100 en Chance et une Compétence en Domptage de Dragons – Tome 1 – Chapitre 12 – Partie 2

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Chapitre 12 : En cas de doute, blâmer la chance

Partie 2

Une grande tour au milieu était la seule structure dépassant les trois étages, elle atteignait jusqu’à vingt ou trente mètres de haut. Tout autour, il y avait beaucoup d’autres bâtiments plus petits, mais seulement un grand manoir dans la partie extrême nord de la ville. C’était imposant et magnifiquement conçu semblable aux vieilles demeures européennes que j’avais vues sur de vieilles photos ou servant de maisons de mecs riche dans un jeu. C’était impressionnant.

Les champs autour de Tomeron n’étaient pas stériles, la moitié d’entre eux étaient recouverts de grains mûrs et l’autre moitié était couverte d’herbes. C’était un petit pâturage pour nourrir les animaux. C’était assez intéressant de voir ce genre de structure au milieu de la montagne. Il était tout à fait étonnant qu’ils puissent aussi récolter du grain.

Comme nous nous étions rapprochés des champs, j’avais réalisé quelque chose de particulier sur les pointes de grain. Sur leurs pointes, il y avait une perle rouge, me faisant penser que je n’avais pas affaire à des céréales connues de la terre.

Curieux à ce sujet, j’avais utilisé ma compétence d’identification sur ces graines et avais reçu ce message en retour.

(Grianus) : Un type d’herbe médicinale souvent utilisée comme épice pour les aliments. Très commun dans les terres draconiques, mais très rare sur tout autre continent. Composant pour (Potion de soin moyenne).

J’avais cligné les yeux en raison de la surprise. Une fois de plus, j’avais été trompé par les apparences de ce monde. Les anciennes céréales à grains utilisées sur terre étaient en fait d’épices sur ce continent. Cela m’avait fait pousser un soupir surpris, mais en même temps, j’étais curieux de savoir le goût de cela.

« Tu vois ce manoir là-bas ? » Demanda Seryanna en montrant le grand bâtiment de l’autre côté.

« Oui, » avais-je répondu.

« C’est là où vit mon grand-père, » m’avait-elle dit.

« Oh ? Je pensais que ce manoir appartenait au Seigneur de la ville ou à un riche marchand. »

« Grand-père est le Seigneur de la région, » expliqua-t-elle.

« Alors je ne comprends pas pourquoi ce locataire de Khosinni t’a surtaxée ainsi, » dis-je en levant un sourcil.

« Chaque ville dans le Royaume dragon est gouverné par un Seigneur différent. En tant que tels, ils se voient offrir une grande part de responsabilité, mais aussi de nombreux avantages, comme la possibilité de fixer le prix minimum pour tout article vendu sur leurs terres, » avait-elle expliqué.

« Je vois..., » lui dis-je, mais je n’avais pas demandé plus de détails sur leur système politique.

Quelque chose en moi me disait que je m’ennuierais à mourir si Seryanna commençait à les expliquer, bien que cela puisse avoir à voir avec mes mauvaises expériences en cours d’histoire.

Ce qui était surprenant de voir, c’est que les gardes avaient chaleureusement souri en voyant Seryanna. Ils étaient tous les deux sous leurs formes de demi-dragons, portant des armures en cuir dur et de longues lances sportives aux pointes dentelées. L’un avait des écailles brunes et l’autre des écailles vertes.

« Regardez ! La petite Seryanna est de retour ! » déclara celui à gauche avec un grand sourire sur son visage écaillé.

« Bonsoir, Terrok, » répondit-elle avec un sourire chaleureux.

« Oh ! L’ancien général sera heureux de vous voir ! » déclara l’autre dragon, qui était assis sur un tabouret.

« Merci, Brastal. Je vais y aller alors, » elle avait tiré les rênes du Khosinni, et nous étions entrés dans la ville.

J’avais simplement souri en passant devant les deux dragons, qui m’avaient lancé un regard curieux. Impossible de les blâmer. La princesse de la ville était soudainement revenue en traînant un homme avec elle et une petite sœur inconsciente.

Nous avions fait notre chemin à la maison en dehors de la ville plutôt rapidement. Les rues n’étaient pas aussi animées que je le pensais au départ, et les gens accueillaient Seryanna en souriant, mais au bout d’un moment, je commençais à voir des regards sympathiques, presque comme s’ils la plaignaient. C’étaient probablement les gens qui ne croyaient pas en son pouvoir ou voyaient le fait qu’elle ne soit pas éveillée comme quelque chose de malchanceux.

Pour autant que je sache, il n’y avait pas de raison réelle pour laquelle elle devait être regardée avec pitié. Je savais que c’était leur société et la manière dont ils avaient grandi, mais de mon point de vue... ces choses étaient fausse.

La ville n’était pas aussi animée qu’Andromède, mais en partie à cause de la vitesse à laquelle le soleil se couchait au loin. La nuit arrivait, et je croyais même avoir aperçu un petit bâillement s’échapper de la bouche de la belle rousse. C’était contagieux puisqu’au même moment j’avais également bâillé.

Pour ce qui était de voir des marchands et toutes sortes de personnes, je ne peux dire que je l’avais fait, ou peut-être que je ne pouvais les reconnaître. Toutes les maisons étaient à peu près les mêmes : grandes, deux étages à partir du sol, toits pointus dans un style anglais médiéval. Ils avaient l’air paisibles pour la plupart, je sentais le parfum séduisant de la nourriture cuite partout. Ça devait être l’heure du dîner.

Une fois sortis de la ville, nous nous étions approchés de la grande maison de trois étages. Deux domestiques étaient dans la cour, s’occupant d’un petit jardin de fleurs. Un autre tirait deux khosinnis vers une écurie. Il y avait quelques gardes qui patrouillaient.

Dès que nous étions arrivés, nous avions été accueillis avec un profond salut par tout le monde. Un des domestiques avait même proposé de prendre la Kléo endormie.

« Le maître est dans sa salle d’étude. Dois-je aller lui dire que vous êtes de retour ? » demanda une jeune dragonne.

Voyons voir... robe de chambre, yeux bleus, écailles bleues, longue queue avec un ruban au bout, regard mignon, longs cheveux bruns, poitrine généreuse, et un peu petite... Je commence à aimer les coïncidences. Pensais-je, et inconsciemment, je m’étais à sourire. Mon expression m’avait valu un coup de coude dans les côtes d’une certaine rousse.

« Arg..., » gémis-je en frottant l’endroit douloureux.

« Ahem... S’il vous plaît, faites, » dit-elle à la domestique avant de me jeter un regard noir. « Dois-je m’inquiéter du fait que tu attaques les domestiques ici ? » m’avait-elle demandé.

« Je n’attaquerai que celle ayant des cheveux roux et le titre de chevalier... aussi, aïe ! » plaisantai-je.

Je pense qu’elle avait rougi, mais Seryanna n’avait pas répondu à ma blague et avait simplement regardé ailleurs.

« En parlant de ça, pourquoi n’avons pas rendu ces khosinnis au locataire ? » lui avais-je demandé en étant curieux après qu’un homme soit venu les emmener.

« Ce servant le fera pour nous. D’ailleurs, j’aimerais bien garder cette affaire de surtaxe secrète pour l’instant, » me dit-elle.

« Garder quoi secret ? » demanda quelqu’un en arrivant.

J’avais regardé dans cette direction et avais vu un grand dragon avec une longue queue rouge, des écailles rouges sur ses joues, ses bras, et deux cornes jaillissant de son front et recourber en arrière. En ce qui concerne son âge, il ressemblait à un humain dans la quarantaine, mais sa moustache et ses cheveux gardaient leur couleur vive rouge comme les cheveux de Seryanna. La couleur devait être une chose de famille, car je n’avais pas vu d’autre dragon ayant cette couleur dans Andromède ou Tomeron. Il portait un costume de grande classe et une épée particulière à la taille.

« Bonsoir, grand-père ! » déclara rapidement Seryanna en faisant un petit salut.

« Pas besoin de toutes ces formalités ! Tu es ma petite-fille ! Viens donner un câlin à ce vieil homme ! » lui avait-il dit avec un grand sourire.

« Grand-père. » Seryanna lui fit un doux sourire et obéit à sa demande.

« Bienvenue, ma chérie ! » Dit-il en l’enlaçant fermement.

Pendant ce temps, je restais à la porte, je restais calme en me demandant comment j’allais me présenter à cet imposant gentleman. Si ma mémoire ne me jouait pas de tour, le garde à l’entrée l’avait appelé « général » ?

« Qui est-ce ? » demanda-t-il en plissant les yeux vers moi.

« Salut ? » dis-je en faisant un sourire stupide et levant la main comme si je disais « bonjour » à quelqu’un de mon monde.

« Ceci... » Seryanna leva les yeux vers son grand-père, puis dit « C’est mon ami. »

« Quoi ? TU as un ami ? » déclara-t-il surpris en la tenant dans ses bras.

Aie ! Ne dis pas ça à propos de ta propre petite-fille ! Une fois qu’elle sera éveillée, elle sera une beauté ! commentai-je intérieurement, mais je m’étais abstenu de le dire à haute voix.

« Grand-père ! Pose-moi ! Je ne suis pas une enfant ! » répondit-elle en se tortillant dans ses bras.

« Bien sûr ! » Il l’avait libérée, et la dragonne retomba sur ses pieds.

Le vieil homme m’avait regardé et s’était approché, en faisant un grand sourire qui avait fait monter les coins de sa moustache.

M’offrant une poignée de main, il m’avait dit « Bienvenue chez moi, mon garçon ! Mon nom est Brakkar Draketerus ! »

Je n’avais pas refusé son geste gentil, surtout parce que je ne voulais pas être mal vu de sa part, mais j’avais essayé de lui serrer la main autant que possible. Un jour, mon père m’avait dit qu’une poignée de main lugubre montrait un manque de respect envers l’autre, et je ne voulais certainement pas offenser cet imposant dragon.

« Un plaisir de vous rencontrer, je m’appelle Alkelios Yatagai. » Me suis-je présenté.

« Hm ? » Il inclina la tête vers la gauche. « As-tu vécu chez les Ornaks ? » me demanda-t-il.

« Hein ? » Je l’avais regardé en fronçant les sourcils.

« À en juger par ton expression, je suppose que tu ne sais même pas ce qu’est un ornak ! Hahaha ! » rit-il. Puis, tout en tapotant l’épaule, il continua. « Ce sont des créatures brutales en combat, mais assez fidèles à leurs chefs. Quoi qu’il en soit, la raison pour laquelle j’ai demandé cela était parce qu’Alkelios en ornak signifie Chanceux. Quant à Yatagai cela me rappelle le dicton des elfes Ey ata gaius, qui est grossièrement traduit par béni des dieux. Un bon nom si je devais le dire moi-même. Hahaha ! » Il avait ri.

Ses paroles m’avaient un peu choqué. J’avais été surpris d’entendre quelque chose comme ça, d’autant plus que j’avais été nommé par ce Dieu idiot avec un très mauvais sens de la dénomination ! De ce qu’il en avait dit, mon nom montrait clairement que mon point fort était ma chance.

« Il est effectivement chanceux, » déclara Seryanna en rigolant un peu.

« Pour avoir comme ami quelqu’un de la famille Draketerus ? Bien ! Mais comme on dit, n’importe quel ami de ma fille est mon ami ! » Rit l’homme.

Y a-t-il un dicton comme ça ? me étais-je demandé, mais honnêtement, cela ne me dérangeait pas d’être ami avec un autre dragon.

« Qu’est-ce que c’est ? » Demanda-t-il soudain en regardant l’air vide devant lui.

« Pas possible... » Pensai-je.

« Oui ? » Dit-il, puis j’ai entendu quelque chose dans ma tête.

[Vous avez un nouvel ami : Brekkar Draketerus]

J’avais regardé vers le vieux dragon qui me regardait lui aussi, intrigué par la tournure des événements.

« Je n’ai jamais vu ou entendu de quelque chose comme ça ! » confessa-t-il.

100 de chances pff... ça me met toujours dans des situations à problème ! Maintenant comment je vais pouvoir m’expliquer ? criai-je dans mon esprit.

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3 commentaires




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    Merci pour le chapitre.




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    Merci pour le chapitre. C'est tout de même étrange que le seigneur d'une petite ville n'est pas moyens de faire venir un pharmacien pour obtenir ces plantes médicinales.




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      Coe serayanna l as dit plutot les champis sont rares et difficile a obtenir donc il parrait logique qu un intellectuel comme un alchimiste ne prenne pas de risque

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