? » s’écria Sharon.

Alnoa voyait Feena sérieuse pour la première fois. Il s’agissait d’un spectacle qui lui avait causé des frissons dans toute sa colonne vertébrale.

« Vous ! » cria Feena.

Sentant la colère de Feena, Sharon s’était mise en garde.

« Je ne vous pardonnerai jamais ! Quoi qu’il arrive, je protégerai Al ! » Feena marcha avec fermeté jusqu’à se positionner devant Sharon.

Elle est trop cool ! C’est le genre de phrase qui ferait pâlir n’importe quelle femme si elle était prononcée par un homme.

« Arrêtez de vous mettre sur mon chemin ! » cria Sharon.

« Je ne peux pas faire ça. Je ne vous laisserai pas faire du mal à mon mari, » déclara Feena.

Sharon avait jeté un coup d’œil vers Alnoa, espérant qu’il la soutienne. Mais Alnoa ne voulait pas se ranger de son côté.

Feena dirigea une fois de plus son regard froid et tranchant sur Sharon.

« Au fait..., » commença Feena.

« Quoi ? » demanda Sharon.

« Quel est votre objectif ? » demanda Feena.

Sharon avait haussé les sourcils face à la question inattendue. Il s’agissait d’un petit geste que Feena n’avait pas manqué de remarquer.

« Je suis ici pour tuer cet homme ! » répondit Sharon.

« Non. Je veux savoir ce que vous espérez obtenir en le tuant, » répliqua Feena.

Elle n’arrête pas de dire qu’elle est là pour me tuer comme si ce n’était rien !

« Tch. »

« Je le savais. On ne peut pas vous faire confiance. Vous êtes venue ici pour..., » commença Feena.

Sharon avait chargé Feena avant qu’elle n’ait pu finir sa phrase.

*Clac !*

Un cliquetis métallique aigu avait résonné dans la pièce.

« Hé, c’est votre..., » commença Sharon.

« Je ne vous laisserai pas prendre le dessus aujourd’hui, » répliqua Feena.

Feena avait tenu sa baguette au-dessus de sa tête, bloquant ainsi la frappe de Sharon.

« Oh ? Vous êtes plutôt bonne ! D’accord, allez-y ! Voyons voir quelle relique est la plus forte ! » déclara Sharon.

Feena avait bloqué la frappe de Sharon d’une main, et elle n’avait même pas bronché.

« Est-ce donc la relique de Subdera ? » demanda Alnoa.

Alnoa ne pouvait que regarder avec admiration. Sa baguette était faite d’un matériau mystérieux, peut-être de l’obsidienne.

Ces reliques étaient considérées comme le symbole des Divas et elles auraient été créées par la Valkyrie elle-même. Une autre théorie était que ces reliques étaient les armes préférées des sept jeunes filles. Chaque Diva avait sa propre relique, y compris Cécilia, dont la relique était un khakkhara, une sorte de bâton également connu sous le nom de crosse.

« N’avez-vous pas été assez bavarde aujourd’hui ? » demanda Sharon.

« ... »

« Votre farce froide et silencieuse a disparu ! Ne vous inquiétez pas. Je vais vous abattre ! De cette façon, vous pouvez garder le silence pour toujours ! » déclara Sharon.

Sharon avait serré sa poignée sur la poignée de sa lame.

*Wlam !*

Avec cela, une véritable tragédie s’était produite.

« Nooon ! Mes livres ! Mes documents ! » cria Alnoa.

L’épée déviée de Sharon avait tranché proprement à travers son étagère. Les pleurs d’Alnoa avaient rempli la pièce emplie de tensions.

« Mes précieux livres..., » se lamenta Alnoa.

Sharon et Feena n’avaient pas été troublées par les sanglots d’Alnoa. Elles n’avaient pas quitté les yeux l’une de l’autre une seconde.

« Dégagez le passage ! » cria Sharon.

Sharon avait saisi son épée afin de tenter de l’effrayer, mais Alnoa n’arrivait pas à penser clairement. Tout ce qu’il pouvait voir, c’était les documents détruits devant lui.

« Hé vous ! » cria Alnoa après s’être tourné vers Sharon et avoir tendu la main vers elle. « Regardez où vous balancez ce truc ! »

« Ahh ! » cria Sharon. « Je suis désolée ! » Sharon avait paniqué et avait crié des excuses pour l’arrêter.

« Si vous voulez y aller toutes les deux, faites-le dehors ! » Alnoa avait laissé échapper tout son stress refoulé sur les deux Divas.

« D’accord. Je serai une bonne épouse et j’écouterai mon mari, mais..., » Feena s’était arrêtée.

Une bonne épouse ne détruirait pas la chambre de son mari !

« Non... Mes documents ! » murmura Alnoa.

Il voulait s’effondrer et pleurer après avoir vu combien son travail avait été détruit. Feena tapota légèrement son épaule afin de le réconforter.

« Ne vous inquiétez pas. Au moins, votre cachette secrète n’est pas dans cette pièce, » déclara Feena.

« Ouais, au moins... Attends, comment savez-vous ça !? » S’écria Alnoa.

« C’est un secret, » répondit Feena.

Alnoa s’était demandé un instant si Feena était peut-être la plus dangereuse des deux filles.

« Arg. Espèce de pervers ! » Sharon avait regardé Alnoa depuis l’autre côté de la pièce et avait couvert sa poitrine avec ses bras.

Attendez, comment ai-je fini par être vu comme celui qui a attaqué ?

« Je vois que tout le monde s’amuse. Mais selon Cécilia, dans ce pays, les relations sexuelles illicites avec des princesses étrangères sont un crime passible de la peine de mort, » déclara avec clarté une autre femme.

Alnoa regarda la voix de son sauveur et trouva Lilicia qui lui souriait doucement.

Elle plaisante, n’est-ce pas ? Je l’espère vraiment...

« Lilicia, qu’es-tu... ? » demanda Alnoa.

« Un avis urgent est venu de l’un des avant-postes, » Lilicia avait coupé la parole à Alnoa et avait déclaré le but de sa venue, mais elle s’était arrêtée.

« Hmm... »

« Il s’agit d’une lettre urgente, Votre Majesté ! » annonça Lilicia.

***

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