Chargez sa magie avec un sourire – Tome 3 – Chapitre 98

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Chapitre 98 : Le Mot Aki-To

Dans la salle de réception de mon palais.

Malte s’était assise en face de moi et nous regardions par la fenêtre.

Nous regardions depuis une longue distance la vue de l’énorme cuirassé qui était en cours de construction. Sa taille le rendait visible depuis très loin.

« Qu’est-ce que ça sera quand il sera fini ? » demanda Malte.

« Hmm, en gros... je pourrais le décrire comme une forteresse mobile, » répondis-je.

« Une forteresse mobile ? » demanda-t-elle.

« Tout à fait, car cela peut bouger, » déclarai-je. « Il y aura une source d’énergie et une batterie de Nitoka dans leur deuxième version. Un tir d’essai a démontré que sa portée lui permettait de passer par dessus toute la ville de Ribek avant d’aller frapper une cible se trouvant de l’autre côté. »

« Ohh, c’est fantastique ! » s’exclama Malte.

« Je suis reconnaissant pour tous les matériaux que vous nous avez apportés, » dis-je.

« Oh, ce toroi noir. C’était assez rare, et même si nous avions le cercle magique pour nous guider, c’était assez dur à trouver, » déclara Malte.

« Eh bien, merci beaucoup, » dis-je.

« Eh bien, c’est du donnant-donnant. Après tout, vous nous donnez périodiquement des sucreries, » Malte avait dit ça comme si cela n’avait rien à voir avec elle.

Comme elle l’avait dit, j’avais périodiquement envoyé des sucreries à Kazan.

Plus précisément, j’avais utilisé l’imprimante et les cubes de nourriture pour les créer.

Vous placiez le cube dans l’imprimante, appuyez sur l’interrupteur pour choisir la nourriture que vous vouliez... c’était vraiment un merveilleux objet magique.

Et donc nous étions liés par un contrat de travail.

« Alors, pourquoi êtes-vous venue aujourd’hui ? » demandai-je.

« Hein !? » s’exclama Malte.

« C’est rare que vous veniez vous-même ici, » dis-je. « Si cela concernait quelque chose d’insignifiant, vous auriez envoyé comme d’habitude Valeria non ? »

Valeria était la servante de Malte et sa proche confidente.

Si je devais le dire autrement, elle occupait la même position qu’Yuria.

« Oui, je suis venue ici avec une certaine demande. Il s’agit de quelque chose que j’ai en tête que je dois vous demander, » répondit Malte.

« Qu’est-ce que c’est ? Dites-le-moi, » dis-je.

« Il y a une grande rivière près de Kazan. Dernièrement, une forte pluie est tombée en amont et la rivière a débordé, » commença-t-elle.

« Cela a débordé ? Est-ce que ça va ? » demandai-je.

« C'est bon, c'est bon... Kazan a juste été partiellement détruire, » répondit Malte.

« Hein !??? » m’écriai-je.

« Ah, c’est quelque chose qui arrive souvent, donc c’est correct, » Malte avait dit ça nonchalamment comme si ce n’était rien pour elle. « Cette rivière échappe à tout contrôle à la moindre occasion. Nous y sommes déjà habitués. »

« Est-ce vraiment comme ça que ça fonctionne ? » demandai-je.

« Et c’est ainsi que commence la traditionnelle bataille de l’eau de Kazan, » déclara Malte.

« Quoi !? » demandai-je.

Qu’est ce que c’est que ce truc ? pensai-je.

« Quand l’eau déborde, nous entrons dans la rivière et l’attaquons pour voir à quel point nous pouvons forcer le retour à la normale, » expliqua Malte. « C’est un peu comme un tournoi ou une manifestation martiale ? »

« Eh bien... je ne comprends toujours pas, » dis-je.

« Hmm... un tournoi n’est peut-être pas assez précis... euh... si je l’appel entraînement... l’avez-vous mieux compris ? » demanda-t-elle.

« Ce n’est pas une question de comment vous l’appeler qui change ça ! » m’exclamai-je.

Bien que je puisse maintenant étrangement saisir ce qu’elle voulait dire.

Une image vivante de ce à quoi cela pourrait ressembler avait fait surface dans mon esprit. Une image de guerriers en colère criant et frappant l’eau.

« Eh bien, le gagnant de cet événement peut demander une chose, à moi, leur chef, » déclara Malte. « C’est une récompense... en quelque sorte, un honneur ? C’est pourquoi ils essayent avant tant de force. »

« Je vois, » je pouvais de plus en plus comprendre la situation.

Je pensais comme d’habitude à « Que faites-vous là ? »... mais je commençais à les comprendre.

« Et alors... voici la chose. Cette fois, une fille a gagné... et elle veut sortir avec vous, » déclara Malte.

« ... hein !? » m’écriai-je.

« Oui, un rendez-vous avec vous, » confirma-t-elle.

Ça aurait dû être facile à comprendre... mais je ne pouvais pas appréhender la signification.

***

La place centrale de Ribek, là où les habitants vont et viennent.

Il s’agissait de l’endroit où j’avais été intronisé en tant que roi... bien que la plate-forme soit partie depuis longtemps.

« Hm !! »

Et il y avait la fille que je devais rencontrer. Elle m’avait appelé. Elle avait des lunettes et une longue jupe.

Je pouvais dire à partir de comment elle me regardait, qu’il lui avait fallu beaucoup de courage et de temps pour m’appeler.

« Je, je-je, je-je-je-je... »

« Bonjour, êtes-vous Larissa ? » demandai-je.

« O-O-O-O-O-Oui ! Je suis Larissa ! » répondit la jeune fille.

« J’ai entendu toute l’histoire par l’intermédiaire de Malte, » dis-je.

« Je-je-je-je-je suis désolée de vous faire attendre. La ville était tellement grande..., » déclara Larissa.

« Non, c’est bon, ne vous inquiétez pas. Y allons-nous ? » demandai-je.

« Oui, » répondit-elle.

Larissa avait commencé à marcher côte à côte avec moi. Je jetais de temps en temps un coup d’œil dans sa direction.

Selon la description de Malte, elle devrait être assez qualifiée et forte... mais je ne pouvais pas la voir ainsi.

En fait, elle ressemblait plus à une fille littéraire.

Cela ne me dérangeait pas vraiment, mais je me demandais quelles étaient les règles pour la bataille de l’eau montante.

« Hm ! Merci beaucoup pour aujourd’hui ! » déclara-t-elle. « Je vous ai toujours admiré, Monsieur Akito ! Pour moi, c’est comme un rêve que je puisse marcher avec vous comme ça ! »

« D’accord, » dis-je, ne sachant pas trop quoi dire.

« Euhh !? » commença-t-elle.

« Hm ? » demandai-je.

« Est-ce... la Véritable Esclave Éternelle ? » demanda-t-elle. Le regard de Larissa s’était déplacé vers ma hanche.

J’avais la Véritable Esclave Éternelle incrustée de joyaux à ma hanche.

« Tout à fait, c’est bien la vrai, » répondis-je.

« Ah, comme je le pensais..., » Larissa semblait ravie en constatant ça.

C’était identique aux yeux d’une personne qui aimait une idole et qui voyait en ce moment son costume fétiche.

« Est-ce que cela occupait vos pensées ? » demandai-je.

« Oui ! » répondit la jeune fille. « Avant ça, j’utilisais une arme différente, mais une fois que j’ai vu la Véritable Esclave Éternelle que vous maniez, je suis passé à l’utilisation de l’épée longue. »

« Ohh ! Et qu’est-ce que vous utilisiez avant ça ? » demandai-je.

« Une boule de fer, » répondit-elle.

« Hein !? » m’exclamai-je.

« Une boule de fer grand comme ça, avec des pointes, et une chaîne... Je la faisais tourner ainsi après que je commence moi aussi à tourner, » Larissa faisait des signes avec ses mains afin de me faire une démonstration.

« N’était-elle pas... très lourde ? » demandai-je.

« Tout à fait. Mais une fois que j'arrive à le faire tourner autour de moi, je peux l’utiliser tout à fait normalement, » déclara-t-elle.

Non... Normalement, vous ne seriez pas capable de l’utiliser, pensai-je. Mais ainsi, elle augmente les dégâts en utilisant la force centrifuge... c’est brutal.

Le fait de voir une fille avec de tels bras élancés faire tournoyer ça serait tout à fait spectaculaire. Surtout qu’il semblait qu’elle ne mentait pas.

Une fille littéraire qui avait l’air si fragile... cela m’avait fait réaliser une fois de plus que les habitants de Kazan étaient tous des guerriers.

« Alors maintenant, votre arme est une épée ? » demandai-je. « Ne l’avez-vous pas apportée ? »

« Ah, dans ce cas, c’est par ici ! » Larissa avait relevé sa jupe et j’avais ainsi pu voir que son épée était cachée sous elle et qu’elle était gainée dans un fourreau attaché à sa cuisse.

Ses cuisses blanches étaient un peu trop éblouissantes pour moi.

« ... Haa!! » Larissa laissa échapper un petit cri et laissa retomber sa jupe.

Je m’étais éclairci la gorge tout en cherchant à changer de sujet. « OK ! Alors, où voulez-vous aller ? Se promener simplement ainsi ne peut pas être si intéressant que ça ? »

« Je-je vous laisse décider de ça, » répondit-elle. « Vous pouvez décider. »

« Vraiment ? Mais je ne pense pas que ce serait une récompense si je décidais, » dis-je.

« Non ! » Elle serra les poings et accentua ses mots. « Se promener avec vous ainsi suffit déjà à me rendre vraiment très heureuse. »

« Je vois, » dis-je.

On dirait qu’elle était sérieuse... mais même ainsi, cela ne voulait pas dire que je ne devrais rien faire afin de la rendre encore plus heureuse. Faire un rendez-vous en ne faisant que marcher dans la zone serait comme souiller mon nom en tant qu’homme.

Elle n’était pas une esclave... mais dans tous les cas, je voulais quand même la voir encore plus sourire.

J’avais alors réfléchi un peu, avant que le panneau de « La Reconnaissance d’une Serveuse » tombe dans mon champ de vision alors que nous passions par là.

À ce moment parfait, Inessa était sortie de la taverne.

Elle nous avait alors regardé tous les deux, arrêtés dans la rue.

« Oh ! Votre Majesté, êtes-vous en train d’avoir un rendez-vous ? » demanda Inessa.

« Tout à fait. Comment est-ce ? Je parle du restaurant, » dis-je.

« Ça va très bien grâce à vous, » répondit Inessa. « Une fois qu’ils savent que notre enseigne a été faite par vous, encore plus de clients sont venus. Et maintenant... »

Inessa avait pointé du doigt l’un des sièges.

« ... le siège que vous pouvez voir ici est le meilleur de mon magasin... il a été réservé pour quelques mois, » déclara Inessa.

« Que dites-vous ? » demandai-je.

Ils font trop de cas de tout ça.

« Nous ne pouvons pas être plus reconnaissants envers vous, Votre Majesté, » déclara Inessa. « Merci beaucoup. Si vous avez le temps, venez boire à nouveau chez nous. »

« OK. Je viendrais vous voir une fois de plus, » dis-je.

Nous nous étions séparés d’avec Inessa et avions continué à marcher. Larissa remuait constamment à côté de moi.

« Hmm, Monsieur Akito... cette dame a dit que le panneau avait été dessiné par le roi..., » déclara Larissa.

« Tout à fait, ça a fini comme ça, » répondis-je. Puis j’avais regardé Larissa en m’interrogeant sur la raison de sa question.

« ... il est tellement joli..., » continua-t-elle.

« Quoi... voulez-vous vous aussi un panneau ? » demandai-je.

« O-Oui, » répondit-elle.

« Un panneau est... Eh bien, si c’était de vous, Monsieur Akito, alors je le voudrais bien... mais plus que ça... »

Elle remonta sa jupe comme si c’était tout à fait normal et sortit son épée.

Cette fois, je pouvais clairement voir sa culotte... mais elle l’ignora et sourit.

« J’aimerais à la place votre signature, » demanda-t-elle.

« J’ai compris, » dis-je.

Une signature, Hmm ? Elle agissait de plus en plus comme la fan d’une idole.

J’avais continué à marcher en me caressant le menton et en y réfléchissant.

Je n’avais pas vraiment d’idée de ce qu’il fallait faire lors de ce soudain rendez-vous... mais je pensais à quelque chose.

« OK, dans ce cas, allons nous battre, » dis-je.

« Hein !? » s’exclama Larissa.

***

Dans la banlieue de Ribek, j’étais proche de Larissa.

Nous nous faisions face avec des armes dégainées.

Larissa tenait une mince épée longue et je tenais la Véritable Esclave Éternelle.

« OK alors, venez vers moi ! » dis-je.

« D’accord ! » Larissa hocha la tête et vint à moi sans hésitation.

« Hmm »

En un instant, elle avait franchi la distance puis avait effectué une attaque qui avait coupé l’air.

Nos épées s’étaient croisées et des étincelles avaient jailli en raison du choc.

Ses maigres bras avaient généré une puissance vraiment incroyable.

Mes mains étaient un peu engourdies à la suite de son attaque.

« Iyaaaaaa ! » Larissa avait pris l’initiative et avait utilisé la force rotative pour attaquer en continu.

Alors que j’étais sur le point de recevoir à nouveau un coup de son épée... elle avait soudainement disparu de sous mes yeux.

« De coté... non... derrière, » murmurai-je.

J’étais retourné à temps pour bloquer une attaque qui se trouvait pile devant mes yeux.

Elle avait augmenté sa vitesse de rotation et avait commencé à attaquer telle une tempête.

C’était violent... rapide... et puissant.

J’avais esquivé l’un de ses coups et il avait heurté le sol en provoquant un assez gros cratère.

Comme prévu de ces fanatiques de la guerre..., pensai-je.

« La signature d’Akito... La signature d’Akito... La signature d’Akito... La signature d’Akito... La signature d’Akito... La signature d’Akito..., » quand j’avais entendu ce qu’elle murmurait en continu, je m’étais senti un peu effrayé.

Mais j’étais également quelque peu flatté.

C’était assurément sa pleine puissance, et elle ne se retenait nullement. Cela me donnait l’impression que ce qu’elle me montrait là était la force de son admiration.

« Je vais certainement... le faire, » dis-je.

Cela m’avait indiqué que je devais lui répondre avec toute ma puissance.

***

Larissa était assise sur le sol avec la Véritable Esclave Éternelle pointant vers elle.

« C’est fini, » dis-je.

« ... Oui, » dit-elle en se mordant la lèvre inférieure comme si elle devait faire sortir de force ce mot... et hocha la tête.

Même si elle avait perdu, elle est restée vaillante... et contre toute attente...

« ... Ouinnnnnnn ! » Juste après ça, Larissa commença à pleurer.

Elle avait haussé la voix et avait sangloté avec force.

« Ho ! Ne pleurez pas, » dis-je.

Disons-le franchement, c’était un peu hors de mes attentes.

« Mais... mais... Monsieur Akito..., » déclara la jeune fille en pleure.

« Oh ! Arrêtez de pleurer. Je déteste par-dessus tout voir quelqu’un pleurer, » dis-je.

Larissa n’était pas une esclave... mais malgré cela, je détestais quand même ça.

Je voulais des sourires.

« *Sniff sniff... » Comme je l’avais demandé, Larissa avait cessé de pleurer, mais il semblait qu’elle essayait de son mieux de se retenir.

Elle était triste, mais elle retenait avec force ses larmes.

Un tel visage... je le déteste, pensai-je.

« Attendez un instant ! » dis-je avant de sortir mon DORECA.

J’avais choisi dans le menu une épée de fer et j’avais payé dix fois le coût en magie pour la faire.

Puis, après ça, en utilisant « Désassemblage » sur mon doigt, j’avais inscrit des lettres sur la poignée.

J’avais utilisé la magie pour faire un dessin dont j’étais satisfait.

Puis je l’avais tendue à Larissa.

« Ceci. Je vous le donne, » dis-je.

« Hein !? » s’exclama-t-elle.

« Et je l’ai signée, » dis-je.

« Mais... je n’ai pas pu vous battre, Monsieur Akito..., » déclara-t-elle.

« Eh bien... c’est seulement la moitié, » dis-je.

« La moitié ? » demanda-t-elle.

« Vous ne pouvez probablement pas le lire... mais c’est juste l’Aki de “Akito”. Il est généralement plus long, » dis-je.

« Moitié..., » répéta-t-elle.

« Je vais vous donner ça. Vous pouvez à nouveau venir me défier quand vous le voudriez... et si vous me battez, je vais le compléter avec “to”, » dis-je.

Larissa avait pris l’épée et l’avait étreinte comme si c’était la chose la plus précieuse au monde.

« Merci beaucoup ! Je vais la chérir pour toujours ! »

***

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9 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Merci pour ce travail 🙂

    Étrange, un duel comme RDV ? Sinon, le terme pour l'arme d'origine de cette drôle de fille est un fléau d'armes.

    • Oui, je sais pour l'arme, mais la fille ne le sait pas vraiment, c'est pourquoi elle se mit alors à la décrire. Et on a pas mal l'impression que c'est du bricolage plutôt qu'une véritable arme forgée, d'ou la non utilisation du nom de l'arme.

      • L'amateur d'aéroplanes

        Oups, j'ai envoyé une demande de correction sans voir ton commentaire, désolé.

        • Oui j'ai vu, mais pas de problème. À la fin du chapitre, je me suis demandé si je mettais le vrai nom ou non, mais je me suis dit non car je trouvais que cela renforçait le coté "Fille nullement en rapport avec le coté martial" qui était déjà présent avec son apparence.

  3. Merci pour le chapitre

  4. Merci pour le chapitre.
    PS : Comme on dirait dans Log Horizon ; Toujours se méfier des lunettes.

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