Chronicle Legion – La Route de la Conquête – Tome 1 – Chapitre 5 – Partie 3

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Chapitre 5 : Legatus Legionis (1)

Partie 3

« Vous quatre êtes volontaires pour attaquer Suruga...  ? Eh bien, ce n’est certainement pas un problème. »

Le Chevalier Noir avait été un instant décontenancé, surpris par la suggestion soudaine qui venait de l’un de ses subordonnés.

Cependant, il avait immédiatement fait un sourire cordial et avait accepté gracieusement leur demande. Les quatre Chevaliers qui se tenaient devant lui étaient des Chevaliers au service du Fief du Kinai.

« Nous, Britanniques, n’avons pas réussi à envahir Suruga à deux reprises. Indéniablement, il est temps pour vous, messieurs du fief du Kinai, de nous démontrer votre talent, » déclara le Chevalier Noir.

Ils se trouvaient actuellement dans la cité de Fuji au pied de la montagne sacrée de Fuji. Le fort tutélaire de Fuji était situé dans les zones humides en pleine campagne.

Actuellement, cette installation militaire avait été conquise par les forces britanniques et celle de l’Alliance pour la Restauration.

Nous nous trouvions le troisième jour depuis le début de l’opération. Il était 10 h 26. Le Chevalier Noir faisait une pause, prenant un café dans la salle à manger réservée aux officiers de haut rang.

Quatre Japonais étaient venus lui rendre visite.

C’étaient les Chevaliers que le fief du Kinai avait envoyés en renfort.

« Le Chevalier Noir, nous avons une proposition. Il pèse lourd sur notre conscience que vos chevaliers britanniques ont été accablés en prenant la tête jusqu’à présent. Nous quatre, nous sommes prêts à conquérir le fort tutélaire de Suruga en votre nom…, » déclara l’un d’eux.

Ils avaient refusé de laisser la Grande-Bretagne s’attribuer tout le mérite dans cette guerre.

Malgré une formulation courtoise de la part des hommes japonais, leur ambition était claire comme de l’eau de roche.

Le Chevalier Noir avait écouté avec courtoisie leur explication. Ces quatre Japonais prévoyaient une sortie demain ou après-demain.

Le Chevalier Noir leur avait déclaré avec franchise : « Comme le dit le proverbe, frappez pendant que le fer est encore chaud. Pourquoi ne pas partir ce soir ? Nous, de l’Empire Britannique, fournirons un soutien total. »

Finalement, les Chevaliers de l’armée provinciale de Kinai avaient accepté la suggestion du Chevalier Noir et avaient pris congé.

*Soupir*

« Quel tracas ! » s’exclama le Chevalier Noir.

Après le départ des Japonais, tous deux étaient restés dans la salle à manger.

Il s’agissait du Chevalier Noir, haussant les épaules avec un sourire, et du génie Morrigan assises sur le côté.

« ... Vous semblez plutôt satisfait, » déclara Morrigan.

« Naturellement, plus il y a de chevaliers sous son commandement, plus il y a des tracas. Je ne faisais que me souvenir de quelque chose, » déclara le Chevalier Noir.

Actuellement, le fort tutélaire de Fuji était occupé par un contingent de l’Alliance pour la Restauration.

Cette force d’occupation était composée de soldats de la flotte d’Extrême-Orient des Forces impériales britanniques, dont le plus important provenant du destroyer Tintagel et de la flotte qui l’accompagnait. La plupart de ses effectifs provenaient de milliers de marines transportés par des embarcations de débarquement qui était arrivé plus tôt.

Le capitaine du Tintagel, Sire Grayson, était le commandant.

Les principaux combattants étaient deux Chevaliers, Sire Steven et Sire Lampard, tous deux Chevaliers de Sa Majesté.

Cependant, le fief du Kinai avait envoyé hier des Chevaliers japonais et plusieurs milliers de soldats. Ces renforts avaient convergé avec les forces britanniques au fort tutélaire de Fuji après avoir atteint le port de Tagonoura.

« Tout le monde veut sortir et se battre, n’est-ce pas ? L’affectation des effectifs fait partie du travail du commandant, » déclara le Chevalier Noire.

« Vous parlez d’ambition pour la gloire ? » demanda Morrigan.

« C’est l’une des raisons, bien que les dépenses des guerres modernes soient financées par l’État et l’armée. Dans le passé, les chevaliers devaient se financer entièrement, ce qui signifiait que partir au combat entraînait des dépenses exorbitantes, » répondit le Chevalier Noir.

Un vassal recevait un territoire du roi, mais devait en échange payer des impôts et contribuer au service militaire.

Il fallait prendre en charge toutes les dépenses nécessaires. C’était la vie du chevalier médiéval européen. Les daimyo japonais avaient également adhéré à un système similaire pour servir le gouvernement du shogunat.

En fait, la relation entre la famille impériale japonaise moderne et les Douze Maisons n’était pas très différente de cela.

« L’armure est étonnamment chère alors qu’avoir un cheval militaire coûte cher. De même, les personnels de soutien et l’infanterie ont tous besoin d’argent. Il n’y avait absolument aucune raison d’aller au combat à moins d’avoir une chance de gagner le butin de la victoire, » déclara le Chevalier Noir.

« ... Quelle vie difficile, le monde des chevaliers médiévaux ! » répondit Morrigan.

« Il y a plus que ça. Le pillage et le vol étaient des moyens de faire de gros profits, tandis que les chevaliers ennemis pouvaient être pris en otages puis échangés contre de belles rançons. Ainsi, les chevaliers de haut rang vivaient généralement longtemps, » répondit le Chevalier Noir.

Les gens modernes avaient trop de fantasmes sur « ce que c’était d’être chevalier ».

Le Chevalier Noir avait fait un sourire ironique. Dans sa vie passée, c’était un rêveur qui avait poursuivi « les idéaux de la chevalerie », mais qui avait aussi connu de nombreuses batailles difficiles.

« Pour avoir pris des “règles de guerre” de ce genre dans notre passé et les avoir reconditionnés dans un style moderne pour qu’elles soient plus acceptables pour les personnes du peuple qui sont apprivoisées par la douce vie de la civilisation... C’est probablement ce qui a traversé l’esprit de Sa Majesté Karl lorsqu’il a pensé à la Charte de la Chevalerie, » déclara le Chevalier Noir.

« Projetez-vous votre propre étroitesse d’esprit sur les autres ? » demanda Morrigan.

« Non, renaître de l’abîme du monde souterrain tout en cherchant encore à assouvir notre faim de frissons de la guerre — Nous, Ressuscités, sommes tous des individus de ce genre. C’est normal de penser ainsi, » répondit le Chevalier Noir.

« Je vois, » déclara Morrigan.

« En outre, les guerres sont très pratiques à cette époque, ce qui est vraiment merveilleux. Les Légionnaires sont générés à partir de notre noesis et nous n’avons pas besoin d’autorité ou de grandes fortunes pour lever des armées. Tant que les sanctuaires d’eau pourraient être réquisitionnés, l’entretien des Légionnaires nécessite peu de travail ou d’argent, » déclara le Chevalier Noir.

En tant que « prince » dans le passé, le Chevalier Noir n’avait jamais eu à se soucier des frais de subsistance.

Toutefois, il avait beaucoup d’expérience avec les problèmes financiers dans la collecte de fonds de guerre. En revanche, commencer une bataille dans l’ère moderne était aussi facile que d’effectuer une partie d’échecs. Quelle belle époque pour vivre !

« Au fait, comment est la Force de Chevalier des Chevaliers du Kinai qui étaient ici tout à l’heure ? » demanda le Chevalier Noir.

« D’après les dossiers, chacun d’entre eux à environ 50 unités, » répondit Morrigan.

« Alors, ils sont quatre, au total deux cent. La dame Chevalière de Suruga a à peu près cent cinquante ans, avec l’avantage d’être chez elle. Nous n’avons pas de chances écrasantes en notre faveur... Morrigan, pouvez-vous vérifier l’emplacement de notre princesse ? » demanda le Chevalier Noir.

Le génie s’était tout de suite assis après avoir entendu cette instruction.

« Princesse Eleanor ? » demanda Morrigan.

« Oui, demandez à la princesse d’exécuter cette tâche préparatoire. J’ai entendu dire que la dame Chevalière est la fille du gouverneur général Tōkaidō, ce qui veut dire qu’elle vaut vraiment la peine de recruter dans notre camp, » déclara le Chevalier Noir.

« Le Chevalier utilisant les Légionnaires maniant le katana... C’est bon de le laisser seul ? » demanda Morrigan.

Hier, Morrigan et le Chevalier Noir avaient observé le siège de Suruga depuis le ciel.

De façon inattendue, une armée s’était montrée à mi-chemin et avait utilisé des katanas avec une maîtrise à l’épée stupéfiante. Les Légionnaires étaient identiques aux Kamuys en apparence, sauf qu’elles étaient de couleur rouge-violet. De plus, les noesis de leur commandant étaient extrêmement fortes et inflexibles...

Morrigan avait évoqué le personnage très mémorable, incitant le Chevalier Noir à sourire et à répondre : « Oubliez-le. Après tout, la princesse ne peut en aucun cas s’occuper de lui. En plus, n’êtes-vous pas curieuse ? Comment ce personnage, qui semble héberger une sorte de secret, gérera-t-il de nouveaux ennemis cette fois-ci ? »

 

☆☆☆

 

« Parfois, les Ressuscités cachaient leurs vrais noms, » pendant qu’elle parlait, la princesse Shiori s’était mise dans l’embarras. « Dans tous les cas, ce sont des Chevaliers dont la Force de Chevalier dépasse les 500, ce qui leur permet de faire ressortir une puissance monstrueuse sur le champ de bataille. Mais ils attirent trop d’attention. »

« Attirer trop d’attention ? » demanda Masatsugu en appuyant sur le bouton de l’obturateur de sa petite caméra.

Shiori avait momentanément baissé la tête pour éviter l’objectif, mais elle avait quand même répondu très soigneusement.

« Prenez par exemple le fait que les Kamuys sous votre contrôle étaient rouge-violet, Masatsugu-sama. B-Beaucoup de Ressuscités convoquera des Légionnaires spéciaux... Ou bien utiliseraient des Faits d’Armes provenant d’accomplissements illustres dans leurs vies passées, » répondit-elle.

« C’est vrai. Le Fait d’Armes d’Izumi-no-Kami Kanesada est la Maîtrise à l’Épée de “Hijikata Toshizō”, » déclara Masatsugu.

« Comme il s’agit d’existences si flagrantes, leurs identités sont facilement déduites d’un coup d’œil par des yeux perspicaces. Par conséquent, ils utilisent tous des alias et ne participent jamais à une guerre à grande échelle jusqu’à ce qu’ils soient déployés dans une bataille cruciale... pour ainsi cacher leur existence. De cette façon, la simple participation d’un Ressuscité est déjà une attaque-surprise de grande ampleur, » expliqua la princesse.

« Je vois, pas étonnant qu’Akigase-dono m’ait pris pour Hijikata Toshizō, » déclara Masatsugu.

Hochant la tête en signe de reconnaissance, Masatsugu avait continué à prendre des photos avec son appareil photo.

Chaque fois qu’il appuyait sur l’obturateur, Shiori se mettait dans l’embarras.

« Elle pense que je cache mon identité alors que le nom de Hijikata utilisé la dernière fois est mon vrai nom, n’est-ce pas ? » demanda Masatsugu.

« Je crois que oui. M-Masatsugu-sama, pourquoi dois-je porter un maillot de bain !? » dans un moment rare, la princesse blonde platine avait protesté en élevant sa voix larmoyante.

Actuellement, Shiori ne portait qu’un bikini blanc vraiment réduit alors qu’elle était en présence de Masatsugu. Ils étaient seuls tous les deux.

Il se trouvait actuellement dans une salle de classe vide au Lycée Rinzai. Sous le double effet de l’imposition de la loi martiale et du dimanche, il n’y avait pratiquement personne à l’école. Les chances d’être vu ici étaient très réduites.

« C’est une exigence pour le concours de beauté prévu pour le festival de l’école, » expliqua Masatsugu.

« Concours de beauté !? » s’écria Shiori.

« Princesse, n’ai-je pas mentionné hier que j’aurai besoin que vous me fassiez une petite faveur en tant que femme ? » demanda Masatsugu.

La révélation instantanée de la réponse de Masatsugu avait fait rappeler à Shiori sa promesse antérieure dans une soudaine réalisation.

« Je suis le membre du comité exécutif du festival de l’école responsable du concours de beauté. J’ai attendu désespérément que de belles étudiantes s’inscrivent et animent ce concours, » déclara Masatsugu.

« Me demandez-vous de participer à un concours de beauté !? Et d’être habillée d’un maillot de bain si révélateur ! » demanda Shiori.

« Oui, » répondit-il simplement.

« Aghhhhhhhhhh ! » cria Shiori.

Une Shiori toujours intelligente en temps normal était à court de mots et très agitée.

Le fait de montrer autant de peau devant les autres semblait la rendre très embarrassée.

« Princesse, si vous ne voulez pas, je l’annulerai…, » déclara Masatsugu.

« N-Non, je suis prête à le faire pour vous en échange de votre aide — c’étaient les termes de notre contrat et de notre promesse. Ce n’est donc rien, » Shiori avait finalement redressé sa posture et avait fait face à l’objectif de la caméra.

Cependant, elle ne pouvait toujours pas dissiper ses sentiments d’embarras, croisant les bras pour cacher son corps. Cela avait fini par serrer et soulever sa poitrine, mettant encore plus en valeur sa magnifique silhouette.

Sans aucun changement d’expression, Masatsugu avait continué à prendre des photos sans arrêt.

Avec sa timidité sur son beau visage, jumelé à une silhouette sexy, Shiori était sans aucun doute un modèle de magazine attrayant en ce moment.

 

 

« S’il vous plaît, arrêtez de prendre autant de photo de moi. Ce maillot de bain a été acquis en mon nom par une dame d’honneur dans la Capitale Impériale de Rome l’année dernière... C’est un peu mince pour commencer et ma poi... est un peu... En outre, il s’est resserré au bout d’un an, » déclara Shiori tout embarrassée.

« Oh ? » répondit Masatsugu.

En d’autres termes, la silhouette de la princesse avait mûri d’une manière significative depuis l’année dernière.

Les fruits présents au niveau de sa poitrine rappelaient de petits cantaloups, sa taille présentait des courbes dont les mots de beauté ne rendaient pas justice, et ses fesses étaient rondes et voluptueuses. Cette excellente silhouette, normalement cachée sous des vêtements conservateurs ou un uniforme, était maintenant totalement exposée aux seuls yeux de Masatsugu.

Après le départ de Rikka Akigase...

À l’origine, Shiori voulait inviter Masatsugu pour un voyage au fort tutélaire.

Masatsugu lui avait dit qu’il avait besoin d’une faveur avant d’aller au fort tutélaire et il avait rappelé à Shiori qu’elle devait apporter son maillot de bain. D’ailleurs, le petit appareil photo utilisé par Masatsugu faisait partie de l’inventaire du comité exécutif du festival scolaire.

« À ce propos, Masatsugu-sama, combien de personnes prendront part au processus d’approbation de la demande ? » demanda timidement Shiori. « Je ne veux pas être vue en maillot de bain par trop d’individus... »

« Rassurez-vous, le comité d’approbation est composé de trois ou quatre personnes, mais je prends la décision finale en tant que responsable. Il n’y a donc pas de problème, même si je vérifie seul…, » répondit Masatsugu.

« Eh ? Alors cela ne veut-il pas dire qu’il n’était nullement nécessaire pour moi de porter un maillot de bain ? » s’écria Shiori après avoir compris la situation.

Quand Shiori avait signalé un point suspect, Masatsugu avait réfléchi un instant avant de répondre : « En effet, c’est vrai ce que vous dites. Ce n’était pas vraiment nécessaire. »

« Masatsugu-sama ! Alors c’est votre faute si j’ai porté un maillot de bain pour rien ! » la princesse lui cria dessus, mais Masatsugu avait secoué la tête.

Puis il avait répondu. « Pas du tout. Cette session n’était pas du tout un gâchis. »

« Pourquoi ça !? » s’écria Shiori.

« Je me sens très chanceux d’avoir été témoin d’un si magnifique corps. Cela vaut déjà la peine de servir une princesse pendant ces deux derniers jours, » répondit Masatsugu.

« … !? »

L’opinion honnête de Masatsugu avait fait geler Shiori inexplicablement.

Elle avait l’air d’avoir été surprise par ses paroles et elle ne savait pas comment réagir.

 

☆☆☆

 

« Masatsugu-sama... On pourrait dit que vous êtes une personne hétéroclite au premier coup d’œil, » lâcha Shiori sur Masatsugu.

Shiori marchait avec colère aux côtés de Masatsugu, boudant encore pour ce qui s’était passé avant.

Après la séance photo, elle avait mis son uniforme sur le maillot de bain et ils revenaient à pied. Il leur avait fallu vingt minutes pour arriver devant le dortoir du bâtiment scolaire du Lycée Rinzai.

« Se pourrait-il que vous ayez l’habitude d’interagir avec les filles ? Hier, vous m’avez taquiné à chaque occasion et aujourd’hui, vous m’avez couvert d’abondantes flatteries…, » déclara une princesse en colère.

« Je suppose que c’est le genre de personne que j’étais avant de perdre la mémoire, » répliqua Masatsugu comme s’il se souvenait de quelque chose.

« Hein ? » Shiori avait été totalement déconcertée par cette explication. Elle ne s’attendait vraiment pas à une telle annonce.

Masatsugu avait poursuivi, « Récemment, en examinant les demandes du concours de beauté, j’ai découvert que j’ai l’air d’être un homme avec des goûts très larges quand il s’agit de femmes. »

« Qu’est-ce que vous insinuez ? » demanda Shiori.

« Je veux dire que je suis un gars qui apprécie toutes sortes de dames, » répondit Masatsugu.

« Vous appréciez toutes sortes de dames !? » s’écria Shiori.

« Par exemple, Sawanobori-san de la troisième année de la classe 3 a un air mature que je trouve assez séduisant. En revanche, Itou-san de la 2e année de la classe 2 avec ce look d’écolière me semble être un avantage rare. Horiike-san du club d’athlétisme possède une beauté naturelle que l’on trouve dans les clubs d’athlétisme. Hasegawa-san, qui est toujours malade et à l’infirmerie, possède une qualité qui lui fait paraître fragile et attachante ce qui est très agréable selon moi. La prof d’anglais Toda-sensei, qui vient de signer ses papiers de divorce il y a un mois, est déjà une femme de trente-sept ans, mais elle a ce charme qu’on ne trouve pas dans les lycéens, » expliqua Masatsugu.

« Vous désirez tout simplement tout ce qui est féminin ! » s’écria Shiori.

« Je ne le nie pas. Ah, Oriha-san, qui gère les dortoirs pour filles, a aussi cette chaleur et cette ouverture d’esprit que j’apprécie beaucoup, » déclara Masatsugu.

« Pour autant que je me souvienne, n’a-t-elle pas une cinquantaine d’années... ? » demanda Shiori.

« Oui. Peut-être que son apparence s’est estompée au fil des ans, mais elle a cette beauté intérieure qui a été distillée au fil du temps, » répondit Masatsugu.

« ... »

« J’ai perdu mes souvenirs du passé, mais mon corps et mon âme se souviennent encore de la façon de se battre. En conséquence, j’ai pu entrer sur le champ de bataille de façon extrêmement naturelle pour tuer les ennemis et contrôler les Légionnaires... En fait, je pense que c’est la même chose pour la façon dont je traite avec les femmes, » déclara Masatsugu.

Le fait d’avoir Masatsugu qui était bavard était une situation très rare et c’était peut-être parce que le sujet des femmes avait été abordé.

« Mon corps et mon âme n’ont pas oublié comment construire des relations profondes avec les femmes. J’aimerais l’essayer dès que j’en aurais l’occasion…, » déclara Masatsugu.

« M-Masatsugu-sama ! » cria Shiori.

« Je plaisante. Je sais que ce ne sont pas des sujets de plaisanterie, » déclara Masatsugu.

« En vous entendant dire ça, je suis enfin soulagée…, » déclara Shiori.

Ce n’était qu’après que Masatsugu avait admis sans expression qu’il plaisantait que Shiori avait l’air rassurée.

Il avait été frappé par une pensée. Cette princesse très intelligente était pleine de ruse, mais avait du mal à gérer ce type de conversation. Cela l’avait rendue extrêmement mignonne selon lui.

Pendant qu’ils bavardaient, ils étaient retournés au salon principal utilisé pour les conversations du Dortoir du Lys Noir.

Les résidents, Shiori et Hatsune, les femmes de ménage du clan Tachibana et Masatsugu étaient les seuls autorisés à entrer dans ce bâtiment.

La dame d’honneur qui venait normalement saluer Shiori avec un joyeux « bienvenu à la maison~ » n’était nulle part. On aurait dit qu’elle était sortie.

« Où est allée Hatsune ? Je pensais lui demander de conduire, » déclara Shiori.

« Princesse, parlez-vous du fait d’aller visiter Akigase-sama au fort tutélaire ? » demanda Masatsugu.

« Je crois que le fluide ectoplasmique est essentiel pour que vous puissiez vous réveiller pleinement, Masatsugu-sama. Les Légionnaires actifs consomment du liquide ectoplasmique, mais vous n’avez pas reconstitué vos réserves depuis de nombreuses années, » déclara Shiori.

« Est-ce pour ça que je ne peux pas convoquer mes propres Légionnaires ? » demanda Masatsugu.

« Oui, grâce au malentendu concernant le nom de Hijikata Toshizō de la dernière fois, Rikka-sama est prête à nous soutenir activement. Nous devrions profiter de l’occasion pour nous réapprovisionner au sanctuaire de l’eau et établir un pacte, » déclara Shiori.

Masatsugu avait accepté la suggestion de Shiori, mais il avait eu une autre idée.

Cela suffirait-il vraiment à résoudre le problème ? Pour une raison inconnue, Masatsugu n’était pas d’accord avec la princesse. Cependant, incapable d’offrir une alternative, il ne pouvait que regarder toute la pièce en silence.

« Hmm ? »

Masatsugu avait remarqué une note laissée sur la table dans le salon.

« Princesse, Hatsune est allée au fort tutélaire, » déclara Masatsugu.

« Toute seule ? Qu’est-ce qu’elle fait là ? » demanda Shiori.

« C’est ce qu’elle a écrit, » répondit Masatsugu.

La note signée par Hatsune disait : « Princesse et Onii-sama : je sors un peu parce que mes ambitions héroïques se sont soudainement réveillées. Quoi qu’il en soit, je visiterai la maison d’un parent dans la ville avant de me rendre au fort tutélaire. Ne vous inquiétez pas pour moi, même si je rentre tard. »

***

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