100 en Chance et une Compétence en Domptage de Dragons – Tome 2 – Chapitre 36 – Partie 2

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Chapitre 36 : Grippe du dragon

Partie 2

Quelques minutes plus tard, elle était revenue et s’était assise à notre table.

« Eh bien ? » avais-je demandé.

« Il semblerait qu’il y ait un nouveau général qui remplacera le grand-père de Seryanna. Le roi a décidé qu’il y avait besoin de quelqu’un pour gérer ses armées. Donc, ce nouveau général a apparemment donné l’ordre à ses troupes de se rassembler en dehors de Drakaria. La cérémonie d’inauguration aura lieu à l’automne de l’année prochaine, mais il souhaite voir qui sont les meilleurs de son armée et la réorganiser d’ici là, » avait-elle répondu.

« Est-ce que l’on sait quoi que ce soit à propos de ce dragon ? » demanda Seryanna.

« Draejan Andrakaryus est son nom, mais ils n’ont pas non plus entendu parler de lui, » répondit-elle.

« Je connais ce nom, »

« Est-ce le cas ? » demanda Kléo en regardant sa sœur.

« Oui, j’ai entendu dire de grand-père qu’il est le fils du Duc de Doesya et de la sixième princesse d’Albeyater, » répondit-elle.

« Sixième ? À quel point est grande la famille royale ? » demandai-je, surpris.

« La famille royale se compose de Leurs Majestés le roi et la reine, le prince héritier Charmeil, l’actuel premier ministre, le Prince Elovius, puis il y a la première Princesse, Natalia, la seconde Princesse, Joséphine, la troisième Princesse, que je sers, Elleyzabelle, la quatrième princesse, Mayelle, la cinquième Princesse, Decessere, la sixième Princesse, Saluka, la huitième Princesse..., » avant qu’elle ne continue, j’avais levé la main. « Quelque chose ne va pas ? » demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

« Ouais, c’est beaucoup de noms. Combien de princes et princesses y a-t-il ? » demandai-je avec un sourire ironique.

« Huit princes, douze princesses, et quatre princes adoptés, » avait-elle répondu.

« Le roi a été occupé, » avais-je fait la remarque.

« Il y a en effet beaucoup d’héritiers possibles au trône, mais le roi actuel approche de la fin de sa vie. Il y a une différence entre les frères et sœurs d’au moins 50 ans. Quant aux adoptés, ils deviendront les aides du prochain roi. A... et... Atchoo ! » expliqua-t-elle calmement puis éternua d’une manière mignonne.

« À tes souhaits, » avais-je dit.

Seryanna cligna des yeux surpris et se frotta le nez.

« C’est bizarre..., » déclara-t-elle.

« Ah ! La nourriture est là ! » avait annoncé Kataryna.

Il était enfin temps de manger un peu et de remplir nos estomacs.

Nous avons mangé comme des loups et ensuite lentement apprécié nos boissons. Le temps passait incroyablement lentement, avec tout le monde autour de nous faisant des va-et-vient, mais il y avait quelques tables ne changeant pas. Il s’agissait des aventuriers ayant la même idée que nous, passer la nuit dans le bar, espérant partir le lendemain. D’un autre côté, les soldats ne pouvaient partir que si les commandants en donnaient l’ordre.

Comme nous n’avions pas de jeux auxquels nous pouvions jouer, et sachant qu’un jour faisait 32 heures, c’était une torture pour quelqu’un comme moi qui avait passé beaucoup de temps immergé dans des jeux vidéo. Mais je n’avais pas laissé passer ce temps en vain. Avec l’aide de Seryanna et Kataryna, j’avais fait un petit récapitulatif de toutes les informations acquises de ce monde.

Donc, le nom de ce royaume était Albeyater. C’était l’un des deux royaumes de taille moyenne sur ce continent, aux côtés de Solustia, qui était situé de l’autre côté du continent. Le royaume de Merganus était situé quelque part au Nord, et il y avait une nation neutre au Sud appelé la nation libre. Contrairement à d’autres royaumes et empires, celui-ci était étendu sur tous les continents, et elle avait été créée comme un moyen pour les marchands de toutes les nations de faire du libre-échange, peu importe l’état du pays.

L’empire des dragons nommé l’empire Embryger était situé au milieu et était connu pour être la nation la plus puissante de toutes. C’était également la principale nation économique, militaire et technologique sur le continent. La plupart des outils magiques y étaient développés. Ses armées avaient plus de 20 dragons ayant atteint l’éveil supérieur.

La monnaie utilisée dans ce royaume était la pièce d’Albeyater. Bien que nous l’appelions simplement pièces de cuivre, d’argent et d’or, elles étaient spécifiques à chaque nation. Ainsi, l’empire Embryger avait un autre type de monnaie, avec un design différent. La valeur d’échange était presque la même partout. Le seul problème était que si vous vouliez la même valeur d’échange, vous deviez aller à la ville des Nations libres, sinon cela dépendrait de la relation entre les deux nations. Si elles étaient en guerre, l’échange était la plupart du temps banni.

Le monde, en général, était politiquement séparé en royaumes et empires, selon les connaissances des dragons. La plupart d’entre eux étaient en guerre, tout en luttant contre la corruption interne de leurs territoires. Il n’y avait pas encore de trace de Seigneur-Démon ou de Roi, mais il semblait y avoir une différence entre les deux.

Pour autant que Kataryna l’explique, les Seigneurs-Démons étaient de puissants monstres au sein d’un royaume ou d’un empire, qui étaient au centre d’un conglomérat de monstres corrompus. Les Seigneurs-Démons étaient capables de conquérir une nation entière. Ils étaient des monstres légendaires avec la capacité de penser comme toutes autres espèces de sapiens et avaient même une forme humanoïde disponible. En plus de cela, aucun d’eux ne savait autre chose, ce qui m’avait fait me demander ce que valaient ces monstres corrompus.

Avec toutes ces informations étant versées dans mes oreilles jusqu’à 3 heures du matin, un mal de tête allait me frapper tôt ou tard. Une fois cela arrivé, j’avais arrêté la conversation et j’avais posé ma tête sur la table. Quelques heures plus tard, un silence digne d’un cimetière tomba dans le bar. Kataryna et Kléo avaient commencé à donner des points à tous les hommes en fonction de leur apparence. À ma grande surprise, j’avais eu un 7 glorieux. Je pensais que j’aurais au moins un 8, mais peut-être que la différence venait du fait que je n’étais pas un dragon ?

L’autre événement intéressant qui avait lieu fut l’éternuement de Seryanna qui, au lever du soleil, se transforma en une petite quinte de toux. Avec des yeux larmoyants, elle parvint à le contrôler à la fin, mais elle n’arrivait pas à comprendre la cause et les autres non plus. J’avais simplement pensé qu’elle avait une petite grippe.

Une fois le soleil levé, nous étions sortis du bar et avions parcouru tout le chemin jusqu’aux portes de la ville.

« Seryanna ? Es-tu sûre que tu vas bien ? » demandai-je en la regardant dans les yeux.

« Je vais bien..., » répondit-elle avec un faible sourire.

« Tu ne le parais pas, » répondis-je.

« Achoo! » elle éternua à nouveau.

« Je pense que tu as attrapé une grippe, » avais-je dit.

« Un quoi ? Les dragons n’attrapent pas de r-r-Atchoo ! »

« À tes souhaits, » déclarai-je. Puis j’avais vu Kléo et Kataryna se tenir à distance de nous.

Avec les sourcils plissés, je les regardai toutes deux dans les yeux. « Qu’est-ce qu’il ne va pas ? »

« Je ne sais pas ce qu’elle a attrapé, mais nous n’en voulons pas, » déclara la dragonne argentée en secouant la tête.

J’avais roulé les yeux.

« Prends une potion de guérison. Peut-être que cela t’aidera à te sentir mieux, » lui conseillai-je.

« Bonne idée, » Seryanna hocha la tête.

Après avoir bu la petite bouteille, nous nous étions dirigés vers la porte, mais nous avions été arrêtés avant de partir.

« Hey ! Laissez-moi passer ! » cria l’un des marchands en face de nous.

« Non ! Nos ordres sont clairs ! Aucun dragon avec des symptômes de grippe du dragon ne peut passer ! » rétorqua le soldat.

« Mais je n’ai pas de grippe ! Achoo! » Le marchand avait éternué.

« J’en doute, » il secoua la tête.

« Tch ! » en claquant de la langue, le dragon s’éloigna de la porte.

Plusieurs autres dragons avaient été vérifiés, et la plupart d’entre eux avaient été renvoyés, c’était ensuite notre tour.

« Vous trois pouvez y aller, mais elle ne le peut, » il désigna Seryanna, qui se frottait le nez.

« Pourquoi ça ? » demandai-je.

« N’as-tu pas entendu ? Elle a la grippe du dragon ! » avait-il dit.

« Mais qu’est-ce que c’est !? » avais-je rétorqué.

« Eh bien, nous les dragons ne tombons pas souvent malades, mais quand nous le faisons, c’est généralement une maladie magique, » avait déclaré Kataryna.

« Exactement comme le dit la miss. La grippe du dragon est une maladie qui se propage de manière inconnue. Nous avons confirmé l’épidémie hier soir, et le commandant a décidé de fermer les portes aujourd’hui, » avait déclaré le garde.

« Quelle est la cause de cette maladie ? » demandai-je.

« Nous ne savons pas, mais ça devrait passer sous quelques jours. Elle a juste besoin d’un bon repos et de beaucoup de nourritures saines, » nous avait-il dit.

« Donc, c’est semblable à la grippe chez les humains ? » demandai-je.

« Le quoi maintenant ? Je ne sais pas mon garçon, » il secoua la tête et haussa les épaules.

« Qu’allons-nous faire ? » avait demandé Kataryna.

« Hm... Allons trouver une chambre quelque part, » déclarai-je.

« Bonne chance pour ça, » se moqua le garde.

En effet, trouver une chambre pour se reposer allait être un peu difficile, mais cette fois, j’étais prêt.

« Oui, je souhaite vraiment trouver une chambre où Seryanna pourra se reposer et se remettre, » avais-je hoché la tête. Et j’avais souri.

Le garde leva un sourcil vers moi, mais mes compagnons savaient déjà que les rouages du destin avaient commencé à tourner en notre faveur.

« Allez, viens, » déclarai-je en prenant la main de Seryanna.

« Qu’en est-il de nous ? » avaient demandé Kataryna et Kléo.

« Vous deux, attendez-nous dehors. C’est mieux que de risquer de l’attraper, » avais-je répondu.

« Très bien. Mais si quelque chose se produit, tire une boule de feu en l’air ou quelque chose comme ça, » me déclara la dragonne argentée.

« Je le ferai, » avais-je hoché la tête.

« Prends soin de toi, grande sœur ! Remets-toi rapidement ! » déclara la dragonne aux écailles noires, mais elle garda une distance de sécurité.

« Je vais... allez-y maintenant ! » répondit Seryanna en souriant.

Nous étions retournés en ville, alors qu’elles passèrent par les portes de ville, et nous étions allés trouver une chambre... quelque part.

« Et toi ? » me demanda Seryanna.

« Pourquoi la grippe du dragon m’affecterait-elle ? Je suis humain, tu te souviens ? » avais-je répondu.

« Ah, oui... je l’oublie parfois, » elle avait souri.

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6 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Merci pour le chapitre ^^

  3. Merci, pour ce chapitre qui fini avec la morve au nez.

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