À la recherche sérieusement d'une sœur ! La Princesse Vampire Ultime – Tome 01 – Épisode 3 – Partie 4

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Épisode 3 : La fille normale autoproclamée fait ceci et cela à l’orphelinat

Partie 4

« Seigneur Gratt, nous sommes arrivés chez Madame Eindebelle. »

« Oui, je vous remercie. On va régler les négociations, alors vous attendez ici, Misty. » Il était le directeur de la Compagnie Marchande Gratt, une entreprise qui commençait à se distinguer dans la Capitale Impériale. Gratt ordonna à sa secrétaire d’attendre dans la voiture pendant qu’il descendait. Il avait ensuite arrangé son apparence avant d’entrer dans la boutique d’Eindebelle. Les marchandises enchantées d’Eindebelle possédaient une grande réputation dans la capitale, c’était donc des marchandises pour lesquelles la Compagnie Marchande Gratt devait simplement négocier des contrats. C’est la raison pour laquelle il avait naturellement dû y accorder toute l’attention voulue. Du moins, c’était l’histoire à laquelle Gratt s’en tenait. Bien que selon sa secrétaire Misty, ce ne soit rien de plus qu’un prétexte, car c’était un fait bien connu que Gratt avait un faible pour Eindebelle. Quoi qu’il en soit, Gratt était devenu excité et s’était faufilé dans la boutique d’Eindebelle.

Une fois à l’intérieur, il s’était rendu compte qu’il y avait une autre jeune fille inconnue en plus d’Eindebelle et Nanami. C’était peut-être une cliente qui était arrivée avant lui, mais Eindebelle lui parlait de quelque chose. Gratt décida d’attendre à l’entrée du magasin pour ne pas déranger Eindebelle pendant qu’elle faisait son travail. Mais il ne pouvait s’empêcher de se tourner les pouces.

Gratt avait regardé les trois femmes s’engager dans leur conversation. Il regarda d’abord Eindebelle. Ses cheveux roux se détachaient et ses yeux bleus étaient ceux d’une intellectuelle. Cette femme était remplie d’amour maternel et son expression était encore plus claire que d’habitude. Gratt se retrouva en train de soupirer face à sa beauté pure. Ensuite, ses yeux s’étaient tournés vers la fille adoptive d’Eindebelle, Nanami, qui devenait de plus en plus mignonne au fil des jours. Telle mère, telle fille — même si les deux femmes n’étaient pas liées par le sang. Elle serait probablement une très belle femme dans quelques années. Il ne restait plus que l’autre personne, la jeune fille qu’il croyait être une cliente. Sur les trois, c’est elle qui se démarquait le plus. La belle jeune femme ne pouvait être décrite que comme étant belle dans le sens le plus pur du terme. Cette fille, d’une beauté indéniable de la tête aux pieds, avait les cheveux d’un noir de jais. En la voyant si bien habillée, cela avait mis sa beauté et son charme en parfaite harmonie. C’était peut-être une aristocrate, ou un membre de la royauté déguisée. La seule chose qui était tout à fait claire, c’est que cette fille n’était pas une roturière.

… Je crois toujours que Mme Eindebelle est plus belle, de toute façon. Gratt pensa cela en décidant de revenir quand elle n’était pas occupée. Il s’était dit que le simple fait d’attendre dans les coulisses pour traiter avec un client de haut niveau pouvait nuire aux affaires. Cependant, la jeune fille se tourna vers lui comme si elle sentait sa présence dans la pièce.

« Belle, on dirait que tu as un client, » déclara la fille.

« C’est qui, bon sang ? On en arrivait aux petits détails… Oh, c’est Monsieur Gratt ! » s’exclama Eindebelle en voyant Gratt, ses joues rougissant légèrement. Elle n’avait pas du tout remarqué que Gratt semblait découragé en entendant ce qu’elle disait, pensant qu’il était vraiment arrivé au mauvais moment.

« Toutes mes excuses. J’ai l’impression d’être entré alors que vous êtes occupée. Je reviendrai plus tard. » Alors qu’il s’apprêtait à se retourner vers la porte, Eindebelle se précipita frénétiquement vers lui.

« Attendez, attendez ! C’était juste une petite conversation envoûtante, c’est tout. Vous n’entravez rien du tout, M. Gratt, » déclara Eindebelle.

« Ne dites-vous pas ça par simple considération ? » demanda Gratt.

« Bien sûr que non. J’aime que vous preniez toujours le temps de venir par vous-même, » déclara Eindebelle.

« Oh, non, non. Madame Eindebelle, venir à votre magasin vaut le déplacement, » répondit Gratt.

« Teehee, la flatterie vous mènera partout, » avait-elle commenté, rougissante et clairement assez satisfaite. Il savait qu’Eindebelle se transformait en une autre personne quand il s’agissait d’enchantements, et il semblait que cela expliquait ce qui s’était passé il y a un instant. Réalisant que ce n’était pas parce qu’elle ne l’aimait pas, Gratt poussa un soupir de soulagement. Il avait alors instantanément changé de rythme, mettant son visage de marchand axé sur les affaires en place.

« Madame Eindebelle, vous m’avez dit que vous aviez quelque chose d’intéressant dans les objets d’aujourd’hui ? » demanda Gratt.

« Oui, je l’ai fait, mais laissez-moi d’abord vous la présentez. Cette petite dame est la sauveuse de Nanami, Ristia. Et ce que j’ai trouvé d’intéressant, c’est d’elle, » déclara Eindebelle.

« Oh ho…, » Maintenant, c’est logique. Ce n’est donc pas un hasard si cette jeune femme remarquable est ici. Gratt pensa ça, dirigeant une fois de plus son attention vers Ristia. Ses yeux rouges et clairs rencontraient les yeux de Gratt. En la regardant de plus près, elle commençait à ressembler de moins en moins à une personne ordinaire. Si je baisse ma garde, je ne peux m’empêcher d’être submergé, se dit Gratt, essayant de revenir dans le rythme des choses. « Enchantée, Lady Ristia. Je m’appelle Gratt. J’établis des places d’affaires dans la Capitale Impériale. »

« Ravie de vous rencontrer, Monsieur Gratt. Je suis juste une fille ordinaire, » Ristia se leva de son siège et elle fit élégamment une révérence devant lui. Gratt s’était retrouvé à retenir un gloussement en conséquence. Une fille normale n’aurait jamais fait tout son possible pour s’adresser à elle comme une fille normale, pourtant elle était là, faisant preuve d’un respect si délicat de la manière la plus raffinée qui soit et se proclamant explicitement comme telle. C’était pratiquement la même chose qu’elle criait qu’elle n’était pas normale.

… Non, attendez. Il n’y a aucune chance que cette fille ne le sache pas elle-même. Si cette fille se présente comme normale en sachant qu’elle est si spécial... Je vois. Elle essaie de mesurer ma réaction. Elle allait probablement faire passer Gratt pour un homme d’affaires peu fiable si cette légère incohérence suffisait à la déprécier. Avec cette possibilité en tête, Gratt avait reconnu Ristia comme un partenaire d’affaires à ne pas prendre à la légère. Par conséquent, il n’y avait qu’une seule façon raisonnable pour Gratt de faire face à cette situation. Souviens-toi. Il suffit d’interagir de bonne foi avec elle en tant que partenaire commercial, quel que soit son statut social, conclut-il, en se mettant en garde contre sa propre conduite.

« Alors, Lady Ristia, on m’a dit que vous aviez des choses à me montrer aujourd’hui ? » demanda Gratt.

« Oui, ce serait exact. J’ai demandé à Belle de me présenter afin que je puisse vous intéresser à acheter les objets que j’ai créés aujourd’hui, » déclara Ristia.

« Très bien, très bien. Alors, j’aimerais commencer par voir la marchandise… Madame Belle, puis-je m’asseoir ? » demanda Gratt.

« Bien sûr, installez-vous, » déclara Eindebelle.

« Merci beaucoup, » l’avait-il remercié en prenant place à côté d’Eindebelle et en face de Ristia. Gratt était un peu gêné d’être assis juste à côté d’Eindebelle, mais il avait empêché cette idée heureuse de surgir dans sa tête, puisqu’il savait qu’il faisait des affaires.

« L’objet que j’espérais que vous m’achèteriez est une broche que j’ai fabriquée, » déclara Ristia, tirant la broche hors de l’air apparemment mince. Témoin de cela, pendant une fraction de seconde, Gratt se dit. Ça ne peut pas être une boîte à objets, n’est-ce pas ? Cela expliquerait beaucoup de choses, mais il n’y avait pas un être humain vivant capable d’utiliser une boîte à objets. C’était probablement une sorte de tour de passe-passe. Très probablement, c’était une stratégie pour distraire Gratt de la broche. L’essentiel, c’était d’évaluer la broche qu’elle lui avait présentée. Gratt l’avait compris et avait rapidement tourné son attention vers elle, et il n’avait pas fallu longtemps avant que son souffle ne soit coupé par sa beauté.

« … Ça vous dérange si je l’examine de plus près ? » demanda Gratt.

« Non, je vous en prie, » répondit Ristia.

« Merci beaucoup. » Mettant sa témérité à l’épreuve, il avait utilisé un morceau de tissu qu’il avait sur lui pour prendre la broche. Il s’agissait d’une broche à cœur ouvert avec différentes tailles pour les deux côtés. Cependant, la différence de taille semble avoir été faite d’une manière parfaitement calculée. C’était asymétrique, tout en maintenant un certain équilibre. Plus importants encore, ses contours étaient superbes — beaux, sans aucune irrégularité. Gratt n’avait jamais vu de contours aussi esthétiques que celui-ci. Et la pierre sertie en son centre… était une pierre magique, sans aucun doute. La pierre magique aux reflets arc-en-ciel possédait un potentiel exquis des plus grands bijoux. De plus, la matière argentée qui composait la broche l’intriguait. Au début, il pensait que c’était de l’argent, mais une fois qu’il l’avait tenu dans sa main, il avait remarqué qu’il avait un poids considérable.

Je ne peux pas estimer un poids exact puisqu’il y a une pierre magique dedans, mais je suppose que c’est à peu près le double du poids de l’argent. Il s’était creusé la tête, en arrivant à la conclusion que c’était fait de platine. Pour être franc, la broche était tout simplement sublime. Mais c’était la raison pour laquelle il était difficile de croire qu’une fille aussi jeune puisse y arriver. C’est dans cet esprit que Gratt avait décidé de la piéger pour aller au fond des choses.

« C’est un très beau design. Vous avez l’air d’être très douée, » déclara Gratt.

« Hehehehe, merci beaucoup, » répondit Ristia, ses lèvres se courbant en un sourire doux. Il ne sentait pas une once de nervosité de sa part, en fait, il ressentait un air de confiance.

« Pourtant, c’est vraiment magnifique. Est-ce de l’argent ? » demanda Gratt.

« Non, c’est du platine, » déclara Ristia.

« Du platine, vous dites ? » demanda Gratt.

« Oui, il ne s’oxyde pas aussi facilement que l’argent. J’ai aussi mélangé d’autres métaux pour le durcir, » déclara Ristia.

« … Oh ho, c’est vrai ? » déclara Gratt, avec un grand calme alors qu’il se trouvait dans un état de choc complet à l’intérieur. Même Gratt connaissait la différence et les caractéristiques entre le platine et l’argent, mais il n’était pas au courant de l’acte de mélanger d’autres métaux pour le durcir. Si c’était vrai, ce serait un secret commercial parmi les secrets commerciaux, même pour les sculpteurs sur métal. Si l’on considère que Ristia était au courant, il y avait une chance qu’elle était elle-même une sculptrice sur métal de première classe. Mais si elle était une sculptrice sur métal de première classe, elle ne divulguerait pas si facilement des secrets commerciaux. Il ne savait pas à qui il avait affaire ici.

« M. Gratt. Mademoiselle Ristia l’a fait sous mes yeux, » déclara Eindebelle.

« Oh ho. Elle l’a fait maintenant ? » Gratt avait eu une relation assez longue avec Eindebelle, alors il ne pensait pas qu’elle mentait. Cela voulait vraiment dire que Ristia avait fait cette broche elle-même. Cette information était venue à la rescousse de Gratt parce qu’il ne savait rien de tout ça. Bien qu’il y avait beaucoup de choses qu’il ne comprenait pas, il ne semblait pas que la broche était, dans tous les cas, un objet volé. Il avait décidé qu’aussi longtemps qu’il le savait, il pouvait mettre de côté tous les autres facteurs de côtés pour le moment. C’était une décision qui semblait arriver un peu trop tard, cependant. Ristia avait remarqué qu’on la soupçonnait, car son visage était orné d’un sourire gêné. « Mes excuses. Je dirige une entreprise ici, voyez-vous. Je dois faire très attention à la façon dont je manipule mes produits. »

« Oui, je comprends, c’est pour ça que ça ne m’inquiète pas, » déclara Ristia.

Malgré Gratt et ses inquiétudes, Ristia avait répondu avec un tendre sourire. Grâce à sa tolérance, la jeune fille avait pris une longueur d’avance sur Gratt. Gratt s’était lui-même réprimandé. Je ne peux pas me permettre de tout gâcher davantage.

« Alors, Monsieur… ça vous intéresse de l’acheter ? » demanda Ristia.

« Ah, c’est vrai. J’aurai un devis définitif pour vous après avoir confirmé les matériaux de cet article, mais que pensez-vous de trente pièces d’or… non, cinquante pièces d’or ? » Cinquante pièces d’or suffisaient pour construire une belle maison. C’était un prix relativement élevé, mais le slogan du « platine durci » ne pouvait qu’attirer l’attention des aristocrates et des nobles, et c’était sur cette idée qu’il avait mis un tel prix. Il pensait qu’il s’agissait d’une transaction plus que satisfaisante. Cependant…

« Attendez un peu ! » Eindebelle cria inopinément afin d’arrêter les procédures.

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