Bienvenue au Japon, Mademoiselle l'Elfe – Tome 2 – Chapitre 3 – Partie 3

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Épisode 3 : Permis d’exploration

Partie 3

Finalement, j’avais ainsi appris qu’il valait mieux se taire dans ce genre de situation…

Il semblait que pendant notre absence, la conversation se poursuivit dans le couloir. Les rires amusés s’étaient apaisés au bout d’un certain temps, pour finalement s’installer dans son calme habituel. Hakam, l’homme chargé de la mission d’explorer totalement le donjon, regarda autour de lui en se frottant la barbe.

« Ces deux-là sont assez étranges. Même ceux qui se méfiaient des étrangers se détendaient assez rapidement en étant à leurs côtés. Ce n’est pas quelque chose que vous pouvez faire délibérément, » déclara Hakam.

Il était naturel de se méfier des étrangers, surtout lorsqu’on en rencontrait un pour la première fois. Considérant qu’il s’agissait d’une conquête pour un donjon qui pouvait orienter l’avenir de tout un royaume, il était naturel que tout le monde soit sur les nerfs. Mais Hakam pouvait clairement voir l’atmosphère paisible présente en ce moment, comme si l’hostilité avait été neutralisée.

« Ah, le pouvoir de la jeunesse, » soupira Aja. « Nous ne pourrions jamais atteindre le cœur des gens comme ils le font, avec les innombrables secrets que nous avons. »

Hakam expira par le nez en se replaçant sur sa chaise. Il y avait un sourire sur le visage ridé du vieil homme assis en face de lui, ainsi que sur ceux qui l’entouraient. Hakam fronça les sourcils avec un air de doute.

« Et toi, qu’en penses-tu ? Tu sembles les traiter comme tes propres petits-enfants, mais tu ferais mieux de ne pas divulguer nos informations, involontairement ou non, » déclara Hakam.

« Tu n’es qu’un idiot… Bien sûr que je sais ce que je peux et ne peux pas dire à la guilde des sorciers d’Alexei. Mais il semble qu’ils auront des difficultés à l’avenir. Même s’ils parviennent à obtenir l’approbation de la guilde, je ne sais pas si nous devrions les envoyer dans l’ancien donjon où beaucoup périssent quotidiennement…, » déclara Aja.

Hakam expira rapidement de nouveau. Le vieil homme ressemblait en effet à quelqu’un qui s’inquiétait pour ses petits-enfants.

L’arôme rafraîchissant du thé jaillissait de la tasse qu’il tenait. Hakam avait aspiré le parfum avant d’ouvrir à nouveau la bouche.

« Ils devraient s’en sortir. S’ils finissent par participer, je suis sûr qu’ils s’en sortiront, comme avant. Mais ce n’est rien de plus qu’une intuition, » déclara Hakam.

Aja avait semblé surpris, puis il avait souri encore plus qu’avant.

« C’est intéressant qu’un vétéran de nombreux champs de bataille le dise. Je suppose que je vais garder pour moi le fait que tu as été captivé par une jolie elfe pendant ton discours, » déclara Aja.

Hakam avait failli cracher son thé. Ensuite, il tenta à plusieurs reprises de s’expliquer, et la salle redevint animée.

Nous étions inconscients de tout cela, alors que nous nous reposions sur une place à Arilai.

Un soleil radieux… c’était une façon douce de le dire.

Mariabelle se tenait au milieu de la place, baignant dans les rayons infernaux du soleil.

Elle tenait son bâton de houx avec les deux mains pendant que la sueur coulait sur son visage. Elle murmurait quelque chose que les esprits autour d’elle pouvaient entendre. Une sphère d’eau, d’une taille pouvant contenir plusieurs sceaux, flottait devant elle. C’était un esprit de l’eau appelé Ondine.

Dans Arilai, il n’y avait aucune restriction quant à l’utilisation de l’eau ou des esprits de glace au milieu d’une ville. Dès que Marie l’avait appris, elle m’avait dit qu’elle voulait essayer quelque chose avant d’aller voir Mewi. J’étais assis sur un banc et je balançais mes pieds en avant et en arrière, agissant comme une sorte d’escorte pour elle.

En regardant ce qui se faisait déjà, on pouvait voir qu’il y avait différentes méthodes intelligentes pour faire face à la chaleur du désert dans la ville. Par exemple, de grandes plantes qui ressemblaient à un palmier étaient très intéressantes. Ils avaient été plantés un peu partout, et il était clair qu’ils étaient délibérément positionnés pour fournir de l’ombre face à la lumière directe du soleil. Les zones fréquentées par les classes supérieures, comme les membres de la royauté, étaient sûrement encore plus confortables.

Mais nous étions dans la couche inférieure de la ville, où la qualité de vie était très différente de celle de la couche supérieure. Les citoyens faisaient face au climat en portant des vêtements adaptés, en se réhydratant souvent avec du thé et en faisant des siestes pendant les journées particulièrement ensoleillées pour refaire le plein d’énergie. Beaucoup autour de nous prenaient même une pause après le déjeuner en s’allongeant dans la brise.

La vue inhabituelle d’une elfe et de la sorcellerie spirituelle attirait beaucoup d’attention, mais elle continuait à murmurer.

« Oh, quelque chose change ? » demandai-je.

J’avais fait part de mon observation quand j’avais vu que quelque chose scintillait autour de l’esprit de l’eau. Cela ressemblait à de minuscules particules d’eau, et elles s’étaient toutes déplacées à l’unisson dès que Marie avait levé son petit doigt. La brume s’était dispersée autour d’elle et, après une brève pause, la foule autour d’elle avait applaudi.

« Ahh, c’est si bon ! Tu as réussi, Marie ! » déclarai-je.

« Hehe, j’ai enfin appris à contrôler la vaporisation. J’y pensais depuis l’oasis et pendant le thé. Cela devrait vraiment s’avérer utile ici, » déclara Marie.

Au fur et à mesure que le fluide vaporisé s’était répandu dans notre environnement, la chaleur était devenue beaucoup plus facile à gérer.

« Je ne sais pas si tu t’en rends compte, mais il n’y a pas beaucoup d’elfes qui peuvent réaliser un ordre aussi complexe et délicat. J’en ai peut-être déjà parlé, mais ma force réside dans cette extrême précision, » m’expliqua-t-elle avec une expression fière en essuyant des perles d’eau sur son front.

La dispersion d’un brouillard d’une température inférieure à celle de l’atmosphère environnante avait en effet contribué à refroidir l’ensemble de la zone. En abaissant la température de l’air, l’eau qui s’évaporait absorbait une partie de la chaleur avec elle. Les enfants s’étaient rassemblés dans la zone, tout excités, et attirés par la vue intéressante.

Marie avait souri faiblement et elle toucha l’eau, puis elle fit à l’esprit de l’eau une demande supplémentaire. « Continue de les refroidir pour moi. »

La sphère transparente déplaça la tête comme si elle hochait la tête en réponse.

Avec le bruit des enfants qui criaient joyeusement derrière nous, nous avions lentement descendu les escaliers se trouvant un peu plus loin. Marie transpirait encore en se tournant vers moi, mais elle avait l’air satisfaite.

« Cela devrait aider avec la chaleur, mais ils devront trouver un moyen d’obtenir plus d’eau, » déclara Marie.

« L’eau est très précieuse dans le désert… Au fait, Marie, t’améliores-tu dans le contrôle des esprits ? » lui demandai-je.

« Oui, j’en suis venue à les apprécier davantage, car je n’ai pas été en mesure de communiquer avec eux au Japon. J’ai l’impression d’être devenue bien meilleure amie avec eux maintenant, » dit-elle fièrement.

Selon elle, retourner au Japon lui donnait l’impression de revenir au niveau 1, et il lui était très difficile de communiquer avec les esprits là-bas.

« Mais j’ai l’impression de m’approcher d’eux, de sorte que la situation pourrait s’améliorer avec le temps. Mais pour te le dire franchement, je ne veux pas que tu en attendes trop de ça, » déclara Marie.

« Je n’attends rien, et je ne pense pas que ce soit nécessaire pendant ton séjour au Japon, » répondis-je.

« Peut-être pas, mais ça me dérange. Ça me dérange de savoir que je ne peux pas faire quelque chose que je ne peux pas faire normalement, » déclara Marie.

Hm, je ne le savais pas. Personnellement, je préférerais que Marie vive sa vie tranquillement, mais je voulais lui laisser cette décision. Mais maintenant qu’elle pouvait contrôler la vaporisation, cela nous aiderait vraiment à traverser la chaleur extrême qui approchait dans environ trois mois.

Nous avions continué jusqu’aux couches inférieures de la ville. Les bâtiments étaient plus proches les uns des autres, avec plus de zones résidentielles et de quartiers commerçants dans le quartier. Il faisait plus humide avec l’augmentation du trafic, et le manque de vent faisait qu’il faisait encore plus chaud qu’avant. Marie semblait avoir de la difficulté à faire face à cette situation et elle marchait d’un endroit à l’autre en restant le plus possible à l’ombre, se cachant de la lumière du soleil.

« Peut-être que tu devrais au moins enlever ces robes épaisses. Regarde ! Tout le monde porte des vêtements légers, alors tu devrais faire pareil, » déclarai-je.

J’avais exprimé mon idée après avoir remarqué un magasin de vêtements lorsque nous avions descendu l’escalier de pierre vers un espace dégagé. Il y avait des vêtements colorés en tissus d’apparence agréable et pratique exposée dans le magasin. Nous étions encore loin de notre destination, mais les pieds de la fille s’étaient arrêtés en entendant ma suggestion. J’avais l’air d’avoir attiré son attention. Voyant ses yeux violets clairs fixer les vêtements, j’avais décidé de la tenter encore un peu plus.

« N’ont-ils pas tous l’air sympas et aérés ? On dirait que c’est du style arabe ou quelque chose comme ça. Je pense toujours à ce qui t’irait à ravir, et je pense que les couleurs qui correspondent à tes yeux seraient belles sur toi, » déclarai-je.

« Oh, arrête ça. Comme tu peux le voir avec ma robe, je suis une sorcière. Je donnerais le mauvais exemple en portant des vêtements minces comme ça…, » répliqua Marie.

« Hmm, je pense que tu serais aussi très belle avec une simple couleur blanche. Regarde, ça va parfaitement avec tes cheveux, » déclarai-je.

L’employée du magasin nous avait fait signe de l’essayer, alors j’en avais pris un et je l’avais tenu sur ses épaules. Cela avait fait ressortir la couleur de ses yeux encirée plus, les faisant paraître plus beaux que des pierres précieuses.

… Mais de derrière les vêtements que je tenais, je pouvais voir une paire d’yeux éblouissants et une bouche froncée.

« … La Guilde des Sorciers m’en voudrait si je me présentais avec un truc comme ça, » déclara Marie.

« Nous sommes à Arilai en ce moment même. Il y a encore un long chemin à parcourir avant que nous arrivions dans ton pays, et je doute que quelqu’un d’ici t’observe. N’aimes-tu pas porter un pyjama pendant qu’on se repose au Japon ? » lui demandai-je.

Elle avait fait une tête troublée. Juste pour être clair, il n’y avait pas de règles stipulant qu’elle devait porter une robe. Tout était correct à porter à condition que le tissu ne restreigne pas le mouvement ou n’entrave pas l’interaction avec les esprits. Le reste dépendait vraiment du sens des valeurs du sorcier.

« Hmph… Tu essayes toujours d’attirer mes intérêts comme ça. C’est toi qui as commencé, alors prends tes responsabilités et aide-moi à choisir une tenue, d’accord ? » déclara Marie.

« Ah, bien. Je me ferai bien sûr un plaisir de t’aider, » répondis-je.

Marie avait fait un numéro exaspéré, mais ses pas semblaient plus légers en me suivant dans le magasin. Je savais déjà à quel point elle aimait les vêtements, alors c’était facile de la convaincre.

Il semblait qu’il y avait une grande variété de colorants disponibles dans cette région, voyant comment les vêtements étaient disponibles dans toutes sortes de couleurs. La boutique était également bien approvisionnée en différents tissus, allant des tissus fins aux tissus plus épais.

« Je pense que ce genre de pantalon serait facile à porter. Qu’est-ce que tu en penses ? » demandai-je.

« Oh, il a des cordons pour serrer la taille et les chevilles. C’est très joli, avec un style étranger. Quant à la couleur, je trouve que le blanc est joli. Que penses-tu de ça ? Ça aurait-il l’air bizarre si mon estomac était visible ? » demanda Marie.

J’avais regardé ce qu’elle avait choisi. C’était le type de haut qui recouvrait la poitrine jusqu’aux poignets. Il semblait conçu pour les températures chaudes et ne couvrait pas complètement l’estomac. Eh bien, tout ce que je pouvais dire, c’est que j’étais plus qu’heureux de voir le nombril d’une jolie fille portant quelque chose comme ça.

« Alors je pense que tu devrais porter ce voile avec. C’est un peu voyant, mais ça irait très bien avec ta jolie peau, » déclarai-je.

J’avais placé le tissu fin sur sa tête. Elle avait aussi l’air de l’apprécier.

« Il n’y a rien de mal à porter ça. C’est après tout pour faire face au soleil, » déclara Marie, presque comme si elle s’excusait à elle-même.

J’avais entendu dire que faire du shopping avec des femmes pouvait être une corvée, mais qu’il n’y avait pas de mal à passer du temps avec une fille aussi mignonne qu’elle. Même la vieille dame qui travaillait à la boutique semblait enchantée et nous aidait à choisir les vêtements qui lui convenaient, plutôt que de nous diriger vers les plus chers.

Il n’y avait bien sûr pas une commodité telle qu’un vestiaire, mais la vendeuse nous avait gentiment laissés utiliser la pièce à l’arrière. Peu de temps après, la jeune elfe émergea de derrière en portant des sandales ornées. La vendeuse et moi l’avions regardé fixement.

Les vêtements blancs, d’apparence légère, étaient attachés au niveau de sa taille et de ses chevilles. Il y avait des fentes en haut, de l’épaule à sa manche, d’où sa belle peau était apparue. Elle ressemblait à une danseuse d’un pays étranger, et sa tenue soulignait encore plus son allure naturelle. Tout ce que j’avais pu faire, c’était de faire un soupir sans paroles… et la vendeuse semblait être dans un état émotionnel similaire, en regardant comment nous soupirions tous les deux exactement en même temps.

Marie était une fille mince, mais la courbure de ses hanches était très sexy, et son joli petit nombril était bien visible. Elle ne montrait pas du tout une quantité excessive de peau, mais les zones de ses poignets, de ses chevilles et de sa taille qu’elle montrait faisaient allusion à sa beauté dans son ensemble.

« De quoi ai-je l’air ? C’est un peu gênant de porter quelque chose de si léger…, » le voile qui recouvrait ses cheveux blancs et ses oreilles d’elfe se balançait un peu quand elle me demanda timidement mon avis.

Pour le dire franchement, elle avait l’air si bien, et il n’y avait rien à critiquer selon moi. La vendeuse et moi avions applaudi sans réfléchir, clairement impressionnés par le résultat final.

 

 

« S’il vous plaît, revenez nous voir ! » La vieille dame souriante avait agité la main avec enthousiasme lorsqu’elle nous avait fait sortir du magasin.

Marie semblait beaucoup plus à l’aise dans sa nouvelle tenue quand nous étions arrivés sous le soleil, bien que l’expression sur son visage semblait un peu désolée.

« Elle nous a fait une telle remise. Je me sentirais coupable si nous ne revenions pas magasiner ici… Je me sens aussi mal à l’aise que tu aies tenu mon sac pour moi…, » déclara Marie.

« On reviendra quand on aura économisé plus d’argent. Quant au sac, il ne convient pas à tes nouveaux vêtements, donc je peux le garder pour toi, » répondis-je.

Elle était si adorable alors qu’elle m’avait remercié. Cela semblait avoir détendu l’humeur de tous ceux qui nous entouraient. Ils n’avaient pas pu s’empêcher de regarder son magnifique sourire, et je ne pouvais certainement pas leur en vouloir.

Ça m’avait fait me souvenir qu’il faudrait aussi que je lui achète des vêtements neufs pour qu’elle les porte au Japon. Il faisait de plus en plus chaud là-bas aussi, alors je m’étais demandé si je devais lui acheter ses vêtements de printemps ou d’été.

Tandis que j’y pensais, la fille me regardait avec ses yeux violets.

« Alors, où habite Mewi ? J’espère qu’on n’a pas fait attendre Sire Hakam trop longtemps avec notre détour, » déclara Marie.

« Hmm, je pense qu’il nous pardonnera quand il verra ta tenue. Il devrait être juste là, au coin de la rue, » déclarai-je.

J’avais repositionné le sac, qui était maintenant rempli avec la robe de Marie dedans, et nous avions marché vers le coin de la rue.

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2 commentaires

  1. L'illustration fait déshabillée notre elfe bien plus que la description du chapitre💟

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