100 en Chance et une Compétence en Domptage de Dragons – Tome 2 – Chapitre 49 – Partie 2

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Chapitre 49 : Une bonne raclée

Partie 2

Ce que j’avais vu de si haut, à part la fumée provenant des bâtiments que nous venions de détruire à l’intérieur de la capitale et près de ses murs, s’étendait sur tout le terrain et c’était un camp militaire. Des milliers de tentes et de multiples feux de camp recouvraient le terrain. Quelques zones d’entraînement avaient été aménagées et à côté de la rivière se trouvaient la cavalerie de Khosinni.

« Qu’est-ce que c’est ? » demandai-je, confus.

« C’est l’armée de Brekkar maintenant sous le contrôle de Draejan. Elle fait trois fois la taille de celle ayant été vers la Cicatrice du Champ de Bataille. Cependant, très peu de soldats, voire aucun de ceux ayant participé à cette bataille sont présents…. La plupart d’entre eux sont des voyous et des bandits. Les commandants sont des dragons sans cervelle, et contrairement à l’ancienne armée, celle-ci n’accepte pas de dragonnes, et encore moins de hauts rangs. Ils les regardent de haut, » m’avait-elle dit.

« Et c’est mauvais, non ? Mais je ne savais pas que l’armée de Brekkar avait des dragonnes, » lui avais-je dit.

« Il est dit que personne ne rugit plus fort qu’une dragonne sur qui on a marché sur la queue. Et les Dieux n’ont aucune pitié pour ceux ayant mis en colère une dragonne enceinte. Mais tu ne crois pas vraiment que tous ces serviteurs au manoir des Brekkar étaient TOUS des dragons locaux, n’est-ce pas ? » demanda-t-elle avec un grand sourire narquois.

« Ne le sont-ils pas ? » clignais-je des yeux de surprise.

« Ces “serviteurs” ont éliminé plus de la moitié des bandits ayant envahi le manoir avant même que Brekkar ne se joigne à la bataille, » me déclara-t-elle.

« Cela ne ressemblait pas à ça pour moi… sont-ils tous aussi forts ? » Clignai-je des yeux encore plus surpris.

« Oui. Brekkar s’est vanté une fois d’à quel point les dragonnes dans son armée étaient au top. C’était les meilleurs commandants qu’il ait pu trouver. Les serviteurs étaient tous des hommes, » répondit-elle.

« Brekkar a-t-il un fétiche des servantes ? » demandai-je.

En me tirant vers le haut, Kataryna m’avait alors murmuré : « Je ne sais pas, mais si tu veux, un jour… qui sait..., » en me lâchant.

« Hein ? TU M’AS LÂCHÉ ! » criai-je en tombant.

« Tehe~ oups ? » Ria-t-elle.

Cette dragonne s’amusait beaucoup trop à me battre. Eh bien, j’avais autre chose à faire que de me mettre en colère contre elle, c’était de réussir à atterrir. À la vitesse où j’allais, peu importe mes statistiques, je n’en sortirai pas indemne.

« Un jour, elle paiera pour ça..., » grommelai-je alors que je pointai mes mains vers le sol, en chantant le sort pour une Barrière d’Air.

J’en avais jeté plusieurs les unes sur les autres et j’avais prié tous les Dieux pour ne pas mourir en tombant au sol.

Ce moment avait semblé durer une éternité et avait poussé mon adrénaline au maximum. J’avais serré les dents, les poings et tout mon corps s’étaient contracté. Ma vie était en jeu, et la seule chose pouvant me tirer d’affaire était ma magie, mes réflexes et, espérons-le, un bon jugement.

L’atterrissage était tout sauf agréable. Les barrières s’étaient brisées les unes après les autres jusqu’à ce que la dernière se brise, et j’avais heurté le sol avec la force restante. Mes mains avaient touché le sol et j’avais pu sentir mes muscles crier et abandonner alors que mon torse touchait le sol. Comme je n’étais pas tombé droit, j’avais rebondi et tourné en l’air, avant d’atterrir sur mon derrière. Il n’y avait pas assez de force pour un second rebond, et donc j’avais glissé sur le sol. Mes vêtements étaient déchirés, mais ma peau était toujours intacte.

Ma chance avait fait en sorte que je puisse survivre, mais ma poitrine me faisait tellement mal que je sentais que j’allais m’évanouir de douleur à chaque respiration.

« Qu’est-ce que c’était ? » demanda quelqu’un alors que la poussière se déposait autour de moi.

« Quelqu’un est tombé du ciel, » déclara un autre.

« Peut-être que c’est un idiot ne sachant pas contrôler ses ailes ? » proposa quelqu’un.

« Est-il mort ? » demanda un autre.

« S’il est mort, je prends son argent. »

« Hey ! Il bouge ! Tch ! »

Alors que j’étais couché par terre, gémissant de douleur, je m’étais rendu compte que je n’étais pas entouré par les meilleurs dragons qui soient. Une fois la poussière retombée, je pouvais mieux voir où je me trouvais… en plein milieu de l’armée de Brekkar. Si ce que Kataryna avait dit était vrai, il ne restait plus que le nom du glorieux groupe qui avait marché pour sauver Albeyater de l’invasion humaine.

Alors… à quoi sert Seryanna ? Était-ce que je me demandais.

« Hey ! Qui es-tu ? » Un demanda.

« Regarde son dos… pas d’écailles. » Fit remarquer l’un d’eux alors que je me relevais.

C’était vrai, ma chemise au niveau de mon dos avant disparu et le haut de mon corps était visible.

« Pas possible… un humain ? » Quelqu’un demanda.

« Ici ? Quand les humains ont-ils appris à voler ? » Demanda l’un d’entre eux.

Je me tenais la poitrine, mes côtes me faisaient mal et je pouvais à peine tenir debout. Si ces gars pensaient m’attaquer, je ne pourrais pas faire grand-chose.

« Ah ! Regarde cette beauté ! »

J’avais cligné des yeux de surprise.

J’espère qu’il ne parle pas de moi…, priai-je.

Soudain, j’avais réalisé que Kataryna était également descendue et avait atterri à plusieurs mètres de moi.

« Regarde cette poitrine ! » Fit remarquer l’un d’eux.

« Es-tu seule beauté ? »

« Enfin, une femme ! » déclara l’un d’eux, exaspéré.

« J’étais fatigué de chasser les filles s’aventurant hors de la ville… Argh. »

Le dernier qui avait parlé s’était retrouvé avec un pic de glace au milieu de la poitrine. Kataryna n’avait même pas bronché en le tuant.

« Par les Dieux ! Elle a tué le commandant Prampus ! » Cria quelqu’un, et tout à coup les dragons commencèrent à dégainer leurs armes et à nous entourer.

« Qui penses-tu être ? »

« Une fois que nous t’aurons bien battue, nous allons te transformer en la salope de notre camp ! »

« Les femmes n’ont aucun droit ici ! »

« Nous allons te tuer ! »

« Nous allons te violer ! »

Leurs cris devenaient énervants au point où même moi je commençais à être en colère, mais Kataryna n’avait même pas sourcillé. Elle restait juste là à me regarder.

Avec sa force, elle pourrait facilement tous les tuer… Pourquoi ne les menace-t-elle pas ? Me demandais-je ?

Soudain, l’un d’entre eux s’était déplacé derrière elle et avait tenté de l’attaquer. Par réflexe, je lui avais lancé une flèche de terre. La pointe avait traversé sa poitrine et en avait tué deux autres derrière lui, puis avait continué à voler jusqu’à s’arrêter, en s’enfonçant à moitié dans l’armure posée près d’une des tentes.

Ça m’avait choqué.

« Hé… tu as vu ça ? » déclara l’un d’eux, secoué.

« Impossible… Quel pouvoir..., » déclara un autre.

C’était… cette attaque n’était pas censée être puissante, pensais-je.

Quand j’ai regardé Kataryna, je l’ai vue sourire. J’avais dégluti.

« Tuez ce gars en premier ! » Cria l’un d’eux et environ six personnes coururent vers moi.

Surpris, j’avais lancé un mur de feu et une faux de vent avec la même force et vitesse que lorsque j’avais combattu Draejan. Deux soldats étaient tombés dans le mur de feu, en hurlant de douleur à cause de brûlures, tandis que les autres avaient été coupés en deux.

En un clin d’œil, j’avais tué six autres dragons.

Puis, j’avais vu un autre se précipiter vers Kataryna, mais comme elle ne faisait rien pour l’arrêter, j’avais lancé une balle d’eau. Au moment où l’attaque l’avait frappé, tout son corps avait été écrasé. La dragonne avait lancé une barrière de glace pour se protéger des morceaux volants, mais elle me faisait un très large sourire.

« Est-ce que c’était ce que tu cherchais ? » Demandai-je en me dirigeant vers elle.

À ce stade, aucun des soldats n’osait s’approcher de nous. Je m’étais arrêté juste devant elle, mais ma poitrine me faisait mal et j’avais senti un peu de sang au coin de ma bouche.

Elle n’avait pas répondu.

« Hey ! Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que tu es… et cette dragonne ? » l’un d’eux demanda.

J’étais juste en train de regarder Kataryna qui ne répondait pas, et souriait.

J’abandonne… Je dois abandonner ! Je ne peux pas gagner contre toi… je ne sais juste pas comment tu penses… toi et tes jeux de manipulation. TU me rends fou ! Tu as Gagné, dragonne argentée ! pensais-je avant de fermer les yeux pour une seconde.

Pour être honnête à ce moment, mon esprit était vide.

La persévérance de Kataryna avait battu le faible d’esprit. J’avais dit que je voulais mourir, et j’avais fui comme un lâche. J’avais essayé de la repousser, mais je la suppliais en fait de rester. J’avais essayé de lui montrer que je ne pensais pas à elle, mais je l’avais sauvée quand elle avait été attaquée. Dans tous les cas, cette dragonne obstinée et puissante avait réussi à me prouver que tout ce que je lui avais dit n’était pas le vrai moi... Mes vraies intentions, mon vrai moi étaient différents.

J’avais dégluti puis pris une profonde inspiration.

« Je suis celui qui va battre Draejan Doesya à mort. » J’avais ouvert l’œil et regardé Kataryna. « Et elle est mon amie, » déclarai-je.

« Et ? » demanda-t-elle.

« Ma seconde femme après Seryanna ! » avais-je ajouté.

Je n’arrive pas à croire que tu m’aies poussé à dire quelque chose d’aussi absurde devant ces idiots ! avais-je pensé.

« Bien ! » Elle m’avait ensuite pris dans ses bras.

« Oi! » avais-je dit en lui faisant un regard noir.

« Quoi ? » demanda-t-elle en penchant la tête.

« Vraiment ? Une portée de princesse ? » Je plissais les sourcils.

« Parce que tu es ma mignonne petite princesse ! » Rigola-t-elle en déployant ses ailes.

« Vous deux ! Ne pensez même pas vous en sortir après ça ! » Cria l’un d’eux.

« Hm ? J’ai entendu un insecte, » déclara Kataryna avant de libérer une vague de froid.

En un instant, tout le monde à moins de 50 mètres de nous avait été gelé. Elle n’avait montré aucune pitié face à eux. Elle ne les regarda même pas, elle me fixait simplement avec un grand sourire.

« Tu aimes vraiment tes sculptures de glace..., » déclarai-je.

« J’ai beaucoup pratiqué quand j’étais plus jeune, » répondit-elle. Puis elle sauta en l’air.

Nous nous étions envolés du camp, alors que l’apparition soudaine de soldats gelés avait suscité beaucoup de bordel.

À ma grande surprise, je n’étais pas inquiet des conséquences d’avoir tué tous ces dragons. Sur Terre, cet exemple de meurtre de masse n’aurait pas été pris à la légère. Tout le pays se serait mobilisé pour attraper le criminel, mais ici, cela dépendait de nombreux facteurs. Même si on voulait attraper et menotter Kataryna, ils avaient toujours affaire à une éveillée supérieure, ce qui signifiait qu’ils devaient mettre dans la balance la raison pour laquelle elle les avait tués.

En fin de compte, s’inquiéter de leur vie n’était qu’une perte de temps. Penser que quelqu’un essaierait de nous rendre responsables l’était aussi.

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9 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

  2. L'éternel destructeur

    Dans sa situation je pense que Kataryna ne serait pas venu pour m'aider mais plutôt pour me tuer après tout vu comment ça se passe je me serais transformer après avoir quitté la salle du trône et ce ne serait pas en dragon que je serai devenu mais en destructeur et là j'aurais débuter le chant de la destruction ainsi qu'ouvert les portes du néant ...j'avoue que dans mon genre je suis légèrement du genre à utiliser un canon pour tuer une mouche mais après avoir vécu autant de fois pour toujours voir l'horreur de ceux ci on ne peut pas l'accepter donc je préfère effacer de nouveau le monde en espérant que le prochain ne sera pas aussi mauvais ....mais hélas pour moi qui chercher toujours une raison ou un espoir qui m'éviterait de devoir recommencer j'en suis arrivé a cette conclusion : humain , dragon, démon , dieu ,esprit ...etc ils sont tous aussi répugnant et horrible et malgré ma recherche je n'ai toujours pas trouvé un monde qui aurait pu etêt épargné ainsi mon errance suit le chemin de la solitude et de la destruction espérons que demain ne sera pas de désespoir mais de plein d'espoir

    • L'amateur d'aéroplanes

      Paix et amour, voyons 🙂 Si le monde est moche, il faut l'améliorer a notre niveau, cela est certe plus difficile que de jouer les nihilistes comme le font ces c... de casseurs qui jouent les barbares ces derniers week-end qui méritent en effet d'être annihilé sans regrets.

      • lol, même au Québec on entend parler de vos casseurs et autres ! En voyant ça ma tente s'est exclamé : "Mais ce sont des barbares ces français !".
        M'enfin, ça m'aura au moins donner la chance de lui lancer une blague sur le fait qu'elle parle comme Obélix.^^

  3. Merci pour le chap ^^

  4. Merci pour le chapitre! Vivement la suite des aventures.

  5. Merci pour le chapitre.

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