Bienvenue au Japon, Mademoiselle l'Elfe – Tome 2 – Chapitre 8 – Partie 2

Bannière de Bienvenue au Japon, Mademoiselle l'Elfe ***

Chapitre 8 : Duel

Partie 2

Pendant ce temps, le nécromancien avait commencé à agir, s’approchant lentement de Mariabelle et Wridra comme Sven l’avait ordonné.

Le corps de petite taille du nécromancien était recouvert d’un tissu noir de la tête aux pieds, et une substance brumeuse émanait de la silhouette, et cela rendait difficile l’identification de ses contours.

Des lumières ternes brillaient depuis l’endroit où les yeux devaient être, comme de pleines lunes dans un ciel nuageux.

Puis les chaînes attachées au bâton avaient fortement cliqué pendant qu’elles flottaient dans les airs.

Les yeux, le nez et la bouche avaient commencé à se déplacer dans des positions non naturelles et il avait commencé à glousser à voix haute.

Il semble que de longues périodes à faire face à des conditions difficiles avaient affecté son état mental, ce qui, à son tour, avait amplifié ses capacités de nécromancie.

Une créature ronde se trouvant sur le sol, l’esprit d’un lézard de feu, avait hurlé une menace en réponse.

Sa courte queue était pointée droit vers le haut, avec ses yeux de fouine visible sur son visage triangulaire en colère alors qu’elle tentait de protéger sa maîtresse.

Sa maîtresse, Mariabelle, avait saisi son bâton de houx et avait laissé sortir un soupir.

« Réalisez-vous que se battre entre les membres de la guilde est contre les règles ? » demanda Marie.

« Keehee, bien sûr que je le sais, Mariabelle l’étudiante d’honneur. C’est pour ça qu’on m’a dit de vous retenir. Je vais vous user l’esprit jusqu’à la mort, alors restez inconsciente, d’accord ? Ne vous inquiétez pas, ça ne fera pas mal…, » déclara l’autre.

Mariabelle avait plissé ses sourcils face au ton moqueur de son adversaire.

C’était une situation très désavantageuse.

Elle manquait de niveaux et d’expérience sur le terrain, et n’avait pas été en mesure d’utiliser son avantage en ayant préparé sa Magie Spirituelle avant.

Le mieux qu’elle ait pu faire, c’était de créer un lézard de feu.

Mais bizarrement, la fille n’avait pas peur.

C’était peut-être dû au calme qu’elle pouvait ressentir de la part de Wridra, qui se tenait derrière elle comme s’il ne se passait rien du tout.

La jeune fille regarda en arrière avec ses yeux d’un violet pâle.

« Ah oui, Wridra. Ne devrais-tu pas préparer un bouclier ? » demanda Marie.

« Hm ? Et pourquoi devrais-je faire ça ? Personne d’autre ici n’en a un, » répondit Wridra.

Mariabelle avait pincé ses lèvres, puis avait incliné la tête.

Elle avait supposé qu’un tank aurait normalement un bouclier, et son expression avait suggéré qu’elle se demandait si c’était vrai.

« Mais… n’es-tu pas un tank ? » demanda Marie.

« Hm… Il semble que tu aies une idée fausse. Bien sûr, je pourrais facilement préparer de tels équipements. Mais il n’est pas nécessaire quand je peux bloquer de cette façon avec ma propre main, » répondit-elle.

Elle avait étendu les mains, montrant qu’elle ne tenait même pas une arme, et encore moins un bouclier.

Marie avait contemplé ça, puis elle s’était tournée vers le nécromancien.

« Un bouclier, c’est important, non ? » demanda Marie.

« Hmm, je n’en suis pas si sûr. Je suis un sorcier, donc je suppose qu’un adversaire avec un bouclier est en fait plus facile à gérer pour moi. Je serais heureux de faire face à ça puisqu’il limitera la propre vision en étant devant mon adversaire… attendez, pourquoi me le demandez-vous ? » demanda le nécromancien.

Le nécromancien cligna des yeux, puis il fit une expression troublée.

Le personnage vêtu de noir n’avait jamais pu comprendre les autres.

Même le lézard de feu était tourné vers la conversation, la queue tournée vers le nécromancien, même s’il essayait de l’intimider il y a tout juste une minute.

Le personnage en noir soupira.

Il y avait une autre raison de ne pas attaquer.

La femme en armure noire qui se tenait derrière elle n’était pas là la dernière fois, et personne n’avait jamais entendu dire que ces deux-là avaient un autre compagnon.

Quelque chose comme une queue sortait de son armure et un ornement de cheveux en forme de corne était sur son front.

Il y avait en elle un air nettement inhumain, et quelque chose disait que le nécromancien n’avait pas le choix d’aller de l’avant.

« Peu importe. Nous prendrons notre temps pour obtenir les réponses plus tard, » déclara le nécromancien.

Le nécromancien semblait avoir pris son courage à deux mains et avait tapé du pied ferme en utilisant le bâton avec un « Hmph ! »

Ils n’avaient pas seulement attendu tranquillement l’arrivée du groupe.

Le maître du nécromancien, Sven, s’était servi de son Oracle pour comprendre qu’ils allaient y apparaître, et il y avait posé un piège en préparation.

Le sol commença à gronder.

Des cercles d’ombre étaient apparus sur le sol tout autour de Mariabelle et de la femme, le grondement envoyant des ondulations à la surface de la rivière.

La jeune fille avait senti quelque chose d’horrible lorsqu’un frisson descendit le long de sa colonne vertébrale, et ses yeux pourpres s’ouvrirent en grand.

« Ah ! Vous utilisez la magie interdite ! » s’écria Marie.

« Keehee ! Voici, la puissance de ma nécromancie ! » cria le nécromancien.

Alors que le nécromancien levait les deux mains en l’air, trois piliers d’une noirceur pure surgissaient du sol.

Les objets ressemblaient à des arbres noirs géants, puis une fissure s’était fait voir sur chacun d’eux comme si un couteau avait coupé à travers le sommet.

Lorsque la pointe s’était ouverte, d’innombrables dents de forme irrégulière apparurent, suivies d’yeux complètement dépourvus d’émotion.

Le sol continuait à trembler, et le nécromancien riait lorsque la créature commençait à prendre forme.

« Hahahaha ! Voici l’âme d’une wyverne ! Il n’y a qu’un petit nombre d’élite dans le monde qui soit capable de contrôler librement les âmes des monstres ! » déclara le nécromancien.

Après avoir crié et avoir ri joyeusement, le nécromancien avait pointé le bâton vers l’elfe.

C’était le signal pour manger son âme.

Le personnage vêtu de noir ressentait enfin la joie d’avoir une proie entre ses mains.

Il n’y avait rien de plus adorable que quelqu’un qui luttait en vain et essayait désespérément de se défendre.

Il aimait voir l’autre lui parler en demandant de la charité, avant de briser doucement son esprit.

Il n’y avait pas de plus grand plaisir.

Juste à ce moment-là, la femme en noir avait finalement tourné ses yeux noirs vers le nécromancien.

« Tes cris me tapent sur les nerfs. Si tu dois te vanter si fort, fais-le ailleurs, » déclara la femme en noir.

Elle s’était plainte comme si elle était ennuyée par un voisin turbulent.

Il était clair qu’elle n’aimait pas du tout qu’on la mette en danger.

Un grand claquement s’était fait entendre ! Ce qui avait suivi avait été le bruit de sa queue qui avait touché le sol.

Après quelques secondes, la raison était devenue évidente.

Quelque chose d’incroyablement dense commença à s’élever graduellement sous les pieds des fantômes de wyvernes.

Sa surface corporelle était d’un noir pur qui absorbait la lumière, et ni le nécromancien ni les fantômes ne pouvaient bouger d’un pouce.

Tout ce qu’ils pouvaient faire, c’était regarder fixement et essayer de retenir leur peur.

Les trois fantômes se tenaient simplement là, tremblants, et chacun d’eux fut englouti par ça.

Qu’est-ce qui était encore plus gros que les wyvernes ?

Qu’est-ce qui venait de sortir d’en bas et de les absorber ?

En dépit du fait qu’ils étaient des fantômes, le bruit d’os écrasés combinés à des cris pouvait être entendu, et la fumée noire qui s’échappait comme un rot leur disait que les fantômes avaient été effacés de ce monde. À ce moment-là, le nécromancien s’était finalement rendu compte qu’il était maintenant assis sur le sol.

Le mot suivant du nécromancien, comme on pouvait l’imaginer, n’était pas si impressionnant. « … Hein ? »

C’était incroyable, bien qu’il en ait été témoin de ses propres yeux.

Après tant de temps qui avait été consacré à l’entraînement de chacun de ces fantômes, ils avaient tous péri en un clin d’œil.

Seul le hurlement provoqué par les vibrations de l’air semblait subsister, et la chose géante apparue plus tôt s’était également évanouie.

Le nécromancien essaya de se souvenir de ce qui venait de se passer, mais toute la scène était comme un rêve horrible.

Le bruit des craquements de chaussures sur le chemin de gravier avait fait lever lentement les yeux du nécromancien.

Là, une paire d’yeux regardait sa silhouette, et ils étaient exactement de la même couleur que la chose qui venait d’apparaître.

Souffle, Souffle, Souffle, Souffle… Des respirations superficielles et répétées s’étaient fait entendre de sa part.

C’était comme si le cœur du nécromancien était sous l’emprise d’un étau, ce qui faisait qu’il était difficile pour lui de respirer.

Cette femme était terrifiante à ce point.

« Finalement, tu t’es calmé. Maintenant, tu vas continuer à t’asseoir tranquillement, non ? Alors j’épargnerai au moins ta vie. Il n’y aura pas de deuxième… non, de troisième chance, » déclara la femme en noir.

« Hein ? Oui ! Je suis désolé ! Je vais rester assis tranquillement ! » le nécromancien répondit immédiatement avant de s’asseoir droit, les jambes sous les cuisses.

Ce n’était clairement pas le travail d’un tank typique, mais ils n’osaient pas s’en plaindre.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

Un commentaire

  1. La scène de fin me fait penser a Alucard de Hellsing 😂 En moins sanglant certes....

Laisser un commentaire