Bienvenue au Japon, Mademoiselle l’Elfe – Tome 7 – Chapitre 10 – Partie 1

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Chapitre 10 : Vers la piscine à vagues

Partie 1

J’avais lentement ouvert les yeux. J’y avais vu des draps tout neufs et des cheveux encore plus blancs et lustrés. J’avais senti la texture soyeuse entre mes doigts, et quand je les avais caressés, une légère odeur féminine s’était répandue dans l’air.

Son souffle apaisé avait chatouillé ma clavicule. Elle avait l’air tellement sans défense, endormie dans le lit, et elle s’était accrochée à moi avec ses deux bras et une expression paisible.

Son cou pâle, ses cils d’une longueur captivante… Je pouvais sentir sa chaleur à travers le tissu fin de son pyjama. Quelque chose s’était emparé de moi et j’avais attrapé son dos, et mes mains s’étaient posées sur sa taille et son dos minces.

Encore plongée dans son sommeil, elle avait soudainement émis un joli bruit de somnolence. Alors que je fixais ses lèvres pleines, Marie avait lentement ouvert les yeux. J’avais peut-être attendu ce moment. Je voulais voir le moment où ses yeux améthystes s’ouvriraient alors qu’elle se réveillait ici au Japon.

Il y a certaines choses qui la différencient des humains. Ses yeux brillaient comme des pierres précieuses, et sa peau parfaitement lisse ne demandait qu’à être touchée. Je ne savais pas si c’était un trait commun aux elfes, ou si cela faisait partie du charme naturel de Mariabelle.

À ce moment-là, Marie avait posé sa cuisse sur ma hanche et s’était accrochée à moi pour que nos ventres se touchent. Je savais qu’elle était encore à moitié endormie, mais c’était un peu trop. Marie ne semblait pas se soucier de ma détresse et frissonnait. Elle avait ensuite laissé échapper un adorable bâillement et m’avait regardé de ses yeux violets et humides.

« Hee hee, le week-end est enfin arrivé. Je me demande quelle aventure amusante tu me réservas cette fois-ci ? Si tu ne penses à rien, je te fais faire des imitations. »

« Pourquoi des imitations ? Quoi qu’il en soit, je vais te donner quelques idées, alors tu me diras si l’une d’entre elles te semble intéressante ? »

Marie avait accepté et elle s’était assise, puis elle était montée sur moi pour une raison quelconque. Le geste était assez inoffensif, mais la chaleur de ses fesses pressées contre moi avait fait battre mon cœur plus vite.

Malgré cela, elle ne semblait pas du tout préoccupée et elle avait touché du bout du doigt la pierre précieuse noire. La pierre s’était alors immédiatement transformée en un chat noir, qui s’était posé sur le sol. C’était un peu comme le familier de l’Arkdragon, ou plutôt comme une pierre étrange qui lui permettait de visiter le Japon depuis l’autre monde.

J’avais regardé le chat miauler d’un regard en coin, puis une idée m’était venue.

« Je sais. Et si on allait à la piscine ? C’est l’été, après tout. On pourrait aller chercher des maillots de bain ensemble et conduire jusqu’à la piscine de là. » Je pensais que c’était une bonne idée, mais Marie m’avait jeté un regard dubitatif pour une raison inconnue.

C’est bizarre… Elle ne semble pas du tout intéressée.

« Ne sois pas stupide. Nous ne sommes pas riches. Il n’y a aucun moyen pour des roturiers comme nous d’aller dans une piscine. Il y a très peu de gens qui ont de telles installations, même dans l’autre monde. Tu devrais simplement l’appeler une rivière ou un lac au lieu de te donner l’air chic, tu sais. »

« Oh, je vois. Je pense qu’il y a une différence dans notre sens des valeurs. Cela dépend de la région, mais les piscines sont beaucoup plus accessibles que les rivières et les lacs dans ce pays. Vous voyez ? Regardez. » Sur ce, j’avais pris mon smartphone et j’avais regardé une vidéo promotionnelle pour une piscine publique. Marie et même la chatte avaient grimpé sur mon ventre et m’avaient fixé.

La vidéo montrait des enfants qui couraient joyeusement et descendaient un toboggan aquatique, avec des rires joyeux en arrière-plan. La vidéo s’était terminée au bout d’une minute environ et j’avais mis mon téléphone de côté. Le regard de Marie était complètement différent de ce qu’il était il y a un instant. Ses yeux améthystes brillaient d’intérêt.

« Qu’en pensez-vous ? Si vous êtes intéressées… »

« Allons-y ! » dit Marie avec enthousiasme, les joues rouges, et la chatte miaula en signe d’approbation. Ainsi, nos plans de week-end étaient fixés. J’étais soulagé de ne pas avoir à faire d’imitations. De plus, je voulais acheter nos maillots de bain avant de partir à la plage, et je voulais voir si Marie savait nager. Aller à la piscine était l’occasion parfaite pour moi.

J’avais frappé le chat sur le nez avec le bout de mon doigt, puis j’avais parlé à la femme dans l’autre monde.

« Si ça t’intéresse, que dirais-tu d’aller te chercher dans le monde des rêves une fois que nous aurons fini d’acheter des maillots de bain ? Il n’y a rien de tel qu’un repas chaud après être allé à la piscine. Le ramen est l’un de mes plats préférés. » Les yeux dorés de Wridra avaient brillé, et elle avait miaulé avec enthousiasme en réponse. Je pouvais voir à sa bave que mon commentaire avait stimulé l’appétit de Wridra. J’avais souri en voyant le chat et Marie se tenir la main et s’applaudir joyeusement.

« D’accord, alors c’est décidé. Nous allons choisir des maillots de bain aujourd’hui, puis nous irons à la piscine. »

« Yaaay ! »

J’avais gloussé et m’étais levé pendant qu’elles sautaient sur le lit, puis j’avais ouvert les rideaux. La lumière du soleil était entrée dans la pièce, me disant que c’était le jour parfait pour être dans la piscine.

C’était un soulagement, étant donné qu’elles m’auraient probablement détesté s’il pleuvait dehors après les avoir tant hypnotisées par cette sortie.

§

Il faisait clair dans le grand magasin en face de la gare de Kinshicho, et il y avait des ventes saisonnières dans toutes sortes de magasins. Le coin des maillots de bain était glamour à mes yeux… Par contre, je n’étais pas assez courageux pour y mettre les pieds. J’étais resté là à me débattre mentalement, et un groupe d’étudiants en uniforme est passé. Ils semblaient être sur le chemin du retour de leurs activités de club pendant les vacances d’été.

« Hé, tu l’as vue ? »

« Ouais ! Trop mignonne ! Pourquoi tenait-elle un chat ? »

Ils avaient discuté entre eux en s’éloignant, se demandant d’où venait Marie, et disant qu’ils auraient dû prendre des photos.

« Hm, » avais-je dit. Je ne pouvais pas laisser Marie seule là-dedans alors que nous étions venues faire du shopping ensemble. J’avais donc redressé mon dos et j’étais entré dans le coin des maillots de bain aussi naturellement que possible. Là, je l’avais vue marcher toute seule avec une expression inquiète, mais son visage s’était éclairci dès qu’elle m’avait vu.

« Oh, bien. J’espérais que tu viendrais avec moi. Tiens, prends Wridra. »

« C’est sûr. C’est la première fois que tu choisis des vêtements à porter dans l’eau, hein ? » J’avais pris Wridra, et elle était restée calmement suspendue à mes bras comme d’habitude. Marie était restée un moment dans ses pensées, puis elle avait levé les yeux comme si elle se souvenait de quelque chose.

« Dans l’eau… ? Attends, il y a eu cette fois pendant le typhon. »

« Oh, tu veux parler de l’imperméable. Tu n’as pas tort, mais c’était sous la pluie. » Je ne m’attendais vraiment pas à ça, mais j’aurais peut-être dû mieux le formuler. Comme « des vêtements dans lesquels il est facile de nager », par exemple.

« J’ai effectivement vu des filles porter quelque chose comme ça autour de moi. La plupart des elfes n’aiment pas les vêtements qui limitent les mouvements. »

« Maintenant que tu le dis, beaucoup d’entre eux portaient des vêtements révélateurs. Tu portes habituellement des robes, alors j’ai failli oublier. » On dirait qu’elle n’avait pas aimé ce commentaire. En la voyant gonfler ses joues de façon boudeuse, j’avais ressenti un peu de panique. Je pensais que c’était peut-être insensible de ma part de mentionner d’autres femmes, mais il semblerait que c’était faux.

« Ce n’est pas juste. Pourquoi ai-je toujours dû porter des robes grises alors que je suis aussi une elfe ? »

« Attends, c’est de ça que tu parlais ? Je veux dire, je n’avais pratiquement qu’une seule tenue là-bas aussi. En plus, n’est-ce pas agréable de ne pas avoir à se soucier de salir ou de déchirer ses vêtements ? » Elle m’avait lancé un regard, comme pour me dire qu’elle n’était pas une flemmarde comme moi. Puis elle avait commencé à se plaindre des robes, comme pour libérer ses frustrations refoulées.

« Bien sûr, il n’était pas obligatoire de les porter, mais je suis sûre qu’il y avait quelques droits et intérêts impliqués dans la raison pour laquelle elles ont été officiellement adoptées. Ne penses-tu pas aussi ? Sinon, pourquoi ne choisiraient-ils pas un design plus mignon ou ne nous donneraient-ils pas d’autres options ? »

« Oh, hum… Qui sait ! Mais Arilai est assez loin de la guilde des sorciers, donc tu peux probablement porter ce que tu veux là-bas. » Wridra avait miaulé, peut-être pour exprimer son accord. L’Arkdragon pouvait créer toutes sortes de choses, alors elle n’aurait sûrement aucun problème à fabriquer des vêtements. Marie aimait porter des tenues mignonnes, et je pouvais dire que cette robe n’était pas le genre de design qu’elle aimait.

« D-D’accord ! Je vais peut-être l’envisager si tu le dis ! » Je pensais que Marie avait déjà dit qu’il était convenable de porter la tenue officielle en tant que sorcière, mais il semblait qu’elle devenait plus flexible avec sa façon de penser.

Elle avait l’air heureuse et sa bouche s’était courbée en un sourire, mais je m’étais souvenu de quelque chose et j’avais secoué la tête.

« En fait, ce ne serait pas le bon moment. Je veux dire, nous sommes au milieu d’une mission dans le labyrinthe, donc ce n’est peut-être pas une bonne idée de changer de tenue de façon aussi radicale… »

« Ah ! » Marie avait titubé, puis elle s’était recroquevillée sur le sol. Elle avait été frappée par la dure réalité après avoir vu une lueur d’espoir, aussi ai-je mis du temps à la consoler.

Maintenant, il était temps de reprendre nos achats.

Nous avions d’abord fait le tour du magasin pour nous faire une idée de la dernière tendance générale, puis nous avions examiné les articles de plus près.

Cela s’appliquait également au choix des vêtements et des chaussures, mais Marie était très prudente lorsqu’il s’agissait de choisir un seul vêtement, et elle finissait parfois par ne rien acheter du tout lorsqu’elle ne trouvait pas quelque chose qui lui plaisait. J’avais vu que Marie regardait fixement une étiquette de prix.

« Qu’en penses-tu ? As-tu trouvé quelque chose qui te plaît ? »

« Jette un coup d’œil à ça. C’est une si jolie couleur. C’est plus vif que ce que je porte habituellement… Tu vois ? Ce maillot de bain bleu ciel est magnifique. Mais ne penses-tu pas qu’il est un peu trop révélateur ? »

« Oh, c’est une jolie couleur estivale. J’ai l’impression qu’elles t’iraient toutes bien, parce que tu es si mignonne, Marie. »

« Oh » Marie s’était retournée pour me regarder. Elle a fait une grimace, comme pour dire que je devrais la complimenter davantage. Pourtant, tout le monde aurait reconnu que Marie était plutôt jolie.

« Si tu n’es pas sûre de ce que tu veux, tu peux essayer des choses dans ce vestiaire. Tu peux en choisir quelques-uns qui te plaisent. »

« Oui, je pense que je le ferai. Aide-moi à choisir quelque chose, Wridra. » La chatte avait miaulé et avait hoché la tête, alors je l’avais confiée à Marie. Le sens de la mode de Wridra s’était amélioré ces derniers temps, et il semblait qu’elle avait gagné la confiance de Marie dans ce domaine. Peut-être que cela aurait été bien après tout que j’attende dehors. Alors que je pensais à cela, Marie s’était retournée.

« Tu es chargée de juger les maillots de bain. N’ose pas t’enfuir comme la dernière fois, d’accord ? » Elle avait fait un geste de pincement, et j’avais dû me rendre tout de suite. J’avais regardé les deux faire leur choix, puis nous nous étions dirigés vers les vestiaires.

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Un commentaire :

  1. merci pour le chapitre

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