100 en Chance et une Compétence en Domptage de Dragons – Tome 1 – Chapitre 13 – Partie 1

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Chapitre 13 : Surprise de minuit

Partie 1

Je regardais le lion dans les yeux, ou plutôt le dragon..., il était en plus de cela un général.

« Hm..., » dit-il en plissant les yeux et en se frottant le menton.

Seryanna ne disait pas un mot. Debout dans le fond de la pièce, à côté de la cheminée allumée, elle avait les bras croisés sur la poitrine et les yeux fermés.

Après que le vieil homme avait reçu la confirmation d’amitié, nous entrâmes dans la salle de réception à proximité. C’était grand et luxueux. Un grand tapis tissé de façon complexe était étalé sur tout le sol, un énorme lustre en cristal était suspendu au plafond, des peintures du vieil homme et d’une dragonne inconnue, probablement sa femme, remplissaient les murs. Les rideaux étaient faits de satin rouge avec des ornements en or. Une cheminée était au milieu du mur à côté de la porte. C’était une pièce proche de celle que l’on pouvait voir dans les films où les nobles se rassemblaient ou lors d’un bal.

Comme le soleil était sur le point de se coucher, les lumières étaient allumées. Au lieu de lampes à huile, il y avait une pierre magique qui émettait une faible lumière jaune. Dans cette pièce, il n’y avait personne d’autre que moi, le vieil homme et Seryanna. Les domestiques étaient à l’extérieur, s’occupant de leurs affaires et préparant probablement le dîner.

« Alors... es-tu vraiment l’ami de ma fille ? » m’avait-il demandé.

J’avais dégluti et avais répondu « Oui ? »

« Hm... » Il plissa les yeux vers moi à nouveau.

« Y a-t-il un problème ? Quelque chose qui ne va pas ? » lui avais-je demandé.

« Non, » il secoua la tête. « N’est-elle pas une belle dragonne ? »

« Oui !? » répondis-je en regardant Seryanna, elle ne montrait aucune émotion.

« L’aimes-tu ? » m’avait-il alors demandé.

« Oui, » répondis-je franchement, mais mon esprit s’était arrêté en réalisant ce que je venais de dire. « Euh... comme amie ! Oui, comme amie ! » Rajoutai-je immédiatement.

« Ohh ? » il se mit à sourire.

C’est trop tôt pour ce genre d’émotions, je vous le dis ! D’ailleurs, je ne sais pas vraiment ce qu’est d’être amoureux ! Voulais-je lui rétorquer.

En repensant à ladite dragonne, elle me regardait fixement. J’avais peut-être marché sur une mine.

« Réalises-tu que tu es humain ? » demanda-t-il en haussant un sourcil.

J’avais dégluti et avais levé les yeux vers lui.

« Pouvez-vous donc le voir si facilement ? »

« J’ai été général pendant 50 ans. J’ai mené de nombreuses batailles contre ton espèce. J’ai massacré de nombreux soldats humains et éventrés beaucoup de soi-disant chevaliers, » il plissa les yeux vers moi.

« Donc, vous connaissez bien l’anatomie humaine ? » répondis-je.

Le dragon cligna des yeux surpris et se frotta le menton.

« Tu ne crains pas mon genre ? » m’avait-il demandé.

J’avais levé un sourcil et avais désigné Seryanna. « Serais-je son ami si j’avais peur de vous ? »

« Bon point ! Après tout, ma fille a un œil aiguisé quand il s’agit de bonnes personnes ! » Il hocha la tête en étant satisfait.

« Il est... différent des autres, » déclara la dragonne depuis le fond de la pièce.

« Je le sais déjà. Dès que j’ai accepté d’être son ami, sa magie et son aura ont augmenté ! » dit-il en souriant.

« Tout à fait, j’ai toutes sortes de talent..., » détournai-je les yeux.

« Je présume, mais ce que je ne peux comprendre, c’est COMMENT ou plutôt pourquoi tu ne te comportes pas comme les autres humains stupides et ignorants que j’ai rencontrés jusqu’à maintenant ? » M’avait-il demandé, en secouant la tête.

« Parce que je ne suis pas stupide et ignorant ? » m’étais-je défendu ainsi avec un sourcil levé.

« Hm, vraisemblablement, » dit-il en hochant de la tête.

« J’ai le sentiment qu’il y a quelque chose que vous vouliez me demander, mais que vous ne voulez pas me demander parce que vous ne savez pas comment je vais réagir, » dis-je carrément.

Pour moi, c’était une chose plutôt évidente à attendre de lui. Après tout, c’était un général qui avait combattu dans les guerres dragons contre les humains et autres, et j’étais là, un homme accompagnant sa petite-fille dans une dangereuse forêt, ayant une capacité mystérieuse, et ne montrant pas les réactions typiques de haine contre eux. Même moi, j’aurais une ou deux questions. Par exemple, comment étais-je arrivé ici ? Qui m’avait amené ? Où étais-je né ? Comment avais-je obtenu ce pouvoir ? Comment fonctionnait-il ? Et tout un tas d’autres questions.

« En effet, il y a quelque chose que je souhaite demander, » déclara-t-il.

J’avais regardé Seryanna une fois et puis ce dragon avait dégluti.

Là voilà ! ai-je pensé.

« As-tu déjà tué un dragon auparavant ? »

La question était sérieuse.

« Euh... Non ? » avais-je répondu en fronçant les sourcils.

« As-tu déjà tué un humain avant ? »

« Est-ce que les imaginaires comptent ? » Demandai-je.

« Non, ils doivent être faits de chair et de sang, pas un produit de ton imagination ou de magie, » déclara-t-il clairement, mais il était sérieux.

« Jamais, monsieur, » avais-je répondu.

« Hm... As-tu tué N’IMPORTE qu’elle espèce sensible avant ? » m’avait-il encore demandé.

« J’ai tué des insectes, principalement des cafards, mais je n’ai pas tué quoi que ce soit qui soit sensible..., » avais-je dit en y réfléchissant. Peut-être en leur lâchant dessus une ou deux bombes nucléaires et en les envoyant sur Mars, sinon je ne crois pas.

« C’est dur pour moi de te croire. Mais pour venir ici sans tuer quoi que ce soit, tu dois être un homme très chanceux, ou il y a plus que ce que l’œil peut voir, » m’avait-il dit.

Ou les deux... Très probablement les deux. Ai-je commenté dans mon esprit.

« Grand-père, il est digne de confiance, » Seryanna avait parlé pour moi.

Merci, ma déesse rousse ! En levant un pouce mentalement pour elle.

« Si ma petite-fille le dit, je la croirai, » il haussa les épaules.

Alors, faites-le depuis le début ! Qu’est-ce qu’il y a avec cet interrogatoire alors ? ai-je pensé.

« Eh bien, préparons-nous pour le dîner ! Oh ! Avant que je n’oublie, mon garçon, tu ferais mieux de ne pas penser à attraper la queue de ma petite-fille. Elle ferait honte à notre famille si elle choisissait un humain comme partenaire, et surtout, ce n’est pas possible, » il me regardait avec des yeux sévères, et je pouvais sentir le vieux général derrière ce regard.

Ses mots étaient plutôt durs, même si je n’étais pas sûr de ce que l’avenir m’apporterait. Il me disait tout de suite que Seryanna était hors de portée juste parce que cela serait gênant. Là encore, c’était une autre société, dans laquelle les humains étaient considérés comme des ennemis, et je faisais partie de ces ennemis. Si je n’avais pas la présence de la rousse, j’aurais pu finir comme nourriture pour dragon au moment où je m’étais présenté à ces deux gardes aux portes de la ville d’Andromède.

D’après ce que je savais et voyais jusqu’ici, c’était la principale raison pour laquelle il ne voudrait pas que je sois après la queue de Seryanna comme il le disait, bien qu’elle n’en ait pas pour commencer. Ce n’était pas possible du point de vue de leur société et du fait qu’il était autrefois un général dans les guerres entre humains et dragons. Sa maladie était probablement la raison pour laquelle il s’était retiré, sinon, il ne ressemblait pas au type d’homme qui s’asseyait et gardait une ville au milieu de la montagne toute la journée.

Là encore, ne prenait-il pas les choses un peu trop sérieusement ? Quel genre d’homme pourrait même penser que chaque homme que sa fille ou sa petite fille rencontre est en fait un grand pervers qui voudrait coucher avec elle ?

Pratiquement tout homme sain d’esprit, et même moi, mais ce n’était pas la question...

« Je vais te montrer ta chambre, » déclara Seryanna qui s’approcha de moi après le départ du vieil homme.

« D’accord..., » dis-je en hochant la tête et en suivant la dragonne.

Nous avions marché jusqu’à l’aile gauche du manoir, puis nous avions passé quelques portes et nous nous étions arrêtés à l’avant-dernière porte. Elle l’avait alors ouvert avec une petite clé métallique et entra. Une chose à mentionner au sujet des maisons draconiennes, elles étaient en général conçues de manière à ce que le dragon sous sa forme anthropomorphe puisse se sentir à l’aise, ce qui signifie qu’elles étaient assez grandes avec de grandes portes robustes.

La pièce où je devais dormir était spacieuse, peut-être aussi grande que mon salon dans l’appartement de mes parents en Roumanie. Le lit était de très grande taille, et même assez grand pour convenir à un dragon adulte. Les oreillers et les couvertures étaient décorés de fioritures jaunes cousues sous forme de feuilles et de fleurs. Il y avait un bureau brun foncé à gauche, et une petite table avec deux chaises à côté de la fenêtre. À ma gauche, il y avait un miroir placé dans un cadre de bois orné. Tout semblait beau et prêt à accepter un noble, pas un sale humain ou un paysan.

« Wôw ! » avais-je dit, surpris.

« Ce n’est pas grand-chose, mais cela devra faire l’affaire, » déclara Seryanna en soupirant.

« Est-ce qu’un câlin de toi vient avec ? » demandai-je en souriant.

Elle avait simplement soupiré et secoué la tête.

« Où est la bague ? » m’avait-elle demandé.

« Ici. En parfait état ! » lui avais-je dit en la sortant de ma poche et en la lui tendant.

« Bien ! Avec cela, peut-être que grand-père sera guéri. » A-t-elle dit.

J’avais enlevé le sac à dos que je portais et l’avais placé à côté du lit.

« Qu’allons-nous faire avec le reste des herbes ? » Lui avais-je demandé.

« Nous allons les emmener demain chez l’herboriste de la ville. Quant aux autres, je vais les donner au guérisseur de grand-père, et il préparera tous les médicaments nécessaires pour lui. Grâce à ces champignons que tu as trouvés, je peux rendre cette bague et ne pas m’inquiéter de devoir ignorer les bandits et les voleurs la prochaine fois que je les verrai, » déclara-t-elle avec un air soulagé dans les yeux.

« Ton grand-père va aller mieux, ne t’inquiète pas Seryanna ! Je souhaite qu’il se remette aussi ! » Lui dis-je avec un sourire.

« Merci. » Répondit-elle avec un petit sourire.

« Je vais demander à l’une des servantes de te donner des vêtements temporaires, alors tu es invité à nous rejoindre pour le dîner, » dit-elle, puis elle se retourna pour partir.

« Merci, Seryanna... Tu m’as beaucoup aidé, » lui dis-je avant de partir.

La dragonne n’avait pas répondu, mais je savais qu’elle m’avait entendu.

Avec elle de parti, j’avais fait ce que toute autre personne normale ferait dans mon cas et regardé mes statistiques. Ma mâchoire était presque tombée au sol en voyant les valeurs.

Nom : Alkelios Yatagai

Espèce : Humain

Niveau : 63

Force : 16 +313,5 +607,5

Vitesse : 14 +247 +452,2

Dextérité : 20 +251 +527

Magie : 16 +188,5 +251

Chance : 100

Excellence magique : 1 % +6,75 % +8,5 %

Compétences : Montrer oui/non ?

Points de compétences : 2

Points de statut : 620

Pourquoi les avantages ? Pensais-je après un moment, mais en faisant un calcul rapide, mes statistiques étaient :

Force : 937

Vitesse : 713,5

Dextérité : 798

Magie : 455,5

Chance : 100

Excellence magique : 16,25 %

Elles étaient impressionnantes, je devais l’admettre, mais compte tenu du fait que le vieil homme était un ancien général, ses statistiques me paraissaient un peu basses. Avec cela, sa force était de 2430, alors que sa magie atteignait à peine les 1004. Seryanna avait la moitié de ses statistiques, mais tout de même, sans être éveillée.

Je ne sais pas, mais je m’attendais à quelque chose de plus... de la part d’un ancien général de l’armée des dragons. Serait-il possible que ses statistiques soient réduites à cause de sa maladie ? Théoriquement, c’était possible.

Même ainsi, j’avais gagné un bonus assez conséquent et aussi longtemps qu’il me considérait comme son ami et moi le sien, mes statistiques ajoutées ne diminueraient pas. À ce rythme-là, j’étais sûr de dépasser les statistiques de Seryanna avec un ami de plus.

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.
    PS : Le monstre qu'il serait si il devenait ami avec la race dragon toute entière...

  2. L'amateur d'aéroplanes

    Mot oublié dans la phase suivante :
    « Ton (grand-) père va aller mieux, ne t’inquiète pas Seryanna ! Je souhaite qu’il se remette aussi ! » Lui dis-je avec un sourire.

    Au fait, il faudra qu'il fasse aussi connaissance avec ses futurs beaux-parents - s'ils sont toujours de ce monde - 🙂

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