Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 4

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Prologue : L’Actuel Roi

— 20e jour du 11e mois de l’année 1546 du Calendrier Continental — Capitale Royale, Parnam

La température s’était un peu refroidie en ce jour clair dans un automne tempéré.

On dit que l’automne est la saison pour manger, lire et pour l’art, mais pour moi, en ce moment, l’automne était la saison des sports.

« Allez, trois tours de plus ! Soulevez encore plus ces jambes ! Concentrez-vous sur les biceps de vos jambes ! » beugla Owen.

« Arg…, » gémis-je.

J’étais en train d’effectuer des tours autour du terrain d’entraînement des gardes du château pendant plus d’une demi-heure pendant que mon conseiller et éducateur, Owen Jabana, me criait de sa voix rauque. Pour certaines personnes, cela n’avait pas l’air de grand-chose, mais pour un gars comme moi, c’était plutôt dur. Si j’avais pris ça à mon rythme, ça aurait été facile, mais en trébuchant, j’avais été soumis aux encouragements autoritaires d’Owen.

« Gahaha! Les muscles ne trahiront jamais votre dur labeur ! » cria-t-il. « On dit qu’un esprit sain réside dans un corps sain ! Les politiques saines résident sûrement aussi dans le corps d’un dirigeant en bonne santé ! Maintenant, testez vos limites ! Tourmentez plus vos muscles du mollet ! »

« Ne suis-je pas déjà en train… de me tourmenter…, » bredouillai-je.

Depuis que j’avais confié la responsabilité de mon éducation à Owen, il m’avait traîné sur les terrains d’entraînement chaque fois qu’il y avait du temps. Après ça, j’étais soumis à une série de formations comprenant de la course, des frappes d’entraînement, des batailles simulées avec Owen, et encore bien plus de choses… Apparemment, son objectif était de m’entraîner pour atteindre le niveau d’un caporal de l’armée.

Après que la course fut terminée, je m’étais effondré et je m’étais couché sur le sol avec mon dos appuyé contre.

« Allez-vous bien ? Sire ? » Aisha semblait inquiète alors qu’elle me proposait une serviette.

« Je-je pense sérieusement… que je vais mourir, » quand j’avais dit cela en acceptant la serviette et en essuyant la sueur, Owen avait ri.

« J’ai une idée précise du moment où cela deviendrait dangereux, donc tout ira bien, » déclara Owen. « Ces derniers jours, j’ai appris comment faire travailler votre excès d’énergie. Vous devriez pouvoir courir encore dix minutes. »

« Vous pourriez déjà avoir un peu de pitié… Car après ça, j’ai encore des devoirs à remplir, » murmurai-je.

« Vous ne bougerez pas à ce moment-là. Alors, pourquoi ne pas reposer votre corps pendant que vous faites votre travail administratif ? » demanda-t-il.

« Je vous demande de faire une pause parce que sinon, je vais avoir sommeil si je fais ça ! » criai-je.

Certes, même si mon corps principal s’endormait, les fragments de ma conscience qui étaient cloisonnés dans mes Poltergeists Vivants resteraient éveillés, donc ce serait seulement une perte de la valeur de la force de travail d’un homme, mais cela m’avait quand même vraiment épuisé.

« Hmm, Sire ? Si c’est si difficile pour vous, alors peut-être que vous ne devriez pas vous pousser autant..., » déclara une Aisha préoccupée.

Toutefois...

« L’entraînement physique est important, » Liscia déclara catégoriquement ça. Elle était arrivée à côté de nous à un moment donné. « Nous avons besoin que Souma reste en bonne santé. D’ailleurs, Souma ne s’en préoccupe pas autant qu’il devrait le faire. »

« Quoi ? Est-ce vrai ? » demanda Aisha.

« Souma ne vivait-il pas avec son grand-père dans son Ancien Monde ? » demanda Liscia. « Je dirais que la raison pour laquelle il n’abandonne pas, même après tous ses gémissements, c’est que Sire Owen lui rappelle son grand-père, qu’en pensez-vous ? »

« … Eh bien, cela peut en faire partie, » ai-je admis.

Quand j’avais vu le vieil homme gai, je ne pouvais pas m’en empêcher... vous savez. Mon grand-père n’était pas un homme macho et musclé comme Owen, mais il était vrai que cela me rappelait le bon vieux temps.

« Alors Liscia, êtes-vous venue me voir à propos de quelque chose ? » demandai-je.

« Oh, c’est vrai, » dit-elle. « Hakuya vous cherchait. Il a dit quelque chose à propos d’un important rapport. »

« Je vois, » dis-je. « Vous l’avez bien entendu, Owen. Vous devrez maintenant me laisser partir. »

Owen haussa les épaules en signe de démission. « Très bien, alors nous continuerons une fois que vous avez fini d’écouter cet important rapport. »

« Hein !? Prévoyiez-vous de continuer après ça ? » J’avais trouvé que l’empressement du vieil homme énergique était un peu épuisant.

Quand j’étais retourné au bureau des affaires gouvernementales, Hakuya m’attendait avec un air composé sur son visage.

« Est-ce le rapport sur l’opération clandestine dont nous avons discuté précédemment ? » demandai-je.

Hakuya s’inclina poliment. « Tout à fait, Sire. Le travail avance à grands pas. Ça se passe en douceur… Je suppose que vous pourriez tout à fait dire ça. »

« Hm ? Y a-t-il quelque chose qui vous dérange à ce sujet ? » demandai-je. Je sentais qu’il y avait quelque chose à propos de la façon dont il avait dit ça.

Hakuya avait alors pris un air pensif. « Je trouve que ça va un peu trop bien. Je me sens comme s’il y avait une main autre que la nôtre au travail. S’il y a vraiment quelque chose du genre, alors il est possible d’imaginer une situation où le résultat se transforme en quelque chose que nous n’attendions pas. »

« Je voudrais éviter les surprises, mais... il est trop tard pour maintenant arrêter, » dis-je.

« Effectivement, » répondit-il.

Peu importe à quel point mon intelligent vassal et moi avions planifié ça, la situation ne s’était jamais déroulée comme nous l’avions imaginé. Dans la guerre précédente, des événements imprévus avaient été présents alors que nous n'attendions pas leurs apparitions. C’est pourquoi nous devions toujours être préparés. Et donc, peu importe le résultat qui nous attendait, nous pouvions réagir.

« Nous ne pouvons pas apporter de modifications au plan, » dis-je. « Alors, avançons prudemment tout en ayant un œil attentif sur la situation. »

« Compris, » Hakuya s’inclina tout en disant ça.

Je m’étais alors étiré les bras. « Eh bien… Je suppose que je vais retourner aux terrains d’entraînement. Si je prends trop de temps, Owen ne me laissera jamais entendre la fin de tout cela. »

« Je vois que malgré toutes vos plaintes, vous avez l’air d’en vouloir encore plus, » Hakuya leva les yeux vers le plafond alors qu’il disait ça.

J’avais ri avec ironie et je lui avais dit. « Eh bien, je suppose que vous pourriez dire que je me prépare à des événements imprévus. »

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Chapitre 1 : Se Préparer à l'Innovation

Partie 1

Le capitaine de la Garde Royale, Ludwin Arcs.

Bien qu’il soit seulement dans la fin de la vingtaine, cet homme excellent était le capitaine de la Garde Royale, chargé de diriger en temps de crise l’Armée Interdite comprenant 40 000 hommes.

Depuis que l’Armée Interdite, l’Armée de Terre, la Marine et l’Armée de l’Air... les quatre forces armées du Royaume avaient été démantelées et réorganisées en tant que Force de Défense Nationale, il était considéré comme le prochain à devenir le Commandant Suprême. Il s’entraînait sous les ordres de l’actuel Commandant Suprême, Excel, en tant que son commandant en second.

Il était un bel homme avec des cheveux blonds raides qui venait d’une bonne famille. Il était également très populaire auprès des femmes de chambre qui travaillaient dans le château. Cependant, malgré tout cela, il n’y a jamais eu des rumeurs selon lesquelles il aurait été impliqué avec une femme, et il avait été troublé quand d’étranges rumeurs avaient commencé à se répandre qu’il puisse pencher dans l’autre sens.

En parlant de rumeurs étranges à propos de Ludwin, il y en avait une de plus. Il s’agissait d’une rumeur selon laquelle les finances de sa famille étaient en difficulté.

Cette rumeur venait du fait que Ludwin, pour une raison ou une autre, mangeait toujours à la cafétéria pour les servantes et les gardes qui travaillaient au château, comme s’il essayait de réduire au minimum ses dépenses. Il venait d’une bonne famille, occupait un poste important et recevait un bon salaire, et donc, bien que cela soit difficile à imaginer, mais de temps en temps, Ludwin était découvert à manger le pain le moins cher que la cafétéria offrait.

En réponse à cela, de nombreuses théories avaient été proposées.

« Il veut partager les joies et les peines de ses hommes en mangeant les mêmes choses qu’ils mangent », ou « En étant frugal, il se prépare à une période de crise ». C’étaient quelques-unes des interprétations les plus positives.

Mais...

Certains disaient. « En fait, c’est peut-être un avare qui s’accroche au moindre sou », disent certains, tandis que d’autres commérages étaient plutôt du genre. « Peut-être a-t-il un amant et un enfant secret, et tout son argent allait vers eux. »

Cependant, bien qu’il ne soit pas question que Ludwin fasse des étalages ostentatoires de son argent, il n’y avait aucun signe qu’il le mettait de côté. Alors, où allait le salaire de Ludwin ? La réponse à cette question était quelque chose que nous allions finalement découvrir.

***

— Au début du 11e mois de l’année 1546 du Calendrier Continental — Capitale Royale, Parnam

Avec l’automne de plus en plus présent, les jours étaient progressivement devenus plus froids.

Avec la conclusion des arrangements de l’après-guerre avec la Principauté d’Amidonia et les nobles corrompus qui travaillaient dans les coulisses pour me causer des troubles intérieurs qui n’existaient plus, Elfrieden jouissait d’une paix fugace.

Parce que la menace interne des nobles corrompus et la menace extérieure d’Amidonia avaient été toutes deux prises en charge en même temps, l’opinion du peuple envers moi-même en tant que roi et Hakuya en tant que Premier ministre s’était améliorée. Avec les nobles qui avaient choisi de ne pas prendre parti dans le conflit avec les trois ducs et qui maintenant me juraient de leur loyauté, j’étais capable de centraliser rapidement le pouvoir.

C’était ce genre d’après-midi d’automne où je pouvais imaginer que mes réformes politiques progressaient à pas de géant.

Actuellement, j’étais dans le bureau des affaires gouvernementales à Parnam, montrant à Liscia un certain nombre de choses. « Regardez ça. Qu’est-ce que vous en pensez ? »

« Elle est très... longue, mince et courbée, » avec un regard empli de curiosité clairement visible sur son visage, Liscia fixait intensément la chose que je lui montrais.

« Voulez-vous l’essayer ? » demandai-je.

« Puis-je ? Eh bien…, » répondit-elle.

Les doigts fins et blancs de Liscia s’étaient étendus vers la rapière se trouvant à sa taille. Puis, plissant les yeux, elle dégaina sa lame et frappa la chose. À l’instant suivant, il y eut le son d’un crissement de métal sur le métal et le bout de sa rapière avait été coupé avant de tomber au sol.

Liscia jeta un coup d’œil vers l’extrémité coupée de sa rapière, puis elle poussa un cri de surprise. « M-Mon épée !? »

Alors que Liscia ne comprenait rien par rapport à ce qui s’était passé, j’avais laissé échapper un gros soupir. « Qu’est-ce qu’il vous prend à soudainement frapper avec votre épée pour... ? »

« Eh bien, vous avez demandé si je voulais la tester ! » s’exclama-t-elle.

« Je voulais que vous la teniez entre vos mains, et que peut-être vous fassiez quelques mouvements d’entraînement avec, » dis-je. « Je ne sais pas pourquoi vous avez soudainement essayé de la trancher en deux... »

Liscia pourrait parfois être un peu une tête musculaire. Était-ce l’influence de son professeur Georg ?

« D’ailleurs, vous devez savoir ce qui se passeraient si vous frappiez deux lames l’une sur l’autre, n’est-ce pas ? » demandai-je.

Les yeux de Liscia erraient maladroitement dans la pièce. « E-Eh bien, vous savez... Est-ce un katana venant du Dragon à Neuf Têtes ? Je suis intéressée par son tranchant, alors on pourrait dire que... »

« Franchement…, » dis-je.

La lame qui avait coupé l’épée de Liscia en deux était un type de katana, en particulier un katana du Dragon à Neuf Têtes, qui était forgé dans l’Union de l’Archipel du Dragon à Neuf Têtes, un état maritime qui régnait sur l’Archipel du Dragon à Neuf Têtes à l’est d’Elfrieden.

Le katana était à un seul tranchant, avec une lame fine et étroite. Il y avait une rainure à sang entre la crête de la lame et le dos. Il y avait assez de détails pour qu’il soit clair que, pour ceux qui étaient au courant, cela soit évident que le katana du Dragon à Neuf Têtes ressemblait beaucoup à un katana japonais.

Contrairement aux épées de ce pays, qui étaient destinées à couper les choses (le style occidental), il avait été spécialement conçu pour couper en poussant ou en tirant. Exactement comme un katana japonais. Peut-être que le processus de fabrication était aussi le même.

Ce katana du Dragon à Neuf Têtes était sorti de son fourreau et sa lame était exposée, posée sur le dessus d’un porte-épée avec sa lame tournée vers le haut. Et c’était ainsi quand Liscia avait fait une frappe avec son épée et avait perdu.

Liscia regardait fixement la lame du katana du Dragon à Neuf Têtes. « Il a un tranchant incroyable, Hmm. »

« Nous avions des épées comme celles-ci dans le pays d’où je venais, et quand il s’agissait de la capacité de couper quelque chose, elles étaient de première classe, » dis-je.

Après tout, dans un programme que j’avais regardé, j’avais même vu un katana couper à travers un jet d’eau (une machine qui utilisait de l’eau à haute pression pour couper les choses). Les katanas devaient donc avoir une puissance de coupe assez impressionnante.

Liscia laissa échapper un grognement montrant qu’elle était impressionnée. « C’est vraiment quelque chose. Mais qu’est-ce qu’un katana du Dragon à Neuf Têtes fait ici ? »

« Il s’agit d’un cadeau d’Excel, » dis-je. « Apparemment, il provenait d’un bateau de pêche de l’Archipel du Dragon à Neuf Têtes qu’ils ont saisi. »

« Un bateau de pêche ? » demanda-t-elle.

« D’après ce que j’ai entendu, il y en a eu beaucoup présent chez nous ces derniers temps, » dis-je. « Il s’agit de navires de l’Archipel du Dragon à Neuf Têtes qui viennent pêcher illégalement dans nos eaux. »

Dans ce monde, il y avait de grandes créatures appelées dragons de mer (ils ressemblaient à des plésiosaures monstrueux avec des cornes de chèvre) utilisées pour remorquer des navires en fer. Les dragons des mers étaient relativement dociles, mais parmi les grandes créatures marines de ce monde, il y en avait aussi des vicieuses et dangereuses comme les requins super massifs appelés mégalodons. Parce que ces sortes de créatures marines dangereuses vivaient principalement dans les eaux profondes, la pêche était, par nécessité, limitée aux eaux côtières du continent et des îles.

Il y avait encore assez de poissons à pécher, donc ce n’était pas vraiment un problème, mais ces dernières années, le nombre de navires de l’Archipel du Dragon à Neuf Têtes venant pêcher dans nos eaux avait augmenté.

Dans ce monde, il était communément admis que la pêche devait être pratiquée dans les eaux côtières d’un pays ou en pleine mer (bien que cela fût naturellement dangereux), et la pêche dans les eaux côtières d’un autre pays était considérée comme illégale. Les navires de pêche illégaux pourraient être saisis ou coulés sans recours possible. Et pourtant, le nombre de navires de pêche illégaux entrant dans nos eaux était en hausse.

En corrélation avec cela, il y avait eu une augmentation du nombre d’affrontements entre pêcheurs.

« Nous avons déposé une plainte officielle auprès de l’Union de l’Archipel du Dragon à Neuf Têtes, mais il n’y a pas eu de réponses, » dis-je. « J’ai la flotte d’Excel qui patrouille dans nos eaux, mais cela ne semble pas avoir beaucoup d’effet. »

« Après tout, il s’agit d’un état maritime avec lequel vous traitez, » déclara Liscia. « Ils ont les meilleurs constructeurs de navires et barreurs du monde. »

Elle avait raison. Dans l’Archipel du Dragon à Neuf Têtes, ils avaient entraîné d’autres créatures qui pourraient tirer leurs navires en plus des dragons des mers habituels. J’avais entendu dire qu’ils étaient incroyablement rapides. À cause de ça, et parce que les bateaux de pêche étaient en bois et non-chargés de canons, ils pouvaient rapidement se déplacer. S’ils essayaient de s’échapper, un vaisseau militaire ne pouvait pas les rattraper.

« Même ce navire qu’ils ont saisi récemment n’a été capturé que lorsqu’ils ont eu la malchance de s’échouer, » rajoutai-je.

« Alors pourquoi ne les poursuivons-nous pas avec de rapides bateaux de bois ? » demanda Liscia.

« Si nous faisions cela et qu’ils sont armés, alors nous subirions de lourdes pertes. Est-ce que vous vous en rendez compte ? » demandai-je.

« … Vous avez raison, » répondit-elle.

Ça faisait mal que, comme étant ceux qui gardaient la zone, il nous était nécessaire d’avoir un minimum d’équipements dont nous aurions besoin pour nous préparer.

Liscia croisa les bras et réfléchit profondément à ce sujet. « Pourtant, c’est un peu étrange. C’est vrai que, s’ils arrivent dans nos eaux côtières, ils peuvent pêcher facilement ici, mais pour arriver ici, ils doivent voyager au large où il y a de grandes créatures marines, n’est-ce pas ? Pourquoi auraient-ils pris ce risque de pêcher illégalement alors qu’il y a une chance qu’ils soient capturé ? »

« Qui sait, » dis-je. « Il se peut qu’il se passe quelque chose dans l’archipel, et il n’y a aucun moyen pour nous de savoir ce que c’est. Nous recevons à peine toutes les informations en provenance des pays insulaires. »

Même si j’avais mon unité d’opérations clandestines, les Chats Noirs, qui s’infiltrait dans le pays pour recueillir des renseignements, le pays était entouré par la mer, ce qui rendait difficile la diffusion de l’information. Le Messenger kuis ne pouvait pas voyager sur de grandes étendues de mer quand il n’y avait pas d’endroit pour se reposer, et un Joyau de Diffusion de la Voix serait bien trop grand pour qu’il soit facile de le faire rentré dans le pays sans que les autorités ne le découvrent. Il y avait ça, et il y avait également le risque important que nous le perdions.

En fin de compte, nous devrions envoyer des personnes au-dessus de la mer pour fournir l’information, mais cela prendrait des jours pour arriver. Et les renseignements devaient être frais pour être vraiment utile. Même si nos espions mettaient la main sur des informations importantes, cela n’aurait aucun sens s’il n’y avait aucun moyen de les communiquer immédiatement chez eux.

J’avais demandé à ceux qui, comme l’une de nos meilleures Loreleis Nanna, avaient dérivé ici depuis l’Archipel du Dragon à Neuf Têtes, mais il s’était avéré que toutes les îles juraient loyauté au Roi Dragon à neuf têtes, et que la situation de la vie de chacun des habitants était différente. Alors que je pouvais rassembler des informations fragmentaires, il était difficile de rassembler une image plus complète de leur situation.

« Je dois le dire, mais il est plus difficile de traiter avec un pays quand vous ne savez pas ce qu’ils pensent que de faire face à un pays qui est clairement hostile, » dis-je. « Dans le premier cas, je ne sais même pas si nous devrions nous préparer à nous défendre. »

« C’est vrai…, » murmura Liscia.

Liscia et moi nous avions tous les deux trituré nos méninges, mais nous n’étions pas parvenus à une conclusion.

« Eh bien, il n’y a pas grand intérêt à y penser maintenant, » dis-je enfin. « Pour en revenir au thème des katanas du Dragon à Neuf Têtes, les katanas de mon monde étaient incroyablement tranchants, mais ils avaient l’inconvénient de ne pas pouvoir résister aux impacts et de se casser ou de facilement se déformer, » dis-je. « Mais dans ce monde, il y a de la magie d’enchantement, n’est-ce pas ? Voilà comment ce katana est assez robuste pour résister aux échanges de coups pendant un certain temps. »

« Cela en ferait le meilleur de sa catégorie en tant qu’épée, » déclara Liscia. « Enfin bon... c’est seulement à cause de la lame elle-même. »

« Hein ? Que voulez-vous dire par là ? » demandai-je.

« Nous ne nous battons pas seulement sur la seule force de nos armes. Tous les habitants dans ce monde peuvent utiliser la magie à un degré plus ou moins grand, et la plupart d’entre nous utilisent la magie élémentaire du feu, de l’eau, de la terre ou du vent. Quand il s’agit d’un combat, nous pouvons aussi faire revêtir nos lames avec ces éléments. »

Oh, j’ai vu ça, pensai-je. Je m’étais souvenu qu’Aisha avait utilisé la magie du vent pour augmenter la puissance de coupe et la portée d’attaque de son épée, alors que Hal avait utilisé la magie du feu pour faire exploser son arme quand elle était lancée sur l’ennemi.

« C’est pourquoi la capacité de coupe de l’arme elle-même n’est pas si importante, » déclara Liscia. « Bien que, cela dit, je suis sûre que dans une bataille sur les mers, où tout sauf la magie élémentaire de l’eau est plus difficile à utiliser, ceux-ci seraient les plus puissants. La principale façon dont les gens de l’Archipel du Dragon à Neuf Têtes se battent en mer est de se rapprocher rapidement et de monter à bord de leurs ennemis, tels des pirates. »

« Hmm… C’est une arme adaptée à une nation maritime, euh…, » en écoutant l’explication de Liscia, j’avais regardé de près la lame du katana. « Cependant... Je voudrais quand même mettre la main sur les techniques de forge. »

« Hein ? Est-ce que je ne vous ai pas dit que c’était en grande partie vide de sens ? » demanda-t-elle.

« Pour les armes, oui. Mais il y a beaucoup d’autres utilisations pour des lames tranchantes, n’est-ce pas le cas ? » demandai-je.

Si nous produisions en série des couteaux avec un bon tranchant, j’étais sûr que les chefs seraient en mesure de produire des plats plus délicats et savoureux. Si nous avions des outils plus tranchants, nous pourrions peut-être les utiliser pour produire des outils encore plus performants. Ensuite, il y avait des applications médicales, comme les scalpels. Je pensais que ce pourrait être l’usage le plus urgent. En chirurgie, plus les outils utilisés sont tranchants, et moins le corps du patient sera stressé.

Il s’agissait d’une technique avec toutes sortes d’applications. Je la voulais vraiment.

« Techniquement, j’ai des personnes qui font des recherches ici aussi, mais... il semble que ça va encore prendre un moment avant d’avoir le moindre retour, » dis-je.

Quand il s’agissait de sabres japonais, je savais qu’ils chauffaient et pliaient le fer et le frappaient. C’était le genre de connaissances générales approximatives que j’avais. Tamahagane ou Hihi'irokane, qui était celui qui existait encore ? Avec ce niveau de connaissance, je ne pouvais nullement recréer l’épée japonaise.

« Si nous avions dès lors des relations diplomatiques avec eux, je leur paierais une bonne somme pour nous transférer la connaissance de ces techniques…, » ai-je annoncé.

« Est-ce la raison qui fait que vous vous demandez ce que pense l’Union Archipel du Dragon à Neuf Têtes de nous ? » demanda-t-elle.

« Exactement, » répondis-je.

« Cela ressemble à un problème difficile à résoudre, » déclara Liscia.

Elle pourrait le dire de nouveau. Amidonia avait clairement l’intention de nous envahir, et j’avais pris la décision de les combattre parce que nous avions été dans une situation qui nous obligeait à le faire, mais je ne pourrais pas garder ce pays intact si nous menions des guerres avec nos voisins année après année. Je voulais ouvrir des relations diplomatiques, ne serait-ce que pour éviter des confrontations inutiles.

« Eh bien de toute façon, » dis-je finalement. « Nous devons développer des techniques qui nous sont propres et que les autres pays n’auront pas. La technologie et l’érudition vont construire une base inébranlable pour le pays. »

« Cela semble raisonnable, mais avez-vous des idées précises ? » demanda Liscia.

« Les techniques sont créées par les personnes, » dis-je. « Voilà pourquoi nous n’avons pas d’autre choix que d’aller chercher quelqu’un qui pourrait avoir ces techniques. J’ai justement une personne appropriée à l’esprit. »

« Justement la bonne personne ? » me demanda Liscia, tout en me regardant avec des doutes.

J’avais hoché positivement la tête. « Ludwin nous en avait parlé il y a quelque temps. Ne vous en souvenez-vous pas ? Il a dit qu’il y avait un scientifique fou dans l’Armée Interdite. Je pense que je vais lui demander de respecter sa promesse de nous le présenter un jour. »

Puis, au moment même où nous en parlions, on frappa et la porte du bureau s’ouvrit. Ludwin lui-même se précipita à travers la porte.

Il était soudainement tombé sur le sol, baissant la tête au point qu’il touchait presque le sol. Ce n’était pas vraiment une prosternation officielle, mais c’était assez proche.

« Votre Majesté ! Je suis vraiment désolé ! » s’écria-t-il soudainement.

En réponse, Liscia et moi avions écarquillé les yeux et avions parlé simultanément.

« Pour quelle raison vous vous excusez si soudainement ? » demandai-je.

« Quelque chose s’est-il passé, Sire Ludwin ? » demanda-t-elle.

Ludwin leva son visage et parla, choisissant soigneusement ses mots. « Eh bien, voyez-vous... une connaissance à moi est partie et a fait quelque chose de scandaleux... »

« Quelque chose de scandaleux ? » avais-je demandé avec précaution.

Quelque chose de mal était-il arrivé ? Maintenant, quand j’avais finalement réglé la montagne de choses que j’avais à faire après avoir reçu le trône, est-ce que quelque chose allait se produire à nouveau ? Je commençais à en avoir un peu marre de tout cela.

Ludwin avait alors demandé avec hésitation. « Hmm… Sire. Vous rappelez-vous peut-être que j’avais dit qu’il y avait une personne que je voulais que vous rencontriez ? »

« Hm ? Ohh. Liscia et moi venons justement d’en parler, » dis-je. « Est-ce le savant fou que vous connaissez ? J’ai voulu le rencontrer, mais j’étais tellement occupé ces derniers temps avec tous ces problèmes. Désolé, je n’ai pas réussi à trouver le temps pour ça. »

« Non, je comprends parfaitement cela… c’est juste que…, » déclara Ludwin.

Au début, Ludwin semblait hésiter à parler, mais il sembla trouver la résolution de le faire et il continua. « Cette connaissance se trouve être la seule responsable de tout ça. »

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Chapitre 1 : Se Préparer à l'Innovation

Partie 2

Le fief des Arcs s’étendait entre la capitale royale Parnam et la nouvelle ville côtière Venetinova.

Il s’agissait de la terre régie par le capitaine de la Garde Royale, Ludwin Arcs, qui était à la tête de la Maison des Arcs. Parce que Ludwin vivait dans le château, il y avait normalement un magistrat présent ici qui agissait à sa place.

Par rapport aux fiefs détenus par d’autres membres de la noblesse et de la chevalerie dans ce pays, il était de taille moyenne. Comme Ludwin s’était distingué dans la récente guerre, j’avais voulu le transférer dans un plus grand fief, mais Ludwin avait été très ferme au sujet de son propre domaine, et avait obstinément refusé. Je n’avais vu aucune raison de forcer le transfert, alors j’avais choisi d’étendre les limites de son fief actuel en fonction de ses préférences.

Liscia, Ludwin et moi étions venus au fief des Arcs dans une gondole portée par l’une des wyvernes de la maison royale. Nous étions venus vérifier les faits vis-à-vis de ce que Ludwin nous avait dit quelques jours plus tôt.

« Est-ce que c’est correct de laisser Aisha à la maison ? » demanda Liscia.

« Eh bien, oui ! Car après tout, nous avons Ludwin ici avec nous, » répondis-je.

Je n’avais pas emmené de gardes du corps lors de cette sortie. Aisha avait été inquiète et avait fait des histoires à propos de ça, mais avec le Capitaine de la Garde Royale, je m’étais dit que cela irait bien. En outre… Je voulais garder ça secret, donc moins il y avait de personnes impliquées, mieux c’était.

Depuis l’air, le fief des Arcs était coloré aux couleurs d’automne par les feuilles tombées des arbres. Il y avait beaucoup de champs et de pâturages, donc le paysage qui s’étendait devant nous présentait un sentiment de tranquillité.

C’était basé sur mes propres sens, mais ce continent, qui était un peu plus grand que la Chine au moment de la période des Trois Royaumes, avait une différence considérable dans son climat entre le nord et le sud.

Plus vous alliez vers le nord, plus il faisait chaud et plus vous alliez vers le sud, plus cela devenait froid. C’était même vrai dans ce pays, et dans les régions les plus au sud, la neige avait déjà commencé à tomber. Le fief des Arcs, plus au nord, connaissait encore un climat d’automne tempéré.

« Je souhaite que nous puissions nous reposer et faire un pique-nique ou quelque chose du genre, » grommelai-je.

« J’ai également ce sentiment, mais vraiment, nous le ferons une autre fois, d’accord ? » Liscia m’avait doucement réprimandé. « Ne sommes-nous pas venus ici aujourd’hui pour une raison ? »

« Je le sais, mais bon, c’est une belle journée…, » dis-je.

« Ah, c’est ici, Sire, » Ludwin nous interrompit. « S’il vous plaît, posez-nous ici. »

En suivant les instructions de Ludwin, nous avions fait atterrir la gondole et étions arrivés à la lisière d’une petite forêt. Même une fois sorti du véhicule, tout ce que je pouvais voir, c’était des arbres. Rien ne semblait sortir de l’ordinaire à propos de cette forêt.

J’avais ordonné au conducteur de nous attendre ici, puis j’avais demandé à Ludwin : « Est-ce vraiment dans la forêt ? »

« Oui, » répondit-il. « Bien que, pour être précis, ce n’est pas “dedans”, mais “sous”. »

« Sous ? » demandai-je.

« Je pense que ce serait plus rapide de vous le montrer, » cela dit, Ludwin partit vers la forêt. « Maintenant, Sire, princesse, s’il vous plaît, suivez-moi. »

En suivant Ludwin, Liscia et moi avions marché à travers la forêt côte à côte. Par mesure de précaution contre les créatures sauvages, j’avais les poupées en forme de souris que j’avais utilisées pour aider le village des elfes sombres, mais il ne semblait pas y avoir d’animaux sauvages menaçants. C’était une petite forêt, et je pouvais dire que les habitants y entraient souvent. Avec les feuilles tombées des arbres, l’intérieur de la forêt était très dégagé, ce qui nous assurait une bonne visibilité.

Si tout se résumait à cela, je m’étais dit que Ludwin et Liscia pouvaient gérer tous les problèmes qui se poseraient.

Ludwin était devant nous, nettoyant toutes les branches qui se trouvaient sur notre chemin avec son épée et son bouclier, donc tout ce que nous avions à faire était de marcher derrière lui. En marchant sur les feuilles mortes, j’avais commencé à vouloir de nouveau mon pique-nique. J’avais naturellement commencé à chanter une chanson qui correspondait à l’atmosphère.

« C’est une belle chanson. Qu’est-ce que c’est ? » me demanda Liscia.

« Il s’agit du thème d’un animé de monstres que chaque personne de mon pays connaît, » dis-je.

« … La seule chose que je sais est que ce que vous venez de me dire n’a aucun sens pour moi, » Liscia leva les yeux, mais soudain elle prit un air plus pensif. Je me demandais ce qui se passait, mais l’instant d’après, elle enroula son bras autour du mien. « Maintenant, comment est-ce ? Cela ne ressemble-t-il pas plus à un pique-nique ? »

En voyant le sourire timide de Liscia, j’avais alors dit. « ... Je deviens étrangement en sueur. »

« Pourquoi !? » s’exclama-t-elle.

« Parce que vous êtes trop mignonne alors cela fait battre mon cœur…, » dis-je.

« Hein !? O-Oh… Mon cœur est aussi ainsi…, » flirta-t-elle également.

Ludwin s’était alors arrêté. « C’est ici, Sire, Princesse. »

Ludwin s’était retourné, donc je m’étais également arrêté. Puis je remarquai quelque chose que je n’avais pas vu jusqu’à présent. Il y avait quelque chose de grand juste en face de nous. C’était...

« … Un garage ? » demandai-je. Cela semblait être la seule façon de décrire l’objet rectangulaire se trouvant devant nous.

Il était couvert de mousse, mais il semblait être fait de quelque chose comme du béton, et avait un volet sur un côté. Il était assez grand pour qu’une voiture de taille moyenne puisse y entrer. Alors qu’ils avaient parfois des technologies qui semblaient bien en avance sur leur temps, ce monde était en moyenne à un niveau de révolution préindustrielle, donc cette apparence semblait hors de propos.

Pendant que je réagissais avec confusion, Ludwin secoua la tête. « Ce n’est pas un garage. Car après tout, ce n’est pas assez grand pour qu’une carriole puisse aller à l’intérieur. »

Dans ce monde, l’hypothèse commune serait qu’un garage était pour entreposer des carrioles. Dans mon monde, une fourgonnette n’avait peut-être pas assez de place à l’intérieur, mais une voiture ordinaire aurait facilement pu y entrer. Ce n’était pas qu’il n’y avait aucun intérêt à essayer d’expliquer... mais, à y penser, cela avait rendu la conception de ce bâtiment d’autant plus difficile à comprendre.

« Eh bien ! Qu’est-ce que c’est ? » demandai-je.

Ce à quoi Ludwin avait répondu avec un ton des plus sérieux. « Il s’agit de l’entrée d’un donjon, Sire. »

Les donjons.

Ces lieux labyrinthiques avaient leur propre écologie unique et mystérieuse.

Il s’agissait également du seul endroit où des monstres avaient été confirmés comme existant avant la venue du Seigneur-Démon.

Quand j’avais utilisé mon Petit Musashibo pour jouer à l’aventurier, j’avais entendu parler d’eux par intermédiaire de Dece, Juno et les autres membres de leur groupe. Mais celui dont ils m’avaient parlé avait été une grotte, comme vous l’imaginez normalement. Je n’avais jamais entendu parler de ce genre d’entrée clairement artificielle.

Je leur avais présenté mes doutes, mais apparemment les donjons venaient sous de nombreuses formes.

« Il y a toutes sortes de donjons, » m’expliqua Liscia. « Ils apparaissent partout, dans les plaines, les forêts, dans les montagnes, et même dans les profondeurs de la mer. À l’intérieur, ils peuvent être comme des grottes, ou pavés de pierre comme le sous-sol d’un château, ou même un espace bizarre avec des murs en métal. »

Je m’étais vaguement rappelé que les joyaux que nous utilisions pour le Joyau de Diffusion de la Voix provenaient d’un donjon. J’avais aussi entendu parler d’autres types de technologie avant-gardiste provenant de donjons, il n’était donc pas étrange de trouver un donjon lui-même fait de technologie avant-gardiste.

« Hé, attendez. Comment les personnes ont-elles même découvert des donjons sous-marins ? » demandai-je.

Liscia répondit. « Il y a des races qui vivent parfaitement sous l’eau, et certains des donjons sous-marins ont de l’air à l’intérieur, alors dans ces cas-là, les personnes descendent vers eux à l’intérieur de ces grosses choses semblables à des cloches. »

Oh, une cloche de plongée, hein ? Il s’agissait d’une sorte de machine de plongée en forme de cloche où vous deviez pomper de l’air en continu pendant qu’elle s’enfonçait dans l’eau. Je les connaissais seulement grâce aux manga, mais... Je voulais en vérité en essayer une un jour.

« Eh bien, y a-t-il des monstres dans ce donjon ? » demandai-je.

Ludwin secoua la tête. « Non. Vous pourriez appeler cela un donjon en ruine. Les monstres et les créatures à l’intérieur ont été exterminés depuis longtemps. »

« Voulez-vous dire que cela a déjà été nettoyé ? » demandai-je.

« Oui, » répondit Ludwin. « Et maintenant, c’est ici qu’une personne de la maison de Maxwell, une famille d’excentriques qui ont reçu les droits sur ce donjon en ruine avant de le transformer en laboratoire, vit actuellement. »

Ludwin se retourna et parla dans un tube de métal à côté de l’entrée. « Genia ! C’est moi ! Ludwin Arcs ! Tu sors rarement à l’extérieur, donc je doute que tu ne sois pas là. Alors, réponds-moi si tu es là ! »

Ça devait être un tube de communication dans lequel il criait. Il y en avait aussi sur le cuirassé Albert. Et attendez ! Était-ce que cette personne qu’il appelait était enfermée ? Je me le demandais ? Cette personne s’appelait Genia (d’après ce nom, était-elle une fille, peut-être ?).

Puis, venant du tube de communication. *Bang, crack !*… il y avait un bruit de quelque chose qui tombait, suivi par la voix d’une jeune femme. « Ho... Hé, Grand Frère Luu. Quoi de neuf ? »

« Non, pas de “Quoi de neuf ?” » répliqua Ludwin. « Il y a eu un très fort bruit d’écrasement tout à l’heure. Est-ce que ça va ? »

« J’ai été surprise quand tu m’as si soudainement appelée, alors j’ai accidentellement renversé des trucs, » répondit Genia. « Eh bien, ce n’était pas cette fois-ci des produits chimiques dangereux, donc tout va bien. »

« Ce n’est pas bon du tout, » déclara Ludwin. « Tu fais toujours ça… »

« Ahaha, recevoir des leçons à travers un tube de communication est une sorte d’expérience rafraîchissante, » déclara Genia.

Face à une voix qui ne montrait aucun signe de regret, les épaules de Ludwin s’affaissèrent. Je me sentais comme si je pouvais dire comment leur relation avait fonctionné avec simplement ce que j’avais vu ici. L’un des deux avait fait des choses folles et l’autre l’avait poursuivie.

Ludwin secoua la tête et essaya de se remettre sur les rails. « De toute façon, j’ai aujourd’hui amené des invités importants pour visiter l’endroit. Alors, laisse-nous entrer. »

« Important ? » demanda Genia. « D’accord. J’ouvre maintenant la porte. »

L’obturateur fermé avait commencé à s’élever de son propre chef. Y avait-il un interrupteur quelque part ? On se sentait de plus en plus dans une poche de haute technologie présente dans ce monde.

Quand le volet fut complètement ouvert, il vit qu’il y avait un escalier qui descendait sous terre. Il semblait que ce garage était vraiment juste l’entrée. Sans tenir compte de ma surprise, cette personne appelée Genia avait dit d’une voix enjouée et chantante. « D’accord, Luu, et également à mes invités. Veuillez entrer. »

Nous avions alors descendu les escaliers menant dans les profondeurs et étions bientôt arrivés à un espace ouvert.

De ce que Ludwin m’avait dit, ce n’était pas un donjon particulièrement énorme. Il s’agissait de quelque chose comme un grand bâtiment de six ou sept étages, et qui était entièrement enfoui sous terre. Qui plus est, la Maison de Maxwell qui possédait ce donjon avait retiré tous les murs et les étages entre les niveaux afin d’obtenir plus d’espace, donc il s’agissait maintenant simplement d’un grand espace rectangulaire.

L’escalier massif qui s’étendait le long des murs de cet immense espace donnait l’impression d’être au bord d’une falaise abrupte, et c’était assez effrayant. J’aurais aimé qu’ils aient au moins mis des rambardes.

Les murs semblaient aussi être faits de métal. Liscia avait décrit les donjons comme des « espaces bizarres avec des murs de métal », mais pour moi, c’était comme si j’étais dans un vaisseau spatial futuriste. Les murs de métal semblaient dégager une faible lumière. La façon dont il ne faisait pas sombre, même si nous étions sous terre, me faisait penser à un monde futuriste.

En moi, j’avais été choqué de voir cette technologie incongrûment avancée, mais Liscia et Ludwin ne semblaient pas être dérangés par cela. Apparemment, les deux personnes pensaient que les murs brillaient à cause de la magie ou de quelque chose comme ça. Et parce que la magie pouvait faire n’importe quoi, il était probable que les habitants de ce monde ne ressentaient pas beaucoup d’émerveillement face à ce genre de chose.

Alors que nous étions en train de descendre les escaliers, j’avais demandé plus d’informations à propos de la Maison des Maxwell.

« Les Maxwell étaient la noble maison qui régnait à l’origine sur ces terres, » m’expliqua Liscia. « Cela doit être dans leur sang, car la Maison des Maxwell a produit beaucoup de grands chercheurs, et on dit qu’ils ont considérablement élevé le niveau de la civilisation de ce pays. Ils sont particulièrement reconnus pour leur analyse des technologies découvertes dans les donjons. Ce sont les Maxwell qui ont découvert comment utiliser des récepteurs simples pour le Joyau de Diffusion de la Voix. »

Wôw…, pensai-je. Alors ce sont les Maxwell qui ont découvert comment utiliser ces récepteurs simples, Hmm?

« Attendez, hein !? » m’exclamai-je. « Je pense qu’ils les utilisent aussi dans l’Empire, n’est-ce pas ? »

« Tout à fait. Mais après tout, c’était il y a très longtemps, » déclara Liscia. « Il y a un certain nombre de générations, un roi a vendu ces connaissances à diverses puissances étrangères. »

« Hmm... Eh bien, je suppose que c’est difficile pour moi de dire que c’était une mauvaise décision, » dis-je.

C’était effrayant de voir la technologie de pointe s’échapper hors de son contrôle, mais si la technologie avait peu d’effet et que quelqu’un d’autre allait la découvrir, alors peut-être que la vente de la connaissance alors qu’elle valait encore quelque chose pourrait être acceptable. Vous pouviez faire ça, ou alors l’échanger contre des connaissances concernant autre chose.

« Pour cette réalisation, ils ont reçu ce donjon en ruine et la terre qui l’entoure afin d’y régner, » déclara Ludwin. « Cependant, les Maxwell, passionnés par leur recherche, ne montraient aucun intérêt à gérer la terre. Avec la compréhension de la famille royale, ils nous ont délégué la gestion des terres, à nous, leurs voisins de la Maison des Arcs. La moitié de ce qu’ils gagnent de leurs terres est donnée à la Maison des Arcs, tandis que l’autre moitié sert à soutenir leur style de vie et à financer leurs recherches. Il s’agit du système que nous avons adopté. »

« En quelque sort, c’est... assez incroyable, » dis-je. Gérer les terres de leur fief était le devoir d’un noble. Penser qu’ils négligeaient cela pour passer leurs journées sur rien d’autre que de la recherche… « Mais, attendez..., la Maison des Arcs n’est-elle pas perdante dans cette affaire ? »

« Parce que les contributions de la Maison de Maxwell étaient si bonnes, cela a été permis par le roi, » répondit Ludwin. « En outre, si leurs recherches nous apportent de nouvelles connaissances, le pays prospérera encore plus. Bien que, cela dit, les années se sont écoulées et les terres des Maxwell ont été incorporées dans le fief des Arcs. Et maintenant, nous sommes considérés par tous comme leurs dirigeants légitimes. »

Fondamentalement, alors que leur Maison avait été autorisée à continuer à exister, leurs terres avaient été réduites pour avoir uniquement ce donjon. Et la Maison de Maxwell était financièrement soutenue par la Maison des Arcs.

« ... Hein !? Êtes-vous bien à la tête de la Maison des Arcs ? » demandai-je.

« Oui, je le suis, » répondit Ludwin.

« Et cette personne, Genia, est-elle la seule ici ? » demandai-je.

« Oui. Genia Maxwell. À l’heure actuelle, elle est la dernière des Maxwell, » répondit Ludwin.

« En d’autres termes, en ce moment, vous payez pour soutenir cette Genia, n’est-ce pas exact ? » demandai-je.

« Arggg…, » gémit Ludwin.

Au moment où je lui avais demandé ça, Ludwin était à court de mots. C’était quand je m’étais souvenu des rumeurs que peut-être Ludwin était confronté à des difficultés financières que j’avais voulu demander ça.

« Ne me dites pas que la raison pour laquelle vous mangez le pain le moins cher que la cafétéria a à offrir est…, » dis-je lentement.

« … Genia a cinq ans de moins que moi, et nous avons été élevés comme si elle était ma petite sœur, » Ludwin avait commencé à avoir un regard lointain dans ses yeux. « Le montant du soutien à verser à la maison de Maxwell est fixé à un taux fixe, mais, eh bien… Mes parents et ceux de Genia sont déjà tous décédés. Cela fait de chacun de nous est le seul parent que l’autre a encore... et bien… Je suis un pigeon quand il s’agit de choses que ma petite sœur demande, et je ne peux même pas m’empêcher de puiser dans mon propre salaire. »

J’étais sans voix face à cette révélation.

J’avais fait une petite tape sur l’épaule de Ludwin.

Au moment où nous avions atteint le fond, j’avais enfin compris l’ampleur de cet espace ouvert.

Jusqu’à ce moment-là, alors que les murs émettaient de la lumière, le centre de l’espace était sombre et je n’avais pas pu voir l’ensemble. Ici, au fond, le sol brillait aussi de la même lumière, de sorte que je pouvais voir que l’espace était divisé avec le même type de séparateurs de tissu que vous verriez sur un chantier de construction.

D’abord, il y avait un diviseur massif qui séparait l’espace en deux moitiés.

Dans l’espace restant, il y avait une zone de taille moyenne qui avait été divisée, ainsi qu’un certain nombre d’objets en forme de boîte avec un tissu au-dessus d’eux, et une maison en rondins (deux étages).

Je me demandais ce qui se cachait derrière le massif diviseur, mais voir ici à l’intérieur de cet espace de métal une maison qui semblait appropriée dans une forêt ressemblait à une blague. Cette maison avait probablement été l’espace de vie (et l’espace d’expérimentation ?) des propriétaires de ce donjon, la Maison des Maxwell.

Ludwin frappa à la porte. « Genia, je suis là. J’ai fait venir des invités, alors s’il te plaît, ouvre. »

Après que Ludwin ait appelé, une voix insipide avait répondu. « Dacodac. Je viens l’ouvrir maintennnnanttt. »

Puis la porte s’ouvrit et une femme d’une vingtaine d’années vêtue d’une blouse de laboratoire froissée sortit. Elle avait l’air un peu sous-alimentée, mais elle avait des traits réguliers, et si elle avait pris soin d’elle, elle aurait probablement été raisonnablement belle. Cependant, ses cheveux mi-longs clairement négligés ruinaient son apparence.

Je présumais que ceci était Genia Maxwell. Les petites lunettes rondes reposant sur le bout de son nez ressemblaient à ce que je m’attendrais à ce qu’un chercheur porte.

« Hé ! Luu, » Genia souriait. « Content que tu sois là… Qui sont-ils ? » Elle inclina la tête sur le côté alors qu’elle demandait la dernière partie.

En voyant sa réaction, Ludwin baissa précipitamment la tête afin de s’excuser. « H-Hey, tu es impolie là !! Je-je suis terriblement désolé, Sire, princesse ! Genia ! Il s’agit de Sa Majesté le Roi Souma et la Princesse Liscia ! »

« Oh, hé... tu as raison, » déclara Genia. « C’est le visage que j’ai l’habitude de voir sur le Joyau de Diffusion de la Voix. »

Contrairement à la panique de Ludwin, Genia semblait détendue. Elle avait soulevé l’ourlet de sa blouse de laboratoire comme s’il s’agissait d’une robe et nous avait fait une révérence. « Votre Majesté, nous ne nous sommes jamais rencontrés auparavant. Je m’appelle Genia Maxwell. Bienvenue dans mon humble demeure désordonnée. »

Je ne pouvais pas dire si elle était respectueuse avec cette salutation ou non, mais au moins, elle ne semblait pas essayer de nous insulter. Elle était un peu hors de propos, mais c’était probablement qu’elle qui faisait de son mieux pour être respectueuse.

Je m’étais alors moi-même présenté. « Je suis le roi (provisoire) d’Elfrieden, Souma Kazuya. Et voici ma fiancée, Liscia. »

« Je suis Liscia Elfrieden, » déclara Liscia.

« Hee Hee! J’en suis consciente, » gloussa Genia. « Je constate humblement avec plaisir de vous trouver en bonne santé. »

Ludwin enfouit son visage dans ses mains, incapable de regarder. Sa tentative de langage poli était si mauvaise qu’elle donnait l’impression d’être une clown.

« Si vous n’en avez pas l’habitude, il n’est pas nécessaire d’agir de manière formelle, » dis-je. « Après tout, nous sommes ceux qui sont venus à l’improviste. N’hésitez donc pas à parler de la façon la plus simple pour vous. »

« Êtes-vous sûr ? Eh bien, c’est ce que je vais alors faire, » répondit Genia.

« G-Genia ! » s’exclama Ludwin.

Ludwin commença à protester contre le soudain changement d’attitude de Genia, mais je levai la main afin de l’arrêter.

« C’est bon. Nous sommes les seuls présents ici, » dis-je.

« M-Mais... quand vous considérez pourquoi nous sommes venus ici..., » bégaya Ludwin.

« Oh, nous pouvons laisser ça pour plus tard, » dis-je. « Dans le peu de temps que nous avons parlé, je suis plus ou moins convaincu qu’elle n’est pas du genre à comploter quelque chose de malfaisant. Et avant de voir la suite, je pense que je souhaiterais en savoir plus sur elle. »

« J-Je vois…, » Ludwin semblait découragé.

Genia se mit alors à rire. « Eh bien, cela ne sert à rien de rester toute la journée devant la porte. Venez ici ! Même dans une maison comme celle-ci, je peux au moins vous servir du café. »

Elle nous avait conduits à l’intérieur d’un semblant de salle de séjour. Après que nous nous étions assis à la table se trouvant là-bas, Genia avait sorti quatre tasses de café. Elle n’avait apparemment pas de crème ou de sucre.

Quand Genia eut fini de donner un café à toutes les personnes présentes et qu’elle s’était également assise, elle se présenta une fois de plus. « Je vais me présenter à nouveau. Je suis Genia Maxwell. Je suis à la tête de la Maison des Maxwell, propriétaire de ce donjon, chercheuse, scientifique et inventrice. Oh, je suis techniquement aussi une mage dans l’Armée Interdite. J’étais à l’origine dans le développement d’armes, mais voyez vous, j’ai fait quelques trucs... »

Ceci avait commencé comme une présentation de soit relativement lisse, mais Genia était devenue vague avec cette dernière partie.

« Vous avez fait “des trucs”... ? » demandai-je. « Qu’est-ce que vous avez en tête en disant ça ? »

« Elle a créé plein de choses grotesques, » Ludwin avait dit ça avec un froncement de sourcils.

Genia avait expliqué en toute hâte. « Hé, vous savez comment les guerres dévastent toujours la terre, n’est-ce pas ? Eh bien ! Pour m’assurer que la terre est pleine de verdure après la bataille, j’ai fait ces flèches avec des graines de plantes à croissance rapide chargées dedans. »

« Planter des arbres sur les champs de bataille ? Cette idée n’est-elle pas trop éloignée du sujet !? » m’exclamai-je.

Oh. Alors que ce n’était pas une idée qui aurait dû être sortie dans le département de développement des armes, on se sentait comme si c’était un peu faible comme raison de la chasser. Alors que je pensais ça, Genia semblait être profondément perdue dans la pensée.

« Hrm... Je pense que c’était une bonne idée. Mais c’était peut-être une erreur de les enchanter avec de la magie élémentaire de lumière pour encourager la croissance, » déclara-t-elle. « Vous voyez, ils ont commencé à croître incroyablement vite. Hahaha… Je n’aurais jamais imaginé que le tir d’essai que j’ai effectué engloutirait les terrains d’entraînement, et le laboratoire attaché à eux dans une mer d’arbres. »

« C’était donc vous ? » cria Liscia alors qu’elle était surprise de découvrir l’auteur de ce fait.

Cela semblait s’être passé avant que je vienne dans ce monde, mais ce pourrait être un incident plutôt bien connu ici.

… Eh bien, je pouvais maintenant voir pourquoi elle avait été expulsée.

Genia riait, mais Ludwin se tenait la tête entre les mains.

« Eh bien ! Je n’aimais pas beaucoup l’ambiance du département de développement, alors ça me convenait bien, » déclara Genia. « Ils vont tous dans la même direction. Ne serait-il pas préférable qu’ils soient plus libres dans leur façon de penser ? »

« Je suis d’accord, mais dans votre cas, je pense que vous êtes un peu trop libre, » dis-je.

« Non, non, je pense qu’une culture ou une civilisation supérieure ne peut naître que de la poursuite libre des idées, » insista-t-elle. « Si vous me le demandez, le développement est une explosion ! »

« C’est bien la seule chose que nous ne voulons pas laisser exploser ! » déclarai-je.

S’il vous plaît, laissez l’art être la seule chose qui est une explosion, pensai-je. Je veux dire par là que si tout ce que vous développez explose, c’est simplement un accident.

Ce n’était pas uniquement Ludwin maintenant qui était ainsi, car Liscia avait l’air épuisée juste en écoutant. « On a l’impression d’avoir trois Soumas ici. »

« Hein !? Cela signifie-t-il que s’occuper de moi est à moitié aussi épuisant que de s’occuper d’elle ? » demandai-je.

« Depuis que nous sommes fiancés, vous m’avez donné beaucoup de mal, » dit-elle. « Bien que... dernièrement, je commence à sentir que ce n’est pas finalement si mal. »

« Ahaha! » Genia avait alors déclaré d’une manière taquine. « Je suis contente de voir que le futur couple royal est si proche. »

Liscia devint rouge vif et regarda le sol.

« Nous avions une bonne ambiance maintenant, et là vous l’avez gâchée, » me plaignis-je.

« Je suis désolée d’avoir fait ça, » répondit Genia. « Eh bien ! De toute façon, c’est à peu près tout ce qu’il y a à raconter sur moi. En passant, Votre Majesté. Avez-vous entendu parler du genre d’ascendance que possède la Maison des Maxwell ? »

« Votre Maison s’est distinguée en étudiant les artefacts découverts dans les donjons, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Précisément ! » déclara Genia, effectuant également un claquement de doigts. « Ma famille a depuis longtemps effectué des recherches sur les artefacts de donjon. Ce sont des choses qui vont bien au-delà de ce que la technologie de ce monde peut reproduire, et nous les étudions depuis des générations. Et donc, depuis le temps que nous avons passé a effectué ces recherches, nous sommes vaguement venus à percevoir une certaine chose. »

« Une certaine chose ? » demandai-je.

« C’est le principe de ce monde, séparé de la magie, » répondit-elle.

Un principe séparé de la magie ? pensai-je. Qu’est-ce que c’est ?

☆☆☆

Partie 3

« J’ai entendu dire que vous utilisiez le Joyau de Diffusion de la Voix, » Genia avait fait un sourire significatif, puis elle avait demandé. « Comprenez-vous ce genre de chose ? »

« Si je m’en souviens bien... il s’agit d’un artefact provenant des donjons, rempli de la magie des sylphes et des ondines. Le joyau est un outil pour envoyer des images et des sons qu’il capte... N’est-ce pas ainsi ? »

« Tout à fait, » répondit Genia. « Je suis sûre qu’il s’agit là de la réponse de 99 % des personnes qui connaissent le Joyau de Diffusion de la Voix. Mais il y a deux erreurs dans cette compréhension. »

« Erreurs ? » demandai-je.

Genia acquiesça solennellement. « Ils se trouvent bien dans les donjons. Cette partie est correcte. L’erreur numéro un est la partie “remplie de la magie des sylphes et des ondines”. Vous l’avez dit comme s’il s’agissait d’un fait, mais avez-vous déjà vu vous-même une sylphide ou une ondine ? »

« Eh bien, non, je n’ai pas fait, mais… Je ne suis pas de ce monde, mais n’étaient-ils pas censés exister ici ? » demandai-je.

« OK, alors, demandons à la princesse à côté de vous. Princesse, avez-vous déjà vu un esprit ? »

Liscia secoua négativement la tête. « Je-je n’en ai jamais vu. Je veux dire par là que les esprits sont quelque chose présents dans les légendes. Mais la magie, et le magicium, la substance de base utilisée pour la produire, est dit être un cadeau des esprits. Ils doivent donc être là quelque part, non ? »

« Cela ne suffit pas à prouver leur existence, » Genia haussa les épaules, l’air consterné. « Voyiez-vous maintenant, Votre Majesté ? Peut-être que vous, en tant que quelqu’un qui n’est pas originaire de ce monde, pourriez être plus capable de le comprendre ? Parce qu’il y a cette puissance mystérieuse appelée magie dans ce monde, il est plus difficile pour les personnes de voir la vérité. La neige tombe et la glace se forme dans les rivières en hiver, puis elle fond quand il fait plus chaud au printemps. Ce genre de chose évidente leur est simplement caché par la magie. »

C’était... quelque chose que je ressentais moi-même. Je pensais plutôt que, « Parce que la magie peut faire n’importe quoi, peut-être que les personnes de ce monde n’ont pas beaucoup d’émerveillement. »

« Tout ce qui est mystérieux ou miraculeux est agité par tous comme le pouvoir de la magie ou des petits esprits que nous ne pouvons pas voir, » déclara Genia. « Jusqu’à ce que nous résolvions cette chose appelée magie, le plus grand mystère de tous les temps, nous ne pouvons pas complètement nier leurs théories absurdes. C’est pénible. »

Le froncement de sourcils sur le visage de Genia après qu’elle eut dit cela n’était probablement pas seulement causé par la gorgée de café qu’elle avait prise.

« C’est la vérité, » continua-t-elle. « Pendant que nous étudiions le joyau découvert dans le donjon, nous avons eu la chance de découvrir que si nous utilisions de la magie élémentaire de l’eau et du vent, il prendrait le paysage autour et le projetterait à travers les récepteurs qui avaient également été découverts. L’histoire sur les sylphes et les ondines était juste une explication que quelqu’un a trouvée plus tard, pensant que c’était possible grâce aux bénédictions des esprits. »

« Alors, n’y a-t-il pas de sylphes ou d’ondines ? » demandai-je.

« Eh bien, je ne peux pas aller aussi loin que de les rejeter. Ils peuvent être là-bas, quelque part. Je veux dire par là que nous avons après tout un pays manifestement appelé le Royaume des Esprits de Garlan. Mais, à l’heure actuelle, je n’ai pas de preuve définitive de leur existence. »

Eh bien ! après tout, il était impossible de prouver la non-existence d’une chose. Mais c’était énorme comme information.

J’avais supposé qu’il s’agissait d’un monde d’épée et de sorcellerie, comme le genre que vous verriez dans un JDR. Non, eh bien, ils avaient eu à la fois des épées et de la sorcellerie. Voilà pourquoi je supposais aussi que ce ne serait pas étrange pour les esprits d’exister. Était-ce juste quelque chose dont je m’étais tout simplement convaincu ?

« Eh bien, qu’en est-il de la Bête Divine qui protège la forêt des elfes sombres ? » demandai-je.

« Oh ! Cela, ça va, » répondit Genia. « Les Bêtes Divines existent assurément, ou ont existé à un moment donné. Mais je ne pourrais pas vous dire s’il y en a encore une dans leur forêt ou non. »

« Celui-là existe ? » demandai-je,

« Je veux dire par là qu’il y a bien la plus grande Bête Divine de tous, la Matriarche Dragon. Et elle existe vraiment dans la Chaîne de Montagnes du Dragon Étoilé. D’accord. Je peux comprendre pourquoi vous êtes confus. La différence entre les choses qui existent et les choses qui ne le sont pas est vague dans ce monde. Il s’agit là d’un autre facteur qui fait qu’il est difficile de voir la vérité. »

« Ma tête commence à me faire mal, » me plaignis-je.

« Allez-vous bien ? » Liscia posa une main inquiète sur mon épaule.

Je posai ma propre main sur la sienne et répondis, « Je vais bien, » mais… au fond de moi, je n’allais pas bien du tout. Au cours de ces quelques minutes, j’avais totalement perdu ma compréhension de ce monde.

Il y avait de la magie, mais je ne savais pas s’il y avait des esprits ou pas, mais ces choses appelées des Bêtes Divines existaient. Plus rien n’avait de sens pour moi. Je devrais rassembler une liste de plus de choses qui existaient et qui n’existaient pas, puis comparer les deux avant que je puisse même avoir un vague sentiment de ce que ce monde était. Voilà ce que je commençais à ressentir.

« Revenons sur le sujet, voici la deuxième erreur, » déclara Genia. « Eh bien, je vous l’ai déjà dit, mais c’est la partie sur “le joyau est un outil pour envoyer des images et des sons qu’il capte”. Comme je vous l’ai déjà dit, la fonction de diffusion du joyau est quelque chose que nous avons découvert par accident lorsque nous avons essayé d’utiliser de la magie de l’eau et du vent. En d’autres termes, nous avons seulement utilisé le joyau pour la diffusion. »

« Quoi !? » m’exclamai-je.

Alors, voulait-elle dire... que le joyau n’était pas seulement un outil pour diffuser des images et du son ?

« Par exemple, l’humanité utilise la roue à eau dans une grande variété d’applications, » déclara Genia. « Ils ne sont pas seulement utiles pour l’irrigation, nous les utilisons aussi pour battre et pulvériser le blé, et pour filer du tissu également. Mais, si quelqu’un qui n’avait jamais vu de roue avant avait vu un rouet, ne pensez-vous pas qu’il penserait que les roues étaient quelque chose pour filer du fil ? »

« Ça a du sens…, » dis-je lentement.

Cependant, si elle avait utilisé un exemple avec plus d’applications, il aurait été plus facile de le comprendre. Par exemple, imaginez si quelqu’un dans ce monde avait découvert un téléphone cellulaire, puis il avait accidentellement découvert qu’il prenait des photos pendant qu’il s’amusait avec. Les personnes dans ce monde penseraient que les téléphones portables étaient des appareils photo. De la même manière que nous avions pensé au Joyau de Diffusion de la Voix comme caméra de télévision...

« Eh bien... que sont ces joyaux, dans ce cas ? » demandai-je.

« Alors... nous savons ce qu’ils sont…, » Genia avait donné à ma question hésitante une réponse claire et confiante. « Ils sont ce qu’on appelle communément un Cœur du donjon. »

Cœur du donjon

Ils avaient été considérés comme la partie la plus importante d’un donjon. Il maintenait l’écologie unique du labyrinthe depuis le niveau le plus profond du donjon.

Je disais qu’ils étaient censés être, parce que c’était juste la déduction de quelqu’un.

Si ces Cœurs de donjon étaient détruits ou arrêtés, l’environnement à l’intérieur du donjon (la température, l’humidité, et plus...) et son écologie s’effondreraient, le transformant en un donjon en ruine. Alors que les créatures sauvages pouvaient venir de l’extérieur pour vivre dans un donjon en ruine, plus aucun monstre n’apparaissait après ce moment-là, donc on supposait que ces cœurs étaient au centre de la fonction d’un donjon.

Incidemment, les aventuriers de ce monde vivaient en explorant des donjons, mais leur but ultime était de vider les donjons en arrêtant ces cœurs.

Comme je venais de l’entendre, les cœurs des donjons étaient utilisés comme Joyau de Diffusion de la Voix. S’ils les ramenaient, ils pourraient les vendre à l’État pour la gloire et une immense fortune. Cependant, il semble que plus ils se rapprochaient du point le plus bas du donjon, plus les monstres apparaissant étaient puissants.

Sur l’ensemble du continent, il fallait quelques années ou mêmes décennies pour qu’un unique donjon soit nettoyé.

C’est pourquoi les aventuriers ordinaires comme Dece et Juno gagnaient leur vie en protégeant les marchands et les caravanes des bandits et des bêtes sauvages, ou en tuant des monstres qui sortaient des donjons ou du Domaine du Seigneur-Démon. Même si les aventuriers allaient de temps en temps dans un donjon, la plupart le faisaient pour vendre du matériel des monstres qu’ils avaient vaincus, ou pour vendre les artefacts qu’ils pourraient, en de rares occasions, trouver. (Il n’y avait rien de pratique, comme des coffres au trésor.)

Revenons au sujet des Cœurs de donjon.

Jusqu’à ce qu’un Cœur de donjon soit arrêté, il continuerait à donner naissance à des monstres féroces depuis quelque part d’inconnu. À ce stade, personne n’avait jamais ramené un Cœur sans l’arrêter. C’était parce que personne ne voulait voir la surface se retrouver pleine de monstres à la suite d’avoir ramené un Cœur en fonction contre tout bon sens.

En d’autres termes, les cœurs des donjons n’avaient été étudiés que dans un état brisé.

Dans mon exemple précédent du téléphone portable, ce serait comme si la personne qui jouait avec elle avait réussi à réparer la fonction de la caméra et l’utilisait pour cela. Dans ce cas, vous pourriez penser que ce serait une bonne idée de les rechercher et de chercher d’autres fonctions qu’ils pourraient avoir, mais… voici quelque chose à considérer.

Les téléphones portables ne crachaient pas de monstres.

Si vous saviez que le téléphone portable avait une fonction d’autodestruction qui ferait tout sauter autour de lui, voudriez-vous rechercher d’autres fonctionnalités qu’il avait ?

Ce fut l’une des raisons pour lesquelles la recherche sur les Cœurs de donjon n’avait pas avancé.

« Cependant, avec le niveau de technologie dans ce monde, redémarrer un noyau de donjon une fois qu’il est arrêté est impossible, » déclara Genia. « Je veux dire par là que nous ne savons même pas comment cela a fonctionné en premier lieu. » Genia haussa les épaules, regardant dans sa tasse. « Je suppose que je peux comprendre pourquoi les personnes voudraient l’expliquer avec de la magie. C’est la peur de l’inconnu. Il est effrayant d’avoir quelque chose d’existant que vous ne pouvez pas voir ou expliquer, alors les personnes essaient de forcer une explication pour les saisir et comprendre cela… Non, peut-être juste pour sentir qu’ils le comprennent ? »

« C’est pourquoi ils en font l’œuvre de la magie ou des miracles, » dis-je.

« Précisément ! Oh, je suis contente que notre roi ait ce genre de compréhension, » déclara Genia. « Si cela avait été l’État Papal Orthodoxe de Lunaria, j’aurais pu être jeté en prison ou, pire, brûlé sur le bûcher pour avoir parlé comme ça. »

« Brûlé sur le bûcher…, » je pensais qu’elle devait exagérer, mais Genia avait l’air absolument sérieuse.

« Il y a une tendance dans ce monde à penser à la magie comme la grâce des dieux ou des esprits, » dit-elle. « Cette tendance devient plus forte avec la force de la foi en la religion d’une personne. Ce pays est une théocratie. Les dieux ou les esprits sont la source même de leur autorité. Ils ne peuvent pas reconnaître l’existence de toute recherche... ou un chercheur s’il levait le rideau sur ce mystère divin. »

« … Vous pourriez avoir raison, » dis-je.

Dans les pays avec trop de ferveur religieuse, ceux qui tentaient de découvrir les lois de la nature devenaient parfois réprimés. Ceux qui donnaient des explications contre les enseignements de la foi pourraient être traités comme des hérétiques et dans le pire des cas... tués. Même Galilée avait été forcé de rétracter sa théorie.

... Tellement stupide.

« Ce pays ne finira pas comme ça, » dis-je. « Je ne le permettrai pas. »

« Je suis très contente d’entendre ça, » Genia frappa ses mains sur ses genoux et sourit largement. « Donc, voici la chose nous concernant, nous, les membres de la Maison des Maxwell. Nous avons pensé qu’il pourrait y avoir un autre principe dans ce monde en dehors de la magie, et nous l’avons étudié. Il est vrai que certaines fonctions du cœur du donjon ont été ramenées à la vie avec de la magie, mais quand nous imaginons comment le cœur du donjon a été créé, nous pensons qu’il doit être un produit de l’ingénierie, ou des mathématiques. Ce n’est pas la puissance des miracles, et si nous l’étudions à fond, nous croyions qu’il y a une vérité fonctionnelle à trouver. Pour des raisons de commodité, nous appelons ce principe séparé de “surscience”. »

« Surscience..., » murmurai-je.

« C’est Su-Sci pour faire court, » dit-elle.

« “Oh, soupire”... Ne le raccourcissez pas comme ça, » dis-je.

« Et ainsi, notre clan, en tant que peuple qui étudie la surscience, se qualifie de surscientifique, » Genia avait gonflé sa poitrine avec une véritable fierté.

« Cependant, n’ai-je pas entendu de Ludwin que vous étiez un scientifique fou ? » demandai-je.

« Je préfère ne pas avoir un nom boiteux comme ça, » répondit-elle.

« Je ne vois pas la différence ! » criai-je.

« Sur » était cool, mais « fou » n’était pas ? … pensai-je.

Je ne comprenais pas tout à fait sa logique.

Genia avait alors dit. « Maintenant…, » puis elle s’était levée. « J’aimerais que ce roi, qui a l’air de devenir l’un de mes sympathisants, vienne voir mes inventions. »

« Oui, c’est pour ça que nous sommes venus ici, » dis-je. « Pourriez-vous s’il vous plaît me le montrer. »

« Je suis d’accord avec ça, » dit-elle, tout heureuse. « Je pense que j’ai quelque chose pour vous. Pourriez-vous venir dehors avec moi ? »

Genia se leva de son siège et quitta la maison. Apparemment, l’invention qu’elle voulait me montrer était à l’extérieur. Si c’était le cas, il se pouvait que ce soit derrière le diviseur que j’avais vu au niveau inférieur.

Ludwin avait marmonné « Franchement..., » pour lui-même et avait suivi après Genia, donc il ne restait plus que moi et Liscia qui étions laissés dans la maison.

« S’il y a une chose à dire à son sujet, alors c’est qu’elle est différente, » déclara Liscia avec un sourire ironique.

Elle devait parler de Genia. J’étais largement d’accord avec cette opinion, mais je commençais à avoir certaines attentes pleines d’espoir pour elle.

« Pourtant, elle peut être justement le genre de personne talentueux que nous recherchions, » j’avais gardé mes bras croisés pendant que j’exprimais mes pensées. « Quand j’ai vu l’imposante vue de l’Armée Impériale à Van, j’ai réalisé que nous ne pouvions pas laisser les choses comme elles sont. J’ai fait avec des choses qui existaient déjà jusqu’à maintenant, mais à l’avenir, nous devrons être en mesure d’innover et de créer des choses que personne n’a jamais vues auparavant. Créer de nouvelles technologies révolutionnaires, les adopter et faire avancer l’époque. Si nous ne le faisons pas, ce pays ne pourra jamais se tenir aux côtés de l’Empire. »

« … Vous avez raison, » répondit Liscia.

« Donc, j’ai finalement trouvé une méthode pour avancer vers une nouvelle ère, » dis-je.

« Une méthode ? » Liscia avait fait écho de manière interrogative.

J’avais fermement hoché la tête en réponse. « Dans l’histoire de l’humanité, il y a eu ceux qui étaient en avance sur leur temps. Ils avaient un don de prévoyance, décomposant les notions établies, et un seul d’entre eux peut suffire à changer l’histoire. Bien que dans de nombreux cas, ils sont perdus dans le flux des temps, ou éliminés par la sélection naturelle. »

Par exemple, prenez le « génie universel », Léonard De Vinci.

De Vinci était célèbre pour sa peinture, la Joconde, mais il avait laissé des schémas pour un nombre surprenant d’inventions. On disait qu’il y avait même des schémas conceptuels pour un char, une combinaison de plongée et un hélicoptère. Mis à part leur faisabilité, si ces inventions avaient fait l’objet de recherches appropriées, l’histoire de l’Europe aurait pu radicalement changer.

En plus de ses inventions scandaleuses, il avait également produit des dessins anatomiques précis du corps humain. À une époque où l’Église chrétienne avait eu une grande influence, il avait acheté des cadavres et les avait découpés d’une manière qui aurait pu être considérée comme blasphématoire par l’église, tout cela afin de connaître la structure du corps humain. Si ces dessins anatomiques s’étaient répandus, ils auraient sans doute conduit à de grands progrès en médecine. Cependant, il les avait cachés pendant longtemps, craignant le pouvoir de l’église, et il avait donc été incapable de contribuer à la science médicale.

« Les générations suivantes disent que ces sortes de personnes sont “nées avant leur temps”, » dis-je. « Cependant, que se passerait-il si le dirigeant de l’époque voyait une telle personne pour ce qu’elle était vraiment, la protégeait et lui donnait une position importante ? Et si, pas seulement la personne au pouvoir, mais également le peuple dans son ensemble, pourrait être amené à les reconnaître pour ce qu’ils étaient ? Ne pensez-vous pas que cela pourrait conduire à une avancée majeure ? »

« Voulez-vous dire que cela ferait en sorte que le temps s’ajuste à la personne qui les devance ? » demanda Liscia.

« Précisément ! » dis-je. « Bien que je ne m’attendais pas à ce que vous le compreniez au premier essai. »

« Vous savez, je n’ai pas traîné avec vous pendant une demi-année pour rien, » Liscia avait dit ça avec un rire, mais avait ensuite rapidement pris un air pensif. « Mais, par ce raisonnement, ne devriez-vous pas être celui qui dirige tout ça, Souma ? Le niveau technologique de votre monde était loin devant celui-ci, n’est-ce pas ? »

« Eh bien, je peux comprendre pourquoi vous dites ça, mais… eh bien, non, je ne peux pas, » dis-je.

« Pourquoi, non ? » demanda-t-elle.

« C’est parce que mon monde est bien trop loin du chemin que celui-ci finira par suivre, » dis-je.

Mon Ancien Monde n’avait pas de magie.

J’avais senti auparavant que la technologie de ce monde était omniprésente en raison de l’existence de la magie, mais c’était une façon pour ce monde de progresser. Certaines pièces de technologie, comme les Joyaux de Diffusion de la Voix, étaient déjà supérieures à la technologie de l’autre monde. Ce monde allait probablement continuer sur un chemin différent de mon propre monde.

« Si je faisais certaines choses quand je ne devrais pas faire, il y a un risque que je finisse par retarder le développement, » dis-je. « C’est pourquoi je pense qu’il est préférable que le progrès de ce monde soit principalement motivé par les habitants de ce monde. »

« Je comprends ce que vous pensez, » c’était ce qu’elle avait dit, mais le visage de Liscia ne semblait pas du tout satisfait de mon explication. Si je devais dire quelque chose, elle avait l’air à la fois en colère et triste.

Pendant que je me demandais ce qui se passait, Liscia avait pris ma main et l’avait serrée avec force.

« Je comprends ce que vous pensez, Souma. Pourtant, il y a des parties de ce que vous dites que je ne peux en aucun cas accepter, » dit-elle.

« ... Tel que ? » demandai-je.

« La partie sur “les habitants de ce monde !” Vous appartenez maintenant aussi à ce monde, Souma ! » Liscia avait tiré ma main et l’avait placée contre sa joue. « Mon père était celui qui vous arrachait à votre ancien monde, alors moi, en tant que sa fille, je ne suis peut-être pas la plus apte à vous le dire, mais… Ce que vous avez dit tout à l’heure, cela m’a fait me sentir incroyablement triste... »

« Oh, Hmm... désolé, » dis-je.

« S’il vous plaît, ne vous séparez plus jamais de nous, » en ayant des larmes pour moi dans les yeux de Liscia, elle me parut insupportablement adorable.

« D’accord… Je ne le dirai plus, » j’avais utilisé la main qu’elle ne tenait pas et je l’avais posée sur son autre joue.

« Hééééééééé, Votre Majestéééééééééééé, » Genia nous avait appelés depuis l’extérieur. « Dépêchezzzzzz-voussssssssssss. »

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