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Je déteste être marié dans un monde imaginaire ! – Tome 4

***

Prologue

Où êtes-vous ?

Je m’appelle Katsuragi Kenta, et je me cache actuellement dans un buisson. Grâce à mes talents de camouflage, j’étais maintenant difficile à distinguer des feuilles des plantes environnantes, et même mon équipement, comme mon armure en peau rouge et mon arc, avait changé de couleur pour correspondre à cela. De plus, j’utilisais une autre compétence, ce qui rendait ma détection encore plus difficile.

Mais ceux que je cherchais étaient aussi bons pour se cacher. Je ne pouvais en détecter que deux, grâce à mes sens améliorés. Les quatre autres n’étaient pas visibles pour le moment.

Donc, je n’avais pas d’autre choix que de le faire, n’est-ce pas ? « Cherche ! Cherche ! » Agissant rapidement, j’avais sorti deux flèches de mon carquois de hanche et je les avais tirées sur les deux cibles. Ma compétence modifia légèrement leur trajectoire pour que je puisse mettre l’accent sur la vitesse plutôt que sur la précision.

Oups !

D’un simple saut en avant, j’avais évité deux flèches, qui me visaient. Alors, vous voilà. « Cherche ! Cherche ! » Le mauvais point avec un carquois, c’est qu’il fallait faire attention à ses mouvements, à moins de vouloir que toutes ses flèches tombent, alors je ne pourrais rien faire de trop téméraire, sans d’abord le fermer.

Je m’étais mis à l’abri derrière un arbre et j’avais placé une autre flèche sur mon arc. C’était un arc court, un nouveau que j’avais eu. Il était adapté à mon style de tir, en utilisant la main droite pour tenir la corde de l’arc et la main gauche pour le tenir. C’était une arme de haute qualité, et peut-être que seules les armes magiques pouvaient l’éclipser en termes de forme et précision.

Les quatre ennemis que j’avais encore face à moi étaient toujours en jeu, mais je les avais blessés. Même avec ma compétence de Cherche, qui agissait comme un missile à tête chercheuse, ils pouvaient esquiver s’ils étaient assez rapides. J’avais alors à nouveau utilisé ma compétence pour me fondre avec mon entourage et grimper avec agilité à l’arbre. J’avais reçu une formation pour être capable de faire ça.

Quatre adversaires me cherchaient en ce moment, chacun d’entre eux était un alfr. Ils connaissent les bois beaucoup mieux que moi, mais je pouvais utiliser mes pouvoirs en tant que héros. J’avais alors pris trois flèches de plus, je les avais mises toutes les quatre sur mon arc. « Tir Quadruple ! » Il y en avait une pour chacun d’eux.

Bien sûr, ils avaient réagi à ma voix, mais une flèche pouvait être rapide, et j’avais un bon angle, donc un seul adversaire avait pu esquiver mon tir.

J’avais déjà vaincu les autres, alors ils étaient allongés sur le sol, sans bouger un muscle.

L’un de mes derniers adversaires avait tiré sur moi en réponse, alors que je m’étais laissé tomber depuis mon arbre et que je m’étais préparé à la douleur. Mais alors que je tombais. « Enchevêtrement ! » Les branches, l’herbe et les racines avaient poussé, retenant l’alfr. Puis j’avais touché le sol.

J’avais vraiment eu mal, et je pouvais sentir l’impact sur tout mon corps, même si j’avais essayé d’amortir ma chute avec mes jambes.

Heureusement que j’étais un héros, sinon cela m’aurait sûrement cassé les jambes. Les héros étaient au moins très solides.

J’avais alors tiré une autre flèche et j’avais touché l’Alfr en plein dans la figure, alors qu’il essayait de se libérer. Encore un de moins.

Il en restait deux. Je ne pouvais en détecter qu’un seul avec mes compétences Concentration, en entendant quelques petits sons dans les bruits de fond…

J’avais alors levé les yeux et j’avais vu qu’un alfr se balançait vers le bas, à l’aide d’une vigne, et il dégaina alors deux massues courtes de sa ceinture, pendant qu’il se lâcha pour franchir le reste du chemin.

Il était temps d’utiliser mon bâton de combat et d’attaquer. Gauche, droite, gauche, gauche, gauche, haut. Il était facile de déclencher une rafale de coups avec une telle arme lorsque vous utilisez vos deux mains. Pourquoi si peu de jeux abordent-ils cette question ?

Dans la plupart des jeux, les bâtons étaient des armes lentes, qui avaient une portée supérieure, mais si vous les regardiez bien, vous aviez deux extrémités, qui pouvaient être bougées beaucoup plus rapidement que deux armes individuelles.

Incapable de bloquer mon assaut, l’alfr s’effondra au sol.

*Clap, Clap* « Pas mal. »

Je m’étais retourné. « Oro’hekk. »

Le chef des gardes alfar avait un bâton qu’il tenait comme une épée. « En si peu de temps. C’est effrayant de voir comment les héros peuvent progresser aussi vite. »

« N’en fais pas trop, vieil homme. Tu es toujours blessé, donc tu n’es pas de taille face à moi, » déclarai-je.

« Vieil homme ? Je suis une fille, tu sais, » répliqua l’autre.

« … Haha !? » Est-ce que je me suis trompé tout le temps !?

« Jinx! » Mais ce n’était qu’une tactique ! Dès que j’avais été déconcerté, Oro’hekk s’était rapproché de moi et il m’avait frappé avec son bâton.

Mais c’était tout naturellement que j’avais été surpris ! Pour le dire franchement, les afars étaient difficiles à discerner en général et tellement différents des humains ! Il y avait de fortes chances que je me sois trompé de sexe !

Il m’avait piégé ! C’était l’heure de lui faire rembourser ça. « Tu aurais dû me tuer ! »

« Si je veux gagner, oui. Mais si je veux te tester, non, » déclara-t-il.

Oui, c’était un test. Nous utilisions des armes non létales, mes flèches avaient des pointes à coussin, et au lieu de ma lance, j’utilise un bâton.

Et si c’était un test : « Alors j’ai l’obligation de le battre ! »

 

―○●○―

 

« Aïe, es-tu fou !? Je souffre encore de mes blessures, salaud ! » Oro’hekk s’était plaint. Il avait utilisé tous les sales tours auxquels il pouvait penser (et j’en ai appris de nouveaux de cette façon), mais à la fin, je l’avais physiquement maîtrisé.

« C’est de ta faute si tu as participé à l’examen tout en récupérant, » répliquai-je.

Il y a vingt jours, soit deux semaines dans ce monde, le village alfr d’Aroahenn avait été attaqué par une armée de démons. Oro’hekk s’était battu contre l’ennemi le plus fort, un Oni rouge, mais il avait été blessé lors de la bataille. J’avais entendu dire qu’il avait couvert le corps de l’un de ses subordonnés, Jazzman, et qu’il s’était gravement blessé.

Eh bien, l’Oni avait aussi pu blesser Rine, donc sa force de combat était incontestable. Et il semblerait qu’il ait récupéré ses blessures petit à petit.

Je détestais vraiment la régénération chez les monstres. C’est toujours si long à vaincre, quand on en trouvait dans les jeux.

En réalité, ces monstres pouvaient être encore plus gênants, puisque vous vous épuisiez de plus en plus, tandis que l’ennemi conservait sa santé.

« Ah, mais Kenta-tan, tu as réussi le test, donc tout le monde : Rassemblement, » déclara Oro’hekk.

Les cinq autres alfar s’étaient rassemblés autour de nous, chacun d’eux me tapant les épaules. « Félicitations ! »

« Pourquoi m’as-tu tiré dessus ? »

« Beau travail ! »

« Sérieusement, tu aurais pu viser mon corps, comme pour les autres. »

« Mec, tu m’as tabassé. »

« Est-ce quelque chose que j’ai fait ? »

« Tu as été parfait ! »

« S’il te plaît, dis-le-moi ! »

Ils m’approuvaient. C’était un sentiment étrange puisque d’habitude les autres me regardaient et me disaient : « Hein, c’est Katsuragi. » En dehors des jeux, il y avait des individus qui me jugeaient sur mes compétences. Ah, c’est ce que c’était : quelqu’un me voyait, mais me jugeait uniquement sur mes compétences.

« Alors, amis, » Oro’hekk avait pris quelque chose dans une poche de ceinture. « Avec cela, Kenta-tan est maintenant Kenta’aihr et non seulement cela, mais il a aussi gagné le titre qu’il a déjà proclamé avoir : C’est un Ranger maintenant ! » *Applaudissements*. Les autres m’acclamèrent et me sifflèrent. « Et maintenant qu’il est Ranger, il a aussi gagné la “Capuche”. »

« … La “quoi” ? » demandai-je.

« La Capuche. C’est important, » ce qu’il avait sorti de là, c’était une capuche. Le genre qu’on pouvait porter au-dessus de ses vêtements. « Chaque Ranger, qui n’est pas un alfr, en a une. C’est comme un uniforme. Porte-le et sois-en fier. »

Avec hésitation, j’avais pris la capuche. C’était aussi rouge pourpre que ma nouvelle armure. « Es-tu sérieux ? »

« Oui, » répondit-il.

« Franchement, Kenta’aihr, ne connais-tu pas “La Capuche” ? C’est essentiel ! » déclara Oro’hekk.

« Il ne peut pas y avoir de Ranger humain sans “La Capuche”, » déclara un autre.

« “La Capuche” te rend 20 % plus cool et te rend meilleur dans ce que tu fais, » déclara un autre.

« Si seulement j’avais la “Capuche” quand tu m’as frappé avec ta flèche au visage, cela m’aurait totalement protégé. Même si je suis un alfr et que je n’ai pas besoin de “La Capuche” pour être un ranger, je t’envie vraiment ! »

« C’est un honneur. Ou bien veux-tu dire que tu méprises nos chères traditions alfar ? »

Cette capuche… Si je la portais, je serais comme le petit chaperon rouge.

Mais si tout le monde me regardait comme ça, comment puis-je refuser ? Lentement, j’avais mis La Capuche sur ma tête.

 

La Capuche

Description : Une capuche spécialement conçue pour Katsuragi Kenta par l’alfr d’Aroahenn. C’est un cadeau après avoir passé le test du Ranger et peut très bien cacher le visage du porteur, même s’il est sûr d’attirer l’attention.

Statut : +10 en défense

Valeur : 200 pièces d’or

 

« Kenta’aihr. S’il te plaît, tire plus sur “La Capuche”. La raison d’être de “La Capuche” est que personne ne peut voir, que tu n’es pas un alfr. Cela fait de toi une Ranger à parts égales pour nous. Il entraîne également ton sens spirituel nouvellement atteint, car cela limite tes autres sens, comme l’ouïe et la vue, de sorte que tu dois compter davantage sur eux pendant le combat, » expliqua Oro’hekk.

Il y avait donc un tel symbolisme, tout en m’aidant aussi à entraîner ma nouvelle capacité, la Magie Spirituelle. Je n’avais donc pas le choix.

J’avais tiré la capuche pour l’enfoncer encore plus sur ma tête.

« Pffffff... ! » Oro’hekk avait ri. « Il l’a vraiment fait ! »

Puis un autre à côté de lui avait dit. « On aurait aussi dû essayer un masque facial ! Il l’aurait aussi fait ! »

… d’une certaine façon, je le savais. « Ouf. » Au moins, c’était toujours inoffensif.

Ils auraient aussi pu mettre de la poudre à gratter dans la capuche. Ils le feraient à tous les coups s’ils y avaient pensé.

Dans ce cas, qui dois-je frapper ? Oro’hekk est toujours blessé. Peut-être tous les autres ? Ça a l’air d’être une bonne idée.

« Aïe ! »

« Ne fais pas ça… »

Oui, c’était ainsi, car je devais punir ces salauds pour s’être moqué de moi !

« Kenta’aihr, arrête ! »

« *Grognement* pourquoi encore mon visage… ? »

Ah, cette forme de gestion de l’agressivité est une merveille.

Après avoir frappé chacun d’eux une ou deux fois, nous étions revenus à la cérémonie. Oro’hekk continua. « Même s’il n’aime pas “La Capuche”, nous avons autre chose, en plus de ton nom et de la reconnaissance en tant que Ranger, un titre personnel. Désormais, tu seras connu sous le nom de Kenta’aihr, le Ranger Rouge, un héros de la justice ! »

Suis-je dans un super sentai-show ?

Ils avaient juste touché là où cela faisait mal, et même si c’était une coïncidence totale, je suppose que quelques coups de poing de plus ne feront pas de mal.

Du moins, pas pour moi.

 

***

Chapitre 1 : Classe supérieure !

Partie 1

Et bien, revenons un peu en arrière, d’une vingtaine de jours.

À ce moment-là, j’avais vu Ara-san, la jeune fille aux cheveux blancs, qui me regardait avec émerveillement alors qu’elle était mal à l’aise. « Je suis mouillée. »

Non, pas à ce moment précis !

Et non pas le moment où Kyou-san s’était chargée — son visage était déformé par la colère — et m’avait crié dessus pour des raisons que je ne pouvais pas comprendre, car sa voix était trop aiguë.

Ou Rine, qui nous avait suivis peu après, mais c’était seulement pour poser quelques questions. Je ne savais même pas si elle était en colère, heureuse ou confuse.

Prenons le moment où nous nous étions tous calmés, et nous étions retournés à nos tâches respectives alors que nous nous occupions du village d’Aroahenn qui venait d’être attaqué. Nous étions retournés après ça chez Ara-san.

À ce moment-là, nous avions échangé toutes les informations que nous avions recueillies. En fin de compte, nous connaissions l’essentiel de ce qui s’était passé dans les coulisses. Une grande partie de l’information provenait de l’aîné, qui avait parlé aux personnes concernées, et aussi avec les personnes gravement blessées.

Pour résumer : Après que nous, Kyou-san, Rine et moi avions passé quelques jours à Aroahenn pour obtenir des informations sur les malédictions, les héros et une relique particulière, deux autres personnes étaient apparues à la limite de la forêt, nos anciens camarades de classe Yoshimura et Hoshibashi.

Nous avions maintenu les gardes alfar dans l’ignorance de leur identité, car nous pensions qu’ils nous visaient et surtout la princesse « kidnappée » de Feuerberg : Rine. Nous avions menti aux alfar et nous les avions laissés repousser ces deux-là plusieurs fois.

Puis le Jazzman de la garde alfr avait découvert que les intrus étaient en vérité des héros comme nous. Cela rendait notre ancienne déclaration douteuse. Pour prendre le dessus sur nous., il avait décidé d’amener Hoshibashi et Yoshimura au village pour qu’ils puissent parler aux anciens.

Il aurait dû appeler une escorte, mais il pensait que ce serait suffisant en comptant sur les alfar du village qui était avec lui.

Les autres héros avaient une carte qui les menait à la forêt d’Aroahenn. Depuis cette carte, une centaine de démons étaient apparus et c’était eux qui avaient attaqué le village. Même si la plupart d’entre eux étaient capables de se battre, il n’y avait qu’une vingtaine de vrais guerriers parmi l’ensemble de la colonie, et ils avaient donc été dominés en nombre.

Jazzman n’avait pas hésité et s’était battu contre le plus fort des démons invoqués, l’oni rouge. Il n’était pas de taille face à lui, alors Oro’hekk avait sauté dans la bataille, alors que notre groupe se battait encore contre quelques démons.

L’oni rouge avait également battu Oro’hekk, alors qu’il essayait de détourner une attaque de l’oni, qui aurait frappé un Jazzman surpassé. C’est ce qui s’était passé au moment où nous avions confronté Hoshibashi et Yoshimura pour la première fois. Quand ces deux-là s’étaient retirés, nous les avions suivis, tout comme l’oni, et il s’était frayé un chemin vers le trésor du village, l’endroit que Yoshimura et Hoshibashi visaient.

Nous avions donc divisé notre groupe, avec Rine et Kyou-san s’étaient occupés de l’oni, tandis qu’Ara-san et moi étions passés et nous avions suivi les deux héros allant vers le trésor.

Rine et l’oni avaient effectué un match brutal, et l’oni s’était toujours régénérée et c’est ainsi que l’oni s’était occupée de la princesse, la machine à meurtre pendant un moment. Mais grâce à la guérison de Kyou-san et à ses buffs, Rine avait lentement pris le dessus, tandis que notre membre inutile avait aussi obtenu un nouveau sort pour avoir endommagé l’oni.

En même temps, Ara-san et moi avions affronté Yoshimura et Hoshibashi, et même si leur augmentation de force avait été géniale, Ara-san avait été affectée positivement par cet endroit. C’était juste sous l’arbre Aeolferelda, qui était fondamentalement une source de magie. C’était surtout la [Magie Spiriturelle] que l’alfr utilisait qui avait été amplifié.

Après qu’Ara-san eut finalement décidé de recourir à la force meurtrière, même Yoshimura et Hoshibashi n’avaient évité que de peu la mort.

Puis l’oni était arrivée, alors qu’il avait pu fuir sa bataille après qu’une bande de démons avait attaqué Kyou-san et Rine depuis la zone extérieure. L’oni avait fait fondre une partie de l’arbre Aeolferelda, et ainsi, il avait pris quelques affaires et s’était enfui avec nos adversaires battus.

Parmi les objets volés, il y avait aussi la relique dont j’avais parlé plus tôt : Une plume d’oie, qui avait la capacité de te laisser désélectionner l’une de tes classes. Yoshimura et Hoshibashi l’avaient utilisé pour supprimer leur classe [Étudiant], ce qui était clairement un gros bonus.

Pour être honnête, si nous ne les avions pas battus à la première rencontre avant qu’ils ne suppriment [Étudiant], nous aurions aussi essuyés de le faire.

Après que l’oni eut emporté ces deux-là, nous étions retournés chez les alfar, qui étaient occupés à combattre les démons et à guérir Aeolferelda. Nous les avions soutenus et avions fait tout ce qu’il fallait pour les aider après la bataille. Kyou-san et Rine traitaient les blessés. Ara-san et moi enquêtions sur le trésor pour voir ce qui avait été volé.

Ara-san était devenue stupide. Si vous le dites positivement, elle avait été vaincue par la curiosité, car toutes les conditions étaient réunies pour participer à notre « malédiction ».

Elle croyait juste que ce n’était pas une vraie malédiction et maintenant nous avions ce désordre : un « mariage » avec quatre personnes !

« Permets-moi donc de résumer, » Kyou-san avait commencé sur un ton agacé. « Arako a trouvé comment elle peut être impliquée dans cette histoire de bague, non ? »

Ara-san ajouta d’un ton accusateur. « Vous avez caché des informations. Je pensais que la partie malédiction de l’anneau était quelque chose comme un effet secondaire puisque Kenta utilisait un système de groupe. Cela m’intéressait, car il s’agissait d’une ingérence importante dans le pouvoir des héros, une relique pas comme les autres. Même si les autres héros utilisent le système de héros, ils ne le changent pas. Si j’avais su pour le mariage… et que vous l’aviez tous déjà partagé, qu’en est-il des Dieux… ? » Elle avait cligné des yeux et tapé sur ses oreilles. « Oui, qu’en est-il de la loi divine dans un tel cas ? Puisqu’il s’applique habituellement à une seule espèce, est-ce que cela compte pour un alfr comme de la polygamie avec des humains ? »

Oui, les lois divines. L’un d’eux concernait la polygamie. S’il y avait trop de personnes mariées à plusieurs conjoints au sein d’une même espèce, cela signifierait un génocide.

J’étais très sérieux. C’était aussi stupide que ça.

« Cette loi est exactement la raison pour laquelle nous n’en avons pas parlé avant, Ara-san. Et je n’ai aucune idée si et comment tu es prises en compte ? » déclara Kyou-san.

« Si ? » demanda Ara-san.

« Techniquement, le message dit que vous êtes toutes blergh, “mariées” avec moi. Donc si on suit la lettre, on compte toujours pour un. » Puisque j’étais le seul à avoir plus d’une conjointe. « Mais sérieusement, il n’y a aucune revendication légale. Je ne sais pas pourquoi la malédiction a choisi de la déclarer “mariage”, mais je ne vais me marier qu’une seule fois, et je suis sûr que ce ne sera aucune de vous ! » Je les avais montrées du doigt toutes les trois. « Celle-ci est une salope, celle-là me tape sur les nerfs, et la seule acceptable d’entre vous est d’une autre espèce ! »

« Et toi, t’es un abruti ! » Kyou-san avait roulé des yeux. « Mais merci de ne pas t’intéresser à moi. » Ses yeux tournoyants s’étaient transformés en un sourire heureux… C’était dangereux ! Et totalement inapproprié !

« Kenta ! » Rine était sur le point de pleurer. « Qu’est-ce que j’ai fait pour t’énerver ? » Et le fait que tu essaies de me forcer à dire ce que tu veux que je dise avec tes pleurs ?

« Kenta-kun, suis-je acceptable ? » Les oreilles d’Ara-san rougirent. Attends ! Attends ! Pour une raison quelconque, j’étais étrangement conscient d’Ara-san depuis qu’elle avait été infectée par une malédiction. C’est comme si c’était une fille humaine.

Nous étions d’espèces différentes, alors s’il vous plaît, ne la rendez pas attirante à mes yeux, malédiction ! Essayez-vous de me diriger vers la bestialité ?

« Désormais, Ara-san fera partie de notre équipe. » Pour être honnête, elle s’ajoutait bien à nous avec sa classe de [Druide]. Et elle était toujours acceptable dans sa classe [Acrobate], donc nous avions un autre membre qui était plus utile que Kyou-san. « Cela signifie, Ara-san, qu’il est dans ton intérêt de trouver un moyen de supprimer cette malédiction ! »

« En fait, si je soupèse les avantages et les inconvénients, ce n’est pas si mal. » Non, ne fais pas ça, Ara-san, on est une équipe maintenant !

« Je sais, n’est-ce pas ? » Ne la soutiens pas, Rine ! « Mais… nous sommes des pécheurs… » Ah, elle est redevenue négative, alors bien qu’elle ait le droit, pour une raison ou une autre, de s’appeler ma femme, elle est déprimée chaque fois qu’on lui rappelle le fait, que nous violions la loi divine.

Je devais m’en souvenir pour pouvoir la faire taire, si elle était trop ennuyeuse.

« Arako, y a-t-il des avantages pour toi ? » Bon travail, Kyou-san !

« Plusieurs. Mais le plus intéressant, c’est que j’ai un bon aperçu du fonctionnement du système des héros. Saviez-vous que je peux voir vos statuts et qu’ils sont écrits en langue Alfr ? Cela signifie-t-il que le système du héros utilise notre compréhension du langage, au lieu de compter sur l’influence du dieu ? » Je pouvais voir où ça menait. En gros, elle était juste curieuse.

« Et pour le mariage ? » demandai-je.

« Si je dois le dire alors c’est un petit prix à payer. Le mariage n’est pas quelque chose que les gens font souvent, alors bien que je le sache, ce n’est pas comme si je comprenais vraiment son importance. Même si c’était le cas, ce n’est pas comme s’il y avait beaucoup de chances de rencontrer un homme selon mes critères. Au moins, Kenta est marrant, » déclara Ara-san.

« Ara-san…, » je m’étais creusé la cervelle pour trouver un moyen de la persuader de nous aider. Elle était vraiment un atout, intelligente et bien informée. Attends, il y avait un moyen. « Veux-tu analyser la malédiction, n’est-ce pas ? »

« Oui, » répondit-elle.

« Apprendre à la briser fait également partie de cette recherche. De plus, si tu nous aides à trouver un moyen de nous en débarrasser, tu pourras garder la bague. Marché conclu ? » J’avais tendu la main.

« Marché conclu ! » Elle avait accepté.

Nous avions tous les deux rétracté nos mains en moins d’une seconde. Il y avait une sorte d’électricité, ou plutôt, c’était étrangement… rose. Je ne pouvais décrire ce sentiment qu’avec une couleur.

« Qu’est-ce que c’était ? Arako ? Ken ? » demanda Kyou-san.

« Eh bien, Momo. Tu sais que Kenta-kun et moi sommes deux espèces différentes. Il n’y aurait donc normalement pas d’attirance physique l’un pour l’autre. » Ne le dis pas. « La malédiction a fait quelque chose et maintenant quand je vois Kenta-kun, je suis presque aussi excitée qu’une humaine. »

Ce qu’elle avait dit était encore pire que ce que j’imaginais !

Rine avait rougi. « Excitée… »

Les yeux de Kyou-san étaient grands ouverts, regardant entre Ara-san et moi, puis elle avait souri. « Cochon. »

Pourquoi es-tu si adorable ?

Après cela, nous étions passés à la phase de planification. Il y avait beaucoup de choses à discuter, donc je n’entrerai pas dans les détails, mais un certain commentaire de Kyou-san était très important.

« Dommage que la plume ne soit plus là, » déclara Kyou-san.

« Oui. Ça t’intéressait beaucoup, il y a une classe que tu voulais échanger, Momo ? » demanda Ara-san.

« [Guérisseur]. Je n’ai pas de potentiel d’attaque, » répondit Kyou-san.

« Si je me souviens bien, tu avais [Étudiant], [Guérisseur], [Prêtre] et [Cuisinier], non ? Alors pourquoi n’améliores-tu pas l’une de ses classes pour la transformer dans sa version supérieure ? » demanda Ara-san.

C’était une découverte qui nous avait époustouflés.

Il y avait un moyen de renforcer l’une de vos classes actuelles, appelé « Classe supérieure ». Et le pire dans tout ça : L’option d’améliorer une classe avait été mentionnée dans le manuel qu’Ara-san avait reçu quand elle avait été transportée dans ce monde, mais pas dans celui que Kyou-san et moi avions.

Le contenu des manuels diffère donc d’un lot à l’autre !

Alors que les nôtres allaient aller plus loin sur les fonctions essentielles du système de héros et sur des éléments spécifiques comme ces cristaux de PX que je n’avais pas encore vus, celui d’Ara-san concernait surtout tout sur les classes. L’un des sujets abordés avait été l’élévation de la classe.

Si vous aviez eu assez de PC dans plusieurs compétences et que vous aviez aussi appris une variété de choses, vous pourriez avoir une chance de progresser vers la classe supérieure. Mais pour ce faire, il fallait faire fonctionner mentalement le menu d’état d’une certaine manière, ce qui était tout sauf intuitif.

Même après l’ouverture de la fenêtre de la montée de classe, juste après l’avoir apprise, je n’avais rien pu faire progresser à ce moment-là. Et tout cela, parce qu’il y avait une condition supplémentaire : un déclencheur.

Il n’y avait que des sources limitées de classes à travers le monde, mais il semblerait que chaque espèce avait au moins cinq options de classes différentes, et le déclencheur habituel pour atteindre une classe supérieure était d’avoir un mentor de la classe supérieure spécifique qui vous enseignait.

Pour les alfar d’Aroahenn il y avait les options suivantes : [Druide], [Herboriste], [Ranger], [Mage Spirituel], et [Guerrier des Bois]. Ara-san avait commencé comme [Chaman] et avait progressé jusqu’à [Druide].

Jusqu’à présent, c’était assez facile, d’avoir de l’expérience dans votre classe et d’avoir quelqu’un pour vous enseigner. Mais il y avait quelques problèmes en cours de route.

Tout d’abord, votre classe devait correspondre à la classe que vous voulez faire, pour que je ne puisse pas, par exemple, faire la classe [Étudiant] à [Guerrier des Bois].

Deuxièmement, vous ne pouviez pas faire progresser votre classe deux fois en utilisant la même source. Donc, si je faisais montée de Classe avec l’aide des alfar d’Aroahenn, je ne pourrais pas le faire à nouveau. Un autre pays alfr serait correct, mais ils devaient être très éloignés l’un de l’autre.

Troisièmement, vous deviez être au moins au niveau 100 avant de pouvoir faire une deuxième fois une progression de classe dans le même arbre de classes. Il y avait des exigences de niveau plus élevées pour monter encore plus haut, et vous pouviez au total faire progresser votre classe trois fois.

Quatrièmement, il n’y avait pas vraiment d’ordre dans les classes, alors je pouvais faire progresser le [Lancier] à [Guerrier des Bois] par les alfar et par exemple vers [Chevalier] à Feuerberg par la suite. Ensuite, je deviendrais un [Chevalier] avec les [Capacités] de [Lancier] et du [Guerrier des bois] et des bonus de statut individuels, reflétant ces trois classes. C’était un vaste domaine de personnalisation ici.

Cinquièmement, si vous faisiez progressé votre classe initiale, comme ma classe [Étudiant], il y avait de grandes chances qu’elle affecte négativement votre esprit, effaçant tous les souvenirs d’avant de devenir un héros, tandis que le reste était retenu comme un livre que vous aviez lu. Vous n’alliez conserver que les connaissances, mais ni la mémoire émotionnelle ni la mémoire sensorielle. C’était la même chose que ce qui est arrivé à Hoshibashi et Yoshimura quand ils ont supprimé leurs classes [Étudiant].

Sixièmement, la classe que vous aimeriez faire progresser n’avait pas seulement besoin d’un peu d’expérience, mais pendant la formation, vous deviez suivre le cours qui allait vous être donné. Donc, même si vous appreniez plus rapidement que la normale en utilisant la compétence [Apprentissage rapide] de l’[Étudiant], cela ne vous rapprochera pas de la classe supérieure, si vous vouliez faire de même avec une autre classe supérieure qui ne l’avait pas.

Sachant cela, nous avions changé tout notre emploi du temps depuis que Kyou-san voulait faire progresser sa classe. Moi aussi, il n’y avait aucune chance que je rate cette occasion !

D’ailleurs, la [Princesse-Chevalière] de Rine était déjà la deuxième étape d’une classe, donc elle ne pouvait plus la faire progresser avant d’avoir atteint au moins le niveau 170. De plus, il s’agissait de sa première classe, de sorte que même si elle était irrégulière, il y avait certaines conditions à remplir pour que la progression de classe se déroule en toute sécurité. Mais expliquer ce qu’elle ne pouvait pas faire à ce stade serait pénible.

Au lieu de cela, elle avait décidé d’apprendre une nouvelle classe de base. Ou plutôt, elle avait vraiment insisté. Elle voulait apprendre une classe d’artisanat et m’avait demandé si elle pouvait. J’aime les classes d’artisanat, alors je lui avais permis de faire ce qu’elle voulait. Même si elle avait gaspillé ce créneau, elle en aurait eu deux de plus et serait au moins satisfaite de son seul choix qu’elle avait fait.

Pendant que nous étions tous les trois occupés à apprendre des leçons et les données de nos classes, Ara-san lisait les livres et les écrits sur la façon de briser les malédictions.

J’avais décidé de faire progresser ma classe préférée, Éclaireur. J’avais décidé de choisir cette dernière option, car elle m’avait permis d’améliorer ce que j’aimais dans la classe Éclaireur tout en étant très doué au combat.

Il semblerait qu’environ un tiers des gardes alfar étaient en fait des [Rangers], même si seul Oro’hekk était considéré comme un [maître ranger]. C’est ainsi que j’avais appris sous ses ordres avec l’aide des autres gardes.

Pendant ce temps, l’aîné nous avait permis d’entrer librement dans le village et j’avais trouvé un artisan, qui m’avait fabriqué un équipement personnalisé pour me remercier d’avoir combattu ces démons et mes compagnons-héros. Même le maroquinier était d’accord pour me faire une armure en peau faite de la peau de l’ours cramoisi que j’avais tué dans le gouffre, y compris un garde-bras avec un gant de tir à l’arc pour le côté gauche.

Suivant mon exemple, Kyou-san avait aussi commencé à organiser de nouveaux équipements.

Oro’hekk voulait mettre mes nouveaux pouvoirs à l’épreuve.

[Ranger] était une classe étonnante. Je n’avais pas seulement les [Capacités] de ma classe d’[Éclaireur], mais j’avais aussi acquis de nouvelles compétences pendant l’entraînement. J’avais donc la [Magie Spirituelle] et trois sorts, un pour bloquer, un pour détecter, et un pour se cacher. Je pouvais enfin utiliser mon mana pour changer !

Et le plus important : Je pouvais enfin utiliser les compétences de [Lance] dans ma classe d’exploration ! Je n’avais plus aucune dépendance avec le [Lancier] pour les batailles modérées.

Les bonus aux statistiques du [Ranger] étaient plus élevés que ceux du [Lancier] en général. [Lancier] ne l’emportait que par une marge médiocre sur [Force] et [Vitalité]. Donc, en gros, je pouvais ignorer cette classe pendant un moment, à moins que j’aie besoin de plus de puissance et de défense.

Je devrais aussi vraiment trouver un moyen d’arranger ça.

Mais [Ranger] était quelque chose comme ma classe idéale. Si je n’avais pas le titre de « Ranger Rouge », j’en serais parfaitement satisfait.

Merde, Alfar !

***

Partie 2

Revenons à aujourd’hui, juste après le test d’Oro’hekk et des autres. « … » Je venais d’entrer dans la maison d’Ara-san.

« Bon retour parmi nous. » Ara-san me salua de derrière la porte d’entrée ? M’attendait-elle ? « Il faut qu’on parle. »

« À propos de quoi ? » demandai-je.

« À propos de mes frustrations sexuelles, » répondit-elle.

Je n’aimais pas du tout la direction que ça prenait. « Sautons le sujet. »

« Non. Momo et Katarine-san ne veulent pas me parler de leurs habitudes de masturbation, et j’ai besoin du soulagement ! Mais je ne sais pas comment faire. Alors, fais ton devoir de mari et aide ta femme ! » La façon dont elle se frottait les jambes l’une contre l’autre et dont ses oreilles étaient rouges et chaudes était excitante.

Attends, arrête ça. Descends, petit moi ! « Je ne suis pas ici pour parler de moi… de ça ! » J’avais failli dire le mot.

« Mais n’es-tu pas celui qui sort régulièrement en douce de la maison pour passer du temps avec toi-même ? » demanda-t-elle.

« … Quand et comment ? » demandai-je.

« C’est ma maison, bien sûr, elle me dit s’il y a quelqu’un qui y entre et en sort. Aussi, après ton retour, je suis venue te voir après que tu te sois endormi et il était évident que tu t’étais lavé, » déclara-t-elle.

« Ouf… as-tu utilisé la magie d’esprit afin de me surveiller ? » demandai-je.

« Indirectement. C’est ma maison, donc je peux la sentir quand je veux, » déclara-t-elle.

« Quelle tricheuse ! » déclarai-je.

« Je suis plus choquée que tu puisses vivre dans une culture où la magie n’existe même pas. » Le monde d’origine d’Ara-san était un lieu où la faune et la flore et le Ljosalfar vivaient en harmonie, plus ou moins en utilisant la magie pour contrôler la vie elle-même.

Il devrait y avoir d’autres alfar, le Dökkkalfar, sous terre. Ils utilisaient la magie des roches, des minéraux et des pierres, important la plupart de la nourriture de Ljos. Un monde complètement différent de celui d’où je venais.

« On avait des jeux, donc c’est mieux que le tien. » Oui, Ara-san avait peut-être été meilleure en matière de soins de santé, d’éducation, d’alphabétisation, d’emploi, de taux de survie des mères et des nourrissons pendant l’accouchement, sans parler du fait qu’il n’y avait eu aucune guerre depuis trois millénaires, mon monde le battait encore, puisque les alfars n’avaient jamais inventé l’électricité et donc il n’existait ni PC ni jeux sur console !

Il y avait seulement les jeux que vous pourriez jouer dans vos rêves, les pièces de théâtre qui évoqueront leurs effets spéciaux dans votre esprit, et d’autres formes de divertissement, qui pourraient être plus amusantes que tout ce que je connais de mon monde.

Mais pas de RPG ! Haha ! … Sauf si c’est TTRPG, bien sûr.

« Alors maintenant que nous avons établi ce fait, est-ce que Kyou-san est de retour ? » C’était elle qui s’occupait des repas.

« Essaies-tu de changer le sujet de mes problèmes physiques à autre chose, même si c’est inutile ? » demanda-t-elle.

« Oui ? » répondis-je.

« Kenta-kun, c’est vraiment pénible pour moi, c’est tellement contre nature que j’ai du mal à penser clairement, alors soit tu me dis comment me masturber, soit je vais satisfaire mes besoins autrement, et tu es juste devant moi. » Pourquoi se lèche-t-elle les lèvres ? Et pourquoi suis-je sur le point de dire. « Viens par ici !? »

Dangereux !

« As-tu essayé —, » je venais de cracher tout ce que j’avais appris sur la façon dont les femmes font leur affaire. Cela avait pris quelques minutes, mais Ara-san écouta attentivement chaque mot.

« Comme on s’y attendait d’un homme humain. Tu en sais beaucoup sur la façon dont les femmes se masturbent, » déclara Ara-san.

« Pourrais-tu, s’il te plaît, ne plus jamais prononcer ce mot et ne jamais dire à personne que nous avons eu cette conversation ? » demandai-je.

« Oui. Je vais retourner dans ma chambre et la mettre en pratique, » déclara-t-elle.

« S’il te plaît ! Aucun détail ! » J’avais frotté mon arête nasale entre mon pouce et mes doigts. « Et Kyou-san ? »

« Elle n’est toujours pas revenue. Katarine-san l’a fait. Autre chose d’autre ? » Ara-san semblait vraiment impatiente d’y aller, et même si l’idée d’en voir une pour me soulager était troublante, il était difficile de dire non, si elle était aussi désespérée.

« Pas pour l’instant. » Et sans hésitation, Ara-san se retourna et courut dans sa chambre.

Suivant son exemple, j’étais retourné dans la pièce que j’utilisais actuellement, puisque j’avais l’intention de retirer mon armure. Ce n’est pas comme si je le portais tout le temps, c’était chaud et inconfortable. De plus, je devais faire de l’entretien, et je ne pouvais pas le faire en la portant. Donc, vérifier s’il y a des trous et des courroies desserrées, enlever la saleté et brosser la peau, c’est quelque chose que je devais faire tous les jours.

Cette armure me maintenait en vie, donc je ne me plaindrai pas.

Il en allait de même pour mes armes, l’affûtage, le nettoyage, le sondage. J’avais une nouvelle lance dans ce village, donc j’allais probablement m’entraîner un peu après l’entretien, pour m’habituer à son poids et à sa forme. La lame d’os était plus longue que la pointe métallique de ma vieille lance, en plus elle était légèrement incurvée, ce qui facilitait l’insertion de mes ennemis. L’entraînement m’aidera, mais si je voulais vraiment m’y habituer, je devrais l’utiliser au combat.

Mais j’avais à peine entraîné le reste ces vingt derniers jours, depuis que j’étais occupé avec mon cours de [Ranger]. Encore plus que ce que j’avais fait avant et maintenant que j’avais fini, je me rattraperai peut-être.

Néanmoins, commençons par le commencement. Retour à la chambre, maintenance. J’étais sur le point d’ouvrir la porte comme d’habitude, mais n’oubliez pas que j’avais la Magie Spirituelle depuis hier. Ara-san m’avait appris à l’utiliser pour faire fonctionner la maison comme un alfr et comme il n’était toujours pas facile de le faire, je voulais le pratiquer maintenant. Si j’utilisais une compétence, ça arrivait, mais si j’utilisais la compétence elle-même, je devais le faire consciemment.

Concentrez-vous sur votre front, sans le regarder, jusqu’à ce que vous sentiez une boule d’énergie en vous. Alors, étendez la balle jusqu’à la porte. Ah, j’ai échoué. Encore une fois, je m’étais concentré, je m’étais étiré. Et encore une fois, en se concentrant et en s’étirant.

Enfin.

Essayez ensuite d’envoyer votre souhait par le canal, qui vient de s’ouvrir entre vous et l’esprit auquel vous parlez. C’était en fait la partie la plus facile, la porte s’était ouverte toute seule.

« … » Je voyais ce qu’il y avait à l’intérieur.

Concentrez-vous, étirez-vous et envoyez le vœu.

La porte s’était refermée.

J’avais frappé à la porte. « Y a-t-il quelqu’un là-dedans ? »

« Chér — Kenta ? Oui, c’est moi, Rine. » Je le sais. « Es-tu sur le point d’entrer ? »

« J’ai l’impression que je verrais quelque chose que je voudrais oublier si je le faisais, » déclarai-je.

Je voyais presque Rine incliner la tête derrière la porte. « Ça ne me dérange pas. »

« Je vais attendre. Tu as une minute, alors profites-en au maximum, » déclarai-je.

« D’ACCORD ? » Au moins, j’entendais le bruissement. Heureusement qu’elle n’avait pas remarqué la porte ouverte, sinon, ça se serait terminé par une conversation très inconfortable à laquelle je ne voulais pas participer. « Je crois que c’est prêt. »

J’avais ouvert la porte manuellement et j’avais vu Rine debout au centre de la pièce, vêtue de vêtements communs. Celles-ci avaient été faites par les alfar, surtout pour Rine. Son visage était rouge foncé le jour de son retour après avoir donné l’ordre au tailleur, qui lui enseignait aussi. Je suppose que ça avait quelque chose à voir avec les seins, puisqu’elle était alfr.

Et pas seulement parce que les filles humaines avaient des seins, alors que les autres n’en avaient pas, les Alfar adoraient frotter le visage d’un être humain avec des trucs comme les prothèses mammaires.

Les nouveaux vêtements de Rine se composaient d’un chemisier blanc laiteux et d’un pantalon vert foncé. C’était simple, mais pour une raison ou une autre, le tailleur avait décidé de le faire d’une certaine manière, ce qui souligne sa silhouette féminine. Je suppose que c’était une farce, pour montrer ses courbes à tout le village.

Et franchement, quel genre de courbes c’est !

Alors pendant que l’alfr riait de son accoutrement, puisqu’il montrait la nature sensuelle des humains, je ne pouvais pas le regarder du tout sans perdre ma concentration. Alors je me concentrais sur son visage. Et ne sois pas gêné de ce que je viens de voir !

Ses yeux brillaient de leur innocence habituelle, comment peut-elle avoir des yeux comme ça, alors qu’elle vient de faire « ça » ? « Ça va, Kenta ? »

« Je pense à la nature humaine. Mais à l’origine, je voulais aller chercher des choses, » répondis-je.

« As-tu besoin d’aide ? » demanda-t-elle.

« … Pourrais-tu m’aider à enlever mon armure ? » L’armure était censée être difficile à enlever, car il serait dangereux si elle se détachait au milieu de la bataille. Ainsi, même si une ou deux sangles étaient coupées, elles devaient être maintenues en place.

Cela signifie qu’il y avait toujours beaucoup de choses à faire, quand vous mettiez ou enleviez l’armure. Il y avait des ceintures, des crochets et des parties amovibles, ce qui rendait la tâche ennuyeuse de le faire seul. C’est pourquoi l’aide de quelqu’un était vraiment appréciée.

Du moins, à moins que tu n’aimes pas être touché par les autres. « Rine, peux-tu arrêter de me caresser les flancs ? »

« J’essaie d’ouvrir cette ceinture, » déclara Rine.

« Laisse-moi-le faire ! » déclarai-je.

En fin de compte, nous l’avions enlevée. J’avais commencé à chercher des défauts et des dommages tout en enlevant la saleté, les feuilles et deux insectes. Ensuite, j’avais nettoyé les parties en peau avec un pinceau, même si l’armure était plutôt neuve, on sentait déjà la sueur qui s’y était incrustée.

Rine nettoyait son épée à côté de moi. Elle n’avait pas besoin de l’aiguiser, puisque c’était une lame magique, qui contenait tellement de puissance, que ma nouvelle lance ne pouvait même pas se comparer. Plus le Rine était en danger, plus l’arme devenait forte, un véritable objet de triche. Le bonus de ne jamais être endommagé était donc logique.

Nous étions tous les deux silencieux, et c’était en fait très agréable. Si Rine se taisait pour toujours, je ne me plaindrais pas, ou du moins si elle arrêtait ses bêtises. Tant que Rine était silencieuse, c’était une bonne compagne.

La porte s’était ouvert, et notre autre compagnon entra, Momokawa Kyou-san dans une robe simple, alors qu’elle avait des cernes foncés sous les yeux tout en se trémoussant avec plusieurs livres lourds sous le bras. « Je suis de retour. »

« Bon retour parmi nous. T’as une sale gueule, » déclarai-je.

« C’est toujours mieux que toi…, » malgré ce commentaire, je lui avais souri. C’était mon sourire habituel, qui ressemble plutôt à un sourire mal intentionné, mais regarder Kyou-san dans cet état était le point culminant de ma journée.

Kyou-san voulait aussi suivre des cours, et elle voulait essayer d’améliorer sa classe de Guérisseuse à Herboriste, car cela lui permettrait de créer des armes à base de plantes et d’utiliser ses compétences pour élargir ses possibilités. C’était donc plus ou moins une classe de contrôle, qui fonctionnait avec des Debuffs.

Ses autres classes ne pouvaient pas être montées de rang par ici, alors elle essayait juste d’obtenir ce qui était possible. On était encore loin de ce qu’elle aimait vraiment, mais c’était mieux que rien.

Au début, Kyou-san était très motivée. Maintenant, elle s’était manifestement forcée à traverser ça.

Apprendre toute la théorie sans l’aide de l’Apprentissage Rapide était une tâche fastidieuse, mais si elle ne l’apprenait pas en tant que Guérisseuse, elle aurait besoin de compétences beaucoup plus pratiques pour compenser. Le recours collectif était injuste à cet égard.

« Qu’est-ce que c’est que ça ? Une encyclopédie ? Dois-je t’aider à apprendre ? » Je voulais lui demander ses connaissances sur les différentes herbes pour voir à quel point elle serait mauvaise. C’est comme poser des questions sur le vocabulaire.

« Je suis trop fatiguée pour perdre mon temps avec toi. Rine-chan, réveille-moi dans une heure. » Avec ça, Kyou-san tomba sur notre lit. Oui, en raison des circonstances, nous partageons celui-ci.

« OK. » Rine est plus ou moins habituée à ça maintenant. Elle jeta un coup d’œil inquiet sur Kyou-san, mais ne déclara plus rien.

 

Vous gagnez 1 PMA.

Vous avez donné à votre femme une leçon importante, qui a porté ses fruits. Même s’il était préférable de faire ce genre de choses ensemble, vous étiez quand même capable de l’aider à traverser une phase stressante.

 

Ne s’agit-il pas d’Ara-san ? Merde, des messages de malédiction !

« Kenta, qu’as-tu appris à Ara ? » demanda Kyou-san.

« Ça m’intéresse aussi, Ken, » déclara Rine.

« … C’est un secret ? » Je pouvais au moins essayer.

Comment pouvais-je savoir que j’avais besoin d’une excuse pour une fenêtre de message, qui apparaîtrait juste après qu’Ara-san ait fait l’acte !?

Finalement, j’avais tellement tourné autour du pot que Rine était complètement confuse et Kyou-san trop fatiguée pour s’en faire plus longtemps. La balle avait été esquivée.

À moins qu’elles n’envisagent de le demander à Ara-san plus tard.

***

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