Comment NE pas invoquer un Seigneur-Démon – Tome 6 – Prologue

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Prologue

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Prologue

Partie 1

Des calamités, les guerres, les crimes... Les gens vivaient leur vie, pensant que ces dangers ne les toucheraient jamais, même s’ils en étaient souvent avertis. Ils estimaient que les crises irrationnelles et injustes ne leur arriveraient jamais...

Et pourtant, un désastre arrive parfois sur ces personnes. Et aussi vertueux et travailleur, désintéressé et modeste que vous soyez... Aussi fort, prudent et sage que vous soyez... Les gens peuvent se retrouver poussés contre vents et marées sans raison apparente.

La malchance — .

Les gens perdaient facilement leur vie sans autre raison que l’absurdité connue sous le nom de malchance. La ville de la Tour de Zircon, dans l’ancien domaine du Seigneur Démon, s’était retrouvée au bord de la destruction d’une manière aussi impitoyable.

Le Seigneur Démon s’était apparemment réveillé, et l’armée réorganisée du Seigneur Démon avait attaqué la ville des Races. L’armée des Races était tombée, ne parvenant pas à évacuer les citoyens à temps. Leur massacre semblait imminent.

Tout semblait perdu...

Mais la ville avait été sauvée.

En battant le commandant en chef de l’armée du Seigneur Démon, Diablo avait mis en déroute les envahisseurs et inversé le cours de la bataille.

Les Races avaient été sauvées !

La ville avait alors célébré jusqu’au lever du soleil pour commémorer ce grand miracle. Même s’ils venaient de faire la guerre le jour même, et que les gens étaient probablement épuisés, dès que la date avait changé, ils s’étaient retrouvés à être encore dans une célébration passionnée.

— Peuvent-ils se taire ? Les gens essaient de dormir ici... Mais je suppose qu’ils sont si heureux...

C’était plutôt agréable de se rendre compte que leur joie était le résultat de ses propres actions.

« C’est une bonne chose que je les ai protégés..., » Diablo déclara ça en sautant dans son lit.

Au vu de leurs réalisations, le gouverneur leur avait préparé un logement dans l’une des auberges les plus prestigieuses de la Tour de Zircon. Diablo avait découvert, à sa grande surprise, que son lit avait des ressorts. Le lit grinçait sous lui quand il plaçait son poids dessus.

« Si doux..., » Diablo parlait d’une voix naturelle, car il avait la pièce pour lui tout seul.

La Panthérienne Rem, la princesse elfe fugueuse, Shera, la « Grande Prêtresse », Lumachina et la Marcheuse des herbes (douze ans), Horn, avaient chacune leur chambre. Rose, la « Bonne Magimatique », ne pouvait pas rester à l’auberge, car son poids ferait probablement s’effondrer le plancher sous ses pieds. Il ne pouvait pas la laisser dormir dehors. Alors Rose était retournée seule à la base de Diablo, le labyrinthe souterrain du Seigneur Démon. Diablo ayant détruit la plupart des pièges, elle avait besoin de les faire réparer et de nommer de nouveaux gardiens pour le coffre au trésor.

Alors maintenant, il était là, tout seul, — pour la première fois depuis longtemps.

Il pouvait entendre le son de sa voix rebondir contre le mur.

Avant d’être appelé dans ce monde, Diablo était toujours seul. Le fait d’étendre librement ses mains sur un grand lit comme celui-ci lui donnait un sentiment de libération... et de solitude, en quelque sorte.

Diablo bâilla haut et fort. Les gens dehors avaient commencé à chanter en chœur pour ce qui semblait être la millième fois. Il ne savait pas s’il s’agissait d’un hymne national ou d’une sorte d’un cantique militaire, mais il était sur le point de faire mémoriser la mélodie.

Mais même si les choses étaient aussi bruyantes qu’elles l’étaient, le sommeil avait commencé à le rattraper. Ses Points de Vie et son Mana s’étaient rétablis grâce aux potions, mais plusieurs jours d’épuisement avaient pesé sur lui.

Diablo ferma les yeux, et sa conscience s’enfonça doucement dans le bourbier du sommeil...

 

Toc Toc !

 

Un son différent de l’agitation qui se passait à l’extérieur avait fait sortir Diablo de son sommeil.

Quelqu’un avait frappé à la porte.

Prenant une grande respiration, Diablo s’était concentré sur son personnage de Seigneur Démon, pour cacher son vrai moi...

« Heheheheh... Qui ose perturber le sommeil d’un Seigneur Démon ? » demanda-t-il de la voix la plus grave qu’il pouvait rassembler.

Diablo était incompétent quand il s’agissait de parler à d’autres personnes, et très incompétent quand il s’agissait de parler aux filles. S’il se révélait lui-même, les mots ne sortiraient probablement jamais, alors il avait choisi de se cacher derrière le masque du Seigneur Démon qu’il avait joué dans le jeu, le Croisement de la Rêverie. Grâce à cela, il pouvait à peine parler aux personnes autour de lui.

Cependant, son jeu de rôle de Seigneur Démon l’avait aussi mis dans le pétrin...

En essayant de parler avec sa vraie voix, cela ne ferait qu’engendrer des bégaiements de « Euhh » et des « Hein » hésitants.

« C’est Nous, » répondit une voix de l’autre côté de la porte. « Si vous êtes réveillé, Nous voudrions vous parler. »

— Nous !?

Il s’attendait à Rem ou à Shera, mais ce n’était ni l’une ni l’autre de leurs voix ni aucune de ses autres compagnes, d’ailleurs. C’était la voix d’une femme plus mûre, et il n’y avait qu’une seule personne dans cette ville qui se référait à elle-même dans le « Nous » royal.

Mais elle devait réfléchir à sa position. Avec cela en tête, viendrait-elle vraiment dans sa chambre si tard dans la nuit ?

Encore à moitié dans le doute, Diablo se leva de son lit et ouvrit la porte de sa chambre, l’ouvrant pour être accueilli par une silhouette en robe noire. Un visage gracieux le regarda de l’intérieur du capuchon, ses yeux, cramoisi comme une flamme écarlate, se refermant sur les siens.

Après tout, c’était la personne que Diablo avait imaginée.

***

Partie 2

L’invitée mystère était la dirigeante de la Tour de Zircon — la gouverneur, Fanis Laminitus. Ses lèvres, ornées de rouge à lèvres, se plissèrent en un sourire.

« Vous ne Nous invitez pas à entrer, Diablo ? » demanda-t-elle.

— La gouverneur est venue me rendre visite toute seule !?

Il avait été décontenancé, certes, mais un Seigneur Démon ne respecterait jamais un simple gouverneur.

« Pourquoi es-tu ici, Laminitus ? » demanda-t-il, feignant la froideur.

« Ne Nous avez-vous pas entendus ? Nous souhaitons vous parler, » déclara Laminitus.

Elle était gouverneur régionale, mais elle avait eu l’audace de se faire passer pour « Le Roi des Terres Désolées ». Son esprit était vaillant et implacable.

Elle était entrée dans la pièce, ne prenant pas la peine d’attendre son approbation.

« Hmph ! Qu’il en soit ainsi..., » Diablo avait grogné. « Mais prépare-toi à en subir les conséquences. Si je trouve tes paroles ennuyeuses, tu en paieras le prix. »

« Nous ne vous ennuierons pas, » Laminitus enleva son manteau avant de s’asseoir sur une chaise.

Elle n’était pas dans son allure habituelle avec son armure. Au lieu de cela, elle portait une somptueuse robe de soirée avec un large décolleté à l’avant et l’arrière. Son décolleté était si profond que Diablo pouvait jurer que ses seins allaient éclater.

Il avait essayé, mais n’avait pas réussi à arracher son regard de sa poitrine dans une panique troublée.

Laminitus avait croisé ses bras, pressant sa poitrine volumineuse vers le haut dans le processus, accentuant sa poitrine encore plus qu’avant.

« Vous n’étiez pas aux festivités ? » demanda Laminitus.

« Je déteste les endroits bruyants, » déclara Diablo.

— C’est ainsi parce que le fait d’être dans un endroit si voyant est si angoissant. Je deviendrais fou si j’y restais.

« Heheh... C’est ce que Nous pensions. Avez-vous mangé ? » demanda-t-elle.

« Je n’ai pas besoin de ta sollicitude, » déclara Diablo.

Rem et les autres avaient ramené la part de nourriture de Horn et la sienne, alors ils avaient effectivement dîné, bien que tardivement.

« Alors, que pensez-vous de ça ? » Laminitus avait sauté le bouchon d’une bouteille de vin qu’elle portait.

« Je suis sûr que tu n’as pas besoin de ma compagnie si tu veux boire de l’alcool, » déclara Diablo.

« Ne soyez pas si froid. C’est l’un des meilleurs vins de la région, » déclara-t-elle.

L’auberge étant aussi luxueuse qu’elle l’était, il y avait de la verrerie qu’ils pouvaient utiliser dans la chambre. Laminitus avait pris deux verres à vin sur une étagère et y avait versé le liquide épais et marron.

L’arôme de la boisson imprégna toute la pièce, et le parfum seul prouvait que, selon les paroles de Laminitus, ce n’était pas n’importe quel vin ordinaire. La fragrance était si envoûtante que même Diablo, qui n’était généralement pas intéressé par l’alcool, était devenu curieux quant à sa saveur.

« Le moins que vous puissiez faire est de vous joindre à Nous pour porter un toast, » Laminitus lui avait offert l’un des verres à vin.

« Hmph... Une femme problématique, » Diablo avait pris le verre de vin près du cul.

La femme avait fait bouger son propre verre vers le sien. Les verres à vin étaient fragiles, il ne fallait donc pas les cogner lorsqu’on portait un toast. Il semblait que ces manières étaient tout aussi vraies dans ce monde.

Diablo continua à tenir son verre de vin près de son cul. D’après ce qu’il savait, on ne tenait le verre à vin que par sa tige pendant la dégustation.

« À la victoire d’aujourd’hui, » déclara-t-elle.

« Hmm, » répliqua Diablo.

— C’est la victoire d’hier, maintenant.

Chacun d’eux tenait le verre de vin légèrement vers le haut avant de le porter à leurs lèvres.

Diablo avait bu le liquide alors que son arôme riche et parfumé remplissait ses narines. La douceur et l’aigreur se mélangeaient harmonieusement, mais il y avait très peu d’amertume à proprement parler. Le liquide avait traversé sa gorge doucement. Ce vin était vraiment agréable et facile à boire. Il s’attendait à une saveur plus épaisse et plus dense, mais il pouvait s’habituer à boire cela.

Après une pause, l’arôme avait quitté ses narines, ne laissant derrière lui qu’une agréable sensation.

« Ah... »

Il poussa involontairement un petit soupir de satisfaction, comme le ferait un personnage dans un manga. Il pouvait sentir la chaleur émanant du centre de son corps. Il était facile à boire, mais sa concentration en alcool était probablement forte.

« Nous vous voyons l’apprécier, » déclara Laminitus, après avoir poussé son propre soupir de satisfaction.

« C’est une sacrée boisson, » déclara Diablo.

« Asseyons-nous et discutons. D’accord ? » demanda Laminitus.

La chambre avait à la fois des chaises normales et un lit, mais Laminitus avait choisi de s’asseoir sur le lit, poussant Diablo avec ses yeux à prendre une place à côté d’elle.

La gouverneur était venue le voir tard le soir, avec cadeau en main. Elle avait sûrement quelque chose d’important à dire. Elle lui offrait aussi un excellent vin, alors il lui semblait mal de refuser.

Diablo avait pris place à côté d’elle, mais s’assura de laisser un espace assez large pour que quelqu’un d’autre puisse s’asseoir entre eux. Il s’était habitué à Rem et Shera, mais il devait rester à cette distance d’une femme adulte relativement peu familière. L’avoir plus près le stresserait et le rendrait incapable de parler correctement.

« Quels sont vos plans après ça, Diablo ? » demanda Laminitus après un petit rire.

« Un casse-croûte à prendre avec l’alcool, ça a l’air sympa en ce moment, » déclara Diablo.

« Nous pouvons vous préparer quelque chose. Mais, ce n’est pas ce que Nous voulions dire..., » déclara Laminitus.

« Hmm... »

Diablo avait compris ce qu’elle cherchait et savait ce qu’elle attendait de lui.

 

 

La gouverneur de la Tour de Zircon voulait que Diablo et son groupe restent à ses côtés. Il avait vaincu le commandant en chef de l’armée du Seigneur Démon, Varakness, mais le Seigneur Démon était toujours en liberté. Alors qu’ils n’avaient pas encore tous les détails, les paroles des Déchus et leur force avait été la preuve incontestable de l’éveil du Seigneur Démon. Tant que le Seigneur Démon restera, son armée attaquera à nouveau, et Laminitus aura besoin de forces pour défendre cette ville.

« Retire-toi dès que possible, Laminitus, » déclara Diablo.

Ayant perdu une partie si importante de leurs forces, l’armée du Seigneur Démon ne serait pas en mesure d’organiser une autre invasion pour le moment. Dans ce cas, ils devraient saisir cette chance de se retirer dans une ville comme Faltra, qui possède une barrière.

Le réveil du Seigneur Démon...

De tels événements s’étaient déjà produits dans le Croisement de la Rêverie, avec des batailles décisives qui se déroulaient de temps en temps. Ils étaient généralement pendant les vacances d’hiver ou pendant la « Golden Week ». Les joueurs combattaient des vagues de monstres pour ramasser des objets et obtenir le droit d’affronter le boss, de rejoindre leurs compagnons et de combattre le Seigneur Démon.

 

— Cependant, j’y suis allé seul...

 

Quoi qu’il en soit, ces événements avaient été fréquentés par d’autres aventuriers de niveau 150 équipés d’armes de classe légendaires. Ils échangeraient des informations en ligne, avec des millions de joueurs actifs se rassemblant pour comprendre les statistiques et les tactiques du boss et penser à la meilleure façon de le battre.

Ce monde, malheureusement, n’avait pas de tels aventuriers. Dans tous les cas, Diablo n’avait jamais rencontré quelqu’un comme ça ici. Il n’y avait rien non plus du genre : « Battre le boss en une semaine ». Diablo ne savait même pas où était le Seigneur Démon.

Bien sûr, il y avait toujours la possibilité que le Seigneur Démon soit plus faible que dans le jeu, mais...

Dans le passé, Diablo avait combattu un Seigneur Démon Krebskulm partiellement réveillé. À en juger par son évaluation de l’époque, Diablo avait supposé que si elle était plus faible que dans le jeu, elle ne l’était pas de beaucoup — en d’autres termes, l’armée de cette ville n’aurait pas la moindre chance.

Ils devaient battre en retraite.

« Mais un sorcier d’une puissance absurde, hypothétiquement parlant bien sûr, ne battrait-il pas le Seigneur Démon ? » demanda Laminitus, fronçant les sourcils.

Diablo serait-il capable de battre le Seigneur Démon... ?

« Peut-être que je gagnerais, » déclara Diablo.

« Oh... »

« Mais c’est en supposant qu’il s’agit d’un face à face. Les Déchus ne resteraient pas là pendant que je combattrais le Seigneur Démon, n’est-ce pas ? » demanda Diablo.

« Bien sûr que non. Ils interviendraient certainement, » déclara-t-elle.

Dans le jeu, les autres monstres ne se présenteraient jamais au milieu d’une dernière bataille de boss. Ce scénario en tête-à-tête faisait partie du principe et de l’esthétique de la bataille.

Mais la réalité était différente. Selon toute vraisemblance, il devrait se battre à travers d’innombrables Déchus pour même atteindre le Seigneur Démon. Diablo n’était pas assez vaniteux ou téméraire pour prétendre qu’il pouvait battre à la fois le Seigneur Démon et son armée.

***

Partie 3

« Alors, au moins, pourriez-vous défendre cette ville ? » demanda Laminitus, poussant un soupir.

« Si vous vous retiriez de cette ville, je vous couvrirais pendant que vous le feriez. Mais en tant qu’aventurier, je n’ai pas l’intention de m’installer en permanence dans cette ville désertique, » déclara Diablo.

« Nous n’avons rien dit au sujet de la résidence permanente. Mais Nous avons d’autres options que la retraite. Peut-être pourriez-vous renforcer Nos forces ? » demanda-t-elle.

« Si une armée de la même taille qu’hier devait attaquer, il faudrait une centaine de guerriers, chacun ayant à peu près la force d’un Paladin. Ou dix avec la force du gouverneur de Faltra, » déclara Diablo.

« Cela Nous fait nous souvenir de quelque chose... Le capitaine des Paladins Batutta a disparu depuis un moment. Savez-vous quelque chose ? » demanda-t-elle.

« Il est mort... selon toute vraisemblance, » répondit Diablo, après un moment d’hésitation.

« Quoi !? » s’exclama Laminitus, les yeux écarquillés en état de choc.

« Pour plus de détails, tu peux le demander à Lumachina. Elle connaît toute l’histoire, et elle est sûrement la plus digne de confiance, » répondit Diablo.

« Certes, la Grande Prêtresse ne ferait jamais un faux témoignage..., » déclara Laminitus

« Est-ce tout ce dont tu as besoin ? Si c’est le cas..., » déclara Diablo.

« Nous comprenons que vous ne souhaitez pas rester longtemps dans cette ville, mais vous n’avez pas encore décidé quand partir, n’est-ce pas ? » demanda Laminitus.

« C’est vrai, » répondit Diablo.

D’abord, ils devraient se reposer. Diablo était fatigué, et ses compagnons étaient aussi épuisés.

Ils s’étaient rendus de Faltra à la Tour de Zircon, en passant par l’ancien domaine du Seigneur Démon, et avaient défié Batutta sans répit entre les deux. Peu de temps après, ils avaient dû fuir Laminitus, et s’étaient rendus au donjon de Diablo sans avoir le temps de retourner en ville. Puis ils étaient passés directement du nettoyage du donjon à la guerre d’hier.

— Mes PV et mon PM vont bien, mais je suis vraiment épuisé...

« En ce qui Nous concerne, Nous préférons que vous restiez aussi longtemps que possible. Nous vous offrirons la meilleure hospitalité possible pour que vous puissiez le faire, » déclara Laminitus.

Diablo remarqua soudain que l’écart entre eux s’était soudainement rétréci. Laminitus s’était penchée silencieusement, s’approchant assez près pour que leurs épaules se touchent.

— Hein ? Qu’est-ce qui se passe ici ?

Diablo perdait peu à peu son sang-froid. Dans ce monde, c’était un sorcier beau et robuste qui contrôlait une magie puissante, mais à l’intérieur il était un joueur chaste, inexpérimenté et enfermé. Il n’arrivait pas à garder ses repères lorsqu’une femme dans une tenue aussi révélatrice s’approchait de lui.

Il baissa le regard, pour être salué par le profond décolleté de Laminitus. De la fente de sa jupe qui s’était ouverte, Diablo avait aussi bien vu ses cuisses exposées.

— Sacré...

Mais un Seigneur Démon ne laisserait jamais une paire de seins ou une cuisse exposée le distraire !

Laminitus s’appuya lourdement contre lui. Le bras de Diablo se tenant dans son décolleté.

« Aaah... ! !? »

« Mmm... Vous êtes très... robuste, n’est-ce pas... ? »

— Elle parle de mon bras, c’est ça ? C’est à tous les coups mon bras. Ce n’est rien d’autre dont elle pourrait parler !

Les démons étaient une race qui n’excellait pas beaucoup dans leurs statistiques physiques, mais son corps de niveau 150 le rendait plus fort que le guerrier ordinaire.

« B-Bien sûr que si. » Il avait à peine réussi à bégayer une réponse.

« Ça Nous fait Nous souvenir que vous voulait un en-cas, non ? » Les lèvres de Laminitus s’étaient plissées en un sourire espiègle.

« T-Tout a fait... »

« Nous avons apporté du chocolat..., » déclara-t-elle.

Elle avait sorti une perle noire ronde. Le chocolat était une confiserie de haute qualité et assez chère dans ce pays.

« C’est... très gentil de ta part, » déclara Diablo.

« Maintenant, ouvrez la bouche..., » déclara-t-elle.

« Je peux manger sans ton aide, » déclara Diablo.

« Oh, oubliez ça... Vous pouvez considérer ceci comme un spectacle en prime..., » déclara-t-elle.

« Argh... »

Se disputer sur ça lui semblait vraiment stupide, alors Diablo ouvrit la bouche en faisant preuve d’obéissance. Laminitus avait mis le chocolat — directement dans sa propre bouche.

Alors qu’il se demandait si Laminitus lui tirait sur la jambe, ses lèvres rougeâtres se rapprochèrent de ses lèvres. L’esprit de Diablo était devenu complètement vide alors qu’une douce sensation enveloppait ses lèvres. Quelque chose de doux se glissa entre ses lèvres écartées...

Chocolat.

— Est-ce... sa langue !?

Laminitus avait poussé ses lèvres contre les siennes, et avait étendu sa langue dans sa bouche.

Une femme lui léchait la langue. C’était comme si tout son corps flottait sur sa langue molle. Sa langue jouait avec sa bouche alors que sa main était poussée contre ses seins.

Pour couronner le tout, la main libre de Laminitus s’était glissée dans la moitié inférieure de Diablo, le caressant par-dessus son pantalon, comme pour confirmer sa forme.

« Hmm... Vous êtes assez dur ici..., » Laminitus ronronnait entre leurs lèvres collées.

— Elle veut dire ma jambe ! Ma cuisse ! Mon muscle quadriceps !

Le stress l’avait poussé à renforcer ses jambes, ce qui avait sollicité les muscles de ses cuisses.

Il n’y avait rien d’autre de dur à parler ! Seul un esprit pervers supposerait qu’il y avait une autre chose perverse à laquelle elle faisait référence.

Le frottement de Laminitus était devenu graduellement plus vigoureux et audacieux.

« Hehe hehe hehe... Vous êtes si massif..., » déclara Laminitus.

— Elle parle de ma taille ! J’ai après tout 1,88 m !

Laminitus avait environ 1,70 mètre de haut, ce qui la rendait grande pour une femme, mais encore petit par rapport à Diablo.

Les bruits de tissu se firent entendre, et quelque chose d’humide avait remué. Il y avait ensuite eu la respiration langoureuse de Laminitus se mélangeant dans les oreilles de Diablo. Leurs lèvres étaient si rapprochées qu’il avait l’impression qu’elles allaient fondre ensemble.

« Hnnng... Aaah... »

« H-Hey... »

Il s’était finalement éloigné de Laminitus. Ils avaient probablement passé cinq minutes à s’embrasser.

Diablo réalisa qu’il avait retenu sa respiration tout le temps, et qu’il respirait profondément, envoyant de l’air dans ses poumons.

« Vous n’avez pas beaucoup d’expérience avec les baisers, n’est-ce pas, Diablo ? » demanda Laminitus, le regardant avec des yeux enivrer. « Ce n’est sûrement pas votre première fois, n’est-ce pas ? »

« Hmph... Bien sûr que non, » déclara Diablo.

Quand il était arrivé dans ce monde, Rem et Shera l’avaient embrassé dans le cadre du « Rituel d’Asservissement », et il venait d’embrasser Klem l’autre jour quand il lui a mis un « Collier d’esclavage ». Mais c’était sa première fois en dehors d’un rituel, sans parler de son premier baiser sérieux...

Laminitus lui léchait les lèvres. La lumière de la bougie brillait sur ses lèvres humides.

« C’est une honte. Alors, que diriez-vous de votre expérience... ici ? » demanda Laminitus.

« Attends, qu’est-ce que tu fais ? » demanda Diablo.

« N’avons-nous pas dit que nous offririons la meilleure hospitalité possible pour que vous restiez ? Ne vous inquiétez pas, Nous sommes du genre à toujours viser la perfection. Nous vous promettons que vous vous sentirez comme au paradis, » déclara Laminitus.

— Quel paradis, de quoi parles-tu !?

Ce n’était plus une question de bien ou de mal, c’était une séduction flagrante !

« Je n’apprécie pas que..., » commença Diablo.

Dans son monde, Diablo n’avait pas de travail. Il passait sa journée à jouer, mais c’était juste parce que la société n’avait pas besoin de quelqu’un comme lui. Il n’était pas au chômage en raison de sa paresse, et c’était en fait une personne assez sérieuse. Sa disposition trop sérieuse l’avait donc poussé à penser que séduire quelqu’un pour obtenir ce qu’il voulait était la mauvaise chose à faire. En aucun cas, il n’hésitait « parce qu’une gonzesse le draguait ».

Totalement. Définitivement.

Diablo leva les bras et fit de l’espace entre lui et Laminitus. Son bras était encore bien serré entre ses seins.

« Uhn... » s’écria par le nez Laminitus.

« Argh... »

« Ne voulez-vous pas les toucher... ? Heh, vous pouvez faire ce que vous voulez..., » déclara-t-elle.

« N-Non. Ce n’est pas ça..., » déclara Diablo.

« Vous n’avez pas besoin d’être timide. Ou peut-être préféreriez-vous ça ? » demanda Laminitus.

Laminitus avait appuyé son corps contre celui de Diablo, le poussant vers le bas, sur le lit.

« Écoute-moi bien, » commença Diablo.

« Essayez-le. Je vous promets que ça fera du bien..., » déclara Laminitus.

— Vraiment !?

Non non non non non non, pas bon. Se sentir bien n’est pas bon.

« Ce n’est pas le problème ici..., » déclara Diablo.

Alors que Diablo luttait pour trouver un moyen non violent de la rejeter, Laminitus commença à défaire avec agilité sa ceinture.

« Hehe hehe hehe... Vous êtes vraiment robuste... Si long... et dur..., » déclara Laminitus.

Comme pour confirmer la forme de ce qu’elle avait exposé à l’air, Laminitus l’enveloppa de ses deux mains. La ceinture était, bien sûr, le fermoir de son « Bracelet du Monarque », et ce qui était exposé dans les airs était son bras droit.

On ne peut pas souligner à quel point c’est important.

Puis sa longue langue avait commencé à ramper le long de son bras droit. C’était chatouilleux, mais, comme elle l’avait dit, ça faisait du bien.

Sa langue tiède était différente du contact d’une main. Cette sensation unique avait fait frissonner Diablo.

« Aaah... »

« Heheh... Alors, cela vous plaît ici ? » demanda-t-elle.

Sa langue léchait la partie épaisse — c’est-à-dire l’articulation de son poignet droit — sans relâche, faisant prendre à Diablo une seule et forte respiration. Après l’avoir suffisamment humidifié, Laminitus plaça son bras entre ses deux gonflements. Soutenant ses deux monticules avec ses bras, elle avait appuyé sur son bras comme un hot-dog et avait commencé à bouger et à le frotter.

Lubrifié par la sueur et la salive, son long et dur « bras » montait et descendait, enveloppé par les deux seins de Laminitus. Ce n’était pas comme les stimulations chatouilleuses et douces précédentes, un sens défini du poids et de la pression qui s’exerçait continuellement sur lui, puis se retirait.

« Aaah, nnngh... Qu’est-ce que vous dites de ça ? » Laminitus avait haleté.

« C’est, Hmm... »

Il n’y avait pas à le nier : C’était incroyable.

 

 

Mais aucun Seigneur Démon ne se contenterait jamais de dire : « Ça fait du bien ! » face à une telle chose.

Plus il restait longtemps sans paroles, plus les actions de Laminitus devenaient agressives.

« Nnngh, Aaah, mmm, toujours pas satisfait... ? Alors, Nous allons faire ça..., » déclara-t-elle.

« Argh... »

« Aaah, mmm..., » Laminitus avait commencé à gémir bizarrement.

« QuQu’est-ce qui ne va pas ? » demanda Diablo.

« M-Moi, aussi... Les bouts sont frottés ! » déclara-t-elle.

« Les bouts !? » s’écria-t-il.

« Aaaa ! Nnng, mmm, aaah, nnng ! »

Elle déplaçait sa poitrine de haut en bas, en utilisant sa taille et ses genoux. La chaleur l’excitait de plus en plus.

— C’est mauvais, ça. C’est vraiment, vraiment mauvais.

Diablo s’était levé involontairement à moitié du lit, quand...

 

Toc toc...

 

Un bruit de frappe était venu de la porte, dissipant le brouillard qui s’était emparé de l’esprit de Diablo. Il s’en était sorti, comme si de l’eau froide s’était répandue sur lui.

Il s’était dépêché de remettre la boucle (du bracelet) en place. Laminitus, aussi, avait réajusté sa robe en désordre.

« Hmph... Qui ose me déranger ? » demanda Diablo avec la voix d’un Seigneur Démon.

***

Partie 4

« Euh... Pardonnez-moi d’être venue à vous si tard dans la nuit, seigneur Diablo, » déclara une petite voix de l’autre côté de la porte. « J’ai vu que la lumière était toujours présente et j’ai pensé que vous étiez peut-être encore éveillé. »

C’était la voix de Lumachina.

Normalement, il l’aurait laissée entrer dans la pièce, mais Laminitus était toujours là, et en plus, dans une robe plutôt révélatrice. La pièce était également remplie d’une odeur d’alcool, ainsi que d’une autre odeur plus obscène.

Même une fille comme Lumachina ne jugerait pas trop sévèrement un bon moment de beuverie lors d’une occasion aussi joyeuse — mais Diablo ne savait pas si ce qu’ils venaient de faire pouvait être considéré comme un « bon moment de beuverie ».

Diablo avait ouvert la fenêtre pour aérer la pièce.

« Quelque chose ne va pas ? » répondit Diablo, choisissant finalement de garder la porte fermée.

« Ce n’est rien d’urgent, mais... il y a quelque chose dont je dois discuter avec vous, » déclara Lumachina.

« Je t’écoute, » déclara Diablo.

« Je pense que je vais bientôt retourner dans la capitale royale, » déclara Lumachina à travers la porte.

« Quoi !? » s’écria Diablo.

« Bien sûr, pas tout de suite. Il y en a encore beaucoup ici qui ont besoin d’un traitement, et à partir de demain, nous pourrons utiliser l’Église, alors j’ai l’intention d’éradiquer la maladie des “Clochettes de la Mort”, » déclara Lumachina.

« D-D’accord, » répondit Diablo.

La sorcellerie du capitaine des Paladins Batutta avait propagé une terrible malédiction appelée la maladie des Clochettes de la Mort autour de la Tour de Zircon. Mais grâce à un objet apporté de la base personnelle de Diablo, la « Statue du bœuf blanc », ils avaient maintenant pu dissiper la malédiction des habitants de la ville. Lumachina n’était pas la seule capable d’utiliser la statue, mais, sans elle, le processus serait probablement dans un certain chaos.

Batutta parti, il n’y avait personne pour diriger l’Église dans cette ville. Si Lumachina devait partir, elle devrait nommer quelqu’un de digne de confiance pour diriger l’église locale. Mais une fois que cela aurait été fait...

« Tu dis que tu veux retourner dans la capitale, mais cela ne veut-il pas dire retourner entre les mains de ceux qui ont essayé de t’éliminer ? » demanda Diablo. « As-tu une chance de gagner contre eux ? »

Lumachina était le membre la plus haut placée de l’Église, la Grande Prêtresse. Pourtant, les figures clés qui auraient dû la servir — les membres de l’Organe Cardinal — avaient plutôt tenté de réclamer sa vie parce qu’elle avait essayé de débarrasser l’Église de la corruption.

Lumachina pouvait bien occuper la position la plus élevée dans l’Église, mais les Paladins, qui servent de bras et d’épée à l’Église, avaient toujours obéi à l’Organe Cardinal. Ils avaient utilisé leur autorité pour détourner des fonds et garder l’Église sous leur contrôle.

Sans pouvoir de se défendre, l’Organe Cardinal se débarrasserait d’elle. Réalisant cela, Lumachina s’était rendue à Tour de Zircon, espérant enrôler le capitaine des Paladins Batutta à ses côtés. Cependant, alors qu’on disait qu’il était un homme noble, Batutta, lui aussi, était tombé dans la malveillance. La situation de Lumachina n’avait pas du tout changé.

Quant au Paladin envoyé par l’Organe Cardinal pour l’assassiner, Lumachina l’avait sauvé de la mort dans le donjon de Diablo...

— Il devrait y avoir une limite à ta naïveté...

Malgré tout son jeu de Seigneur Démon, Diablo n’était encore qu’un rôle. Il ne voulait pas que quelqu’un meure. Mais, si quelqu’un menaçait sa vie, il doutait qu’il aille si loin pour les sauver. Il donnait la priorité à la vie de ses amis plutôt qu’à celle de ses ennemis, et il n’hésiterait pas non plus à tuer ceux qui l’attaquaient avec l’intention de tuer. Cela devrait être évident.

Mais c’est précisément parce que les batailles où la vie et la mort étaient en jeu étaient si courantes dans ce monde, que Diablo sentait que la compassion de Lumachina était une chose précieuse à défendre.

« Comme je le suis en ce moment, je vais probablement échouer, » avait admis Lumachina. « Il est très possible que je ne donne même pas l’occasion aux gens de vouloir une réforme. »

« Alors tu comprends la situation, » déclara Diablo.

« Je le sais... mais j’ai toujours l’intention de partir dans un mois, » déclara Lumachina.

« Pourquoi es-tu si pressée de revenir ? » demanda Diablo.

« Parce que le Seigneur Démon a été ressuscité. Je crains que l’Église n’ait pas le pouvoir de défendre le peuple en ce temps de détresse, pas quand elle est dirigée par ceux qui agissent seulement pour accomplir leur propre avidité, » déclara Lumachina.

« Je doute fort qu’ils réussissent, » déclara Diablo.

« Vous le pensez aussi, Seigneur Diablo ? » demanda Lumachina.

« Attendre de ces salauds corrompus au sommet de la société qu’ils se réforment et qu’ils se débarrassent de leur cupidité en raison d’une crise imminente est quelque chose qui n’arriverait que dans un conte de fées. La réalité est beaucoup plus froide et cruelle que cela, » déclara Diablo.

« Alors, ils ne feront rien ? » demanda Lumachina.

« Oh non, ils agiront, d’accord... Dès qu’ils auront vent du réveil du Seigneur Démon, ils transféreront leurs fonds et leurs familles dans un autre pays. Une fois les lignes de front perdues, les riches et les privilégiés seront les premiers à tourner la queue et à fuir la capitale, » déclara Diablo.

« Non... C’est affreux..., » déclara Lumachina.

« Les méchants ne changent jamais leurs habitudes. Quelle que soit la situation, ils essaient toujours de trouver la meilleure façon d’exploiter les autres pour maximiser leurs gains, » déclara Diablo.

« Oui... Vous avez raison. Je le pense aussi. Rien ne vaudrait mieux que de les voir changer... Mais vu la situation, la seule chose que je vois arriver, c’est la mort d’innocents, » déclara Lumachina.

« En effet..., » déclara Diablo.

Diablo comprenait pourquoi Lumachina était pressée. Mais elle n’avait aucun moyen d’arrêter l’Église.

— J’ai un mauvais pressentiment...

« Je vous en supplie, Seigneur Diablo ! S’il vous plaît, prêtez-moi votre force et protégez-moi ! » demanda Lumachina.

Elle avait cru que Diablo était un « Dieu qui avait pris l’apparence d’un aventurier prétendant être un Seigneur Démon ». Non, peut-être qu’elle l’avait déjà fait avant, mais elle avait déjà vu à travers son mensonge maintenant...

— Dois-je aller à la capitale pour défendre Lumachina ?

Cela signifierait faire irruption dans la forteresse de l’Organe Cardinal, exposer leurs mensonges et leur corruption, et redonner à Lumachina sa position et son autorité légitimes. Pour ce faire, il devait se battre contre les Paladins, qui étaient tous de niveau 100 environ.

Ce serait difficile...

« Que ferais-tu si je refusais ? » demanda Diablo.

« Dans ce cas, je retournerais seule dans la capitale, » déclara Lumachina.

« Tu vas mourir, » déclara Diablo.

« Vivre sans rien faire pour changer les choses serait bien pire, » déclara Lumachina.

« N’y en a-t-il pas d’autres que tu pourrais demander de l’aide ? » demanda Diablo.

« Je ne trouverais pas quelqu’un de plus fort et de plus fiable que vous si je fouillais Lyferia de fond en comble, Seigneur Diablo. Et même si je le faisais, il serait incertain qu’ils coopèrent avec moi. Je ne m’accrocherai pas à des perspectives aussi minces. Je préfère retourner dans la capitale et essayer de réformer l’Église de toutes les manières possibles, même si cela me coûte la vie, » déclara Lumachina.

Les lèvres de Diablo se mirent à sourire avec un « Hmph. »

Peut-être qu’avant, il aurait cru que faire face à des dizaines de Paladins serait « difficile », mais maintenant, les choses était différent.

« Très bien, très bien, » déclara Diablo.

« Hein ? » s’exclama Lumachina.

Les objets qu’il avait ramassés dans son coffre au trésor étaient les plus solides, sans égal. Les choses n’étaient plus ce qu’elles étaient avant.

 

« J’exaucerai ton vœu. Mon pouvoir sans fin détruira tous ceux qui se tiennent sur ton chemin, » déclara Diablo.

 

« Oh... Oh, merci beaucoup ! Merci infiniment ! » déclara Lumachina.

Lumachina s’était prosternée sur le sol du couloir et s’était inclinée à plusieurs reprises en signe de gratitude, bien que Diablo ne pouvait pas la voir à travers la porte fermée.

Après avoir fait sa déclaration imposante, le regard de Diablo tomba sur Laminitus, qui l’avait regardé fixement, boudant de déplaisir. Diablo avait grimacé malgré lui.

« Quoi ? » demanda Diablo.

« Notre hospitalité manquait-elle ? Partez-vous vraiment dans un mois ? » demanda Laminitus.

« Tu as entendu ce qu’on a dit. La raison doit être claire, » déclara Diablo.

« Nous voyons que vous préférez... les jeunes filles..., » déclara Laminitus.

« Ce n’est pas ça ! » s’écria Diablo.

Diablo éleva la voix avec insouciance, ce qui fit que Lumachina lui demanda de l’autre côté de la porte : « Y a-t-il un problème, Seigneur Diablo ? »

« Ah, Hmm ! Non, tout va bien. Il est tard et tu as beaucoup à faire demain. Tu devrais rentrer et te reposer, » déclara Diablo.

« Oui... Euh..., » déclara Lumachina.

« As-tu besoin d’autre chose ? » demanda Diablo.

« Non, c’est juste que... merci beaucoup, Dieu, » déclara Lumachina.

Lumachina était retournée dans sa chambre, laissant ces mots derrière elle.

— Elle le croit toujours !?

***

Partie 5

« Est-ce qu’elle vient de vous appeler “Dieu” ? » demanda Laminitus, sa tête pencha avec curiosité.

« Ça veut juste dire que je suis si puissant, » déclara Diablo.

« Nous pensions que l’Église interdisait d’adorer qui que ce soit, sauf le seul vrai Dieu écrit dans les Écritures, » déclara Laminitus.

« Tu es bien informée, n’est-ce pas ? » demanda Diablo.

« Nous ne sommes pas assez stupides pour tenir tête à quelqu’un sans nous pencher sur lui, » déclara Laminitus.

« Eh bien, le truc c’est que... Lumachina semble croire que je suis l’avatar du Seigneur, » déclara Diablo.

« Cette fille est un peu lente dans sa tête ? » demanda-t-elle.

« A-t-elle l’air particulièrement futée ? » demanda Diablo.

« Non, vous avez raison... C’est une idiote sans compromis, une idiote sentimentale — il faudrait qu’elle le soit, si elle cherche vraiment à changer l’Église de l’intérieur, » déclara Laminitus.

« C’est vrai, » déclara Diablo.

Laminitus avait gloussé. « En y repensant, peut-être que le fait d’être l’avatar de Dieu aurait plus de sens que le fait d’être un sorcier talentueux. »

« Ne te moque pas de moi, idiote. Je te l’ai déjà dit, je suis un Seigneur Démon d’un autre monde, » déclara Diablo.

« Quel homme intéressant, vous..., » déclara Laminitus.

« Et toi, la femme singulière, » déclara Diablo.

Le fait de faire face à Laminitus lui pesait sur les nerfs, semblait-il. Elle lui avait donné le sentiment désagréable qu’elle pouvait voir à travers son personnage de Seigneur Démon. C’est peut-être ce qui distinguait une femme mûre...

Laminitus avait pris son manteau sur la chaise et l’avait mis.

« Il semble que Nous ayons été rejetés en faveur d’une autre femme, c’est pourquoi Nous prendrons congé, » déclara Laminitus.

« Et pour la ville ? » demanda Diablo.

« Nous ne sommes pas dupes. Si vous partez, Nous n’avons d’autre choix que d’évacuer, » déclara Laminitus.

« Je vois... Je pensais que tu serais têtue et que tu ne voudrais pas partir, » déclara Diablo.

« Nous le sommes. Cette ville est Notre royaume, après tout. Mais, une fois qu’on saura que vous êtes parti, tous les aventuriers et mercenaires que Nous avons rassemblés — non, franchement, même les soldats — s’enfuiraient, » déclara Laminitus.

« Ils... vont probablement le faire, » déclara Diablo.

L’armée du Seigneur Démon avait laissé une forte impression. Tout le monde savait que c’était Diablo et son groupe qui avaient fait pencher la balance en faveur des Races. Si les héros qui avaient sauvé la journée quittaient la ville, les autres aussi le feraient.

« Nous ne voyons aucune raison de Nous inquiéter, » Laminitus haussa les épaules. « Une ville peut toujours être reconstruite tant qu’il y a des gens pour y vivre. Sans vos actes, tout aurait été perdu. Nous ne vous remercierons jamais assez. »

« Je ne sais pas vraiment... Je n’aime pas ça. Je suis un Seigneur Démon, et une ville de Races m’intéresse peu, » déclara Diablo.

« Dans un mois, Nous prendrons nos civils et Nous Nous retirerons de la Tour de Zircon. Nos bateaux des sables peuvent aller jusqu’au bord du désert, vous pouvez donc prendre la mer avec Nous. D’ici là, gardez cette ville en sécurité, » déclara Laminitus.

« Si vous nous offrez un passage, nous pouvons attendre, » déclara Diablo.

« Hehe... Si vous changez d’avis, venez Nous rendre visite dans la tour. Nous pouvons continuer ce que Nous avons commencé ce soir à ce moment-là..., » déclara Laminitus.

Diablo se raidit, avec le souvenir de ce qu’ils venaient de faire qui refaisait surface.

« Qu-Qu’est-ce que tu dis, idiote ? » Diablo croisa les bras et détourna le regard. « Crois-tu vraiment que je m’intéresse à de telles choses ? »

« Nous avons le regret de vous informer que Nous avons développé tout un intérêt pour votre... chose..., » déclara Laminitus.

– Calme-toi, femme, bon sang !

Diablo avait dû investir tout son sang-froid pour retenir le rougissement qui menaçait de se glisser sur son visage.

Diablo lui tourna le dos et regarda par la fenêtre, laissant l’air froid de la nuit refroidir son visage brûlant.

« Dépêche-toi de repartir, » déclara Diablo.

« Bonne nuit, Diablo, » déclara-t-elle.

Il avait entendu la porte se refermer derrière lui. Il semblait qu’il ne pourrait pas se rendormir avant un moment...

***

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Un commentaire

  1. Merci pour le chapitre.

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