Chargez sa magie avec un sourire – Tome 2 – Chapitre 44

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Chapitre 44 : Bons Esclaves

Transportant une montagne de desserts, je me rapprochai ainsi de la ville de Kazan.

Ceux-ci avaient été créés à l’aide de l’imprimante alimentaire. Ce qui signifiait... qu’ils n’avaient pas été créés en utilisant mon DORECA... mais ce qui signifiait aussi que je ne pouvais pas les transporter facilement en utilisant ma capacité de pouvoir déplacer les objets crée par mon DORECA sans en ressentir le poids.

Et c’était donc pour cela que nous devions tout placer dans un chariot. Pour tout le trajet depuis Kazan, ce chariot avait ainsi été gardé par Maya et les autres filles.

Quand nous arrivâmes dans la région qui entourait la ville, Valeria vint nous rejoindre.

« Vous avez voyagé depuis très loin. Soyez les bienvenues dans notre ville. » (Valeria)

« Comme promis, je vous apporte cela. S’il vous plaît, veuillez nous guider jusqu’à l’intérieur. » (Akito)

« D’accord. » (Valeria)

Avec Valeria qui nous guida, nous entrâmes dans la ville.

Proche de la voie principale, je vis quelques enfants qui jouaient dans la boue... les lieux me donnèrent l’impression d’être assez harmonieux.

« Hm ? » (Akito)

« Y a-t-il un problème ? » (Valeria)

« Nous venons tout juste d’entrée dans la ville, n’est-ce pas ? » (Akito)

« Oui. À partir d’ici, nous sommes dans la ville à proprement parler. Alors, qu’y a-t-il à ce propos ? » (Valeria)

« Nous sommes bel et bien entrés dans la ville, et je ne me sens nullement différent que lorsque j’étais en dehors. » (Akito)

« Oh, c’est donc de cela que vous voulez parler. » (Valeria)

Valeria se mit alors à sourire. Son visage semblait étrangement embarrassé.

« C’était l’idée de mademoiselle Malte que Kazan n’ait plus aucune Fontaine d’Ilia. » (Akito)

La Fontaine d’Ilia... la construction indispensable pour prévenir toutes invasions de monstres...

« Pourquoi ? » (Akito)

« Pour ainsi prouver à tous qu’elle est bien l’une des descendantes des membres du groupe du Héros qui ont défait le Dieu Maléfique, le guerrier Ruslan. Mademoiselle Mata dit que c’est donc correct de faire aussi longtemps que nous sommes capables de tuer les monstres qui approchent d’ici. » (Valeria)

C’était donc pour cela.

« Je vais vous dire maintenant... ce qui s’est passé avec la nourriture que vous nous avez donnée il y a quelque temps. Elle a été répartie dans la population en fonction de leurs réalisations en ce qui concerne leurs capacités à vaincre les monstres. Plus ils ont été capables d’en tuer, et donc plus forts ils sont, et donc plus ils peuvent prétendre à un meilleur traitement qui leur est donc automatiquement accordé. » (Valeria)

« Est-ce donc ce que vous avez fait ? Je vous l’avais donné... alors je suppose que vous pouviez faire comme vous le souhaitiez, mais certaines personnes n’auraient-elles pas rien reçu avec ce genre de partage ? » (Akito)

Dans ce genre de système de récompense, quelque chose comme ça arriverait très probablement.

« Ma Déesse ! Nous n’avons pas une seule personne faible parmi le peuple de Kazan. » (Malte)

« Hein !? » (Akito)

Il y eut comme un cri provenant de derrière nous. Surpris, je me tournai pour constater qu’il s’agissait de Malte.

Malte était là, les mains sur ses hanches, semblant encore plus fière que Valeria.

« Nous sommes après tout les descendants du grand guerrier Ruslan, il nous est donc impossible que nous rencontrions des problèmes face à des monstres comme ceux-là ! » (Malte)

« Comme ces monstres, hein ? » (Akito)

« C’est vrai ! » (Malte)

« Je vais simplement vous demander cela maintenant, mais combien de monstres la personne ayant eu le moins de nourriture a-t-elle tués dernièrement ? » (Akito)

« Valeria ? » (Malte)

Malte demanda une réponse à Valeria.

« 12 » (Valeria)

Il semblerait qu’elle ait une subordonnée pour les questions concernant les nombres, tout comme je le faisais moi-même.

« Voilà donc la réponse. » (Malte)

« Et combien de temps lui a-t-il fallu pour cela ? Comme ils étaient vraiment affaiblis, ne leur a-t-il pas fallu environ un mois pour cela ? » (Akito)

« Non, depuis le premier du jour de ce mois. » (Malte)

C’était maintenant à Malte de répondre.

« Hein !? » (Akito)

« Comme elle l’a dit. Depuis le premier jour... c’est la moyenne depuis le premier jour. » (Malte)

« Vous voulez dire que le dernier de la liste... a tué 12 monstres dès le premier jour... » (Akito)

« Oui. » (Malte)

Malte me déclara cela en affichant un visage qui semblait indiqué qu’il s’agissait d’une évidence.

Je pensais qu’elles exagéraient quelque peu les faits — quand un monstre s’approcha alors de la ville.

De loin, un nuage de poussière put être vu qui montrait que le monstre était en train de charger. Il s’agissait d’un gros sanglier qui ressemblait à un monstre.

« Akito. » (Maya)

Maya me regarda puis je hochai la tête en réponse.

Après avoir reçu ma permission, Maya et le reste des filles se préparèrent à l’intercepter quand soudain — .

Un des enfants qui avaient joué précédemment dans la boue nous dépassa. L’enfant avait de la morve qui goûtait de son nez alors qu’il éclaboussait la boue avec cela.

L’enfant se précipita alors devant Maya puis sauta dans les airs avant de donner un coup de pied au monstre.

Maya et les filles furent surprises d’avoir ainsi été bloquées.

De la façon dont je vis cela, cet enfant n’était pas si fort (selon moi, il devait être assez fort pour un enfant), mais il avait une telle volonté si extraordinaire de se battre qu’il continuait sans relâche à attaquer le monstre, encore et encore.

Après plusieurs minutes de ce combat acharné, l’enfant tua finalement le monstre.

Maya et les filles furent alors encore plus surprises.

« Et bien, il l’a battu, n’est-ce pas ? »

« Je me dirigeais justement pour aller le battre... »

« C’est de ta faute si tu es trop lent. »

Le reste des enfants retournèrent alors dans la boue tout en parlant de ce genre de choses... que des enfants ne devraient vraiment pas dire.

... C’est quoi cet endroit ? Le monde d’Asura ?

Je regardai alors Malte et je lui parlai, à la fois avec une voix émerveillée et légèrement amusée...

« Et tout le monde ici est-il comme cela ? » (Akito)

« Bien sûr. » (Malte)

« Alors, pourquoi avez-vous des problèmes avec la nourriture ? Vous pouvez simplement utiliser les monstres vaincus en tant qu’aliments, n’est-ce pas ? » (Akito)

« Hein ? Qu’est-ce que vous racontez ? Vous nous dites d’utiliser les monstres en tant que nourriture ? » (Malte)

« Oui. Je sais que cela pourrait être un peu désagréable, mais vous pouvez parfaitement utiliser ce monstre là-bas en tant que nourriture. » (Akito)

« Comment ? » (Malte)

« Comment ???? Quoi...??? » (Akito)

Je regardai alors Malte et Valeria.

N’avaient-ils pas ici ce genre de concept ?

Je pensai à cela quand, tout à coup, un autre monstre apparut devant nous.

Cependant, avant même que l’un des enfants ne puisse faire le moindre mouvement, un vieil homme provenant de l’intérieur de la ville sauta avant d’engager un combat contre le monstre.

« ... oioi... » (Akito)

Je fus un peu irrité, car je vis alors un étrange regard dans les yeux de Maya et des autres filles.

Je pensai alors... est-ce vraiment correct d’être avec vous, ceux de Kazan ?

« Laissons cela de côté. J’ai apporté les choses que je vous avais promises. » (Akito)

Je fis un signal à Maya et aux filles pour qu’elles débâchent le chariot.

J’allai alors jusqu’au chariot et je sortis alors une petite boîte que je donnai à Malte.

« Qu’est-ce que c’est ? » (Malte)

« Du castella. Goûtez un petit peu. C’est délicieux. » (Akito)

Malte prit alors une petite bouchée de castella comme je le lui avais indiqué.

Alors qu’elle mâchait cela devant moi, ses yeux commencèrent alors à briller.

« C’est délicieux. Qu’est-ce ? C’est la chose la plus délicieuse que j’ai jamais mangée ! » (Malte)

« Je vois. » (Akito)

« Hmm ! Est-ce que... tout cela est du castella ? Combien y en a-t-il là ? » (Malte)

« Et bien, c’est ce que je vous avais promis, n’est-ce pas ? » (Akito)

Alors que je disais cela, les yeux de Malte brillèrent encore plus intensément.

***

Je retournai par la suite à Ribek et arrivai au Manoir du Seigneur.

« Bon retour parmi nous, Maître. » (Yuria)

« Yuria, nous allons maintenant commencer à acheter des cadavres de monstres provenant de Kazan. Calculez les coûts pour cela. » (Akito)

« Acheter ? » (Yuria)

« C’est bien cela. Même s’ils préfèrent troquer ou si c’est payer contre des Yens. Je vous laisse vous occuper des détails. » (Akito)

« D’accord » (Yuria)

Yuria hocha la tête.

« Il a également été décidé que Kazan tomberait sous ma juridiction. Je vais vous laisser vous occuper des détails. Faites que la transition soit quelque chose d’agréable pour tout le monde. » (Akito)

« J’ai compris » (Yuria)

Je m’assis alors dans ma chaise, me permettant ainsi de me reposer pendant un moment.

J’étais quelque peu fatigué.

« Maître, dois-je vous faire un rapport ? » (Yuria)

« Bien entendu. » (Akito)

Je hochai la tête alors que mes yeux étaient fermés.

« Il y a une question qui a été posée par beaucoup de personnes parmi la population. Ils voudraient savoir s’ils peuvent payer l’impôt municipal avec de l’argent. » (Yuria)

« C’est correct. Je suppose que cela serait la manière la plus simple. » (Akito)

Jusqu’à présent, il s’agissait toujours de biens commerciaux qui étaient donnés.

« Je comprends, je leur dirai. Suivant, j’ai une suggestion. Si Kazan doit être à vous, Maître, alors vous devriez peut-être leur faire un bain public. » (Yuria)

« J’ai compris. La prochaine fois que j’irai là-bas, je m’en occuperai. La suite ? » (Akito)

« Risha-san et Mira-san sont sorties à la chasse aux singes. La nouvelle forêt en a attiré quelques-uns. » (Yuria)

« S’il ne s’agit que de singes, alors je peux les laisser s’en occuper. La suite ? » (Akito)

Je lui demandai cela alors que j’avais les yeux fermés.

Elle est une esclave extrêmement compétente. Tellement capable que, si elle n’avait pas été là, les affaires intérieures risquaient de s’arrêter net dans leur gestion.

« Yuria » (Akito)

« Oui ? » (Yuria)

« Asseyez-vous ici. » (Akito)

« D’accord. » (Yuria)

Yuria se déplaça alors à mon côté avant de s’asseoir à terre.

« Vous avez beaucoup travaillé récemment. Y a-t-il quelque chose que vous souhaiteriez en tant que récompense ? » (Akito)

« Je veux juste vous être utile, Maître. » (Yuria)

Yuria répondit cela sans aucune hésitation.

Je pouvais voir à travers cela sa véritable motivation.

Mon esclave... une Esclave Éternelle.

Une race qui considère l’effondrement dû au surmenage à la suite d’ordres donnée par leur Maître comme étant un symbole d’honneur.

Je pensais alors à l’esclave de Seiya et à la façon dont elle pouvait supporter de s’asseoir en position de seiza sur un sol si dur.

Pour elles, ce n’était peut-être pas vraiment mauvais... mais quant à moi, je n’aimais vraiment pas ce genre de chose.

« Yuria » (Akito)

« Oui. » (Yuria)

« Ajustez mon emploi du temps et faites ce qu’il faut pour que moi et vous trois puissions tous passer un jour de congé, tous ensemble. Récemment, je n’ai combattu avec aucune de vous trois dans mon épée, donc voilà ce que je veux faire. Toutes les trois, en même temps. » (Akito)

« Je comprends. Je vais ajuster ce qu’il faut pour cela. » (Yuria)

« Bien. » Hochai-je la tête en répondant cela.

Ma magie ne fut pas rechargée après avoir annoncé cela, mais je vis alors Yuria souriait légèrement à travers mes yeux plissés.

J’admirais et aimais mes esclaves... je ne pouvais pas faire grand-chose au fait qu’elles désiraient être surchargées de tâches, mais je les considérais pour ma part comme quelque chose de bien plus important qu’un simple serviteur ou une assistante.

Je suivrai un chemin différent de celui emprunté par Seiya.

« Yuria. » (Akito)

« Oui. » (Yuria)

« Massez-moi les épaules tout en poursuivant votre rapport. » (Akito)

« D’accord ! » (Yuria)

Elle me répondit avec une voix plus forte qu’avant. Je pourrais dire en entendant cela qu’elle était plutôt heureuse de ma demande.

Yuria se mit alors à masser mes épaules avant de recommencer à faire son rapport.

Nous avions ainsi lentement passé le temps de cette façon.

« Maître » (Yuria)

« Hum ? » (Akito)

Je m’étais finalement endormi, mais son appel me fit alors rouvrir les yeux.

Mon sac brillait.

Il s’agissait de mon DORECA. Je le sortis alors et je vis à ce moment-là que son éclat devenait de plus en plus brillant — ma carte changea alors de couleur.

De sa couleur dorée... elle prit une couleur comme argentée...

« Hmm... Ouverture du Menu. » (Akito)

Akito

Type : Carte en Platine

Niveau de réserve de Magie : 6 721 386

Nombre d’objets créés : 61 343

Nombre d’esclaves : 3

Population : 5 000

Je vérifiai alors mes statistiques avant de finalement comprendre.

Une nouvelle statistique avait été ajoutée. La « Population » qui était actuellement à 5 000.

Donc, j’avais augmenté le rang de ma carte jusqu’à obtenir celle en Platine grâce à cela.

« Mademoiselle Risha et Mira » (Yuria)

Yuria murmura cela et je hochai la tête en tant que réponse.

Il semblerait qu’elles travaillaient durement dans un autre endroit.

« Yuria » (Akito)

« Oui ? » (Yuria)

« Réfléchissez à un moyen de les récompenser. » (Akito)

« ... OK. » (Yuria)

— Votre magie a été augmentée de 500 000 —

Après avoir donné cet ordre à Yuria, je reçus alors une de ces si rares charges magiques provenant d’elle.

Vraiment... j’ai vraiment de bons esclaves avec moi.

***

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