Chronicle Legion – La Route de la Conquête – Tome 2 – Chapitre 3 – Partie 3

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Chapitre 3 : Coeur de Lion

Partie 3

« Inconcevable..., » murmura Shiori.

Une bataille aérienne entre les Légionnaires se déroulait à la périphérie de la ville de Fuji.

Ayant été témoin de la bataille à sens unique, Shiori avait été choquée. Les 307 Kamuys de Tōkaidō avaient rapidement vaincu.

Les Kamuys et Chevaliers survivants s’étaient retirés vers le nord, en direction du mont Fuji.

Plus de huit cents Légionnaires rouges les avaient poursuivis, s’envolant d’une manière ordonnée.

En regardant cette scène, Hatsune se lamentait. « Lors de la première attaque, l’ennemi a simplement chargé en ligne droite, n’est-ce pas ? Est-ce qu’une charge directe est si efficace ? Oh, est-ce grâce à la puissance d’un coup mortel permis par un Fait d’Armes !? »

« C’est l’une des raisons, mais ce n’est pas tout, » Masatsugu s’était rendu compte qu’il souriait presque quand il avait répondu.

Rire de la défaite d’un allié n’était pas très respectable, mais son sourire était presque involontaire. La raison en était que l’ennemi était extrêmement fort et qu’il avait gagné par la force brute en utilisant des tactiques aussi ridicules.

L’ennemi avait dû voir à travers la confiance du côté de Tōkaidō... Ou plutôt, l’insouciance.

Il s’agissait de cette négligence qui avait poussé les Japonais à se fier aux nombres pour contrer l’attaque. L’ennemi était bien conscient qu’il détenait l’avantage dans un concours de force, c’est pourquoi il avait lancé cette charge imprudente.

« Ce Chevalier a un nez très fin, » déclara Masatsugu.

« Nez ? Veux-tu dire qu’il a un bon sens de l’odorat ? » demanda Hatsune.

« Oui. Au fait, Princesse, connaissez-vous le nom du commandant ennemi ? » Masatsugu hocha d’abord la tête à une Hatsune curieuse avant de se retourner pour demander à Shiori.

Cette force et cette présence de Chevalier avaient fait qu’il était très probablement un Ressuscité. Une Shiori bien informée avait alors instantanément donné une réponse.

« Un homme qui s’appelle lui-même le Coeur de Lion serait très probablement le roi Richard I de l’Angleterre médiévale. Je me souviens qu’il est le parent collatéral du Prince Edward... et cinq générations son aîné, » répondit Shiori.

Masatsugu avait rajouté ce nom inconnu dans sa mémoire.

De plus, le trio se trouvait actuellement au bord de la rivière Fuji. Le champ de bataille de banlieue était à quelques kilomètres d’eux. Normalement, il n’y avait aucun moyen de regarder la bataille en détail.

Cependant, un certain type de gadget leur permettait de le faire.

« Princesse, les bêtes de rétention sont bien sorties, Dieu merci ! » déclara Hatsune.

« J’ai mentionné que le taux de réussite dépassait rarement le 50 %, » déclara Shiori.

Hatsune félicita la princesse et Shiori répondit fièrement.

Des dix talismans de bêtes de rétention qu’ils avaient préparés plus tôt, il y a peu de temps, cinq individus s’étaient transformés en Yatagarasus, se matérialisant de sous terre.

Le Yatagarasu était semblable à un corbeau ordinaire par sa taille et son apparence.

Leur apparence commune leur permettait d’infiltrer n’importe quel endroit pour effectuer des reconnaissances, et c’était donc une capacité précieuse.

Après le début des combats, Shiori s’était empressée d’envoyer ces cinq bêtes sur le champ de bataille. Quand les Yatagarasus étaient revenus, elle avait utilisé le contrôle noétique pour projeter des vidéos de ce qu’ils avaient vu.

Les Yatagarasus se tenaient prêts sur le gravier de la rive.

« ... Oh mon Dieu ? Quelque chose s’est passé après la fin de la bataille, » déclara la princesse.

Trois fenêtres rectangulaires avaient été ouvertes devant la princesse.

Les cinq Yatagarasus avaient fourni des souvenirs visuels sous différents angles. Shiori se concentrait sur l’un d’eux.

La vidéo montrait quatre wyvernes blanches des forces britanniques volant dans les airs.

Une wyverne bleu japonais était encerclée par elles, volant difficilement avec un soldat monté dessus, qui avait vraisemblablement été capturé et emporté par l’ennemi.

Hatsune demandait, perplexe, « Alors c’est vraiment... un Chevalier de Tōkaidō, n’est-ce pas ? »

« Oui, capturé comme otage, » répondit Shiori.

« Eh, un otage !? » s’exclama Hatsune.

Le Chevalier novice était étonné et Masatsugu expliquait calmement. « Les otages ont beaucoup d’utilisations... Par exemple, les Britanniques pourraient torturer ou massacrer des otages devant le fort tutélaire de Suruga qu’ils n’ont pas réussi à conquérir jusqu’à présent. Quand notre côté se précipitera dans une fureur vertueuse, se battant pour récupérer les otages, ils peuvent simplement s’asseoir et attendre que nous venions à eux. C’est une méthode pour détruire un ennemi tortueux. »

« Onii-sama, c’est si maléfique ! » déclara Hatsune.

« Selon la Charte de la chevalerie dans le monde moderne, les tactiques de ce genre sont interdites. Du moins superficiellement. Cependant, ce que Masatsugu-sama a dit est correct. Les otages Chevalier sont une monnaie d’échange très efficace dans les négociations. Il est même possible d’en extraire des informations... Et ils ont attrapé plus d’un Chevalier, » déclara Shiori.

Shiori soupira et montra la vidéo.

Deux autres Chevaliers japonais avaient été montés sur des wyvernes et emportés.

« Le fait de capturer les chevaliers pour les otages démontre bien que Richard I est vraiment un héros médiéval. À cette époque, capturer des chevaliers de haute noblesse sur le champ de bataille était un exploit très distingué, » déclara Shiori.

« Les autres Chevaliers sont peut-être morts ou se sont échappés..., » déclara Masatsugu.

« Ou capturé ailleurs. Dans tous les cas, la situation est assez mauvaise, » acquiesça Shiori en accord avec Masatsugu et elle déclara. « Non seulement ils ont perdu une bataille qu’ils avaient lancée, mais ils ont aussi permis à une main-d’œuvre précieuse de tomber entre les mains de l’ennemi... Si seulement nous pouvions les sauver. »

La princesse fronça les sourcils dès qu’elle avait réfléchi à la difficulté d’une mission de sauvetage.

Hatsune, normalement joyeuse, avait aussi l’air déprimée.

Après une certaine contemplation de la situation actuelle, Masatsugu avait lentement exprimé son point de vue.

« Alors, Princesse, nous devons agir immédiatement, » déclara-t-il.

« Eh ? Agir... ? De quoi parlez-vous, Masatsugu-sama ? » lui demanda Shiori.

« Je veux dire sauver ces Chevaliers. Nous devons agir maintenant si nous voulons le faire, » déclara Masatsugu.

Shiori avait été surprise par la suggestion soudaine et Hatsune l’était tout autant.

« Ce type de mission devient de plus en plus difficile avec le temps. Comme nous avons eu la chance d’être sur place, nous devrions faire bon usage de cette opportunité. D’ailleurs, le Roi Lion est parti à la chasse aux troupes restantes, » Masatsugu avait parlé sur un ton indifférent et sans ferveur.

« Alors maintenant, c’est le moment. Il vaut mieux attaquer le fort tutélaire avant son retour, » continua Masatsugu.

« Attaquer !? Allez-vous attaquer le fort tutélaire de Fuji !? » s’écria Shiori.

« Franchement ! Avec juste nous deux, Onii-sama et moi !? » s’écria Hatsune.

Hatsune interjeta lors qu’elle était en état de choc.

Masatsugu hocha la tête, « Exactement. »

« C’est absolument fou. Même sans ce Richard, il y aura d’autres Chevaliers. D’ailleurs, ce n’est pas Suruga, Onii-sama, donc tu ne pourras pas convoquer beaucoup de Légionnaires, n’est-ce pas ? » lui demanda Hatsune.

« Pour l’instant, je pense que je ne peux pas utiliser plus de vingt-quatre ou cinq Kanesadas, » déclara Masatsugu.

Il y avait une diminution drastique du nombre de Légionnaires que l’on pouvait utiliser en dehors de leur zone de forteresse.

La Force de Chevalier était ainsi réduite d’environ 90 %. Ainsi...

 

☆☆☆

 

Le trio était entré dans la ville de Fuji quittant le bord de la rivière pour ce faire.

Leur cible, le fort tutélaire de Fuji était situé dans la banlieue, c’est-à-dire les terres marécageuses éloignées à l’est de la ville. Comme celui de Suruga, le fort tutélaire de Fuji avait été construit sur un terrain militaire loin des zones urbaines.

Au lieu d’y aller directement, le trio s’était d’abord rendu à Tagonoura, le port face à la Baie de Suruga.

« Hatsune, avant l’opération, j’ai besoin de faire quelques confirmations finales avec Masatsugu-sama, » déclara soudainement Shiori.

Shiori avait parlé dès qu’ils étaient entrés dans un grand parc à côté de l’embarcadère. Le parc comprenait de grandes pelouses, un jardin botanique et toutes sortes d’installations sportives. Pour Masatsugu, un Chevalier dont le fief était la Cité de Suruga, les faubourgs de Fuji étaient vraiment hors de portée.

« Ça ne suffit pas et je n’en ai qu’un ! » s’exclama Hatsune.

« Pas nécessairement. Cette fois, nous n’essayons pas de capturer un château, donc il y a toujours un moyen. Cependant, la grande hypothèse ici est que je compte sur toi pour jouer un rôle clé, » déclara Masatsugu alors qu’il regardait Hatsune.

« Hein ? » déclara la fille perplexe qui venait de devenir hier un Chevalier.

« Pourriez-vous attendre ici un moment ? » demanda Shiori.

« Oui, certainement, » répondit Hatsune.

Hatsune se sentait intriguée par cet ordre inattendu, mais elle l’acceptait facilement.

Elle s’était assise sur un banc à proximité afin de pouvoir savourer le thé vert et la confiture de haricots qu’elle venait d’acheter. « On ne peut pas se battre avec l’estomac vide ! ». C’était ce qu’elle avait dit plus tôt.

Elle s’était rapidement adaptée, n’étant plus surprise par le plan d’attaquer un fort tutélaire.

Cette ouverture d’esprit et sa simplicité pouvaient être considérées comme les points forts de Hatsune.

« La situation semble assez stable dans la Cité de Fuji, » déclara Masatsugu.

« Oui, et nous avons facilement réussi à atteindre ce port, » déclara Shiori.

Masatsugu et la princesse déguisée avaient marché côte à côte dans les profondeurs du parc.

« Une bataille vient d’avoir lieu, mais les gens sont déjà dans la rue, » déclara Masatsugu.

Il était juste après 14 h. Des couples et des familles pouvaient être vus à l’extérieur un peu partout.

Aujourd’hui, c’était dimanche, du moins, selon le calendrier.

Tous les deux s’étaient rendus sur une petite colline surplombant la Baie de Suruga. Il s’était avéré qu’il y avait un banc ici un peu isolé et ils avaient pris place dessus.

« Eh bien, c’est compréhensible. Le champ de bataille n’était pas seulement éloigné des zones urbaines, mais se déroulait aussi dans les montagnes. Les habitants de la ville n’auraient que l’impression que “les Légionnaires quittent le fort tutélaire pour attaquer quelque part”, » déclara Shiori avec un haussement d’épaules.

Cependant, la stabilité n’était pas synonyme de paix. Les bus étaient limités à l’intérieur de la ville de Fuji tandis que les trains étaient arrêtés à Suruga.

« Je pense que cette stabilité est due à la Charte de la chevalerie, » continua Shiori.

« Voulez-vous parler des règles interdisant la cruauté lors de guerre ou de blessé des civils ? » demanda Masatsugu.

« Oui. En surface, la Charte est “un ensemble de règles d’engagement international qui protège les civils”... Mais en vérité, elle “exige aussi des civils qu’ils obéissent à certaines règles”, » déclara Shiori.

« Comment ça ? » demanda Masatsugu.

« Après une bataille, les habitants d’une ville conquise ne sont pas autorisés à s’opposer aux forces d’occupation, ils sont obligés de coopérer au maximum, et ne doivent pas sortir de la ville sans autorisation... La Charte comprend ces règles que les civils doivent respecter pour être admissibles à la protection, » expliqua la princesse.

« ... Je vois, » répondit Masatsugu.

« Je présume que le maire de la Cité de Fuji a dû être forcé à signer un engagement écrit au nom de tous les résidents à “obéir à la Charte” dès le début de l’occupation, » continua Shiori.

En chemin, ils avaient été témoins de nombreuses unités d’infanterie de l’Alliance pour la Restauration.

L’infanterie patrouillait la ville en état d’alerte. Cependant, pour éviter de provoquer des sentiments négatifs auprès des habitants, les soldats chargés de patrouiller étaient tous des Japonais, c’est-à-dire des troupes du Kinai.

De plus, l’infanterie ne montrait aucun signe de brutalité à l’égard des résidents.

Cependant, les soldats vêtus d’uniformes de combat kaki et équipés de fusils automatiques, debout à côté de véhicules blindés, semblaient encore assez intimidants.

« Nous aurons des ennuis si nous restons trop longtemps dans la Cité de Fuji. Tôt ou tard, une certaine situation exigerait que nous montrions des pièces d’identité. Si les militaires découvrent que nous venons de l’extérieur de la ville et que nous n’avons pas d’autorisation de voyage, ils nous arrêteront assurément sur place, alors tout serait perdu, » déclara Shiori.

« Vous avez raison. Alors je ferais mieux de commencer, » déclara Masatsugu.

« O-Oui. Que la fortune soit de votre côté…, » déclara Shiori.

Il était temps de partir et Masatsugu s’était levé du banc. Maintenant que Shiori lui avait donné sa bénédiction quant au fait d’agir, il allait mettre le plan en mouvement.

Pour une raison inconnue, la princesse avait attrapé l’ourlet de la chemise de Masatsugu.

« ... Y a-t-il autre chose ? » lui demanda Masatsugu.

« Masatsugu-sama, considérez l’importance derrière la raison pour laquelle je suis venue vous voir partir seule ! » répondit Shiori en étant légèrement en colère.

« Signification ? » lui demanda Masatsugu.

« O-Oui. En ce moment, il n’y a personne…, » murmura Shiori.

En voyant la princesse lui reprocher sa non-compréhension avec colère tout en regardant timidement vers le bas, Masatsugu avait compris. Il s’était assis sur le banc à côté d’elle.

« Désolé pour ça, » déclara Masatsugu.

« N-Non, commence-t-on ? » lui demanda Shiori.

Il y avait à l’origine un écart entre eux, d’environ un mètre. Lorsque Masatsugu s’était de nouveau assis sur le banc, cet écart avait disparu. Il avait pris sa place juste à côté de Shiori.

Masatsugu regarda le seigneur qu’il servait, la belle princesse.

Shiori le regarda en réponse, montrant de l’inquiétude dans son expression.

« Princesse, » Masatsugu l’appela en premier, essayant de soulager sa tension.

Ils étaient si proches l’un de l’autre que Masatsugu pouvait presque sentir la chaleur corporelle du Shiori. Shiori avait lentement tendu la main droite et caressa la joue de Masatsugu.

« Masatsugu-sama, votre corps est encore si froid…, » déclara Shiori.

La voix de Shiori était très faible, elle ne devait être audible que pour celle qui se trouvait devant elle.

« Comme toujours, c’est comme la glace. N’avez-vous, vous-même pas froid ? » lui demanda Shiori.

« Pas particulièrement. La chaleur de votre sang si précieux, Princesse, est vraiment bien importante, » déclara Masatsugu.

« Alors, absorbez-en autant que vous le pouvez aujourd’hui. Vous êtes bientôt en route pour la prochaine bataille et vous aurez besoin de plus de fluide ectoplasmique…, » déclara Shiori.

Masatsugu Tachibana était un Ressuscité amnésique et incapable de reconstituer seul le fluide ectoplasmique.

Cependant, il avait la capacité de voler le fluide ectoplasmique des autres. C’était le Fait d’Armes de Masatsugu — une capacité spéciale pouvait réaliser des miracles impossibles.

Et c’est alors qu’il enlaça la princesse avec audace, en enterrant son visage contre le cou de la Princesse.

« Masatsugu-sama…, » murmura Shiori.

Shiori tenait Masatsugu fermement, se donnant à lui.

À travers leurs vêtements, Masatsugu pouvait sentir la chaleur de la peau tendre du Shiori ainsi que les courbes ondulantes d’une silhouette féminine.

Ce type de contact intime appartenait aux couples, mais ils ne s’arrêtaient pas là.

Avec son visage contre le cou de la princesse, Masatsugu embrassa sa peau pâle, absorbant le pouvoir mystique et le précurseur du fluide ectoplasmique présent dans le sang qui coulait en elle, hérités de la Bête Sacrée, le Seigneur Tenryuu.

« Ah... Hmmm…, » la princesse gémissait à la suite de ce contact.

La force vitale absorbée avait fusionné dans le corps de Masatsugu, ne faisant plus qu’un avec lui.

Sentant vaguement ce phénomène, Shiori avait gémi dans l’extase, incapable de réfréner sa voix. « Hmm... Uuuunn. Ahhhhh — ! »

La voix de Shiori s’était faite plus fort et tout son corps s’était réchauffé alors qu’elle avait rougi. Malgré cela, la dame de Masatsugu avait quand même rassemblé la force pour lui parler, « M-Masatsugu-sama. Plus fort... c’est aussi très bien, vous savez ? »

« Non, votre corps ne pourra pas le supporter, Princesse, » déclara Masatsugu.

Ayant obtenu une certaine puissance, Masatsugu avait cessé d’embrasser le cou de Shiori.

« Il y a encore beaucoup de choses dont vous devrez vous occuper plus tard, Princesse, » déclara Masatsugu.

« J-Je suppose que vous avez raison, » répondit Shiori.

Shiori était essoufflée après ça. De plus, elle avait fait la moue un peu déçue que cela ait cessée.

Cependant, elle secoua la tête et n’insista pas, se contentant de dire : « En effet, vous avez raison. Je dois encore aider Hatsune et je ne dois pas épuiser mon énergie ici. »

« J’espérais que vous pourriez rester en dehors de la ville et attendre mon retour, » déclara Masatsugu.

Cette opération avait été motivée par une évolution inattendue.

Le retour de la princesse à Suruga aurait dû être la priorité, alors Masatsugu voulait qu’elle reste dans un endroit sûr.

Cependant, Shiori déclara avec nonchalance, « Non, Masatsugu-sama, votre plan a sans doute besoin de l’aide de Hatsune, mais elle vient juste de commencer à maîtriser le pouvoir d’un Chevalier. Sans mon aide, le plan ne réussira pas. »

« ... »

« J’ai déjà mentionné que je suis ravie de pouvoir utiliser mes capacités, » continua Shiori.

Shiori avait analysé en détail les raisons pour lesquelles elle s’exposait à de tels risques.

Naturellement, son garde du corps Masatsugu n’était pas tout à fait d’accord avec elle. Pourtant, il l’avait quand même accepté. En tant que Ressuscité, il était là précisément pour réaliser les ambitions de Shiori Fujinomiya.

Si la princesse était prête à risquer sa vie, la surprotection ne ferait que mettre la charrue avant les bœufs.

À n’importe quelle époque, il fallait payer un prix pour réaliser l’ambition.

... Après avoir compris les sentiments de Shiori, Masatsugu Tachibana avait quitté le parc.

Alors qu’il s’était promené seul jusqu’à l’embarcadère, il trouva rapidement une cible appropriée.

Il s’agissait d’une unité d’infanteries en patrouille avec un véhicule blindé britannique.

Masatsugu s’était approché d’eux. Le plan était d’augmenter l’agitation, il fallait faire le plus de bruit possible.

Il avait récité le nom d’Izumi-no-Kami Kanesada dans son esprit. C’était l’Appellation de l’épée personnelle maniée par Hijikata Toshizō. Une épée japonaise dans son fourreau s’était soudain manifestée dans sa main gauche.

Les successeurs avaient pu convoquer et rejeter à volonté des manifestations physiques des Appellations.

Les quelque dix soldats britanniques fixèrent du regard le lycéen qui s’approchait d’eux en tenant une épée gainée dans sa main gauche.

« Désolé, » leur déclara Masatsugu, « Je vais vous envoyer par la poste, les gars de l’Alliance pour la Restauration. J’abattrai sans pitié quiconque osera m’arrêter. Appelez vos amis pour de l’aide si vous n’avez pas peur de mourir. »

Masatsugu avait lentement libéré ses noesis.

Instantanément, les troupes d’élite de Masatsugu Tachibana, les « Kamuys rouge pourpre » s’étaient matérialisés.

Il avait ainsi un total de trente Kanesadas. L’opération d’invasion du fort tutélaire de Fuji et de sauvetage des Chevaliers capturés commençait enfin officiellement...

***

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Un commentaire

  1. Merci pour le chapitre.
    Un s en trop dans la phase suivante :
    Il s’agissait d’une unité d’infanterie(s) en patrouille avec un véhicule blindé britannique.

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