Bienvenue au Japon, Mademoiselle l'Elfe – Tome 1 – Chapitre 1 – Partie 3

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Épisode 1 : Bonjour, Mademoiselle l’Elfe

Partie 3

Même une elfe, qui avait vécu pendant presque un temps infini, semblait avoir de la difficulté à comprendre mes choix de vie. Elle avait appuyé son doigt accusateur sur son front et l’avait écrasé de haut en bas comme si elle avait du mal à le faire.

Il y avait de nombreux types différents de langues monstrueuses, divisées en catégories allant des groupes A à E. Je me demandais quel genre de visage elle ferait si je lui disais que j’avais déjà appris jusqu’au Groupe C.

« Mais c’est tellement utile. Tu veux que je te l’apprenne, Marie ? » Demandai-je.

« Je dois avouer que je suis un peu intéressée... Alors peut-être que je pourrais te demander de m’apprendre demain, si tu as le temps, » déclara Marie.

« Bien sûr, ça ne me dérange pas. Ça fait un moment que je n’ai pas fait de projets avec toi comme ça, alors ça me rend heureux, » répondis-je.

Elle m’avait regardé d’un air suspicieux comme si j’essayais de savoir si j’essayais de la draguer. Je ne voulais pas m’excuser, mais maintenant que j’avais vingt-cinq ans dans le monde réel, le temps passé avec de jolies filles était extrêmement précieux et ça me rendait heureux de passer du temps avec elle. Mais je ne lui dirais pas ça, parce qu’elle me regarderait probablement comme un pervers si je le lui disais.

« Mais de toute façon, un dragon en période de frai, hein... Je veux aller jeter un coup d’œil, » déclara Marie.

« Vous y revoilà... As-tu l’intention de faire des plats d’un autre monde ou quelque chose comme ça ? » demandai-je.

« Quoi ? Non, pas du tout. Cependant, j’ai lu que les œufs de reptiles existent dans toutes sortes de variétés. Certains sont dans des substances qui ressemblent à de la gelée, d’autres ont des coquilles dures et d’autres encore sont mous. J’ai entendu dire que les œufs de dragon sont huileux, mais je me demande si c’est vrai. Hmhm, je suppose que je ne le saurais pas avant de l’avoir mangé, » déclara Marie.

Elle m’avait regardé comme pour me dire qu’elle avait raison. Mais j’aimerais voir quelque chose comme ça au moins une fois. Je ne voulais pas le manger, bien sûr, mais j’étais très curieux de savoir à quoi ressemble un œuf de dragon.

J’avais traîné Marie vers les profondeurs des ruines, malgré sa réticence évidente.

***

Je portais une cape avec un effet de Furtivité sur la tête et je m’étais couvert tout le corps, avant de ramper sur le sol comme une chenille. Les esprits de lumière avaient déjà été écartés, et la zone environnante était couverte de ténèbres. J’avais regardé de mon côté en retenant mon souffle, puis une paire d’yeux mauves, à l’air triste, s’étaient tournés vers moi.

Nous avions traversé la voie navigable asséchée et étions arrivés à ce qui semblait être la zone la plus profonde. Un bruit bas et étrange résonnait autour de nous, et il ne semblait pas y avoir de monstres dans la zone. Cela aussi avait provoqué une image troublante dans ma tête.

Qu’est-ce qu’il pourrait bien y avoir devant... ?

Je m’étais approché avec l’elfe et j’avais regardé en bas du plateau rocheux pour trouver l’obscurité qui m’attendait en bas. Le bruit fort et grondant de quelque chose qui respirait dans ses profondeurs était un signe évident qu’il y avait un ancien dragon qui dormait en bas. Mais bien sûr, je n’avais pas la capacité de voir dans l’obscurité totale.

« Ne bouge pas, Kazuhiho. Je vais aussi te donner une vision nocturne, » murmura Marie.

« Wôw, merci, Marie. Tu ne cesseras jamais de m’étonner, » répondis-je en murmurant.

Je pouvais toujours compter sur Marie. Elle pouvait utiliser la Sorcellerie en plus de la Magie des Esprits, ce qui lui permettait de s’adapter à un large éventail de situations.

Ses doigts, qu’elle pressait fermement contre mon front, brillaient faiblement dans l’obscurité. Cela m’avait apparemment donné un bonus qui amplifiait la lumière comme l’œil d’un chat, donnant l’impression que mon environnement brillait de mille feux.

Je regardais encore une fois en bas, et mon cœur avait bondi, car je voyais maintenant clairement un énorme dragon.

Si gros...

À en juger par sa taille et l’intensité stupéfiante de son aura, il pourrait être l’un des rares dragons des légendes. Son niveau estimé pourrait même dépasser 1 000. N’étant que de niveau 72, je n’aurais aucune chance contre ça.

« C’est vraiment grand... Sais-tu quel est le nom de ce dragon ? » demandai-je à Marie en murmurant.

« Il est noir et possède une magie dense, donc peut-être un arkdragon, une sorte de magi drake. Regarde, la marque sur la surface de son corps bouge. C’est donc vrai, ils peuvent générer de la magie simplement en respirant..., » répondit Marie en murmurant.

Marie semblait timide au début, mais elle était maintenant emplie d’une grande curiosité.

Mais... comment dire ceci... La cape n’était pas si grosse que ça, alors elle s’accrochait à mon bras. Elle était peut-être mince, mais elle était quand même une fille. Mon bras était serré entre les deux monticules sur sa poitrine, et...

« Tu m’écoutes, Kazuhiho ? Tu sais ce que ça veut dire si c’est vraiment un arkdragon ? Leur saison de frai n’a lieu qu’une fois tous les 1 000 ans. L’une de leurs écailles... non, même une goutte de salive pourrait être vendue pour un prix élevé ! Oh, c’est tellement excitant ! » déclara Marie en murmurant.

« Tu peux parfois ne pas te comporter comme une elfe, Marie. T’arrive-t-il de te faire dire que tu as un sens du matérialisme important ? » demandai-je en murmurant.

En réponse à mon commentaire, ses yeux d’améthyste me regardèrent. Ses cils semblaient encore plus longs de près et elle ressemblait à une belle poupée à la peau pâle. Mais elle me fusillait froidement du regard, alors je ne pouvais pas continuer à la fixer.

« C’est ta faute, Kazuhiho. Je ne me serais jamais intéressé au monde humain sans toi. C’est toi qui m’as troublée en me parlant de la ville pleine de vie et de toutes les choses que j’aimerais acheter, » répliqua Marie en murmurant.

Hein ? Et c’est ma faute ? Ai-je déjà dit que je l’emmènerais dans le monde extérieur... ?

J’avais déjà visité son village elfique auparavant, après avoir traîné et appris un peu d’Elfique pendant que j’y étais. Je ne me souvenais pas l’avoir invitée à sortir de là.

Mais, plus important encore, la sensation que ses seins qui me serraient le bras avec encore plus de force avaient peut-être été le plus gros problème ici. J’avais peut-être été mature mentalement, mais Marie pourrait être un peu plus réservée à ce sujet.

Mais bien sûr, ce n’est pas que je n’aimais pas ça.

Je m’étais vite rendu compte que ce n’était pas le moment d’être troublé par de telles choses. Les yeux de l’arkdragon s’étaient ouverts avant que je m’en rende compte, et il émettait maintenant un grognement d’avertissement.

« Il ne nous a pas remarqués, n’est-ce pas ? Je veux dire, ses yeux sont..., » déclara Marie.

« Ouaip, il nous regarde droit dans les yeux. Mais ne t’inquiète pas, j’ai déjà trouvé une issue de secours, » répondis-je en murmurant.

J’avais regardé derrière moi et j’avais vu une petite grotte. Elle était juste assez grande pour nous convenir à tous les deux, donc il n’y avait aucun moyen pour le dragon de nous pourchasser par là.

*Baaam !*

Une herse était tombée avec un son lourd et métallique, et nous avions tous les deux gelé sur place.

Ne me dis pas que c’est un événement incontournable ! C’est peut-être vraiment légendaire !

La musique grondante qui suivit marqua le début d’une bataille, et son ton imposant indiquait la puissance de notre adversaire. C’était un rythme étonnamment lent et régulier, mais d’après les sons graves de la musique, je pouvais dire qu’il y aurait de la tristesse et du désespoir suivis d’une fin tragique. Cela nous avait dit que nous étions sur le point d’affronter la mort, et tout ce que nous pouvions faire, c’était trembler en nous tenant l’un et l’autre.

Les griffes gigantesques du dragon se déplacèrent avec un bruit de grattage bruyant sur une prise rocheuse, alors que ses yeux luisants apparaissaient devant nous. J’avais pris Marie dans mes bras pour essayer de la protéger, mais la bouche du dragon s’était ouverte comme la gorge d’un volcan.

C’était un spectacle qui m’avait ébranlé jusqu’à mon âme : un souffle de dragon qui s’enflammait devant mes yeux.

Ouais, on dirait que je meurs encore aujourd’hui. J’aurais aimé au moins voir ses œufs..., pensai-je.

Aussitôt que j’eus l’impression de penser calmement, mon entourage fut enveloppé d’un torrent furieux de puissance, et je sentis tous les poils de mon corps s’évaporer. J’avais disparu en un instant. Mon existence même avait été détruite avant même que j’aie pu enregistrer la douleur.

La nature écrasante de cette forme de vie était à la fois horrifiante et émouvante...

Puis, le courant d’énergie féroce qui avait tordu la lumière s’était soudainement arrêté. Le monde était passé du noir et blanc aux couleurs vives à nouveau, et l’arkdragon avait laissé échapper un grognement satisfait alors que la tranquillité était revenue à la grotte. Finalement, il était descendu le long du mur et était retourné à son nid d’œufs.

***

J’avais lâché un long bâillement dans une pièce noire, puis j’avais écarté ma couverture confortable pour étirer mes membres. Il faisait encore nuit, comme prévu, et j’avais levé les yeux vers l’horloge pour voir qu’il était trois heures du matin.

C’est dommage, je m’amusais tellement avec Marie..., pensai-je.

Je m’étais gratté la tête en pensant à la façon dont j’aurais aimé passer plus de temps avec elle.

Si j’étais vaincu dans mon rêve comme ce qui s’était passé tout à l’heure, ou si je m’endormais là-bas, je finissais par être réveillé de force ici. Donc, quand j’avais regardé la bouteille et la boîte à bento à côté de moi, elles étaient, comme prévu, vides.

C’était mon « côté étrange », bien qu’étant autrement un salarié ordinaire. Je pouvais jouer et manger dans mes rêves... non pas que je pouvais vraiment m’en vanter.

J’avais murmuré à moi-même et j’avais appuyé sur l’interrupteur du chevet pour allumer l’éclairage indirect. Cela avait dissipé les ténèbres, tout comme les esprits de lumière. Mais au moment où j’allais me lever pour aller aux toilettes, j’avais gelé sur place. Je pensais qu’on pouvait dire sans risque de se tromper que n’importe qui serait surpris s’il remarquait soudainement la peau dénudée d’un bras enroulé autour de sa poitrine.

Je m’étais lentement tourné sur le côté et j’avais trouvé les cheveux plus blancs que mes draps, et la peau lisse d’une épaule...

« M-M-Marie !? » avais-je crié de façon hystérique, même si c’était au milieu de la nuit. Le moindre soupçon de somnolence persistante s’était instantanément dissipé.

Dans mon lit, il y avait une elfe qui dormait confortablement.

Et ainsi, l’incident le plus bizarre de ma vie était apparu jusqu’à ce moment-là. C’était un peu... non, incroyablement étrange, mais il semblait que mon rêve était devenu réalité et une elfe s’était pointée dans ma chambre.

***

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

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