100 en Chance et une Compétence en Domptage de Dragons – Tome 3 – Chapitre 56 – Partie 3

***

Chapitre 56 : Folie à la cour

Partie 3

« C’est une bonne question. » Fit remarquer le roi.

« Qui a dit que ce vieux dragon ne pouvait pas se battre ? » J’avais souri.

« Brekkar. As-tu quelque chose à dire à ce propos ? » demanda le roi.

« Ahem! Oui, Votre Majesté, j’allais l’annoncer tôt ou tard, mais je suis de retour en bonne santé. J’ai été guéri et je récupère rapidement ma force d’antan, » déclara-t-il avec un sourire tandis que sa queue rouge-sombre s’agitait lentement de gauche à droite.

« Est-ce vrai ? Et qui est celui qui t’a guéri ? » demanda-t-il.

« Alkelios Yatagai, Votre Majesté, » répondit-il en s’inclinant.

Les murmures envahirent une fois de plus la salle, augmentant encore le bruit de fond.

« SILENCE ! » Ordonna le roi alors qu’il les fixait tous.

Avec un bruit de prise de respiration par plusieurs d’entre eux, le roi se retourna vers Brekkar et lui demanda.

« Où se situe ta loyauté ? » lui demanda-t-il.

« Avec vous, Votre Majesté, » il s’inclina profondément devant le roi.

La confusion parmi les nobles avait augmenté.

« Hm, très bien. Si c’est comme ça, il n’y a aucun problème à faire de toi le général de l’armée de Brekkar, » le roi acquiesça de la tête, satisfait.

« Des objections ? » avais-je demandé en regardant les nobles.

Personne n’avait répondu.

Brekkar avait une bonne réputation parmi les nobles et son sacrifice 38 ans plus tôt n’était pas à prendre à la légère. S’il était soigné, ils préféreraient attendre qu’il retrouve ses forces plutôt que de remettre l’armée à un jeune dragon sans expérience comme Draejan.

Cette déclaration cependant, avait semblé déclencher quelque chose dans un certain dragon. Il avait l’air calme, comme s’il s’attendait à ce résultat, mais ses poings serrés saignaient presque en raison de la force avec laquelle il les serrait.

« Maintenant, pour ma troisième demande, je veux que Votre Majesté dissolve officiellement l’engagement entre Seryanna Draketerus et Draejan Andrakaryus Doesya, » déclarai-je.

« Je n’ai jamais su qu’elle lui était fiancée pour commencer, » le roi plissa les yeux. « Malgré cela, je ne peux le faire que si les parties impliquées le souhaitent également. »

« Votre Majesté, je ne me suis jamais considérée comme la fiancée de Draejan et on m’a dit que cet engagement était un ordre royal. » Seryanna s’avança et déclara cela.

« Est-ce le cas ? Alors qui l’a ordonné ? » demanda le roi en regardant autour de lui.

« C’était moi, Votre Majesté. » Elovius s’avança.

« Toi ? Pourquoi ? » demanda-t-il en se frottant le menton.

« Afin de faciliter la transition du chef de l’armée de Brekkar. À l’époque, je croyais que Brekkar était toujours malade et incapable de se battre davantage. En tant que tel, je souhaitais au moins préserver la puissance et l’héritage de son armée. Je l’ai également fait en pensant que le fait qu’Albeyater ne soit pas affaibli pourrait être un symbole à la fois extérieur et pour la population, » répondit Elovius en s’inclinant courtoisement.

Normalement, j’aurais pu soupçonner Elovius d’être le cerveau, mais lorsque j’avais rencontré le roi pour la première fois, il m’avait assuré que son fils était tout au plus difficile à comprendre, mais sa loyauté et ses intentions étaient toutes au bon endroit.

« Je comprends. Dans ces circonstances, crois-tu toujours que c’est la bonne chose ? » lui demanda Feryumstark.

Elovius jeta un coup d’œil à Brekkar puis à son père, le roi. « Non. » Répondit-il.

« Je vois. Alors, l’engagement entre Seryanna Draketerus et Draejan Andrakaryus Doesya n’a aucune raison d’être quand l’un des deux ne le souhaite pas, et que la raison d’origine qui la poussée n’est plus, » déclara le roi.

Les nobles hochèrent la tête, tandis que Draejan déglutissait.

« Quelque chose d’autre, Alkelios Yatagai ? » demanda le roi.

« J’aurai vraiment besoin d’un massage du dos, mais je ne peux pas vous le demander, » j’avais ri.

« Ce serait ridicule, » se moqua le roi.

Les autres avaient simplement réagi violemment à ma blague innocente.

« Ahem ! En tout cas, oui ! Je souhaite que Votre Majesté déclare que je suis pardonné de tous les crimes contre la couronne que quiconque pourrait croire que j’ai commis aujourd’hui ou dans le passé, tels que vous menacer et les autres choses du genre, » avais-je déclaré.

« Hm… où est votre fidélité, Alkelios Yatagai ? Déclarez ceci d’abord devant moi et les Dieux, et je vous répondrai. » Répondit le roi d’un ton sévère.

J’avais souri.

« Moi, Alkelios Yatagai déclare officiellement mon allégeance à la Troisième Princesse du royaume dragon d’Albeyater, Elleyzabelle Sojourn Seyendraugher et, par extension, Leurs Majestés le roi et la reine du royaume d’Albeyater, Feryumstark Seyendraugher et Elliessara Seyendraugher ! » déclarai-je d’un ton fort.

À l’exception des rares personnes qui me connaissaient, les expressions choquées sur leurs visages étaient inestimables. Elovius avait même la bouche grande ouverte malgré la grossièreté de ce geste. Même Draejan me regardait avec de grands yeux, comme s’il ne croyait pas ses oreilles. Quant au groupe qui avait ouvertement révélé le fait qu’ils avaient trahi le royaume parce qu’ils pensaient que j’étais un humain envoyé par des humains afin de les aider dans leur complot, ils avaient l’air d’être écrasés par le poids du monde et ils n’avaient pas la force de se relever.

« C-c’est fini..., » déclara Pallause.

Oui, ça l’est…, avais-je pensé.

Le roi ferma les yeux un instant puis éclata de rire.

« Vous l’avez entendu, non ? Avez-vous des objections ? » Demanda-t-il en regardant les nobles choqués qui se tenaient à ses côtés.

« Non, » déclara Brekkar.

« Moi non plus, » déclara Elleyzabelle avec un sourire poli.

« Je ne vois aucune raison pour laquelle il ne devrait pas être pardonné. Compte tenu de tout ce qui s’est passé jusqu’à présent, il mérite vraiment d’être gracié ! » avait déclaré l’un des nobles.

« Je suis d’accord. L’humain a des tripes ! Il pense plus comme un dragon que comme un humain, » déclara un autre.

« Bien que je sois également d’accord, je ne lui fais pas confiance, » annonça un autre.

« Je ne crois pas que tout cela concernait la confiance en premier lieu. Maintenant qu’il a déclaré cela, tout a du sens. J’ai trouvé étrange qu’il n’ait simplement pas utilisé cette capacité pour détruire tout simplement le royaume. Une attaque comme celle d’un humain haïssant les dragons aurait été ce qu’il y avait de mieux pour lui, » un autre avait fait cette remarque.

« Je suis juste déçu d’avoir appris que tant de dragons que je pensais respectables soient des… traîtres, » avait déclaré l’un des nobles en poussant un soupir.

Ils avaient continué à exprimer leurs opinions les uns après les autres, tandis que les traîtres étaient incapables de prononcer un seul mot. Ils étaient dévastés par l’état des choses.

« Bien, comme vous pouvez le voir, il n’y a pas d’objection. Alors oui, je vous pardonne officiellement, Alkelios Yatagai, pour tout crime commis contre la couronne jusqu’à ce moment. J’accepte également votre déclaration de fidélité, » déclara Feryumstark avec un sourire narquois.

« Merci, Votre Majesté ! Eh bien ! Finalement ! Tendre mon bras comme ça tout ce temps était fatigant ! » me plaignais-je en annulant le sort.

L’énorme menace qui pesait sur la vie de tous les habitants de cette ville avait été résorbée en tant qu’énergie magique dans mon corps.

En la voyant disparaître, tout le monde poussa un soupir de soulagement, en particulier les gardes. Cependant, il nous restait encore une chose à faire avant de célébrer le tout.

« Alkelios, voici votre premier ordre. Arrêtez ces imbéciles qui ont essayé de comploter contre moi, » déclara Feryumstark en montrant le groupe de traîtres.

« Avec plaisir ! » Je fis un salut courtois.

« Attendez ! Non ! Il doit y avoir une erreur ! » s’était plaint l’un d’eux.

« Tu nous as trompés ! » déclara Pallause.

Le vicomte Galbarion était déjà dans les pommes, en voyant la manière dont il avait annoncé avoir empoisonné délibérément la reine. Après qu’il ait tout révélé, la seule chose qui l’attendrait était la mort ou la potence, selon la miséricorde du roi.

Mon seul travail jusqu’à présent était de les révéler et les appréhender.

« Je ne comprends pas… pourquoi un humain comme vous nous aiderait-il ? » demanda Elovius alors qu’il s’approchait de moi.

« Pourquoi ne devrais-je pas aider mes amis ? » avais-je demandé en inclinant la tête vers la gauche.

« Pardon ? » Il cligna des yeux confus.

« Allez demander à votre père, je vais m’occuper de ses idiots. » J’avais souri et avais fait craquer mes doigts alors que je me préparais à les assommer puis à les attacher.

Mes cordes étaient enchantées et pouvaient même résister à un chien à quatre têtes que j’avais rencontré en arrivant dans ce monde.

« Ne pouvons-nous pas en parler ? » demanda l’un d’eux.

J’avais souri et l’avais frappé.

Quelques minutes plus tard, le travail était terminé et tous ceux qui se révélaient être des traîtres étaient en train d’être emmenés dans les cellules où le processus d’interrogatoire allait les faire révéler tous les petits secrets qu’ils avaient. C’était s’ils ne mouraient pas lors de l’interrogatoire. S’ils survivaient, une mort rapide les attendait à la place de davantage de tortures.

Avec un sourire, j’étais retourné vers le roi, qui disait quelque chose à Elovius. Quand il m’avait vu, les deux s’étaient arrêtés. Le Premier ministre avait été le premier à prendre la parole.

« Mes excuses, Alkelios Yatagai, si j’avais été au courant de tout cela..., » il baissa la tête.

« Tout va bien. J’ai dû apprendre beaucoup de choses ainsi. En plus, tout s’est bien passé et c’est ce qui est important ! » J’avais ri.

« Je vois. Je m’excuse néanmoins et je vais prendre cette leçon à cœur pour qu’à l’avenir je sois plus conscient de mon environnement, » déclara-t-il avant de revenir à sa place à côté du roi.

Le suivant à s’approcher de moi était Brekkar.

« Je ne t’ai pas vu depuis si longtemps, et tu m’as déjà dépassé en force ! Tu es un miracle marchant ! » Il avait ri et tapota mes épaules avec ses mains.

« C’est bon de te voir, mon ami. Je ne suis plus faible, » déclara Iolaus avec un sourire narquois.

« Si on parle de Kléo en revanche, ce garçon est inutile, » Brekkar laissa échapper un soupir.

« J-J… CE N’EST PAS VRAI ! » Répliqua le dragon.

« Bwahahaha! C’est bon d’être jeune ! » Brekkar tapa le dos du dragon.

« Bon retour, Alkelios ! Comme d’habitude, tu ne manques pas de m’impressionner ! Je savais que j’avais raison pour toi à l’époque ! Tu es vraiment un dragon intéressant ! » déclara Kataryna avec un sourire lorsqu’elle s’approcha. Avant que je ne le sache, elle vola mes lèvres. « Bon retour ! Fufu ! » Déclara la dragonne après que nos lèvres se soient séparées.

« Hey ! Il est à moi ! » Seryanna tira Kataryna en arrière, mais quand elle me regarda dans les yeux, son visage devint complètement rouge. « B-bon retour, » avait elle dit.

« Content d’être revenu, » déclarai-je. Cette fois, j'avais pris les devants pour l’embrasser.

« AHEM! » Le roi nous avait interrompus.

Nous avions tous cligné des yeux de surprise, puis nous avions regardé vers lui. Elovius soupira et secoua la tête. Les nobles levèrent les yeux au ciel et le roi nous regardait.

« C’est bien que vous ayez votre petite réunion juste devant moi, mais il y a des questions importantes qui nécessitent notre attention, en particulier avec la révélation faite aujourd’hui de tant de traîtres au sein de ma cour. De plus, ma femme aimerait aussi vous parler, » avait-il déclaré.

« Mère le ferait ? » Demanda Elovius, surpris.

« Oui, » le roi acquiesça.

Tout le monde recommença à murmurer. Cela devenait un peu ridicule.

« Chose sûre. Oh, mais avant cela, il me reste encore une chose à régler, » déclarai-je avec un sourire narquois.

« Qu’est-ce que c’est ? » demanda le roi avec les sourcils plissés.

« Sire Draejan Andrakaryus Doesya, je vous défie en duel. Si je gagne, il vous sera interdit d’essayer de redevenir général, à moins que je n’approuve officiellement ! » Je le pointais du doigt.

« Tu souhaites me défier, une fois de plus ? » demanda-t-il en plissant les sourcils.

« Oui. » Je hochai la tête.

« Tu es un humain insensé, comme toujours. Et moi qui pensais que tu avais changé, » il secoua la tête et soupira.

« Qui sait ? Eh bien, acceptez-vous ou non ? » lui avais-je demandé.

« Et qu’est-ce que j’y gagnerai ? » demanda-t-il.

« Mon approbation officielle et une armure complète que je ferai personnellement, » répondis-je avec un sourire.

Il plissa les sourcils. « Tu es forgeron ? » Demanda-t-il.

« Parmi beaucoup d’autres choses, je peux aussi faire de belles bagues enchantées. Grâce à ma compétence Artisant Brillant, je peux créer de nombreux bijoux et accessoires intéressants. » J’avais souri.

« Ça me paraît juste. Si je ne peux même pas vaincre un faible humain, comment puis-je oser demander le titre de général ? » se moqua-t-il.

« Un duel équitable. J’aime et j’approuve, » avait déclaré le roi.

« Allons tout de suite au terrain d’entraînement alors ! » déclara Brekkar à voix haute.

« Maintenant, ça va être intéressant ! » déclara Kataryna alors que sa queue se balançait dans les airs.

« J’ai l’impression d’avoir été complètement ignorée..., » Kléo laissa échapper un soupir et baissa les yeux.

« Pas vraiment. Je suis heureux de te revoir, Kléo, » lui avais-je dit avec un sourire avant de suivre Draejan vers le terrain d’entraînement.

***

9 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Merci pour le chapitre !

  3. une punition en perspective? génial^^. hâte de lire la suite, mais comme toujours... une semaine d'attente, sniff........

  4. on aura encore deux super chapitre, vivement que drejean prenne sa deculotté, enfin j'esp_re que ca sera le cas...

  5. Ciel, le Héros à menti 😈 Alkelios a déclaré qu'il ne ferait pas de mal aux traîtres mais il les a assommer !

  6. Merci pour le chap ^^

Laisser un commentaire