100 en Chance et une Compétence en Domptage de Dragons – Tome 3 – Chapitre 53

***

Chapitre 53 : Le retour du héros humain

***

Chapitre 53 : Le retour du héros humain

Partie 1

***Point de vue d’Alkelios***

Voler dans le ciel était la meilleure des sensations !

Je pouvais sentir le vent lors qu’il passait autour de mes ailes, me soulevant dans les airs, et c’était amusant de contrôler la direction dans laquelle je me dirigeais d’un simple mouvement des muscles de mes ailes et de ma queue. Bien qu’un dragon ne soit pas l’espèce la plus aérodynamique entre toutes, le fait d’avoir beaucoup d’énergie magique pour les aider à maintenir leur masse est un facteur important pour les maintenir dans les airs. Dans mon cas, j’avais besoin de consommer beaucoup plus puisque je volais à l’aide de sorts en forme de demi-dragon. Contrairement à Kataryna et aux autres, je ne pouvais pas prendre une forme complète de dragon.

Lorsque je m’étais transformé pour la première fois, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je craignais de ne plus pouvoir revenir en arrière ou le fait de ne pas pouvoir utiliser mon corps correctement dès le premier essaie. C’était en effet le cas, et j’avais dû rester sous cette forme deux semaines jusqu’à y être suffisamment habitué.

Voler était autre chose cependant. Ce n’est qu’il y a deux mois que j’avais enfin réussi à comprendre le processus. La suite s’était bien déroulée. Voler était devenu mon unique moyen de transport parce que j’appréciais le sentiment qu’il me procurait. C’était relaxant.

En tout cas, à ce moment, je me dirigeai vers Drakaria. Aujourd’hui était le jour de ma réunion avec le roi et mes amis. J’avais dépassé le village de Pertiko et j’approchais de Toros. Il était peut-être 9 ou 10 heures du matin, ce qui voulait dire que j’allais arriver à Drakaria vers midi.

J’avais hâte de revoir Seryanna.

En parlant d’elle, j’utilisais actuellement la dragonne rousse comme balise pour me guider via ma compétence Dompteur de Dragon. Si je n’avais pas cette fonction pratique, j’aurais été obligé de voyager par la voie terrestre ou de partir plus tôt afin de pouvoir y arriver à temps. La façon dont je me dirigeai maintenant était de simplement suivre la flèche verte que j’étais le seul à pouvoir voir en profitant d’un vol du matin.

Dans cette forme, j’étais plutôt rapide. Étonnamment, plus rapide ou peut-être aussi rapide que le poulet géant, donc la vitesse au sol pourrait atteindre les 100 km/h. C’était une vitesse folle pour ce monde, mais un cauchemar pour un passager, car les routes n’étaient pas si bonnes.

Ce n’est qu’après avoir utilisé cette monture plusieurs fois que j’avais réalisé que c’est principalement grâce à la qualité des routes et à la qualité des ressorts que l’humanité pouvait atteindre des vitesses aussi élevées. L’absorption des chocs était la seule chose qui m’avait manqué lors de mes déplacements au sol. En gros, c’était comme voyage avec une voiture de course indestructible, sans ressorts ni ceinture de sécurité sur une route de campagne.

« Hm ? Ce doit être Toros, » avais-je dit en repérant la ville fortifiée au bord du grand gouffre.

Vu d’en haut, ça n’avait pas l’air grand, mais les routes étaient en désordre. Ce modèle était cependant intentionnel. Ce n’était pas comme si les constructeurs n’avaient aucune idée de ce que c’était qu’une ligne droite, mais en cas d’attaque, les routes sinueuses familières leur donneraient un avantage.

Honnêtement, quand j’étais encore humain et que je vivais en Roumanie, je pensais souvent que les ingénieurs en bâtiment étaient des idiots qui ne savaient pas comment construire en ligne droite, mais au cours de mon voyage à travers Albeyater, j’avais développé quelques neurones entre mes oreilles. J’avais compris qu’il s’agissait à la fois de l’histoire et de la « sensation » d’une ville. Il n’était pas si difficile de construire des routes droites, mais chaque ville en Europe, contrairement aux États-Unis, avait une histoire de guerre qui s’étendait sur des siècles. Il n’y en a pas eu beaucoup qui avaient été épargnés par le sang. En tant que telles, elles avaient d’abord été construites dans l’intention de semer la confusion chez l’ennemi, puis avec l’évolution de la technologie et de la civilisation, les nouveaux bâtiments avaient été construits dans le prolongement des anciens, en gardant le même schéma. Si c’était un instinct de la population locale de le faire ou non, je ne savais pas, mais dans ce monde nouveau, tout cela avait du sens.

Après tout, la guerre frappait toujours à la porte du royaume dragon.

Survoler le grand gouffre avait également été une expérience intéressante. J’avais l’impression d’être aspiré dans l’obscurité, mais en même temps, j’étais complètement épargné par le simple fait de me trouver dans les airs.

C’était incroyable, et j’imaginais qu’à l’avenir ce serait une attraction touristique incroyable. C’était le Grand Canyon de ce royaume.

Une fois traversé, j’avais vu l’auberge où nous avions retrouvé Kléo et Kataryna après notre départ de Toros. Cette ville avait aussi un souvenir embarrassant. De là-haut, je pouvais voir de nombreux dragons se diriger vers la capitale ou les villages voisins.

À l’époque, je ne pouvais pas le voir, mais à travers ces plaines, il y avait beaucoup de petits villages. Même en volant jusqu’ici depuis la forêt Seculiar, je pouvais voir de la fumée blanche monter à gaucher à droite, et ma vue aiguisée pouvait capturer la forme de simples bâtiments. C’était dommage que je ne les aie pas remarqués lorsqu’on les avait passés avec Kléo et Kataryna.

Dernièrement, j’avais développé le désir de sortir, de découvrir ce monde. Il y avait beaucoup de choses que je n’avais pas encore vues et être coincé à Albeyater me paraissait vraiment dommage. Je voulais aussi rencontrer d’autres héros humains qui essayaient de rendre ce monde meilleur plutôt que de le subjuguer.

Peut-être une fois que mon travail à Drakaria sera terminé et que tout sera réglé, je pourrai aller découvrir le monde. Après tout, je suis plus ou moins immortel maintenant. Pensais-je.

Être un demi-dragon m’avait accordé une durée de vie similaire à celle d’un dragon. Si je n’avais pas réussi à atteindre l’éveil supérieur, j’aurai probablement juste vécu aussi longtemps que Seryanna, ce qui était déjà très bien. Cependant, avec mon éveil supérieur, j’avais acquis l’immortalité, tout comme Kataryna. Je n’allais plus vieillir, ce qui voulait dire que j’aurai 19 ans jusqu’à la fin.

S’occuper d’une superbe barbe n’était plus qu’un rêve éphémère…

Puis, alors que je me rapprochai de Drakaria, je commençais à voir certaines différences par rapport à la dernière fois où je l’avais vue. La ville était vaste comme d’habitude, magnifiquement construite comme une sculpture de marbre blanc. C’était un symbole de la grandeur d’Albeyater, de sa détermination, de son pouvoir. Mais autour se trouvait une tache appelée, l’« armée de Brekkar ».

Je m’étais arrêté en plein vol et j’avais regardé les innombrables tentes qui s’étalaient dans la plaine. Ils étaient deux, voire trois, fois plus qu’il y a neuf mois. Ils ne semblaient pas accueillants. Si je le désirais, je pourrais les éliminer maintenant, mais tous étaient des dragons employés dans une armée officielle. Tout acte de violence à leur encontre serait traité comme un geste contre le royaume, même si j’avais l’impression que les éveillés supérieurs échappaient à cette règle.

« Cela pourrait être un problème..., » m’étais-je dit en remarquant la grande ligne à l’entrée de la ville.

Ils vérifiaient tout le monde minutieusement, et nombreux étaient ceux souhaitant entrer. Ils ne ressemblaient pas à des réfugiés, mais je me demandais pourquoi la sécurité était renforcée de la sorte.

Quant à la raison pour laquelle cela poserait un problème, eh bien… c’était une longue histoire… une très longue histoire.

« Bah, je vais simplement passer furtivement et les survoler. » Je haussai les épaules puis passai à autre chose.

J’étais moi-même un éveillé supérieur et j’avais une réunion avec le roi. Il était hors de question que j’attende patiemment en ligne.

Alors sans plus tarder, j’avais souhaité qu’aucun dragon ne me voie alors que je me dirigeais en ville et, en même temps, j’utilisais un sort pour me camoufler dans mon environnement.

Je faisais très attention à tout le monde, au sol et dans les airs, puis j’avais choisi un endroit derrière un vieil immeuble où je voulais atterrir. Une fois fait, j’avais replié mes ailes et j’avais regardé autour de moi pour voir si quelqu’un m’avait vu.

C’est bon, pensais-je en poussant un soupir de soulagement.

Marcher dans la ville sous ma forme de demi-dragon ne représentait aucune menace, j’avais un corps anthropomorphique, mais le problème principal était mes écailles. L’or était un signe de royauté, et j’avais un mélange de rouge, d’or, de noir et de blanc, formant des motifs en stries, ce qui me donnait à la fois un aspect imposant et impressionnant. C’était comme si j’étais conçu pour de glorieuses batailles.

Heureusement, la couleur de mes écailles ne représentait pas mon affinité élémentaire. Au moment où j’avais changé d’espèce, j’avais littéralement obtenu TOUTES les affinités élémentaires. Il n’y avait pas de sorts que je ne pouvais utiliser. J’étais une sorte de Jack of All Trades, bon en tout, maître de tout.

En parlant de cela, ce sort de camouflage était aussi un sort de ma propre création, et non pas quelque chose que j’avais obtenu grâce à mes capacités de triches. Cela signifiait également que ce n’était pas facile à développer. C’était dur… Pénible, mais avec un mouton mangeur d’hommes derrière la queue, vous aviez tendance à apprendre rapidement.

Ainsi, j’étais passé à ma forme humaine, qui n’était pas différente d’avant. Je n’avais pas d’écailles sur mon corps et mes yeux étaient comme avant. J’avais l’air un peu plus vieux, autant qu’une croissance de quelques mois le permettait, mais c’était à peu près tout.

Je n’avais pas besoin de changer de tenue, elle s’était adaptée à ma nouvelle taille. C’était une armure que j’avais moi-même enchanté avec ma capacité Pony Power. Le nom, malheureusement, n’était pas quelque chose que je pouvais changer, mais chaque fois que j’utilisais cette compétence, je devais la crier. Moi, un puissant dragon anthropomorphe, tout en fabriquant mon armure dans la chaleur du feu et sous les coups puissants de mon marteau, je devais crier « Pony Power » chaque fois que je voulais faire un enchantement.

C’était vraiment le travail de Dieu, avec un sens de dénomination si mauvais que même le dieu de la mauvaise dénomination en serait ébranlé !

En conséquence, ma contrariété et mon embarras lorsque j’enchantais étaient à leur apogée…

J’avais aussi d’autres compétences d’artisanat qui me permettaient de tirer les meilleurs partis des armures et armes. Bien sûr, ils étaient tous au niveau 5 et j’avais beaucoup d’autres compétences de combat. La seule que je n’avais pas pu trouver était la compétence pour apprendre d’autres langues que le draconien d’Albeyater. Il est fort probable que quelqu’un d’autre l’avait appris, alors je n’ai obtenu qu’une compétence de troisième ordre qui me permettait d’apprendre les langues plus rapidement, mais pas incroyablement vite.

J’avais aussi beaucoup de points en stock. J’avais les compétences les plus importantes : le combat rapproché, le combat à distance, le combat magique, l’artisanat, la collecte, le stockage d’objet et une capacité pour traquer. Le stockage étant l’une des premières que j’avais obtenues. J’en avais désespérément besoin. Après tout, ma bague de stockage commençait à se remplir et je ne savais pas comment en créer une.

Bien que cette compétence soit pratique, chaque utilisation consommait de la magie, allant de 10 de magie à 100 si je sortais un laboratoire d’alchimie. La bague en revanche ne consommait pas de magie à l’utilisation. Je n’avais qu’à la recharger de temps en temps, tandis que ma capacité mangeait ma magie comme un mouton affamé.

En parlant de cela, l’armure que je portais actuellement était probablement à la hauteur de celle que Seryanna utilisait, si ce n’est pas mieux. C’était l’une de mes plus faibles cependant. Si je portais ma dernière armure de combat, c’était un monstre…

En ce qui concerne les armes, je portais une épée courte et une longue. En forme de demi-bête, elles étaient équivalentes à un poignard et une épée courte. Les enchanter les avait rendus incroyablement durables et impossibles à voler. Elles pouvaient aussi amplifier les éléments et me permettre de lancer un sort en pointant mon épée sur ma cible. L’épée longue avait été spécialement conçue pour donner une amélioration physique et son tranchant, tandis que l’épée courte servait davantage à lancer des sorts.

En d’autres termes, la plus grande était destinée au combat de mêlée, alors que la plus courte au combat à distance.

Je n’avais pas d’arc.

« Le palais devrait être… par là ! » avais-je dit en pointant à gauche en marchant.

Ainsi, j’avais atteint le mur extérieur.

« C’était de l’autre côté, n’est-ce pas ? » m’étais-je déclaré en poussant un soupir.

Quand je n’utilisais pas ma chance, j’avais tendance à me perdre… assez souvent.

Je n’avais jamais eu ce genre de problèmes quand j’étais humain, mais mes sens s’étaient améliorés. Comme Kataryna l’avait dit, je voyais le monde différemment, ou plutôt… je le voyais plus clairement. Les inquiétudes et les peurs que je gardais dans mon cœur semblaient avoir toutes disparu. Ce n’était pas un excès de confiance, mais le simple fait de ne plus prendre ces choses à cœur en les laissant avancer.

***

Partie 2

C’était un vrai éveil supérieur, tout comme Kataryna, et pour être honnête, je l’avais atteint bien avant le niveau 1000. En parlant de cela, dès que j’étais devenu un demi-dragon, mon niveau était retombé à 1, mais j’avais gardé mes compétences.

Cela m’avait tellement surpris que j’avais perdu une journée entière à regarder mon statut et à me demander si je n’avais pas mangé un champignon toxique me faisant voir des choses.

Mes statistiques de base étaient bien plus élevées que lorsque j’étais un humain de niveau 1. Ma force seule était de 300, donc dans l’ensemble, j’étais bien plus fort que lorsque j’étais arrivé pour la première fois dans la forêt.

Par la suite, j’étais entré dans un mode qui ne pourrait être appelé que farm d’un « hack and slash ». Tout ce que je faisais était de monter de niveau, d’améliorer mes compétences, de manger et de dormir.

Après avoir fait un souhait, il ne me fallut pas longtemps pour atteindre la rue principale, mais même à l’intérieur de la grande capitale, l’air avait vraiment changé. C’était lourd et tout le monde se regardait avec prudence. Le nombre de membres de l’armée de Brekkar était également élevé. Leurs armures et boucliers arboraient l’emblème de cette armée : deux épées croisées au-dessus d’une rivière.

Curieux à ce sujet, je m’étais approché d’un magasin à proximité pour acheter quelque chose. J’avais payé avec certaines des pièces que Kataryna m’avait données 9 mois plus tôt. La dette que j’avais accumulée envers ce dragon n’était pas petite…

« Hé, as-tu la moindre idée de ce qui se passe avec tous ces soldats ces derniers temps ? » avais-je demandé avec désinvolture alors que je nettoyais une des pommes que j’avais achetées. « Oh, c’est délicieux ! » déclarai-je en une remarque.

« N’est-ce pas ? Mes pommes sont cultivées avec la meilleure magie ! Elles sont garanties sans problème et sont délicieuses ! » Se vantait le vendeur.

Est-ce qu’il ignore ma question ? Me demandai-je en prenant une seconde bouchée.

« Monsieur, vous êtes nouveau en ville, n’est-ce pas ? » Demanda-t-il après un moment.

« Mhm ! Je suis arrivé ici il y a peu dans l’espoir d’être accepté par la Guilde des Aventuriers, » répondis-je avec un sourire.

« Vraiment ? Cependant, n’êtes-vous pas un peu trop jeune pour ça ? » Demanda-t-il avec un sourire ironique.

« Non, monsieur. Père a dit qu’il est préférable de commencer jeune pour bien se familiariser avant mon éveil ! » Je lui avais fait un sourire enfantin après avoir menti.

« Ah, est-ce le cas ? Vrai, vrai. » Le vendeur croisa les bras sur sa poitrine et hocha la tête.

« À propos de ma question précédente..., » lui avais-je demandé.

« Eh bien, je n’en sais pas grand-chose moi-même, mais apparemment, ce nouveau dragon, qui sera le général de l’armée de Brekkar, a déjà pris les choses en main et a commencé à la réorganiser. Beaucoup de gars que j’ai vus aujourd’hui voulaient en faire partie, mais avec tout le respect que je leur dois, ils ressemblaient juste à des voyous. » Il secoua la tête.

« Donc, c’est mauvais ? » Demandai-je.

« Non, pas exactement… bien, cela dépend de ce que le nouveau général fera une fois officiellement responsable, mais pour le moment, les gens se méfient un peu de ses troupes. Ils ne sont pas les meilleurs. J’ai même entendu dire que certains individus avaient commis des crimes comme des viols et des vols, mais ils n’ont jamais été punis pour cela. » Il laissa échapper un profond soupir.

« Comment ça peut être le cas ? N’est-ce pas une mauvaise chose de ne rien faire ? Qu’est-ce que le palais fait à ce sujet ? » demandai-je en prenant une autre bouchée.

« Rien... » Il haussa les épaules. « Les officiels répètent qu’il faut s’attendre à ce qu’un ou deux soldats disparaissent. Eh bien, les seuls qui font quelque chose à ce sujet sont ces trois sous la Troisième Princesse. » Il acquiesça.

« Ces trois ? » demandai-je avec curiosité.

« Sire Kataryna Georg, Sire Seryanna Draketerus, Sire Thaaraer… Thrakea… Ahem! La sœur de Sire Seryanna, » déclara-t-il.

« Qu’est-ce qu’elles ont fait ou font exactement ? »

« Eh bien, ce sont les seules à ne pas craindre de briser quelques os ou d’en tuer quelques-uns. Dernièrement, quand elles marchent dans la rue, les soldats crachent sur leur chemin. Elles les ont effrayés et il y a une rumeur qui circule que si ce n’est pas un ordre de la Troisième Princesse ou du Roi, il est peu probable qu’elles l’écoutent, ce qui est une bonne chose pour nous, les gens du peuple. » Il acquiesça.

« Vraiment ? Elles le font vraiment, hein ? Bon… on devrait bien s’attendre à ça de ses deux, mais même Kléo ? » Me murmurai-je.

« Qu’est-ce que c’est ? » Demanda l’homme puisqu’il ne m’avait pas entendu.

« Rien ! Je me parlais juste, mais merci pour l’information et les délicieuses pommes ! » J’avais souri et étais parti.

« De rien ! Vous êtes le bienvenu ! »

J’avais jeté les pommes restantes dans ma bague de stockage et j’avais sorti de la viande séchée cuite et assaisonnée. Cuisiner était quelque chose que j’avais appris tout seul. Je ne voulais pas perdre de points dans quelque chose comme ça.

Maintenant, il était temps de me diriger vers le palais, mais juste au moment où j’allais prendre un virage, deux soldats m’avaient bloqué. Ils souriaient et me regardaient. L’un d’eux avait des écailles vertes l’autre bleu. Les deux étaient dans leurs formes anthropomorphes.

« Toi ! Es-tu nouveau en ville ? » Demanda celui de droite, ce qui attira les regards des personnes présentes autour de nous.

« Euh, en quelque sorte… » Je haussai les épaules.

« Montre-nous ta plaque d’identification. » Demanda-t-il.

J’avais plissé les sourcils.

« Une quoi, maintenant ? »

« Oh ? Tu n’en as pas ? Alors, es-tu quelqu’un qui s’est faufilé à l’intérieur ? » m’avait-il demandé.

« Oui. » Je haussai les épaules.

« Quoi ? » Il cligna des yeux surpris.

Je suppose qu’ils ne s’attendaient pas à ce que je sois si direct.

« Oi! Oi! Es-tu sérieux ? » Demanda l’autre.

« Je n’en ai pas besoin. » Je haussai les épaules.

« Qu’est-ce que tu veux dire, tu n’en as pas besoin ? Hein ? Tu te moques de nous ? » Demanda le bleu en dégainant son épée.

« Il se moque vraiment de nous ! Il n’a pas de plaque d’identification, alors nous devons le démonter maintenant, n’est-ce pas ? » Sourit-il.

« Garçon ! Ne sois pas arrogant avec nous ! » Il avait essayé de saisir le cou.

J’avais attrapé sa main et puis… je l’avais cassé.

Le bruit avait fait taire tout le monde autour de moi.

« AAARGH! MA MAIN ! » Cria-t-il.

« C’est fini ! Tu vas morfler ! » L’autre me menaça légèrement et tenta de me frapper avec son épée.

Je l’avais arrêté à deux doigts, puis j’avais pris l’épée de sa main.

« Qu’est-ce que c’est que ça ? Un cure-dent ? » demandai-je en la brisant en deux.

Le dragon était devenu pâle.

« Hm… sais-tu voler ? » demandai-je avec un sourire innocent.

Il déglutit. « Non… je n’ai pas d’ailes... » Fit-il remarquer.

« Fais-en pousser. » Je souris. Puis je l’avais saisi par le cou et je l’avais jeté en l’air.

« GYAAAA! » Cria-t-il avant d’atterrir quelque part hors de la ville.

« S’il te plaît ! Je suis désolé ! J’abandonne ! » supplia l’autre soldat en essayant de courir.

« Tu dois aussi voler ! » J’avais souri puis je l’avais saisi par la queue pour le lancer dans la même direction que son ami.

Ce gars avait des ailes, alors peut-être qu’il n’allait pas se blesser lourdement. Ils avaient tous les deux dépassé le niveau 100, alors il était peu probable qu’il meurt de la chute, mais je ne pouvais pas garantir qu’ils n’aient aucun os cassé.

« Eh bien, c’était pour sortir les poubelles ! » déclarai-je avec un sourire alors que je me dirigeais vers le palais.

Ce serait un mensonge de dire que je ne souhaitais pas qu’un tel événement stéréotypé se produise. J’avais pratiquement prié pour que de la chair à canon apparaisse, mais c’était amusant.

Il était midi passé et la flèche me dirigeait vers le château. La raison pour laquelle je ne suivais pas cela était à cause du désordre complexe des routes ici. En outre, la flèche ne me dirigeait pas vers l’entrée de l’enceinte du palais. Si je la suivais, j’atteindrais le mur ou une impasse.

Pendant que je me rendais là-bas, le roi était probablement en train de gérer sa part du marché et de rassembler tout le monde là-bas en ce moment même. La réunion allait être amusante et j’espérais que mon jeu serait agréable pour lui et Kataryna. J’étais aussi à 100 % sûr que Seryanna allait soit me gronder après, soit me traîner dans sa chambre.

***

***Point de vue de Feryumstark***

À midi, j’avais réuni les nobles de mon royaume dans la salle du trône pour une annonce spéciale. Le fils du duc de Doesya était également présent avec son père. Il y avait plusieurs barons et marquis de la périphérie du royaume, en particulier autour du Champ de Bataille qui appartenait à Brekkar. Ma troisième fille, Elleyzabelle, était également présente avec ses assistantes, Seryanna Draketerus, Kataryna Georg et Thraherkleyoseya Draketerus. Brekkar était également présent, debout à ma droite, vêtu de sa vieille armure et toujours aussi vif.

Nombre d’entre eux se demandaient pourquoi un vieux général comme lui était présent à cette réunion et pourquoi il avait l’air de ne pas avoir été touché par la maladie, seulement par son âge. Je connaissais la réponse à cette question, mais jusqu’à présent, je n’avais pas encore parlé avec lui de l’affaire d’Alkelios.

Apparemment, son apprenti, l’ancien paladin Iolaus von Striggnyark, était également présent. Le garçon m’avait fait comprendre pourquoi il avait quitté son poste, mais vu qu’il était le fiancé de la petite-fille à écailles noires de Brekkar, j’avais l’impression qu’Alkelios était également derrière cela.

Les deux petits enfants de ce dragon étaient faits pour la grandeur et n’étaient pas non plus du genre à paraître faibles. Je pourrais parier mes écailles qu’elles étaient assez fortes pour être commandantes sur un champ de bataille.

« Pè… votre majesté, vous sentez-vous bien ? » Mon fils, Elovius me demanda.

Il s’était presque trompé.

Je hochais la tête.

Le garçon était toujours inquiet pour moi et sa mère. Depuis l’empoisonnement d’Elliessara, il avait fait preuve d’un caractère remarquablement fort ainsi que d’un comportement rigide et strict lui permettant de cacher toute faiblesse et tout défaut éventuel. Il gardait sa façade en tout temps, parce qu’il était le plus inquiet pour nous.

« Je me demande quel est le problème, » demanda Kataryna en poussant un soupir ennuyé.

Celle-ci était quelqu’un de dangereux. Elle quitterait cet endroit si elle sentait que ça n’importait pas pour elle, alors je lui jetai un regard et lui fit un sourire narquois.

La dragonne cligna des yeux, surprise, puis sourit en retour.

« Peut-être que je vais rester encore un peu, » déclara-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine.

Parmi ceux comme nous, il n’y avait pas besoin de mots pour exprimer nos intentions.

Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre Alkelios… Je me demande ce qu’il va nous montrer. J’avais réfléchi à ça puis j’avais dirigé mon regard vers les portes en face de moi.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

Un commentaire

  1. Enfin il est devenu cheater et Merci pour le chapitre

Laisser un commentaire