Bienvenue au Japon, Mademoiselle l'Elfe – Tome 2 – Chapitre 5 – Partie 1

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Épisode 5 : C’est l’heure du repos, Mademoiselle Magi Drake

Partie 1

Voooooom…

Nous étions en train d’avancer dans une dimension totalement noire à des vitesses extrêmes. La vue était semblable à celle d’un voyage en métro, sauf qu’il n’y avait rien nous entourant. Malgré cela, on ne sentait pas beaucoup de vent.

Il s’agissait de ma capacité connue sous le nom de Trayn, le Guide des Voyageurs, qui nous avait permis de voyager sur de longues distances. Les destinations possibles se limitaient aux endroits que j’avais visités possédant des monuments dédiés au dieu du voyage. Bien que cela soit extrêmement pratique, il était limité par le fait qu’il y avait une restriction de poids, qu’il utilisait un précieux créneau de compétences et qu’il ne pouvait être utilisé qu’une fois par jour. Il était utilisé par une petite poignée de marchands ambulants, mais il n’était pas adapté au transport de marchandises à grande échelle.

Ma passagère, Marie, avait eu peur au début, mais elle s’y était habituée, car elle était assise à côté de moi. Mais je ne pouvais m’empêcher de me demander pourquoi elle avait une expression si amère…

« Haah... Je me retrouve de nouveau avec cette robe. J’aurais aimé pouvoir passer un autre jour à porter les autres vêtements, » murmura Marie.

Elle avait l’air plutôt déprimée à l’idée de reprendre ses vêtements habituels. Elle adorait vraiment porter de jolis vêtements… je m’étais fait une note mentale à propos de ça.

« C’est dommage, mais il fait beau là où nous allons. D’ailleurs, c’est toi qui étais gênée de ne pas porter des vêtements appropriés à une sorcière, Marie, » répliquai-je.

Nous ne voulions pas que ces jolis vêtements dans un style arabe se froissent, alors nous les avions laissés dans l’atelier de Mewi. Nous avions prévu de revenir bientôt pour pouvoir prendre notre temps.

« Mais tu étais vraiment mignonne avec. J’ai toujours pensé que tu avais une structure faciale élégante, donc les vêtements ont tendance à t’aller très bien, » déclarai-je.

« Oh, le penses-tu vraiment ? Hm… Tu dis toujours ces choses-là, mais cela me déconcerte parce qu’il fait trop sombre pour voir ton visage endormi, » répliqua Marie.

Elle avait semblé troublée alors que son visage semblait chaud. Est-ce que mon visage me gênait à ce point ? Quand j’y pense, Marie portait toujours sa robe, alors son séjour au Japon et dans d’autres régions lui avait peut-être appris la joie de porter des vêtements différents. Je n’avais pas beaucoup d’argent de côté, mais ça ne me dérangeait pas de casser la tire-lire pour acheter des vêtements à quelqu’un qui était si adorable.

Alors que j’y avais pensé, elle s’était tournée vers moi avec des yeux accusateurs.

« Je sais que tu as guidé secrètement mes actions, comme cette fois avec les vêtements. Tu m’attires avec tes manières sournoises, et avant que je m’en rende compte, je suis impliquée dans une nouvelle forme de divertissement, » déclara Marie.

« Tu me fais passer pour une sorte d’escroc… Ce n’est peut-être pas très loin de la vérité… Je ne sais pas pourquoi, je veux juste te parler de toutes sortes de choses amusantes, » répondis-je.

Elle m’avait tapoté légèrement le front comme pour me dire. « Et voilà, c’est reparti. »

Il y avait une légère odeur d’encens étranger provenant de ses cheveux soyeux. J’avais l’impression qu’on revenait d’un voyage à l’étranger.

« Maintenant qu’on peut passer du temps ensemble, je veux faire des tas de choses amusantes avec toi. Je n’ai jamais vécu comme ça avant, alors j’ai vraiment hâte de le faire, » déclarai-je.

« Oh, ça a l’air merveilleux. Peut-être que tu es vraiment meilleur quand ton visage est caché, » répliqua Marie.

Attends, quoi ? Mon visage n’est-il pas nécessaire ? pensai-je.

Je n’aimais pas quand elle me disait ça, mais je sentais que mon cœur semblait vouloir bondir hors de ma poitrine quand elle s’appuyait sur moi, et j’avais admis que mon visage était après tout peut-être inutile.

Son corps doux se pressait contre moi, et il était difficile de contrôler mes battements de cœur quand je pouvais sentir sa chaleur à travers sa robe. Mais elle était tout à fait calme, et je pouvais la sentir respirer beaucoup plus près que d’habitude. Même en entendant ce son apaisant, je me sentais heureux.

« Tu as raison. On dirait qu’il y a plus de choses que tu peux ressentir quand tu ne peux pas voir, » répondis-je.

« Hm ? De quoi parles-tu… ? Quoi qu’il en soit, tu devais savoir que j’ai aussi hâte à tout cela. Je parle du Japon, mais aussi dans ce monde. » Elle m’avait encore tapoté le front, mais c’était beaucoup plus doux cette fois. « Arilai était vraiment spécial, mais c’était très amusant. Nous avons pu déployer un peu nos ailes là-bas. Et nous avons le voyage au Japon ce week-end, n’est-ce pas ? Je ne peux pas attendre ! »

Le week-end approchait dans quelques jours seulement et c’était là où nous allions faire notre premier voyage. Chichibu n’était pas trop loin de l’endroit où je vivais, et la vue devrait être belle. En plus, selon la météo, il devrait faire beau. Je le lui avais donc annoncé. Elle m’avait redit à quel point elle était excitée par ça.

Pendant ce temps, nous nous étions appuyés l’un contre l’autre, échangeant nos températures corporelles. Il n’y avait pas eu beaucoup de conversation après cela, mais j’avais l’impression que mon cœur était en paix. Nous étions restés ainsi pendant un certain temps jusqu’à ce que nous ressentions de légères vibrations. Notre environnement était devenu plus lumineux, signalant que nous approchions de notre destination.

Nous n’avions voyagé qu’une vingtaine de minutes, mais j’avais senti quelque chose de chaud dans ma poitrine. L’environnement était devenu encore plus lumineux, et nous étions arrivés au monument dédié aux voyageurs.

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