100 en Chance et une Compétence en Domptage de Dragons – Tome 3 – Chapitre 56 – Partie 1

***

Chapitre 56 : Folie à la cour

Partie 1

***Point de vue d’Alkelios***

Ainsi, je me tenais devant celui considéré et respecté comme étant le dragon le plus puissance du royaume d’Albeyater, le roi d’Albeyater, Feryumstark Seyendraugher.

Sa présence n’était pas à négliger. Même maintenant, je sentais qu’il n’allait pas me laisser faire d’erreurs. J’étais fort maintenant, certes, mais il l’était toujours plus. Pourtant, je me tenais maintenant devant lui, menaçant tout ce qui lui était cher, et avec une seule pensée, je pourrais tout éradiquer.

La réalité était telle : rien ne durait éternellement. Peu importe combien nous gardions certaines choses, elles finiraient inévitablement. Peu importe combien nous voudrions que quelque chose reste le même, un jour cela changera. La technologie était tombée en panne ou était devenue obsolète. Les personnes mouraient, déménageaient ou changeaient. La loyauté évoluait au fil du temps, laissant apparaître de nouvelles guerres ou de nouveaux moments de paix.

Rien n’était certain. Rien ne durerait. Mais… ce changement était absolument parfait. C’était ce qui était merveilleux dans la vie et l’univers même. Le changement était ce qui faisait bouger, ce qui faisait avancer même quand on semblait reculer. Le changement était ce qui créait absolument tout ce qui nous était cher au départ.

Cependant, accepter le changement n’était pas une chose facile à faire, et précisément à cause de cela, Feryumstark et moi avions compris que ceux qui le craignaient seraient les premiers à s’effondrer.

Dans ce cas, j’avais apporté le changement avec mon attaque inconcevable. J’avais exigé des choses en attaquant l’autorité du roi. Je m’étais posé devant tous en tant que... fou, instable et humain.

Ainsi, ne serait-il pas logique que les quelques personnes qui n’avaient pas encore atteint l’éveil supérieur et se souviennent de leur vie prennent la résolution de tenter de la sauver ? N’était-il pas logique que les quelques nobles qui haïssaient ou voyaient l’actuel roi comme faible tentent de se tenir à mes côtés ?

C’était normal, naturel, compréhensible…

Mais jusqu’à présent, rien ne leur donnait une raison de le faire… rien ne leur faisait assez peur pour se dégager de leur propre coquille et sauter sur le rebord qui donnait un sentiment de sécurité.

Ainsi, j’avais parlé… en essayant de faire sortir les rats…

« Votre Majesté, savez-vous qui je suis ? » avais-je demandé en inclinant la tête vers la gauche.

« Non. » Il avait menti.

« BIEN ! BIEN ! Je suppose que vous n’avez pas entendu parler d’Alkelios Yatagai ? » demandai-je.

« Si j’avais su d’avance qu’un élément dangereux comme vous existait, j’aurais tout fait pour vous arrêter avant, » déclara-t-il.

Ce n’était probablement pas un mensonge, mais la condition sous-jacente qu’il n’avait pas énoncée à haute voix était le fait que je devais prouver que j’étais contre ses règles.

« Eh bien, vos sujets n’avaient aucune raison d’expliquer l’apparition d’un ancien petit humain tel que moi, » je m’étais incliné.

« Humain ? » l’un des nobles laissa échapper ce mot.

Lorsque je m’étais présenté, j’avais déclaré être un ancien humain. Ceux qui connaissaient les détails de ma compétence comprirent immédiatement ce que cela impliquait. C’est pourquoi Seryanna s’efforçait de ne pas rougir et de me regarder avec un regard fébrile. Kataryna remuait sa queue comme un chien prêt à sauter sur une friandise…

S’il vous plaît, attendez, vous deux ! J’avais prié dans mon esprit.

Quoi qu’il en soit, le sens commun de ce monde dictait qu’il était absolument IMPOSSIBLE de changer simplement d’espèce. Personne auparavant n’avait rencontré un héros humain comme moi, alors ils ne savaient pas que nos compétences spéciales permettaient à certains d’entre nous de faire exactement cela. J’avais le sentiment que ceux qui avaient une capacité similaire pour les elfes les relliars, les nains et ainsi de suite se voyaient également la possibilité de changer de race au niveau 5 de la compétence.

Mais, comme je l’avais déjà mentionné, cette information était considérée comme absolument absurde par la majorité des habitants de ce monde. La minorité était composée uniquement de quelques-uns qui avaient eu une interaction suffisamment grande avec les héros pour le découvrir.

« Est-ce mauvais que je sois humain ? » demandai-je avec un sourire alors que je regardais le dragon.

Il fit de grands yeux et déglutit. « N-Non… je n’ai pas dit ça ! » Il secoua la tête, refusant de penser, mais quelque chose me dit que c’était autre chose qui l’avait surpris.

« Ha en parlant d’humain, la reine a été empoisonnée par l’un des miens, n’est-ce pas ? » avais-je dit avec un sourire narquois, j’avais plissé les yeux vers le roi.

Immédiatement, une puissante intention meurtrière avait été libérée de son corps, faisant pression sur tous ceux se trouvant dans cette pièce et envoyant des frissons dans le dos.

« Oh ! Terrifiant~ ! Mais arrête, lézard ! » Je lui avais fait signe.

Le roi semblait réticent, alors j’avais pointé la sphère que je tenais au-dessus de ma tête.

Immédiatement, l’intention meurtrière avait disparu.

Les nobles avaient dégluti et avaient commencé à murmurer entre eux.

« Bien… je suppose que je devrais faire part de mes revendications, mais je veux tout d’abord savoir… quelqu’un ici est du côté des humains ? » avais-je demandé.

Moi, un ancien humain, n’étais plus du côté des humains, mais peu le savaient.

Ceux qui me regardaient maintenant le croyaient, alors, quelques individus commençaient à s’agiter.

« Je vais simplement vous rappeler ceci, mais je peux faire exploser toute cette ville en un clin d’œil, alors dites-moi… QUI parmi vous est du côté humain ? » demandai-je avec un sourire.

« Q-Qu’est-ce que vous comptez faire si vous en découvrez ? » Demanda quelqu’un à ma gauche.

C’était un dragon maigre à écailles grises avec une longue barbe, des yeux de dragons, des cornes lisses poussant en arrière, mais ses mains, ses pieds et sa queue étaient ceux d’un lézard. Il avait l’air jeune ? Peut-être 30 ans selon mes estimations soit 200 de dragons ?

« Je pourrais NE pas les attaquer, » déclarai-je.

Je ne le ferais pas, mais le roi allait certainement le faire ensuite. Je n’avais pas menti, mais mes mots ne voulaient pas non plus dire que j’allais les protéger.

« Je le suis ! » Un gros dragon à l’arrière leva la main et s’avança.

« Marquis Belogna ? » Demanda le roi.

« J-j’ai secrètement échangé avec les humains… je suis de votre côté, humain... » Il déglutit et essaya fort d’éviter le regard des autres dragons et celui du roi.

« Bien ! Tenez-vous là-bas, à l’arrière, » j’avais pointé vers ma gauche à un endroit vide de la pièce.

Kataryna était de ce côté et, au moment où je l’avais regardée dans les yeux, elle avait compris qu’elle devait s’assurer de ne pas laisser les rats disparaître de sa vue.

« Je suis du côté des humains ! » déclara un autre dragon, il avait des écailles vertes, était maigre et était vêtu de vêtements assez chers.

« Vicomte Draghun ? » Demanda le roi, mais il fut à nouveau ignoré.

« Bien ! D’autres ? » Demandai-je.

Peu de temps après, plusieurs autres dragons levèrent la main et se séparèrent des autres nobles qui commençaient déjà à leur lancer des regards furieux. Le plus effrayant de tous était Elovius, le Premier ministre.

Je suppose qu’il ne les a jamais soupçonnés d’être des traîtres, hein ? pensais-je.

« Ceux qui ont déclaré être du côté des humains, je tiendrai ma parole, je ne vous attaquerai pas, » avais-je déclaré.

« Alors, vous nous laisserez partir ? » demanda Draghun.

« Pas encore, vous devrez informer vos alliés de ce qui va se passer ici, » déclarai-je en secouant la tête.

« Mais vous ne nous ferez pas de mal, n’est-ce pas ? » demanda-t-il.

« Je ne le ferai pas, » avais-je répondu en mettant l’accent sur le « Je ».

« Si vous voulez des contacts avec les humains, j’en ai plusieurs, » déclara tout à coup un dragon.

Il ne faisait pas partie du groupe mis de côté, mais de ceux restant encore.

« Vous ? Duc Pallause ? Comment osez-vous ! » Demanda Feryumstark dans un rugissement.

Vous ne l’avez pas vu venir, n’est-ce pas ? me demandais-je.

« C’est simple, Votre Majesté. Ce royaume est en train de pourrir. Depuis l’idiotie venant de la reine à propos de la paix avec les humains, les choses se sont très mal passées pour nous. Non seulement nos armées se sont affaiblies, mais notre commerce en a également souffert. Sans restaurer l’armée de Brekkar et ramener son territoire à son ancienne gloire, vous le laissez pourrir ainsi, niant le droit à une incursion en représailles de l’attaque humaines, » avait-il déclaré.

« Ça ne semble pas être bien pour les humains ? » avais-je souligné en penchant la tête vers la droite.

« Je me suis rangé du côté des humains il y a environ 28 ans. Vous ne le savez peut-être pas, Votre Majesté, mais les humains veulent la guerre parce que c’est rentable. Cependant, en raison de votre réticence à attaquer, des sympathisants des dragons ont commencé à apparaître dans leur population. Si les choses restent ainsi, la guerre pourrait prendre fin, mais nous avons aussi besoin de cette guerre. Le soutien que nous recevons des autres royaumes, la manière dont notre commerce fonctionne, la volonté de notre royaume tout entier est basé sur cette guerre. Albeyater s’est développé pendant la guerre et est resté stable avec elle ! Nos incursions et invasions sont indispensables ! » déclara-t-il en soulignant chaque détail.

« Alors, pourquoi être avec les humains ? » lui avais-je demandé.

« Pour écarter ceux qui souhaitent la paix, le roi et la reine, » répondit-il.

« Quoi ? » Cette fois, ce fut Elovius qui demanda, surprit.

« Avec ces deux personnes disparues, la guerre est garantie. Et il semble que ce soit le moment tant attendu. Je crois que l’empereur d’Akutan vous a envoyé ? Ou était-ce le roi des Dix Épées ? » me demanda-t-il.

« C’est un secret, » j’avais souri.

« Je vois… très bien, je vais aller me tenir là-bas le temps que vous vous occupiez d’eux, » déclara-t-il calmement.

Ce dragon à écailles rouge vêtu d’une élégante robe brodée de fil d’or ne se distinguait pas parmi les autres de mon point de vue. Il avait l’air plutôt fade à mon avis, mais son sourire confiant me déclara qu’il ne craignait pas le moins du monde de trahir le roi. En fait, j’avais l’impression qu’il était heureux de la tournure des choses.

« Intéressant..., » murmurai-je.

En regardant le roi, je l’avais vu à peine contenir sa colère. Bien sûr, il savait qu’il pourrait briser notre petite mise en scène à tout moment, car je n’avais jamais prévu de vraiment lancer cette arme nucléaire sur la ville, mais à part lui et mes amis, personne d’autre ne le savait.

Ce que j’avais trouvé étrangement inconfortable, c’est le fait que Draejan n’avait pas encore quitté son poste. Il ne montrait aucune émotion non plus. Non, ce qu’il faisait, c’était d’analyser calmement toute cette situation, presque comme s’il était au courant de notre petite pièce.

Peut-être que je devrais l’appâter ? Je me demandais en regardant à travers les nobles restants, essayant d’éviter son regard.

« J’ai entendu quelque chose d’intéressant à propos d’un thé… et de racines de Ryumarry ? Celui qui sait de quoi je parle, avancez-vous, » déclarai-je.

Le roi se figea sur place.

Les autres murmuraient.

Pallause plissa les yeux vers moi.

Mais jusqu’à présent, aucun d’entre eux n’avait réagi.

C’est étrange… N’est-il pas présent ? me demandais-je.

Après un moment, quelqu’un leva la main.

C’était un petit dragon gros qui transpirait beaucoup. Outre une paire d’ailes courtes et les yeux fendus, rien ne pourrait supposer qu’il n’était pas humain.

« Et vous êtes..., » déclarai-je, mais je m’arrêtai.

« Oui, je suis le vicomte Galbarion. J’ai fait ce qu’on m’avait dit et j’ai empoisonné le thé de la reine avec de la poussière de racine de Ryumarry..., » déclara-t-il en essuyant sa sueur avec un mouchoir.

Lorsqu’il rencontra le regard furieux du roi, il se mit à trembler de peur.

Ce dragon… il est terriblement faible, avais-je remarqué.

« Je vois ! Bon travail ! Maintenant, allez vous mettre à côté de Pallause, » déclarai-je en lui montrant du doigt.

« M-merci, merci..., » marmonna-t-il.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

8 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

  2. Merci pour le chapitre.
    Tien une purge de nobles corrompue.

  3. merci pour ce chapitre^^. un massacre à venir? intéressant, mais une semaine d'attente encore... sniff :'(...

  4. Merci pour le chapitre.

Laisser un commentaire