Bienvenue au Japon, Mademoiselle l'Elfe – Tome 1 – Chapitre 1 – Partie 2

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Épisode 1 : Bonjour, Mademoiselle l’Elfe

Partie 2

Sa capacité à contrôler les esprits était une spécialité des elfes et, comme l’indiquait sa robe grise, elle était aussi une mage. Il semblait qu’elle venait tout juste d’obtenir son bâton, car il était en parfait état. Je n’avais aucune idée de la façon dont cette chose pouvait libérer de la magie, puisque tout ce que j’avais appris, c’était de frapper avec mon épée.

C’était mignon de l’écouter parler des matériaux précieux dont son bâton était fait, mais elle m’avait en fait tué lorsque nous nous étions rencontrés pour la première fois. C’était une elfe tout à fait scandaleuse, mais elle semblait s’être finalement calmée ces dernières années. J’avais fait cette observation à voix haute, et elle m’avait fait une expression un peu agacée.

« Tu as tout faux. C’était de ta faute, tu sais. J’ai été horrifiée quand tu es revenu à la vie et que tu m’as reparlé avec le sourire aux lèvres. Je pensais que tu étais un fantôme ou quelque chose comme ça, » répliqua Marie.

« En tout cas, ce n’était pas un meurtre. Et je ne sais pas si je souriais vraiment, mais je me sens heureux quand je te vois, puisque tu es si jolie et mignonne, » déclarai-je.

Marie passait la main dans ses cheveux avec une expression calme, comme si elle entendait ça tout le temps. Elle n’arrêtait pas de me regarder comme pour me dire : « Allez... »

Je trouvais que c’était mignon quand les filles faisaient ce genre d’expression. J’étais peut-être dans le corps d’un enfant, mais en réalité, j’étais un adulte à part entière. Pouvoir escorter une fille aussi adorable était donc loin d’être désagréable. En fait, j’aimais bien quand elle se comportait comme ça... bien qu’elle détesterait que je lui dise ça.

Je l’avais regardée à la lumière du matin alors que nous marchions le long de la rivière. La couleur de ses cheveux lisses était beaucoup trop brillante pour être décrite comme un simple « blanc ». Peut-être que la comparaison la plus proche serait la soie. Ses yeux étaient violets comme l’améthyste, donc dire qu’ils étaient comme des pierres précieuses serait une bonne comparaison. C’était peut-être à cause de la longue vie qu’elle avait vécue, mais même si nous avions la même taille, je ne pouvais pas lui tenir la draguée sur le plan intellectuel.

« Oh, c’est ça ? Près de ces rochers moussus, » déclara Marie.

Son doigt fin pointait vers les ruines en question. Le trou en forme de grotte devant nous, qui était entouré de roches recouvertes de mousse, était l’entrée des ruines Nazul-Nazul. Elle avait une longue histoire, et les rumeurs disaient que c’était une ville souterraine qui avait été détruite il y a 1 000 ans. Mais comment une civilisation magique si bien développée avait-elle été détruite ? C’était un mystère qu’il restait encore à résoudre.

« Allons donc chercher des mystères anciens, d’accord ? » demandai-je.

« Oui, tu es vraiment bizarre. Qu’espères-tu trouver dans les ruines où personne n’a mis les pieds depuis longtemps ? » demanda Marie.

On s’était approchés de la grotte, et je l’avais tirée par sa main mince. Je n’avais pas réalisé à quel point elle était légère et j’avais surcompensé la traction. Elle avait été propulsée contre ma poitrine et j’avais trouvé ses grands yeux ronds juste devant les miens.

« Hmph, ne peux-tu pas faire quelque chose pour tes yeux somnolents ? » demanda Marie.

« Je suis né avec ces yeux. Je ne peux rien y faire, » répliquai-je.

Elle gloussa et fit signe avec son bâton de houx. Un esprit de lumière émergea du bâton et commença à flotter autour de nous. Puis il s’était envolé vers la grotte et avait dissipé les ténèbres qui s’y trouvaient.

Les préparatifs semblaient terminés. Marie hocha la tête et notre exploration des ruines de Nazul-Nazul commença.

 

***

 

Les ruines de Nazul-Nazul...

Il y a longtemps, il y avait une civilisation qui avait été soudainement anéantie. Dans la plupart des cas, les villes détruites avaient connu leur fin en raison de la guerre ou de catastrophes naturelles qui avaient dévasté les maisons. Mais ceux qui avaient enquêté sur ces ruines n’avaient signalé aucun signe de conflit, et la plupart des maisons qui s’y trouvaient n’avaient pas été endommagées. Pour cette raison, il y avait une théorie selon laquelle cette civilisation s’était effondrée à cause d’une maladie inconnue. Cependant, la probabilité de cela était discutable si l’on considère à quel point leur magie était avancée.

« C’est pourquoi c’est l’une des sept merveilles de la région. D’innombrables autres personnes ont enquêté sur cette affaire dans le passé, alors qu’est-ce qui te fait croire que c’est toi qui vas résoudre ce mystère ? » demanda Marie.

« Il n’y a pas que moi. Je t’ai ici aussi. En plus, ça ne me dérangerait pas si je n’y arrivais pas. C’est la volonté de le résoudre qui compte, » répondis-je.

Nos pas résonnaient tandis que nous continuions à explorer les ruines. Le plafond était très haut et il était impossible de le voir à travers l’obscurité, même avec l’esprit de lumière qui nous accompagnait. Son invocatrice, Marie, avait conjuré d’autres esprits en récupérant ses pouvoirs magiques, et il y en avait déjà cinq qui volaient autour de nous.

« Donc tu dis que tu nous considéreras comme chanceux si on trouve quelque chose ? En tout cas, cet endroit est assez grand maintenant que je le vois de l’intérieur. Je n’aurais jamais imaginé que c’était aussi spacieux en le voyant de l’extérieur, » déclara Marie.

« Oui, c’était une ville entière après tout. L’entrée n’est qu’une partie du réseau du sous-sol, » répondis-je.

Il semblait que la voie navigable était cruciale pour les ruines. La rivière coulait le long du chemin formé de roches, et voyants qu’il y avait encore de l’eau ici, soit la source d’eau n’était pas encore morte, soit il y avait de l’eau de pluie qui s’écoulait. Il avait l’air d’être fait très simplement, avec une construction de base en pierre. Cependant, j’avais repéré de nombreuses runes magiques sur le chemin qui avaient permis d’augmenter sa durabilité. C’est sans doute pour cette raison qu’il avait pu conserver sa forme pendant un millénaire.

« C’est une technologie incroyable que de pouvoir résister pendant 1 000 ans comme ça. Ils ne pourraient pas aussi l’utiliser pour les bâtiments de la ville ? » demandai-je.

« Je ne crois pas, non. Il a été construit dans une veine pour qu’il n’ait pas besoin d’être réapprovisionné avec de la magie, ce qui signifie qu’il y a des conditions assez strictes qui doivent être remplies. Il faudrait également un graveur hautement qualifié, donc je doute que quiconque puisse se le permettre, » répondit Marie.

Hm... Je n’avais pas vraiment compris, mais j’avais l’impression que ce n’était pas vraiment plausible. Venant d’un pays sujet aux tremblements de terre comme le Japon, j’avais été envieux de voir de la magie qui pourrait accroître la stabilité comme celle-ci.

Les longues oreilles de la jeune fille avaient bougé en réponse à mes murmures, puis elle s’était tournée vers moi.

« Les tremblements de terre sont certes effrayants, mais ils ne peuvent pas se produire si souvent. D’où viens-tu dans le monde ? » demanda Marie.

« Oh, je viens du Japon, mais ce n’est probablement sur aucune de tes cartes. C’est un pays insulaire très loin d’ici, » répondis-je.

Elle avait fait un bruit et avait déformé son visage d’une manière telle qu’il était difficile de dire si elle était intéressée ou désintéressée.

Les cheveux noirs et des yeux noirs étaient une combinaison rare dans ce monde, mais son intérêt était plus concentré sur mon bento. Je savais que la raison pour laquelle elle m’avait suivi dans les ruines et qu’elle n’arrêtait pas de jeter un coup d’œil à mon sac, c’était pour ce bento que j’avais préparé.

Ça faisait longtemps qu’on n’était pas venus ici. La fatigue devrait bientôt s’installer. J’avais trouvé un endroit dégagé où nous pouvions nous reposer et j’avais tourné mon visage vers le sien.

« C’est un bel endroit pour s’asseoir. Et si on déjeunait ensemble ? » demandai-je.

« Bonne idée ! Je me demande ce que tu as apporté aujourd’hui, hehe ~, » déclara Marie.

Les pas de l’elfe semblaient soudain plus légers, et elle m’aida avec enthousiasme à me préparer. Dire qu’elle avait cent ans. Les elfes étaient parfois vraiment difficiles à comprendre... Eh bien, même si elle en avait juste après ma nourriture, c’était mignon quand les filles étaient aussi expressives.

Je lui tendis le bento recouvert de tissu, et ses yeux pourpres s’illuminèrent d’une manière plus intense que ses esprits de lumière.

« Je vais l’ouvrir maintenant..., » déclara Marie.

« Bien sûr, vas-y. Tu ne sais probablement pas te servir de baguettes et tu t’es déjà lavé les mains, alors tu peux les manger avec tes mains, » déclarai-je.

La jeune fille avait ouvert la boîte à bento, et elle cligna des yeux avec une joie enfantine. Le menu d’aujourd’hui était des inarizushi et des chikuzenni juteux qui étaient agréables jusqu’à la texture. Ils n’avaient peut-être pas l’air tape-à-l’œil dans le département de la couleur, mais le parfum délicieux était très séduisant. L’odeur forte de la sauce soja soulignait la douceur qui suintait, stimulant l’appétit, qu’on le veuille ou non.

« Hmm, cette odeur... C’est si merveilleux ! » murmura Marie.

Je n’avais pas pu m’empêcher de sourire quand elle avait pris plusieurs grandes respirations avec le couvercle encore à la main.

« Vas-y, mange. Je ne suis pas très doué pour ce genre de plats mijotés, mais j’adore la façon dont je peux faire de grosses quantités à la fois tout en conservant un bon goût quand c’est froid, » déclarai-je.

Je lui avais fait signe de commencer à manger, et elle avait d’abord pris l’inarizushi dans sa main. Il était plein de jus, qui coulait sur ses doigts quand elle le tenait. Insouciante, elle l’avait porté à sa bouche et le jus s’était infiltré dans sa bouche.

« Nn ! Hmmm... Si... doux ! » murmura Marie.

Le léger arôme de la sauce soja. Elle se léchait les doigts et faisait des petites rides entre les sourcils. Elle avait ensuite mâché les inarizushi pleins d’umami, et la douceur intrinsèque du riz était arrivée en abondance. Les jus et la saveur aigre-douce se mélangeaient, laissant l’arrière-goût parfumé du sésame. L’elfe semblait complètement enchantée et continuait à mâcher les yeux fermés.

« Tiens, prends du thé. Bois lentement, maintenant, » déclarai-je.

Elle inclina poliment la tête, même dans son état de béatitude actuel, et avait pris la bouteille en plastique. Elle avait été déconcertée par la matière quand je l’avais présentée pour la première fois, mais elle s’y était finalement habituée.

« Nn... nng... Paah ! Je suis impressionnée. Il semble que tu aies encore amélioré tes compétences. Alors, c’est quoi ce truc marron ? » demanda Marie.

« Inarizushi. C’est vraiment bon parce que ça fait ressortir la saveur même quand il fait froid. Et voici du Chikuzenni. C’est fait avec des légumes de printemps, donc c’est très nutritif. Tiens, goûtes-en un peu, » déclarai-je.

Marie hocha la tête à plusieurs reprises, puis plaça des pousses de bambou et des racines de lotus dans sa bouche. La consistance croustillante lui avait ouvert l’appétit en alternant entre l’inarizushi et les légumes mijotés.

C’était difficile de croire qu’une elfe mince comme elle puisse manger autant. C’était amusant de la voir placer chaque bouchée de nourriture l’une après l’autre dans sa bouche, même si elle était beaucoup plus maigre que moi. Elle avait bu du thé et s’était reposée un peu avant de se tourner vers moi avec le sourire.

« Hehe, j’ai eu raison de te suivre, Kazuhiho. Je me suis toujours demandée, mais est-ce que c’est fait maison ? » demanda Marie.

« Oui, le repas d’aujourd’hui l’est. Mais je l’achète au magasin quand je n’ai pas envie de cuisiner, » répondis-je.

« Où est-ce qu’ils les vendent ? Allez, dis-le-moi ! C’est à Sissle, tout près ? Ou est-ce à Phlox ? » demanda Marie.

Je ne pouvais pas lui dire que ça venait du Japon. Si j’essayais d’éviter la question et que je lui donnais une réponse vague, elle se gonflait les joues et s’énervait en disant que j’avais essayé d’« à nouveau de garder le secret ».

« Je t’en offrirai d’autres quand tu voudras. Reviens ici quand tu auras du temps libre, » déclarai-je.

« Je suis occupée par mes études, alors ce n’est pas comme si j’avais beaucoup de temps libre. Mais je suppose que je peux prendre une pause de temps en temps, » déclara Marie.

Ce n’était pas souvent qu’elle me montrait son joli sourire comme ça. J’avais entendu dire qu’elle n’aimait pas les humains, alors ça me rendait étrangement heureux quand elle est amicale avec moi. C’était comme interagir avec un animal sauvage qui ne devrait pas devenir amical avec toi, mais c’était probablement une façon extrêmement impolie de penser aux elfes.

« On devrait y aller bientôt. Je veux sortir d’ici avant le coucher du soleil, » déclarai-je.

« Oui, nous devrions y aller. Mais je suis assez pleine, alors ça te dérangerait de marcher lentement ? » demanda Marie.

Nous nous étions lavé les doigts avec la bouteille d’eau de tout à l’heure et nous nous étions essuyé les mains avec une serviette avant de nous lever pour partir. Finalement, nous nous étions dépoussiérés et notre petit déjeuner amusant avait pris fin.

Les ruines de Nazul-Nazul étaient pleines de zones avec de l’eau, et chaque partie d’entre elles était pleine d’humidité. Nous avions marché le long de la voie navigable et jeté un coup d’œil dans les habitations en passant. Il s’agit peut-être de ruines vieilles de 1 000 ans, mais en raison de leur emplacement souterrain, elles avaient été lentes à se détériorer et il n’était pas difficile d’imaginer que les gens avaient l’habitude de vivre ici.

Je me demandais quel genre de personnes vivaient dans un endroit si sombre comme celui-ci avant qu’il ne soit détruit il y a mille ans, et en réfléchissant à cette pensée, j’avais remarqué quelque chose dans l’ombre.

« Oh, un monstre. Attends ici une seconde... Heeey, bonjour ? » déclarai-je.

J’avais laissé Marie, effrayée, derrière moi et je m’étais approché de l’ombre qui me faisait lentement face. Le monstre ressemblait à un lézard sur deux pattes, et il était beaucoup plus large qu’un crocodile. Le niveau de celui-ci semblait se situer dans les vingt, et il était considéré comme assez vicieux.

On les appelait les hommes-lézards. C’était un peu étrange que même les femmes aient des « hommes » dans le nom, mais ce n’était pas si important que ça. Il avait dirigé ses yeux ronds vers moi, puis avait baissé la tête. C’était en partie parce qu’il y avait un écart de niveau très important, mais je pouvais aussi comprendre leur langage, alors il était rare de se battre avec moi à moins qu’il ne se passe quelque chose de radical.

« Ah, si ce n’est pas Kazuhiho. Tu vas te promener avec une elfe aujourd’hui ? Bon sang, je suis jaloux ! » déclara l’autre.

« Eh bien, je pense qu’elle en a juste après mon bento..., » lui répondis-je.

La plupart des hommes-lézards n’avaient pas l’habitude de parler, donc certaines parties de leur discours étaient un peu difficiles à comprendre. Mais certaines espèces de monstres n’avaient même pas de langue, donc c’était tout à fait dans les limites de ce que je pouvais gérer.

« Nous sommes juste venus explorer ces ruines. Alors, cette zone est-elle sûre ? » demandai-je.

« Je ne dirais pas cela... Il y a un dragon avec un nid à l’arrière, et elle vient d’entrer dans sa saison de frai. Ce serait dangereux de s’approcher de là. Mon peuple est une sous-espèce d’hommes-dragons, comme tu le sais, j’en suis sûr, et nous avons été garde-dragons depuis l’époque de mes ancêtres. Mais les jeunes d’aujourd’hui disent : “Nous sommes des lézards, pas des dragons !” Mais... Je m’écarte du sujet. Quoi qu’il en soit, le dragon qui est là-bas est très irritable en ce moment. Je te déconseille de t’approcher de cette zone, » me répondit-il.

Il parlait beaucoup pour un lézard.

J’avais salué l’homme-lézard serviable et j’étais parti. J’avais couru vers Marie, et elle m’avait regardé avec des yeux légèrement élargis.

« Mon Dieu, as-tu maintenant appris à parler aux monstres ? Où as-tu appris à faire ça ? Je doute qu’il existe une littérature de ce genre, » déclara Marie.

« Ouais, j’ai plongé la tête la première. Je ne peux pas compter combien de fois j’ai été attaqué, et il m’a fallu environ trois ans pour apprendre. Tu te rappelles comment tu m’as appris à parler elfique ? C’est un peu comme ça, » répondis-je.

« Oh, tu as vraiment plongé dedans, n’est-ce pas... Je me sens étrangement désolée pour les monstres de tout à l’heure, » déclara Marie.

***

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre 🙂 Retrouve t'il son bento a son réveil ? 😂

  2. Merci pour le chapitre !

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