Chargez sa magie avec un sourire – Tome 2 – Chapitre 62

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Chapitre 62 : Le Roi des Esclaves

Le matin suivant, dans mon bureau se trouvant dans le Manoir du Seigneur.

L’esclave de Seiya s’était réveillée et se tenait actuellement devant moi.

« Est-ce que votre corps est guéri ? » (Akito)

« ... » Hocha-t-elle la tête tout en restant silencieuse. Elle n’avait rien fait de plus afin de communiquer avec moi. Elle me regardait, mais elle ne voulait pas me parler.

« Savez-vous où est Seiya ? » (Akito)

« ... » (esclave de Seiya)

Elle resta silencieuse, mais cette fois-ci, je pouvais sentir une certaine hostilité.

« Ne vous méprenez pas, je ne le poursuivrai pas. » (Akito)

« Alors... pourquoi ? » (esclave de Seiya)

« Si je ne sais pas où il est... alors je ne pourrais pas vous y conduire. » (Akito)

Elle avait l’air étonnée. C’était complètement en dehors de ses attentes.

« Vous allez me reconduire jusqu’à lui ? » (esclave de Seiya)

« Évidemment. » (Akito)

Je m’étais alors assis sur ma chaise, appuyant mon dos contre le dossier avant de regarder le plafond.

« Un Maître est uniquement un Maître quand il reçoit son premier esclave. C’est la même chose pour un esclave... s’il n’a pas de Maître, alors un esclave n’est pas un esclave... ai-je raison ? » (Akito)

Elle me répondit en hochant en silence la tête.

« Je ne vais pas m’immiscer au milieu de votre relation maître-serviteur. Je n’avais pas l’intention de le faire avant et je n’ai toujours pas l’intention de le faire maintenant... mais je dois vous renvoyer auprès de lui. Je me fous de ce qu’il essaye de faire... mais si vous avez perdu votre Maître et votre but juste comme ça... cela me fait mal juste en y pensant. » (Akito)

Au moment où je lui déclarai cela, j’avais baissé les yeux afin de la regarder dans les yeux.

« Vous êtes une Esclave Éternelle... et donc, vous avez besoin d’un Maître, n’est-ce pas ? » (Akito)

« ... » Elle hocha à nouveau la tête.

« Si vous savez où il est, alors ce serait une bonne chose. Je vais vous donner de la nourriture, de l’eau et des médicaments afin que vous puissiez faire le trajet par vous-même si vous ne voulez pas que nous vous y emmenions. Alors je vais vous le demander une fois de plus, savez-vous où il est ? » (Akito)

« ... Je suis désolée. » Après un long silence, elle s’excusa.

Il semblait vraiment qu’elle ne savait pas.

« Je vois. Alors pour le moment, je vais m’occuper de vous. Puisque je ne peux pas vous faire faire le travail que mes esclaves font, alors pour l’instant, je vais vous faire rester ici en tant qu’invité... vous devrez supporter cette situation. » (Akito)

« OK... » Dit-elle en baissant la tête.

« Si j’étais votre esclave alors... ce serait génial. » (esclave de Seiya)

C’était la première fois que je l’entendais dire quelque chose comme ça.

Peu importe la violence à laquelle elle avait été soumise, elle ne s’était jamais plainte... mais une fois qu’elle avait été abandonnée, elle avait laissé sortir cela.

Je ne pouvais plus supporter une seconde de plus cette horrible sensation et je quittais donc le bureau comme si j’étais en train de fuir.

Tout au long du chemin, je priais pour une bonne fin pour elle ne sachant pas quoi faire pour ça.

***

Quelques jours plus tard.

Ribek était emplie d’activités.

Ce n’était pas seulement Ribek, mais toutes les villes qui semblaient avoir été balayées par un vent de festivités.

Je me trouvais dans ma chambre dans le manoir en train de me changer. Mes esclaves m’aidaient à mettre mes nouveaux vêtements.

« Mira, tu devrais tirer un peu plus dessus. » (Risha)

« Comme ça ? » (Mira)

« Oui. Yuria, la couronne... » (Risha)

« D’accord. » (Mira)

« Grande Sœur Risha, que faut-il faire à propos de la cape, desu ? » (Lilia)

« Elle doit venir en dernier. » (Risha)

Franchement, je les avais laissées s’occuper de tout. Il s’agissait de la première tenue que je portais qui ne fut pas fabriquée avec le DORECA. Il s’agissait des vêtements que mes esclaves avaient réalisés pour le couronnement.

Comme ce genre de chose n’était pas disponible dans le DORECA, Risha avait pris le commandement et mes quatre esclaves avaient elles-mêmes fait ces vêtements.

Après qu’elles aient fini de m’habiller, les quatre se redressèrent avant de me regarder. Elles semblaient toutes très satisfaites.

« Maître, qu’en pensez-vous ? » (Risha)

« Ils me semblent très bien. Bon travail. » (Akito)

Les quatre filles étaient heureuses, et même Yuria qui était normalement inexpressive semblait elle aussi heureuse.

« Et bien ! Allons-y. » (Akito)

« « OK. » » Me répondirent-elles toutes les quatre.

Je partis avec elles afin de sortir du manoir. Dehors, une grande masse de monde se tenait là.

Quand ils virent que j’étais là, une acclamation éclata tel un tremblement de terre.

« Monseigneur Akito. »

« Votre Majesté ! »

« Votre Excellence ! »

De nombreuses voix se firent entendre, criant afin de m’appeler.

En réponse à ces acclamations, je levai la main afin de les saluer. Ils se séparèrent de devant moi, telle la mer rouge qui s’ouvrait devant moi.

Lorsque je regardai de plus près ce qu’il s’était passé, je vis que Maya et ses filles s’étaient assurées que le chemin fut ouvert devant moi.

« Merci, vous êtes vraiment d’une grande aide. » (Akito)

« Nul besoin de remerciement. Mais si vous voulez vraiment me remercier, alors vous n’avez qu’à rapidement tenir votre promesse. » (Maya)

« Je vais garder cela en tête. » (Akito)

« Tout dépend de vous. » (Maya)

Je continuai ensuite à avancer alors que le chemin s’ouvrait. Beaucoup de personnes étaient réunies ici.

Et ce n’était pas seulement la population de Ribek, car je pouvais voir les visages de personnes venant de différentes villes.

Je poursuivis mon chemin sous les acclamations. Mes quatre esclaves me suivaient. Elles ne réagissaient pas du tout, me suivant sans rien dire. Même Mira et Lilia avaient l’air très calmes. Il semblerait que finalement, elles s’étaient rappelées de leur rang en tant que mes esclaves et agissaient donc ainsi.

Après un court instant, je pus voir la Place Centrale. Je pouvais y voir une plate-forme qui avait été installée là-bas, avec une série de marches qui permettaient d’y aller. Madway ainsi que les autres maires se trouvaient tous réunis là.

« Monsieur Akito. » Déclara Madway en faisant un pas en avant.

Il s’agissait là d’un événement très émouvant pour moi.

« Vous êtes la première personne que j’ai rencontrée lorsque je suis arrivé dans ce monde. » (Akito)

« Je ne l’oublierais jamais de toute ma vie. Je vais continuer à travailler aussi durement que je le pourrais. » (Madway)

« Je compte sur vous. » (Akito)

Puis Agafon et Gerashim firent un pas en avant.

« Monsieur Akito. » (Agafon)

« Monsieur Agafon, si vous ne l’appelez pas Votre Majesté, ce n’est pas correct. » (Gerashim)

« Et bien, cela ne me dérange nullement aussi longtemps que nous ne sommes pas devant d’autres personnes. » (Akito)

« D’accord. » (Agafon)

La suivante fut Malte.

« Akito, après la cérémonie, je voudrais vous parler. » (Malte)

« Me parler ? » (Akito)

« Oui. Ce pays a besoin d’une armée, n’est-ce pas ? Alors je voudrais vous parler à propos de ça. » (Malte)

Et je pense qu’elle se recommandera elle-même pour ça...

« Comme toujours, vous êtes si guerrière... » (Akito)

« Est-ce mauvais d’être ainsi ? » (Malte)

« Nullement. » (Akito)

Malte se mit à sourire à ma réponse.

« D’accord. Je parlerais avec vous après ça. » (Akito)

« OK. » (Malte)

Le dernier fut Zawal.

« Hum... Monsieur Akito... Votre Majesté ? » (Zawal)

« N’importe lequel est correct. » (Akito)

« Alors ce sera Votre Majesté. Votre Majesté, est-ce vraiment acceptable qu’une personne telle que moi soit ici. » (Zawal)

« Pourquoi cela ne serait-il pas acceptable ? Si vous ne pouvez pas gérer cette situation, alors nommez quelqu’un d’autre à votre place. S’il peut faire le travail mieux que vous, alors c’est correct. Toutefois... » (Akito)

« Toutefois ? » (Zawal)

« À partir de maintenant, nous allons agrandir le pays, alors je vais vous faire continuer à faire votre travail. Nous avons besoin d’une personne ayant des pensées positives comme vous. » (Akito)

« ... Je comprends. Alors, dites-moi simplement ce dont vous avez besoin. » (Zawal)

« D’accord. Je vais continuer à compter sur vous. » (Akito)

Après avoir parlé à chacun d’eux, je montai tout en haut de la plate-forme. La plate-forme était en plein centre de la place, et était haute de trois étages.

Je regardai alors la population présente. Il s’agissait de mon peuple... de mes citoyens.

J’avais commencé dans ce monde avec rien, et maintenant, je dirigeais une population de plus de 7000 âmes.

La foule se mit alors à applaudir.

Je pus entendre un bruit venant de derrière moi. Il s’agissait de mes esclaves qui étaient derrière moi, mais elles s’étaient arrêtées en plein milieu de l’escalier. Elles me regardaient toutes. Il s’agissait là d’un regard qu’elles me faisaient chaque jour... celui du respect qu’elles avaient pour leur Maître. Moi aussi, je les avais regardées avec respect... mais ce n’était pas correct. Car comme toujours, elles devraient plutôt être ici, à côté de moi.

Je dégainai alors mon épée se trouvant à ma hanche. La Véritable Épée Esclave Eternelle. Je touchai une à une, chacune des gemmes absorbant ainsi mes esclaves surprises.

La lame de Feu et de Glace. L’aura de Lumière et de Noirceur. La Véritable Épée Esclave Eternelle.

Je levai le plus haut possible mon épée tout en me tournant vers la foule.

 

 

Voilà comment c’est correct que cela soit... elles, à mes côtés.

Car si elles n’avaient pas été là, alors le pays n’aurait jamais existé. Surtout, ce n’est qu’avec la présence d’un Maître et d’un Esclave que cette relation pouvait exister. Il n’y avait donc aucune chance que je puisse accepter qu’elles ne soient pas ici pour une journée aussi importante. Voilà ce que je ressentais. Voilà ce que je leur envoyais comme émotion.

Maître et esclaves, nos émotions s’étaient alors mélangées pour ainsi devenir unies.

— Esclave Éternelle —

Je croyais de tout mon cœur que ce pays construit sur leurs sourires deviendrait à l’avenir encore plus magnifique.

***

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9 commentaires :

  1. Merci pour le chap !
    C’est trop beau putain !

    Et hop 1.000.000.000 de magie en plus !

  2. Merci pour le chapitre. avec un chapitre comme, j’ai hâte de lire la suite.

  3. Merci pour le chapitre.

  4. Merci pour le chapitre

  5. Merci, ce chap est vraiment trop émouvant mais dommage qu’il ne veut pas buter Seya

  6. oh j’ai une petite larme :3
    Merci pour le chapitre 🙂

  7. Ce chapitre pourrais être un chapitre final à lui seul, Seiya disparais, son esclave accepte Akito comme maître, Akito est couronné roi et ses esclaves et lui vivent heureux jusqu’à la fin des temps, et il se fait aussi un harem avec Maya et les filles. Un happy End quoi.

    Je vus un truc bizarre depuis les premiers chapitres, quand Seiya crie le nom d’Akito, il dit « Akihito », c’est une erreur ou c’est parce qu’il crie comme un cochons quant égorge.

    • Pour le nom quand il cri, c’est le fait qu’il cri comme un cochon comme tu dis, mais combiné au fait qu’il lui arrive quelques fois d’oublier la prononciation du nom d’Akito.

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