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Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken – Tome 9

***

Le Livre de Miyu (suite)

Chapitre 246 : Je deviendrais chère !

Même après que le soleil soit monté haut dans le ciel, j’étais dans ma chambre, allongé sur le lit.

J’étais allongé sur le dos et Miyu était couchée sur moi.

Miyu.

C’était une femme de ménage qui possédait un désir, mais elle n’en était pas consciente elle-même.

Elle voulait maîtriser la compétence « Marionnettiste » que j’avais gagnée à la loterie, afin qu’elle puisse monopoliser sa position, et être ma seule femme de ménage.

Avec ce désir, Miyu faisait de son mieux pour devenir une vraie Marionnettiste, et elle était si mignonne et charmante pendant qu’elle faisait ça.

C’était pourquoi je l’avais amenée et poussée sur le lit et je l’avais chérie. J’avais MofuMofuisé avec elle, puis j’avais continué pour quelques rounds de plus.

Après avoir fait ça toute la nuit, Miyu était tellement épuisée qu’elle ne pouvait rester que sur moi.

Et elle avait l’air si jolie alors je lui caressais doucement la tête.

C’était la première fois que Miyu était restée câline avec moi aussi tard.

Étant un membre de mon harem, j’avais fait l’amour avec elle plusieurs fois, mais Miyu se réveillait toujours avant l’aube et commençait à travailler en portant son uniforme de femme de chambre.

Comme si rien ne s’était jamais passé.

Mais, elle n’avait pas bougé aujourd’hui. Elle était juste restée se faire câliner par moi.

* KonKon *. La porte avait été frappée.

« Qui ? »

« C’est Miyu »

La voix n’était pas venue de Miyu qui était sur moi. J’avais entendu la voix de Miyu depuis l’extérieur de la pièce.

Je lui avais dit d’entrer et j’avais vu Miyu entrer dans la pièce avec ses vêtements de femme de ménage.

Elle ressemblait exactement à Miyu.

Son visage, son corps et les vêtements de femme de chambre qu’elle portait. Elle ressemblait exactement à Miyu et n’importe qui pourrait penser qu’elles étaient jumelles si elles étaient ensemble. La seule différence que je pourrais clairement voir était la fourrure sur leur queue.

La vraie queue de Miyu était si douce et moelleuse au toucher, et un peigne tomberait tout droit si vous le lâchiez tandis que vous la coiffez, mais la fourrure sur la queue de la Miyu qui venait d’entrer manquait un peu du lustre.

Si le niveau de MofuMofu de l’originale était de 100 points, alors celle qui venait d’entrer n’en avait que 95.

{Quel genre de type es-tu ?}

J’entendis la voix agacée d’Éléanore, mais je l’ignorais et je regardais Miyu. J’avais regardé la marionnette Miyu qui était contrôlée par la compétence « Marionnettiste ».

La regardant de près, la marionnette apporta un plateau, un pichet et une tasse.

« Bonjour, Maître. Je vous ai apporté de l’eau. »

« Comme c’est sérieux. »

« Après tout, Maître semblait avoir soif. »

C’était vrai que j’avais soif.

Après tout, nous l’avions fait toute la nuit, bien sûr que j’aurais soif.

La marionnette avait versé de l’eau dans la tasse avant de me la donner. Pendant ce temps, la Miyu sur moi n’avait pas bougé d’un pouce.

J’avais reçu la tasse et j’avais bu l’eau d’un coup.

« Merci. C’est rafraîchissant. »

« Bien. »

La marionnette Miyu avait montré un heureux sourire. Même la Miyu qui était allongée sur moi, je pouvais sentir ses joues bouger contre ma poitrine.

« Bien. Je suppose que nous devrions nous réveiller maintenant. Miyu, apporte-moi mes vêtements. »

« Oui. »

La marionnette Miyu avait bougé tandis que la Miyu originale s’était également réveillée.

J’avais laissé la marionnette faire son travail pendant que je plaçais un bras sur l’épaule de Miyu et l’embrassais.

« Maître ? »

« Pour toute la journée aujourd’hui, cette Miyu ne sera occupée qu’à MofuMofu »

« ... Oui ! »

Miyu leva les yeux vers moi et souriait plus joyeusement que d’habitude.

Je m’étais assis face à Delphina dans le salon.

Elle n’avait pas apporté Colaria aujourd’hui, ainsi elle n’avait pas été conduite dans la salle de réception, mais au salon.

J’avais également continué à MofuMofu la Miyu originale bien habillée sur mes genoux et je faisais face à Delphina, avec une table entre nous.

Et au lieu de la Miyu original qui était seulement occupé à MofuMofu, une marionnette Miyu nous avait servi du thé, faisant ce que Miyu faisait habituellement.

Delphina avait l’air de ne pas savoir si elle devait être impressionnée ou simplement rouler des yeux.

« Bien que ce soit moi qui ai préparé les marionnettes... c’est plus que ce à quoi je m’attendais. »

« Est-ce vrai ? »

« Celle-ci est la marionnette que j’ai préparée, n’est-ce pas ? Ce n’est pas de la magie... non, ce n’est pas une autre personne que tu as transformée en utilisant son aura, non ? »

« C’est une marionnette à cent pour cent. Prouve-le à elle, Miyu. Laisse-moi voir, y a-t-il des parties que tu peux enlever ? »

« Serait-ce suffisant ? »

La marionnette Miyu l’avait dit et avait enlevé sa tête. Juste comme un dullahan, elle avait enlevé sa tête et la portait à sa taille.

« Je vois. C’est vraiment une marionnette. »

« C’est assez, Miyu. »

« Oui. »

« Et est contrôlé par elle, hein. »

« C’est vrai. »

« Puisqu’il y a des commandes supplémentaires pour de nouvelles marionnettes, cela signifie-t-il qu’elle peut contrôler plusieurs exemplaires ? »

« Elle ne peut en contrôler que deux en même temps en ce moment. Mais on dirait qu’elle veut être en mesure d’en contrôler quatre dans le futur. Exact, Miyu ? »

« Oui ! »

L’original que j’étais en train de MofuMofuiser répondit.

« Les contrôler comme si c’était de vrais humains, en plus de ça, plusieurs d’entre eux. Haa, comme je l’ai pensé, j’aurais du l’avoir surveillée plus sérieusement même si j’avais pu subir quelques pertes. »

« Je ne te donnerais pas Miyu. »

« Maître... »

Miyu avait l’air contente.

D’un autre côté, la marionnette Miyu s’inclina respectueusement avec une expression ordinaire. Elle avait quitté le salon comme pour souligner que c’était juste une femme de ménage.

Delphina et moi regardions leurs expressions et leur comportement. Voyant Miyu qui pouvait choisir ses manières selon les besoins, Delphina soupira avec encore plus de regrets.

« Bien que je sache que c’est inutile... que dirais-tu de cinq mille pièces d’argent ? »

« Tu le demandes toujours, même si tu sais que c’est inutile ? »

« Si par hasard cela réussirait »

« C,Cinq mille pièces d’argent !? »

« Cela semble être ta valeur actuelle selon elle. »

« Ehhhhhh !? C,c’est trop cher. »

« Hein ? »

« Si tu souhaites accepter la transaction maintenant, je peux payer le double tout de suite. »

« On dirait que ton vrai prix est de dix mille pièces d’argent. C’est bon pour toi, Miyu. »

« Oh non, moi, je ne vaux pas grand-chose. »

« C’est ta valeur. », dit Delphina avec confiance.

Je m’étais souvenu qu’en l’incluant, Hélèna appréciait également Miyu. Eh bien, j’étais le premier à avoir remarqué à quel point Miyu était incroyable.

« Je ne vaux pas beaucoup. Je ne suis qu’une simple servante. »

« Non, tu le vaux vraiment. Même si tu ne l’étais pas, j’en serais troublé si ce n’était pas le cas. »

« T,Troublé ? »

Miyu leva les yeux vers moi avec un visage surpris.

« Cette chose que tu vises, Miyu, c’est de devenir ma seule femme de chambre. Une femme de chambre qui m’accapare est-elle si bon marché ? »

« Ah...! Non... »

Elle avait l’air confuse au début. Mais peu à peu, elle avait accepté mes mots, et avait finalement fait une expression pleine de résolution.

« Je vais devenir chère ! »

Miyu avait déclaré un but innocent. Delphina et moi nous regardâmes avec un sourire ironique.

On dirait que nous ne pouvions pas laisser Miyu se rendre compte qu’elle valait déjà un prix élevé.

***

Chapitre 247 : S’il te plait laisse moi t’appeler Maître ( point de vue du harem )

Deux belles princesses visitaient en ce moment le manoir de Kakeru.

La troisième princesse du Royaume Mercure, Héléna Theresia Mercury et la quatrième princesse, Iris Theresia Mercury.

C’étaient des sœurs liées par le sang, et chacune d’entre elles était un poids lourd dans les affaires militaires et intérieures de leur royaume. C’étaient les deux princesses connues sous le nom de « Fleurs Jumelles de Theresia » à l’intérieur et à l’extérieur de leur royaume.

Et en même temps, elles étaient toutes les deux des femmes de Kakeru.

Les deux beautés avaient visité le manoir de Kakeru en même temps.

« Bienvenue, Lady Héléna, Lady Iris. »

« B-Bienvenue »

Elles descendirent toutes les deux de leur calèche.

Les deux femmes portaient des robes de princesse.

Bien qu’Hélèna portait des vêtements qu’elle portait habituellement, Iris portait une robe, et non pas une armure, donc elle semblait différente de l’habitude.

Celles qui avaient accueilli les deux princesses étaient Miyu et Colaria qui restait dans le manoir pour s’entraîner.

Miyu les connaissait très bien toutes les deux, ainsi elle pouvait interagir avec elles d’une manière naturelle bien que respectueuse, mais Colaria qui venait de rencontrer les deux princesses pour la première fois avait l’air nerveuse.

« Cela fait longtemps, Miyu. Nous serons à tes soins aujourd’hui. »

« Plutôt que ça, qui est-elle ? Une nouvelle femme à Kakeru ? »

Contrairement à Iris qui parlait à Miyu comme à une amie proche, Hélèna semblait être plus curieuse envers Colaria qui portait les mêmes vêtements que Miyu.

« Elle ne l’est pas. Elle a été amenée ici par Lady Rica et Lady Delphina. »

« La reine Calamba l’a fait ? »

« Maintenant que tu as mentionné ça... »

Les yeux d’Hélèna se plissèrent lentement.

Elle regarda attentivement Colaria. Elle leva son regard du sommet de sa tête vers le bout de ses orteils, comme pour l’observer.

« Toi, quel est ton nom ? »

« C-C’est Colaria »

« Colaria Lanmari Calamba ? »

« O, Oui ! »

« Muu~? Sœur aînée, quel est le problème avec ce nom ? »

« J’ai entendu des rumeurs à ce sujet. Ils disent qu’une fille était partagée par Rica et Delphina. C’était donc toi, hein. »

« Oui. »

Colaria baissa les épaules et son expression montra à quel point elle était émerveillée et respectueuse.

« Il n’y a rien de mal à cela, sœur aînée. »

« Rica et Delphina l’appréciaient en même temps, et voulaient la prendre comme la leur. Elles auraient dû se disputer pour elle... mais la raison pour laquelle Rica la veut, tu le sais bien ? »

Demanda Hélèna et Iris fit un grand signe de tête.

« Bien sûr, Ka... »

« Tu n’as pas besoin d’en dire autant. »

Hélèna posa gracieusement un doigt sur les lèvres d’Iris.

Si un homme avait vu ce sourire espiègle et gracieux, son âme aurait été emportée par son attrait.

« Delphina, bien sûr, le sait aussi. »

« Je suppose que oui. »

« C’est pourquoi elle avait pris du recul, pensant que c’était pareil qu’elle soit avec elle ou avec Rica. »

« Hum. J’aurais fait de même si j’avais pris goût pour la même fille que ma sœur aînée. »

« Si c’est toi, Iris, alors tu devrais savoir pourquoi elle possède le nom de Lanmari et Calamba en même temps. »

« ... Je vois ! C’est pour en faire une fille qui nous ressemble. »

« C’est vrai. Et c’est tout ce que j’ai pu entendre, qu’en penses-tu ? »

Avait dit Hélèna tout en regardant Colaria, attendant une réponse.

« O, Oui. C’est exactement comme vous le dites, princesse. »

« Ohh ! Je vois. »

« Si oui, tu n’as pas besoin d’être aussi humble. »

« M-Mais... »

« C’est exactement comme l’a dit Grande Soeur. À l’intérieur de ce manoir, nous avons le même statut, que ce soit la reine Calamba et Delphina. Je crois que tu n’as pas besoin d’être si courtoise avec elles. »

En entendant cela d’Iris, les yeux de Colaria s’élargirent un instant, mais elle se calma rapidement et fit un signe de tête timide.

« Oui, je vais faire ça. »

« Hum. »

« Allons-y ensemble. »

« Bien alors, vous deux, entrez s’il vous plaît. »

« Umu ... ohhto »

Au moment où elle avait fait un pas, Iris avait légèrement trébuché.

« Est-ce que tu vas bien ? »

« Il n’y a pas besoin de s’inquiéter. J’ai juste un peu trébuché. Je n’ai toujours pas l’habitude de porter des robes comme ça. »

Miyu et Colaria avaient conduit Hélèna et Iris qui avaient fait un sourire ironique dans le manoir.

Dans une pièce à l’intérieur du manoir, Hélèna et Iris s’assirent sur une chaise, tandis que Miyu les déplaçait activement.

Les deux princesses venaient de sortir du bain, seulement vêtues de minces robes de soie avec leurs longs cheveux descendant sans contraintes.

Leur peau légèrement teintée de rose était si belle et séduisante qu’elle pouvait faire saigner du nez un homme sain.

Miyu les aida à s’habiller toutes les deux.

Hélèna et Iris avaient rendu visite pour une raison complètement privée.

Elles étaient venues réchauffer le lit de Kakeru.

Elles se préparent pour cela maintenant.

Et celle qui les aidait était Miyu.

C’était Miyu et la marionnette qui lui ressemblait complètement qu’elle contrôlait.

De cette façon, elle aida Hélèna et Iris à s’habiller en même temps.

« Je vois. C’est une compétence que tu as obtenue de Kakeru, hein. »

« Ceci est incroyable. Il semblerait bien qu’une jumelle bouge en même temps. »

« Tout cela grâce à la compétence que j’ai reçue du Maître. »

Miyu répondit humblement aux paroles d’Hélèna.

Elle était devenue de plus en plus désireuse d’aider les deux femmes à se préparer.

Pour que les deux beautés soient encore plus belles, elle avait fait de son mieux pour les maquiller.

« Iris, est-ce que tu comprends ce que ça veut dire ? »

Demanda Hélèna à Iris en regardant Miyu.

« De quoi parles-tu, sœur aînée ? »

« Qui d’autre a “quelque chose” de Kakeru ? »

« De Kakeru ? ... Nana, hein »

« C’est vrai. Pour autant que je sache, Miyu est la seconde. »

« Je comprends vraiment maintenant pourquoi ma sœur aînée m’a dit d’apprendre de Miyu. Dire que Kakeru la considère autant. »

Les deux princesses chuchotaient l’une à l’autre. Parce que leurs voix étaient faibles, Miyu n’entendait pas de quoi elles parlaient.

Après avoir terminé leurs préparatifs, Miyu laissa son pantin les conduire toutes les deux dans la pièce où Kakeru attendait.

Les seules restées dans la pièce étaient l’originale Miyu et Colaria qui avaient regardé du début à la fin.

« Fuu~. Eh bien, le prochain travail est... »

« Hé, Miyu. »

Colaria avait appelé Miyu qui était sur le point de trouver quelque chose à faire comme un poisson qui ne pouvait pas arrêter de nager.

« Qu’est-ce que c’est ? »

« Je regardais plus tôt, mais est-ce que le maquillage des deux n’a pas été inversé ? »

« Inversé ? »

« Oui. Lady Iris avait l’air un peu humble, mais le maquillage de Lady Hélèna allait la faire paraître vaillante ? Je pense. C’est à l’opposé de leurs images, n’est-ce pas ? »

« C’est vrai, mais Lady Iris avait l’air fatiguée aujourd’hui. »

« Fatigué ? Ah... ! Elle avait trébuché plus tôt... »

Colaria se le rappela et Miyu hocha la tête.

« Elle est probablement un peu fatiguée, alors j’ai changé de maquillage. Bien que ce soit juste un peu, j’ai changé la façon dont leur maquillage a été appliqué afin que Kakeru traite plus gentiment Lady Iris, et Lady Hélèna, euh, plus durement. »

« ... »

« Colaria ? »

Miyu jeta un coup d’œil à Colaria qui faillit laisser tomber ses mâchoires à cause de la surprise.

« Quel est le problème ? »

« Miyu... non, Maître ! »

« Eh ! »

« Laisse-moi t’appeler Maître ! »

« Q, Quel est le problème, Colaria. N’avons-nous pas fini de parler de ça ? »

« Non, j’ai finalement réalisé maintenant. J’ai finalement compris la raison pour laquelle Lady Rica et Lady Delphina m’ont amenée ici. »

Colaria regarda directement Miyu avec le regard le plus fervent qu’elle avait jusqu’à présent.

« S’il te plaît, laisse-moi t’appeler Maître ! »

Miyu était si troublée.

***

Chapitre 248 : La requête de Sélène

Dans la capitale du royaume d’Aegina, Rethim.

Répondant à l’invitation de Sélène, j’étais arrivé au « Palais d’Été », et j’avais été guidé par un homme dans le couloir. On sentait bien partout le caractère solennel.

Abraham.

Le marquis du royaume d’Aegina, le précepteur royal, Abraham.

Un homme qui était autrefois responsable de l’éducation de Sélène et qui était devenu son ennemi pendant la rébellion de Melina, parce qu’il sentait que Melina avait plus de légitimité.

Après qu’on ait réglé son cas, il était retourné auprès de Sélène.

« Tout se passe bien avec Sélène ? »

« Oui. Son Altesse la princesse semble être une personne complètement différente d’avant, nous faisant nous sentir un peu confus. »

« Je vois. »

« Cependant, c’est un changement positif. Tout cela grâce au Marquis Yuuki. »

« Je n’ai fait que ce que je voulais. »

Sélène avait la possibilité de devenir une femme capable, alors je lui avais donné un coup de main.

En fait, j’étais même sur le point d’abandonner la Sélène super gâtée d’avant.

La raison pour laquelle l’actuelle Sélène existait était seulement due au fait que les évènements se soient déroulés au bon moment.

« ... »

Abraham qui me conduisait s’était tu. Je pouvais sentir par sa présence qu’il hésitait.

« Êtes-vous si embarrassé par le changement de Sélène ? »

« Pour le dire franchement, oui »

Abraham acquiesça.

« Je l’ai trahie une fois, mais je suis resté impuni... »

« C’est la Sélène actuelle. »

J’avais répondu rapidement.

« Bien que je ne le sache pas vraiment, le tuteur royal, celui qui est responsable de l’éducation de la famille royale, est-il choisi en fonction de capacités appropriées ? »

« C’est même plus important que ça puisqu’il s’agissait d'une position honorifique. »

Abraham répondit humblement. Bien sûr, je n’avais pas pris ses mots tels quels.

« Quelqu’un qui possède autant de capacités devrait être une cible d’admiration pour l’actuelle Sélène. »

« Honnêtement, l’actuelle Princesse est terrifiante. Elle accepte toutes les suggestions aussi longtemps que cela soit légitime. Elle est trop pure, trop innocente, trop gentille. Dans la mesure où si j’étais obligé de jouer avec les mots, je sens que je pourrais prendre le contrôle du royaume. »

Je vois.

C’était vrai que l’actuelle Sélène avait ce genre de comportement. Elle était consciente que ses propres capacités étaient faibles, alors elle écoutait très attentivement les conseils de nombreuses personnes, à commencer par ceux de ses sujets.

Elle les écoutait, même trop.

Et Abraham semblait inquiet à ce sujet.

« Ne t’inquiète pas. Je ne laisserai pas cela se produire. »

« Pourquoi donc ? »

Abraham m’avait regardé de biais avec un regard interrogateur.

J’avais souri et j’avais répondu.

« Sélène est ma femme. Penses-tu que je laisserais vivre une personne qui tenterait de tromper ma femme ? »

« ... Je vois. »

Abraham fronça les sourcils. Était-il convaincu ou pas ?

Eh bien, ça n’avait pas d’importance.

Peu importe que ce mec soit d’accord ou non.

Sélène était à moi. J’allais éliminer toute personne qui essaierait de faire du mal à ma femme.

Je ferais seulement ce que j’avais dit.

Et finalement, nous étions arrivés à notre destination. Ce n’était pas la salle d’audience. C’était l’une des trente et une chambres du Palais d’Été.

J’étais entré et j’avais vu Sélène à l’intérieur.

« Shou ! »

En me voyant, Sélène s’était précipitée vers moi en m’appelant d’une manière qui lui était propre.

« Merci Shou. Merci d’être venu. »

« Es-tu devenu une femme capable ? »

« Je ne sais pas, mais j’étudie, comme mes professeurs me l’ont dit. »

« Je vois. »

Ses « professeurs », c’étaient mes autres femmes.

Hélèna, Rica, Delphina, Nana, Althea...

Je lui avais envoyé plusieurs sortes de femmes et elles avaient enseigné à Sélène beaucoup de choses. Cette composition d’équipe était la plus extravagante de ce monde.

« Et alors ? Pourquoi m’as-tu appelé ici ? »

« Oui. En fait, je veux demander de l’aide à Shou. Abraham, c’était à quel sujet ? »

Sélène le demanda à Abraham sans le regarder du tout.

« He~ »

{Hmm, elle commence à montrer une dignité royale, hein}

Éléanore qui était calme jusqu’à maintenant était impressionnée.

Parmi les types de personnalité des leaders, il y avait ceux qui n’avaient pas de capacité réelle, mais qui étaient capables de donner à leurs subalternes les bonnes tâches à accomplir.

On dirait que Sélène devenait ce genre de leader.

Abraham avait montré un visage troublé.

Dans le fait qu’elle dise qu’elle ne savait pas, la Sélène actuelle ressemblait à l’ancienne, mais, par rapport au passé, la manière dont elle agissait était différente.

Il avait l’air manifestement confus à cause de cela.

Remarquant que je le regardais, Abraham s’éclaircit la gorge et commença à expliquer.

« Après la fin de la régence des Trois Seigneurs, les ducs avaient perdu leurs pouvoirs. Dans les apparences, tout s’était bien passé, mais il y en avait beaucoup qui voyaient cela comme la défaite politique des ducs. »

« C’est ainsi. Eh bien, ça ne se passerait pas comme ça dans le cas de Sélène. »

Abraham hocha la tête et Sélène pencha la tête sur le côté.

« Pourquoi ça ne peut pas se passer comme ça dans mon cas ? Dis-moi pourquoi, Shou. »

Demanda-t-elle sèchement, docilement et innocemment. Elle avait l’air de vraiment vouloir le savoir.

« La Régence des Trois Seigneurs avait-elle la légitimité nécessaire ? Et la raison pour laquelle tu as pu revenir à ton poste est également légitime. Les deux sont légitimes, donc tout irait bien s’il n’y avait pas de gagnant ou de perdant. »

« He~, je vois. »

« Cependant, ceux qui étaient leurs subordonnés ne le percevaient pas comme ça. Il y avait même des rumeurs qui disent que puisque les ducs avaient perdu dans cette bataille politique contre Son Altesse Sélène, leurs maisons allaient être dépouillées de leur rang. Bien sûr, nous l’avons nié en le déclarant et en montrant que nous n’avions pas cette intention, mais... »

« Quelqu’un voulait frapper le chien qui se noie, hein. »

Abraham hocha de nouveau la tête et Sélène semblait impressionnée par mon expression

« Hohee~... »

« Shou est tellement incroyable, tu pourrais le dire rien qu’en entendant ça. »

« Ce n’est rien. Au fait, je pourrais aussi dire quel est leur but. »

« J’ai entendu cela. Qu’y a-t-il encore, Abraham ? »

Elle en avait été informée, mais elle avait immédiatement oublié. Pourtant, Sélène l’avait demandé à Abraham avec une expression neutre.

« C’est de flatter Son Altesse. »

« C’est vrai, c’est celui-là. Désolé Abraham, merci. »

Abraham était redevenu confus par Sélène qui, peu après, avait exprimé des excuses et de la gratitude en même temps.

Dépêche-toi de t’y habituer, pensai-je.

« En d’autres termes, certaines personnes pensent qu’ils sont déjà les perdants. Sélène était également en colère de la manière dont la rumeur s’est répandue. En fait, tu étais vraiment en colère au début, non ? »

« Arrête ça, je ne veux plus me souvenir de cela. »

Sélène fit la moue et bouda.

« Et puisque ton ennemi est déjà en train de tomber, il y a des gars qui veulent les frapper et s’en vanter en disant : “on l’a fait pour vous, Princesse”. »

« Incroyable. Je l’ai vite compris avec l’explication de Shou »

« Abraham ne t’a-t-il pas donné la même explication ? »

« L’explication d’Abraham était si formelle que c’était difficile à comprendre... désolée, Abraham. Je ne voulais pas dire que c’était mauvais. C’était juste incompréhensible. »

« Non, s’il vous plaît ne m’en veuillez pas, Votre Altesse »

« Et alors ? Qui sont ceux qui ont agi et qu’ont-ils fait ? »

J’étais revenu sur le sujet et j’avais demandé cela à Abraham.

« Sur le territoire de Duke Melina, certains fonctionnaires semblent avoir puni les serviteurs de Son Excellence le duc. Il y a une loi qui permet aux nobles d’avoir un certain nombre de serviteurs selon leurs rangs. Cependant, ce n’était qu’un prétexte. »

« Oui, bien sûr. Les gens qui se sentent suffisamment puissants voudraient utiliser ceci et cela pour augmenter le nombre de leurs serviteurs ou esclaves. Après tout, plus il y en a, et mieux c’est. »

Abraham acquiesça.

Je l’avais plus ou moins compris.

En d’autres termes, leurs crimes étaient qu’ils avaient agi d’une manière obscure, via une procédure spéciale illégale, afin d’être liés au duc. Ils étaient maintenant traités rigoureusement et ils étaient punis de façon appropriée.

En plus de cela, ils étaient ciblés.

« Il y aura du désordre si une purge est faite. Dans tous les cas, cela ne doit pas être fait alors que les Ducs actuels sont encore en vie. », avait dit Sélène. Elle l’avait dit avec un ton digne.

{Kuku. Exactement ce que Abraham lui a dit}

C’était probablement le cas.

« Mais, comme c’est déjà arrivé, puisque cela peut aussi être considéré comme légitime, le royaume ne peut pas punir ouvertement ce qui a été fait. »

« Et c’est là que j’interviens, hein. Quelqu’un qui ne fait pas partie du commandement central du royaume, mais quelqu’un qui suit les souhaits de Sélène. »

« Oui. »

« Les serviteurs qui sont chassés du territoire du Duc ont été amenés chez différents marchands d’esclaves. S’ils arrivent à destination, ils seront tous vendus comme des esclaves à 10 sous. »

« Il va complètement perdre la face. »

Les esclaves du duc avaient été punis avec force et ensuite vendus avec un prix bon marché de 10-sous... oui, c’était tellement sauvage. C’était très efficace pour les nobles qui avaient tant de fierté.

« S’il te plaît, Shou. Fais quelque chose à ce sujet. »

« J’accepte. »

« Vraiment  !? C’est d’accord, Shou ? »

« En retour, accompagne-moi ce soir »

J’avais dit ça et j’avais tiré Sélène dans mes bras. Je lui avais murmuré à l’oreille « tu es devenue une meilleure femme ».

Sélène avait rougi timidement dans mes bras et baissa les yeux.

« Non, ne fais pas ça, Shou. Abraham est là. »

« Il est déjà parti. »

« Eh ? C’est vrai, il n’y a personne à nos côtés. »

Abraham était déjà parti avant qu’elle ne s’en aperçoive.

Ce type, il savait probablement que cela arriverait.

Bien, peu importe.

Il n’y avait pas de problème.

Sélène avait mûri, elle était maintenant capable d’accepter des suggestions et de faire les meilleurs choix.

Il n’y avait aucun problème dans le fait que je puisse aimer Sélène.

***

Chapitre 249 : Sauvetage

Sur la route de Sorek dans le Royaume d’Aegina.

Il y avait un groupe qui restait là pour la nuit.

Il y avait plusieurs cages en bois avec des roues, toutes étaient tirées par un cheval.

À l’intérieur de la cage se trouvaient des hommes et des femmes de tous âges.

La plupart d’entre eux portaient des vêtements de domestique et en leur sein il y avait même des serviteurs supérieurs... ceux qui étaient autorisés à porter des uniformes de majordome.

Tous étaient serviteurs du duc Melina.

Dans le royaume d’Aegina où le système de classement était strict, il y avait un adage selon lequel « les serviteurs du duc sont aussi des officiels de rang 10 », donc même si les serviteurs naissaient esclaves, du moment qu’ils appartenaient à la maison ducale, ils étaient traités de manière équivalente à un fonctionnaire inférieur.

Bien sûr, il y avait beaucoup de serviteurs qui profitaient de cela pour « emprunter la peau du tigre » pour agir haut et fort, mais tant que ce n’était pas un crime grave, ou que leurs maîtres perdaient la face, la plupart de leurs actes étaient pardonnés.

En d’autres termes, ces personnes qui étaient actuellement dans des cages étaient des personnes qui avaient agi de manière arrogante partout il y avait peu de temps. Mais maintenant, ils étaient mis dans des cages, emmenés de force, si bien que la plupart d’entre eux mourraient de fatigue.

Une autre raison pour laquelle ils étaient si épuisés était que ceux qui les gardaient étaient des soldats aeginiens.

Deux des soldats les plus hauts gradés buvaient de l’alcool tout en cuisinant de la viande devant un feu de camp.

« Haha, regarde comme ils sont misérables. »

« Ça leur apprendra. Même s’ils étaient des subordonnés du Duc, ils ne le sont plus. »

Leurs mots parcouraient le vent et atteignaient les cages des serviteurs, suivis de quelques cris d’effroi.

Les soldats qui les surveillaient leur ordonnèrent de se taire.

Voyant cela, les chefs avaient ri une fois de plus.

« Hmph, c’est la faute de ce stupide Duc. Il possédait une ambition qui ne convient pas à ses capacités. »

« Oi, oi, le Duc est toujours le Duc, vous savez. Je ne vais pas laisser ce stupide idiot l’insulter ouvertement. »

« Oh, c’est vrai. Haha, désolé pour ça »

Pendant qu’ils disaient cela, les deux gardes buvaient leur alcool dans un toast.

« Hum, excusez-moi. »

« Soyez silencieux ! »

Une femme fit entendre sa voix de l’intérieur de la cage. Un soldat à proximité l’avait grondée, mais...

« Ma fille, ma fille est malade. Elle a eu de la fièvre à midi, elle a l’air de souffrir en ce moment, et... »

C’était une mère qui faisait de son mieux pour demander de l’aide. Une fille qui semblait être sa fille était allongée sur son dos à côté d’elle.

Son visage était rouge et elle transpirait abondamment. Elle avait l’air d’avoir mal, respirant avec de courtes respirations.

« Heh. »

« Malade, hein. Eh bien, crache juste lui dessus, ça devrait la guérir non ? »

« Idiot, c’est ce que tu fais avec des blessures ouvertes. Quand tu es malade... que fais-tu quand tu es à nouveau malade ? »

« Je m’en souviens, tu dois juste boire de l’eau. »

« Exact ! Il suffit de boire de l’eau. »

Les deux chefs avaient ri une fois de plus. Ils n’avaient pas l’air d’avoir l’intention de faire quoi que ce soit à ce sujet.

Bien sûr, il n’y avait pas d’eau dans les cages. Même les soldats n’avaient pas essayé de passer à l’action.

La mère suppliante continuait, mais elle ne pouvait que se retirer en pleurant après qu’un soldat eut enfoncé sa lance dans la cage.

« Hey, qu’arrivera-t-il à ces gars après que nous les ayons livrés ? »

« Puisque tous sont les serviteurs du Duc, ils ne sont pas des débutants. Comme c’est la deuxième fois, ils seront probablement vendus comme des esclaves de seconde main pour 10-sous. »

« Tous étaient des esclaves, hein »

« Probablement. »

« Hey, je... j’aimerais bien m’amuser avec certains d’entre eux, tu sais. Je ne peux pas simplement les prendre ? »

L’homme avait souri, et voyant son visage dégoûtant et ses mots vulgaires, les femmes dans les cages avaient respiré intensément.

« ... Tu ne peux pas. Nous devons les amener en toute sécurité. Si tu essayes de les violer, ta tête et la mienne seront tranchées. »

En entendant les mots de cet homme, un air de soulagement se répandit, mais.

« On ne peut pas les violer, mais n’est-ce pas bien de les marquer ? »

« Marquer ? »

« Ouais. Regarde. »

L’homme avait sorti une branche du feu de camp, elle avait l’aspect d’une torche.

« Si nous leur mettons une marque de brûlure, alors nous pourrons les marquer, et personne d’autre ne voudra probablement acheter des esclaves avec des marques de brûlure. »

« Il y avait cette possibilité, hein »

L’homme avait pris le flambeau et avait marché vers la cage.

Dans l’obscurité de la nuit, le feu avait rendu visible le visage de l’homme. C’était un visage ivre et vulgaire.

Certains des cris avaient été changés en sanglots.

« Oh. Oui toi. Celle au milieu. Viens par ici. »

« Non non !! »

« Non ? Hé, les gars, faites que les autres ne soient pas sur mon chemin. »

Ses soldats subalternes reçurent l’ordre et frappèrent avec leurs lances à l’intérieur de la cage, faisant en sorte que toutes les personnes entourant la femme que leur chef voulait soient repoussées.

Après qu’ils avaient été triés, l’homme avait mis son bras dans la cage et avait saisi le bras de la femme.

Et, il avait déplacé la torche près de son visage pour la montrer à la femme.

« Ne bouge pas, cela ne durera juste qu’un instant si tu ne bouges pas. »

« Noooooon! S’il vous plaît, arrêtez ! »

La femme avait crié.

Dans cet endroit, l’homme était la justice.

Les femmes étaient du côté des perdants. Les répercussions de la défaite du duc étaient présentées sous cette forme.

Les chefs, les soldats et leurs ennemis. Tout ce qu’ils pouvaient faire était de prier pour qu’ils ne soient pas brûlés par les étincelles brûlantes en ne s’immisçant pas.

Le feu s’était approché de la peau de la femme.

* Zashhn ! *

Dans l’instant suivant, la torche avait disparu, et le bras de l’homme avait volé dans les airs.

« ... Hein ? »

L’homme était abasourdi, une chose incroyable qu’il n’avait même pas imaginée venait de se produire.

Les autres avaient également été stupéfaits. Il n’y avait aucune personne qui pouvait comprendre la situation.

Suite à cela, la tête de l’homme avait également volé dans les airs.

Jusqu’à la fin, il n’avait pas compris ce qui lui était arrivé.

« Q, Qui ! »

Finalement, l’autre leader avait réagi et l’avait demandé.

En réponse à cela, les soldats avaient repris leur sens et avaient encerclé l’ennemi qui avait coupé la tête de l’homme, pointant leurs lances vers lui.

« Vous avez des goûts infects. »

L’homme qui était apparu avait dit cela, comme s’il chuchotait.

Étrangement, ceux qui l’entouraient étaient submergés par cela.

C’était un épéiste tenant des épées sombres jumelles, avec une grande puissance qui émanait de lui, impressionnant les autres.

« Deux, deux Épées Démoniaques... ne me dites pas que ! »

Il était trop tard quand ils l’avaient réalisé.

Il n’avait pas fallu dix secondes pour que le porteur de l’Épée Démoniaque écrase l’unité de garde.

Ils avaient été éliminés, tandis que les soldats restants qui étaient conscients avaient montré seulement de la peur.

Et, ceux qui avaient été sauvés, ceux qui ne pouvaient s’attendre à voir leurs corps être vendus.

Ils avaient montré vers lui des regards remplis d’émotions profondes.

***

Chapitre 250 : Ce n’est pas comme si n’importe qui était comme il faut.

« Attaquez ! »

Pendant que trois soldats s’apprêtaient à attaquer, j’avais dégainé silencieusement Éléanore.

Je coupai la tête du premier, en coupa un autre en diagonale, et je coupais le dernier à sa taille.

J’avais immédiatement tué les trois soldats.

Après cela, j’avais fait face à l’homme qui ressemblait à leur capitaine tout en le regardant fixement.

J’avais attendu un moment. J’attendais pour atteindre le but pour lequel j’étais venu ici.

« S’il vous plaît, attendez, vous êtes le Marquis Yuuki, n’est-ce pas ? Nous sommes... »

« Je le sais. »

Leur groupe m’avait appelé par mon nom, connaissant mon identité, et je leur avais répondu.

Avec ceci la condition était remplie, donc j’avais tranché l’homme de haut en bas.

La moitié de son corps s’était immédiatement effondrée et la moitié s’était tenue pendant un moment, avant de s’effondrer sur le sol.

Peu après, les soldats s’étaient enfuis.

{Papa, est-ce que c’est bon de ne pas les poursuivre ?}

« C’est bon. Après tout, avec ceci mon objectif est atteint. »

{Vraiment ?}

{Oui. Une personne favorisée par Sélène est intervenue en connaissant la situation. Nous avons besoin que les soldats qui se sont échappés deviennent des messagers pour diffuser ce fait.}

{Cela semble compliqué ~.}

{Hikari, c’est bon. Tu as seulement besoin de penser à comment grandir comme une Épée Démoniaque d’abord. Les autres choses suivront juste plus tard.}

{D’accord !}

{Au fait, la dernière attaque. La raison pour laquelle il a été coupé de haut en bas...}

Hikari qui avait répondu innocemment et Éléanore qui enseignait à sa fille la voie de l’Épée Démoniaque.

Elles étaient si différentes d’une mère et d’une fille ordinaires, mais c’était le bon côté de la chose.

J’avais fait sortir les domestiques du Duc Melina hors des cages. Certains d’entre eux semblaient malades, alors je les avais guéris en utilisant des boules magiques blanches.

Après cela, en tant que personnes qui les avaient sauvés, presque tous avaient commencé à me regarder sous un jour favorable.

« Nous vous remercions. »

Après un certain temps, la personne la plus âgée parmi les domestiques, un homme avec beaucoup dignité, m’avait dit cela.

Les personnes qui avaient vécu dans un certain standing avaient leur comportement figé dans leur vie quotidienne.

Ceux travaillant pour des familles royales ressembleraient toujours à une personne de la famille royale même s’ils portaient des vêtements de roturier.

Cet homme, je pourrais dire facilement qu’il avait le comportement d’un « majordome » au premier regard.

« Nous avons tous été sauvés grâce à vous. »

« Ça ne me dérange pas. Je n’ai fait que ce qu’on m’a demandé de faire. »

Tout comme les soldats d’autrefois, j’avais besoin de ces gens pour diffuser ce fait aussi, alors je le leur avais dit.

« ... D’accord. »

C’était vraiment un majordome, il avait immédiatement compris ce que je voulais dire, mais ne l’avait pas dit à haute voix. Il avait ce genre de visage.

Je remis à l’homme un sac plein de pièces d’argent.

Le papier-monnaie n’était utilisé que dans Mercury, donc l’argent pesait lourd.

« C’est ? »

« Pour vos frais de voyage. Utilisez cela pour retourner vers votre maître. »

« ... »

« Quel est le problème ? »

J’avais demandé cela à l’homme qui avait fait un visage perplexe.

Non, ce n’était pas seulement cet homme. En regardant de plus près, même les autres serviteurs, la plupart d’entre eux avaient un visage perplexe.

« Est-ce que c’est bon pour nous de revenir auprès de Son Excellence le duc ? »

« Tu comprends pourquoi je suis venu intervenir comme ça, n’est-ce pas ? »

« Oui. »

L’homme avait répondu rapidement. Le voyant répondre instantanément, je ne pensais pas qu’il ne comprenait pas la situation de manière erronée.

Alors pourquoi ?

« Son Excellence le duc est celui qui est vaincu, y a-t-il un avenir qui nous attend si nous suivons le duc ? »

« ... »

{Kukuku.}

Éléanore avait ri. On aurait dit, par son ton, qu’elle avait trouvé la situation très drôle.

« Marquis Yuuki, Votre Altesse, ne pouvez-vous pas nous sauver ? »

Quand le majordome avait dit cela, tout le monde m’avait regardé en même temps.

En d’autres termes, était-ce cela ?

Ils voulaient changer de Melina vers moi, hein ?

J’avais utilisé ma plume de téléportation pour retourner dans ma maison. J’étais apparu dans le salon et j’avais rencontré Miyu.

« B, Bienvenue, Maître »

« Je suis de retour, Miyu... qu’est-ce qui se passe ? »

Miyu qui me regardait timidement regarda autour de moi.

Elle agissait comme si elle cherchait quelque chose.

« Maître... êtes-vous seul ? »

En levant les yeux vers moi, Miyu... elle avait demandé avec timidité pendant qu’elle vérifiait mon expression.

« Oui, je suis seul »

« Hum, euh... »

Miyu gigotait inhabituellement et semblait vouloir en demander plus. Elle avait aussi l’air de vouloir demander, mais ne pouvait pas le dire à haute voix. Voyant comment agissait Miyu, j’avais dit,

« Miyu, tu seras la femme de chambre de ce manoir. »

« ... Oui ! »

Quand je lui avais dit ce qu’elle voulait le plus entendre, elle avait souri comme une fleur qui s’épanouissait.

Avant d’aller au secours de ces personnes, j’étais retourné au manoir pour prendre Hikari. À ce moment-là, j’avais dit à Miyu ce que j’allais faire.

Et à cause de cela, elle était probablement curieuse si j’allais apporter une nouvelle femme de chambre.

« Miyu. »

« Oui. »

« Je veux MofuMofu. »

« Compris. Je reviens immédiatement. »

Avait dit Miyu tout en quittant le salon. Je parlais à une marionnette Miyu et on dirait que l’originale prendrait sa place dans l’intérêt du MofuMofu.

Je m’étais assis sur le canapé et j’avais attendu Miyu.

{Ne~, Papa}

« Oui ? »

{Pourquoi n’as-tu pas amené ces gens ?}

Hikari avait posé une question naturelle.

C’est vrai, je n’avais ramené personne.

Je leur avais seulement donné de l’argent pour les frais de voyage et je m’étais retourné.

La raison pour laquelle je n’avais ramené personne... la raison pour laquelle je n’en avais pas fait mes domestiques. C’était parce que je n’avais pas besoin de quelqu’un qui voulait trahir leur maître pendant les périodes troublées.

Ils avaient l’air dans expectative parce que j’avais guéri la malade, mais je n’étais pas ce genre de personne.

Ahh, eh bien, c’était donc si simple.

« C’est parce qu’il n’y avait pas une bonne femme parmi eux. »

{Je vois !}

Hikari était convaincue.

C’est vrai. Il n’y avait pas de bonne femme parmi eux.

Parmi ces gens qui trahiraient leur maître, il n’y avait aucun moyen qu’il y ait une bonne femme.

{Kukuku, cela te ressemble vraiment.}

« Est-il mauvais ? »

{Nan ?}

Éléanore l’avait dit joyeusement.

{Voilà ce que tu es.}

Elle avait dit ça d’une manière qui semblait vraiment amusante.

***

Chapitre 251 : La seule exception

Dans le Palais d’été de la capitale Rethim

Sélène se trouvait dans le beau jardin qui avait été fait il y a longtemps par un roi pour sa reine bien-aimée.

Sélène ne m’avait pas du tout remarqué, car j’avais utilisé ma plume de téléportation, et elle continuait à s’entraîner avec son épée.

Le son semblait avoir disparu des environs.

C’était si silencieux qu’on avait l’impression que la température avait baissé de quelques degrés et que mes oreilles sonnèrent.

Dans cet endroit où il semblerait que le temps soit lui-même suspendu, Sélène seule balançait son épée.

Ses mouvements n’émettaient pas beaucoup de son.

Ce n’était ni fort ni rapide, et il n’y avait pas de son.

Elle avait appris une forme d’épée complètement parfaite, et elle balançait son épée.

{Comme c’est effrayant, je ne peux pas croire qu’elle était cette princesse arrogante gâtée}

Éléanore l’avait même fortement évaluée.

J’étais d’accord avec elle.

Juste comme ça, j’avais regardé Sélène finir son entraînement.

« Fuu~... hein !? S-Shou ? Depuis quand es-tu là ? »

« Depuis un bon moment. »

« Oh, comme c’est embarrassant ! M’as-tu regardé pratiquer ? »

« Effectivement. Et c’était génial. »

« Vraiment ? Merci Shou ! »

Sélène couvrit son visage et secoua la tête d’une manière embarrassante, mais un beau sourire en était sorti pendant que je la félicitais.

Depuis que je l’avais soumise une fois, Sélène était devenue extrêmement accommodante.

Tellement que même Abraham s’inquiétait pour elle.

Et je pensais que ça la rendait adorable.

« Oh, c’est vrai. Merci, Shou. À propos du Duc Melina. Est-ce un problème gênant ? »

« Pas autant. J’ai seulement sauvé ses serviteurs là où on m’avait dit qu’ils étaient. Qu’est-ce qui s’est passé après ça ? »

« Oui ! Ah~... hum~ »

Bien qu’elle avait répondu avec empressement, l’empressement de Sélène avait progressivement disparu.

« Désolé, Shou. Je l’ai entendu, mais j’ai oublié. Puis-je appeler Abraham ? »

« Oui. »

J’acquiesçai et Sélène adressa un signe de la main à la femme de chambre qui était en attente à distance.

Ainsi, après avoir fait ce geste, la femme de chambre était partie sans nous approcher.

Et après avoir attendu un moment, Abraham était venu.

« M’avez-vous appelé, Votre Altesse ? »

« Oui. Shou voulait savoir ce qui s’était passé avec le Duc Melina. Dis-le-lui, d’accord ? »

« Comme le désire Son Altesse. »

Abraham acquiesça silencieusement puis se tourna vers moi.

« Grâce au Marquis, les serviteurs du Duc Melina ont été libérés. Il semblerait qu’environ la moitié d’entre eux soit revenu. »

« La moitié ? »

« Apparemment, certains d’entre eux ont abandonné le Duc Melina. Ils doivent avoir jugé qu’il n’y aurait rien à gagner à suivre un noble sur le point de tomber. »

« Hmm~ »

Cela s’était donc déroulé comme ça, hein.

« Et il y a des choses semblables qui se sont produites... »

Abraham avait fait face à Sélène et avait rapporté.

« On dirait que le duc Annis, qui a participé à la même régence des Trois Seigneurs, a vu ses serviteurs se révolter. Quelques domestiques volèrent le duc de sa fortune et s’échappèrent. »

« Ehhh !? E, est-ce que c’est bon ? »

« Oui, en tout cas, en surface. Parce que c’est un incident dérangeant pour le Duc Annis, ce serait “quelque chose qui ne s’est jamais produit” depuis un bon moment. »

Mettre un couvercle sur quelque chose qui sentait bon.

{C’est un tour que la plupart des nobles utilisent.}

« Alors, tout va bien ? »

« Oui, bien que ce genre d’incidents vont se poursuive pendant un certain temps, s’ils comprennent que le Royaume ne compte pas les combattre, cela disparaîtra naturellement. »

« Oui, j’ai compris. Alors, comme c’était le cas jusqu’à maintenant, je vais laisser ces choses à Abraham. De toute façon, tu dois prioriser la stabilisation. Tant que cela est possible, Abraham, tu peux choisir la manière de le faire. »

« Comme le désire Son Altesse. »

{Kuku, cette fille s’est révélée être ce genre de souveraine, hein.}

Éléanore l’avait dit joyeusement. J’aimais aussi la regarder.

Après avoir indiqué juste la direction, elle avait laissé tout le reste à son subordonné.

Elle leur avait tout laissé dans le bon sens.

On dirait que Sélène devenait de plus en plus une femme capable.

« Mais les serviteurs qui se rebellent sont effrayants. Comment cela peut-il être évité ? »

« C’est facile. Tu as seulement besoin de diminuer le nombre de serviteurs. »

« Diminuer ? »

« C’est vrai. Il y aurait ceux qui nous causeraient des problèmes parce qu’il y en avait trop. Si c’était quelqu’un comme moi, qui n’avait qu’une femme de chambre à qui je puisse faire confiance, ça n’arriverait jamais. »

« Je vois... »

« Sélène aussi, tu n’as pas besoin de t’inquiéter de la rébellion si ton seul subordonné est Abraham, n’est-ce pas ? »

« ... Oui, c’est vrai ! »

Sélène le réalisa et respira profondément, puis montra un sourire.

D’un autre côté, Abraham avait montré une expression troublée.

« S’il vous plaît, ne dites pas “c’est vrai !”. Votre Altesse, ce sont des choses différentes. Monsieur le Marquis, s’il vous plaît, ne lui apprenez pas ces choses étranges. »

« Eh ? Mais, c’est quelque chose que Shou a dit savoir ? »

« Cela ne s’applique que parce que c’est le Marquis. Seul le Marquis pourrait faire autant de choses qu’il le souhaitait, même s’il n’avait qu’un seul serviteur. Est-ce que Son Altesse croit qu’elle pourrait faire la même chose que le Marquis ? »

« C’est impossible ! »

Sélène l’avait clairement déclaré. Eh bien, je pensais que c’était un peu trop si elle le disait si clairement.

« S’il vous plaît, pardonnez ma grossièreté, j’ai été impoli. J’accepterai n’importe quelle punition. »

« O, oui, c’est exactement comme Abraham l’a dit. Je ne suis pas Shou, donc c’est vraiment impossible pour moi d’être comme ça. »

« Votre Altesse... »

« Mais alors, que dois-je faire ? Je pense vraiment qu’avoir une rébellion est mauvais... Je suis aussi entrée dans une rébellion avant. »

« Je crois que récompenser un bon travail et punir un mauvais travail est suffisant. »

« Récompense et punition ? »

« Oui, en plus, ça sera strictement évalué. Il y aura des récompenses pour ceux qui rendent service et des punitions distribuées à ceux qui commettent des crimes. Et nous devons le faire sans une seule exception. »

« Nous avons seulement besoin de faire ça ? »

« Oui, en faisant cela, les sujets suivront certainement Son Altesse, ils suivront même s’ils ont peur. »

« Je vois... faisons ça »

« ... Je vais te donner un conseil. »

J’étais intervenu après avoir écouté ce dont parlaient Sélène et Abraham.

Contrairement à avant, Sélène avait commencé à accepter les suggestions des autres. C’était une bonne chose, mais il y aura des facteurs incertains lors de l’administration de ces récompenses et de ces punitions.

C’était pourquoi j’étais intervenu. C’était pour éviter ça.

« Quoi ? »

Sélène me regarda avec ses yeux excités.

« C’est mieux s’il y a une seule exception. C’est mauvais si c’est extrêmement strict. Vous seriez facilement fatigué si vous étiez nerveux tout le temps, n’est-ce pas ? »

« Oui, c’est vrai. Quel genre d’exception ? »

Sélène avait demandé. À côté d’elle, Abraham me regarda avec un regard douteux.

Ne t’inquiète pas, ce ne sera pas si mal.

« Mes mots. »

« Shou ? »

« C’est vrai. Pardonnez à ceux que je vous ai dit de pardonner, et punissez ceux à qui je vous ai dit de punir. »

« Fumu, fumu. Les paroles de Shou sont donc une exception, hein. »

« C’est vrai. Et à l’opposé... »

Je fixai directement Sélène.

« Tu peux ignorer quelqu’un d’autre que moi. Tu devras simplement exécuter cette “récompense à ceux qui rendent service et punition distinguée à ceux qui commettent des crimes” comme Abraham l’a dit. »

« Entendu, je vais le faire ! »

Sélène n’avait aucun doute sur mes paroles et l’accepta telles qu’elles étaient.

C’était vraiment une bonne chose que je le lui avais dit.

En polissant les récompenses et les punitions, il y aura certainement des gens qui demanderaient une « exception ».

Et l’actuelle Sélène pourrait les accepter. Si c’était cette Sélène, qui avait compris sa propre impuissance en lui faisant accepter la suggestion des autres, alors cela pourrait vraiment arriver.

Pour éviter cela, je lui avais dit mes mots.

Mes mots qui étaient « absolus » pour Sélène.

Même si les gens lui demandaient une exception, elle pourrait simplement leur dire « la seule exception est Shou. ».

L’exception était faite pour cela.

Sélène ne comprenait pas tout, mais Abraham le comprenait.

« Comme prévu. »

« Eh ? Quoi ? »

« Je viens de dire que c’est comme attendu du Marquis. »

« Oui ! Après tout, il est mon Shou ! »

En entendant Abraham dire cela, Sélène avait montré le plus beau sourire qu’elle avait montré aujourd’hui.

***

Chapitre 252 : Un maître bichonnant une poupée

Durant l’après-midi, j’avais entendu quelqu’un frapper à la porte pendant que j’étais en train de MofuMofuiser avec Miyu.

De par sa présence, j’avais découvert que c’était Sélène.

Je l’amenais régulièrement dans ce manoir.

Mes femmes étaient les tutrices de Sélène, mais elles étaient toutes absentes en ce moment.

Le meilleur moyen pour moi était d’amener un précepteur et l’élève Sélène en les téléportant, donc même après la fin de cet incident, j’amenais Sélène ici fréquemment.

Je l’avais amenée cette fois pour son cours avec Althea.

En regardant l’heure, cela devrait juste finir.

« Tu peux entrer. »

« S’il te plaît, excuse-moi~. Wawa! Désolé, Shou. T’ai-je interrompu ? »

« Ça ne me dérange pas. Le MofuMofu est quelque chose de relaxant. Mais plutôt que cela, que se passe-t-il ? »

« Euh... euh... je-je voulais juste te rencontrer, Shou. »

Sélène me pointa du doigt tout en gigotant.

Quelle jolie fille !

« Viens ici. Qu’as-tu appris aujourd’hui ? »

« Hum... désolée, j’ai oublié. »

« Tu as oublié ? »

« Oui... désolé, c’est grâce à Shou que la Grande Sage m’a enseigné, mais je suis si bête. »

« Tu as tout oublié ? »

« Oui... ah ! J’ai appris une chose... désolée, j’ai oublié. »

« Que veux-tu dire ? »

« Les mots qu’Althea m’a appris, comme je pensais que c’était très important je les avais écrits sur ma paume. Je pensais juste que je ne devais pas les oublier. »

« Hein, quels mots ? »

« Euh... »

Sélène avait ouvert sa paume. Tout comme ce qu’elle m’avait rapporté, il y avait quelque chose d’écrit dessus.

« Le souverain règne, mais ne gouverne pas. »

« Des mots qui décrivent bien la situation actuelle, ai-je raison ? »

« Ah bon ? Je suis une idiote, donc je pense que c’est mieux si je ne fais rien de bizarre. C’est pourquoi je voulais me souvenir de ces mots. »

« Je vois. Si tu t’en souviens, alors Aegina devrait maintenant aller mieux. »

« Je te remercie. »

« En y réfléchissant, tu vas être le roi hein... cela arrivera sûrement dans le futur. »

L’actuel roi d’Aegina était encore en vie, à tout du moins. Et, Sélène regardait son père comme le roi d’Aegina.

C’était pourquoi j’avais ajouté.

« Je ne sais pas. Je pense que je ne devrais pas en devenir un. »

« Je suppose. Tu es meilleur en général qu’en roi. »

« Mais frère aîné n’est plus là, alors ça pourrait arriver dans le futur. »

Sélène laissa tomber un poing dans sa paume.

« Que dirais-tu de laisser le peuple décider de qui choisir ? »

« Les laisser choisir ? »

« Oui ! Comme ce dont Shou m’a parlé, hum... démo, la démocratie ? C’est ça. »

C’était une démocratie dans laquelle elle avait presque tout faux.

« Maintenant que tu l’as mentionné, je t’ai parlé de ça. Mais ce n’est pas pour devenir un roi. »

« Ne puis-je pas les laisser choisir qui sera le roi ? Comme, faire en sorte que tous les membres de la famille royale soient candidats, et laissez les citoyens décider qui est le meilleur. »

« Du mandat de Dieu au mandat du peuple, hein »

« Cela existe-t-il ? »

« Non, je l’ai juste inventé à l’instant. »

« Ouah, comme attendu de Shou. »

Déclara Sélène en me regardant avec des yeux étincelants.

« Tu veux faire ça ? »

« Plutôt que de vouloir le faire, je pense que c’est le meilleur pour Aegina. »

« Je vois... si c’est le cas, alors consulte Abraham sur ce sujet. Il sait mieux que moi si c’est un système approprié pour Aegina. »

« Oui ! J’essaierai. »

Après avoir acquiescé, Sélène commença à avoir l’air mal à l’aise.

Elle me regardait discrètement, elle ressentait le besoin de me dire quelque chose.

Elle voulait probablement rentrer pour consulter immédiatement Abraham.

« Miyu, attends un moment. »

« Oui Maître. »

Miyu qui me laissait docilement la MofuMofuiser jusqu’à présent m’abandonna tout aussi docilement.

J’avais pris Sélène avec moi et je m’étais téléporté au Palais d’Été.

Je lui avais fait une bise comme si c’était naturel.

« Fais de ton mieux. »

« Oui ! Merci, Shou ! »

Elle agita la main et courut comme si elle ne pouvait pas attendre une seconde.

Éléanore m’avait appelé pendant que je la voyais partir.

{Quelle chose intéressante !}

« À propos de l’élection du roi ? »

{Oui. Après tout ce sera toi. As-tu déjà l’intention de faire quelque chose de bien ?}

« C’est un peu faux. Je donnerais un coup de main à Sélène si elle veut de l’aide. »

{Kuku, si cela devient réalité, elle sera la première reine élue par la population. C’est aussi inédit que les doubles Reines, Fiona et Marie.}

« Je suppose que oui. »

Si on se rendait compte de ce qui se passerait ? Je m’étais rendu dans ma maison en me téléportant tout en imaginant ça.

Je m’étais assis sur le lit et j’avais fait un geste à Miyu qui avait docilement obéi, et elle avait continué à MofuMofu.

« Au fait. »

« Oui. »

Comme il n’y avait plus de tierce personne, Miyu répondit comme si c’était naturel.

« Sélène et Miyu se ressemblent non ? »

« V-Vraiment ? »

« Oui, vous avez l’air d’avoir presque la même longueur de cheveux. Hmm... »

Je fixai intensément Miyu.

Maintenant que j’y pensais, c’était vrai. Plus je la regardais, et plus je pouvais dire à quel point Miyu et Sélène étaient similaires.

« Et cela veut dire... »

Une certaine scène était apparue dans mon esprit.

Les reines et les princesses visitaient fréquemment mon manoir, à cause de cela, elles avaient toujours des vêtements de rechange ici.

Leurs vêtements étaient toujours neufs. Tout en rassemblant des billets de loterie, j’utilisais mon argent pour payer Delphina afin qu’elle prépare toujours de nouveaux vêtements pour elles.

J’en avais fait en porter une à Miyu.

C’étaient les vêtements de Sélène, vu que je lui avais dit qu’elles se ressemblaient.

« M,Maître »

Miyu avait l’air mal à l’aise après avoir été habillée avec les vêtements de Sélène.

C’était la robe d’une princesse, pas sa robe de domestique habituelle. Celle qui la portait avait l’air impuissante.

« Cela te va bien. »

« V-Vraiment ? »

« Oui, ça te va vraiment bien. Tu ressembles beaucoup à Sélène, et peu importe comment je te regarde, tu ressembles à une princesse. Puisque tu es si belle, veux-tu devenir la reine au lieu de Sélène ? »

« Je, je veux bien être la servante du Maître. »

Miyu paniqua et agita les mains. On dirait qu’elle disait sérieusement qu’elle préférerait être ma femme de chambre plutôt que de devenir reine. Comme attendu de Miyu.

La porte de la chambre s’était ouvert.

Althea qui vivait dans mon manoir était entrée.

Elle regarda Miyu et cligna des yeux pendant un moment.

« Faisons-nous le sixième grand royaume ? »

Disait-elle en plaisantant.

« Oui, c’est la fondation du Royaume MofuMofu. »

« Ehhhh !? »

« Si oui, alors elle doit porter les vêtements d’une reine. »

« Je suppose que oui. Ensuite, le prochain sera les vêtements de Rica »

« Après ce sera Fiona et Marie. Elle pourrait maintenant utiliser des marionnettes ? Ce serait mieux de la laisser tout porter en même temps. »

« Faisons cela. »

J’étais très impatient, en même temps qu’Althea.

Par caprice, nous avions laissé Miyu porter les différentes robes que nous pensions, et nous avions trouvé d’une manière très inattendue qu’elle les portait très bien

Elle avait l’air belle dans chaque robe, mais celle qui les portait avait l’air mal à l’aise jusqu’au bout.

Au final, Miyu semblait plus à l’aise après avoir porté son uniforme de femme de chambre habituel.

***

Chapitre 253 : La servante la plus heureuse du monde (point de vue de Miyu)

Avant que le soleil ne se lève, moi, Miyu Myuu, j’étais silencieusement descendue de mon lit.

Sentant que ma tête était encore brumeuse, j’avais pensé à l’apparence merveilleuse du Maître et je m’étais complètement réveillée.

J’avais ôté mon pyjama et je m’étais revêtue de mon uniforme de femme de chambre.

Je portais les chemises de l’uniforme de femme de chambre que Maître avait choisi et préparé pour moi. Avec ça, je pouvais me sentir motivée.

Ce n’était pas tout.

Je laissais aussi les marionnettes porter des uniformes de femme de chambre.

La compétence que Maître m’avait accordée, Marionnettiste. En utilisant cela, j’avais déplacé deux marionnettes qui me ressemblaient exactement en même temps.

L’apparence était très importante. Chaque jour, les visiteurs visitaient le manoir du Maître et, en tant que femme de chambre du Maître, je devais porter des vêtements qui ne semblaient pas honteux.

Je pratiquais beaucoup, donc les choses que les yeux de la marionnette voyaient étaient identiques avec ce que je voyais personnellement.

Moi et les deux marionnettes.

Nous nous étions fait face toutes les trois et avions vérifié nos apparences.

Après avoir confirmé qu’il n’y avait pas de parties qui n’allaient pas, nous avions quitté la pièce.

J’étais très heureuse. J’avais beaucoup de travail aujourd’hui aussi.

Je pouvais travailler autant que je le voulais pour l’amour du Maître.

En préparant le petit déjeuner, j’avais utilisé la marionnette pour nettoyer à l’extérieur du manoir.

J’avais balayé les feuilles tombées dans le jardin et taillé l’herbe qui était trop haute.

Les fleurs avaient fleuri dans le jardin d’ornement alors j’en avais cueilli quelques-unes, et je les avais placés sur un vase décorant le manoir.

« Tu travailles dur. »

Althea avait parlé à la marionnette n° 1 qui balayait la cour.

La personne très importante pour le Maître, la Grande Sage Althea.

C’était une personne d’une incroyable beauté.

Elle était belle depuis le début, mais récemment, elle devenait de plus en plus belle. Je sentais même que mon âme pourrait être prise par elle si je la regardais trop longtemps.

« Bonjour, Althea. Je suis désolée, est-ce que je vous ai réveillée ? »

« Ne fais pas attention à moi. Les personnes âgées se lèvent tôt le matin. »

Althea était douée dans la plaisanterie.

Elle était belle, intelligente, amicale et assez réfléchie pour dire des blagues.

C’était une femme que j’admirais.

Et cette Althea, elle avait soudainement dit « Oh mon dieu » et s’était approchée du jardin d’ornement.

« Quelque chose comme ça a été planté ici, hein. »

« Quelque chose comme ça ? »

Je regardais Althea et elle me montra du doigt une plante herbacée qui poussait dans le jardin d’ornement.

« C’est ce qu’on appelle la fleur de Coujimie. Ça fait longtemps que je n’en avais pas vu une. Sais-tu, c’est... »

Althea s’était arrêtée à mi-chemin, puis avait regardé mon visage.

« Quel est le problème ? »

« Puisque c’est planté à intervalles réguliers avec les autres fleurs, toi, tu connaissais cette fleur, hein. »

« Ah ! Oui. Je ne savais pas comment ça s’appelait, je savais seulement que ça ne fleurit qu’une fois de temps en temps, mais si c’est le cas, c’est une très belle fleur. »

« Ce n’est pas au niveau de l’être une fois de temps en temps. La fleur de Coujimie ne fleurit qu’une fois tous les cinquante ans. »

« Cinquante ans ! »

J’avais été surprise et j’avais regardé la fleur.

Puisque la Grande Sage Althea était celle qui le disait, c’était certainement vrai.

J’étais un peu déçue.

« Cinquante ans, hein. Je voulais laisser le Maître la voir fleurir. »

« Tu n’as pas besoin d’être déçue. Tu as juste besoin de la cultiver pendant cinquante ans, et la lui montrer quand elle aura fleuri. »

J’avais senti mon cœur battre.

L’élever pendant cinquante ans.

L’élever pendant cinquante ans, pour mon Maître.

Pendant cinquante ans, je serais la servante du Maître.

Mon cœur battait si vite, je ne savais pas quoi faire.

« Bonjour, Miyu. »

Cette fois, une poupée différente avait été appelée.

C’était à l’intérieur du manoir. Colaria, qui venait de se réveiller, m’avait appelée.

Colaria Lanmari Calamba.

C’était une fille qui possédée à la fois le nom Lanmari de Delphina et Calamba de Rica.

C’était une esclave et une femme de chambre comme moi, mais elle avait été achetée par les deux femmes et étudiait actuellement.

« Est-ce que je peux faire quelque chose pour t’aider ? »

« Laisse-moi voir... s’il te plaît va réveiller le Maître. Le petit déjeuner est sur le point d’être prêt. »

« Entendu. »

Colaria était allée dans la chambre du Maître.

Hier, la Reine du royaume de Calamba, Rica était venue pour séjourner ici.

Colaria appartenait à « Rica ».

La Colaria de Rica. J’étais sûre que le Maître serait plus heureux si je laissais cette personne le réveiller. Mon Maître semblait être très heureux quand les femmes avec qui il avait des relations spéciales étaient devant lui.

Hélèna et Iris.

Io, Agnès et Julia.

Éléanore et Hikari.

Quand elles étaient ensemble, le Maître avait toujours l’air très heureux.

Puisque Rica était ici, j’étais certaine que le Maître serait plus heureux si c’était Colaria qui le réveillait.

Je devrais faire mon travail et préparer le petit déjeuner.

« Ah ! C’est Miyu. »

J’avais été appelée par une autre personne.

Cette fois, c’était dans l’annexe du Maître, le bâtiment où vit tout le régiment des troupes d’esclaves.

Quand j’étais venue prendre la lessive, Sélène m’avait appelée.

Sélène Mi Aegina.

Elle était la princesse du royaume d’Aegina, et une personne qui avait le titre très compliqué de « Premier ministre princesse ».

Bien sûr, elle était aussi une « personne importante » du Maître.

« Bon choix du moment, je voulais te parler, Miyu. »

« Avec moi ? »

« Oui. Miyu, voudrais-tu être ma doublure ? »

« Doublure ? »

« Oui. Rica et Hélèna me l’ont dit. Elles ont dit qu’il valait mieux avoir quelqu’un comme ça. Et donc, je pensais que tu pourrais le faire, comme tu me ressemblerais exactement après un maquillage. »

« Haa ... »

« Qu’est-ce que tu penses ? Veux-tu être ma doublure ? C’est la doublure d’une princesse, donc tu pourras passer plus de temps dans le luxe. Bien plus qu’une femme de ménage ne pourrait le faire. »

« C’est... tu m’observais ? »

J’avais été observée « à nouveau ». C’était troublant.

« Je suis désolé. Je suis la servante du Maître, alors... »

« Je vois... la servante de Shou hein... dans ce cas on ne peut rien y faire. »

Sélène s’était d’une manière inattendue vite retirée.

Dieu merci. C’était vraiment juste une blague et elle n’était pas si sérieuse à ce sujet.

Je m’étais sentie soulager, j’étais allée travailler dans le manoir, moi et les deux marionnettes.

Le Maître était si gentil. Il avait écouté mon souhait égoïste et avait cessé d’augmenter le nombre de femmes de chambre.

C’était pourquoi je devais faire de mon mieux et faire mon travail de femme de ménage.

Cuisiner, nettoyer, laver les vêtements.

J’avais fait de mon mieux pour faire mon travail de femme de ménage.

Le manoir et l’annexe, j’avais fait tout le travail à l’endroit où le Maître, les personnes importantes du Maître, et l’intégralité des troupes d’esclaves vivaient.

Quand il s’agissait de l’heure du déjeuner, j’avais du temps libre.

C’était pourquoi j’avais fait de mon mieux pour me préparer pour le travail le plus important.

J’étais retournée dans ma chambre et j’avais rappelé les marionnettes.

Je m’étais assise sur une chaise et j’avais pris soin de ma queue.

Je l’avais doucement peigné et l’avais rendue moelleuse.

J’avais mélangé la poudre magique que j’avais commandée à Delphina en utilisant le salaire que j’avais reçu du Maître et je l’avais rendue encore plus moelleuse.

Il y avait peut-être des parties que mes mains ne pouvaient atteindre, alors j’avais fait en sorte que les marionnettes m’aident à les rendre plus moelleuses.

Juste comme ça, ma queue était devenue très douce et moelleuse.

« Miyu~, où es-tu Miyu~ ? »

J’avais été surprise et mon cœur battait.

Mon Maître, mon Maître bien-aimé m’appelait.

J’avais quitté ma chambre et me dirigeais vers l’endroit où j’entendis la voix de Maître.

« Voilà, Miyu. Viens ici. »

Dans le salon, le Maître m’avait appelée. Il portait mon corps dans ses bras et me plaça sur ses genoux.

Et puis, on avait MofuMofuisé.

Mon Maître avait MofuMofuisé avec moi.

Mon Maître était devenu très heureux pendant qu’il me MofuMofuisait.

Dieu merci. Mon Maître avait MofuMofuisé et il était devenu heureux.

« Les fleurs n’ont que des avantages, hein »

« Ah, à la vue de ça, impossible de lui demander d’être ma doublure. »

À l’extérieur de la salle, j’avais entendu la voix de quelqu’un, mais j’étais au milieu de mon travail le plus important, alors je n’avais pas compris ce qu’ils disaient.

Le MofuMofu du Maître.

Aujourd’hui, j’avais pu refaire mon travail le plus important.

En raison de cela, j’avais pensé que j’étais la servante la plus heureuse du monde.

***

Le livre de Caroline

Chapitre 254 : Un nouveau commencement

Dans le territoire de Mercury, dans les plaines d’Ispis.

Dans cette plaine, de petites lumières scintillaient dans l’air pendant la nuit.

De loin cela ressemblait à des lucioles, créant une scène qui, juste en la regardant, créait une bonne ambiance.

« C’est tout ? »

« Oui, cela s’appelle Hemish. Ce sont eux qui polluent les sources d’eau ici. »

Celle qui à côté de moi m’avait expliqué cette lumière était Mélissa. C’était une femme qui portait le vêtement clérical de l’église Solon, l’immortelle Sainte Mélissa.

Son surnom vient de sa constitution unique.

Elle avait été une martyre, survivante à sept exécutions sur sept jours, une femme qui détenait en elle ce qu’elle appelait un miracle.

Après avoir survécu à cet incident, elle avait été proclamée Sainte par l’Église de Solon, et à l’heure actuelle, elle était une personne célèbre dont le nom était connu de tous.

À propos, l’Église de Solon était la plus grande religion du monde. Il y avait des croyants parmi les membres de la famille royale et chez les nobles de chaque royaume.

C’était une sainte de l’Église de Solon, donc on pouvait dire que Mélissa avait un statut social comparable à celui des familles royales.

Toutefois.

« J’y pense à chaque fois, mais pourquoi prends-tu soin de ces sortes de subjugation de monstres ? »

« C’est parce qu’on m’a demandé de le faire. Et, c’est aussi une sorte de travail de missionnaire. Il y a encore beaucoup de gens dans le monde qui n’acceptent pas les enseignements de l’Église de Solon. Avec les choses que j’ai faites, j’espère juste qu’il y aura un peu plus de gens qui croiront dans les enseignements de l’Église de Solon. »

Mélissa avait parlé franchement comme une amie d’enfance du quartier, mais elle avait utilisé des mots convenant à une Sainte.

« Je suis désolé, Kakeru, de t’avoir demandé de m’accompagner comme ça. »

« C’est la demande de ma femme. Cela ne me dérange pas trop. », avais-je dit tout en dégainant Éléanore.

J’avais laissé Hikari derrière. Il était tard dans la nuit, il était donc temps pour Hikari de dormir.

« Et, qu’est-ce que c’est encore ? »

« Sa couleur va changer. Il ne pouvait être attaqué qu’à l’instant où il passe de sa couleur actuelle à la couleur rouge. »

« Sa couleur change, hein. »

En dégainant Éléanore... j’avais regardé des taches blanches appelées Hemish.

Ces lumières semblables à des lucioles qui flottaient dans l’air. Il y en avait une centaine, mais il n’y en avait pas une seule qui avait changé de couleur.

{Ça va changer, concentre-toi}

« Quoi ? »

Après avoir été réprimandé par Éléanore, je m’étais concentré tout en me focalisant sur mes yeux.

J’avais regardé fixement, et j’avais découvert qu’ils étaient vraiment en train de changer de couleur.

Cela n’avait changé qu’en un centième de seconde. En d’autres termes, en gros, les lumières clignotaient, avec des lumières rouges qui apparaissaient à intervalles fixes.

« Je vois. »

« L’as-tu vu ? »

« Oui. J’ai seulement besoin d’attaquer quand c’est rouge non ? Qu’est-ce qui se passe quand ils sont attaqués à leur état normal ? »

« Ils vont se régénérer. Bien que cela dépende de la force de l’attaque, c’est bon de penser qu’au maximum ils se régénéreront complètement. »

« Je vois. »

Cela signifie qu’on doit obligatoirement être capable d’attaquer avec précision dans cette centième de seconde, hein.

{Peux-tu le faire ?}

« J’aurais dû emmener Hikari. »

{Tu peux lui montrer à quel point tu es génial. Laisse-la dormir.}

« Je suppose que oui. Mélissa, je vais y aller. »

« Oui ! Fais de ton mieux ! »

La sainte Mélissa qui portait des vêtements cléricaux de haut rang, elle m’avait acclamé comme si c’était une fille qui regardait un match de baseball.

J’avais tourné le dos à ces acclamations et j’étais allé vers les Hemishs.

Je regardais et... j’avais effectué un coup en utilisant Éléanore.

Après une attaque, les Hemishs avaient explosé, comme un feu d’artifice.

« Je suppose que c’est assez, hein. »

« Des O, Opis ? »

« Ouais. »

J’avais hoché la tête.

Ce qui était apparu n’était pas des Hemish, mais des Opis.

C’était le serpent blanc que j’avais vu quand j’étais allé dans le passé en utilisant le billet que j’avais gagné à la loterie.

Ce serpent était apparu devant nous.

« C’est la première fois que je vois un monstre comme ça, Kakeru, sais-tu ce que c’est ? »

« C’est un monstre qui est gênant. Bien qu’il ne soit pas fort physiquement, quand il est coupé par une Épée Démoniaque, il se divise en deux ou même plus tout en conservant sa force. »

« Conserver sa force ? »

« On pourrait l’appeler un ennemi naturel des Épées Démoniaques. »

{Ce n’est pas assez puissant pour être désigné comme un ennemi naturel.}

Éléanore semblait être un peu mécontente.

On dirait qu’elle était ennuyée qu’une créature de ce niveau soit décrite comme son ennemi naturel.

« L’ennemi naturel de l’Épée Démoniaque... c’est pour ça que Kakeru le connaît. »

Ce n’était pas à cause de ça, mais je ne voulais pas la corriger.

« Alors, je ferai quelque chose à ce sujet. »

« Mélissa va le faire ? »

« Oui. C’est juste décemment fort non ? »

« Oui, c’est aussi fort que son énorme corps a l’air. »

Bien que ce ne soit pas si fort, il n’était pas aussi faible qu’il n’y paraît.

« Si oui, alors je m’en occuperai. »

« Qu’est-ce que tu vas faire ? »

« S’il n’y en a qu’un possède une force ordinaire, alors cela sera une destruction mutuelle... »

« Refusé. »

J’avais refusé la suggestion de Mélissa sans la laisser finir.

L’Immortel Sainte Mélissa. Cela pourrait être une bonne stratégie de viser la destruction mutuelle quand il n’y avait qu’un seul monstre.

Peut-être, mais je ne la laisserai pas faire.

« Mais. »

« Mélissa, tu devrais juste rester à ta place. Bien que ce soit gênant, même si c’est pénible. »

J’avais laissé Mélissa derrière moi et j’avais avancé en tenant Éléanore.

« Faisons-le. »

{Oui}

J’avais chargé avec Éléanore et j’avais haché le serpent blanc... Opis.

En me remémorant le contact de la lame quand je l’avais coupé en deux des centaines de fois dans l’ère passée, je l’avais haché.

L’Opis s’était immédiatement régénéré après avoir été coupé en deux, et tout comme dans le passé, il s’était transformé en deux serpents blancs qui avaient exactement la même apparence.

« C’est incroyable de penser qu’un monstre comme ça existe. »

En écoutant le murmure de Mélissa, j’avais continué à couper avec Éléanore.

Bien que le serpent avait été divisé, il était aussi fort qu’au départ, son endurance, ses soi-disant HP avaient diminué.

S’il y en avait un qui avait 10 PV, après avoir infligé 1 blessure, il y aurait deux serpents avec 9 PV.

Quand j’avais attaqué le serpent avec 9 HP, alors cette fois, il se divisait en deux serpents avec 8 HP, et après cela venait deux serpents avec 7 HP, et ainsi de suite.

À la fin, si sa vie atteignait zéro, il serait vaincu, incapable de se diviser plus longtemps. Voilà à quoi ressemblait le monstre qu’on appelait Opis.

C’est pourquoi je devais seulement penser que quand l’un apparaissait, j’avais besoin de vaincre des centaines d’entre eux.

J’avais soulevé mon arme tranchante.

« Mu ! »

{ ... c’est}

J’avais senti quelque chose de mal, et ce n’était pas juste moi.

Éléanore avait également réagi. Depuis qu’elle l’avait fait, il ne faisait aucun doute que ce n’était pas seulement mon imagination.

« Quel est le problème, Kakeru ? »

Pendant que je sentais ça, j’avais arrêté de frapper avec Éléanore, alors, Mélissa me le demanda avec inquiétude.

« Ce n’est rien. »

Ai-je répondu tout en continuant de couper les Opis.

J’avais tranché tout en le laissant se diviser, puis j’avais haché ceux qui s’étaient divisés.

J’avais haché, tranché, coupé...

« Cela a tellement augmenté en nombre ! Que vas-tu faire avec ça ? »

Mélissa qui le voyait pour la première fois était confuse, mais cela ne me dérangeait pas et je continuais à hacher.

L’Opis avait continué à se multiplier. Son nombre avait explosé, mais avait rapidement atteint son apogée. Il avait cessé de se diviser et avait rapidement vu son nombre se réduire.

Et juste comme ça, après avoir vaincu tous les Opis.

« Incroyable... le Kakeru que j’ai vu aujourd’hui pourrait être le plus incroyable que j’ai vu jusqu’à maintenant. »

En disant ça, Mélissa avait l’air surprise.

D’un autre côté, Éléanore et moi avions trouvé la raison pour laquelle cela semblait étrange.

{Après les avoir coupés, ils ne se sont pas simplement multipliés. Ils se sont multipliés en nombre tout en augmentant légèrement leur force.}

« Oui. »

C’est vrai. Contrairement aux Opis dans le passé, plus je tranchais les serpents blancs, plus ils devenaient forts.

Et pour les derniers Opis, ils étaient si durs que j’avais senti que je ne pouvais pas les diviser en deux si je n’utilisais pas toute ma force.

« Il n’y a rien de mal... »

{ ... Et voilà comment penserait un idiot dans cette situation}

Éléanore et moi avions la même opinion.

***

Chapitre 255 : Les flammes exterminatrices

« C’est tellement incroyable... »

Mélissa était stupéfaite devant les innombrables cadavres d’Opis devant elle.

Bien qu’elle portait des vêtements cléricaux, elle était différente des autres prêtres que je connaissais.

C’était une femme intrépide qui pouvait se tenir sur des champs de bataille sanglants, des scènes de carnages, sans faiblir.

Et maintenant, elle avait l’air complètement indifférente devant cette montagne de cadavres de serpent.

« Kakeru, tu es redevenu plus fort ? »

« Juste un petit peu. »

{Oi, ne sois pas trop modeste. J’ai retrouvé ma force maximale. Je ne te laisserai pas appeler cela juste un peu}

Éléanore avait protesté, mais je l’avais ignorée.

« Laissant de côté les serpents... on dirait qu’ils ne sont pas apparus. »

Ma bataille contre l’Opis m’avait pris du temps.

Je ne pouvais rien y faire puisque c’était un adversaire qui augmentait son effectif au fur et à mesure que je le tuais.

Nous avions décidé d’attendre ici que les Hemishs réapparaissent, mais même après un certain temps, il ne semblait pas qu’ils apparaîtraient.

« On dirait qu’il n’y a plus rien. »

« Je le pense aussi. »

« Merci, Kakeru. C’était très utile. »

« Ça ne me dérange pas. Je suis juste allé à un rendez-vous avec ma femme. », dis-je, je serrais ensuite Mélissa dans mes bras et je l’embrassais.

« Merci... »

Elle rougissait, répondant avec un visage heureux pour plus d’une raison.

Mais cela ne dura qu’un instant. Mélissa, qui avait l’air de se livrer à mon étreinte, retrouva rapidement son visage de Sainte.

« Il ne reste plus qu’à attendre la pluie »

« Attendre encore ? Mais les Hemishs ont déjà été annihilés. »

J’avais vaincu l’origine de la pollution de l’eau ici...

{Toi, idiot}

« Mu ! ... Ah, je vois. »

J’étais appelé ainsi par Éléanore, mais je l’avais aussi remarqué.

Couper la cause principale ne signifiait pas que l’eau serait purifiée immédiatement. Nous pouvions seulement attendre que l’eau polluée soit naturellement nettoyée.

« Ce serait génial s’il pleuvait fort, mais on ne peut pas y faire grand-chose. De la façon dont l’eau circule ici, tout sera fini après avoir attendu un demi-mois. C’est suffisant si je peux fournir l’eau pendant cette période. Merci, Kakeru. Grâce à toi, c’est devenu beaucoup plus facile. »

« Oi, Mélissa »

Avec ses mots, j’avais imaginé involontairement ce qu’elle projetait.

« Quoi ? »

« L’eau fournie, elle sera donnée par l’Église de Solon ? »

« Non ? Je vais moi-même la payer. C’est bien. Donner de l’eau est une petite chose. Avec l’aide de Kakeru, je sais maintenant combien je devrais fournir, alors... ow ! »

J’avais frappé sur la tête de Mélissa.

L’Immortel Sainte Mélissa. Elle avait un corps immortel qui se rétablirait même si elle était divisée en deux par Éléanore, alors j’avais frappé un peu plus fort.

« Q, qu’est-ce que tu fais ? »

« ... »

« Il y a une limite à la gentillesse. », c’était ce que je voulais dire, mais.

{Kuku, ce sont des mots inutiles pour cette Sainteté altruiste qui donne sa vie afin de sauver les gens... hey !}

J’avais aussi donné à Éléanore un léger coup avec mon doigt, car elle avait parlé gaiement.

Après avoir fait ça, j’avais regardé Mélissa.

Mélissa se couvrait la tête avec ses mains tout en me regardant avec des yeux larmoyants.

... *soupir*.

« Allons à la source d’eau »

« Eh ? Pourquoi... ? Ah, attends-moi, Kakeru ! »

J’avais ignoré Mélissa tout en marchant rapidement. Mélissa m’avait vite rattrapé.

Je marchais à grands pas avec Mélissa qui me suivait.

Nous étions arrivés à la source d’eau où le bruit de l’eau qui coulait fait écho dans l’obscurité.

« C’est ici, la source d’eau. »

« Exact, mais que vas-tu faire ? »

« Je vais le purifier en un coup. »

« C-Comment ? »

J’avais seulement besoin de la brûler avec des flammes.

La première magie que j’avais apprise... Je l’avais reçue dans mon corps après être venu dans ce monde, les flammes magiques.

Si j’utilise tous les pouvoirs magiques que je possède en une fois, alors...

{Dois-je te prêter mes pouvoirs ?}

« As-tu une bonne idée ? »

{Pas exactement une idée, mais ce sont les pouvoirs que j’ai récupérés.}

« He~ »

{Je pourrais moi-même l’utiliser, mais... je te les donnerai. Fais en sorte que la Sainte recule.}

« Mélissa, recule. Je vais me préparer à le faire. »

« O, oui. J’ai compris. »

Mélissa avait docilement reculé comme on le lui avait dit. Après avoir fait quelques pas en arrière, elle inclina la tête et marcha un peu plus.

« Est-ce suffisant ? »

{Aucun problème. Es-tu prêt ?}

« Je peux deviner ce que c’est, fais-le. »

{Kukuku}

Éléanore se mit à rire, elle semblait si gaie, elle qui était pourtant si méchante.

L’instant d’après, mon corps avait été enveloppé de flammes.

C’était les flammes libérées par Éléanore, c’était des flammes sombres.

« Kakeru !? »

Déclara Mélissa avec inquiétude. J’avais levé la main pour l’arrêter.

Il y avait deux façons d’apprendre la magie dans ce monde. L’une d’elles était celle-ci. Si quelqu’un était capable de survivre après avoir reçu une attaque magique, et si celui-ci possédait la capacité, alors il l’apprenait lui-même.

Et, toutes mes aptitudes étaient multipliées par 777x, un état où je pouvais apprendre n’importe quelle magie tant que j’étais frappé par elle.

La seule chose qui reste était de l’endurer.

Les flammes sombres d’Éléanore étaient plus terrifiantes que d’habitude.

Elle ne brûlait pas seulement dans la surface, je pouvais même sentir la douleur au plus profond de mes os.

Mais j’avais enduré, j’avais enduré tout en libérant toute ma force.

Les flammes avaient continué à brûler pendant un moment. Mais finalement, elles avaient finalement été éteintes.

« Ça va, Kakeru ? »

« Tu as découvert ce que je fais à mi-chemin, non ? »

« Mais c’est toujours inquiétant. Ça avait l’air tellement... c’était simplement terrifiant. »

« Après tout, ce sont les flammes d’Éléanore. Elles sont terrifiantes rien qu’en les regardant. »

{Hmph, qu’est-ce que tu veux dire avec son apparence.}

Éléanore avait protesté. Bien sûr, elle n’était pas sérieusement en colère.

« Maintenant, faisons-le. »

J’avais encore une fois fait face à la source d’eau.

Je tendis la main, utilisant les flammes sombres que j’avais apprises d’Éléanore.

Seules les flammes sombres de la taille d’une étincelle se déplaçaient lentement pendant qu’elle avançait, mais au moment où elle entrait dans la source d’eau,

* BOOOSH !! *

Les flammes avaient instantanément explosé.

Elle brûlait comme si l’eau ordinaire se transformait en essence.

La source d’eau avait été instantanément enveloppée par des flammes sombres.

L’eau s’était évaporée au moment où elle avait été au contact des flammes, mais les flammes ne s’étaient pas arrêtées là. Elle avait continué à brûler le sol.

Cela ne s’était produit que pendant cinq secondes, la source d’eau s’était ainsi transformée en un lac complètement asséché.

Mais malgré le fait que toute l’eau polluée avait été évaporée, cela ne signifiait pas que la source d’eau avait été détruite.

De nouveau, de l’eau douce avait rapidement jailli.

« Ça devrait aller maintenant. »

« Kakeru, tu es vraiment incroyable... Je ne pouvais pas imaginer cette façon de le résoudre. »

Tout est de ta faute, pensais-je, mais je ne l’avais pas dit.

À la place,

« Je vais te faire payer, personnellement. »

« Oui ! Volontiers »

J’avais tiré la Sainte dans une étreinte, elle hocha la tête avec son plus heureux sourire.

***

Chapitre 256 : Le miracle de la Sainte

J’étais allé pour la première fois dans une ville appelée Nuktar avec Mélissa.

Même si c’était la première fois que je venais ici, c’était près de la vallée d’Orycuto, alors je m’étais téléporté dans la vallée d’Orycuto, puis j’avais marché pendant que le maître de la vallée essayait de fuir.

Il s’agissait d’un village de taille moyenne, n’atteignant pas la taille d’une ville.

C’était l’impression que j’avais eue après mon entrée à Nuktar.

« C’est vivant ici. »

« C’est une ville célèbre pour sa distillerie d’alcool. Tu peux trouver des distilleries partout ici, avec des artisans distillateurs qui se rassemblent ici de tous les royaumes. »

« Des artisans distillateurs ? »

J’avais demandé à Mélissa de m’expliquer ce mot inconnu.

Strictement parlant, il s’agissait d’une combinaison inhabituelle de mots.

« Connais-tu la distillation ? Il s’agit d’une technologie qui évapore le liquide et élimine les substances en excès. Les gens qui peuvent utiliser cette magie se rassemblent ici. »

« La magie de la distillation ? Est-ce que cela existe même ? »

« Plus spécifiquement, c’est une combinaison de magie des flammes et de magie de glace. »

« Je vois. »

J’étais un peu déçu après avoir appris le truc derrière ça.

Je pensais qu’il y avait une magie pratique qui distillerait instantanément, mais ce n’était pas le cas.

« Tu ne peux pas te moquer de ça, tu sais ? Avant que cette magie ne soit créée, de l’équipement était utilisé pour créer de l’alcool. Mais peu importe la qualité d’un équipement, l’odeur ou même la saveur de l’équipement pouvaient être transférées à l’alcool. Mais en utilisant cette magie, les artisans distillateurs peuvent chauffer et refroidir le mélange liquide sans utiliser d’équipement, de sorte qu’ils peuvent créer une liqueur distillée sans arrière-goût. »

« Je vois. C’est incroyable si cela se passe comme tu le dis. »

Maintenant que j’en avais entendu plus à ce sujet, j’étais impressionné.

Je ne savais pas combien l’équipement de distillation normale affectait la saveur, mais je pouvais comprendre à partir de ce qu’elle avait dit que le faire avec de la magie créerait une excellente liqueur.

« Ils disent qu’il est difficile d’utiliser cette magie, surtout quand il s’agit de son équilibre. Les artisans doivent s’entraîner plus de dix ans avant de pouvoir être considérés comme de véritables artisans distillateurs. »

« Les artisans sont probablement les mêmes partout. »

« Je suis d’accord »

J’avais marché dans la ville de cette manière avec Mélissa.

Comme prévu d’une ville de distillateurs, vous pouviez voir plus de brasserie et de bars que dans des villes ordinaires, avec cette délicieuse odeur de collations qui accompagnaient les boissons qui pouvaient être senties partout.

Naturellement, c’était très animé ici.

De la bonne liqueur et de la bonne nourriture. Avec la combinaison des deux, c’était suffisant pour rendre la ville festive.

« Et alors, où est notre destination ? »

« C’est une auberge à quelques rues d’ici. »

« Une auberge ? Pas une église de la religion de Solon ? »

« Nous sommes encore en train de nous propager ici. » Déclara Mélissa avec un léger sourire ironique.

La raison pour laquelle j’étais venu ici avec Mélissa était parce qu’elle m’avait dit que c’était une affaire officielle de l’Église de Solon.

Je savais que Mélissa écouterait et remplirait les demandes de différents villages, mais je m’étais soudainement rappelé que je ne l’avais pas vue agir officiellement comme Sainte de l’Église de Solon, alors j’étais venu avec elle.

C’était pourquoi j’avais pensé que nous irions dans une église.

« J’espère qu’avec mes efforts, il y aura plus de gens qui croiront dans les enseignements de l’Église de Solon. »

«  Je vois. Et alors, qu’allons-nous faire exactement ? »

« Nous ferons un miracle. »

Ces mots qui venaient de Mélissa, si cela venait d’une autre personne, ça aurait définitivement l’air extrêmement suspect.

 

☆☆☆

 

Dans la partie nord de la ville de Nuktar, il y avait une grande place qui était utilisée pour des événements comme les festivals.

Une grande plate-forme avait été placée là, avec des citadins se rassemblant autour.

La plate-forme était couverte de tissu, sauf pour la partie supérieure, donc personne ne savait ce qui se passait à l’intérieur.

Mélissa était là, actuellement en train de se préparer avec d’autres personnes de l’Église de Solon.

J’étais avec Éléanore, je la regardais de loin.

« Qu’est-ce qu’elle planifie ? Elle a dit qu’il s’agissait d’un miracle, n’est-ce pas ? »

{Qui sait ? Je n’ai pas la moindre idée}

« Les miracles de Dieu sont des tours de magiciens, hein »

{Plus précisément, ça s’appelle des filouteries. Il est facile de dire si c’est magique juste en essayant de sentir le flux des pouvoirs magiques. Même si quelqu’un fait cela, cela ne sera pas considéré comme un miracle.}

« De mon point de vue, la magie pourrait également être utilisée pour faire des miracles. »

{Je suppose que oui.}

Dans mon harem, seule Éléanore savait que j’étais un homme moderne... elle comprenait que je venais d’un autre monde. Probablement parce que j’étais avec elle depuis longtemps.

Parce que nous étions connectés, elle pouvait comprendre cet autre monde dans une certaine mesure, obtenant le sens de ce que j’avais dit.

{Prévoit-elle de se faire couper la tête à nouveau ? Après tout, elle est une immortelle qui connaissait beaucoup de façons de mourir}

L’exécution avait eu lieu pendant sept jours, rendant Mélissa célèbre comme la Sainte Immortelle, hein.

Une croyante ordinaire qui avait dû subir le martyre sept fois tout en ayant survécu, qui n’était même pas morte bien que sa tête avait été coupée. Cet incident avait été largement répandu, ce qui l’avait rendue célèbre en tant que Sainte Immortelle.

« Elle fait ça encore ? »

{Qu’est-ce que tu penses ? Veux-tu les arrêter ?}

« C’est quelque chose que Mélissa a décidé. Je veux le voir jusqu’au bout. »

{Tu as répondu instantanément. Cela te ressemble vraiment} Déclara Éléanore d’une voix qui dénotait sa surprise, mais d’une manière positive.

J’avais continué à attendre, j’attendais jusqu’à ce qu’ils commencèrent.

Après un moment, Mélissa était apparue sur la plate-forme.

Elle portait ses vêtements cléricaux de l’Église de Solon, elle se tenait là, leur montrant son apparence divine.

Dès qu’elle était apparue, les gens qui s’étaient rassemblés avaient réclamé.

« Hey, y aura-t-il vraiment un miracle ? »

« Crois-moi. »

« Ouais... eh bien, je serais content si mon pied guérissait, mais... »

J’avais entendu deux hommes parler à proximité.

{Nous verrons finalement cette chose miraculeuse.}

« Ouais, guérir des blessures. C’est un moyen classique. »

{Le problème est de savoir comment la Sainte compte le faire. Cette femme, peut-elle guérir d’autres personnes ?}

« Eh ? ... ne me le dis pas ! »

J’avais réalisé une certaine possibilité après avoir entendu les paroles d’Éléanore.

« Mélissa, attends ! Arrête-toi immédiatement ! »

J’avais crié d’une voix forte, mais il était déjà tard.

Mélissa étendit les bras au-dessus de la plate-forme. En même temps, une lumière divine et aveuglante avait été libérée de son corps.

Le carré était enveloppé de lumière.

Il y avait beaucoup de voix qui cliquetaient, mais plus que cela, des cris de joie et des réjouissances pouvaient être entendus partout.

« Ma main, je peux bouger ma main. »

« Mes yeux peuvent voir clairement ! »

« Ce mal de tête douloureux a disparu comme s’il n’existait pas. »

Chacun d’eux avait parlé de ses blessures et de ses maladies guéries.

C’était en soi une bonne chose. C’était une bonne chose.

Toutefois.

« Uu ... uhhuuuuuuuuaaaaa ... !! »

Au sommet de la plate-forme, Mélissa avait hurlé de douleur d’une manière que je n’avais jamais entendue auparavant, puis elle s’était effondrée.

Elle avait été rapidement ramenée de la plate-forme par d’autres croyants.

Et à sa place, un homme qui portait des vêtements encore plus grandioses apparut sur la plate-forme.

« Tout le monde, silence ! Comme vous l’avez vu, Lady Mélissa a pris la souffrance de tout le monde. »

C’était vraiment comme ça. C’était un miracle qui était fait par une sainte désintéressée.

Mélissa avait enduré toute la maladie et les blessures de toutes les personnes qui s’étaient rassemblées ici.

Je pouvais m’entendre clairement grincer des dents.

 

☆☆☆

 

« Attendez ! C’est la Sainte... »

« Dégagez. »

J’avais seulement dit ça et repoussé l’homme qui voulait m’arrêter.

Au moment où j’étais entré dans la pièce, j’avais du mal à le croire.

C’était Mélissa là-bas..., je n’avais pas pu avoir la fermeté de dire ça.

Pour la décrire brièvement, c’était un morceau de viande.

Membres cassés et chair gonflante. Plaie perforante, blessure à l’épée, brûlure...

Toutes sortes de blessures étaient apparues, la transformant en une masse informe.

« Aa... uu... »

{Quelle Sainte !}

«  ... Oui. »

La voir en vie même dans cet état prouvait qu’elle était Mélissa.

« Hey ! C’est Mélissa... »

J’avais giflé l’homme qui me criait dessus.

{Qu’est-ce que tu vas faire ?}

« Je vais utiliser ça »

J’avais ouvert mon Entrepôt dans une dimension parallèle et j’avais utilisé la boule magique blanche de la loterie sur Mélissa.

Décrit brièvement, c’était la magie curative. C’était un objet obtenu à la loterie qui avait guéri toutes les blessures quand je l’avais utilisé jusqu’ici.

Sa lumière blanche... cicatrisante enveloppa Mélissa, mais...

{Cela ne fonctionne pas, hein}

« Non, c’est vrai. »

{Hm ? C’est vrai, elle a l’air d’avoir guéri un tout petit peu.}

« Si on n’en a pas assez, je vais utiliser tout ce dont elle a besoin. »

J’avais ouvert mon entrepôt dimensionnel et j’avais pris tout mon stock.

Je les avais toutes utilisées sur Mélissa.

Les gens de l’église de Solon qui se pressaient à l’intérieur et qui voulaient m’arrêter s’étaient tus. C’était parce qu’ils avaient découvert que je guérissais Mélissa.

Un objet de la loterie, la boule magique blanche. J’en avais utilisé vingt d’entre elles au total.

Je les avais toutes utilisées sur Mélissa... mais ça marchait à peine.

Elle guérissait peu à peu. Cependant, elle était encore un « morceau de viande » en ce moment.

Si cela continuait, elle pourrait avoir besoin de cent... non, même des centaines.

{Tu ne peux qu’aller et jouer à la loterie. Combien de billets as-tu ? Non, va tout de suite chez Delphina et dépense ton argent.}

« ... »

{Hey, écoutes-tu ?}

La voix grondante d’Éléanore résonna dans ma tête. Cela avait accéléré mes pensées, me rendant encore plus calme.

« ... Prêt à Mélissa de ma capacité de récupération naturelle. »

[La récupération naturelle sera prêtée à Mélissa. Temps restant : 59 Minutes 59 Secondes]

C’était une des compétences que j’avais acquises à la loterie. La capacité qui me permettait de prêter mon multiplicateur 777x.

La vitesse de guérison de la boule magique ne suffisait pas pour la guérir, alors je m’étais rappelé que Mélissa avait sa propre capacité de récupération.

L’Immortel Sainte Mélissa. Elle possédait deux capacités.

Un corps solide qui pourrait être décrit comme immortel et une vitesse de récupération anormale qui la soutenait.

Cette vitesse de récupération avait été multipliée par 777.

Les effets avaient été immédiatement visibles. Le « morceau de viande »... Mélissa guérissait à une vitesse surprenante. La récupération de son corps ressemblait à une vidéo jouée en avance rapide.

« Ohh... »

« Lady Mélissa guérirait habituellement dans les trois jours... »

« Elle avait été instantanément guérie. »

« Incroyable, qu’a-t-il fait...? »

Les gens de l’Église de Solon s’étaient exclamés.... cela prenait habituellement trois jours, hein.

{Ne faites pas tous ce visage effrayant.}

« On dirait que j’ai besoin d’avoir une “conversation” avec eux. »

{Je suppose que oui. Si ce n’est pas la volonté de la Sainte...}

« Je vais les arrêter. »

{Si c’est juste son passe-temps, alors...}

« Je ne vais pas l’arrêter. »

{Kukuku, cela te ressemble vraiment beaucoup}

Éléanore se mit à rire joyeusement.

***

Chapitre 257 : Ce qu’elle a envie ou non de faire

« Euh... Hmm... hein, où suis-je ? »

Mélissa avait ouvert les yeux. Elle regarda autour d’elle, endormie, ne connaissant pas la situation.

C’était la soirée et la pièce était remplie d’une lumière créée par la magie et le clair de lune.

J’avais chassé ces gens de l’église de Solon, alors seuls moi et Mélissa étions dans la pièce.

« K-Kakeru ? Ah... ! »

Elle avait reconnu mon visage et s’était ensuite souvenue de ce qui s’était passé.

Mélissa se redressa et me demanda silencieusement en baissant légèrement les yeux.

« Kakeru... tu es resté ici tout le temps ? »

« Oui. »

« Pendant des jours ? »

Demandait-elle avec un peu de joie.

« Non, juste pour un moment. Cela ne fait qu’une demi-journée environ. »

« Eh ? Mais, j’avais pris la maladie de tant de gens... puisque cela ne faisait pas encore une demi-journée... »

« Je t’ai prêté ma capacité de récupération. »

« Ah... ! »

Je le lui avais prêté de nombreuses fois jusqu’à maintenant, alors, grâce à son expérience, Mélissa avait immédiatement compris.

Je le lui avais ordonné avant de se faufiler dans mes troupes, après lui avoir prêté mon endurance et ma récupération, pour protéger mes femmes et les soldats esclaves.

Avec cette expérience, elle avait immédiatement compris ce que je faisais.

« Je vois... merci, Kakeru »

« Ce n’est rien. Plutôt que cela, fais-tu toujours comme ça ? »

« Oui, je le fais depuis peu. »

« Récemment ? »

Je fronçais un peu les sourcils et le demandais à nouveau.

« Ce sont les bénédictions du Seigneur Solon. Récemment, je suis maintenant capable d’endurer les blessures des autres même si elles sont présentes “depuis longtemps”. »

« J’ai pensé à te demander cela. Avant, tu ne pouvais le faire que dans le moment présent, n’est-ce pas ? »

« Oui. J’ai réalisé que j’étais capable d’endurer la douleur des autres même après un certain temps, alors j’ai pensé que ça pourrait être le cas, et j’ai essayé. »

« Je vois. Est-ce que c’est quelque chose que tu as découvert par toi-même ? »

« ... C’est vrai, pourquoi me le demandes-tu ? »

Mélissa pencha sa tête et me le demanda en retour.

Elle le faisait de sa propre volonté. C’était assez.

« Non, je voulais juste te le demander. »

« Je vois. ... J’ai vraiment échoué cette fois. »

Le visage de Mélissa avait rougi et elle s’enfouit le visage entre ses genoux.

« Pourquoi ça ? »

« Je ne pensais pas que tu resterais ici tout le temps. “Ça”, je ne voulais pas te laisser le voir. »

« Par “ça”, tu parles de cette apparence après avoir endossé les blessures et les maux des autres ? »

Mélissa avait enfoui encore plus son visage et hocha la tête.

« Je ne l’ai pas vu moi-même, mais je l’ai entendu des autres. Je peux imaginer. “Ça”, c’est si moche, n’est-ce pas ? Je ne voulais pas que tu le voies... »

« Laide ? Pas du tout »

« Eh ? »

« C’était beau. »

« Merci, Kakeru. Mais c’est bien même si tu ne me réconfortes pas. Cette apparence, même moi... je pense que c’est hideux. »

« Je vais te dire une chose. À propos de mes normes de beauté. »

« Eh ? Oui... qu’est-ce que c’est ? »

« C’est quand ma femme fait la chose qu’elle veut faire. »

« Ah... ! »

« C’était ce que tu voulais vraiment faire ? »

« ... Oui, c’est vrai. »

« Si oui, alors c’est beau, sans aucun doute. »

« ... Je t’en remercie. »

Le visage de Mélissa devint encore plus rouge, enfouissant son visage.

{Kukuku, en face de toi, même une Sainte est une jeune fille.}

Avait dit Éléanore d’un ton enjoué.

J’avais entendu dire par Mélissa elle-même qu’elle avait fait cet acte par sa propre volonté.

Puisque c’était le cas, je n’avais pas besoin de l’arrêter. Je devrais la laisser faire ce qu’elle voulait.

Soudainement, la porte avait été frappée.

Mélissa tressaillit et regarda dans la direction de la porte.

« Lady Mélissa ? Êtes-vous réveillée ? »

« Q-Quoi ? »

« Ohh, vous vous être réveillée. Monsieur Arsenius est venu. Nous espérons que vous le rencontrez rapidement. »

« Entendu. Je vais partir maintenant. »

Mélissa avait rapidement repris son sang-froid et descendit du lit.

Elle était une jeune fille timide il y a un instant, mais son visage s’était immédiatement tourné en celle d’une digne sainte.

« Une connaissance ? »

« C’est l’évêque »

« Un collègue alors »

Puisque c’était le cas, je ne devrais pas les déranger.

J’avais ouvert mon entrepôt de dimension parallèle et avais sorti ma plume de téléportation. Mélissa s’était aussi réveillée, alors je devrais partir pour aujourd’hui.

J’avais pensé ainsi et j’avais essayé de me téléporter, quand soudain :

« K-Kakeru »

« Oui ? Quel est le problème ? »

« Nous allons finir notre conversation rapidement. Alors peux-tu m’attendre ? »

Elle avait une attitude suppliante, tout en étant remplie d’attentes.

Sachant à quel point son visage était rouge il y a un instant, je pouvais savoir ce qu’elle voulait juste en regardant son visage.

« Entendu. Je t’attendrai. »

« Je t’en remercie ! Je t’appellerais après avoir fini de parler d’accord ? »

« Il n’y a pas besoin de ça. »

J’avais libéré mon Aura et je m’étais enveloppé.

L’aura de camouflage qui utilisait les pouvoirs d’Éléanore. C’était une technique qui me cachait des autres.

« K-Kakeru ? Où es-tu allé ? »

« Je suis juste ici. Je resterais à tes côtés pour savoir quand tu auras fini de parler. »

« ... Je t’en remercie ! »

Mélissa avait de nouveau montré un visage heureux.

Après cela, son visage devint sérieux, la faisant ressembler à la « Sainte ».

Elle avait ouvert la porte menant au couloir. Un homme était là.

Cet homme qui avait frappé à la porte avait conduit Mélissa.

Camouflé, j’avais suivi Mélissa qui avait suivi l’homme.

Dans le salon, Mélissa faisait face à un homme qui portait des vêtements cléricaux plus grandioses que ceux de Mélissa.

L’homme avait l’air d’avoir la quarantaine, il avait une taille décente et avait l’air très dodu.

À en juger par son apparence... il mesurait 170 cm, mais faisait plus de 120 kg.

Ce genre d’homme était... probablement.

{Un homme qui s’est engraissé par abus d’autorité. C’est le cas le plus probable.}

Il semblerait qu’Éléanore le pensait aussi.

« Ça fait un moment, Arsenius. Pourquoi êtes-vous venu ici ? »

« Félicitations, Lady Mélissa. »

« Que dites-vous soudainement ? »

« Le miracle que Lady Mélissa a montré, l’effet des bénédictions était superbe. Les gens de Nuktar sont en compétition les uns contre les autres pour faire partie de la religion de notre Église de Solon. »

« Ce sont de bonnes nouvelles. »

« Tout cela grâce au miracle créé par vous, Lady Mélissa. Vous devriez l’entendre si vous écoutez attentivement, les voix des gens de Nuktar faisant vos éloges. »

Arsenius flatta Mélissa.

« Êtes-vous venu juste pour dire ça ? »

« Lady Mélissa, vous allez aussi vite comme d’habitude... à propos du pape, vous devez le savoir. »

L’expression d’Arsenius avait changé radicalement.

Il avait l’air d’une personne frivole qui flattait Mélissa avant, mais son visage se transforma rapidement en celui d’un conspirateur.

Mélissa changea aussi d’expression, elle fronça les sourcils.

« La condition n’est-elle pas vraiment bonne ? »

« Ce n’est pas une façon correcte de le décrire, Lady Mélissa. Le Pape va bientôt prendre la place de notre Dieu. »

« ... Exact. »

Mélissa hocha la tête avec un visage amer.

« C’est un événement très agréable. Cependant, il y a un problème. C’est vrai, le problème est de savoir qui sera le prochain pape. »

« Que voulez-vous dire ? »

« Je vais aller droit au but. S’il vous plaît, devenez le prochain pape. »

Oh ~.

{Hou}

Ma réaction était exactement la même qu’Éléanore.

Nous pensions que les choses commençaient à devenir intéressantes.

Toutefois.

« Je refuse. »

Mélissa avait refusé instantanément.

« Puis-je demander pourquoi ? »

« Parce que Dieu ne me l’a pas dit. »

« Je vois. »

Arsenius hocha la tête et rapidement fit un visage significatif.

« Que se passerait-il si Dieu vous l’ordonnait ? »

« ... Que voulez-vous dire ? »

Mélissa fronça les sourcils.

« Ce n’est pas grand-chose. »

Bien qu’Arsenius avait dit cela, il mentait à tous les coups.

Il n’y avait aucun moyen que cela ne soit rien.

Puisqu’il demandait ainsi, si Mélissa l’acceptait et hochait la tête, alors les « paroles de Dieu » seraient comme ça.

C’était probablement de la politique.

{C’est le cas le plus probable.}

Éléanore était d’accord.

Mélissa regarda... non, regarda Arsenius pendant un moment.

Le premier à se retirer fut Arsenius.

« Après tout cela semblerait être trop tôt. »

Après s’être rendu compte que Mélissa ne semblait pas être d’accord, Arsenius se retira rapidement.

Puis, après avoir dit des mots mielleux, il quitta la pièce.

« Fuu~... »

Mélissa laissa échapper un coup d’œil.

{On dirait qu’elle ne veut vraiment pas le faire}

On dirait ça.

Le pape, en d’autres termes, la plus haute position dans l’Église de Solon.

On dirait que Mélissa n’envisageait pas d’en être une.

C’était le contraire du temps avec Fiona et Marie.

Si Mélissa ne voulait pas le faire... alors...

J’allais à tout prix l’arrêter.

***

Chapitre 258 : Les mots d’Althéa

Je m’étais séparé de Mélissa cette fois.

Elle était la Sainte de l’Église de Solon, et ce n’était pas comme si tout ce qu’elle faisait était dangereux. Elle répandait les enseignements de l’Église de Solon, faisait des actes charitables pour les malheureux.

Quand il s’agissait de ça, elle n’avait pas besoin de mon aide, alors nous nous étions quittés pour le moment, alors que j’étais en train de retourner dans ma maison.

Je m’étais téléporté au jardin de mon manoir. Il y avait des abeilles qui volaient autour des plates-bandes bien entretenues et j’entendais les cris des soldates esclaves à l’entraînement.

C’était la routine habituelle dans ma maison.

Hikari était là.

Elle faisait une couronne de fleurs avec son ami Chibi Dragon à côté du parterre de fleurs.

Hikari qui était assise comme une petite fille et Chibi Dragon qui était assis comme un humain. Toutes les deux avaient l’air si belles avec ce lit de fleurs qui leur servait d’arrière-plan.

{Ton expression est si douce.}

« Ceux qui ne trouvent pas cette scène tellement mignonne n’ont pas de cœur. »

{Ce papa poule.}

« Tu devrais le dire toi-même. Ton ton est trop attentionné. »

{C, c’est bon si c’est moi !}

Je ne comprenais pas vraiment pourquoi c’était juste que pour elle, mais peu importe.

« Ah ! Papa et maman. Nous saluons votre retour~ ! »

Hikari se leva et trotta vers moi.

Elle écarta les bras et parut tellement mignonne.

L’instant suivant, sa gentillesse avait été écrasée par une intention meurtrière.

Chibi Dragon, qui était à côté d’Hikari, était devenu brusquement plus grand. Elle s’était transformée en un dragon géant.

L’apparence du dragon qui était celle du roi-dragon Olivia.

Bien qu’elle soit plus petite que le Dragon rouge, les relâchements de pression la dépassaient de loin.

Olivia avait soudainement attaqué.

« O-chan !? »

« Hmph ! »

Elle ouvrit largement ses mâchoires, ses gros crocs acérés ressemblaient à un foyer de l’enfer, puis mordit dans ma direction.

J’avais dégainé Éléanore pour me défendre. * Kiiiii... n !! * Un son strident résonna et des étincelles s’envolèrent.

Je me préparais et augmentais mes forces pour la repousser. Olivia avait mordu Éléanore et se contorsionna, essayant de me faire lâcher l’épée.

« Naïve. »

J’avais utilisé toute ma force pour tirer dans la direction opposée.

Olivia tourna en mordant l’épée et tomba au sol.

* Boom ! * Le sol avait tremblé comme si un tremblement de terre s’était produit.

J’avais arraché avec force Éléanore.

Cependant, Olivia se leva immédiatement et fit sortir des flammes de ses mâchoires.

À ce moment, la chaleur emplissait déjà les environs. Si elle libérait ce souffle, les gens ordinaires seraient sûrement tués.

« Oro? »

Olivia avait été abasourdie.

C’était parce qu’elle n’avait pas pu me localiser quand elle s’était levée.

« Je suis ici. »

Je me tenais sur le dos d’Olivia et tapotais légèrement ses écailles avec la pointe d’Éléanore.

Je croyais qu’Olivia ne serait pas blessée par cela, alors j’avais prédit ses mouvements. Après m’être levé, j’étais monté sur son dos dès qu’elle avait agi.

Le dos était son angle mort, c’était même les parties vulnérables de la plupart des quadrupèdes.

« Je me rends. »

Olivia s’était tout simplement rendue après avoir vu ça.

J’avais sauté de son dos et elle s’était transformée en sa forme humaine.

« Cet humain est vraiment aussi incroyable que d’habitude. C’était vrai dans le passé, mais je ne pensais pas que je ne pourrais plus du tout rivaliser avec toi. »

« Je pourrais dire la même chose de toi. »

J’avais regardé Olivia, puis j’avais regardé Hikari qui avait été surprise par cet événement soudain.

« Le temps durant lequel tu peux revenir à ton apparence originale s’est allongé, hein. »

« Oui ! Et tout cela grâce à Hikari-chan. Le temps que je peux passer sous cette forme a augmenté si rapidement ! Hikari-chan est incroyable. »

« Bien sûr qu’elle l’est »

{Bien sûr qu’elle l’est.}

Hmm ! Je l’avais dit en même temps qu’elle.

« Ohoho, quel est le problème, Humain ? »

Olivia s’était probablement sentie bizarre à cause de mon action incertaine puisqu’elle n’entendait pas Éléanore.

« Non, ce n’est rien. Viens ici, Hikari. »

J’avais balayé sa question et j’avais invité Hikari qui ne savait toujours pas ce qui se passait.

Hikari s’était reprise et trottina doucement vers moi.

« C’est tellement surprenant. Ça va, papa ? »

« Oui je vais bien. C’est tout simplement comparable à un gros chien s’attaquant soudainement à son propriétaire après son retour à la maison. »

« Vraiment ? »

« Oui. »

Bien que je n’avais jamais gardé un gros chien, c’était probablement la même chose.

« Mais O-chan, tu ne devrais pas le faire si soudainement. Le jardin est en désordre, donc le travail de Miyu-oneechan va augmenter. »

« Oui je suis désolée. »

Olivia s’était excusée sans bonne foi.

Après cela, elle avait repris l’apparence du dragon Chibi, mais.

Avant qu’elle ne le fasse, elle m’avait souri malicieusement.

{On dirait qu’elle a remarqué que tu l’as fait tomber dans un endroit où il n’y a rien.}

« Ce n’est pas grand-chose pour Miyu même s’il y a plus de choses à nettoyer, mais les fleurs... »

{Je pensais que la fierté du Roi Dragon serait blessée par ce handicap, mais... cela ne semble pas être le cas. Elle semble heureuse à la place ?}

« Qui sait ? »

Olivia était quelqu’un dont il était difficile de la décrire autrement.

Même si elle avait toujours l’air décontractée et insouciante, ces types intelligents avaient toujours un visage différent qu’ils cachaient.

Je devine qu’Olivia en avait aussi un.

« Myuu~, myuu~ »

« Oui ! Hikari fera de son mieux ~ ! »

« Que dit Olivia ? »

« Elle m’a dit qu’elle voulait rester sous cette forme une nuit le plus tôt possible. »

« Pour une nuit... ah ! »

{Kukuku, le grand Roi Dragon pourrait après tout ne pas avoir un tel visage caché}, avait joyeusement dit Éléanore.

Juste comme elle le disait, j’avais commencé à penser que la personnalité franche et insouciante d’Olivia pourrait être sa vraie nature.

 

☆☆☆

J’avais regardé Hikari jouer avec Chibi Dragon tout en me relaxant dans le salon.

Il y avait une grande fenêtre dans le salon où vous pouviez voir le jardin.

À côté de moi, Althea se détendit.

La grande Sage Althea, la femme qui possédait toutes sortes de sagesse dans ce monde.

« Je suis Althea, juste Althea »

« Pourquoi “juste Althea” ? Ce n’est pas du tout convaincant quand tu lis déjà dans mes pensées. »

« C’est bon, car ce sont les tiennes. »

« Parce que ce sont les miennes ? »

« Les femmes sont capables de lire les pensées de l’homme avec qui elle a couché, les femmes ordinaires peuvent aussi le faire. »

« Je vois. Cela pourrait être vrai. »

Althea s’était blottie contre moi.

Bien que nous portions tous les deux nos vêtements, je pouvais toujours sentir sa chaleur, sentir son odeur et sentir son corps mou.

J’avais utilisé une main pour la toucher doucement et en avais utilisé une autre pour lui envoyer ma vigueur.

Après avoir reçu la force vitale, Althea retrouva sa jeunesse. J’avais découvert dans le passé que c’était à cause du pouvoir qu’elle avait reçu d’Éléanore.

Après avoir compris la plupart des pouvoirs d’Éléanore, j’avais envoyé à Althea une vigueur qui la rendrait plus jeune et plus belle.

À propos de ça... eh bien.

{Althea doit l’avoir remarqué. Mais elle agit comme si elle ne l’avait jamais fait. Cette femme souhaite continuer à être après tout une « femme capable »}

J’étais d’accord avec Éléanore.

Althea me l’avait dit plusieurs fois, elle m’avait dit qu’elle voulait être « juste Althea » quand elle était dans mes bras.

Je me sentais cependant très heureux à ce sujet.

« Je veux tes conseils. »

Il y avait aussi des moments où j’avais besoin de la grande Sage Althea.

« Dis-moi. »

Althea parla avec son ton d’instructeur.

Je l’avais découvert récemment, mais on dirait qu’elle faisait exprès pour qu’elle puisse faire une distinction claire entre les deux.

« Il y a un gars qui veut faire de Mélissa le pape. Probablement pour des raisons politiques. Mélissa elle-même n’envisage pas de le faire. »

« Et, elle est “ta” femme. »

J’avais hoché la tête.

C’était vrai. Mélissa était ma femme.

Il n’y avait qu’une seule chose que je ferais à ma femme.

Je leur ferais faire ce qu’elles veulent faire.

C’était tout.

Althea... la grande Sage Althea avait immédiatement compris mon intention.

« C’est simple. »

« Comment est-ce simple ? »

« Fais-le comme ça. Tu as seulement besoin de chercher quelqu’un de plus apte pour devenir le pape à la place de Mélissa. »

« ... hm ? »

« Je devine la source de ta confusion. Tu dois craindre qu’en aidant Mélissa à ne pas devenir le pape, cela puisse diminuer son prestige et ainsi devenir une obstruction pour les choses qu’elle veut faire. »

« Exactement. »

J’étais bon pour donner un coup de main. Cependant, aider ma femme à ne pas devenir quelque chose pourrait la rendre moins « femme capable ».

C’était pourquoi je m’inquiétais et j’hésitais.

« Alors tu iras et tendras ta main à une autre personne. C’est aussi simple que de faire de cette personne le pape. N’est-ce pas ? »

« ... Tu as raison. »

En écoutant ces mots, c’était exactement comme ça.

Mélissa ne voulait pas devenir pape, cela ne voulait pas dire que je devais l’entraver. Si je pouvais trouver quelqu’un d’autre... alors je pourrais simplement aider cette personne à devenir le pape.

Et encore plus.

« D’une manière que personne ne pourrait faire des plaintes. »

« Tu as bien fait. Tu peux certainement le faire. Après tout, la victoire de cette personne est décidée au moment où tu seras devenu son allié. Mercury, Calamba, Comotoria, Siracuza, Aegina. »

Althea les avait comptés comme si elle chantait. C’étaient les noms des femmes que j’avais aidées jusqu’ici.

« Et aussi... »

L’atmosphère autour d’Althea avait changé.

D’une grande sage, elle était redevenue une simple femme.

Elle avait fait une expression aimante tout en se penchant vers moi.

« ... Et moi aussi. »

La raison pour laquelle nous avions pu nous revoir après des centaines d’années, c’était parce que je lui avais donné un coup de main.

C’était pourquoi elle avait montré une telle confiance, c’était pourquoi ses mots avaient fait un écho rempli de louanges et d’émotions.

« Moi aussi. »

En l’entendant redevenir « juste Althea », je l’avais prise dans mes bras et lui avais peigné doucement les cheveux.

J’avais décidé quoi faire après avoir reçu le conseil d’Althea.

J’allais faire de quelqu’un d’autre le pape, afin que Mélissa puisse faire ce qu’elle voulait.

***

Chapitre 259 : Le bonheur d’être inutile

Sur un siège placé sur une plate-forme, je tenais Althea dans mes bras tout en lui peignant doucement les cheveux.

En dessous, je pouvais voir Nana et les soldates esclaves s’entraîner avec Hikari et ses soldats Drakes.

En les supervisant, Althea m’avait laissé profiter de sa beauté.

Étant admirée comme ça, Althea avait l’air contente de la situation, qui semblait faire d’elle ma reine.

Tout en touchant doucement ses cheveux, je réfléchissais.

Je pensais faire de quelqu’un d’autre que Mélissa le pape de l’Église Solon.

{Avant cela, es-tu sûr de ne pas vouloir confirmer quelque chose en premier ?}

« Que veux-tu dire ? »

{Solon}

« ? »

Éléanore n’avait dit qu’un seul mot.

D’après son ton, je pouvais dire qu’elle me le disait comme si elle voulait que je me souvienne de quelque chose, mais le seul mot qu’elle avait dit était « Solon ».

« Je n’ai aucune idée de ce dont tu parles. »

{Eh bien, c’est peut-être comme cela que tu es vraiment}, avait dit Éléanore en roulant des yeux.

{Le Seigneur Solon.}

« ... Ah. »

Elle avait modifié un peu son propos, mais sa signification avait complètement changé.

Et je m’étais finalement souvenu.

Il s’agissait de l’incident à Aegina.

J’avais laissé de côté que le frère de Sélène, Kimon, avait fait un partenariat avec des démons, ce démon agissant lui-même sans le consentement de toute son organisation. Ce n’était qu’un sous-fifre qui donnait des pouvoirs à Kimon.

Et après avoir attrapé un membre de cette organisation qui était venue « prendre soin » de ce sous-fifre et de Kimon, j’avais fait en sorte que les pouvoirs de l’Épée Démoniaque envahissaient son esprit, et il en était sorti le nom de « Solon ».

Calamba, Comotoria, Siracuza et Aegina. Le nom du chef des démons impliqué dans tous ces incidents était Solon.

{Il semblerait que tu l’as oublié durant tout ce temps.}

« ... Ah »

{Eh bien, je l’ai deviné il y a longtemps. Il aurait peut-être mieux valu que je te mente à ce moment-là et que je te dise que c’est le nom d’une femme.}

C’était vrai. Après cet incident, j’avais cherché beaucoup d’informations sur ce Solon.

Et j’avais découvert que... c’était quoi encore ?

Il y avait cette légende ou ce mythe, j’y avais découvert que le dieu qui avait créé ce miracle était un dieu mâle.

À part ça, on m’en avait probablement dit plus à ce sujet, mais...

{Kuku, tout ce dont tu te souviens, c’est que c’est un dieu mâle, n’est-ce pas ?}

Éléanore m’avait taquiné.

Depuis quelque temps maintenant, ses taquineries devenaient de plus en plus agressives.

C’était vrai que je l’avais complètement oublié, et je ne pouvais même pas me souvenir des détails maintenant, donc je ne pouvais rien dire en retour.

{Comme c’est intéressant. Ta mémoire devrait avoir été améliorée par 777}

« Mon cerveau n’a pas besoin de se souvenir des hommes. »

{Zéro multiplié par 777 est toujours égal à zéro, hein.}

Après avoir entendu tout cela d’Éléanore, j’avais commencé à y penser.

Il y avait un autre problème maintenant.

Il consistait à savoir si ce « Seigneur Solon » était vraiment lié à l’Église de Solon.

{Ces gars n’ont pas l’intention d’être en conflit avec toi. Parce que tu es plus fort quand il s’agit de force et de constitution.}

« Constitution ? Que veux-tu dire ? »

{Il s’agit de femmes... dans ton cas, tu as une constitution qui te permet de tout résoudre quand « tes femmes capables » sont impliquées. Juste comme un héros dans une histoire.}

« Je n’ai pas quelque chose comme ça »

Je ne me souvenais pas d’avoir gagné ça à la loterie.

{Je dis juste que de mon point de vue cela ressemble à ça. Et aussi...}

« Aussi ? »

{Tu prévois d’agir, exact ?}

« Bien sûr. »

{Si oui, « cela » se verra en fonction de tes actions. Et ces gars seraient en mesure de le dire, ils essaieront de t’éviter. Ce sera vrai jusqu’à ce que tu atteignes la fin de ta vie. Pour les démons, c’est un jeu d’enfant que d’attendre la fin de la vie d’un seul homme. C’est semblable aux humains qui évitent le mauvais temps en allant chasser. Ils ne mourront pas s’ils restent inactifs un moment.}

« Ils me traitent comme une calamité naturelle, hein. »

{C’est pourquoi ils n’essaieront pas d’être en conflit avec toi. Cependant, personne ne sait ce qui se passera si tu les pousses à bout. Ils pourraient ne pas être en mesure de le supporter s’ils devenaient enragés. Si tu vas trop loin, ils pourraient commencer une guerre totale... laisse-moi te le demander à nouveau.}

Le ton d’Éléanore avait changé.

Il était devenu solennel.

{Es-tu sûr de ne pas vouloir confirmer quelque chose ?}

Elle était revenue à sa première question.

J’avais répondu instantanément.

Je n’y pensais pas beaucoup, mais ce serait pareil même si je le faisais.

« C’est une question idiote. »

{Une question idiote, hein}

« Ouais. Une femme capable, Mélissa, est aussi impliquée cette fois-ci. Si oui, alors il n’y aura pas de problème. »

{Je suppose que oui.}

J’avais décidé du plan une fois de plus après avoir discuté avec Éléanore.

Je m’étais souvenu de Solon, mais cela ne m’avait pas fait changer d’avis.

Pendant que je décidais tout en regardant les soldates esclaves et les soldats Drakes s’entraîner, Althea ne demandait rien.

Je ne lui avais pas demandé son avis, je l’avais décidé avec Éléonore.

J’avais seulement traité Althea comme un simple femmes et l’avais caressée d’une manière appropriée.

J’avais seulement procédé à ma décision et après avoir fini...

Althea avait libéré une aura qui montrait qu’elle ne pouvait pas être plus heureuse que cela.

***

Chapitre 260 : De très gros dommages, mais une très grande régénération

Après une longue période, j’étais sorti faire une promenade dans la ville de Roizen.

C’était une ville qui ressemblait beaucoup aux autres, mais elle était récemment très animée.

Les marchandises manutentionnées par les magasins et le nombre de passants qui ressemblaient à des voyageurs augmentèrent.

« Les affaires sont vraiment faciles à Mercury. »

« Tu as complètement raison à propos de ça. Le papier monnaie est léger et en plus, il n’y a pas besoin de s’inquiéter de recevoir de faux. Peut-être que je devrais envisager de transférer toutes mes affaires à Mercury. »

J’avais entendu une conversation de marchands qui passait.

Je vois. Il y avait beaucoup de monde ici en raison de la nouvelle devise émise par Mercury, hein.

J’en avais entendu parler d’Iris, mais c’était la première fois que je le voyais personnellement.

{Selon mon expérience.}

« Oui ? »

{Les gens sortent de chez eux quand les affaires vont bien. Laissant de côté les nobles et les membres de la famille royale, les roturiers doivent sortir pour utiliser l’argent.}

« Je vois. En les regardant attentivement, leurs expressions sont radieuses. »

{C’était la première chose que tu as faite dans ce monde, n’est-ce pas ?}

« C’est avant que je te rencontre »

J’avais l’impression d’avoir été avec elle pendant longtemps (c’est plus que vrai dans un sens), mais j’avais fait beaucoup de choses sans Éléanore quand j’étais arrivé dans ce monde.

L’incident des pièces de monnaie contrefaites et la chasse des vaches de montagne en faisaient partie.

{Hmm, le toi que je ne connais pas, hein}

« Oui ? »

{J’ai juste pensé à quel point tu étais pathétique.}

Éléanore l’avait joyeusement dit d’un ton taquin.

N’ayant pas de corps physique, cette fille aimait vraiment jouer avec ses mots.

« Je me demande qui a botté le cul de cet homme pathétique. »

{Dans le bon sens, les outils ont besoin d’utilisateurs qualifiés. On ne peut pas faire grand-chose puisque l’outil est rouillé même si l’adversaire est faible.}

« Il y a quelqu’un qui a fait rouiller cet outil ? Comme c’est inutile. »

{C’est aussi quelqu’un qui l’a mise enceinte.}

« C’est incroyable. La fille doit être super mignonne. »

{Comme si un chat donnait naissance à un tigre.}

J’avais fait le tour de la ville en échangeant des conversations informelles avec Éléanore.

Pendant que je faisais ça, j’avais senti que quelqu’un me regardait tout le temps. Les gens de la ville me regardaient tout le temps.

J’étais un noble célèbre vivant dans une ex-maison hantée à la périphérie de la ville, donc il semblerait qu’à cause de cela j’avais attiré l’attention.

{On dirait que tu as vraiment besoin d’un déguisement.}

« Je suppose que oui. »

J’avais activé l’aura d’Éléanore tout en marchant.

Je l’avais lentement relâché afin que cela ne soit pas voyant, couvrant lentement mon corps.

Peu à peu, mon apparence avait changé.

Ajoutant au fait que je me déplaçais, personne ne l’avait remarqué.

Au lieu de cela, les regards avaient progressivement diminué.

Après être passé d’un noble avec un titre officiel à un jeune homme que personne ne connaissait, personne ne m’avait regardé de nouveau.

Peu de temps après avoir complètement changé, je m’étais arrêté devant un certain bâtiment.

Une église, l’église de Solon. La plupart des villes en possédaient au moins une.

Je pouvais entendre les voix des gens qui priaient à l’intérieur.

Je poussai la porte et j’entrai.

« Hein ? »

Au sein de ces nombreux croyants qui priaient, une jeune femme qui les regardait regardait dans ma direction.

Cette jeune femme qui portait des vêtements cléricaux s’était approchée et m’avait appelé.

« Vous êtes ici pour la première fois, n’est-ce pas ? Voulez-vous être converti ? »

« Pouvez-vous dire que je suis là pour la première fois ? »

J’avais regardé les autres croyants. J’avais essayé de chercher s’ils avaient un point commun, mais je n’en avais pas trouvé.

« Je me souviens de tous ceux qui sont venus ici. »

« He~ »

J’avais été impressionné de la manière dont elle l’avait dit, comme si c’était naturel. Je supposais qu’elle avait une bonne mémoire.

« Je m’appelle Meryl Onassis. »

« Moi, c’est Shou »

« Monsieur Shou, alors. Voulez-vous être converti ? »

« Oui. J’ai été sauvé par Lady Mélissa avant. »

« Oh, si tel était le cas ! »

L’expression de Meryl devint douce.

J’avais inventé une raison qui semblait très plausible et naturelle. J’avais utilisé cela comme raison parce que j’avais souvent été avec Mélissa quand elle sauvait des gens, donc je pouvais trouver autant de raison que je le voulais.

« Alors, nous sommes tous les deux pareils ! »

Il semblerait que je n’avais pas besoin d’autres raisons. Meryl m’avait immédiatement cru et avait même éprouvé un sentiment de camaraderie.

« Connaissez-vous la ville de Rintos ? »

« Je pense que j’en ai entendu parler. »

« Ahaha, après tout c’est juste une petite ville. Je vivais dans cette ville, mais un jour, il y a eu un incident causé par les esprits des arbres. Mais quand tout le monde était à court de solutions, Lady Mélissa est venue et les a subjugués. »

« He~ »

{C’est ta rencontre avec la Sainte.}

Quoi ? Ma rencontre avec la Sainte... Ahh, c’était cette fois hehe.

Je ne me souvenais pas des noms, mais je me souvenais du moment où j’avais rencontré Mélissa. C’était la même chose avec ce que nous avions fait alors.

Je vois, elle était de cette ville.

« Après cela, je suis entré dans l’église Solon et je suis arrivée dans cette ville. »

« Pourquoi êtes-vous venue dans cette ville ? »

« C’est parce que j’ai entendu que Lady Mélissa vient souvent ici. Je pensais pouvoir la rencontrer si je venais ici. », avait dit Meryl en rougissant

Je vois. C’était sa façon de faire, où alors, plutôt que l’Église de Solon elle-même, elle était une adepte de Mélissa en tant qu’individu.

Mélissa venait fréquemment chez moi. Contrairement à mes autres femmes, il semblerait qu’elle visitait aussi l’église ici après être venue à mon manoir.

Meryl était venue ici à cause de ça.

« Ah ! Je suis désolée, je parlais de moi tout le temps. »

« Non, ça ne me dérange pas. »

« De toute façon, vous vouliez bien vous convertir ? »

« Oui. Y a-t-il une condition ? Comme faire un don. »

« Ahaha, il n’y a pas besoin d’une telle chose. Bien que nous serions vraiment reconnaissants d’en recevoir, il est bon que vous veniez à l’église et que vous priiez pendant votre temps libre. Votre foi se tournerait vers les pouvoirs de Seigneur Solon lui-même. »

« Je vois. »

Cette fois, elle n’avait pas eu autant d’émotion quand elle avait dit ça. Ce n’était même pas un dixième de ce qu’elle avait montré quand elle parlait de Mélissa.

En arrivant aussi loin, c’était à la place même rafraîchissant.

« Ah ! D’accord. Vous allez effectuer un test lorsque vous serez converti. »

« Test ? Ai-je besoin de vaincre un monstre ? »

{As-tu un muscle à la place du cerveau}

Je pouvais sentir Éléanore lever les yeux au ciel.

« Non non. Pas du tout. C’est très facile. Il y aura une cérémonie... eh bien, c’est seulement une formalité, mais... »

« S’il vous plaît, suivez-moi » dit Meryl tout en m’entraînant plus profondément dans l’église.

Dans une pièce décemment large, il y avait un pot aussi gros qu’un seau.

« C’est ? »

« C’est ce qu’on appelle le Pot de Vie. On dit qu’il était une fois, quand le Seigneur Solon était en difficulté, il a reçu un haricot par jour de ce pot et a surmonté la crise avec ça. »

« Cet épisode semble être beaucoup résumé. »

« Eh ? Uhm... euh... voulez-vous en entendre plus à ce sujet ? »

Quand je l’avais signalé, Meryl avait regardé avec embarras.

De la façon dont elle se tenait, je pouvais facilement dire qu’elle n’en savait pas beaucoup à ce sujet.

{Si c’était à propos de la Sainte, elle devrait être capable de te dire combien de cheveux elle avait eus depuis sa naissance si tu le lui demandais.}

Éléanore se mit à rire joyeusement.

C’était un peu trop exagéré, mais je comprenais ce qu’elle voulait dire.

« Non, c’est bon. Plutôt que cela, qu’allons-nous faire ensuite ? »

« Ah ! Oui. S’il vous plaît, placez votre main ici. »

« Et alors ? »

« C’est tout. Il a des pouvoirs qui peuvent purifier le mal, ainsi les mauvaises personnes seraient purifiées quand elles essaieraient de le toucher. Hahaha, juste pour vous le faire savoir, rien ne se passera vraiment. »

Meryl riait malicieusement.

C’était probablement vrai.

J’avais fait face au pot.

J’avais juste besoin de mettre ma main à l’intérieur, c’était tout.

Mais, je m’étais arrêté.

{Tu l’as finalement remarqué, hein}

Bien sûr.

Je ne pouvais pas rire autant que Meryl.

Le pot de la vie, quand j’allais le toucher, je m’étais senti mal à l’aise.

Non, plutôt qu’un « mauvais » sentiment, il valait mieux le décrire comme un sentiment « dangereux ».

Aussi, la présence que je ressentais. C’était de la même nature que celle d’Opis, le serpent blanc.

L’Opis, l’ennemi naturel des Épées Démoniaques.

Pour les gens ordinaires, c’était juste un énorme serpent, mais quand je le coupais en utilisant Éléanore ou Hikari, ils se multipliaient tout en conservant leur force.

Je pouvais sentir une présence similaire avec cet Opis.

J’avais secrètement libéré une Aura cachée à Meryl et l’avais étirée jusqu’à ce qu’elle pénètre dans le pot.

Elle avait été mangée.

Elle avait disparu sans laisser de trace... et elle avait été mangée.

Que se passerait-il si j’avais mis ma main à l’intérieur...

{Même tes os ne resteront probablement pas.}

J’avais deviné jusque-là.

C’était la pire compatibilité possible. Mettre ma main dans ce pot était beaucoup plus dangereux que de recevoir l’attaque de Nana sans défense.

« ... Quel est le problème ? »

Meryl m’avait regardé en inclinant la tête. Elle se demandait probablement pourquoi je m’étais arrêté devant le pot.

{Qu’est-ce que tu vas faire ? Tu veux partir maintenant et revenir plus tard ?}

Je le supposais. Si c’était un pouvoir avec le même attribut qu’Opis, alors il valait mieux penser à une contre-mesure avant de revenir.

J’avais pensé à quelques mots d’excuse, mais à ce moment-là.

« Hey, Meryl ! Êtes-vous ici ? »

Un homme était entré dans l’église, il était pressé.

« Quel est le problème ? »

« C’est Lady Mélissa ! Lady Mélissa est venue ! »

« Ehhhhhh !? »

« Tu voulais rencontrer Lady Mélissa non ? Si nous y allions maintenant, nous pourrions l’accueillir. »

« Oui ! Ah... ! »

Meryl était sur le point de partir, mais elle s’était arrêtée après qu’elle se soit souvenue de moi.

Elle avait l’air de vouloir voir Mélissa le plus tôt possible, mais elle ne pouvait pas me laisser traîner ici.

« Je vais le faire rapidement », ai-je dit à Meryl tout en tendant la main dans le pot.

{Es-tu fou ?}

Regarde juste.

Juste avant de mettre ma main dans le pot, j’avais activé mes compétences.

Prêt à Mélissa de ma capacité de récupération naturelle.

[La récupération naturelle sera prêtée à Mélissa. Temps restant : 59 Minutes 59 Secondes]

Copie la capacité de récupération naturelle de Mélissa.

[Récupération naturelle est copiée de Mélissa]

Je lui avais prêté le multiplicateur et j’avais copié sa capacité.

Après avoir activé ces deux capacités que j’avais reçues de la loterie, j’avais mis ma main dans le pot.

L’instant d’après, j’avais ressenti une douleur atroce.

J’avais l’impression que des centaines de milliers de fourmis me mordaient en même temps.

J’avais regardé à l’intérieur du pot.

Ma main était à plusieurs reprises blessée et régénérée à très grande vitesse.

Cela avait été répété si rapidement que si vous ne regardiez pas de près, il semblerait que c’était normal.

J’avais enduré cette douleur atroce qui m’aurait fait perdre connaissance si je ne me concentrais pas une seconde avant de sortir ma main du pot.

Avec la vitesse de récupération de Mélissa multipliée par 777x, naturellement, ma main paraissait comme si rien ne lui avait été jamais arrivé.

Après avoir vu cela, Meryl avait dit.

« Bienvenue à l’église de Solon »

Mais dès qu’elle avait prononcé ces mots de bienvenue, elle s’était précipitée hors de l’église pour voir Mélissa.

***

Chapitre 261 : Une raison d’exister

Après avoir été laissé seul, j’avais sorti ma main du pot.

Bien qu’elle soit presque guérie avec la vitesse de récupération de 777x de Mélissa, la lumière avait continué à s’accrocher à ma main.

Cette lumière essayait d’éroder ma main, puis ma main guérissait avec la vitesse de récupération de Mélissa... puis cela se répétait.

{Est-ce que tu vas bien ?}

« Aucun problème. Cela disparaît progressivement. »

{Je vois. Même ainsi, tu ne l’avais vraiment pas montré dans ton expression. C’était douloureux non ?}

« Je ne l’aurais pas fait si c’était le cas. »

{Oui. Si tu le montrais sur ton visage, ce serait ridicule.}

J’avais regardé ma main pendant un moment.

Parce que j’avais sorti ma main du pot, la lumière avait progressivement disparu.

{C’est pareil avec ce serpent blanc.}

« Oui, c’est le même type de pouvoir. »

{Qu’est-ce que tu en penses ?}

« Ce sont mes mots »

{Hein ?}

« La plus grande religion du monde et l’Épée Démoniaque infâme. Y a-t-il une possibilité que quelque chose soit arrivé dans le passé, alors il y a eu une cérémonie pour t’effacer, toi et tes semblables ? »

{L’église de Solon, ou juste Solon. Je n’ai pas le souvenir de m’être impliquée avec quelqu’un ayant ce nom.}

« Même maintenant ? »

{Même maintenant... Tania}

Éléanore avait convoqué la femme de chambre fantôme.

{Kakeru !}

Peu de temps après avoir été convoquée, Tania s’était accrochée à moi.

Depuis que nous étions revenus au passé, elle avait commencé à montrer encore plus cette façon d’exprimer son amour.

Même si je n’en avais pas beaucoup entendu parler après notre retour, on dirait qu’elle avait été beaucoup soutenue par Éléanore avant sa mort et qu’elle s’était transformée en un fantôme limité dans mon manoir.

Après avoir embrassé Tania un moment, Éléonore avait demandé.

{Tu te souviens de quelque chose ?}

{À propos de l’église de Solon ? Nan. Je ne me souviens pas de m’être impliqué dans la religion.}

{Tu l’as entendu}

« Je devrais aussi le demander à Althea, et Olivia »

{Tu devrais faire ça}

Éléanore hocha la tête et après avoir embrassé une fois de plus Tania, je lui caressai la tête et la ramenai dans l’épée.

Ma main avait été mangée une fois, j’avais donc vérifié mon aura de camouflage pour voir s’il y avait quelque chose qui n’allait pas.

Et pendant que je faisais ça, Mélissa était entrée.

La Sainte Mélissa entra entourer d’une foule de croyants.

Après avoir eu une conversation avec ces croyants, elle tendit la main vers l’un d’eux.

Sa main lâcha une lumière et le croyant se leva avec un visage comme s’il avait vu quelque chose d’incroyable.

« Mon estomac ! Mon estomac a toujours été douloureux ! »

On dirait qu’elle avait fait ce « miracle ».

Mélissa supportait les tribulations... plus spécifiquement, la douleur des autres.

Son titre de Sainte n’était pas là pour faire joli. Les croyants qui l’entouraient avaient montré encore plus d’adoration, ils s’étaient agenouillés vers Mélissa et avaient commencé à prier.

{Elle est probablement comme ça partout où elle va.}

« D’après sa personnalité, c’est probablement vrai. »

{On n’y peut rien s’il y a des puissances qui voudraient qu’elle devienne le pape. Les croyants ordinaires voudraient également qu’elle le soit.}

« Oui. »

Je hochai la tête tout en jetant un coup d’œil sur le côté. J’avais senti que la conscience d’Éléanore pointait dans la même direction.

Il y avait deux hommes au coin de l’église.

Alors que la plupart des croyants se réunissaient autour de Mélissa, seuls ces deux-là prenaient de la distance et la regardaient même avec une hostilité évidente.

« Elle gagne encore leur cœur. »

« Laisse-la faire pour l’instant. »

Les deux avaient parlé silencieusement.

Bien qu’ils avaient parlé dans l’église bruyante après l’apparition de Mélissa, je pouvais clairement les entendre avec mon audition 777x.

« Cependant, avec cela, les croyants commençaient à mettre leur foi juste en elle. Si cela arrivait, alors même si c’est Sulenin, le siège du pape serait... »

« Débarrassons-nous d’elle pendant que nous le pouvons. »

« Mais comment ? Tu ne le sais peut-être pas, mais cette femme est une vraie immortelle. Je l’ai vu avec mes yeux... »

« Trokros. »

L’un d’eux l’avait dit en silence.

C’était une sorte de pronom, mais c’était suffisant pour faire taire l’autre.

{Je suis sûr que tu ne t’en souviens pas. Le guerrier indomptable Trokros. L’un de mes anciens jouets}

Éléanore l’avait expliqué en premier.

Je n’avais rien dit... eh bien, c’était vrai que je ne m’en souvenais pas.

La conversation des hommes avait continué.

« À la fin, Trokros avait été découpé en cinq parties et en était mort après avoir été jeté à la fin du monde. J’avais vu sa capacité de prés. Bien qu’il ne soit pas mort après que sa tête ait été coupée, ce n’était pas comme si sa tête repoussait ou quelque chose comme ça. »

« Je vois ! Si on se débarrasse d’elle comme Trokros... alors... »

« Oui. »

« Cependant, cette femme a des liens avec le porteur de l’Épée Démoniaque. C’est pourquoi elle vient beaucoup dans cette ville. »

Ils me connaissaient.

« Le sais-tu ? Je parle du fait que le porteur de l’Épée Démoniaque aime les femmes. »

« Il h ~ ? Alors, c’est un jeu d’enfant. »

Les hommes avaient continué à discuter de leur « plan », et après avoir jeté un regard de mépris à Mélissa, ils avaient quitté l’église.

 

☆☆☆

Le lendemain, je me relaxais dans ma maison.

Je ne me relaxais pas seul, Olivia était à côté de moi.

Olivia qui était passée de sa forme Chibi Dragon en sa forme humaine me collait et s’était assise sur le même canapé en croisant les bras.

« Si c’est comme ça, je peux rester assez longtemps si je ne fais rien. »

« Si tu ne fais rien ? »

« Oui ! Ah ! Bien sûr, je peux marcher et parler. Bien qu’il me soit impossible de se battre avec un humain. »

« Tu veux faire un round avec moi ? »

« Faire un round avec un Humain. »

Tout en pensant que ces propos avaient plusieurs significations, puisqu’elle était sur le point de faire autant, j’avais pensé à quel point Hikari était incroyable.

{Bien sûr. Elle est ma fille après tout.}

« C’est ma fille après tout. »

« Humain, tu aimes vraiment Hikari, huh. »

« Bien sûr. Elle est la plus mignonne du monde. »

« Alors, tu devrais faire attention. »

« Sur quoi ? »

« J’ai vu beaucoup d’humains avec leurs parents, mais bien qu’il y ait plusieurs raisons comme l’époque, le royaume, ou la région, en regardant de plus près, les hommes sont détestés par leurs filles dès qu’ils dégagent une certaine odeur après avoir atteint un certain âge. »

{Kukuku, c’est ce qu’ils appellent l’odeur de la vieillesse.}

« ... »

{Mu ! Ce mec, il a gelé.}

« Humain ? Quel est le problème, humain? »

Je n’avais pas entendu la voix d’Éléanore ni la voix d’Olivia.

« Ça » jouait dans ma tête.

{Papa tu pue ! Va-t’en !}

« UUOOOOOOOOOOO !! »

« Hyan ! »

J’avais entendu un petit cri de surprise quand j’avais crié.

Quand j’avais regardé sa direction, j’avais vu Miyu.

Miyu qui entrait sans que je m’en aperçoive avait l’air de reculer.

« *Toussotement*. Q-Quel est le problème, Miyu. »

« Ah ! Oui. Il y a un visiteur pour Maître. »

« Un visiteur ? »

« Oui, c’est Monsieur Saramas. »

« He ~ »

Saramas.

Le propriétaire de la Compagnie marchande Saramas dans cette ville, et c’était quelqu’un qui m’avait beaucoup aidé quand je venais d’arriver dans ce monde.

J’avais aussi acheté Miyu chez Saramas.

Même après cela, je voulais avoir quelques affaires et je lui avais demandé de rassembler des choses, nous avions ainsi un lien subtil dans la vie quotidienne.

Miyu m’avait dit que Saramas était venu.

Je m’étais levé et j’avais quitté Olivia et la pièce.

Guidé par Miyu, j’étais venu au salon.

J’avais deux salons dans ma maison. Miyu jetait un coup d’œil sur la disposition du visiteur et les conduisait au salon selon les besoins.

La méthode de classification était simple. C’était si le visiteur était mon ennemi ou non.

Et maintenant, j’avais été conduit dans le salon où mon visiteur était mon ennemi.

Saramas, Miyu le voyait comme mon ennemi.

J’avais souri, levant le coin de mes lèvres.

 

☆☆☆

Sous le clair de lune, deux hommes étaient à l’intérieur d’une voiture qui s’était arrêtée dans les prairies.

L’une des mains des hommes avait libéré une lumière et des mots étaient apparus dans l’air.

« Comment cela se passe-t-il ? »

« Le porteur de l’Épée Démoniaque, on dirait qu’il a aimé les femmes que nous avons préparées. On dirait qu’il est fatigué par l’action et s’est endormi. »

« Saramas, ce mec, il a bien fait. »

« Comment cela va-t-il de notre côté ? »

« J’ai utilisé un villageois à proximité pour appeler cette “Sainte”. Avec des mots simples comme “Nous sommes troublés par des monstres, mais nous n’avons pas d’argent”, cette femme est facilement appâtée. Elle est en route ici. »

« Quand elle viendra... »

« Nous avons préparé cinq gars pour lui couper les membres et la tête, puis ils disparaîtraient là où personne ne pourrait les attraper. »

« Nous allons juste laisser le torse ? »

« C’est encore plus désespéré si on la laissait ainsi exacte ? Il y a un moyen de l’utiliser quand elle n’est pas là. Même si c’est juste le torse, tant qu’elle est vivante, alors on peut l’appeler un objet sacré, et... »

« Elle ne deviendra pas le pape, hein. Parfait. »

Les deux hommes dans la calèche avaient ri.

Ils avaient des visages de contentement voyant leur plan se dérouler sans problèmes. Ils semblaient triomphants, n’attendant que le résultat appelé succès.

Au bout d’un moment, une lumière approcha progressivement de loin.

La lumière provenait d’une dizaine de torches.

C’était Mélissa que les principaux attendaient, et les croyants de l’Église de Solon qui étaient proches de Mélissa.

Ce groupe avait progressivement approché.

Les deux hommes les regardèrent dans leur voiture, et après avoir vérifié que c’était bien Mélissa, ils agitèrent la main pour envoyer un signal.

Sous le clair de lune, cinq ombres leur sautaient dessus de différentes directions.

Sans faire de bruit, mais plus vite que le vent.

Les cinq assassins avaient lancé une attaque-surprise contre le groupe de Mélissa.

* Zash ! Zash ! Zash ! * Cinq sons de chair coupés avaient été libérés en même temps.

« Bien ! »

« Nous les avons ! »

Les hommes l’avaient dit et immédiatement après ils avaient montré leurs visages hors de la voiture.

* Goton. Goton. Goton *... ils avaient entendu un bruit, quelque chose qui venait de tomber par terre.

« Quel est ce bruit ? »

« Plus important encore, ils avançaient toujours, le nombre de torches n’avait également pas baissé. »

« Quoi !? »

L’homme avait été choqué. Il les regardait à nouveau et essaya de compter le nombre de torches.

« Pas besoin de compter. »

« Quoi... ! »

« V, vous êtes... »

Un homme était soudainement apparu devant eux.

Un épéiste sombre qui était couvert par une obscurité plus sombre que la nuit.

Enveloppé par une aura menaçante, il tenait l’Épée Démoniaque, qui était le symbole de la peur.

Le manieur de l’Épée Démoniaque, Kakeru Yuuki.

Son apparition signifiait l’échec de toutes leurs intrigues.

***

Chapitre 262 : La manière qu’avait Hikari de voir son puissant papa

J’avais regardé par la fenêtre du salon Saramas partir.

« Ils sont allés jusque là, hein »

{Te servir nominalement, mais seulement pour gagner du temps. C’est un plan décent. Même si c’est décevant, car c’est trop simple}

« On dirait que tu t’amuses. »

{Est-ce vrai ? Quoi qu’il en soit, que vas-tu faire ? Le suivras-tu ? Te débaucheras-tu ?}

« En aucune façon. »

Je m’en étais moqué.

Saramas était venu et m’avait dit qu’il voulait que je jette un coup d’œil parce qu’il avait rassemblé de nouveaux esclaves.

Il voulait que je les regarde et donne mon avis. Il disait que les esclaves évalués par Kakeru Yuuki pouvaient être vendus à un prix élevé.

Je savais que c’était un complot, et Miyu le classait même comme mon ennemi. Mais Saramas était là pour parler affaires. Il avait le désir de : « peut-être que je les achèterais », alors j’étais presque déçu à mi-chemin.

Probablement, un « service » approprié était en attente.

« Papa. As-tu terminé de parler ? »

Quand je pensais à ce que je devais faire, Hikari entra dans la pièce, portant Chibi Dragon.

« ... »

« Quel est le problème, papa ? »

En me regardant fixement sans rien dire, Hikari pencha la tête.

« Hikari... tu peux changer l’apparence de ceux que tu as convoqués ? »

« Je le peux. Pourquoi ? »

« Peux-tu les faire aussi ressembler aux autres ? »

« Que veux-tu dire ? »

Hikari inclina la tête. Je m’étais accroupi et lui avais chuchoté à l’oreille.

« J’essaierai. »

Hikari avait mis Chibi Dragon au sol et « Mumumumu ~ ~ », elle avait rassemblé ses pouvoirs.

Elle avait fait la pose la plus mignonne du monde et l’apparence de Chibi Dragon avait changé.

Une lumière fut libérée et sa silhouette se développa, la transformant en la forme humaine d’Olivia.

Mais ce n’était que pour un instant.

La forme humaine d’Olivia n’était que le point relais. La même lumière avait été libérée et sa silhouette avait changé à nouveau.

Cette fois, c’était mon apparence.

« Fuu ~, l’apparence d’O-chan s’est transformée en celle de Papa. »

{Oui, ça l’a fait}

« Ohoho, Hikari peut le faire aussi. »

J’avais regardé Olivia.

Elle avait vraiment pris mon apparence, de ma coiffure jusqu’aux vêtements que je portais.

« Est-ce que je ressemble vraiment à un méchant comme ça ? »

Contrairement au ton amical d’Olivia, cela ressemblait à celui d’un terrible méchant.

Mes yeux émettaient une lumière suspecte avec des flammes apparaissant comme un effet. Mon visage montrait un sourire féroce, avec mes canines libérant une lueur vive.

Cela ressemblait exactement à un méchant que vous pouviez accrocher dans un musée avec le titre « Le Méchant ».

{Kukuku, ça veut dire qu’Hikari te voit comme ça.}

« Quoi !? Est-ce vrai, Hikari ? »

« Oui ! C’est le plus beau visage de Papa ! »

« Vraiment... »

Je m’étais soudainement senti perplexe.

« Plus important encore, pourquoi l’Humain fait-il cela à Hikari ? »

« O, Oui... je veux que tu ailles à la boutique de Saramas à ma place »

J’avais dit à Olivia et à Hikari le plan impliquant Mélissa.

Je ne savais pas où Mélissa serait attirée, alors je ne pouvais pas utiliser ma plume de téléportation pour me précipiter là où elle était. C’était pourquoi la seule chose que je puisse faire était de la suivre partout.

Cependant, si je ne suivais pas leurs plans, ils n’agiraient pas.

« C’est pourquoi je veux que tu ailles chez Samaras à ma place... combien de temps cela peut-il durer ? »

« Je te l’ai déjà dit, non ? Je pourrais rester comme ça pendant longtemps tant que je ne ferais rien. Laisse ça à moi et à Hikari. »

« Hikari fera de son mieux ! »

Olivia souriait sans soucis et Hikari fit une pose très mignonne.

J’avais confié le cas de Saramas à elles deux.

 

☆☆☆

Pendant la nuit dans les prairies, je m’étais caché en utilisant mon aura de camouflage, et je m’étais trouvé entre le groupe de Mélissa et les deux hommes.

C’était pour que je puisse entendre la conversation des deux côtés et que je puisse faire face à tout ce qui se passerait des deux côtés.

Les hommes avaient reçu un message magique et après avoir fait des visages sûrs de leur victoire, ils avaient envoyé un signal.

L’instant d’après, cinq assassins apparurent silencieusement et chargèrent Mélissa de différentes directions.

J’avais également pris des mesures.

J’avais immédiatement tué ces cinq assassins tout en étant enveloppé par mon Aura de camouflage.

Je leur avais coupé la tête et je donnais un coup de pied à ces deux hommes dans la voiture.

Leurs visages assurés de leur succès s’étaient transformés en expression terrorisée après avoir vu les têtes coupées gisant sur le sol.

Le groupe de Mélissa n’avait rien remarqué du tout. Après les avoir vu partir, j’avais enlevé mon aura de camouflage et j’étais apparu devant les hommes.

« H-Hiii! »

« Le porteur de l’Épée Démoniaque !? »

Dès qu’ils m’avaient vu, leurs soupçons avaient été écrasés par la peur.

« Ceux qui complotent contre mes femmes... vous devriez savoir ce qui leur est arrivé ? »

« “Hiii!” »

Je levais involontairement le coin de mes lèvres. Elles avaient naturellement formé un sourire bien que ce ne soit pas intéressant du tout.

Les hommes étaient tombés sur leur dos et avaient essayé de se retirer, emplis par la peur. Bien sûr, je ne les laisserais pas partir.

{Kukuku, Hikari a bien agi.}

Éléanore semblait avoir dit quelque chose, mais ma tête était en train de réfléchir à la façon dont je leur ferais regretter cela.

***

Chapitre 263 : La peur et les gains illimités

{Quelle est la suite ?}

« Pour le moment, je vais tout faire à fond. »

{Utilise-les comme un avertissement, hein. Tu veux que je le fasse ?}

« Laisse-moi voir. Je vais te le laisser. »

{Oui. Laisse-le-moi. Je suppose que nous aurions aussi dû emmener Hikari.}

Éléanore était vraiment pleine de regret.

Alors qu’elle montrait une grande rivalité envers sa fille Hikari en tant qu’Épée Démoniaque, elle enseignait à Hikari beaucoup de choses sur ce que devait être une Épée Démoniaque.

Bien que cela semblait contradictoire à première vue, on dirait qu’elle avait une certaine logique derrière elle.

« S-Sois maudit »

« Oui ? »

« Tu penses que tu nous as vaincus avec ça ? Hum, nous ne céderons pas même dans cette situation ! »

« C-C’est vrai ! Nous exterminerons ton existence au nom de Dieu ! »

Les deux hommes avaient récupéré de leur surprise et avaient montré leur hostilité pendant qu’ils avaient dit cela avec confiance.

« Que diable... » Peu de temps après avoir pensé à cela, les hommes avaient joint leurs mains et s’étaient mis à prier.

Leurs corps avaient libéré une lumière. C’était une lumière qui semblait vraiment sacrée. Il ne faisait cependant aucun doute qu’ils envisageaient de faire quelque chose.

{Kukuku, regarde comme ils sont complaisants. Ils semblent être de jeunes nobles qui ne connaissent pas la vraie bataille.}

Éléanore avait l’air de trouver cela drôle, cependant elle roulait des yeux.

C’était exactement comme elle avait dit.

Ces deux clowns avaient commencé à chanter ou à prier devant l’ennemi sans la moindre protection.

Pour tester tout ça, j’avais frappé le sol et un petit caillou avait sauté en réaction. Ce caillou avait effleuré l’une des joues des hommes, créant une blessure.

L’homme avait ouvert les yeux dans sa pose de prière et parut choqué.

Est-ce réel ? Ils n’avaient vraiment pris aucune contre-mesure ?

{Quel groupe intéressant ! Ça me donne envie de les regarder finir.}

Je pouvais comprendre ce qu’avait dit Éléanore. Voyant qu’ils étaient stupides, je voulais qu’ils me montrent ce qu’ils avaient l’intention de faire.

C’était pourquoi je les laissais faire. J’avais attendu qu’ils terminent ce qu’ils faisaient.

Après avoir attendu environ une minute, après les avoir attendus assez longtemps pour les tuer 777 fois, un monstre brillant de lumière était apparu devant les deux.

La raison pour laquelle je l’avais appelé monstre était parce que son corps inférieur était celui d’un serpent, et le haut du corps était celui d’une femme en armure tenant une épée et un bouclier.

« C’est ce qui nous est envoyé par notre Seigneur ! »

« La Sainte Bête Gardienne Lamia ! »

Les deux hommes qui avaient convoqué cette Lamia avaient agi rapidement comme s’ils avaient gagné.

« Va, Lamia ! »

« Tue ce porteur d’Épée Démoniaque ! »

Dès que l’homme l’avait ordonné, la Lamia avait chargé vers moi.

Elle balança son épée tout en chargeant de manière imprévisible comme un serpent. La lame de son épée s’était rabattue en reflétant la lumière de la lune.

J’avais bloqué en utilisant Éléanore, et des étincelles s’étaient éparpillées.

Sa puissance, sa vitesse et sa compétence à attaquer.

Chacune d’elles était assez décente et c’était peu près au même niveau que l’actuelle Sélène.

J’avais jugé cela en recevant sa première attaque.

{Esquives !}

« Mu ! »

J’avais donné un coup de pied au sol et j’avais sauté en arrière après avoir entendu l’avertissement d’Éléanore. Une entaille avait effleuré le bout de mon nez.

J’avais vérifié après avoir atterri. Ce n’était pas l’épée de Lamia, mais il n’y avait rien d’autre.

{Non, c’est cela.}

« Quoi ? Hmm ! »

Peu de temps après, Éléanore avait dit que « ça » était apparu.

Comme si l’obscurité à côté de la Lamia fondait, cette chose était apparue comme si son camouflage était libéré.

Cela ressemblait exactement à Lamia.

Elles se ressemblent complètement. Une autre Lamia était apparue comme un reflet dans le miroir.

« Une attaque-surprise invisible, hein. »

{ ... Ça, ça ne semble pas être le cas}

« Que se passe-t-il ? Une autre Lamia était apparue. »

« Cela ne s’était jamais produit avant... »

Les deux hommes qui avaient convoqué la Lamia semblaient confus. Il semblerait que la situation était inattendue pour eux aussi.

{Qu’est-ce que tu vas faire ?}

« Pour commencer, je vais essayer de les vaincre. »

J’avais chargé avec Éléanore placé vers le haut. Je l’avais balancé à une vitesse supérieure à la vitesse de réaction de la Lamia.

L’Épée Démoniaque avait clignoté. Une des Lamia avait été vaincue et avait disparu après s’être transformée en brume.

« C’est... »

Je n’avais pas pris la peine d’attaquer l’autre Lamia et j’avais sauté vers l’arrière. C’était parce que le sentiment quand j’avais coupé le Lamia m’était familier.

« Éléanore. »

{Il n’y a pas de doute. C’est la même chose qu’avec ce serpent blanc.}

J’avais eu l’agrément d’Éléanore.

Le sentiment que j’avais eu lorsque je tranchais Lamia était le même qu’avec l’Opis, ce serpent blanc.

En y réfléchissant, elle libérait une lumière, et sa moitié inférieure était celle d’un serpent.

{Cependant... elles n’ont pas l’air de se diviser.}

« ... Probablement. »

J’avais élevé Éléanore et m’étais approché avec désinvolture. Je m’étais alors enveloppé de mon aura de cape sombre pour provoquer l’attaque de l’ennemi.

La Lamia avait balancé son épée et je l’avais bloquée en utilisant Éléanore.

Des étincelles éparses et une autre frappe invisible étaient venues de côté.

Je l’avais esquivée de peu et j’avais fait un regard observateur.

Tout comme plus tôt, une Lamia était apparue de l’obscurité.

{Je vois. Cette fois-ci, ses effectifs ne se multiplient pas quand tu la coupes, mais elle le fait quand elle te frappe.}

« Son pouvoir et sa vitesse sont les mêmes. C’est vraiment la même chose qu’avec Opis.... et. »

{Hein}

J’avais haché la nouvelle Lamia qui était apparue avec le revers de ma lame et il était apparu.

Le billet de loterie.

C’était apparu après avoir vaincu la première Lamia, et il était apparu à nouveau cette fois.

J’avais continué. Je me protégeais de l’attaque de Lamia, la faisant se multiplier et tout en vainquant la nouvelle Lamia apparue.

Plus de billets de loterie étaient apparus.

On dirait que je gagne un billet de loterie chaque fois que j’en bats une.

{Tu vas les farmer ?}

« C’est le moment idéal pour le faire. »

{Et ces gars-là ?}

« Je suis sur le point de m’en occuper. »

{Hein ?}

Pendant que je farmais des tickets de loterie grâce aux Lamia, les hommes avaient l’air choqués.

Les deux ne l’avaient pas encore remarqué. Ils n’avaient pas remarqué que leurs pieds étaient déjà attachés par mon aura et l’aura d’Éléanore.

C’était l’aura que j’avais dégagée quand j’avais fait l’aura de mon manteau sombre. À partir de maintenant, j’allais prendre mon temps pour leur faire peur, en créant les bases de leur confession.

« Uuu... UUWAAAAAAA !! »

« Il y a quelque chose ! Ne le fais pas ! Nooooon ! N’entre pas en moi !! »

C’était la punition pour avoir comploté contre ma femme. J’allais leur laisser y goûter pendant que je farmais.

***

Chapitre 264 : Loterie

Deux mains s’étendirent de ma cape sombre et ils attrapèrent la tête des deux hommes.

Ces deux hommes avaient l’air jeunes et semblaient pleins d’énergie pour le meilleur et pour le pire, mais leurs cheveux devinrent blancs en un instant, semblant avoir beaucoup vieilli.

Je les avais laissés à Éléanore, mais c’était plus que ce à quoi je m’attendais.

C’était probablement une attaque mentale, mais j’étais devenu curieux de savoir ce qu’elle avait fait pour les mettre comme ça.

« Qu’est-ce que tu as fait ? »

{Tout le monde a une sorte de traumatisme.}

« Ouais. »

« Peux-tu continuer ? », je l’avais fait continuer après cette pause.

{Je n’ai que reproduit ce traumatisme. Je les ai fait voir toutes sortes d’arrière-plans et toutes sortes d’époques à plusieurs reprises.}

« ... Du genre, tu leur as montré à plusieurs reprises comment ils se sont pervertis pendant toute leur vie ? »

{Cela, multiplié par des centaines de fois.}

« Je vois. »

Bien sûr, ils avaient probablement des traumatismes qui étaient pires que de leurs perversions eux-mêmes, mais je pouvais comprendre comment leurs cheveux étaient devenus instantanément blancs.

{Veux-tu en faire l’expérience ?}

« Je n’ai aucun traumatisme. »

{Alors je vais t’en faire un. Avec Hikari disant « Je déteste papa » dans toutes sortes de...}

« Arrête. »

J’avais donné un léger coup à la lame d’Éléanore avec mon doigt.

Si elle me faisait ça, cela ne se terminerait pas bien.

Éléanore avait ri. Je l’avais ignorée et j’avais jeté un autre regard sur les deux hommes.

« As-tu fini ? »

{Oui}

« Oh... vous là. »

J’avais donné à l’un d’entre eux un léger coup dans la tête.

« Aa... uu... s,stop... s,s’il te plaît... »

Je tendis un bras d’aura de ma cape sombre et je le forçais à se reprendre. L’homme avait tressailli et retrouva sa santé mentale après avoir tremblé.

« Porteur de l’Épée Démoniaque... »

« Réponds-moi. Pourquoi avez-vous ciblé Mélissa ? »

Je les avais écoutés, donc je savais pourquoi, mais je voulais vérifier pour en être sûr.

Il y avait la possibilité que ce qu’ils avaient dit plus tôt soit un mensonge, et après avoir été manipulé par Éléanore, il n’y avait aucun moyen qu’ils mentent maintenant.

« F, faire, de Caroline... »

« Caroline ? Est-ce une femme ? »

« C’est pour... faire de Caroline... la pape... »

{Il semble qu’il n’y ait pas de mensonge avec cet objectif en lui-même}

« On dirait ça. Hey, et toi. »

J’avais aussi demandé à l’autre, mais ils n’avaient pas l’air d’avoir d’autres stratagèmes. Ils voulaient simplement se débarrasser de Mélissa pour faire de cette femme appelée Caroline la pape.

« Elle ne peut pas devenir pape si Mélissa ne disparaît pas ? »

« Ce n’est pas... vrai... c’est juste... pour être sûr... »

« Se débarrasser d’elle... rendra ses chances... plus élevées... »

Les deux hommes avaient parlé avec des voix faibles. Bien que ce soit l’essentiel, je pouvais dire comment ils étaient liés à elle.

{Tu devrais t’allier avec cette femme appelée Caroline}

« Je suppose que oui. »

Dans un sens, mon objectif était le même que ces hommes.

Notre objectif était le même, il s’agissait de ne pas faire de Mélissa la pape.

Caroline, je supposais que je devais lui donner un coup de main.

« Je comprends maintenant. »

« P-Pardonne nous... »

« On va faire n’importe quoi... »

« Au fait, vous êtes mort. »

* Zash !! Zash !! *

J’avais tué les deux hommes avec Éléanore.

J’avais libéré mon bras d’aura qui les retenait et ils étaient tombés par terre.

{Impitoyable.}

« Il n’y a pas moyen que je laisse vivre ces types qui ont essayé de faire du mal à ma femme. »

{Je pensais bien que tu dirais ce genre de chose.}

« Allons à la maison. J’ai fait ce que je pouvais. La prochaine chose à faire est d’enquêter sur les affaires internes de l’Église de Solon et cette femme appelée Caroline. »

{Tu laisses la sainte seule ?}

« Mélissa devrait bien gérer. Il n’y a pas beaucoup de gens qui peuvent lui nuire. »

{Je ne sais pas si je dois te décrire comme surprotecteur ou non}, avait dit Éléanore en roulant des yeux.

J’avais sorti ma plume de téléportation et je m’étais téléporté dans ma maison.

Je m’étais téléporté dans le salon et j’avais vu Hikari là.

« Ah ! Bienvenue, papa »

« Je suis de retour, Hikari. Où est Olivia ? »

J’avais regardé autour du salon. Je n’avais vu ni Olivia ni Chibi Dragon.

« O-chan est encore là “là” »

« Je vois. »

Olivia qui était allée chez Saramas à ma place.

C’était pratique si les gens commençaient à penser que la séduction était efficace pour moi, alors je pouvais seulement laisser Olivia faire de son mieux.

Tout en envoyant des acclamations à Olivia intérieurement, j’avais sorti le paquet de billets de loterie de ma poche et j’avais demandé à Hikari.

« Veux-tu aller à la salle de la loterie ? »

« Bien sûr ! »

Hikari leva joyeusement les bras.

Elle avait l’air si mignonne. J’avais pris la main de ma fille bien-aimée et on s’était téléporté ensemble à la loterie.

Il y avait quelqu’un d’autre dans la salle de la loterie. C’était cet homme tentaculaire.

Il tournait rapidement le manche de la loterie sans arrêt. Il ne vérifiait même pas ce qu’il avait gagné.

En attendant qu’il finisse, je m’étais tourné vers Éléanore et Hikari.

Éléanore qui ne pouvait que se transformer en sa forme humaine qu’à cet endroit et Hikari qui s’accrochait à cette Éléonore.

« A-rere ~ ? Maman, te sens-tu différente aujourd’hui ? »

« Tu as remarqué. Oui. J’ai joué avec l’esprit d’un humain il y a un instant. »

Éléanore avait montré un sourire et avait expliqué à Hikari ce qui s’était passé plus tôt. La mère et la fille s’étaient liées en discutant de quelque chose d’horrifiant.

« Hikari peut-elle le faire aussi ? »

« Tu es ma fille. Bien sûr que tu le peux. Hmm. Je suppose que je devrais apprendre quelque chose à Hikari. »

« Qu’est-ce que c’est ~ ? »

« Les êtres appelés humains détestent l’ennui. Même si tu ne leur montres pas les traumas à plusieurs reprises comme je l’ai fait, tu peux facilement détruire leur esprit en leur montrant à plusieurs reprises “une vie sans changement” depuis des centaines d’années. »

« Je peux détruire leurs esprits ? »

« Oui. Cependant, dans ce cas, la possibilité que leur esprit soit complètement détruit est grande. Ce n’est pas approprié si tu veux juste les torturer jusqu’à la confession. Tu devras choisir celui à montrer en fonction des circonstances. »

Tandis que je regardais la « Leçon d’Épée Démoniaque » d’Éléanore et Hikari, le personnel de la loterie était venu à mes côtés et m’avait parlé.

« Combien de fois encore devais-je vous le dire ? S’il vous plaît arrêtent d’apporter vos étranges scènes de famille ici. »

« Est-ce bizarre ? »

« Absolument. Vous sentez-vous à l’aise avec ça ? Mademoiselle Hikari pourrait apprendre des choses étranges. »

« Y a-t-il un problème si Hikari devient une meilleure Épée Démoniaque ? »

« ... Je vous dis que c’est ce qui en fait un lien familial étrange. »

La femme avait levé les yeux sur moi.

Je ne savais pas sur quoi elle s’interrogeait, mais Éléanore enseignait à Hikari « comment agir comme une Épée Démoniaque » du fond de son cœur.

Éléanore le souhaitait et Hikari, qui aimait Maman Éléanore le souhaitait également.

Y avait-il un problème avec ça ?

Et pendant que je me demandais ce qui n’allait pas avec ça.

« Vous allez jouer à la loterie, non ? »

« Oui, mais il y a quelqu’un d’autre... ah, il est parti. »

« Si c’est cette personne, il était déjà parti. Il est parti en disant qu’il a gagné assez de ce qu’il voulait. »

« De ce qu’il voulait ? »

« Oui. »

Je m’étais déplacé devant la machine à loterie avec le personnel.

J’avais regardé les prix.

· Prix de participation : Balle magique (Noire)

· Quatrième Prix : Balle magique (Blanche)

· Troisième prix : Prêts de capacité (cinq minutes, consommables)

· Deuxième prix : Attaque supplémentaire 1 %

· Premier prix : Annulation de capacité

· Jackpot : ??

« Je les ai tous vus avant... ils ne sont pas mélangés ? »

« Oui. C’est la Loterie rééditée. Vous pouvez gagner quelques-uns des prix de la loterie limitée d’avant. »

« Cela semble être le cas. Donc les prix de la loterie limitée... ce sont seulement les prix plus faibles, hein »

« Oui. »

La femme acquiesça.

Cette capacité de prêt consommable et l’attaque supplémentaire de 1 %, c’étaient les prix les plus faibles dans la liste des prix de la loterie limitée d’avant.

Mais même ainsi, c’était toujours bon si je pouvais les gagner. Obtenir plus de produits limités était amusant aussi.

Sans parler de l’attaque supplémentaire, si je pouvais gagner assez de prêts de capacité consommables, il y aurait un moyen de l’utiliser.

« Qu’en est-il de l’annulation d’aptitudes ? »

« Cela annulera littéralement les capacités spéciales. Vous pouvez enlever la capacité que vous avez gagnée et équiper celle que vous avez gagnée cette fois. »

« Même si tu dis ça, tous les prix ne sont-ils pas trop faibles cette fois ? Y a-t-il un sens à effacer le fort afin d’équiper les plus faibles ? »

« Même si c’est faible en soi, il y a des gens qui voudront les utiliser en même temps. Et si vous pouvez gagner la capacité de réinitialisation, vous pouvez également l’utiliser sur d’autres. »

« Hmm ~ »

Il y avait aussi cette façon de penser, hein.

« Ce type plus tôt, qu’est-ce qu’il a gagné ? »

« Il a dit que tous les tentacules ont des personnalités différentes, donc il voulait équiper une attaque supplémentaire de 1 % dans chacun d’entre eux. »

« On dirait que je peux le comprendre, mais je ne le peux pas. »

Je ne pouvais pas imaginer pourquoi il le faisait, ou ce qui arriverait s’il le faisait.

« Et alors, voulez-vous jouer ? »

« Oui... Hikari »

« Oui ! »

Hikari avait trottiné vers moi. Éléanore suivait lentement Hikari comme une mère.

« Jouons. Fais de ton mieux. »

« Hikari fera de son mieux ! »

« Très bien, voici trois cents billets. »

J’avais sorti les trois cents billets de loterie des Lamias que j’avais vaincues plus tôt et je les avais donnés au personnel. Et comme on obtenait un tirage bonus pour dix tirages consécutifs, il y avait un total de 330 tirages.

La femme du personnel avait compté les billets de loterie.

« Oui, il y a exactement 300 billets. S’il vous plaît, venez ici et jouez. »

Quand je l’avais remarqué, il y avait déjà un escabeau préparé devant la loterie.

Hikari tira Éléanore et se tint debout dans l’escabeau et tira la loterie. * GaraGaraGara *

Il n’y avait rien que je voulais en particulier, alors j’avais laissé Hikari jouer comme elle le voulait.

Même juste en regardant Hikari s’amuser à jouer était pour moi une récompense suffisante pour être venue ici.

* GaranGaran *

« Toutes nos félicitations ! Vous avez gagné le jackpot ! »

« Oh〜 ? »

Quand je regardais Hikari d’un air étourdi, j’entendis les mots de félicitations de la femme du personnel et la cloche qui sonnait. J’avais regardé et j’avais vu une boule dorée dans la plaque placée devant la machine à loterie.

« Le jackpot... ce “??” ? »

« Oui ! »

« Vous avez sauté le premier prix et gagné ça, hein, comme attendu d’Hikari. »

« Non, je ne l’ai pas fait »

« Eh ? »

« Que regardais-tu ? Nous avons gagné le premier prix avant ça. »

Éléanore m’avait regardé et la femme du personnel avait aussi hoché la tête sérieusement.

Il semblerait qu’Hikari avait remporté le premier prix même si je ne l’avais pas remarqué.

« Le capteur de volonté... »

Je ne pensais pas que nous pouvions gagner les deux prix avec 330 essais. Celui que je voulais n’apparaîtra pas, celui que je ne voulais pas apparaît, on dirait que le capteur de volonté avait fonctionné dans l’autre sens.

« Plus important encore, quel est le jackpot ? »

« C’est la compétence appelée : “Rétrocompatibilité” »

« “Rétrocompatibilité” ? Qu’est-ce que c’est ? »

« C’est une compétence qui vous permet de rétrograder vos compétences. Laissez-moi voir. Dans votre cas, lorsque vous l’utiliseriez, vous pourriez librement changer votre multiplicateur de toutes les capacités de 0x à 777x. »

« Maintenant que vous me l’avez redit, j’ai aussi tiré ce 2x ou 10x, hein. Je vois. »

...

« Y a-t-il un usage pour ça ? »

« Cela dépendra de notre cher client »

La femme du personnel avait montré seulement un sourire.

Quoi qu’il en soit, nous avions gagné à la fois le premier prix et le jackpot, l’annulation de capacité et la rétrocompatibilité.

« Bon travail, Hikari. Tu es incroyable. »

« Ehehe ~ ... »

Hikari avait l’air si heureuse pendant que je lui caressais la tête.

Bien qu’il s’agisse d’un premier prix et d’un gros lot, je n’avais aucune idée de la manière de les utiliser, cela valait la peine de venir à la loterie en voyant simplement Hikari sourire joyeusement.

***

Chapitre 265 : La voix de Dieu

Le lendemain, je prévoyais d’aller à l’église une fois de plus.

C’était parce que j’avais besoin de me renseigner à propos de la femme appelée « Caroline », que les deux hommes avaient mentionnée.

J’avais tué ces hommes parce qu’ils avaient visé Mélissa, mais si cette femme appelée Caroline était capable de devenir la pape, le cas de Mélissa serait résolu si je l’aidais.

En pensant à cela, j’avais l’intention d’aller à l’église.

« Papa, tu sors aussi aujourd’hui ? »

Quand je me préparais dans ma chambre, Hikari ouvrit la porte et entra.

« Oui, j’ai des affaires à régler en ville »

« Vraiment... ? »

Hikari avait l’air un peu triste.

« Quel est le problème ? »

« Je pensais jouer avec Papa aujourd’hui. Mais on ne peut rien y faire puisque papa sort. »

« ... Hmm. Tu veux y aller aussi ? »

« Est-ce d’accord !? »

Les yeux d’Hikari brillaient.

« Bien sûr. Selon ce qui se passe, il pourrait y avoir des batailles. »

« Hikari fera de son mieux ! »

Hikari l’avait dit et était sur le point de retourner en sa forme d’Épée Démoniaque, mais.

« Tu n’as pas encore besoin de changer de forme. »

« Est-ce vrai ? »

« Ouais. Allons-y aujourd’hui en se tenant par la main. »

Je l’avais dit tout en lui tendant la main. Hikari l’avait immédiatement prise avec un sourire heureux.

Tandis que je tenais la main de ma fille bien-aimée, j’avais libéré une aura et je m’étais enveloppé avec Hikari.

Le camouflage de l’Épée Démoniaque utilisait l’aura d’Éléanore. Quand j’étais enveloppé par cela, je pouvais laisser les autres voir ce que je voulais qu’ils voient.

Je pouvais librement changer d’apparence et je pouvais aussi me rendre invisible.

En prenant l’apparence de « Shou », que j’avais faite hier, j’avais rendu Hikari invisible.

« Alors, allons-y. »

« Oui ! »

J’avais marché en me tenant la main avec Hikari.

J’avais quitté la chambre et j’étais sorti dans le couloir.

En cours de route, j’avais vu Miyu donner des conseils à Colaria. Elle lui apprenait à polir le vase qui décorait le couloir.

« S’il te plaît, prends-en soin... hein ? »

Colaria fut surprise de voir mon apparence, mais Miyu à côté d’elle inclina naturellement la tête en disant « S’il te plaît, prends soin de toi, Maître ».

J’avais répondu avec un signe de tête et après que je sois passé près d’elles, j’avais pu entendre dans mon dos.

« Était-ce le seigneur Kakeru ? »

« Oui »

« Mais il ne lui ressemblait pas... »

« Le MofuMofu est celui du maître »

J’avais entendu cette conversation entre elles.

J’avais MofuMofu Miyu pendant que je passais à côté d’elle, alors elle avait probablement compris.

J’avais quitté mon manoir et j’étais allé dans la ville tout en tenant la main d’Hikari.

Hikari était avec moi, donc j’étais seulement allé à l’église après avoir regardé pendant un moment les alentours de la ville animée.

J’avais poussé la porte et j’étais entré.

J’avais vu là beaucoup de croyants prier. J’avais regardé autour.

« Kya! »

Hikari laissa échapper un petit cri. Elle avait failli trébucher.

Et en même temps, un croyant était passé à côté de moi.

« Est-ce que ça va ? »

« Oui. Je me suis cognée juste un peu. »

Déclara Hikari en souriant.

« Il y a beaucoup de monde pour que tu puisses être à nouveau bousculé. Hikari, approche-toi. »

« Oui ! »

J’avais pensé laisser Hikari se changer en son apparence d’Épée Démoniaque, mais je pouvais dire qu’Hikari voulait continuer à me tenir la main, alors j’avais dit ça.

C’était une faiblesse subtile de l’aura de camouflage.

Bien que je puisse rendre invisible l’apparence de quelqu’un, ce n’était pas comme s’ils disparaissaient. Dans les endroits bondés, les chances de se heurter à d’autres personnes étaient plus élevées, car ils ne pouvaient pas être vus.

Quelqu’un qui possédait des pouvoirs égaux ou supérieurs à ceux d’Éléanore pourrait le voir, mais il n’y avait pas de telle personne dans cette église.

J’avais encore regardé autour de l’église. Et puis, une femme m’avait trouvé et avait marché vers moi.

« Monsieur Shou, vous êtes venu aujourd’hui aussi. »

« Meryl, huh »

C’était la fille qui m’avait laissé (Shou) se convertir hier.

« Vous arrivez juste à temps. Nous offrons nos prières au Seigneur Solon. Si cela vous convient, venez aussi. »

« Je viendrais plus tard »

{Hmph. Tu ne prévois pas d’y aller du tout.}

Avait dit Éléanore, mais je l’avais ignorée et j’avais continué ma conversation avec Meryl.

« Plutôt que ça, puis-je vous poser des questions sur quelqu’un. Connaissez-vous quelqu’un appelé Caroline ? »

« Caroline... ? »

Meryl posa un doigt sur ses tempes et inclina la tête.

« Je suis désolé, je ne connais pas. »

« Vous ne savez rien ? »

C’était inattendu.

Ces hommes m’avaient dit qu’ils voulaient qu’elle soit la pape, alors j’avais pensé qu’elle était une personne célèbre au sein de l’Église de Solon.

« Vous ne savez vraiment pas ? Elle est probablement quelqu’un avec un statut élevé. »

« Laissez-moi voir... »

Elle lui avait donné une autre description, mais elle avait de nouveau fait une grimace.

« Je suis désolée, je ne vois vraiment pas. »

Je fronçais les sourcils. Ceci était contraire à mes attentes.

Est-ce qu’il nous écoutait ? Un croyant d’âge moyen qui priait à distance rejoint notre conversation.

« Meryl..., Caroline, ça ne devrait-il pas être celle-là ? Caroline d’Ainon. »

« Ah ! L’endroit que fréquente l’Impertinente »

« Vous la connaissez ? »

Demandai-je en regardant Meryl qui se souvenait et l’homme qui la faisait se souvenir de ça.

« Ce devrait être cette fille qui peut entendre la voix de Dieu. »

{Probablement celle-là}

Éléanore était d’accord.

Quelqu’un qui pouvait entendre la voix de Dieu... à en juger par la situation, ça devrait être elle.

 

☆☆☆

 

Ainon, c’est une ville frontalière au royaume de Calamba, et sa principale industrie était la sériciculture. C’était une ville animée avec une grande population, et j’avais visité cet endroit avec Hikari.

Au fait, je n’avais pas utilisé le camouflage de l’Épée Démoniaque. J’étais dans mon apparence originale et Hikari pouvait aussi être vue par les passants.

« Oh ! Vous en avez un bon, Client. »

« Hein ? »

Après être entré dans la ville et marché sans but, le propriétaire d’un magasin m’avait appelé.

C’était un homme musclé et chauve.

Il avait dit après avoir regardé Éléanore que je portais.

« À quoi ça ressemble ? Est-ce la réplique de l’Épée Démoniaque de quatrièmes générations, n’est-ce pas ? Les détails sont si bien reproduits. »

« Hmph. Vous avez totalement raison. Je crois que ça ne sera pas différent du tout, même si vous la prenez pour la vraie. »

J’avais répondu avec désinvolture qui correspondait à ce qu’il avait dit.

La réplique de l’Épée Démoniaque.

Depuis que j’avais commencé à porter Éléonore, cela avait commencé à devenir une mode.

C’était d’abord devenu tendance chez les enfants, et après cela, cela avait amélioré avec des gadgets qui pouvait libérer des auras.

La réplique de l’Épée Démoniaque continuait d’évoluer dans des endroits que je ne connaissais pas. Il semblerait que la quatrième génération soit vendue maintenant.

« Qu’en est-il de faire correspondre ça, hein ? Il s’agit d’un manteau tissé à la main par des tailleurs qualifiés utilisant le fameux fil de soie noire d’Ainon. C’est une belle pièce arrangée pour réagir à l’Aura de la réplique de l’Épée Démoniaque et commencer à flotter. »

Avait dit le propriétaire du magasin tout en me montrant le tissu plié. Il semblerait que ce soit la marchandise de ce magasin et il m’avait aussi demandé de le lui acheter cela.

Je l’avais pris en main et l’avais étalé.

« C’est... »

{Il est modelé à partir de ton manteau sombre.}

« Non seulement les répliques d’Épée Démoniaque, mais ce genre de choses sont également vendues ? »

« C’est le truc le plus vendu récemment. Que diriez-vous ? Aimerez-vous en acheter une ? »

« Je suppose que oui. Je vais l’acheter. »

« Merci pour votre parrainage. »

Le propriétaire du magasin avait montré un sourire d’affaires et avait enveloppé le tissu.

J’avais payé avec des pièces d’argent Calamba tout en recevant l’article et j’avais demandé.

« Au fait, connaissez-vous quelqu’un appelé Caroline ? »

« Caroline ? Ahh, cette menteuse. »

« Menteuse ? »

« Vous parlez de cette femme, non ? Celle qui prétend entendre la voix du Dieu Solon. »

C’était cette Caroline. Toutefois.

« Que voulez-vous dire en disant qu’elle est une menteuse ? »

« Je n’en sais pas grand-chose, mais... on dirait qu’elle pouvait vraiment entendre la voix de Dieu au début. Mais récemment, ils disent qu’elle ne pouvait plus l’entendre. Ainsi, même les gars qui étaient amenés à l’appeler “l’Enfant de Dieu” depuis qu’elle pouvait entendre la voix de Dieu ont commencé à ruminer qu’elle soit une menteuse ou même un escroc. »

« Je vois... »

C’est pourquoi ces hommes avaient subi des pressions et avaient pris des mesures drastiques.

Ils étaient probablement l’une des personnes restantes qui croyaient en Caroline.

« Quand a-t-elle arrêté de l’entendre ? »

« Qui sait... je n’en sais pas grand-chose... ah, c’est vrai »

* Pon * l’homme avait laissé tomber un poing dans sa paume.

« C’est depuis que ce bâtard Oros a disparu. »

{Hou... ?}

Éléanore avait réagi. Était-ce un nom qu’elle connaissait ?

{Peut-être qu’après tout tu devrais réparer ta cervelle d’oiseau.}

« H-Hein »

« Je vois ~, Oros hehe ~ »

Hikari le savait aussi ?

Ça voulait dire... que c’était quelqu’un que j’avais rencontré.

Quelqu’un que j’avais rencontré à Calamba et... puisque je ne m’en souvenais pas, c’était probablement un homme.

...

Était-ce l’un des eunuques ?

{Tu t’es bien débrouillé.}

J’avais donné un léger coup à Éléanore qui avait dit cela du ton d’un professeur avec mon doigt.

Mais je vois. C’était l’un de ces trois eunuques, hein.

Ces trois eunuques. Si je ne me trompais pas, ils avaient des liens avec les démons.

Et après qu’ils avaient disparu, cette femme appelée Caroline avait cessé d’entendre la voix de Dieu Solon.

Il y avait probablement quelque chose.

« Où puis-je rencontrer Caroline ? »

J’avais demandé au propriétaire du magasin.

J’étais devenu plus désireux de la rencontrer.

 

☆☆☆

 

En utilisant les informations que j’avais reçues du propriétaire du magasin, j’étais allé à l’église d’Ainon.

C’était une église parmi les nombreuses que vous pouviez trouver à Ainon. C’était une église plus petite que celle de Roizen.

J’étais entré et j’avais vu une fille à l’intérieur.

« Oh mon Dieu, s’il vous plaît, laissez-moi entendre encore votre voix. »

Elle avait placé ses mains ensemble, priant seule à l’intérieur de l’église.

Je pensais qu’elle priait, mais cela ne semblait pas être le cas.

« S’il vous plaît, je ne peux que compter sur Dieu. »

Ses mots étaient les mêmes que ceux d’un mendiant.

La fille avait répété à plusieurs reprises. « S’il vous plaît, laissez-moi entendre votre voix, s’il vous plaît, laissez-moi - l’entendre encore une fois ».

Elle avait seulement répété ça.

« Est-ce qu’elle est Caroline ? », murmurai-je et quand j’allais l’appeler.

«Oi! Quand vas-tu arrêter ça ? »

Un homme était apparu au plus profond de l’église.

L’homme portait un sceau et un balai, des outils de nettoyage.

« Je ne peux pas nettoyer ce foutu endroit. Alors va-t’en. »

« ... »

« Ne m’ignore pas. »

L’homme avait attrapé la tête de la jeune fille et l’avait forcée à lui faire face.

« Ah ! »

« Ne m’ignore pas. Je vais nettoyer, alors pars. »

« D-Désolée ! Euh, hum, hum. »

« Je te dis de partir, putain. »

« Je suis désolée. Je ne peux pas entendre ce que vous dites. »

« Haa? Encore, hein. Tu dis que tu peux entendre la voix de Dieu, mais pas celle des gens ordinaires, hein ? »

L’homme avait dédaigné la fille.

La jeune fille fronça les sourcils.

Elle avait vraiment l’air d’être troublée. Ne pouvait-elle vraiment pas l’entendre ?

« Assez, pars. Je nettoie. »

L’homme avait montré les seaux qu’il tenait. Voyant cela, la jeune fille réalisa finalement et s’éloigna rapidement.

« Tu es vraiment... tsk... »

L’homme avait commencé à nettoyer. La fille avait montré un regard désolé et s’était éloignée.

« Onee-chan »

Hikari courut vers la fille.

Elle s’arrêta devant Caroline qui s’éloigna avec abattement et leva les yeux vers elle.

« Onee-chan, tu es Caroline ? », avait demandé Hikari.

Voyant le sourire mignon et innocent d’Hikari, la fille avait répondu.

« D-Désolée. Je ne peux pas entendre ce que tu dis. »

« Fue? Tu ne peux pas entendre Hikari ? »

« Je suis vraiment désolée ! Q-Que dois-je faire ? Peut-elle lire des lettres ? Elle devrait le pouvoir, non ? Sa voix est claire et saine donc elle devrait le faire. »

La fille regarda autour d’elle, paniquée. D’après ce qu’elle avait dit, cherchait-elle du papier ?

« Hikari. »

« Ah ! Papa. Uhm, Papa, on dirait qu’Onee-chan ne peut pas entendre la voix d’Hikari. »

« Non, elle peut probablement entendre ta voix. Peut-être qu’elle ne peut pas reconnaître tes mots dans sa cognition ? Ou peut-être que c’est autre chose ? »

« Cela semble difficile. »

« Ouais. Elle disait quelque chose sur les lettres, alors je supposais qu’elle pouvait écrire ? »

« Oui je le peux. »

« Je vois, alors, à travers l’écriture... hein ? »

J’avais regardé la fille.

En ce moment... nous avions parlé ?

{Cela semble être le cas}, avait dit Éléanore.

Ce n’était pas juste mon imagination, hein.

J’avais regardé la fille surprise à ce sujet, mais la fille me regardait avec un visage plus surpris que le mien.

Enfin, avec quelques mots.

« Êtes-vous... Dieu ? », avait-elle demandé.

***

Chapitre 266 : Le miracle de Kakeru

« Dieu, hein... »

La fille m’avait regardé avec des yeux implorants.

Pourquoi avait-elle pu comprendre ma voix, alors qu’elle ne pouvait pas comprendre la voix d’Hikari ni de l’homme d’avant ?

C’était la première chose qui me dérangeait.

« Avant ça, réponds-moi. Peux-tu entendre Hikari... la voix de cette fille ? »

« Ce n’est pas comme si je ne pouvais pas l’entendre, je ne peux pas comprendre ce qu’elle dit. »

« Tu ne comprends pas ? »

« Je peux entendre sa voix, mais, euh, ça sonne à quelque chose comme du vent... »

« ... Est-ce la même chose avec les autres ? »

« Oui. Jusqu’à présent, je pouvais seulement entendre la voix de Dieu. C’est pourquoi... »

La fille me regardait de plus en plus désespérer.

« Êtes-vous Dieu ? »

« Je suis... »

« Caroline... »

Quand j’étais sur le point de répondre, j’avais entendu une voix... probablement la voix d’une femme... de loin.

La fille avait appelé Caroline qui n’avait pas répondu ni réagi. Elle ne pouvait probablement pas l’entendre.

J’avais réfléchi une seconde et je m’étais caché avec Hikari en utilisant mon aura de camouflage.

J’avais pensé cacher le fait qu’elle puisse me comprendre, au moins jusqu’à ce que je comprenne ce qui se passait.

« Oh mon Dieu !? Où êtes-vous allé... ? »

La fille avait regardé autour de moi, elle était en train de me chercher, paniquée.

Ses yeux semblaient sur le point de pleurer, elle ressemblait à une enfant abandonnée par ses parents.

« Caroline. Vous étiez ici. »

Une femme d’âge moyen était entrée dans l’église.

La femme qui portait de vieux vêtements aux couleurs fanées parlait à la fille... Caroline.

« Caroline, nous avons préparé votre repas. »

« Où êtes-vous ? Dieu, où... ? »

« Quelle honte... ! Il semble que Dieu ne vous a pas parlé de nouveau. »

La femme regarda Caroline avec des yeux attrister.

Elle ne la regardait pas avec pitié... au lieu de cela, elle semblait empathique et triste à ce sujet, comme s’il s’agissait d’elle-même.

Et même envers cette femme, Caroline n’avait pas réagi avec sa voix.

« Caroline. »

« Oh mon Dieu, s’il vous plaît... montrez-vous encore une fois, s’il vous plaît. »

« Caroline. »

La femme l’avait appelée fortement, mais Caroline n’avait pas réagi du tout.

Quand sa main fut saisie, Caroline regarda enfin dans la direction de la femme. La femme tenait la main de Caroline et traçait avec son doigt.

Je devinais qu’elle écrivait des lettres parce que je me souvenais de Caroline disant « écrire » plus tôt quand elle avait affaire à Hikari.

« Aliments... »

« C’est vrai, la nourriture est prête, Caroline. Vous devriez manger beaucoup afin de rester en bonne santé, sinon, vous ne pourrez pas entendre la voix de Dieu. »

« Aliments... »

Caroline murmura.

Comment devrais-je décrire cela ?

« Quelle constitution gênante ! Avec cela, la voix que tu as entendue auparavant était la voix de Dieu, hein. » Déclarai-je.

« Oui ! Les mots que Dieu m’a dits, je m’en souviens de tout. »

« Eh ? »

« Caroline ? »

J’avais émis une voix surprise avec la femme. La femme fut surprise que Caroline se soit soudainement prononcée avec un ton de réponse.

Mais j’étais surpris qu’elle puisse entendre ma voix, même si j’étais caché par mon aura de camouflage.

Cela ne s’était jamais produit auparavant.

Cette aura de camouflage utilisait les pouvoirs d’Éléanore, et seuls ceux qui avaient un pouvoir égal ou supérieur à Éléanore pouvaient entendre ma voix et voir mon apparence.

Mais Caroline avait pu m’entendre.

Elle regardait toujours autour d’elle et elle regarderait même au-dessus.

Il était clair qu’elle ne pouvait pas voir mon apparence juste à côté d’elle.

« Peux-tu entendre ma voix ? »

« Oh mon Dieu ! »

Elle avait montré de la joie et ses yeux étincelaient. On dirait qu’elle pouvait m’entendre.

« Elle peut entendre la voix de Papa ? C’est incroyable. »

« Et Hikari ? Peux-tu entendre la voix de ma fille ? »

« Fille ? Non, je peux seulement entendre la voix de Dieu. »

Elle ne pouvait pas entendre la voix d’Hikari.

Cela devenait de plus en plus étrange.

Bien que nous soyons tous les deux enveloppés par l’aura de camouflage, elle ne pouvait qu’entendre ma voix.

« Euh... Caroline. Pouvez-vous vraiment entendre la voix de Dieu une fois de plus ? »

La femme qui était venue pour Caroline l’avait demandé nerveusement. Mais Caroline ne pouvait même pas entendre la voix de la femme qui se tenait juste à côté d’elle.

Il semblerait qu’elle pouvait seulement m’entendre. Elle pouvait seulement entendre ma voix.

Je ne connaissais pas la raison derrière cela, mais je pouvais l’utiliser.

Si elle pouvait seulement entendre ma voix comme si elle croyait entendre la voix de Dieu.

Je pensais que je pourrais profiter de cette situation.

Maintenant, que devrais-je faire ?

{Laisse-la-moi}

Peux-tu faire quelque chose à propos de cette situation ?

{Hum. Je vais te montrer quelque chose comme un miracle de Dieu.}

Peux-tu faire ça ?

{Je peux, si nous utilisons ce que tu as fait avec Althea.}

On dirait que tu as une idée.

{Fais que cette fille plante une sorte de graine. Je vais la faire grandir.}

Je vois. Cela ressemblait à un miracle.

« Caroline. »

« Oh mon Dieu !? »

« Fais comme ce que je vais te dire. »

« Oui ! »

Caroline hocha la tête avec un visage souriant. Elle avait laissé la femme à moitié dans le doute et avait agi comme je l’avais dit.

Elle avait quitté l’église d’un coup.

Elle alla chercher des fruits à proximité et l’avait ensuite planté sur le bord de la route.

Ce n’était pas un champ. C’est à côté de la route qui avait l’air d’avoir très peu de nutriment.

Elle l’avait planté là.

« Bien, tu as bien fait »

{Laisse-la offrir sa prière. Cela rendra ce miracle authentique.}

« Maintenant. Caroline, prie. »

« Oui, oh mon Dieu ! »

Caroline avait placé ses mains ensemble et avait offert ses prières vers les fruits qu’elle venait de planter.

Caroline qui avait soudainement prié devant l’église avait recueilli l’attention des passants.

« Est-ce qu’elle fait encore quelque chose ? »

« Ce coin. Probablement veut-elle à nouveau attirer l’attention? »

La plupart d’entre eux la regardaient froidement. Les regards dédaigneux étaient dirigés vers Caroline.

{J’ai fait la connexion. Il ne te reste plus qu’à envoyer tes pouvoirs.}

Entendu.

J’avais tendu la main et dirigé ma conscience vers le fruit.

Juste comme j’avais rajeuni Althea... J’avais envoyé ma vigueur immédiatement.

Tandis que les citadins regardaient avec mépris, une gerbe émergea de la terre.

C’était un petit bourgeon, mais c’était un germe qui symbolise le souffle d’une nouvelle vie.

« Hé, regardez ça... »

Alors que la plupart des gens se moquaient, un homme avait remarqué la germination... peu de temps après.

« Ça » avait germé rapidement.

D’un petit bourgeon à un arbre, d’un arbre à un arbre énorme.

C’était comme si cela avait grandi pendant des années, non, des dizaines d’années. C’était comme si c’était une vidéo accélérée compressant des dizaines d’années en une minute.

« Kya! »

Caroline était tombée sur ses fesses. Elle avait été repoussée par l’énorme arbre qui poussait pendant qu’elle priait.

Et la foule.

« « « ... » » »

La plupart d’entre eux avaient ouvert la bouche bêtement. Leurs mâchoires avaient chuté.

Un arbre planté s’était transformé en un arbre énorme en un instant. La foule qui avait été témoin de cela en avait perdu ses mots.

« C-C’est Dieu. C’est le miracle de Dieu ! »

Après que l’un d’eux se soit ressaisi et avait commencé à s’agenouiller et à offrir ses prières à l’arbre, les autres personnes qui étaient venues le regarder étaient aussi tombées à genoux et avaient commencé à prier.

Ils avaient offert leurs prières pour le miracle... et ils s’étaient aussi adressés à Caroline.

« Oh mon Dieu... Dieu ne m’a pas encore abandonné. »

Caroline elle-même n’entendit pas les voix de la foule. Elle semblait seulement être émue par le miracle de Dieu.

{C’est bon pour toi, « Oh mon Dieu »}, dit Éléanore malicieusement.

Avec cela, nous avions fait le premier pas pour faire de Caroline la pape. Son histoire venait de commencer.

***

Chapitre 267 : Rétrocompatibilité

Dans un monde où la magie existait, les miracles semblaient être à portée de main.

Parce que la magie existait, le phénomène surnaturel « ordinaire » pouvait être simplement expliqué en disant que c’était simplement fait avec de la magie.

La plupart des gens dans ce monde pouvaient le dire. Même les roturiers pouvaient utiliser la magie, donc que ce soit magique ou non, c’était facile à comprendre pour la foule.

C’était pourquoi des choses qui ne pouvaient pas être faites par la magie, les choses qui n’étaient pas faites en utilisant des pouvoirs magiques, étaient considérées comme des miracles.

Les actes de Mélissa étaient un exemple... et aussi ce que Caroline faisait maintenant.

Les gens qui étaient plus faibles qu’Éléanore ne pouvait pas sentir ses pouvoirs, alors ce qu’ils avaient pu voir, c’était uniquement les résultats.

En tant que tels, ils le reconnaîtraient comme un miracle de Dieu.

 

☆☆☆

 

Dans la ville d’Ainon, dans la chambre de Caroline.

Sa chambre se situait dans un petit espace au fond de l’église.

Il n’y a presque aucun mobilier, il était constitué d’une table, d’une chaise, d’un lit, et les oreillers et les draps au-dessus.

Bien que ce ne soit pas en lambeaux, c’était usé.

Tous les objets semblaient clairement usés.

Après avoir été conduit dans cette pièce, j’avais enlevé mon aura de camouflage et je montrais mon apparence, ainsi que celle d’Hikari.

« Oh mon Dieu ! »

« Cela suffit avec cette histoire de Dieu. Je suis Kakeru Yuuki. »

« Yuuki... Kakeru ? »

« Ouais, tu peux m’appeler comme tu veux. »

« ... Je ne peux pas vous appeler, Dieu ? »

Caroline me dévisagea du regard.

Ses yeux étaient ceux de suppliant.

{Elle t’a complètement reconnu comme son Dieu. Qu’est-ce que tu vas faire ?}

Je donnais un léger coup sur la lame d’Éléanore avec mon doigt, car je la voyais sourire dans ma tête.

« D’accord, c’est bon aussi. »

« Merci Dieu ! »

« C’est bon pour toi, Onee-chan. »

Lui dit Hikari avec un sourire, mais Caroline inclina seulement la tête.

« Tu ne peux vraiment pas comprendre les mots de Hikari, hein. »

« Je suis désolée. »

« Non, ce n’est pas ta faute... hmm. »

J’avais réfléchi une seconde. Je me demandais si elle ne comprenait vraiment que mes mots.

Je voulais vérifier cela, alors j’ai sorti ma plume de téléportation de mon entrepôt de dimensions parallèle.

« Tiens-moi, Caroline. Hikari, toi aussi »

« Eh ? Ah oui. »

« Oui ! »

Je m’étais téléporté avec ces deux-là, elles qui avaient eu des réactions différentes.

L’endroit où je me téléportais était une pièce somptueuse et large, complètement différente de celle de Caroline.

C’était une pièce à l’intérieur du palais de Mercury. Il y avait Hélèna qui portait sa robe de princesse.

Les yeux de Caroline montrèrent de l’étonnement à cause de la distorsion qui ne devait pas exister dans ce monde.

« Kakeru ? Quel est le problème ? »

D’un autre côté, Hélène nous avait remarqués et n’avait pas bougé un sourcil même après que nous étions soudainement apparus, parce qu’elle connaissait déjà cette capacité.

Comme d’habitude, elle était enveloppée par son aura royale.

Il y avait aussi des servantes qui aidaient Hélèna à changer de tenue.

Je pensais qu’elle allait peut-être se rendre à une réunion.

« Je veux que tu m’aides un petit peu sur quelque chose. Je ne te dérangerai pas. »

« S’il te plaît fait comme tu le souhaites. »

Hélèna hocha la tête sans montrer d’hésitation.

Les femmes de chambre environnantes avaient lu l’atmosphère et avaient pris du recul.

« Caroline. Peux-tu comprendre ce qu’elle dit ? »

« Euh... »

« C’est un honneur de vous rencontrer. Vous êtes “l’Enfant de Dieu” Caroline, n’est-ce pas ? Je suis Hélèna Theresia Mercury. »

Comme prévu d’Hélèna. On dirait qu’elle connaissait déjà Caroline.

« Uhm... désolée, Dieu... »

« C’est bien. Désolé de t’avoir dérangé, Hélèna. »

« Ce n’est rien... comme prévu de toi, Kakeru. »

J’avais dit au revoir à Hélèna qui semblait avoir remarqué quelque chose, et cette fois, je m’étais téléporté chez Rica.

Dans le palais de Calamba, dans le harem de Rica, le jardin des roses.

Rica était là, peignant les cheveux d’une jolie fille. Les beaux cheveux longs et dorés de la jeune fille étaient peignés, la rendant encore plus belle.

« Kakeru ! »

Rica m’avait remarqué et avait arrêté sa main. Elle s’était levée et avait couru vers moi.

« Quelque chose est arrivé ? Tu ne m’as pas dit que tu venais aujourd’hui. »

« C’est ma faute, je voulais juste que tu m’aides sur quelque chose. »

« C’est à propos de cette fille ? »

Rica regarda Caroline.

« Elle s’appelle Caroline. Est-ce que tu la connais ? »

« “Cette” Caroline ? »

« Euh... »

« Je suis Rica Calamba. Ravi de vous rencontrer »

Rica tendit la main pour une poignée de main. Caroline lui serra la main, mais.

« Je suis désolée, Dieu... »

« Je vois. Cela ne me dérange pas. »

« Oh ! Kakeru peut lui parler ? »

« Est-ce vraiment une histoire si célèbre ? »

« Eh bien, tout à fait »

« Je vois. »

Me rappelant qu’Hélèna l’appelait « Enfant de Dieu », j’avais compris que Caroline était assez connue.

« C’est ma faute, je reviendrai »

« Oui, je t’attendrais »

Rica nous avait renvoyés avec un sourire, tandis que la fille aux cheveux dorés avait montré un regard empli de déception.

Je leur disais au revoir et je me téléportais à l’endroit suivant.

Aura, Fiona et Sélène qui utilisait l’Épée Démoniaque Xiphos.

Je m’étais téléporté dans beaucoup d’endroits, la laissant rencontrer toutes sortes de gens, mais Caroline n’avait pas compris leurs mots.

Elle pouvait seulement m’entendre, elle ne pouvait que comprendre mes mots.

Après avoir voyagé, nous étions retournés dans la chambre de Caroline.

« Je suis désolée, Oh, Dieu... »

Caroline connaissait mon intention, et elle savait aussi ce que je faisais, mais elle avait seulement l’air de ne pas pouvoir répondre à mes attentes.

Elle baissa les épaules si pitoyablement, la rendant plus petite que sa petite taille.

« Ça ne me dérange pas. Ce n’est pas de ta faute. »

« Oui... »

J’y réfléchissais encore une fois tout en réconfortant Caroline.

Il était presque confirmé qu’elle ne pouvait pas comprendre les mots des autres, sauf pour moi. Eh bien, c’était bien aussi.

Son alias « Enfant de Dieu » que j’avais entendu plusieurs fois. Elle pouvait entendre la voix de Dieu, elle ne pouvait que comprendre la voix de Dieu. C’était une enfant de Dieu.

Je pensais que le fait que Caroline puisse seulement comprendre mes mots rendrait les choses plus faciles à la place. Pour en faire le pape, pour en faire la substitut de Mélissa, il y avait beaucoup de choses que je devrais faire.

Je supposais que je devrais premièrement les assembler. Aussi, je voulais le conseil de quelqu’un d’autre.

Probablement d’Althea, de Delphina et d’Hélèna.

J’avais pensé à leur demander conseil.

« Euh... Dieu »

« Oui ? »

« Moi, je suis contente de pouvoir parler avec Dieu. »

« ... »

Naturellement, je n’avais pas pris les mots de Caroline tels qu’ils étaient.

Quand elle avait dit ça, elle avait l’air terriblement triste.

Décrite brièvement, elle se forçait.

Je pouvais facilement comprendre qu’elle me disait « je vais bien » tout en se forçant.

« Après tout, c’est un pouvoir qui m’a été accordé par Dieu ? »

« Accordé à toi ? »

« Oui. Le Dieu d’avant m’avait dit, ce pouvoir sauvera un jour ce monde, que c’était un pouvoir qui rendrait les gens heureux. »

On lui avait dit ça, hein.

Et... le pouvoir.

« ... »

« Quel est le problème, Dieu ? »

« Tu ne veux pas parler avec d’autres personnes ? »

« Je, je vais bien même si je ne le fais pas... »

« Je ne te demande pas si tu es d’accord avec ça. Tu veux ou tu ne veux pas ? Lequel est-ce ? »

« ... hein ? »

Caroline avait été prise au dépourvu. Elle avait immédiatement répondu.

« Je le veux, mais... »

Disait-elle doucement.

{Elle n’a pas l’habitude de parler, elle n’a probablement même pas pensé à le cacher}

Je le pensais aussi.

Je voulais dire, les émotions de Caroline se manifestaient sans arrêt.

Si je lui lançais une balle, elle la rejetterait tout simplement.

Parce qu’elle n’avait pas l’habitude de parler, ses réactions et ses réponses étaient généralement simples.

Et elle m’avait dit qu’elle le voulait.

« Si oui, alors je te laisserais. »

« Eh ? À-À travers l’écriture ? »

« Non. »

J’avais secoué ma tête. J’avais tendu la main et j’avais ouvert mon Entrepôt de dimension parallèle.

De là, j’avais sorti un prix que j’avais gagné à la loterie.

La compétence « Rétrocompatibilité ».

J’avais utilisé ça sur Caroline.

La lumière enveloppa Caroline et fondit dans son corps.

« Qu’est-ce qui est arrivé, Dieu ? »

« Concentre-toi. Concentre-toi sur le fait que tu veuilles les comprendre. »

« Eh ? »

« Hikari. »

« Oui ! »

Hikari qui était présente car elle nous suivait tout le temps regarda les événements se dérouler devant elle.

« Je suis Yuuki Hikari »

« ... ? »

« Concentre-toi, dis-toi que tu veux comprendre ce qu’elle a dit. »

Je lui avais dit une fois de plus. Après avoir vu Caroline froncer les sourcils, j’avais tapoté le dos d’Hikari.

« Je suis Yuuki Hikari. »

« Ah... ! »

Les yeux de Caroline s’élargirent.

« Je, je comprends ! »

« Vraiment !? Tu peux comprendre Hikari ? »

« Oui ! Oh, mon Dieu, je comprends ! »

On dirait que c’était super efficace.

***

Chapitre 268 : Le devoir de Dieu

« C’est bon pour toi, Caroline. »

« Eh ? »

Les yeux de Caroline s’élargirent pour une raison quelconque, faisant un visage surpris.

Y avait-il de quoi être surpris ?

« Quel est le problème, Caroline ? »

« Dieu merci... »

« Vraiment, qu’est-ce qui t’arrive ? Pourquoi fais-tu une expression si soulagée ? »

« Juste avant, je ne pouvais pas comprendre les mots de Dieu, alors... Dieu merci... Je peux encore les comprendre. »

{Je vois. Elle a été surprise parce qu’elle ne pouvait pas comprendre tes mots, mais elle est soulagée parce qu’elle pourrait te comprendre un moment plus tard.}

« Cela semble être le cas. Mais pourquoi ne pouvait-elle pas me comprendre ? Hikari »

« Oui. Onee-chan, peux-tu comprendre Hikari ? »

« ... ? »

« Hein ? Tu ne peux pas ? »

Hikari pencha la tête pendant qu’elle disait ça, mais même ainsi, Caroline inclina aussi la tête avec une expression interrogative.

« Tu ne peux pas comprendre ce qu’Hikari dit ? »

« Oui. »

« L’effet du prix de loterie a-t-il disparu ? Non, ça ne devrait pas être un consommable, mais... »

« Tu veux le demander à la loterie ? »

Avait suggéré Hikari. Je pensais que c’était une bonne idée.

« Que voulez-vous dire par loterie ? »

Caroline semblait comprendre les mots d’Hikari en ce moment.

« Tu peux comprendre ? »

« Oui, Dieu. Je peux si je le veux. »

« Si tu veux... hein. Attends une seconde. »

« Oui. »

J’avais laissé Caroline dans sa chambre, amenant des individus de mon manoir dans sa chambre en utilisant ma plume de téléportation.

J’avais amené Miyu, Colaria et Nana.

Je les avais fait parler avec Caroline.

Et voici ce que j’avais découvert.

« Caroline, tu ne peux comprendre que les gens que tu veux écouter, hein »

« Ça pourrait être ça... »

« Ça pourrait être quelque chose qui pouvait correspondre avec la fréquence »

« fré, qu’en, ce ? »

Caroline inclina la tête. Hikari avait également incliné la tête.

Cela pourrait être une chose peu familière à ce monde.

Mais je l’avais très bien compris.

Dès le début, Caroline n’entendait que des fréquences aiguës, mais après avoir acquis la compétence « Rétrocompatibilité », elle était sur le point d’entendre des fréquences vocales différentes.

Bien qu’elle puisse entendre à de nombreuses fréquences, elle ne pouvait toujours pas entendre... ne pouvaient pas comprendre les fréquences qu’elle ne percevait pas actuellement.

Eh bien, il n’y avait pas beaucoup de problèmes à ce sujet.

Même les gens ordinaires avaient du mal à en entendre un autre dans des endroits les plus fréquentés. L’état actuel de Caroline était similaire à cela, donc il n’y avait presque aucun problème.

D’un autre côté, le problème était de savoir quoi faire à partir de maintenant.

Caroline était maintenant capable de parler avec des gens ordinaires, alors comment devrais-je faire d’elle le pape ?

J’avais réfléchi à ça une seconde.

« Onee-chan, aimes-tu les fleurs ? »

« ... »

« Hein ? Onee-chan ? »

Pendant que j’y pensais, Hikari avait appelé Caroline, mais elle n’avait pas réagi.

Caroline, elle devrait pouvoir entendre sa voix, mais elle ne pouvait pas comprendre ce qu’elle disait.

Puisque c’était comme ça, elle devrait être capable d’entendre Hikari lui parler. Elle devrait pouvoir lui parler si elle se concentrait... ce devrait être le cas.

Mais Caroline, elle ne faisait que me regarder, ne répondant pas à Hikari.

« Caroline »

« Oui ! »

« Pourquoi ne réponds-tu pas à Hikari ? »

« Euh... Je ne voulais pas manquer les mots de Dieu... juste comme avant... alors... »

Avait répondu timidement Caroline.

{Comme c’est innocent, exactement à la manière d’un chien loyal.}

« C’est bon, mais... alors cela n’avait pas de sens. »

Elle était complètement concentrée en essayant de ne manquer aucun de mes mots, mais cela n’avait aucun sens si elle ne correspondait pas sa fréquence avec celles des autres personnes qui lui parlaient.

Je lui avais déjà donné la compétence, donc c’était inutile si elle ne l’utilisait pas.

... pour le meilleur ou pour le pire, Caroline semblait être une fille innocente.

« Caroline. »

« Oui ! »

« Je partirai pour l’instant. Je reviendrai demain. Jusque-là, parle à autant de personnes que possible. »

« Parlez à beaucoup de gens ? »

« C’est cela.... laisse-moi voir. Va leur demander leurs noms. Tu devras me dire leurs noms quand je viendrais demain. »

« Compris ! »

Caroline acquiesça joyeusement.

{Kukuku, tu ressembles plus à un instructeur donnant ses devoirs qu’à un dieu.}

Avait dit joyeusement Éléanore.

Je me sentais aussi un peu comme ça.

 

☆☆☆

 

Pendant le déjeuner du lendemain, je m’étais téléporté dans la chambre de Caroline.

Il y avait un lit simple dans sa chambre, et pourtant Caroline dormait à son bureau.

J’étais allé à ses côtés pour la regarder...

{Elle tient quelque chose... un cahier ?}

« C’est plein de mots. Adonis, Eleni, Kylute, Éléanorea... c’est... »

{Ce sont les noms des gens. Probablement les noms des personnes à qui elle a parlé.}

Cela semblait être le cas.

Mais ceci... c’est incroyable de voir le nombre qu’il y avait.

J’avais soigneusement pris le cahier de Caroline pour ne pas la laisser se réveiller.

D’un coup d’œil, je pourrais dire qu’il y avait le nom d’une centaine de personnes.

Au contraire, il y en avait plusieurs centaines... peut-être même un millier.

« Elle a parlé à tant de gens ? »

{Elle a probablement fidèlement gardé ton ordre. C’est adorable.}

« Je suppose. »

J’avais porté Caroline.

Je lâchai une faible aura pour ne pas la réveiller et la mettre sur son lit.

Après avoir placé une couverture sur elle, j’avais tiré une chaise sur le côté de son lit.

Je m’étais assis et j’avais attendu.

Je l’avais fait pour que je puisse la féliciter dès qu’elle se réveillera.

J’attendais silencieusement qu’elle se réveille naturellement.

***

Chapitre 269 : Lire sur les lèvres

Dans l’annexe de mon manoir, sur les terrains d’entraînement de mes soldates esclaves. Il y avait comme d’habitude une chaise sur la plate-forme, et je regardais Hikari, Olivia, et les soldats drakes à partir de là.

Althea était sur mes genoux, penchés vers moi.

Elle s’était assise sur mes genoux, ne faisant rien.

Récemment, Althea semblait aimer faire ça.

En parlant de l’impression qu’elle donnait, cela ressemblait vraiment à un « roi avec sa concubine préférée », mais Althea semblait beaucoup aimer être vue ainsi.

L’image d’une « concubine favorite » semblait la rendre fortement consciente d’être « juste une femme simple ».

J’avais caressé doucement le visage d’Althea tout en parlant avec Éléanore.

{Les choses se passent bien.}

{Tu as camouflé seulement ta voix en utilisant mes pouvoirs, hein, c’est assez intelligent.}

{Je pensais juste que j’en aurais besoin un jour à cause de ma relation avec Caroline. Il devrait y avoir des situations ou la « voix de Dieu » que seule Caroline peut entendre bien que je sois présent, non ?)

{Eh bien, il n’y a rien de tel que d’être trop préparé.}

{Hikari, elle est encore devenue plus forte.}

{Tu peux le dire, hein.}

Éléanore l’avait dit fièrement.

Elle était une parente passionnée depuis le début, mais récemment, elle était comme ça quand nous parlions de la croissance de Hikari.

{Ouais, ils ne jouent pas seulement à chat, non ?}

C’est vrai. Ce n’était pas aussi simple que de jouer à chat.

Bien, Hikari avait l’air de jouer avec les autres.

Elle convoqua les 100 soldats drakes ainsi qu’Olivia et les laissa se poursuivre. Mais elle changeait l’apparence de ceux qui étaient « marqués », elle restreignait les mouvements des drakes qui étaient « attrapés », et elle rendait le drake qui faisait une certaine action « invisible ».

Elle utilisait pleinement ses pouvoirs comme une Épée Démoniaque.

{J’ai pensé à ce jeu du chat pour Hikari. C’est un entraînement pour libérer de pouvoirs puissants tout en faisant en même temps de petits trucs.}

{Je l’ai deviné, même si Hikari a l’air d’aimer ça, ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air.}

{Aucun problème. Les enfants joueraient selon leurs capacités puis s’effondreraient d’épuisement. C’est bien comme ça.}

{Je suis d’accord.}

Hikari avait l’air d’aimer vraiment leur jeu, et comme elle deviendrait aussi une Épée Démoniaque, je n’avais rien d’autre à dire.

Et tout en surveillant Hikari et en caressant Althea, j’avais changé de sujet.

{Je suppose qu’il est temps d’avancer à la prochaine étape.}

{Umu?}

{J’ai trouvé un palanquin que je peux porter, il ne me reste plus qu’à décider comment le porter.}

{Faire de Caroline la pape, hein.}

(Sais-tu comment faire cela ?)

{J’ai vu les rites de l’Église de Solon à plusieurs reprises, donc, au moins, je connais son système.}

{Dis-moi.}

{Première chose, le pape précédent meurt. Et dans le mois qui suit, les candidats vont probablement annoncer leur candidature. Bien qu’il semblerait avoir besoin d’un certain statut ou d’une position pour pouvoir le faire.}

{J’entends trop de « probablement » ou de « semblerait » ?}

{Je l’ai seulement vu de côté après tout. Une fois les candidats réunis, ils entreront dans le « mois de prière »}

{Mois de prière ?}

{Oui. Les croyants du monde entier prieraient pour la personne qu’ils voudraient voir devenir le pape. Ces prières seront agrégées, et celui qui aura le plus de prières à la fin deviendra le nouveau pape.

(... bref, c’est l’élection par les prières hein)

J’avais reçu un accord silencieux d’Éléanore.

{C’est de façon inattendue démocratique.}

{Je m’interroge à ce sujet. Bien qu’il y ait des rapports d’état sur les prières tous les jours, les trois derniers jours ne seront pas annoncés}

{Dieu va-t-il interférer ?}

{Cela ne semble pas drôle.}

Mais même si elle disait cela, Éléanore semblait très intéressée.

J’avais planifié ce que j’avais entendu d’Éléanore.

Un système qui faisait que les croyants offrirent leurs prières pour voter pour les candidats, hein.

{... }

{Quel est le problème ?}

{Je comprends le système, je pense juste que je devais y aller soit de manière frontale, soit en exploitant le système.}

{Je vois}

Pour aller de l’avant, il fallait bien sûr gagner les cœurs et les esprits des gens. J’avais juste besoin de suivre Caroline et de lui donner beaucoup d’« oracles » qui feront sa popularité.

L’exploitation du système consistait simplement à tricher.

Je me demandais lequel je devrais choisir.

{Je veux en savoir plus sur le système.}

{Je le suppose. En savoir plus à ce sujet pourrait changer ta manière d’agir.}

{En sais-tu plus ?}

{Je ne sais pas plus, vu que je les regardais de côté.}

{Eh bien, je l’ai deviné}

Maintenant, que dois-je faire ?

Devrais-je demander à Mélissa ? Non, il y avait une forte possibilité que Mélissa ne le sache pas.

Elle était le type de personne qui travaillait constamment sur le terrain. La possibilité qu’elle ne connaisse pas ce système était très élevée.

Surtout, il n’était pas bon de parler de tromper le système avec une croyante fidèle.

Puisque c’était le cas...

{Alors ce sera Delphina.}

{Une sage décision. Cependant, je crois qu’il y a une personne plus sage.}

Je savais instantanément de qui Éléanore parlait.

C’était Althea qui appréciait son séjour sur mes genoux.

La grande Sage Althea, en tant que femme qui connaissait toutes sortes de connaissances, elle en savait probablement quelque chose.

Mais.

{Je sais.}

{Alors, ne le lui suggère pas.}

{Tu gâtes cette femme, alors ça m’a juste donné envie de le dire.}

{Jalouse ?}

{En aucune façon.}

Éléanore l’avait dit plus joyeusement que d’habitude.

{Je pensais juste que le fait que tu gâtais trop cette femme pourrait être toxique pour elle. C’est une si bonne femme après tout ?}

{Si tu parles de ça, alors il n’y a pas de problème. « Simplement Althea » suffit pour qu’elle soit décrite comme une bonne femme.}

{C’est correct dans ce cas.}

Éléanore avait cessé de dire quoi que ce soit.

Maintenant, je devrais aller chez Delphina et demander...

« Diatheke » (NdT : Alliance en grec)

« Hein ? »

Althea l’avait soudainement dit.

Quand je la regardais, elle s’appuyait toujours sur moi, mais son regard pointait ailleurs.

Était-ce juste mon imagination ? Elle semblait être un peu boudeuse, mais heureuse en même temps.

Elle avait fait ce genre d’expression contradictoire.

« Ce n’est rien. Je parlais juste à moi-même. »

« Est-ce vrai ? »

« C’est vrai, juste un soliloque. J’ai besoin de me le murmurer quelquefois, sinon, je pourrais oublier beaucoup de choses. »

«  ... Je vois. »

Avais-je dit tout en embrassant les lèvres d’Althea.

Après lui avoir donné un petit baiser, Althea avait montré une expression heureuse, mais boudeuse.

{Elle nous a entendus ?}

{Plutôt que cela, elle vous a probablement compris. Même si elle n’entend pas ta voix, elle peut lire tes lèvres.}

{La lecture des lèvres, hein}

« ... Hmph »

Althea se moqua et inclina complètement tout son corps contre le mien.

{On dirait que je n’avais pas tort quant au fait de t’écouter en lisant tes lèvres.}

Puisque c’est le cas, le « monologue » d’Althea n’était pas une conversation à elle-même, mais une sorte d’allusion ou de conseil.

J’avais continué à caresser la joue d’Althea.

Je l’avais fait comme je l’avais fait avant.

Je lui caressais la joue en l’adorant comme Althea, comme une simple femme.

Pas comme une expression de gratitude pour les conseils de la grande sage...

{Kukuku, elle pourrait vraiment dire que c’est en considération pour toi-même.}

J’avais donné un léger coup à Éléanore qui avait parlé avec espièglerie avec mon doigt.

{Tu es celle qui devrait être la plus sérieuse.}

Tout en caressant chèrement Althea, je mémorisai dans ma tête l’allusion qu’elle avait donnée.

***

Chapitre 270 : Miracle et barbe à papa

La nuit, à la tête de mon lit dans ma chambre.

Althea était allongée à côté de moi.

Contrairement aux autres fois, Althea et moi portions des vêtements.

Mais bien que nous portions des vêtements, alors qu’elle levait des yeux étincelants, les yeux d’Althea semblaient non moins séduisants qu’ils ne l’étaient habituellement.

« Ka... »

... Keru. C’était probablement ce qu’Althea était sur le point de dire. Mais à l’instant où elle avait parlé, je l’avais coupé avec un baiser.

J’avais coupé la parole d’Althea avec un baiser parce qu’elle semblait être sur le point de me dire quelque chose.

Nous le faisions depuis un moment... depuis qu’Althea avait prononcé le mot « Alliance ».

Elle essayait de me nommer, mais je l’arrêtais avec un baiser.

Elle essayait de discuter de quelque chose, mais je l’arrêterais avec un baiser.

Je l’embrassais sans raison. J’embrassais Althea dès qu’elle disait quelque chose.

J’avais continué ainsi à l’embrasser, ne la laissant pas dire un mot.

{Tu la gâches, non, tu la gâtes}

Avait dit Éléanore en roulant les yeux, mais je ne l’avais pas réfuté ni approuvé.

Après tout, si je disais quelque chose, Althea lirait mes lèvres pendant qu’elle me regarderait.

C’était pourquoi j’avais seulement continué à l’embrasser sans rien dire.

« Le conseil du grand sage suffit », je ne lui avais pas dit cela par des mots, mais en l’embrassant toute la nuit.

{C’est un mensonge}

Hein ?

{Tu ne fais que la gâcher parce que tu pensais qu’elle est adorable et douce.}

Il y avait aussi... environ 80 % de la raison.

C’était vrai, mais tu n’avais pas besoin de le dire maintenant. Je tendis la main pour donner un léger coup avec le doigt à Éléanore qui ne lisait pas l’atmosphère.

Le lendemain, dans la ville d’Ainon.

Je m’étais téléporté dans la ville, puis j’avais marché jusqu’à l’église.

{Tu t’améliores dans ton utilisation.}

« Tu parles de l’aura ? »

Je tenais les sous-vêtements d’une femme.

C’était un sous-vêtement en soie fabriqué dans la ville de sériciculture Ainon.

Je tenais ça avec ma main et je l’avais même fait tourner, mais personne ne l’avait jamais remarqué.

C’était parce que je l’avais camouflé avec mon aura.

Au fait, ce que je faisais en ce moment n’était pas caché avec mon aura de camouflage.

Je le camouflais pour le faire ressembler à une simple cape sur le côté.

Sur le côté, les gens ne me voyaient que faire tourner une cape attachée en boucle avec mon doigt.

Ils ne me regardaient pas étrangement, et puisqu’ils pouvaient voir la cape, ils l’évitaient tout simplement.

« J’ai eu une idée suite à la lecture de mes lèvres par Althea. Je pensais que si je pouvais changer la façon dont mes lèvres bougent, je pourrais peut-être tromper ceux qui peuvent lire sur les lèvres. »

{C’est assez habile}

« Je ne sais pas si ça serait utile. »

{Si tu ne trouves rien pour l’utiliser, alors je te suggère de l’utiliser pour changer l’apparence de tes vêtements en celui d’une femme. Comme ce que faisait Hikari}

« Maintenant que tu l’as mentionné, c’est vraiment la même chose avec Hikari, hein. Eh bien, ce sont les mêmes pouvoirs utilisés par une Épée Démoniaque. Bien sûr que c’est la même chose. »

{Je vais te dire ceci, Hikari est meilleure que toi en ce moment. Après tout, elle peut librement changer l’apparence de cent soldats Drake comme elle le souhaite.}

« Comme prévu d’Hikari. »

Éléanore aurait pu penser qu’elle me narguait, mais contrairement à elle qui avait une rivalité contre Hikari en tant qu’Épée Démoniaque, je ne serais heureux qu’avec la croissance d’Hikari.

Même si elle me disait qu’elle était meilleure que moi, ça me rendrait heureux.

Et ainsi, j’avais marché en ville avec Éléanore, et finalement j’étais arrivé à l’église.

J’étais entré et j’avais trouvé Caroline à l’intérieur. Tandis que les autres croyants offraient leurs prières au dieu Solon, Caroline discutait avec une autre femme.

C’était une beauté pointue et froide. Ses beaux cheveux étaient attachés avec deux nœuds et vous pouviez voir une forte volonté dans ses yeux.

Rica Calamba.

Ainon est une ville près de la frontière du Royaume de Calamba. Mais la reine de ce royaume était là, elle était venue incognito, sans emmener aucun de ses domestiques.

Elle semblait parler de quelque chose avec Caroline, alors je m’étais assis sur une chaise de l’autre côté de l’église et j’avais intensifié mon ouïe sans les appeler.

« Alors ça veut dire, c’est seulement récemment que vous êtes capable d’entendre à nouveau les paroles de Dieu. »

« Oui grâce à Dieu, je peux maintenant comprendre les voix de tout le monde. »

« Est-ce vrai ? Au fait, qu’est-ce que Dieu vous a dit ? Y a-t-il quelque chose, comme un “oracle” ? »

« Hmm ~... Je ne sais pas. Il m’a seulement dit de parler plus avec les gens. »

« D’accord... Hey, quand avez-vous commencé à entendre la voix de Dieu ? À quelle fréquence l’entendez-vous ? Y a-t-il un certain minutage quand vous l’entendez ? »

Rica lui avait demandé rapidement.

Elle semblait être très intéressée par la voix de Dieu que Caroline avait commencé à entendre à nouveau, alors elle l’interrogeait.

Ce n’était que récemment que Caroline avait obtenu la compétence « Rétrocompatibilité », donc ce n’était que récemment qu’elle était capable de parler à des gens ordinaires, alors Caroline semblait confuse, incapable de donner une réponse satisfaisante.

Rica lui avait posé une série de questions, et après avoir compris qu’elle ne pouvait pas obtenir la réponse qu’elle voulait, elle s’était arrêtée.

Elle avait quitté l’église après avoir fait un don.

« Rica. »

J’avais poursuivi Rica et l’avais appelée.

« Kakeru. »

Rica s’arrêta et se tourna vers moi.

Elle n’avait pas l’air surprise du tout. Elle m’avait regardé avec un sourire.

« Tu étais là, hein. »

« Ouais. As-tu besoin de quelque chose d’elle ? »

« Je voulais juste demander quelque chose. Elle ne semble pas se souvenir de moi, alors c’était facile de lui parler. »

« Elle ne se souvenait pas de toi ? »

Je penchai la tête, puis je jetais un coup d’œil à l’église.

Caroline aurait dû la rencontrer depuis que je l’avais amenée à Rica...

Répondit Rica, ayant l’air de comprendre mon doute.

« Nous ne pouvions pas parler quand nous nous étions rencontrés auparavant, alors elle ne pouvait probablement pas se souvenir de moi. »

« Je vois... »

J’étais convaincu tandis que je marchais à côté de Rica.

La ville de sériciculture Ainon.

Je marchais à côté de la reine de Calamba sur le territoire du royaume de Calamba. Cependant, personne n’avait remarqué Rica, donc la ville semblait aussi vivante qu’elle était habituellement.

« Tu es jolie dans ces vêtements. »

« Merci. Je suis incognito, donc ce serait mieux si je portais des vêtements plus ordinaires, mais... »

« Mais ? »

J’avais demandé à Rica qui s’était arrêté à mi-chemin.

Elle me regarda avec une faible rougeur, mais elle ne répondit pas.

Nous nous étions arrêtés devant un certain magasin.

Il y avait plusieurs vitrines devant le magasin et vous pouviez y trouver des vers à soie.

On dirait qu’ils laissaient les clients nourrir les vers à soie. Un parent et un enfant à la recherche de voyageurs nourrissaient les vers à soie avec des feuilles préparées par le magasin.

Le ver à soie mangeait ces feuilles et crachait immédiatement du fil.

« Le fil est fait comme ça, hein. »

« Tu ne savais pas ? »

« Ouais. C’est différent des vers à soie que je connais. »

« Vraiment ? »

J’avais pris une feuille et j’avais posé cette feuille sur le dessus de mon doigt. Je l’entourerais aussi de mon aura en la cachant à tous les autres.

En faisant cela, j’avais parlé à Rica.

« Pourquoi es-tu venu rencontrer Caroline ? »

« Je connais l’Enfant de Dieu Caroline depuis un moment maintenant. Je viens d’entendre des rumeurs selon lesquelles cet Enfant de Dieu peut maintenant comprendre les gens. »

« Tu savais que j’étais impliqué, n’est-ce pas ? »

« Oui. C’est pourquoi j’avais pensé à tout ignorer. Mais d’après ce que j’ai entendu, j’ai pensé qu’elle pourrait entendre la voix du vrai dieu. »

« Muu ... »

Cela pourrait être vrai.

La compétence « Rétrocompatibilité » correspond à une fréquence.

Si on pouvait le comprendre comme ça, alors ce n’était pas étrange de trouver la même sorte de raisonnement que celui de Rica.

« C’est pourquoi je suis venu lui demander à ce sujet. Pour l’amour de cette ville, j’ai pensé que ce serait mieux si elle faisait beaucoup plus de miracles. »

« Comme prévu d’une reine. »

« Et si cela continue, elle sera bientôt parmi les échelons supérieurs de l’Église de Solon. Elle vient de cette ville, donc ce n’est pas mal de s’entendre avec elle maintenant. La stabilité de la religion sur le territoire est très importante. »

« Comme attendu de toi. »

J’avais dit la même chose encore une fois.

« Plutôt que ça, est-ce que tu essaies de faire quelque chose en l’utilisant ? »

Les yeux de Rica lâchèrent une lumière étrange.

Je connaissais ce regard.

C’était celui de la maîtresse de la Roseraie, le harem de la reine.

Elle avait fait un harem et me l’avait donné.

Quand on en parlait, elle faisait souvent ce regard.

J’étais tout à fait sûr qu’elle me dirait qu’elle allait coopérer si je lui disais que j’ai pris goût à Caroline.

« Non, ce n’est pas comme ça cette fois. La raison pour laquelle je me suis rapproché d’elle est... »

Mais quand je pensais poser des questions sur le mot « Alliance ».

Mes yeux avaient été attrapés par quelque chose d’autre. Ma conscience, mon intérêt était complètement pris par ça.

La feuille que je tripotais et tournais autour de mon doigt était mangée par un ver à soie.

Le ver à soie qui avait mangé ce fil noir crachait.

Je regardais fixement ça et Rica remarquait que je le faisais.

« Hein ? Il crache du fil noir... Je ne l’avais jamais vu cracher quelque chose comme ça avant. »

« C’est comme une barbe à papa... mu ! »

« Quel est le problème, Kakeru ? »

Au moment où j’avais parlé de barbe à papa, j’avais eu une idée.

Le fil noir que le ver à soie avait craché. Ce fil que Rica n’avait jamais vu auparavant, il portait l’aura d’une Épée Démoniaque.

Je lui avais fait manger une feuille ordinaire mélangée à l’aura de l’Épée Démoniaque et elle avait craché un fil d’une couleur différente.

Ajoutant au fait que les vers à soie étaient différents de ce que je connaissais, il me semblait être une machine à cracher une barbe à papa colorée.

Et cela m’avait donné une idée.

« ... Rica »

« Quoi ? »

« Je vais te montrer un miracle. »

« Quel genre ? »

Normalement, les gens seraient confus à ce stade, demandant « c’est un miracle, vraiment ? ».

{Votre longue relation avec elle n’est-elle pas pour le spectacle}

Oui, exactement comme l’avait dit gaiement Éléanore.

En raison de notre longue relation, Rica avait deviné l’essentiel de ce que j’allais faire. Ses yeux avaient commencé à montrer de l’excitation.

***

Chapitre 271 : Les souvenirs de notre première rencontre

J’étais dans la cour d’une grande maison de maître.

Dans cette cour qui avait une taille comparable à une place de la ville, on pouvait voir d’énormes barils de la taille d’une baignoire ici et là.

Il y avait du liquide coloré à l’intérieur de ces barils. Des hommes à la poitrine nue enfilaient des fils à l’intérieur, puis les accrochaient à l’aide d’une perche après avoir retiré les filets.

Je regardais cette scène avec Rica.

Nous nous cachions tous les deux, enveloppés par mon Aura de camouflage.

« Hmm, teindre le fil était un processus ultérieur, hein. »

« Comme je le pensais. Même si je le savais, c’est la première fois que je le vois avec mes yeux. »

« Teindre le fil lors d’un processus ultérieur. C’est identique avec celui que je connais. »

« Qu’est-ce que tu vas faire après ? »

Pour répondre la question de Rica, j’avais tendu la main. Il y avait un ver à soie que j’avais acheté dans la ville et j’y avais mis la feuille que j’avais aussi achetée.

Peu de temps après, le ver à soie avait craché un fil noir.

Je contrôlais l’aura que je mélangeais pour la rendre plus forte, de sorte que le fil qu’il crachait était plus foncé que ce que le vers à soie avait fait auparavant.

C’était une couleur noire brillante, semblable à l’obsidienne.

Cela m’avait rassuré encore plus. Tout comme la machine à barbe à papa, je devrais être capable de contrôler la couleur du fil que le ver à soie crachait en ajustant ce qu’il mangeait.

« Juste comme ça, ne serait-ce pas une spécialité locale si tu pouvais faire cracher le fil de soie par le ver à soie ? Connais-tu cette méthode ? »

« Je ne la connais pas. Je n’en avais jamais entendu parler. Comment as-tu fait ? »

« J’ai infusé mes pouvoirs dans la feuille, tout comme je me suis enveloppé de mon Aura. Si même toi, tu ne le sais pas, alors c’est commode. Si je dis à Caroline cette méthode, ce devrait être un miracle. »

« ... »

« Quel est le problème ? Qu’est-ce qui t’a rendue silencieuse ? »

« Est-ce que quelqu’un peut faire quelque chose ? »

« Hein ? »

J’avais regardé Rica. Elle faisait un visage inhabituellement perplexe.

« Pouvoirs... pouvoirs magiques ? Laissons de côté le fait de mélanger cela à la feuille et de laisser le ver à soie le manger, est-ce quelque chose que n’importe qui peut faire ? Si c’est quelque chose que les gens ordinaires ne peuvent pas faire, alors cela n’aurait pas de sens. »

« ... »

Il y avait ça, hein.

Je n’avais rien dit et j’avais sorti ma plume de téléportation de mon entrepôt de dimensions parallèle. Je m’étais téléporté dans mon manoir avec Rica.

Miyu était là, alors j’avais enlevé mon Aura et je m’étais montré.

« Miyu »

« Maître, et aussi Lady Rica. Aimeriez-vous que la chambre soit préparée ? »

« Non, ce n’est pas nécessaire pour le moment. Plus important encore, Io est-elle dans les alentours ? »

« Oui, elle est dans le salon. »

« Je vois. »

Je hochai la tête, et après avoir caressé la tête de Miyu, j’étais entré dans le salon.

Io allait à divers endroits en tant qu’aventurière, mais elle restait souvent dans mon manoir. On dirait aussi qu’elle était ici maintenant.

J’étais entré dans le salon et j’avais vu Io jouer avec Hikari.

« Ah ! Papa »

« Kakeru. Nous saluons ton retour. »

« Je suis de retour. Vous deux, je veux vous demander quelque chose. »

« Qu’est-ce que c’est ? »

J’avais sorti une feuille et l’avais montrée à Io.

« Peux-tu enchanter cette feuille avec tes pouvoirs magiques ? »

« Enchanté ? »

« C’est insuffler tes pouvoirs magiques. »

J’avais libéré une trace de mon Aura sombre devant elle et l’avais utilisée pour envelopper la feuille.

Voyant cela, Io hocha la tête avec compréhension.

« Je suis désolé... c’est... très difficile. »

« Même pour toi, hein. »

Io était maintenant une aventurière de Rang S et était même appelée une grande magicienne.

Il n’y avait personne de mieux qu’elle dans l’utilisation de la magie de la foudre et elle avait aussi reçu l’éclair sombre d’Éléanore dans l’ère passée.

Si cette Io avait dit que c’était difficile.

« Je ne savais même pas que c’était possible... »

« Tu ne l’as jamais entendu auparavant ? »

« Oui... »

Io avait l’air découragée.

« Ne te sens pas mal à ce sujet. Ce n’est pas de ta faute. »

Lui avais-je dit en tapotant sa tête.

« Mais... si même toi tu ne peux pas le faire, alors cette idée est rejetée. Je pensais que c’était une bonne idée, mais... »

J’avais réfléchi.

Ajuster la couleur du fil que le ver à soie faisait était secondaire, le plus important était qu’il attirerait beaucoup d’attention en utilisant cette méthode puisque des fils colorés ne se faneront pas ou ne se tacheront pas.

Je pensais que c’était un peu révolutionnaire, mais...

« Si c’était si facile, alors n’importe qui l’aurait déjà fait. Après tout, la sériciculture d’Ainon a plus de cent ans d’existence. »

Déclara Rica avec un sourire ironique.

« C’est une raison de plus », pensais-je.

C’était pourquoi j’avais pensé qu’il suffisait d’appeler cela un miracle.

« Il devrait y avoir un moyen... mu ! »

« Quel est le problème, Kakeru ? Pourquoi me regardes-tu ? »

« Y a-t-il quelque chose sur le visage de grande soeur ? »

Io et Hikari inclinèrent leurs têtes.

J’avais continué à regarder Io.

Je sentais que j’étais sur le point de réaliser quelque chose.

En regardant le visage d’Io, quelque chose monta dans ma tête.

J’avais désespérément pensé à ce que c’était.

« Kakeru ? »

« ... C’est juste sur le bout de la langue. En regardant Io... »

« Moi ? »

« ... peut-être que c’est quelque chose en rapport avec Io ? »

Avait dit Rica.

« Que dirais-tu de te remémorer de tes souvenirs avec Io depuis le début ? Cela pourrait le déclencher. Cela pourrait être difficile pour les plus âgés, mais... »

« Il n’y a aucun problème. Je peux me souvenir de tout ce que j’ai fait avec ma femme. »

« ... hein !? »

« Kakeru... »

{Tu ne peux même pas te souvenir du nom d’un homme.}

J’avais donné un léger coup avec un doigt à Éléanore qui se moquait de moi et j’avais retracé mes souvenirs avec Io.

Je l’avais rencontrée la première fois dans la Guilde des Aventuriers, elle m’avait dit qu’elle voulait devenir ma membre de mon groupe, nous étions allés à la vallée d’Orycuto...

« Ah ! »

« T’es-tu souvenu de quelque chose ? »

« Oui, attends une minute. »

J’avais utilisé ma plume de téléportation et m’étais téléporté dans la vallée d’Orycuto depuis mon manoir.

Le maître de la vallée avait l’air de se détendre, mais il avait soudainement essayé de s’enfuir dès qu’il m’avait vu.

J’avais enveloppé tout mon corps de mon Aura sombre, rendant mon apparence invisible.

Peu après, l’Orycuto qui paniquait s’éloigna. Il regarda nerveusement autour de lui.

Finalement, il avait pensé que je n’étais pas là. Il était revenu à l’endroit où il était plus tôt et avait commencé à se détendre.

J’avais regardé autour.

La vallée d’Orycuto, Orycudite.

C’était un endroit où ce minerai de couleur arc-en-ciel était créé, avec les puissances magiques libérées par Orycuto qui étaient absorbées par les roches environnantes.

J’avais laissé tomber la feuille que j’ai apportée au sol.

{Hou...}

J’avais entendu la voix impressionnante d’Éléanore.

Orycuto se relaxait tout en libérant des pouvoirs magiques comme pour expirer.

Les pouvoirs magiques dispersés dans son environnement enveloppaient même la feuille.

Après avoir vu la feuille complètement teinte avec cette première couleur... rouge, je l’avais ramassée et j’avais laissé un ver à soie la manger.

Le ver à soie cracha immédiatement du fil rouge.

{C’est incroyable, comment as-tu pensé à ça ? Cependant, de cette manière, cela ne serait-il pas difficile pour la production de masse ?}

« Je suppose... »

L’Orycudite d’Orycuto. C’était bel et bien une façon de l’utiliser, mais tout comme Éléonore l’avait dit, c’était difficile pour la production de masse.

Et même si Orycuto paniquait et s’enfuyait dès qu’il me voyait, c’était toujours un monstre qui menaçait les gens ordinaires.

Il était probablement difficile d’en profiter pour les affaires.

J’étais retourné vers ma maison en pensant à d’autres moyens.

« Ah ! Kakeru ! »

« Kakeru, regarde ça »

Dès que j’étais revenu, Io et Rica s’étaient rapprochées de moi.

Invité par Rica, j’avais regardé la feuille qu’Io tenait.

C’était vert... non, c’était plus vert que le normal.

La couleur était semblable à l’émeraude qui libère un éclat lumineux.

« Qu’est-ce ? »

« Je m’étais aussi souvenu de mes souvenirs avec Kakeru et je m’étais souvenu d’Orycuto. Je l’avais fait comme l’Orycuto, et j’ai été capable de le faire ! »

« Vraiment ? »

J’avais pris la feuille de Io et après l’avoir regardé, je l’avais fait manger par le ver à soie.

Nous regardions anxieusement le ver à soie pendant qu’il la mangeait.

Enfin, le ver à soie avait craché un fil de couleur émeraude.

« Nous l’avons fait ! »

« Io. Peux-tu enseigner cela à d’autres personnes ? »

« Oui ! Ce n’est pas si difficile. Bien qu’il y ait un besoin d’aller à la vallée d’Orycuto une fois. Les pouvoirs magiques là-bas, c’est aussi une attaque magique, alors oui. »

« Je vois. Les gens qui ont la capacité pour ça... ils peuvent l’utiliser aussi longtemps qu’ils vont quitter cette vallée vivant, hein. »

« Oui ! »

« C’est une découverte incroyable, Io. »

« Ehehe ~ ... »

Io sourit joyeusement.

Je l’avais félicitée, étreinte et embrassée.

Après avoir fait cela, j’avais regardé dans la direction de Rica.

« Nous pouvons faire un miracle maintenant. »

« Oui ! »

Rica avait également souri joyeusement.

***

Chapitre 272 : Oracle

Dans la ville d’Ainon, à l’intérieur de l’église.

J’étais entré entièrement enveloppé par mon Aura de camouflage et j’avais vu Caroline offrir sa prière parmi les nombreux croyants.

Était-ce parce qu’elle s’appelait l’Enfant de Dieu ? Où était-ce parce que cela avait été « prouvé » récemment ?

Parmi la foule qui offrait leurs prières, Caroline était clairement au milieu d’eux, comme si elle était dans une position qui menait le reste des croyants. Il semblerait aussi qu’il y ait une distance entre eux.

{Ceci est seulement naturel. Après tout, elle s’appelle l’Enfant de Dieu.}

J’avais ignoré les paroles d’Éléanore et j’étais allé devant les croyants.

Je marchais naturellement sans cacher le bruit de mes pas. Mais même ainsi, grâce à mon aura de camouflage, personne n’avait remarqué. Tous les croyants avaient continué leurs prières.

{Caroline.}

« Oh mon Dieu !? »

Je l’avais appelée alors qu’elle était enveloppée par mon Aura et Caroline avait rapidement ouvert les yeux.

Elle avait cherché autour de moi.

« Est-ce qu’elle a juste dit Dieu ? »

« Est-ce un oracle ? »

« Chut ! Ne te mets pas dans son chemin ! »

La réaction de Caroline avait agité les croyants environnants.

Ces croyants ne pouvaient pas entendre ma voix. Ils avaient seulement réagi aux paroles de Caroline. Ils provoquèrent immédiatement un tumulte, mais ils s’étaient également immédiatement rendus silencieux. Cependant, tous avaient des yeux remplis d’expectatives, envoyant tous leurs regards vers Caroline.

« Oh mon Dieu ? N’êtes-vous pas là ? »

Avec une expression à moitié déçue et à moitié paniquée... avec une voix qui semblait être celle d’un enfant qui était sur le point d’être abandonné, Caroline m’avait interpellé.

{Je suis ici.}

« Dieu merci... »

Cela avait fait remuer les croyants, mais je les avais ignorés et j’avais continué.

{Caroline, il y a quelque chose que je veux que tu fasses.}

« S’il vous plaît, dites-moi Dieu, je suivrai n’importe lequel de vos ordres ! »

{Tout d’abord, rassemble les citadins qui sont allés à la vallée d’Orycuto.}

« O ... ry? »

{La vallée d’Orycuto.}

Est-ce parce que c’était un endroit qu’elle avait entendu pour la première fois ? Caroline pencha la tête dans la confusion.

Après avoir hésité un moment, elle changea de fréquence et déclara aux croyants.

« Dieu a dit, rassemblez les gens qui sont allés à la vallée d’Orycuto. »

Les croyants avaient été agités.

« La vallée d’Orycuto... n’est-ce pas l’endroit où vous pouvez obtenir de l’Orycudite ? »

« Pourquoi est-ce... »

« Ce sont les mots du Seigneur Solon. Quoi qu’il en soit, allons demander aux gens de la ville. »

Les croyants étaient aussi confus, mais même ainsi, ils quittèrent l’église en toute hâte.

C’était rapide après ça. En trente minutes, il y avait cinq jeunes hommes... tous des aventuriers... qui s’étaient rassemblés à l’intérieur de l’église.

« Oh, mon Dieu, nous les avons rassemblés. »

{Bien. Après cela, faites-les utiliser cette magie.}

« La magie ? »

Devant Caroline qui inclinait la tête, j’avais laissé tomber une feuille qui était le régime de base des vers à soie.

Elle avait été enveloppée par mon Aura jusque-là, mais dès qu’elle avait quitté ma main, il aurait semblé que tout à coup elle n’était apparue de rien. Les croyants qui s’étaient rassemblés, les cinq aventuriers, et les citadins qui étaient venus regarder...

Tous avaient laissé échapper une voix de surprise.

« Elle est soudainement apparue. »

« Je n’ai pas ressenti de pouvoirs magiques. »

« Je vous le dis, le Seigneur Solon nous rend visite. »

J’avais continué après avoir vu Caroline attraper la feuille, paniquée.

{Le nom de cette magie est Chroma.}

« Je comprends... hum... je dois utiliser la magie appelée Chroma pour ça. »

Quand Caroline avait dit cela, les aventuriers se regardaient les uns les autres.

« Chroma... ? On peut utiliser un sortilège comme ça ? »

« Non, tout d’abord, c’est la première fois que je l’entends. »

« Quel genre de sortilège est-ce ? »

Les aventuriers étaient confus, mais d’un autre côté, Caroline était calme alors qu’elle les regardait droit dans les yeux.

Les paroles de Dieu et de Caroline qui apportait l’oracle. Comparés aux aventuriers, les individus tout autour d’eux savaient en qui croire et les poussaient à se dépêcher.

Après avoir hésité pendant un moment, les aventuriers avaient fait à contrecœur ce qu’on leur avait dit. Ils avaient scandé « Chroma » vers la feuille que Caroline avait apportée.

Ils l’avaient chanté un par un. Rien ne se passa avant le quatrième homme, mais au tour du cinquième homme, des pouvoirs magiques furent libérés de tout son corps.

C’était un pouvoir magique de couleur rouge, des pouvoirs magiques qui semblaient être des flammes.

Des voix de surprise avaient été soulevées à l’intérieur de l’église, mais après avoir vu Caroline et cet aventurier ne pas avoir mal, découvrant que c’était juste des pouvoirs magiques, ils avaient retrouvé leur état normal.

Les pouvoirs magiques avaient collé à la feuille et cela avait donné à la feuille verte ordinaire une couleur rouge flamboyant.

{Tiens-le comme ça, Caroline. Ne le laisse pas tomber.}

« Oui. »

Après lui avoir déclaré ça, cette fois-ci, j’avais placé un ver à soie sur le dessus de la paume de Caroline et j’avais enlevé mon aura de camouflage.

Le ver à soie apparut soudainement aux citadins, mais Caroline, à qui l’on avait dit de ne pas le laisser tomber, restait impassible.

Le ver à soie avait mangé la feuille de couleur rouge et avait craché un fil de la même couleur.

« « «Ohhhhhhh !! »» »

Les citadins avaient soulevé des voix de crainte en même temps.

« S-S’il vous plaît, laissez-moi-le voir un instant »

Passant dans la foule, un vieil homme s’était approché de Caroline.

Il se rapprocha et ses yeux s’élargirent incroyablement en regardant le fil rouge.

« Cette couleur... ce brillant »

« Quel est le problème, vieux Biron ? »

Un homme qui semblait être la connaissance du vieil homme l’avait demandé dans la foule.

« Une couleur aussi pure, une couleur avec une teinte si uniforme. C’est une couleur que j’ai essayée, mais que je n’ai jamais réussi à faire. »

« Est-ce vrai !? »

Les gens environnants avaient été agités.

« Oui. La teinture des fils a toujours tendance à être terne et la couleur tend à être marbrée. Pour faire une couleur aussi belle que celle-ci, c’est assez étonnant si vous pouviez réussir une fois tous les cent essais. »

« Laisse-moi voir aussi. »

« Hey, peut-on faire d’autres couleurs aussi ? »

Les gens qui semblaient être impliqués dans la sériciculture apparaissaient continuellement de la foule. Ils regardaient le fil que le ver à soie crachait et posaient des questions à Caroline.

J’en avais parlé à Caroline.

À propos du sortilège « Chroma » qui utilisait l’Orycudite. Le fil était fait en laissant les vers à soie manger des feuilles enveloppées par lui.

La couleur créée par le sortilège « Chroma » dépendait des capacités et de l’attribut de la personne.

Et en utilisant la voix de Caroline, j’avais révélé cela aux citadins.

Le sort magique « Chroma » lui-même n’avait pas été découvert jusqu’à présent.

C’était seulement naturel. C’était un sort magique que vous pouviez apprendre en vous faisant toucher par les pouvoirs magiques d’Orycuto. Ce n’était pas un sort offensif, donc même si vous obtenez un « coup », vous ne le réaliserez pas.

Et bien sûr, la méthode de changement des feuilles mangées par les vers à soie était aussi une première.

Immédiatement, les gens impliqués dans la sériciculture qui avaient entendu cela étaient partis rapidement. Ils allèrent probablement rassembler des gens de la ville qui avaient de l’expérience dans la vallée d’Orycuto, ils pourraient même les rassembler dans d’autres villes.

C’était comme s’ils ne pouvaient pas attendre pour tester cette méthode.

Dans les gens qui restaient, le vieil homme appelé le vieux Biron s’agenouillait devant Caroline.

« Merci beaucoup. Nous n’oublierons jamais cette dette envers vous, Lady Caroline. »

Le vieil homme avait joint ses mains et adorait Caroline, mais la réaction de Caroline était terne.

Elle ne pouvait probablement pas l’entendre. Je pouvais le dire à partir des mouvements des yeux de Caroline. Elle attendait mes mots.

Elle faisait toujours correspondre sa fréquence avec la mienne, alors elle ne semblait pas entendre les mots du vieil homme.

Cependant, même si Caroline ne pouvait pas, ce n’était pas la même chose pour les citadins.

Un moment après que le vieux Biron s’agenouilla, les autres personnes le suivirent et adorèrent Caroline.

« Merci beaucoup, Lady Caroline. »

« Merci, Oh mon Dieu. »

« Vive le Seigneur Solon. »

Ils avaient dit ces mots de louange les uns à la suite des autres.

{Bon pour toi, Oh, Dieu}

Éléanore me taquinait en souriant.

La bonne humeur que je pouvais ressentir d’elle pendant qu’elle me taquinait prouvait notre succès.

En voyant Caroline être vénérée par les croyants, j’étais assuré de mon succès... peu importe ce qu’était cette alliance, on m’avait assuré que j’avais réussi à construire une fondation pour faire de Caroline le pape.

***

Chapitre 273 : Intrigue et récompense

Dans la ville d’Ainon, j’étais à côté de Caroline, enveloppée par mon Aura de camouflage.

La ville d’Ainon était très animée en ce moment.

C’était dû au sortilège d’Orycuto, Chroma. Après avoir su qu’il pourrait être utilisé pour que les vers à soie crachent des fils de couleur différente, tous les habitants de la ville impliqués dans la sériciculture avaient commencé à agir.

Ils trièrent les pouvoirs magiques qui pouvaient être enchantés en utilisant Chroma, triant la différence de couleurs faites par les pouvoirs magiques, faisant des tests en ajustant la profondeur de la couleur.

La ville, elle était dans un tel état d’excitation que cela pouvait être visible aux yeux de tout le monde. Et pendant tout ce temps, Caroline n’avait fait que prier à l’intérieur de l’église.

Elle ne réagirait pas même si quelqu’un lui parlait. Elle continuait seulement à prier, attendant l’oracle suivant de son dieu. En la regardant, je pensais à ce que je devais faire ensuite. C’était à ce moment-là.

« Lady Caroline ! »

Un homme s’était précipité dans l’église, paniqué.

Cet homme qui semblait être dans la trentaine était paniqué... il était même sur le point de donner un coup de pied aux longs bancs. Il était venu devant Caroline.

« C’est mauvais, Lady Caroline ! »

« ... »

« Lady Caroline ? »

En face de l’homme qui semblait désespéré, Caroline ferma seulement les yeux, immobile, pendant qu’elle priait.

« C’est inutile. Lady Caroline est en pleine prière. »

« Quand elle est comme ça, elle n’entendra rien d’autre que l’oracle de Dieu »

Un croyant qui priait de la même manière lui répondit.

La « rétrocompatibilité » que j’avais donnée à Caroline. Cette capacité qui lui permettait de correspondre à la fréquence avec d’autres personnes semblait être connue par de nombreux croyants.

« C-C’est mauvais, Caro... »

L’homme avait essayé d’attraper l’épaule de Caroline.

Il voulait probablement la secouer si sa voix ne pouvait pas l’atteindre.

« Que fais-tu, insolent camarade ! »

« Il est impardonnable de déranger la prière de Lady Caroline. »

L’avaient-ils prédit ? Ou leurs réactions étaient-elles simplement rapides ?

Les croyants environnants avaient arrêté l’homme. Vous pourriez voir une colère claire dans leurs expressions. Comme pour dire « cet ignoble camarade ose déranger Caroline ».

« S’il vous plaît, laissez-moi partir ! Ce n’est pas le moment pour ça. La reine, le messager de la reine est venu ! »

Quoi ?

{Hou ?}

Éléanore et moi avions réagi en même temps.

La reine dont l’homme parlait devait être Rica.

La ville d’Ainon étant dans le territoire du Royaume de Calamba. La reine dont parlait un résident de cette ville ne pouvait être que Rica.

« Que veux-tu dire ? »

« Je dis... »

Plus vite que l’homme ne pouvait l’expliquer, la porte de l’église fut ouverte à nouveau.

La porte s’ouvrit et, sous la lumière venant de l’extérieur, un homme d’âge moyen s’avança protégé par des soldats. Sa tenue était assez décente. Il ressemblait à quelqu’un qui avait une position élevée.

{Hou, ce mec, hein. Kukuku, je suis sûr que tu ne t’en souviens pas, je vais le dire en premier. C’est l’homme qui était venu lors de tes « Cinq Titres de Noblesses »}

Quoi ?

Ahh, la fois où Althea m’avait donné des titres de nobles de tous les cinq grands royaumes. Cela voulait dire que ce type était le messager de Rica à ce moment-là.

Maintenant que c’était mentionné, son visage semblait familier. Eh bien, je ne m’en souvenais pas vraiment.

{Oui, bien sûr, tu ne t’en souviens pas.}

Éléanore, impitoyablement, le déclara d’un roulement d’yeux.

L’homme s’avança lentement et se plaça devant Caroline.

Il avait parlé d’une manière cérémonieuse avec son menton vers le haut pendant qu’il regardait Caroline.

« Ce sont les mots de Sa Majesté, la reine Rica Calamba. Écoutez attentivement. »

Après qu’il avait dit cela, les croyants environnants avaient été agités simultanément.

Seule Caroline n’avait pas montré de réaction. Elle avait seulement continué de prier comme si elle ne pouvait rien entendre.

Voyant cela, l’homme fronça les sourcils.

« Comme c’est discourtois. »

« Hum ! Lady Caroline prie en ce moment. »

« Elle ne peut entendre personne d’autre que Dieu. »

Les croyants environnants la défendirent rapidement.

« Hmm, peu importe. »

L’homme se moqua et fit un sourire méprisant.

« Vous ne pouvez agir comme ça maintenant » avait été écrit sur son visage.

Mais quand je me demandais ce qu’il voulait dire.

« Vous avez découvert un nouveau type de procédé de fabrication de fils de soie. Loué pour cet exploit, le titre de baron de première classe sera décerné à Caroline d’Ainon. »

Les environs avaient été agités.

Surprise, délice.

Ces émotions étaient mélangées, remplissant l’église d’une agitation.

Cependant, Caroline elle-même n’avait montré aucune réaction.

Elle ne pouvait pas entendre leurs voix... non, elle ne pouvait pas comprendre leurs mots, alors naturellement, elle ne comprenait pas ce qui venait de se passer.

En conséquence, elle n’avait montré aucune réaction pendant qu’elle continuait à prier.

Le visage de l’homme se raidissait rapidement.

Au début, il pensait ainsi : « Vous ne pouvez agir comme ça maintenant », puis après avoir dit les mots de Rica, il pensait ainsi : « Hmph, vous devez être rempli de crainte », puis il devint progressivement dans cet état : « Comment pouvez-vous rester impassible ».

Son expression était un mélange de surprise et de colère.

« Comme c’est discourtois ! »

Il avait utilisé les mêmes mots que précédemment, mais cette fois, il avait criés à Caroline avec colère.

Naturellement, les croyants avaient essayé de faire une médiation. Certains d’entre eux se risquaient même à protéger Caroline.

En outre.

« Comme attendu d’elle »

« Ouais, elle n’est probablement pas intéressée par les titres mondains. »

Il y avait même ceux qui devinrent plus dévots envers Caroline... l’Enfant de Dieu.

En regardant la situation, j’avais jugé que ce ne serait pas un gros problème.

Après leur avoir jeté un coup d’œil, j’avais sorti ma plume de téléportation et je m’étais téléporté à Meteora.

 

☆☆☆

Dans le palais de Meteora, j’avais rencontré une femme de chambre quand je m’étais téléporté dans la chambre de Rica.

« Seigneur Kakeru ! »

Cette femme de chambre qui faisait le lit n’était pas surprise quand j’étais soudainement apparu, mais à la place, elle s’était raidie avec nervosité alors que son dos se redressait.

« Théa, où est Rica ? »

« Sa Majesté la reine est dans son bureau. »

« Je vois, merci. »

« C’était un plaisir ! »

Laissant la femme de chambre qui semblait respectueuse, je quittai la chambre de Rica et traversai le couloir familier.

{La servante plus tôt, la connais-tu ?}

« C’est l’une des femmes de chambre. Je l’ai vue plusieurs fois dans le harem de Rica. »

{Et son nom ?}

« Théa ? Rica l’a appelée comme ça, donc je ne devrais pas me tromper. »

{Je ne parle pas de ça.}

« Alors quoi ? »

J’avais demandé, mais Éléanore ne répondait pas.

Qu’est-ce qui se passe avec elle ? pensais-je en arrivant dans le bureau de Rica.

J’avais frappé et j’étais entré.

« Rica »

« Kakeru ! »

Rica se leva de sa chaise et courut vers moi.

« Je savais que tu viendrais. »

« Oui. Pourquoi as-tu fait quelque chose comme ça ? »

« Fufu, avant ça, je peux deviner ce qui s’est passé ? Cette fille, elle ne l’a pas accepté ? »

« Plutôt que de ne pas l’accepter, elle ne l’a même pas entendu. »

En entendant cela, le sourire de Rica s’était approfondi.

« Pourquoi as-tu fait quelque chose comme ça ? »

« En tant que reine, je sais ce qui se passe sur mon territoire. Surtout depuis qu’un oracle qui pourrait grandement changer les circonstances de la ville Ainon a été fait. »

Rica souriait, mais elle avait dit cela comme si elle ne s’en souciait pas.

Sans parler de comprendre ce qui s’était passé, elle l’avait vu, non, elle était complètement impliquée.

Mais même ainsi, Rica avait pris du recul et l’avait exprimé comme « l’appréhendant ».

« N’est-il pas naturel de glorifier la personne clé dans tout cela ? »

« Et alors ? Quelle est la vraie raison ? »

« Redorer son blason. »

« Redorer ? »

« Kakeru, tu veux élever cette fille ? »

« Oui je le veux. »

« Si c’est le cas, la redorer avec de l’or est aussi bon pour elle ? Non seulement elle possède la capacité de recevoir des oracles, mais être reconnu par les autorités du monde est aussi important. »

« Je vois. »

« Néanmoins, elle ne l’acceptera pas de toute façon. Un enfant de Dieu qui ignorerait même les autorités du monde laïque. Cela ne la rendrait-il pas encore plus vénérée ? »

Je m’étais rappelé ce qui était arrivé plus tôt.

C’était vrai qu’il y avait des croyants qui étaient devenus plus dévots envers Caroline.

Elle avait tout prévue jusque-là, hein.

« Comme attendu de toi. »

« C’est une fille qui, après tout, a attiré l’attention de Kakeru. »

« Cela semble logique, mais en même temps cela ne l’était pas... »

« Plus important encore, en est-elle déjà-là ? »

« ... Pas encore. »

Je n’avais pas compris ce qu’elle impliquait un instant, mais je m’étais immédiatement rappelé que Rica s’appelait la « Maîtresse du Jardin des Roses ».

C’était une femme qui, tout en étant reine, avait réuni des femmes et fit son harem « le Jardin des Roses », et me l’avait donné dans son intégralité.

Le « déjà » que Rica a dit, n’avait qu’un sens.

« Pourquoi ? »

« Je le ferai tôt ou tard, mais nous sommes après tout encore à mi-chemin. »

« Je vois. Alors, puis-je être la première ? »

« D’accord. »

J’avais répondu rapidement. Je passais un bras autour de la taille de Rica et lui donnai un profond baiser.

En l’embrassant, je m’étais souvenu que la servante Thea faisait le lit dans la chambre de Rica, alors j’avais choisi de me diriger vers ma maison.

« Attends, Kakeru. »

Quand j’étais sur le point de me téléporter, Rica m’avait arrêté.

« Je ne le pensais pas comme ça, il y a une fille avec qui je veux que tu fasses l’amour, Kakeru. »

« J’avais l’intention de te féliciter pour ton “bon travail”. »

« Je demande si tu peux le faire aussi pour cette fille. C’est une bonne fille, mais elle avait des problèmes. »

« Ne devrais-tu pas lui donner un titre de noble ? »

« C’est une si bonne fille. C’est pourquoi je ne veux pas la récompenser avec quelque chose d’habituel. Si possible, je veux que tu la rendes “heureuse”, Kakeru. »

Rica leva les yeux vers moi dans mes bras.

Elle m’avait regardé d’un air suppliant avec ses yeux gracieux.

« Me faire l’amour, c’est mieux que d’avoir un titre noble, hein. »

« N’est-ce pas naturel ? »

« Je vois, puisque c’est le cas. »

J’avais sorti ma plume de téléportation et j’avais poussé Rica sur son lit après que nous nous soyons téléportés.

« Kakeru !? »

« Puisque c’est le cas, je dois d’abord te donner ta récompense. »

Je déposais un baiser sur elle, puis je la regardais droit dans les yeux.

« À propos de Caroline et de cette fille. En récompense pour chacune d’elles, tu seras la première. »

J’avais jeté un coup d’œil dans ses beaux yeux.

« As-tu compris ? », avais-je dit.

Rica fut surprise pendant un moment, mais elle enroula bientôt ses bras autour de mon cou.

« Je te remercie. Je t’aime, Kakeru. »

Cette Rica, qui était devenue douce et aimable.

Pendant toute une nuit, je l’avais aimé doucement, sans la forcer.

***

Chapitre 274 : Les intrigues d’une reine

La nuit dans ma chambre. Rica regardait le plafond avec un seul vêtement en soie.

Même dans l’obscurité, ses yeux semblaient clairs et étincelants.

Ses yeux me passionnèrent un peu.

« Qu’elle est le problème, est-ce que tu penses à quelque chose ? »

« Je me souvenais du passé. »

« Du passé ? »

« Avant de te rencontrer, Kakeru. »

Rica avait soudainement souri.

Je m’étais souvenu de ses yeux à l’époque.

Les yeux de Rica quand nous venions de nous rencontrer..., ses yeux qui semblaient sans vie quand elle était contrôlée comme une marionnette par les eunuques.

« Pourquoi si soudainement ? »

« Je ne m’en souviens pas. »

« Hein ? »

« Tu sais, maintenant. J’ai tellement de choses à penser tous les jours. J’ai l’impression que c’est même trop. Mais j’ai soudain pensé, à quoi je pensais à l’époque. »

« Hmm. »

« Et puis, j’ai réalisé que je ne me souvenais de rien. Même si je me souviens de ce qui s’est passé à l’époque, je ne me souviens plus de ce que je pensais. »

« Veux-tu t’en souvenir ? »

Je m’étais retrouvé au-dessus de Rica qui était allongée sur le dos, la regardant dans les yeux.

Si, si Rica veut s’en souvenir, alors...

« ... Fufu »

Elle me regarda droit dans les yeux et sourit doucement.

« Qu’est-ce qui est amusant ? »

« Kakeru, tu es toujours comme ça. Si j’ai répondu oui ici, tu ferais probablement cela pour moi. Peu importe la difficulté, peu importe les obstacles qui t’attendent. »

« Bien sûr. »

Rica est une femme capable, ma femme.

Si Rica le souhaitait, je le lui accorderais, quoi que ce soit.

« Fufu »

« Qu’est-ce qui se passe avec toi, vraiment ? »

« C’était probablement pourquoi ça s’est avéré comme ça »

« Hein ? »

« Kakeru, tu ne fais que ce qu’il veut. Tu trouveras des femmes capables et tu feras l’amour avec elles. Tu les aimeras parce qu’elles vont devenir des femmes capables et tu aimeras continuellement ces femmes capables pendant qu’elles s’améliorent. »

« Ben ouais. »

« Ce Kakeru rend les femmes autour de lui volontairement captives. Ce n’est pas parce que Kakeru est classe, ni parce qu’il fait quelque chose pour nous. Ce mode de vie nous rend captives. »

« Est-ce un gros problème ? »

« Être captivé, ça nous apporte de la joie. »

« Hmm »

« Cela nous donne même envie de t’aider. »

« Le titre de noble... non, c’est à propos de Mélissa, hein. »

Le sourire de Rica s’était approfondi.

Rica était une femme intelligente. Elle savait probablement que la raison pour laquelle j’aidais Caroline était d’aider Mélissa.

Le pape de l’Église Solon était sur le point de mourir et il y avait des mouvements pour soutenir le prochain pape. Naturellement, en tant que reine, Rica l’aurait su.

Et elle savait probablement que Mélissa refusait d’être la pape.

Il était facile à Rica de s’imaginer que je ferais quelque chose pour Mélissa, alors elle avait probablement donné un coup de main quelque part.

« Je vais te dire une chose, Kakeru. »

« Qu’est-ce que c’est ? »

« Il y a une personne à Calamba nommée Sybil Crass. À ses frais, elle ouvrait des écoles dans de petits villages, et elle-même donnait des cours là-bas. »

« He. »

« Mais cette personne est actuellement dans une situation difficile. À la suite de l’utilisation de sa propre richesse pour le faire, elle vit dans une telle misère qu’elle pourrait même tomber dans la malnutrition. En plus de cela, elle est harcelée par certaines personnes qui pensent que l’éducation est réservée aux nobles. Après avoir dit cela, tu devrais savoir quoi faire. »

Rica m’avait souri.

« C’est la meilleure personne à qui montrer la miséricorde de Dieu, hein. »

J’avais aussi souri et levé le coin de ma bouche, souriant vers elle.

« C’est le genre de chose qui arriverait à une religieuse, après être morte de privation, elle serait une sainte dans les annales. »

« Oui. »

« Si j’utilisais Caroline pour l’aider, alors sa réputation va augmenter. »

Rica sourit silencieusement.

C’est pourquoi cela te donnait envie d’aider.

Dans le silence, j’avais l’impression qu’on me disait les mêmes mots que précédemment.

« Je t’en remercie. »

J’avais embrassé Rica puis j’étais sorti du lit, j’avais commencé à mettre mes vêtements.

« Tu y vas déjà ? »

« Oui, j’avais entendu quelque chose de bon, alors je vais agir vite. »

Je finis de mettre mes vêtements, pris Éléanore et sortis ma plume de téléportation. Après avoir donné un dernier baiser à Rica, je m’étais téléporté à Ainon pour utiliser les informations que j’avais.

 

☆☆☆

Rica avait été laissée seule dans la pièce après le départ de Kakeru.

Enveloppée par la chaleur et l’odeur restantes par son bien-aimé, elle était tombée encore une fois sur le lit.

Allongée sur son dos, elle leva les yeux au plafond.

Ses yeux qui brillaient même dans les ténèbres étaient remplis d’une bonté aimante qui ne se manifestait pas plus tôt.

« Cela nous donne envie de t’aider. »

Rica avait répété les mêmes mots.

Sybil Crass.

C’était une personne qui pensait au royaume cent ans plus tard. Une personne qui brûlait avec l’idéal que les roturiers devaient être gérés par des roturiers.

Et une personne qui, pour cet idéal, serait prête à se sacrifier.

Ce genre de... femme. C’était une femme que Kakeru aimerait.

Rica Calamba.

Elle était connue comme une reine qui possédait un harem, et en tant que tel, était appelé la maîtresse du jardin des Roses.

Dans la conscience de Rica, le Jardin des Roses n’existait pas seulement dans le palais, mais s’étendait à travers les terres du Royaume de Calamba.

Rica qui croyait tout à fait qu’être captivé par Kakeru était un bonheur avait planifié pour la rencontre de Sybil et Kakeru.

« Je devrais en préparer d’autres. »

En ajoutant des détails complexes, elle songeait à accélérer la relation entre Caroline et Kakeru.

***

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