Bienvenue au Japon, Mademoiselle l'Elfe – Tome 3 – Chapitre 6 – Partie 6

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Chapitre 6 : Traîner à Aomori

Partie 6

L’elfe m’avait fait signe de venir, et je l’avais suivie jusqu’à l’arrière de la maison. Il y avait une odeur distincte dans la maison où j’avais grandi, et les couloirs qui grinçaient et les longues ombres de l’après-midi évoquaient tous un sentiment de nostalgie. La chatte se promenait déjà comme si l’endroit lui appartenait, et elle nous regardait avec une expression calme. Nous avions marché un peu, puis l’elfe et la chatte s’étaient toutes deux arrêtées devant une porte d’apparence moyenne.

« Qu’est-ce qu’il y a… ? » demandai-je.

« Chut, reste tranquille. J’ai l’impression que c’est ici, » déclara Marie.

Je ne savais pas de quoi elle parlait, mais les deux me regardaient avec des expressions sérieuses, comme si nous étions au milieu d’une mission. Puis, j’avais regardé à nouveau la vieille porte, et cela m’était apparu.

« Ohh… Alors on devrait vraiment rester silencieux. Je l’ouvrirais bien, mais elle pourrait se cacher si elle voit un adulte, » déclarai-je.

« Tu crois ? Mais on en a finalement trouvé un…, » elle avait l’air déçue, et je m’étais dit que c’était l’influence d’un anime qu’elle avait regardé. C’était une histoire dans laquelle des créatures mystérieuses vivaient à l’intérieur d’une vieille maison. Elle commençait à avoir les larmes aux yeux, et j’avais levé un doigt devant son nez.

« Ça devrait aller si c’est juste vous deux. Tu n’es pas vraiment une enfant, mais ils ne sont pas assez intelligents pour le savoir. Allez, essaie de l’ouvrir lentement et sans bruit, » déclarai-je.

Après quelques hésitations, elle avait renforcé sa résolution. Elle avait fait un signe de tête, puis avait posé sa main sur la porte et l’avait fait glisser doucement. Elle grinçait légèrement en s’ouvrant pour révéler un placard sombre et ordinaire. Elle avait l’air déçue, mais je l’avais gentiment poussée par-derrière pour la faire entrer dans le placard. Puis, je m’étais accroupi et j’avais chuchoté avec mon visage près du sien.

« Seriez-vous intéressées de savoir qu’il y a un passage secret ici ? » demandai-je.

« O-Oui ! Vraiment ? Où ça ? » demanda Marie.

Un seul commentaire avait suffi pour éveiller sa curiosité. Elle et la chatte mouraient d’envie d’en savoir plus, tapant des pieds en raison de l’excitation. J’avais fait un geste pour qu’elles le trouvent, et leur aventure avait commencé. Elles avaient ouvert des étagères, jetées un coup d’œil dans des pots, et finalement, le chat avait miaulé. La fille s’était retournée pour trouver la chatte assise sur une commode en forme d’escalier. Marie s’était tournée vers moi, comme pour me demander si elle pouvait monter, et je lui avais fait signe d’avancer. Ce genre de choses n’était pas rare dans les vieilles maisons. Ces escaliers étaient là pour fournir un chemin vers le grenier. Elle avait soigneusement ouvert la porte cachée, et elles avaient enfoncé leur tête dans le grenier sombre.

« Ne baisse pas ta garde, Wridra. Je suis sûre que c’est ici… Ah ! » déclara Marie.

Surprises, elles retirèrent la tête, et la porte menant au grenier fut fermée d’un clic. J’avais levé les yeux, me demandant ce qui se passait, et j’avais entendu un bruit d’enfer venant d’en haut. Elles avaient dû trouver une souris ou quelque chose comme ça. Ou peut-être était-ce une créature mystérieuse qui ne pouvait être vue que par les enfants.

« Il y avait quelque chose là-haut ! Mais j’ai trop peur pour regarder à nouveau. Alors maintenant… Je compte sur toi, minou. » Le chat secoua la tête avec véhémence, se tortillant pour échapper à l’emprise de Marie. Alors qu’elles profitaient de leur petite aventure, mon grand-père avait appelé pour nous faire savoir que c’était l’heure du souper.

« Oh, très bien. Revenons quand il fera jour. Nous allons faire une retraite tactique pour l’instant. » Les deux filles s’étaient hoché la tête, puis avaient joyeusement appelé pour lui faire savoir que nous étions en route. Je m’étais dit à quel point j’avais apprécié la compagnie de Marie et je m’étais joint à elles dans ladite retraite tactique. Cependant, j’avais l’impression qu’elles étaient plus concentrées sur la nourriture qu’elles allaient manger.

Notre premier repas à la campagne ressemblait à une véritable fête. Mon grand-père avait placé une marmite en argile sur une cuisinière, puis allumé le feu pour que cela soit bien chaud. Il avait fait du bouillon avec du kombu et de la perche, puis il les avait enlevés à la spatule une fois que l’huile avait commencé à sortir. Il avait aligné du chou chinois, des oignons verts, du tofu et des champignons shiitakes, et avait ajouté du miso au bouillon lorsqu’il avait commencé à bouillir. Ensuite, il avait ajouté les ingrédients posés sur la planche à découper directement dans la marmite.

« Est-ce du poisson tranché et du shirako ? Je pensais qu’ils n’étaient pas en saison en ce moment…, » demandai-je.

« Haha, vous avez fait tout ce chemin. Je pensais vous donner la meilleure nourriture d’Aomori. » Avec ça, il avait affiché un charmant sourire.

C’était une personne étrange, comme d’habitude, mais l’autre ingrédient qu’il avait ajouté était encore plus surprenant. C’était plus intense que le shirako, et l’ingrédient alimentaire brillant et plein de collagène était…

« Le foie gras de la mer, le foie de baudroie. Cela ajoute beaucoup de profondeur à la soupe. Mariabelle, à en juger par votre expression, il semble que ce soit la première fois que vous avez du hot pot, » déclara mon grand-père.

« Oh, non. J’en ai déjà eu avant, mais… pas avec du poisson. Cela ne sent pas le poisson, non ? » Il avait souri d’un sourire ridé, puis il était retourné à la cuisine. La marmite continuait à bouillir, l’odeur de miso remplissant l’air.

« Kazuhiro, veux-tu quelque chose à boire ? J’en ai reçu en cadeau, » déclara mon grand-père.

« Oh, oui, s’il te plaît. Est-ce du saké ? » demandai-je.

J’avais aidé à installer les baguettes et les bols, et le vieil homme avait placé une bouteille de saké japonais sur la table avec un bruit sourd. Marie et la chatte l’avaient regardée avec de grands yeux.

« Wôw, la bouteille est d’un si joli rose. Il y a aussi des photos de fleurs de cerisier dessus, » déclara Marie.

« Je m’attendais à ce que l’invitée soit quelqu’un qui puisse légalement boire. Oh, peut-être que ça ira si vous n’êtes pas de ce pays ? » Marie fit un signe de tête maladroit, et il rit à gorge déployée. Il s’était gratté ses cheveux blancs sur sa tête, puis avait posé trois verres sur la table. Nous avions pris chacun un siège, et l’horloge avait sonné lorsque mon grand-père avait commencé à tourner les ingrédients dans le bol.

Il était déjà sept heures du soir. Les nuits arrivaient vite à la campagne.

« Bien, oublions les petits détails pour aujourd’hui. Ce saké est populaire auprès des dames, et je voulais l’ouvrir aujourd’hui puisque vous êtes ici, » déclara mon grand-père.

« C’est tellement beau. Est-ce principalement pour les touristes ? » demanda Marie.

Le saké clair avait été versé dans chaque verre, et j’avais décidé d’y goûter avant de commencer à manger. J’en avais versé sur ma langue pour goûter, puis je l’avais laissé passer dans ma gorge en avalant. Il était étonnamment facile à boire en ce qui concerne le saké japonais, et il avait un arrière-goût fruité. La fille elfe semblait aussi être surprise par la saveur fruitée.

« Wôw, ça me réchauffe de la gorge à l’estomac. Ça descend si facilement, » déclara Marie.

Mon grand-père avait souri, et le hot pot semblait être presque prêt. Il avait mis beaucoup de nourriture dans chaque bol, et nous avions tous dit « Itadakimasu » à l’unisson. Marie utilisait soigneusement ses baguettes pour mettre de la nourriture dans sa bouche. Sa surprise était à la fois attendue et tout à fait compréhensible.

« Ah… ! Ça fond dans ma bouche ! » C’était, après tout, du foie de baudroie, du foie gras de la mer. Il s’était dissous d’un seul coup, sa riche saveur qui ne se trouvait que dans l’océan se répandant par sa bouche. On pourrait dire que le goût avait fait un tabac. Le shirako, recouvert de sa sauce, avait également livré une saveur crémeuse et robuste rappelant la mer. Marie ne put s’empêcher de faire un « Ah ! » et de se tortiller, puis d’avaler, en restant immobile un instant.

« C’est délicieux ! Oh, je ne sais pas comment le dire autrement. Est-ce du poisson ? Comment peut-il avoir une saveur aussi complexe ? Peut-être que je l’imagine, mais je commence à penser que ça a meilleur goût que la viande, » déclara Marie.

Les baguettes de la fille continuèrent à bouger, comme si elles cherchaient le secret de la saveur. Je ne l’aurais pas décrite comme vorace, mais on aurait presque dit qu’elle était perdue dans le goût. Nous avions apprécié le chou chinois trempé dans le miso et la soupe et le shiitake doux et parfumé, puis nous les avions fait passer avec plus de saké.

« Dis, Kazuhiho. Pourquoi est-ce que je ne me lasse pas de la saveur, même si je continue à manger la même chose ? » demanda Marie.

« Ce qui est bien avec le hot pot, c’est que la saveur se développe en profondeur avec le temps. C’est pourquoi tu peux continuer à en profiter jusqu’à ce qu’il soit vide, » déclarai-je.

« De plus, vous pouvez profiter d’une texture fraîche et croustillante en ajoutant plus de légumes, » avait expliqué mon grand-père en ajoutant d’autres ingrédients dans la marmite. Marie avait bu la soupe, puis avait laissé échapper un souffle chaud. Le vieil homme avait un large sourire sur son visage en regardant l’expression satisfaite de l’elfe. Marie avait exprimé ses émotions de façon candide, et nous avions eu l’impression de pouvoir apprécier la saveur avec elle juste en la regardant. Mon grand-père m’avait tapé sur l’épaule, comme pour dire que j’avais trouvé une bonne personne. Certaines choses pouvaient être communiquées sans mots, et nous nous étions naturellement souri.

Après que nous ayons bu pendant un certain temps, mon grand-père avait dit d’un ton perplexe

« Il semble que vous vous voyez depuis un moment, mais vous n’avez toujours pas appris le nom de Kazuhiro ? » demanda mon grand-père à Marie.

« Quoi ? N’est-ce pas Kazuhiho ? » Marie demanda avec les yeux écarquillés, les joues un peu gonflées par le saké.

Le vieil homme secoua son doigt, puis la corrigea en disant. « Kazu, hiro. » La fille m’avait lancé un regard accusateur.

Oups… J’avais oublié ça.

« Ouais, j’ai foiré quand j’ai choisi mon prénom. En fait, c’est Kazuhiro, » déclarai-je.

« Tu as mal orthographié ton propre prénom !? Hé, je t’ai appelé par le mauvais prénom tout ce temps ! Je suis gênée, » s’exclama Marie.

Elle avait tiré sur ma manche, mais dans son état d’ébriété, elle me serrait pratiquement dans ses bras. Elle avait chuchoté. « Tu m’écoutes ? » et avait mis son menton sur mon épaule… Tu es vraiment proche, Mme Mariabelle.

« Alors, comment veux-tu que je t’appelle, Kazuhiro-san ? » me demanda Marie.

Mes tympans tremblaient, et mon cerveau avait l’impression de fondre à cause de sa voix sensuelle. Son corps chaud, la faible odeur d’alcool et ses yeux à demi-fermés qui me fixaient directement me donnaient l’impression d’être moi-même en train de me soûler.

« Ah, donc elle est du genre à flirter et à boire, hein ? C’est bien pour toi, Kazuhiro. Tu t’es fait prendre par une vraie beauté, » déclara mon grand-père.

« Tu ne m’écoutes pas, n’est-ce pas ? Je vais te pincer les joues plus tard, alors prépare-toi, » déclara Marie en me regardant.

Je me sentais transpirer. Ils étaient tous les deux plusieurs fois plus âgés que moi, et je ne pouvais rien faire alors qu’ils me taquinaient tous les deux en même temps. Pendant ce temps, la chatte noire dévorait la nourriture dans son bol, rétrécissant ses yeux comme si elle allait commencer à glousser. J’étais entouré d’un somptueux festin et j’étais en compagnie de mon parent adoptif, que je n’avais pas vu depuis longtemps. Le vieux salon était plein de rires depuis quelque temps. La chatte faisait assidûment l’aller-retour entre la nourriture et le saké, ce qui provoquait encore plus de rires.

L’elfe et la chatte s’étaient recroquevillées contre le kotatsu après avoir mangé leur repas. Cependant, le ventre protubérant du chat l’avait empêché de se recroqueviller et elle avait fini par s’allonger sur le dos à la place. Quant à la jeune elfe, elle regardait le plafond avec une expression vide, sur le point de s’endormir. Elle était dans un état de béatitude en raison de la nourriture et de la boisson délicieuses, et nous nous étions retrouvés à sourire rien qu’en la regardant. Mon grand-père avait placé sa main sur mon épaule, me disant sans mot de lui faire prendre un bain. Cela aurait sûrement été agréable de s’endormir ainsi, mais les vêtements qu’elle aimait auraient fini par se froisser.

« Marie, pour quoi ne prends-tu pas un bain avant de dormir ? » lui demandai-je.

« Ohayyy… Umm, où est la salle de bain… ? » Elle avait répondu avec une expression ensommeillée, puis avait tendu les deux mains, comme si elle me demandait de la prendre. Je l’avais tirée jusqu’à ce qu’elle soit sur ses pieds, ce qui avait fait que la chatte avait perdu son oreiller et s’était retournée sur l’autre côté. Elle avait dû avoir l’impression que son lieu de sommeil avait soudainement disparu. Marie avait finalement ouvert les yeux, qui étaient jolis comme des gemmes, et nous étions sortis dans le sombre couloir. La chatte s’était débattue un moment pour savoir si elle voulait suivre, mais elle semblait s’intéresser aux baignoires dans la zone rurale. Elle était visiblement encore endormie et avait étiré son corps avant de se décider finalement à quitter le salon. La chatte avait tapé ses griffes contre la vitre, et mon grand-père avait ouvert la porte pour la laisser sortir dans le couloir. Le couloir ici était sombre, mais le familier pensait toujours que Marie et moi serions devant. Malgré son estomac lourd, le chat était sorti dans l’obscurité avec des pas légers.

La porte mal ajustée s’était ouverte en glissant, et nous nous étions retrouvés devant une grande zone de baignade. Mais l’obscurité lui donnait une impression étrange, et Marie et moi avions regardé attentivement.

« Tu dois avoir beaucoup transpiré aujourd’hui. Assure-toi de t’asseoir sur cette chaise et de te laver soigneusement, » déclarai-je.

« O-Oui… Mais cette atmosphère étrange est juste un peu effrayante. Hum…, » elle hésitait, comme si elle ne savait pas si elle devait exprimer ses préoccupations, puis elle m’avait regardé et m’avait demandé. « Les fantômes n’apparaîtront pas, n’est-ce pas… ? »

Hein… C’est une elfe qui peut contrôler les esprits. Elle devrait être bien plus familière avec les êtres surnaturels que moi… Malgré cela, elle semblait assez impuissante quand elle le disait, alors je n’avais pas le cœur de la taquiner. Au lieu de lui dire qu’il n’y avait pas de fantômes, je lui avais donné un cadeau.

« Ah ! Un fruit… rouge ? » La lourde pomme brillait, même dans le sombre vestiaire. Elle était bien mûre et dégageait une légère odeur sucrée. Marie et le chat avaient élargi leurs yeux et avaient cligné des yeux face à ce cadeau soudain.

« C’est une pomme Aomori qui n’a pas pu être vendue parce qu’elle est meurtrie. J’ai entendu dire qu’on pouvait le mettre dans un bain pour ajouter une bonne odeur. Pourquoi n’essayez-vous pas ça toutes les deux ? » demandai-je.

Quand je leur avais dit comme ça, leurs yeux avaient semblé s’éclairer un peu. Il semblerait que leur peur des fantômes était compensée par leur intérêt pour ce mystérieux nouvel additif pour l’eau du bain, et l’elfe et la chatte se regardèrent, puis elles hochèrent vigoureusement la tête.

« Et je peux rester à proximité si tu es toujours inquiète, » déclarai-je.

« Oh, je n’aurais pas eu peur si tu l’avais dit dès le début ! Veux-tu te joindre à moi, Wridra ? » demanda Marie.

La chatte était entrée dans la zone de baignade au lieu de répondre, et la fille avait alors commencé à enlever ses vêtements. Elle avait jeté ses vêtements dans le panier à vêtements, puis avait crié qu’elle était prête alors que je l’attendais. Ainsi, l’arôme de la pomme avait rempli le bain, et la chatte avait profité du bain en utilisant un seau en bois comme baignoire.

« Vous deux, comment est la température ? » demandai-je.

« C’est parfait, et l’odeur aigre-douce est rafraîchissante. Héhé, j’ai l’impression que c’est un peu extravagant. Je suis sûre que ça aurait eu un goût sucré et délicieux, » déclara Marie.

J’avais entendu le bruit de ce que je pensais être la pomme qui tombait dans l’eau. Le silence qui semblait absorber tous les sons était probablement une autre chose qui ne pouvait être trouvée qu’ici dans ce genre de lieu. C’était comme si rien d’autre n’existait en dehors de cette zone de baignade. Je pouvais même l’entendre clairement expirer, et la vapeur transportait un doux parfum. La fille avait fini par se mettre à fredonner, et l’atmosphère du bain était devenue joyeuse. Si un fantôme était vraiment là, il se serait probablement senti obligé de lire l’ambiance et de partir. Je n’en avais vu qu’une seule fois, quand j’étais enfant, alors j’avais supposé qu’il n’existait plus. La chatte s’était jointe à la mélodie avec ses propres miaulements, rendant la chanson encore plus amusante et vivante.

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