Comment NE pas invoquer un Seigneur-Démon – Tome 5 – Prologue

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Prologue

Ses doigts pâles repoussaient doucement la vapeur blanche et terne qui s’échappait de là. Des ondulations s’étaient répandues dans le liquide, atteignant son corps qui était trempé dans la baignoire. L’eau avait éclaboussé sa poitrine ronde.

« Ahhhh..., » la jeune femme appuya sa tête contre le marbre de la baignoire, étalant ses cheveux pourpres.

Elle était la gouverneur de Tour de Zircon, Fanis Laminitus.

Près du sommet de la tour se trouvait cette magnifique salle de bains, l’une de celle qu’on ne pouvait même pas trouver dans la Capitale Impériale. Une luxueuse installation d’une extravagance sans pareille était l’endroit où elle allait pour se refaire une santé mentale, afin de pouvoir continuer à exercer ses fonctions gouvernementales le jour suivant.

Les pensées de Laminitus dérivèrent vers le Sorcier qu’elle avait rencontré en ville cet après-midi...

 

« Que comptez-vous faire après avoir trouvé ce sorcier ? »

« Si Nous pouvons l’utiliser, alors bien sûr, Nous en ferons Notre subordonné ! Mais s’il n’écoute pas, alors Nous lui enseignerons la différence entre nos pouvoirs par la force ! » déclara Laminitus.

« Comme vous êtes sacré numéro vraiment vilain. »

 

Le fait d’appeler la dirigeante de cette terre un « sacré numéro vraiment vilain »...

« Hehe... Celui-là est un homme intéressant ! » déclara Laminitus.

La magie qu’il avait utilisée pour repousser la « Baleine des Sables » qui fonçait sur la ville était plus forte que tout ce qu’elle n’avait jamais vu. Il serait difficile de trouver un Sorcier Élémentaliste de ce calibre, encore moins dans le cadre de l’Association des Mages. Il avait sans aucun doute eu la chance d’avoir un talent extraordinaire.

Mais il y avait quelque chose de jeune et masculin dans ses yeux. Son désintéressement, indigne de quelqu’un de ses capacités, était en contradiction avec son attitude arrogante.

Laminitus caressa ses seins bien arrondis. En la voyant faire, cet homme aurait l’air un peu gêné, n’est-ce pas ?

« Avec le fait qu’il se promène avec ces esclaves à ses côtés... Se pourrait-il qu’il n’ait jamais connu de femme ? » demanda Laminitus.

Maintenant qu’elle y pensait, elle avait oublié de demander son nom. Elle devrait demander à quelqu’un de s’en occuper. Elle était du genre à mettre les choses en action dès que cela lui venait à l’esprit. Ainsi, alors qu’elle était encore submergée dans la baignoire, elle avait crié.

« Viens ici ! »

Habituellement, un intendant qui attendait dehors lui répondait instantanément...

Mais il n’y avait pas eu de réponse.

Alors qu’une étrange sensation de malaise remplissait son cœur, Laminitus s’était levée de la baignoire. L’eau coulait de son corps tonique et ses cheveux écarlates brillants.

Elle avait concentré ses sens apaisés par le bain. Alors qu’elle exposait son corps à l’air, elle avait senti quelque chose qu’elle ne remarquait pas jusqu’à maintenant.

— Qu’est-ce que c’est que ça ? Cette présence collante dans l’air..., se demanda-t-elle.

Laminitus avait immédiatement tendu la main. Une présence vaseuse et déformée s’approchait d’elle à une vitesse étonnante.

Puis, saisissant rapidement son arme magique de type revolver, elle se retourna — .

 

 

Une présence d’un noir de jais se dressait à la surface de l’eau du bain.

Sans même se donner la peine de confirmer son identité, Laminitus avait appuyé sur la détente, le coup de feu résonna alors à travers toute la pièce. La balle du Canon Magi avait sans aucun doute atteint sa cible, mais la silhouette n’avait pas du tout changé.

Il s’agissait d’un homme d’une vingtaine d’années, qu’on pourrait décrire comme un bel homme. Sa peau était d’un blanc nacré, avec une mâchoire élancée, des yeux fendus et un nez lisse et étroit. Il portait un smoking, comme s’il se préparait à assister à une soirée.

Dans l’ensemble, sa tenue vestimentaire était un peu, vieille école.

Si on prenait seulement son apparence en compte, on pourrait le confondre avec un jeune homme qui se mêlerait facilement à la haute société.

Mais il était debout à la surface de l’eau, et sur son dos se trouvait une paire d’ailes en forme de chauve-souris. Bien qu’une balle se soit logée dans le côté gauche de sa poitrine, il n’y avait pas de sang qui coulait de la blessure.

Il n’est clairement pas humain..., pensa Laminitus.

En arrivant à cette constatation, Laminitus essaya de stabiliser son souffle. Elle était nue, mais elle n’était pas du genre à se sentir gênée, et elle n’avait pas non plus le loisir de le faire actuellement.

« Vous êtes un Déchu, n’est-ce pas ? » demanda-t-elle.

« Heheheheh...  En effet, ma chère mademoiselle, » répondit-il.

« Fermez votre clapet. Nous sommes bien au-delà d’un âge où des gens comme vous pourraient Nous appeler “mademoiselle”. Nous pensions qu’un Déchu ne pourrait jamais envahir cette tour, » déclara-t-elle.

« Oh, c’était vraiment très simple. Contrairement aux Races, je suis capable de voler, » déclara le Déchu.

« Les guetteurs et les gardes auraient dû vous remarquer dans ce cas, » déclara Laminitus.

« Eh bien ! Il semble qu’ils soient un peu fatigués, vous voyez, alors je suis allé de l’avant et je les ai fait dormir... Un sommeil éternel, dirons-nous ? » déclara le Déchu.

« Espèce de salaud ! » cria Laminitus.

Laminitus tira une deuxième fois et la balle toucha de plein fouet son adversaire, mais cela n’avait pas semblé avoir d’effet.

— Est-il immortel !? se demanda-t-elle.

Elle réprima le malaise dans son cœur. Mais si elle essayait de rester calme, sa nudité la préoccupait. Tout ce qu’elle avait en main, c’était le pistolet magique qu’elle portait pour se défendre. Elle ne pouvait même pas espérer bluffer pour s’en sortir.

Le jeune homme déchu avait souri d’un air ironique. « Ce petit jouet ne m’égratignait même pas. Mais s’il vous plaît, ressaisissez-vous. Je ne suis venu que ce soir pour parler. »

« Hmph... Un “unique” Déchu veut parler..., » déclara-t-elle.

Les Déchus avaient toujours massacré les Races à vue. Il n’y avait jamais eu de discussion ou de négociation avec eux.

Ou du moins, c’était comme ça que cela aurait dû être...

Flottant toujours dans les airs, il changea de posture comme s’il était assis, croisant ses longues et minces jambes.

« Il serait approprié de commencer par les présentations, non ? Je suis connu sous le nom de Varakness, » déclara-t-il.

« Nous n’avons jamais eu le plaisir d’avoir un Déchu qui se présenter à Nous. Ne Nous dites pas que vous vous attendez à ce que Nous vous donnions Notre nom en contrepartie, » déclara-t-elle.

« C’est tout à fait naturel. Après tout, c’est moi qui suis venu vous voir, » déclara Varakness.

« Et pour quoi faire ? » demanda-t-elle.

Varakness frappa des mains, comme s’il l’applaudissait.

« Permettez-moi tout d’abord d’exprimer mon admiration envers vous. Vous avez bien fait d’abattre cette grande baleine. J’ai été véritablement étonné d’en trouver une parmi les Races qui avait la puissance de faire périr une telle bête, » déclara Varakness.

Les yeux de Laminitus s’étaient écarquillé alors qu’elle était en état de choc. « C’est donc vous qui avez lâché le Baleine de Sable sur Notre ville ? »

« Une conclusion judicieuse. Il y a ceux sous mon commandement qui sont capables de contrôler des bêtes magiques, mais contrôler la grande baleine était une tâche ardue. Je n’aurais jamais imaginé que vous la repousseriez, » déclara Varakness.

« Nous supposons donc que le navire de sables en fuite n’avait aucun rapport ? » demanda Laminitus.

« Disons qu’on en fait bon usage, » déclara Varakness.

Pour manipuler une bête magique de cette taille — c’était vraiment, un ennemi redoutable. Laminitus ne pouvait pas se permettre de le laisser ébranler sa façade confiante ici.

« Vous avez donc essayé d’utiliser une énorme bête magique pour détruire la Tour de Zircon. Nous voyons que les Déchus ont peur d’attaquer directement Notre ville. C’est la meilleure nouvelle que Nous ayons entendue depuis un moment, » déclara Varakness.

« Non, non, ne vous méprenez pas. » Varakness secoua la tête avec un sourire ironique. « C’était simplement ma tentative de miséricorde envers vous. »

« Nous sommes surpris. Je n’aurais jamais cru que Nous entendrions une blague venant d’un Déchu, » déclara Laminitus.

« Je pensais que vous trouveriez une mort instantanée et indolore dans la gueule de la baleine plutôt que d’être massacré lentement par mes armées, » expliqua Varakness.

Il avait déclaré quelque chose qu’elle ne pouvait pas facilement ignorer.

« Vos armées ? » demanda Laminitus.

« Oui, je suis le commandant en chef des armées du Seigneur Démon, » déclara-t-il.

Un frisson avait parcouru le long de la colonne vertébrale de Laminitus, alors que ses cheveux se dressaient sur le bout.

« Ce n’est pas possible..., » s’exclama Laminitus.

Avec la disparition de l’ancien Seigneur Démon, l’armée du Seigneur Démon aurait dû être anéantie. Le fait d’entendre ces mots venir des lèvres d’un Déchu avait dû signifier qu’elle avait été réorganisée d’une façon ou d’une autre.

« Je suis sûr que vous l’avez déjà deviné... mais Sa Majesté le Seigneur-Démon a été ressuscité, » déclara Varakness.

« Quoi !? » s’exclama Laminitus.

— Les Races se sont battues si longtemps pour empêcher le Seigneur Démon de renaître, mais si ce qu’il dit est vrai, alors il a déjà été ressuscité..., pensa-t-elle.

Il avait été dit que, si le Seigneur Démon revenait, les Déchus et les bêtes magiques augmenteraient en puissance. Et ce Déchu, Varakness, possédait déjà un grand pouvoir magique, capable de supporter la balle de Laminitus sans même avoir le moindre tremblement. Il se pouvait bien qu’il ait déjà reçu le pouvoir du Seigneur Démon ressuscité.

Laminitus se souvient avoir entendu des rumeurs selon lesquelles le sceau du Seigneur Démon apparaissait dans le ciel de Faltra. Apparemment, c’était plus qu’un ramassis d’absurdités maintenant.

Laminitus hocha la tête. « Et maintenant êtes-vous venu annoncer le retour du Seigneur Démon ? »

« Eh oui, il s’est déjà réveillé. Mais je ne venais pas juste pour vous en informer, » déclara Varakness.

« Alors, crachez le morceau. Nous ne sommes pas très patientes, » déclara Laminitus.

« Ah, comme vous le souhaitez. Alors, je vais le dire aussi crûment que possible : Rendez-vous, » déclara Varakness.

Une proposition inattendue avait été faite, et elle n’avait jamais imaginé qu’un Déchu tenterait de négocier.

« Ha ! Un Déchu, exigeant la reddition des Races ? » Laminitus haussa les épaules. « Que comptez-vous faire si Nous sommes d’accord, allez-vous gouverner une ville d’humains ? Ce serait un sacré spectacle. J’imagine déjà le Seigneur Démon s’adonnant à la politique. Quelle bouffonnerie ! »

« Heheheheh...  Le règne de Sa Majesté sera miséricordieux et juste, » déclara Varakness.

« Oh vraiment ! Et que fera-t-il ? » demanda Laminitus.

« Eh bien ! En vérité, tous les individus des Races devraient se suicider. Cela sera une fin bien plus miséricordieuse que d’être dévoré vivant par nos bêtes magiques, non ? » demanda Varakness.

La déception et l’excitation se mêlaient dans le cœur de Laminitus. En fin de compte, il n’y avait pas vraiment de coexistence possible avec les Déchus.

La constatation qu’il n’y avait vraiment aucun raisonnement avec eux l’avait remplie de déception. Mais d’un autre côté, elle ressentait une exaltation, et une excitation pour la bataille à venir.

Un esprit combatif avait rempli son corps et son âme, brûlant de vigueur.

« Dans notre langue, nous interprétons les Déchus comme des êtres vivants qui se tiennent aux côtés des démons. Puisque vous pouvez comprendre notre langue, laissez-Nous vous apprendre ce que nous disons chaque fois que quelque chose comme ça arrive —, » déclara Laminitus.

« Il semble que vous ayez une réponse. Qu’est-ce que ça va être ? » demanda Varakness.

 

« Allez vous faire foutre, » cria-t-elle.

 

Varakness s’était raidi avec son sourire ironique toujours sur ses lèvres, mais son expression paisible s’effondra peu à peu. Ses lèvres se séparèrent, révélant une bouche pleine de crocs.

« Hahahahahaha ! Alors je commencerai notre massacre en vous dévorant ! » déclara Varakness.

« Ne Nous méprisez pas, insignifiant petit avorton ! “Projectile Flamboyant” ! » déclara Laminitus.

Elle avait renforcé l’énergie magique contenue dans les balles de son Canon Magi avec de l’énergie magique, et avait tiré les trois coups restants dans son revolver.

Les projectiles avaient éclaté en flammes, et Varakness avait été recouvert de fumée noire.

Laminitus avait alors sauté hors de son bain. Son équipement puissant était dans la pièce voisine. Si elle pouvait arriver là-bas...

Mais quelque chose avait surgi de la fumée noire, et cela l’avait repoussé, l’écrasant contre le mur.

« Kuha... ! » cria-t-elle.

— Qu’est-ce qui vient de se passer !? Se demanda-t-elle.

La fumée noire s’était dissipée, révélant le poing de Varakness qui venait de la percuter. Son bras s’étirait anormalement, s’étendant telle la trompe d’un éléphant. Il était revenu à sa longueur normale avec un bruit de glissements écœurant.

« Heheheheh...  Est-ce donc des balles magiquement renforcées ? C’est une idée assez brillante. C’est vraiment très percutant, et je suis très honnête ici, vous savez ? » déclara Varakness.

Son smoking brûlait. N’était-ce que ses vêtements qui étaient en feu, ou est-ce qu’elle lui avait vraiment fait du mal ?

« Oh, comme c’est triste pour vous... ! Mais je suis beaucoup trop fort. Je n’ai aucun moyen de mesurer ma force avec précision, mais si je devais la mesurer selon vos critères... Je crois que je serais certainement au niveau 160, » déclara Varakness.

« Quoi !? C’est un mensonge ! » déclara Laminitus.

Pour bien gérer les quêtes, il fallait un système d’échelle et de mesure de la force d’un aventurier, ce système de mesure étant les niveaux. Mais le plus haut niveau que l’on pouvait atteindre était au maximum 100.

Dans le passé, le plus grand héros des Races, Alan, avait déjà revendiqué son niveau à 150. Il était alors communément admis que la limite supérieure pour les Races était de 150. Cela signifiait que ce Déchu était plus fort que n’importe qui d’autre parmi les Races.

Aussi exaspérant que cela puisse paraître, elle n’avait aucun moyen de se défendre comme elle était actuellement.

Laminitus avait placé sa main gauche contre le mur, se soutenant ainsi. Elle n’avait pas pu faire mieux que de se tenir droite.

La douleur dans son épaule apparemment disloquée lui avait fait perdre toutes ses forces. Sans parler du fait qu’elle avait laissé tomber son Canon Magi, même si cela n’avait pas vraiment d’importance puisque de toute façon, il n’y avait plus de balles.

Varakness s’était rapproché d’elle.

« J’ai changé d’avis vous concernant. Vous êtes plus forte que je ne le pensais. Je trouve que les femmes fortes sont les plus... séduisantes, » déclara Varakness.

« Qu’est-ce que vous venez de dire ? » demanda Laminitus.

Les doigts de Varakness, d’apparence entièrement humaine, parcouraient la peau de Laminitus, traçant les contours de ses seins. Ses griffes démoniaques tordaient le bout de sa poitrine, les saisissant en un clin d’œil.

Un choc avait parcouru la colonne vertébrale de Laminitus.

« Argh... ! »

Une goutte de sang suintait de l’endroit où la griffe l’avait touchée. Les lèvres de Varakness s’étaient déformées en un sourire.

« Hehe hehe hehe... Tout ce qu’il faut, c’est une petite touche, et vous vous déchirez. Je n’aurais jamais pensé qu’une personne si éphémère, si fragile, serait assez forte pour me blesser. Je trouve les femmes comme vous si attirantes, » déclara Varakness.

« Vous nous rendez malades, » déclara Laminitus.

« Votre forte volonté ne fait qu’aiguiser mon appétit. Vous êtes forte même si vous savez que tout ce que j’ai à faire pour mettre fin à ta vie, c’est de plonger mon poing dans votre douce poitrine, » déclara Varakness.

« Dans ce cas, essayez de le faire. Même si vous nous écrases le cœur, Nous vous arrachions la trachée, » déclara Laminitus.

« Fanis Laminitus... Je ne vous tuerai pas. Au lieu de cela, je vous introniserai dans mon harem, » déclara Varakness.

Les grandes mains de Varakness touchèrent le cou de Laminitus et saisirent son menton, la poussant une fois de plus contre le mur. Elle avait essayé d’utiliser sa main gauche encore fonctionnelle pour frapper son visage, mais il avait facilement saisi son poignet.

Il s’agissait d’un adversaire capable d’ignorer la balle d’un pistolet magique. Elle ne pouvait pas espérer le vaincre à mains nues.

Le visage de Varakness se rapprochait lentement du sien.

 

« Lady Laminitus ! »

 

Une voix s’était fait entendre de leur côté de la salle. À ce moment-là, une balle chargée d’énergie magique avait surgi dans la pièce, provoquant une petite explosion.

« Se mettre en travers d’un acte d’amour... c’est si grossier, » Varakness ricana avec mépris.

L’un des chevaliers subordonnés de Laminitus fit irruption dans la pièce, tirant avec une grosse arme magique en une succession rapide.

« Éloignez-vous de Lady Laminitus, sale Déchu ! » cria-t-il.

« Ah, impressionnant. Plus il y a d’obstacles sur son chemin, plus l’amour devient passionné. Je serais heureux de vous affronter, ici et maintenant, mais je ne voudrais pas que ma nouvelle bien-aimée soit prise dans ce feu croisé. Je suppose que je vais me retirer pour la nuit, » déclara Varakness.

Varakness lévitait dans l’air avec une expression calme, tout en étant entouré de balles magiques.

Ayant été libérée de son emprise, Laminitus respira enfin avec soulagement. « Argh... Vous allez vous enfuir, n’est-ce pas ? »

« Vous épargner serait plus approprié. Je viendrai vous chercher le soir de la prochaine pleine lune. Choisis bien votre robe de mariée, Ma douce Fanis, » déclara Varakness.

« Ne vous avisez pas de Nous appeler par Notre prénom, espèce de clown ! » déclara Laminitus.

« Hahahahahaha...  La prochaine fois, je vous revendiquerai entièrement, votre corps et votre esprit, » déclara Varakness, léchant les gouttelettes rouges de la griffe qui s’était enfoncée dans le bout de la poitrine de Laminitus.

« Argh..., » elle se couvrit la poitrine d’une seule main.

Les rires de Varakness résonnèrent dans la pièce. Il avait étendu l’un de ses bras, et le mur de la tour, qui était normalement assez solide pour résister même aux coups de canon, se brisa, révélant un trou vers l’extérieur.

Les yeux de Laminitus s’étaient écarquillé. Non seulement il était imperméable aux tirs de Canon Magi, mais il pouvait aussi briser les murs de la tour d’un geste de la main ?

« Un monstre..., » murmura-t-elle.

Le Déchu, vêtu de noir, était sorti de la tour par le trou qu’il venait de créer. Puis, en déployant ses ailes de chauve-souris, il disparut dans le ciel sans étoiles.

« Êtes-vous blessée ? » Le chevalier se précipita sur Laminitus.

« Bien sûr que non. Pour qui Nous prenez-vous ? » demanda Laminitus.

Son bras droit ne bougeait toujours pas. Aussi loin de la vérité qu’elle était, Laminitus prétendait toujours qu’elle allait bien. Même si elle n’était pas bien équipée pour la rencontre, cette défaite était beaucoup trop unilatérale.

Ses poings tremblaient de rage.

Le chevalier s’agenouilla devant elle. « Mes excuses ! Je n’aurais jamais imaginé que nous permettrions à l’ennemi d’aller si loin... »

« Et les gardes ? » demanda Laminitus.

« Quelques-uns d’entre eux sont encore en vie, mais..., » répondit le chevalier.

— Alors, Varakness ne mentait pas. La majorité d’entre eux ont été tués, pensa-t-elle.

Des serviteurs s’étaient précipités dans la pièce, portant des vêtements de rechange et l’équipement de Laminitus. Il n’était pas rare pour les aristocrates de laisser les serviteurs les aider à se changer et à s’habiller. Laminitus avait l’habitude que son corps soit vu par les autres. Mais contrairement aux autres personnes à son service, les chevaliers n’avaient pas l’habitude de voir le corps nu de Laminitus.

Le chevalier qui était venu à son secours détourna son regard, rougissant furieusement. Il était visiblement embarrassé.

Si elle s’en souvenait bien, son nom était — .

« Henric, c’est ça ? » demanda-t-elle.

« Oui, madame ! » répondit-il.

« Vous avez bien fait de venir à Notre aide, » déclara-t-elle.

« Oui ! Je suis content qu’il ne vous soit rien arrivé d’horrible, Lady Laminitus ! » Il s’inclina, la tête rouge jusqu’au cou.

Comme l’ancien domaine du Seigneur Démon était un endroit difficile à vivre, la plupart des subordonnés de Laminitus étaient du type grossier et vulgaire. Cet homme était plutôt candide en comparaison.

« Henric, rassemblez tous les commandants et chefs des guildes des Aventuriers et des Mages. Nous avons une annonce urgente à faire. Si quelqu’un dort, réveillez-le, » ordonna-t-elle.

« Compris ! » déclara-t-il.

Il se leva et salua, mais comme Laminitus était encore en train de s’habiller, il semblait plutôt dérangé alors que ses yeux se levèrent, ne sachant où regarder.

***

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Étrange, qui donc ose se réclamé du Roi Démon ? Un imposteur est apparu ?

  3. Merci pour le chapitre !

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