Almadianos Eiyuuden – Tome 1 – Chapitre 11

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Chapitre 11

Elle ne savait pas quand cela avait commencé, mais Cornelia en était venue à ressentir une sensation d’oppression dans sa poitrine chaque fois qu’elle voyait le corps trempé de Kurats et ses expressions faciales paresseuses.

Quand elle était jeune, elle le considérait comme son charmant petit frère.

Cependant, ce charmant frère l’avait dépassée en un clin d’œil, et avait maintenant obtenu un corps massif et fort.

Elle avait l’habitude d’être plus forte que lui jusqu’à l’âge de huit ans, mais maintenant, elle ne pourrait même pas être son adversaire s’il la combattait sérieusement.

Le frère et la sœur vivaient ensemble depuis la mort de leurs parents, et Cornelia ne pouvait s’empêcher de souhaiter que cette relation se poursuive pour toujours.

« Merci de m’avoir sauvé... tu étais plutôt cool là-bas. »

« Quoi ? », demanda Kurats d’un ton douteux, puisque la voix de Cornelia s’était interrompue quand elle prononça sa dernière phrase.

« J’ai dit que tu es devenu plus fort ! »

Consciente du fait qu’elle commençait à rougir, Cornelia se retourna et se précipita vers la cuisine.

« Je vais bien te traiter afin de te remercier pour aujourd’hui ! »

Cornelia souriait joyeusement en parlant fort afin de cacher son embarras.

Cela semblait incroyable que tout à l’heure, elle se soit résignée à devenir la maîtresse de cet homme et à laisser son corps être sali par lui.

Et bien qu’elle ne sache pas combien de temps cela allait durer, Cornelia jura de protéger cette vie ordinaire qu’elle chérissait.

Parce que dans ce monde, le frère et la sœur n’avaient jamais rien fait l’un sans l’autre.

Après ça, une montagne de plats préférés de Kurats était apparue sur sa table. Inutile de dire qu’il avait commencé à avoir un sourire béat tout en claquant ses lèvres.

« Aah... J’ai tellement mangé ! Je vais dormir comme un bébé aujourd’hui ! »

{Que viens-tu de dire là !? As-tu sérieusement l’intention d’aller dormir, par hasard ? Inacceptable !}

Bernst intervint avec toute sa puissance alors qu’il voyait Kurats se diriger vers son lit avec un air satisfait sur son visage.

« Oui, la journée d’aujourd’hui m’a épuisée, alors je vais me dépêcher et aller au lit. »

{Qu’est-ce que tu es bête ! Qu’as-tu fait dans tout cela exactement ? Est-ce que j’ai manqué quelque chose ? N’y a-t-il pas autre chose que tu devrais faire ?}

Et dire que ce bon à rien est mon propre alter ego, pensa Bernst, se sentant honteux au point de presque tout détruire.

« Eh bien, j’ai déjà réussi à sauver ma sœur, alors je ne devrais pas avoir autre chose à faire, non ? ... »

{Es-tu d’accord pour simplement l’aider ? Est-ce que c’est vraiment tout ce que tu souhaites ?}

Quand il y pensait, Kurats ne pouvait pas prétendre que c’était la seule chose qu’il voulait.

Les sentiments que Kurats éprouvait envers sa sœur étaient plus ceux d’un amour romantique que ce que devait ressentir un frère pour sa sœur.

Tout en pensant cela, Kurats se rappela immédiatement la splendide peau nue de Cornelia qu’il avait aperçue dans le château, et il laissa involontairement ses convoitises lui rougir ses joues.

{Ou plutôt, tu ne comprends rien aux femmes, hein ? Peu importe comment tu la regardes, elle t’a clairement donné son consentement, tu comprends ?}

« Son consentement ? »

{C’est la manière qu’une femme utilise quand elle veut montrer à un homme qu’elle l’accepte ! Comment veux-tu séduire quelqu’un sans savoir ce genre de choses ?}

« Oh, et dis-moi comment étais-je supposé savoir cela ? De même, et si tu avais tort ? »

{Peu importe les moyens, tu dois faire tout ce qui est en ton pouvoir pour faire tienne cette femme, voilà ce que c’est que d’être un vrai homme !}

Pourquoi fait-il beaucoup de bruits pour si peu ? C’est la raison pour laquelle il est encore vierge ! pensa Bernst.

L’extrême faiblesse de Kurats fit que Bernst se sentit indigné du fond de son cœur.

À l’époque où il régnait en tant que roi de la magie, Bernst avait formé un harem d’innombrables femmes, même si c’était il y a longtemps.

Mais même sans cela, il ne faisait aucun doute qu’il aurait été facile pour quiconque ayant un peu d’expérience de voir à travers l’affection de Cornelia envers Kurats.

{Tout homme digne de ce nom devrait être capable de comprendre les signes silencieux d’une femme et de lui donner le dernier coup de pouce dont elle a besoin. Tu devrais juste aller voir cette femme et lui dire à voix basse ton amour, et elle tombera dans tes bras en un rien de temps.}

« Tu veux dire que je dois faire ça même si c’est ma sœur... ? »

Kurats avait avalé sa salive en une gorgée.

Maintenant qu’il en avait été informé, il se souvenait que lorsqu’il avait vu la peau de Cornelia, même si elle avait l’air d’être sur le point de pleurer, elle avait également rougi.

Alors qu’il s’imaginait enlacer le corps mince de Cornelia, Kurats ne pouvait empêcher son sang de se précipiter vers sa moitié inférieure.

Cependant, peut-être parce qu’il était faible en ce qui concerne l’amour, ou peut-être parce qu’il avait subi un lavage de cerveau dès son plus jeune âge, il semblait avoir rejeté instinctivement l’idée d’être plus résolu avec sa sœur.

« M-Mais, ma sœur n’a rien dit à ce sujet... »

{Ne peux-tu pas enlacer une femme à moins qu’elle ne te dise explicitement de le faire ?}

De sa propre expérience, Bernst savait qu’il était rare pour une femme de confesser son amour dès le départ.

Après être devenu le dirigeant suprême de son monde, les femmes s’étaient rassemblées autour de lui sans qu’il ait à dire un seul mot, mais avant cela, quand il était encore un aventurier à la recherche de connaissances, il avait du mal à séduire.

Il y a des milliers d’années, il fut un temps où même Bernst était aussi inexpérimenté et passif que Kurats.

C’était pourquoi il était si agacé et irrité par le comportement de Kurats, parce que, pour Bernst, c’était comme se voir lui-même quand il était encore inexpérimenté.

Mais même si cela n’avait pas été le cas, il partageait actuellement les sentiments de Kurats.

Donc, même s’il ne ressentait pas les choses aussi clairement que s’il l’avait lui-même ressenti, l’amour profond de Kurats pour Cornelia était toujours transmis à Bernst.

La colère de Kurats envers Joshua et cette passion bouillante qu’il avait ressentie en voyant la peau nue de Cornelia avait également stimulé les souvenirs oubliés de Bernst.

{Être influencé par des hommes forts fait partie des instincts de survie d’une femme ! N’est-ce pas le fait de mettre la main sur ta sœur qui est la principale raison pour laquelle tu as cherché la puissance !?}

La puissance n’était pas la seule chose que Bernst cherchait dans sa jeunesse.

À cette époque, quand il n’était encore personne, Bernst voulait aussi avoir la force de protéger sa femme.

« Mais si tu ne comprends pas ses intentions, ça va être vraiment embarrassant... ma sœur est très effrayante quand elle se fâche. »

{Tu es toujours naïf, Kurats ! Tu le regretteras à coup sûr une fois que tu deviendras un homme !}

« Eh bien, je suppose que je vais réfléchir à ce sujet une fois que je deviendrais un homme. »

Tout en se sentant un peu dépité, Kurats cacha tout son corps sous son futon et ferma les yeux.

Plutôt que de ses désirs charnels, sa priorité était le bonheur de sa sœur.

Et il ne pouvait pas dire s’il entrerait dans ce bonheur.

{Moi, j’ai besoin de passer ma frustration sur quelque chose, là, à cet instant !}

Pendant que Bernst se tortillait d’irritation, Cornelia rentrait dans son lit avec des joues rougissantes.

« L’a-t-il vu ? Je sais qu’il l’a vu. »

Elle buvait son lait matinal tous les jours, elle mangeait régulièrement de la viande de poulet parce qu’elle avait entendu dire que c’était bon pour la croissance des seins, et elle n’avait jamais fait preuve de négligence quand il s’agissait de faire ses exercices de croissance de la poitrine.

Alors, se demanda-t-elle, pourquoi sa poitrine n’avait-elle pas augmenté d’un millimètre malgré sa persistance ?

Les gènes de sa mère avaient fait des merveilles pour l’apparence, la stature et les capacités athlétiques de Cornelia, mais en ce qui concernait sa poitrine, il semblait que ces mêmes gènes avaient refusé de faire leur travail.

« Rien qu’à penser qu’il a pu voir mes petits seins... D’accord, ce soir, je ferais trois séries d’exercices ! »

Avec cette résolution ferme, Cornelia commença silencieusement à faire ses exercices de croissance de la poitrine en se demandant : « Mes efforts vont-ils payer un jour ? »

Si sa mère Friggs avait été ici, sa réponse aurait probablement été : « Je suis désolée, mais tu devrais tout simplement abandonner. »

☆☆☆

Il y avait quelques troubles domestiques dans le royaume de Jormungand.

Ils étaient dus au fait que le roi n’avait jamais pu avoir un fils, ses deux seules successeures étaient les deux princesses du royaume, donc il y avait quelques soucis que l’influence du pays s’affaiblirait dans le futur.

Mais il y avait une question encore plus critique à court terme, c’était le fait que deux factions distinctes s’étaient formées autour des deux princesses. Ces factions avaient commencé à se battre pour conduire la princesse qu’elle soutenait respectivement vers le trône.

Les nobles importants du pays avaient principalement soutenu la première princesse, Felbelle.

C’était une femme calme et belle qui ressemblait à une poupée avec ses cheveux argentés et ses yeux violets. Même si elle semblait fragile, elle avait un charme captivant qui était incomparable.

Dans la haute société, il y avait beaucoup d’hommes qui affluaient vers elle dans le passé, essayant par tous les moyens possibles de la séduire.

Mais celui qui avait finalement obtenu sa faveur était le marquis de Strasbourg, Albert.

Il était beau, il avait une grande influence dans la haute société du pays, et il était très estimé pour être un bon politicien malgré son jeune âge, et en se mariant à Felbelle, il était soudainement devenu l’une des forces politiques les plus importantes du royaume.

On pourrait dire que c’est grâce au pouvoir d’Albert que la faction de la première princesse dominait encore la cour royale, même si elle était mariée maintenant.

Contrairement à Felbelle, sa sœur Lunaria n’était pas très populaire parmi les nobles de la cour, mais elle était très populaire parmi les gens du pays et les personnalités importantes de l’armée.

C’était en grande partie dû au fait que Bayard Cellvis, le ministre de la guerre, était son tuteur.

Par conséquent, en dehors de la cour royale, la popularité de Lunaria, qui était facile à vivre et physiquement compétente, avait accablé Felbelle.

Chacune des sœurs avait ses mérites et ses démérites, et le roi Christopher était incapable de choisir entre les deux.

C’était à ce moment que la princesse Lunaria tomba dans une maladie étrange et mystérieuse.

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Un commentaire

  1. Encore bloqué sur mon portable. Une faute signalé :
    Après être devenu''es'' le dirigeant ...

    Strasbourg et le chevalier Bayard, encore un emprunt à l'histoire française 🙂

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