Chargez sa magie avec un sourire – Tome 2

Table des matières

    Cycle 4 : Carte d'Or

    Cycle 5 : Carte d'Or + Carte d'Esclave de Base

    Cycle 6 : La Carte de Platine et les Cartes d’Esclave en Bronze

    Cycle 7 : La Carte de Platine et les Cartes d’Esclave en Bronze

    ***

    Cycle 4 : Carte d'Or

    Chapitre 27 : La Troisième Personne

    La ville de Ribek, ancien emplacement du Manoir Doré.

    Mes deux esclaves et moi étions en train de créer une maison.

    « Ouverture du Menu. Tout d’abord, nous allons créer une Maison en Bois. » (Akito)

    « Je vais chercher l’Herbe d’Abunoi et les Pierres Busshino. » (Risha)

    « Alors je vais chercher le bois ! » (Mira)

    Les deux se mirent en marche. Elles pourraient tout à fait travailler avec autant d’enthousiasme afin de récupérer leurs colliers.

    « Attendez, attendez !! » (Akito)

    Je les appelai afin de les arrêter, puis je plaçai deux autres cercles magiques sur le sol.

    Le premier était pour une Maison à Deux Étages et le second était pour quelque chose qui avait été rendu possible quand ma carte était devenue en or... un Petit Palais.

    La Maison à Deux Étages exigeait une Maison en Bois en tant que matériel et le Petit Palais exigeait selon le même principe une Maison à Deux Étages.

    « Compris. Nous allons tout rassembler en une seule fois. » (Risha)

    « S’il vous plaît, attendez un peu ici ! » (Mira)

    Les deux me dirent cela, puis se mirent en route.

    Je les vis partir plus loin puis je vérifiai mon statut.

    Akito

    Type : Carte en Or

    Niveau de Magie : 498’879

    Nombre d’objets créés : 4’812

    Nombre d’esclaves : 2

    Il me restait encore un peu de magie. Même après avoir détruit ce manoir en or, j’en avais encore beaucoup.

    Avec tout cela, je pouvais créer beaucoup de choses. Je pouvais aussi faire divers objets qui avaient été rendus accessibles après que ma carte se soit transformée en une carte en or.

    Tout d’abord, j’étais devenu capable de fabriquer différents véhicules et donc, je pouvais combler la nécessité de relier les quatre villes via un réseau de transport.

    Depuis que le nombre de citoyens avait soudainement augmenté, j’avais aussi besoin d’augmenter ma production de nourriture de secours... le pushinee. En passant, j’étais devenu capable de faire 100 d’un coup, avec un unique cercle magique, mais ceci m’en coûtait 150 pts de magie. Ceci signifiait qu’ils me coûtaient maintenant 1,5 pt magie par pushinee.

    Eh bien ! Si mes prévisions n’étaient pas incorrectes, le rang suivant de ma carte me permettrait de faire 1000 d’un coup. Cependant, je ne serais pas surpris si je devais payer le double... soit 2'000 pts de magie pour chaque cercle.

    Dorénavant, les villes se développeront et le nombre de citoyens augmentera encore plus rapidement.

    « Monseigneur. » (Villageoise)

    Une voix interrompit mes pensées.

    Une femme dans la seconde moitié de la vingtaine... un habitant de Ribek s’approcha de moi.

    « Monseigneur, les hommes veulent aller à la chasse, mais ils n’ont pas assez d’armes, serait-il possible d’en obtenir ? Il nous en manque environ 20. » (Villageoise)

    « Je comprends. Quand j’aurai fini ici, je vous en ferais. » (Akito)

    La femme me remercia puis partit.

    Encore une chose que je devais faire.

    Hmm, je me demandai combien de taches me restait-il encore à faire.

    Mon esprit se sentit un peu confus à ce moment-là.

    Alors que j’étais un peu dans le brouillard, Risha et Mira revinrent.

    Les deux avaient apporté les matériaux, elles les placèrent dans les cercles magiques puis repartirent une fois de plus.

    « ... Ceci est inefficace. » (Akito)

    Les matériaux pour le Petit Palais étaient tous ici (à part la maison à deux étages), mais les matériaux pour la Maison en Bois n’étaient même pas pleinement réunis...

    J’étais troublée ainsi que les deux aussi.

    ***

    « Comment allez-vous ? Je suis la représentante de Maruta, le dirigeant de la ville de Kazan, je me nomme Valeria. » (Valeria)

    À l’intérieur du petit palais, nous accueillîmes une invitée dans la salle de réception.

    J’étais assis en face d’une femme seule.

    Elle dégageait une sensation de calme et ressemblait à une beauté de type "fille littéraire". Elle se tenait devant moi et s’inclina.

    « Ahh, je m’appelle Akito. » (Akito)

    « Je suis déjà au courant. Le puissant Seigneur qui possède le contrôle sur quatre villes. Les rumeurs ont également atteint Kazan. » (Valeria)

    « Je vois. » (Akito)

    Kazan est-il le nom d’une région ou le nom d’une ville ?

    Ceci signifiait que Maruta était le chef et que cette femme, Valeria, était sa subordonnée.

    J’avais pensé que je venais juste pour m’occuper d’une simple invitée... mais cela pourrait-il être une réunion diplomatique ?

    Le seigneur d’une autre ville avait envoyé un messager pour rencontrer le seigneur de cette région... en d’autres termes, moi.

    ... c’était donc certainement une sorte de réunion diplomatique.

    J’avais été pris dans tant de choses et donc, je n’avais pas encore bien compris ma position.

    J’organisai mes pensées et mes sentiments et une fois de plus, recommençai à lui parler.

    « Alors, Valeria, y a-t-il quelque chose dont vous avez besoin venant de moi ? » (Akito)

    « Tout d’abord, je tiens à vous remercier pour l’accueil courtois après que je sois soudainement venu vous rendre visite. » (Valeria)

    Elle s’inclina de nouveau. Cependant, je ne pensai pas avoir eu de raison de refuser cette réunion.

    « J’ai observé les villes au cours de mon trajet pour venir ici. Contrairement à avant, elles semblaient être remplies d’une énergie nouvelle. Elles semblaient comme si elles renaissaient. » (Valeria)

    « Étaient-elles si terribles auparavant ? » (Akito)

    « Oui, tout le monde était... vivant comme s’ils étaient en sursis, les villes étaient en déclin. » (Valeria)

    C’était très probablement à cause de la façon dont Marato les gouvernait.

    « Les bâtiments semblent neufs et les gens semblent bien nantis. Je pense même que ce sont peut-être les personnes les mieux nantis de tout ce monde dévasté. » (Valeria)

    N’exagérerez-vous pas un peu ? Je ne peux vraiment pas penser que nous sommes à l’avant-garde de l’abondance. (Akito)

    Cependant, Valeria continua à me complimenter.

    Elle continua à souligner combien cette ville était riche.

    « Ceci est mon humble avis, mais cela ne serait pas possible sans le pouvoir d’Akito-sama, n’est-ce pas ? » (Valeria)

    Elle me demanda cela. Je pensais que je pouvais bien me passer de cela, mais,

    « À un tel Akito, nous sommes venus demander quelque chose. » (Valeria)

    « ... Qu’est-ce que vous me voulez ? » (Akito)

    « Je pense que c’est une demande impudente et sans vergogne, mais... » (Valeria)

    Elle prit un air très sérieux, je déglutis inconsciemment en prévision...

    « Pouvez-vous... nous prêter... un peu de nourriture. » (Valeria)

    « ... hm ? » (Akito)

    Je ressentis un sentiment de profonde déception.

    J’étais excité au sujet de ce genre de demandes déraisonnables qu’ils allaient me faire... et cela a simplement fini par être de la nourriture.

    Eh bien, si tout ce qu’ils voulaient, c’était de la nourriture alors...

    Je pouvais tout à fait partager un peu de ce dégoûtant, copieux, et hautement calorique pushinee.

    « C’est peut-être impudent pour nous de mendier à propos de la chose la plus précieuse dans ce monde dévasté, mais s’il vous plaît. D’une manière ou d’une autre, si vous le pouvez, je vous en supplie... » (Valeria)

    Hm ?

    Valeria semblait comme si elle était à bout.

    En avez-vous besoin ?

    Même ainsi, avez-vous vraiment besoin de mendier ?

    Soudainement, je me souvins de plusieurs choses produites depuis mon arrivée dans ce monde.

    Je me souvenais de ce qui se passait à Akito, Bisk, Magatan et ici aussi à Ribek.

    Avant de m’en occuper, ils souffraient tous d’une pénurie de nourriture et étaient sur leurs derniers retranchements.

    Maintenant que j’y pensais à ce sujet, ce monde avait été détruit et était devenu principalement des terres dévastées et sauvages.

    C’était donc normal... pour qu’il y ait une pénurie alimentaire rampante.

    Je vois.

    « Je comprends. » (Akito)

    « — Alors !? » (Valeria)

    « Combien de personnes sont présentes là-bas ? » (Akito)

    « Environ 500, desu » (Valeria)

    Je pensai que je devrais leur donner assez pour trois repas par jour pendant un mois.

    Alors... 45’000.

    Avec les cercles magiques pour pushinee x 100 les plus efficaces... cela allait me coûter 67'500 pts de magie.

    Eh bien, ce n’était pas une si énorme quantité après tout.

    « Vraiment, merci beaucoup ! Akito-sama est notre sauveur ! » (Valeria)

    Valeria s’inclina profondément.

    Eh bien, c’était de la nourriture.

    Parmi les nécessités de la vie, c’était probablement la plus importante.

    « À propos... j’ai entendu dire qu’Akito-sama est servi par deux Esclaves Éternelles... » (Valeria)

    « Hm ? Oui. Et alors ? » (Akito)

    « Si vous le voulez... j’en ai apporté une pour vous... s’il vous plaît, acceptez-là. » (Valeria)

    « Apporté une... vous voulez dire une Esclave Éternelle ? » (Akito)

    « Oui. Entre. » (Valeria)

    Elle se retourna et appela.

    Une fille portant un manteau ouvrit la porte et entra.

    Elle avait les cheveux dorés, les oreilles effilées et ressemblait à une elfe... une Esclave Éternelle.

    « Si vous le souhaitez, veuillez accepter. » (Valeria)

    Dit Valeria en s’inclinant de nouveau.

    Je veux accepter... désespérément. (Akito)

    Une adorable elfe en récompense de mon aide.

    Je n’avais absolument aucune raison de refuser.

    « Je comprends, j’accepte volontiers. » (Akito)

    « Merci beaucoup ! » (Valeria)

    À ce moment-là, mon DORECA s’illumina.

    Dans mon menu, le nombre de mes esclaves fut ainsi augmenté à 3.

    ***

    Chapitre 28 : Guerrier Super Puissant

    Après que Valeria fut partie, les seuls restant dans la pièce furent la petite esclave et moi.

    Elle se tenait là, me regardant.

    Comparée à Risha et Mira, elle était d’une très petite taille et dégageait le sentiment d’être presque sans expression.

    « Eh bien... quel est votre nom ? » (Akito)

    « Yuria. » (Yuria)

    Elle répondit d’une voix inamicale et brusque.

    « Yuria, hein ? Selon votre apparence, vous êtes une Esclave Éternelle, n’est-ce pas ? » (Akito)

    « Uhuh (oui) » (Yuria)

    « Je vois. Alors, travaillons ensemble à partir de maintenant. » (Akito)

    « D’accord ! » (Yuria)

    Dit-elle d’une voix monotone avec une expression inexistante.

    Le silence s’allongea alors qu’Yuria et moi nous nous regardions.

    Ce silence semblait douloureux d’une certaine façon. Alors, je me levai et sortis de la pièce.

    Je marchai plus loin dans le manoir et entrai dans une autre pièce.

    À l’intérieur de cette pièce se trouvait une montagne de papiers.

    C’étaient les formulaires de demande de la ville de Ribek. Des demandes de réparations, de création d’articles et d’autres choses qu’on m’avait demandé de faire.

    En d’autres termes... c’est mon travail en tant que Seigneur.

    Je regardai tous ces papiers.

    « Par où devrais-je commencer ? » (Akito)

    Marmonnai-je.

    Je pris une des feuilles devant moi. Cette feuille provenait d’un marchand situé sur le côté nord de la ville demandant qu’un mur qui fut détruit pendant les combats soit réparé.

    Une autre feuille me demandait de faire face à la pénurie chronique d’eau.

    Encore une autre feuille me demandait d’aider à guérir la maladie d’un enfant.

    Les choses brisées, les choses insuffisantes et même les maladies d’enfant.

    Tout ceci était des choses que je pouvais résoudre assez rapidement, mais il y en avait tellement que je n’avais aucune idée par où je devrais commencer.

    « Uhhh. » (Akito)

    Je gémis, quand Yuria parla à côté de moi.

    « Laisse-moi voir. » (Yuria)

    « Hm. D’accord. » (Akito)

    Je tendis la feuille de papier à Yuria.

    Puis je regardai Yuria après qu’elle ait reçu la feuille alors qu’elle regardait les papiers restants empilés dans la pièce.

    « Maître peut... » (Yuria)

    « Hm ? » (Akito)

    « J’ai entendu dire que vous pouviez faire n’importe quoi. » (Yuria)

    « C’est exact. » (Akito)

    « Vraiment !? » (Yuria)

    « Oui, n’importe quoi. Eh bien ! Plus précisément, aussi longtemps que j’ai de la magie je peux faire n’importe quoi. » (Akito)

    « Je vois. » (Yuria)

    Yuria hocha la tête et commença à trier les papiers.

    Elle les lisait un par un et commença à les diviser selon un système de classement inconnu.

    Après avoir fini, elle me regarda.

    « Bien. » (Yuria)

    « Hm ? » (Akito)

    « Je les ai organisés en fonction de leur difficulté. » (Yuria)

    Elle me dit cela tout en me tendant un paquet de papiers.

    Je les acceptai et examinai une des demandes. Puis j’en pris une autre et examinai celle-ci aussi.

    « Oh, vous les avez bien organisés. » (Akito)

    « Si c’est comme ça, vous pouvez le faire plus efficacement. » (Yuria)

    « Je vois... ou bien, j’ai besoin de préparer des denrées alimentaires pour 500 personnes. Bien que je le fasse aussi avec la magie... où devrais-je mettre cette demande ? » (Akito)

    « Dans ce cas, ici. » (Yuria)

    Yuria pointa du doigt une autre pile de papiers.

    Je posai les papiers qui se trouvaient dans ma main et ramassai ceux-là.

    « OK ! Partons d’ici. » (Akito)

    « D’accord ! » (Yuria)

    Dit Yuria d’un ton sans expression et hocha la tête.

    Hmm... comme je le pensais, je n’avais reçu aucune charge magique.

    ***

    Je pris avec moi Yuria et allai en ville faire mes devoirs en tant que Seigneur.

    Grâce à ses compétences organisationnelles, je pus accomplir ces tâches avec efficacité.

    « Monseigneur, j’ai une petite demande. » (Villageois)

    La nouvelle demande fut également donnée à Yuria pour qu’elle organise cela.

    Elle était très différente de la manière vivante et bruyante de faire les choses de Risha et de Mira.

    ***

    Le soir, de retour au palais.

    « Ouverture du Menu » (Akito)

    Akito

    Type : Carte en or

    Niveau de Magie : 392’567

    Nombre d’articles créés : 51’922

    Nombre d’esclaves : 3

    Je pris mon DORECA pour le vérifier.

    Le nombre d’articles que j’avais fait augmentait de manière exponentielle. C’était dû au nombre de Pushinees que j’avais faits pour Valeria.

    En outre, ma puissance magique avait considérablement diminué.

    Elle avait diminué de sorte qu’elle n’était pas plus proche de la limite maximale que je pouvais accumuler.

    J’avais besoin de récupérer une partie de la magie que j’avais perdue. Alors que je pensai à cela tout en regardant Yuria.

    « Bon travail. » (Akito)

    « Je ne suis cependant même pas fatiguée. » (Yuria)

    Comme je l’avais imaginé, je reçus une nouvelle réponse brusque.

    « Non, vous m’avez vraiment bien aidé. C’est grâce à vous, Yuria. » (Akito)

    « D’accord ! » (Yuria)

    « J’aimerais vous remercier. Y a-t-il quelque chose que vous voudriez ? » (Akito)

    « Pas vraiment. » (Yuria)

    Répondit sèchement Yuria.

    Je lui tapotai la tête pour voir...

    Puis, je lui fis une Robe Légère...

    Puis j’utilisai un peu de magie pour faire des bonbons...

    Puis j’essayai le contraire et lui donnai une pichenette sur le front...

    J’avais essayé beaucoup d’actions différentes, mais ma magie n’avait jamais été rechargée une seule fois.

    Hmm... un ennemi difficile.

    « Maître, nous sommes revenues ! » (Risha)

    Risha revint. Elle avait travaillé ailleurs, mais quand elle vit les bonbons sur la table, je pouvais voir le désir dans ses yeux.

    « ... vous pouvez en manger. » (Akito)

    « Merci beaucoup ! » (Risha)

    — Magie a été augmentée de 3'000 —

    Oui, Risha était sincère.

    Bien que je sois dans le rouge avec cela, je savais que je pouvais gagner un peu de magie en lui donnant des bonbons comme ça.

    Mais Yuria, d’autre part, était aussi stoïque que jamais.

    Je me demandai ce que je devais faire pour qu’elle soit heureuse.

    « Ummm ... ..Maître... » (Risha)

    « Quoi ? » (Akito)

    « Umm... même si je demande cela, s’il vous plaît, ne pensez pas de moi comme étant une esclave sans vergogne... » (Risha)

    « Hm ? » (Akito)

    « C’est à propos du collier... » (Risha)

    « Collier ? Oh... ceci ? » (Akito)

    Je pris le collier de dedans ma poche... c’est celui que j’avais confisqué en tant que punition. Je vois, c’est ce dont elle était préoccupée.

    La coupable principale était Mira... Je pouvais soit le lui rendre ou je pouvais le lui donner en tant que cadeau pour les "médailles de récompense d’esclave"... mais cela ne me dérangeait pas vraiment de le lui rendre.

    Alors que je pensais à ce qui serait le mieux...

    * Gata * — J’entendis un bruit de claquement.

    Je me retournai pour regarder et je vis Yuria me fixer, les yeux grands ouverts.

    C’était la première fois que je vis une telle expression faciale sur elle depuis que nous nous étions rencontrés.

    Son regard était fixé sur... le collier.

    Est-ce qu’elle voulait un collier ?

    Pourquoi ? Elle était une Esclave Éternelle.

    Il était donc pratiquement naturel qu’elle en souhaite un.

    « Je suis si stupide... J’aurais dû y penser plus tôt. » (Akito)

    « Hein ? » (Risha)

    Murmurai-je d’une voix déconcertée alors que Risha semblait confuse.

    « Ouverture du Menu. Yuria, quelle couleur préférez-vous ? » (Akito)

    « Eh ? » (Yuria)

    « Le collier, je vous laisse choisir la couleur du joyau que vous voulez avoir. » (Akito)

    « ... V-vraiment !? » (Yuria)

    « Oui. » (Akito)

    « Al-alors, blanc. » (Yuria)

    « Bien. » (Akito)

    J’utilisai ma magie et plaçai un cercle.

    « Je vais vous aider ! » (Risha)

    « Attendez. » (Akito)

    J’arrêtai Risha avant qu’elle ne sorte comme à son habitude.

    « Qu’est-ce qui ne va pas ? » (Risha)

    « Je vais rassembler les matériaux. » (Akito)

    « Maître va le faire lui-même ? » (Risha)

    « Oui, c’est le collier de mon esclave, alors je le ferai moi-même. » (Akito)

    « — — D’accord ! » (Risha)

    Risha acquiesça vigoureusement.

    — Magie a été augmentée de 1'000 —

    « Vous devez juste attendre ici. » (Akito)

    « D’accord ! » (Yuria)

    Yuria semblait aussi excitée qu’une enfant le matin de Noël. Elle semblait l’attendre avec impatience.

    Yuria semblait être le type de personne qui ne réagit pas à de nombreuses petites choses, mais qui aura une énorme réaction tout à la fois.

    — Magie a été augmentée de 2’000’000 —

    Dès que je lui tendis le collier, elle me fit un sourire si mignon qu’il pourrait bouleverser la terre entière.

    ***

    Chapitre 29 : Le Souhait de tout le Monde

    « Fuaa... » (Akito)

    Le palais, dans ma chambre.

    Après une journée de travail bien remplie, je retournai dans ma chambre et je m’effondrai rapidement sur mon lit.

    J’avais utilisé beaucoup de ma magie et j’avais aussi utilisé beaucoup de ma force physique.

    Même maintenant, il existait encore des cercles magiques incomplets ici et là en attente de quelqu’un pour mettre les matériaux dedans.

    Comme j’avais fini les actions critiques qu’il fallait faire pour l’instant, j’étais revenu pour me reposer un peu.

    *Toc**Toc*. Quelqu’un frappait à ma porte.

    « Ughhhh... Qui est-ce ? » (Akito)

    « C’est Risha. » (Risha)

    « Et Mira, desu » (Mira)

    C’étaient les deux, hein...

    « Entrez. » (Akito)

    Je dis cela tout en restant couché sur mon lit. Les deux entrèrent dans ma chambre.

    « Quoi de neuf ? » (Akito)

    « Umm, Maître... » (Risha)

    « Voulez-vous un massage ? » (Mira)

    « Massage ? » (Akito)

    « Oui, nous avons pensé que le Maître serait fatigué après tant de travail. » (Risha)

    « Et nous aimerions vous aider à vous détendre un petit peu. » (Mira)

    « Je vois. Alors, faisons un essai dans ce cas. » (Akito)

    « OK ! » (Mira)

    « Yuria, nous vous laissons le reste. » (Risha)

    Yuria entra dans la chambre tandis que Risha et Mira sortirent quant à elles.

    Yuria s’approcha de moi alors que j’étais allongé face contre le lit et commença à me masser avec ses petites mains.

    « Comment est-ce, Maître ? » (Yuria)

    « Ahhh, c’est très bieeeeen. Un peu plus autour des épaules. Plus fort... faites-le avec plus de force. » (Akito)

    « Compris. » (Yuria)

    Yuria est aussi impassible que toujours...

    Mais quand même... la fois où le collier avec une gemme blanche avait été placé autour de son cou, 2’000’000 pts de magie avaient été chargés dans mon DORECA.

    Le petit corps d’Yuria me massait sans réserve.

    « Yuria. » (Akito)

    « Quoi ? » (Yuria)

    « Montez sur mon dos et utilisez le poids de votre corps. » (Akito)

    « ... Je comprends. » (Yuria)

    J’entendis un chuchotement : "Désolé".

    Pour commencer, Yuria avec son petit gabarit n’avait pas beaucoup de force.

    Dans ce cas, elle devrait alors juste utiliser le poids de son propre corps.

    « Pourquoi les deux autres n’ont-elles pas fait cela aussi ? Le savez-vous ? » (Akito)

    « Elles n’ont pas demandé. » (Yuria)

    « Je vois... hm ? » (Akito)

    J’allais presque continuer dans le flux de la conversation, avant de me rendre compte à propos de la façon étrange dont elle avait dit cela.

    « N’ont-elles pas demandé ? » (Akito)

    « Oui. » (Yuria)

    « Que voulez-vous dire ? » (Akito)

    « C’est à cause de l’un des principes des Esclaves Éternelles. » (Yuria)

    « Apprenez-le-moi alors. » (Akito)

    « C’est... » (Yuria)

    Yuria pointa son collier.

    Elle semblait légèrement rougir.

    « J’ai entendu dire que les deux autres avaient elles aussi reçu un collier. » (Yuria)

    « Oui... cependant, ils ont été confisqués. » (Akito)

    « Alors Maître est un bon Maître. » (Yuria)

    Tout à coup, on me disait quelque chose qui me fit me... sentir quelque peu inconfortable, selon moi...

    « Maître est un Maître qui nous fait avoir envie de vous consacrer notre vie. Donc, lorsque nous vous voyons fatigués, nous voulons vous soulager de cela. » (Yuria)

    « Fumu... » (Akito)

    « Mais à partir de maintenant, si elles faisaient une telle chose, ceci pourrait donner l’impression qu’elles le font uniquement pour récupérer leurs colliers. Alors elles m’ont donc demandé de le faire. » (Yuria)

    « Donc, elles s’inquiètent de cela ? » (Akito)

    « Oui, car nous sommes des esclaves après tout. » (Yuria)

    « Hmmmmm. » (Akito)

    Plus que parce qu’elles étaient des esclaves... c’était plutôt parce qu’elles étaient des Esclaves Éternelles.

    Comme c’était là... j’avais l’impression qu’elles avaient une composition mentale complexe...

    ... Très bien alors.

    « Risha ! Mira ! » (Akito)

    Je les appelai à voix haute.

    Elles ouvrirent alors la porte et entrèrent avec un air gêné.

    « Nous avez-vous appelées, Maître ? » (Risha)

    « Oui, vous deux, vous devriez aussi me masser. » (Akito)

    « Mais... » (Risha)

    « C’est un ordre. » (Akito)

    Je dis ceci plus fermement et un peu de mauvaise humeur.

    « De penser qu’il y aurait une esclave qui n’écouterait pas les ordres de leur Maître... » (Akito)

    « ——Noooonn ! » (Risha)

    « Ce n’est pas du tout cela ! » (Mira)

    Elles dirent cela tout en se précipitant à mes côtés et elles commencèrent à me masser.

    Je regardai leurs visages.

    Elles étaient toutes les deux en train de sourire.

    Il semblerait donc qu’elles étaient heureuses d’être ordonnées directement par moi.

    — Magie a été augmentée de 1’000 —

    — Magie a été augmentée de 2’000 —

    Ma réserve de magie fut légèrement augmentée.

    Et ainsi, tout mon corps put se décontracter grâce à leur massage.

    C’était une sensation incroyablement agréable.

    Bien que leurs capacités individuelles n’étaient pas très élevées... leurs combinaisons étaient vraiment efficaces et agréables.

    Honnêtement, j’avais même l’impression que le massage d’Yuria s’était ainsi amélioré lorsque les deux autres s’étaient jointes à elle.

    Et alors que je mis à somnoler.

    * Guruurururuurrurruu *

    L’estomac d’une personne gronda.

    Je levai la tête et je vis le visage de Mira enflammé, tout rouge.

    « Est-ce vous, hein ? » (Akito)

    « Je suis désolée ! » (Mira)

    « Oh ! Mira, qu’est-ce que tu fais là ? » (Risha)

    « Idiote ! » (Yuria)

    Mira fut ainsi attaquée par les deux autres et laissa donc tomber sa tête dans le désespoir.

    « Ne vous inquiétiez pas, vous avez simplement faim dut au massage. » (Akito)

    « Je suis désolée... » (Mira)

    « Y a-t-il quelque chose que vous voulez manger ? » (Akito)

    « Mais nous n’avons pas de nourriture. » (Risha)

    Risha déclara cela.

    Je me levai et je me plaçai assis sur le lit, les jambes croisées.

    Puis, je regardai dans mon menu du DORECA concernant les choses mangeables.

    Après qu’il fut devenu une carte en or, une capacité fut débloquée qui me permettait de créer des objets à partir de la magie pure.

    Si je n’avais pas les matériaux nécessaires, je devais payer dix fois le coût en magie.

    Ainsi, un gâteau qui initialement coûtait 3’000... me coûterait dans ce cas 30’000 pts de magie.

    Je pensai que je devrai l’utiliser cette fois-ci.

    « Je peux le faire même sans ingrédients. » (Akito)

    « En utilisant quoi ? » (Yuria)

    Demanda Yuria en inclinant la tête en pleine confusion.

    Elle avait un regard d’intellectuel visible dans ces yeux qui ne correspondaient pas à son petit visage.

    Il semblerait qu’elle avait deviné qu’il y avait une pénalité avec cette méthode de création presque immédiatement.

    Comme je réfléchissais à la manière dont elle était intelligente, je lui tapotai la tête parce que je pensais qu’elle était si petite et mignonne.

    « Très bien, qu’est-ce que j’ai de bon ? Umm... J’ai — —. » (Akito)

    Je regardai mon menu et commençai à lire quand,

    *Toc* *Toc* *Toc* quelqu’un frappant à une porte.

    Ce n’était pas la porte de la chambre, cela devait donc être la porte d’entrée selon moi.

    « Risha. » (Akito)

    « D’accord ! » (Risha)

    Risha courut avec beaucoup d’excitation.

    Elle revint bientôt.

    « Maître, des villageois veulent vous rencontrer. » (Risha)

    « Ils vous demandent à nouveau... OK, nous allons... » (Yuria)

    « Non, ils vous ont apporté un bon nombre d’objets. » (Risha)

    « Des objets trouvés ? » (Akito)

    Je commençai à me demander ce qui se passait.

    Je me levai, quittai ma chambre et allai donc dehors voir ce qui en était.

    Les personnes de la ville se tenaient là, à l’extérieur avec des torches.

    Il y avait environ une vingtaine rassemblée là.

    Tout comme Risha l’avait dit, elles avaient apporté un tas d’objets avec eux.

    Il y avait de la viande, des fruits et du poisson.

    D’un coup d’œil, tout ceci semblait être que de la nourriture.

    La quantité était plutôt ridicule. Ceci suffirait amplement pour une famille de quatre personnes pour vivre pendant un mois (si la nourriture ne pourrissait pas entre temps).

    « C’est ? » (Akito)

    Les gens entendirent ma question... Agafon s’avança et parla.

    « Ce sont les taxes. » (Agafon)

    « Taxes ? » (Akito)

    « Oui, ce sont les taxes pour notre Seigneur. Nous avons reçu beaucoup de choses d’Akito-san, mais ce n’est pas bon si nous ne faisons qu’en recevoir. Alors tout le monde en a discuté et l’on a proposé cette petite livraison. » (Agafon)

    « Vraiment ? » (Akito)

    « S’il vous plaît, veuillez l’accepter ! » (Agafon)

    Agafon me dit cela et tous ceux qui étaient venus avec lui s’inclinèrent en même temps.

    « WoW... Maître, incroyable. » (Risha)

    « Pour eux de vous prier d’accepter cette taxe et de s’incliner ainsi... » (Mira)

    « Ils sont bizarres dans leur tête... mais dans le bon sens du terme. » (Yuria)

    Mes esclaves étaient en train de bavarder de derrière moi...

    Quoi qu’il en soit,

    « Je comprends. J’accepte avec mes remerciements. » (Akito)

    « Merci beaucoup ! » (Agafon)

    Agafon et les autres levèrent la tête et me remercièrent avec une grande vigueur.

    Ils étaient tous souriants et semblaient heureux que j’aie accepté cela.

    « Oui, leurs têtes semblent certainement étranges... Bien sûr, d’une bonne manière. » (Yuria)

    Yuria dit ceci de derrière moi et elle semblait étonnée.

    ... cet avis traversa aussi mes pensées.

    Puisque les taxes devenaient un problème... Je devais faire quelque chose qui s’y rapportait !

    ***

    Chapitre 30 : Hôtels des Monnaies

    Quand je me réveillai le lendemain matin, encore plus de choses avaient été livrées entre temps.

    « Bonjour Akito-san. » (Gerashim)

    Cette fois, c’était Gerashim. Il était venu livrer des biens depuis la ville de Magatan.

    Je vis qu’il y avait beaucoup de marchandises et les habitants de Magatan qui les avaient emmenés ici semblaient être épuisés.

    « Cela ne peut pas... » (Akito)

    « C’est ce que tout le monde de Magatan veut offrir en lieu et place des taxes. S’il vous plaît, acceptez-le. » (Gerashim)

    « Je l’accepte bien entendu. Risha, Mira et Yuria, allez transporter tout cela dans la zone de stockage. » (Akito)

    J’ordonnai donc aux trois filles et elles commencèrent à déplacer les marchandises.

    L’entrepôt où elles se déplacèrent était une maison en bois que j’avais transformée hier soir en entrepôt.

    « Merci beaucoup, Akito-san. » (Gerashim)

    « Tout va bien, mais avez-vous transporté tout cela depuis Magatan ? » (Akito)

    « Oui, bien sûr. » (Gerashim)

    « ... Ceci a du vous posez quelques difficultés ? » (Akito)

    « Non, surtout que c’est grâce à Akito-san que tout le monde ait pu être ainsi sauvé. » (Gerashim)

    « ... je vois. » (Akito)

    Je me suis dit alors

    Il est correct d’accepter des taxes et d’être leur Seigneur. Cependant, la manière de gérer cela en ce moment est trop inefficace.

    « Hey Gerashim. » (Akito)

    « Oui, qu’est-ce qu’il y a ? » (Gerashim)

    « Qu’est-il arrivé avec l’argent ? » (Akito)

    « L’argent, que voulez-vous dire !? » (Gerashim)

    « Oui, plutôt, quelle est la monnaie utilisée dans ce monde ? » (Akito)

    « Ha cela... C’est vrai que... » (Gerashim)

    Gerashim réfléchit un moment et me répondit.

    « Actuellement, il n’y en a plus vraiment. Nous avons une partie de l’ancienne monnaie qui était utilisée avant, mais alors que le monde tombait en ruine, tout le monde est devenu désespéré et la monnaie est totalement tombée en désuétude. » (Gerashim)

    « Comme je m’y attendais. » (Akito)

    J’avais déjà cela en tête, car depuis que j’étais arrivé dans ce monde, personne ne m’avait apporté d’argent.

    Et cela avait donc continué jusqu’à ce maintenant.

    C’était correct même s’ils me donnaient des taxes sous forme de matériel, car le monde était revenu à une économie de troc.

    Mais étant donné que j’avais reçu la mission de la Déesse de revitaliser ce monde. Alors je devais m’occuper du problème de la monnaie. C’était une étape selon moi de cette restauration.

    Et aussi, il y avait une autre chose — que je devais faire.

    ***

    Après que Gerashim fut parti, je saisis mon DORECA avant d’ouvrir mon menu de création.

    Je voulais faire de l’argent sous forme de monnaie et de billet si possible.

    Alors que je réfléchissais à cela, j’examinai soigneusement la liste des fabrications possibles depuis mon passage à la Carte en Or.

    « Ahh, il y a bien cela. » (Akito)

    Parmi les articles pouvant être produits, il y avait de la monnaie papier ainsi que des pièces de monnaie.

    Il y avait six valeurs pour les pièces. Leurs valeurs étaient respectivement de 1, 5, 10, 50, 100 et 500.

    Et concernant la monnaie papier, il y en avait que trois. Leurs valeurs étaient de 1’000, 5’000 et 10’000.

    Au début, je voulus en produire de toutes les valeurs en une fois, mais quand je vis ce qu’il fallait utiliser, je réalisai quelque chose.

    J’aurais dû me rendre compte que cela suivait le même schéma que le yen japonais.

    Après avoir vérifié les matériaux nécessaires.

    « ... J’ai l’impression que cela va être difficile à produire de bien des manières... » (Akito)

    Je souris à cette pensée avec ironie.

    ***

    Après avoir créé le premier cercle magique, je partis dans les différentes directions indiquées par les flèches qui me donnaient la localisation des matériaux.

    Celle qui était avec moi était Yuria. Tandis que Risha et Mira étaient parties rassembler de grandes quantités de minerais de fer pour la fabrication des pièces de monnaie.

    « Maître ? » (Yuria)

    « Hm ? » (Akito)

    « Maître, vous semblez quelque peu tendu. » (Yuria)

    Yuria dit ceci en me regardant en diagonale.

    « Vraiment ? » (Akito)

    « Mm, oui, vous me semblez nerveux ou tendu. En outre, vous avez pris beaucoup de Panacées avec vous. » (Yuria)

    Tout comme elle l’avait dit, j’avais emmené beaucoup de Panacées avec moi.

    Probablement bien plus que ce que je n’avais jamais apporté.

    « Quel est le matériel que nous devons trouver ? » (Yuria)

    « Et bien... c’est... » (Akito)

    Alors que je commençai à répondre, je le vis.

    Une gigantesque silhouette qui se trouvait dans les terres désolées. Elle avait une peau brun foncé et ressemblait à une petite colline à cette distance.

    « C’est ça. » (Akito)

    « — — Un dragon. » (Yuria)

    Yuria inspira profondément.

    Oui, un dragon.

    L’un des ingrédients du papier-monnaie était le Sang de Dragon.

    Je ne savais vraiment pas pourquoi le papier-monnaie avait besoin du Sang de Dragon, mais la difficulté pour pouvoir produire cet objet montait vraiment jusque dans le ciel.

    En tout cas, je devais abattre... ce dragon.

    « Allons-y, Yuria. » (Akito)

    « ... D’accord. » (Yuria)

    La voix d’Yuria était raide. En regardant de plus près, son expression du visage n’était pas si différente d’habitude, mais il y avait une sueur froide visible sur son front.

    Je pensai qu’elle en avait très peur.

    « Yuria. » (Akito)

    « Q-Quoi ? » (Yuria)

    « Détendez-vous et suivez-moi. » (Akito)

    « ... » (Yuria)

    Yuria ouvrit les yeux.

    Je touchai la gemme blanche qui était sur mon épée Esclave Éternelle Kai.

    Quand j’avais créé les habits, j’avais aussi profité de l’occasion pour faire une Promesse de l’Esclave tout comme je l’avais fait pour Risha et Mira. Et ainsi, une nouvelle gemme était apparue sur mon épée.

    Yuria fut aspirée à l’intérieur et mon Esclave Éternelle Kai commença à briller, entourée d’une lumière blanche.

    Contrairement à Mira et à Risha, la lame conserva sa forme d’origine, et ne produisit qu’une légère lumière.

    Tout en me demandant quelle capacité cela m’apporterait, j’ai pris l’Esclave Éternelle Kai qui contenait l’âme et le corps d’Yuria, et je m’approchai du dragon.

    « Grr !!! » (Dragon)

    Le dragon me remarqua à ce moment-là et il s’éleva dans les cieux.

    Alors qu’il me regardait, son visage montrait clairement sa colère.

    « Guoooooooo ! » (Dragon)

    Puis il leva la tête vers le ciel tout en rugissant.

    (La magie du dragon se rassemble en lui.) (Yuria)

    Dis Yuria. Puis, l’instant suivant, la poitrine du dragon se contracta et une seconde plus tard, il déversa un flot massif de flammes.

    Comme j’avais été prévenu à l’avance, j’avais profité de l’occasion pour esquiver sur un des côtés.

    « Bon travail, Yuria. » (Akito)

    (... Mm) (Yuria)

    « vous pouvez le percevoir ? » (Akito)

    (Oui, je peux. ) (Yuria)

    Elle répondit calmement, mais avec fermeté.

    « Très bien, faites de votre mieux telle mon alarme. » (Akito)

    (——) (Yuria)

    Après cela, je ressentis comme quelque chose provenant d’Yuria et qui m’était destiné.

    Ce n’était pas un mot, mais plutôt comme si une alarme avait directement sonné à l’intérieur de ma tête.

    À ce moment-là, le dragon cracha encore plus de flammes vers moi.

    En utilisation réelle, l’avertissement arrivait environ une seconde avant le danger.

    Et ainsi, je pouvais facilement esquiver.

    « C’est bon, continuer comme cela. » (Akito)

    (D’accord) (Yuria)

    En utilisant l’avertissement d’Yuria, je pus donc facilement esquiver les attaques du dragon.

    Esquive... et attaque. Telle fut ma routine.

    L’Esclave Éternelle Kai avec Yuria à l’intérieur d’elle avait toujours en grande partie sa puissance d’attaque.

    Risha et Mira étaient quant à elle une amélioration de puissance pure avec l’ajout d’un attribut élémentaire supplémentaire.

    Dans le cas d’Yuria, il s’agissait plutôt d’un rajout d’un détecteur à haute précision.

    Bien que sa puissance d’attaque n’augmentait pas, cela me permettait de ne pas recevoir les attaques ennemies.

    Esquive, Frappe.

    Esquive, Frappe.

    Esquive, Frappe.

    Je tailladais ainsi le solide corps du dragon.

    « Cette énorme quantité de Panacées que j’ai prises avec moi va être totalement inutile. » (Akito)

    (Je suis vraiment désolée.) (Yuria)

    « C’était plutôt un compliment. » (Akito)

    (... Merci beaucoup.) (Yuria)

    Un sentiment de joie me fut transféré à ce moment-là.

    Je continuai ainsi à combattre le dragon avec Yuria.

    ***

    En traînant le cadavre du dragon derrière moi, je retournai jusqu’à la ville de Ribek.

    « Est-ce un dragon ? » (Villageois A)

    « Ceci ne peut pas être... ils l’ont fait à eux deux ? » (Villageois B)

    « Le Seigneur l’a apparemment abattu par lui-même. » (Villageois C)

    « Fantastique... » (Villageois D)

    En quittant la foule bruyante derrière moi, je traînai le dragon jusque proche du cercle magique.

    Le cercle magique avait déjà tous les autres ingrédients à l’intérieur. Tout ce qu’il attendait était le Sang de Dragon.

    J’utilisai l’Esclave Éternelle Kai pour couper le dragon, et je versai un peu de son sang dans le cercle.

    Avec tous les matériaux rassemblés, le cercle magique complété brilla d’une importante lumière.

    Ce qui apparut sur le sol fut un rouleau de billets de banque. Le motif se voyait légèrement et brillait même légèrement à la lumière produite par la magie.

    « « — Ooooooooooohhhh! » » (Citoyens)

    Une exclamation identique sortit de nombreux citoyens rassemblés ici.

    C’était l’argent réalisé grâce au DORECA... l’argent que vous ne pourriez pas produire sans devoir vaincre un dragon.

    C’est une monnaie difficile à produire. Mais c’était aussi l’aube d’une nouvelle monnaie dans ce monde.

    ***

    Chapitre 31 : Projet de Travaux Publics Sexys

    Je décidai de simplement nommer le nouvel argent "Yen".

    Les différentes valeurs étaient les mêmes et je pensai qu’il serait facile à prononcer pour les autres.

    Je me plaçai devant le manoir avec une pièce de 1 yen et un billet de 1000 yens posés sur le sol devant moi.

    « Risha. » (Akito)

    « Oui ? » (Risha)

    Je touchai alors le joyau rouge et Risha fut aspirée dans l’épée. L’Esclave Éternelle Kai devint une lame enflammée.

    J’accumulai de ma magie... Et je frappai !

    Les flammes de la lame recouvrirent totalement la pièce et le billet.

    L’argent devrait facilement brûler — où c’est ce qui devrait arriver, surtout car c’était une flamme magique.

    Après que les flammes soient retirées, la pièce de 1 yen et le billet de 1'000 yens apparurent totalement indemnes.

    Je ramassai les deux, puis essayai de tordre la pièce de monnaie et de déchirer le billet.

    Et comme je l’avais prévu, je ne pus plier la pièce et encore moins déchirer le billet.

    « Ouverture du Menu » (Akito)

    Ensuite, je saisis mon DORECA et sélectionnai l’option Désassembler.

    La pièce de monnaie et le billet furent finalement détruits par ma magie.

    Après avoir essayé diverses actions, je compris enfin.

    L’argent réalisé par la magie de mon DORECA ne pouvait probablement pas être endommagé par des attaques physiques, mais pouvait être détruit par une personne ayant les mêmes capacités au moyen d’un DORECA.

    En outre, il fallait beaucoup de magie pour le faire.

    Donc, cet argent ne pouvait pas être contrefait et elle était très difficile à détruire.

    « Selon moi, c’est la chose le plus proche d’une tricherie que j’ai rencontrée jusqu’à présent. » (Akito)

    Je me suis mis à marmonner avec un sourire grimaçant sur mon visage.

    ***

    « Maître, que faisons-nous aujourd’hui ? » (Risha)

    Le lendemain matin, Risha me posa la même question comme toujours.

    C’était une phrase familière qui semblait toujours m’aider à travailler en augmentant ma motivation.

    Les trois esclaves étaient toutes rassemblés avec Mira et Yuria debout à ses côtés.

    « Je veux faire quelque chose pour l’amusement et le plaisir. » (Akito)

    « Amusement ? » (Risha)

    Risha eut l’air confuse.

    « Oui. D’une façon ou d’une autre, j’ai travaillé sur la plupart des problèmes de nourriture, de vêtements et d’abri... » (Akito)

    Je dis cela en regardant par la fenêtre.

    Je vis des cercles magiques scintillants au loin. C’était des cercles magiques pour les citadins afin d’améliorer leurs moyens de subsistance.

    Des cercles pour leurs maisons, leurs meubles, leurs vêtements et leurs aliments.

    Les citadins étaient les seuls qui devaient apporter les matériaux dans ces cercles et ainsi produire les objets dont ils avaient besoin.

    Soit dit en passant, pour les personnes qui rassemblaient les ingrédients dans des cercles magiques utilisés pour le bien-être public, ils étaient payés en retour avec la nouvelle monnaie.

    Yuria avait proposé cette manière d’agir et tout cela s’était ainsi transformé en une sorte de tâche d’utilité publique.

    C’était aussi une bonne chose parce que nous avions ainsi pu diffuser petit à petit la nouvelle monnaie parmi la population.

    « Tôt ou tard, je voulais faire quelque chose pour l’amusement. » (Akito)

    « Comme prévu du Maître. » (Risha)

    « Quel genre de choses allez-vous faire, desu ? » (Mira)

    Demanda Mira, ses yeux brillants d’excitation.

    Mira était celle qui semblait la plus prédisposée à apprécier des trucs comme celui-ci.

    « Hmmm... » (Akito)

    Je réfléchis un peu.

    Je pensai à diverses choses, mais mon regard bougea involontairement vers mes trois esclaves.

    Esclave Éternelle.

    Des cheveux blonds, de longues oreilles et nettement plus belles que les personnes ordinaires. Si vous demandiez à qui elles ressemblaient, toutes les personnes de mon monde diraient à des elfes.

    Alors que je regardais ces belles filles... une ampoule s’illumina dans ma tête.

    « Un bain public. » (Akito)

    « «« Un bain public ? »» » (Les trois esclaves)

    Elles déclarèrent cela simultanément. Elles semblaient toutes avoir un regard visible leur visage comme si elles étaient confuses par rapport à ce que je venais de dire.

    Je regardai alors dans mon menu pour confirmer que c’était possible à faire.

    Il n’y avait pas directement de bain public, mais je pourrais tout à fait combiner certains objets pour pouvoir y parvenir.

    ***

    J’étais au centre de la ville, là où je voulais le créer.

    Le plus grand bâtiment que je pouvais créer, une source d’eau (grande) et l’âme d’un monstre de lave.

    En combinant tous ces éléments correctement, je créai ainsi le bain public.

    « Pourquoi avez-vous fait quelque chose comme ça ? » (Risha)

    Risha me demanda cela devant la maison des bains fraîchement finie tout en me regardant, confuse.

    Bien sûr... J’avais préparé une réponse à l’avance.

    « C’est une chose très importante. On pourrait penser qu’il s’agisse juste d’un centre de divertissement, mais ceci améliorera également l’hygiène de la ville et aidera à prévenir les maladies. Si vous ne vous lavez pas et que vous restez sale alors, il est facile de tomber malade. » (Akito)

    « OK ! » (Mira)

    Mira répondit énergiquement.

    « C’est pourquoi nous avons besoin de quelque chose comme ça. » (Akito)

    « Je vois. » (Yuria)

    Cette fois, Yuria hocha la tête.

    J’avais réussi à convaincre les deux autres avec cela.

    Eh bien, c’était vrai après tout.

    Même sur Terre, les anciennes villes romaines avaient toutes au moins un bain public.

    Il ne faisait aucun doute que c’était une installation importante.

    « Comme prévu du Maître ! » (Risha)

    « Vous pensez vraiment aux habitants de la ville en tant que leur Seigneur ! » (Mira)

    « Je peux déjà imaginer un avenir prospère pour cette ville. » (Yuria)

    Les trois dirent cela à leur manière.

    Elles semblaient toutes m’adorer.

    L’admiration était très bien, mais il y avait aussi une autre raison pour laquelle j’avais fait cela.

    « Risha, Mira, Yuria — — déshabillez-vous. » (Akito)

    « «« Hein ? »» » (Les trois esclaves)

    Elles s’exclamèrent toutes de surprise.

    « Toute nue ? » (Risha)

    « Je suivrai l’ordre du Maître, cependant... » (Mira)

    « Pourquoi ? » (Yuria)

    Elles montrèrent toutes des expressions de forts doutes... Mais j’avais déjà préparé une réponse toute prête pour cela aussi.

    « C’est pour le tester avant qu’il ne soit ouvert pour un usage public. Bien sûr, nous ne pouvons pas utiliser les habitants de la ville comme sujets de test et je ne peux pas le tester sur moi-même. Donc il ne reste que vous trois pour cela, n’est-ce pas ? » (Akito)

    Toutes les trois laissèrent échapper un petit « Ah ».

    « Ou alors, préférez-vous quand même que votre Maître fasse le test sur lui-même ? » (Akito)

    Quand elles entendirent cela, toutes les trois se mirent instantanément à crier.

    « C’est totalement impensable ! » (Risha)

    « Tester les choses pour notre Maître est notre tache ! » (Mira)

    « Nous le ferons, laissez nous le faire nous-mêmes. » (Yuria)

    Toutes les trois me dirent cela et commencèrent à se déshabiller.

    Elles enlevèrent leurs robes de lumière que je leur avais faite alors que je me dirigeais vers la pièce centrale des bains.

    — Magie a été augmentée de 3'000 —

    — Magie a été augmentée de 7'000 —

    C’était à coup sûr quelques charges provenant de Risha et de Mira, mais en ce moment, cela n’avait pas vraiment d’importance.

    Je me tenais près de la porte pour m’assurer que personne ne viendrait et ne puisse jouir de la vue de leurs beaux corps semblables à celui des elfes.

    Leurs peaux blanches et lisses étaient vraiment magnifiques !!!

    ***

    Chapitre 32 : Les Soldats du Seigneur

    Partie 1

    « Quelque chose de grave est arrivé, Maître ! » (Risha)

    Risha avait couru dans ma chambre dans la maison avec un regard de panique sur son visage.

    « Qu’est-il arrivé ? » (Akito)

    « Jo-Joseph-san est...! » (Risha)

    « Joseph ? » (Akito)

    Joseph était l’un des citoyens de ma première ville — Akito —.

    Il était parmi les premiers humains que j’avais retransformés après avoir tué les singes.

    Il aurait dû être dans une autre ville en ce moment.

    « Est-il arrivé quelque chose à Joseph ? » (Akito)

    « O-oui, s’il vous plaît, venez ! » (Risha)

    Risha n’aurait pas été en pleine panique si la demande avait été futile.

    Je ne pouvais pas faire grand-chose à part sortir de ma chambre avec elle.

    Joseph était sur le terrain en face de la maison.

    « Joseph ! » (Akito)

    Quand je le vis, je paniquai un peu et courus vers lui.

    « Ahh, Akito-san » (Joseph)

    Il semblerait que Joseph avait déjà été guéri entre temps.

    Ses vêtements étaient complètement déchirés et couverts de sang, même si ses blessures avaient été guéries.

    Mira était à côté de lui, tenant une panacée dans la main.

    Après avoir fait un éloge pour avoir traité si vite les blessures et une petite charge de magie acquises à la suite de cela, je me retournai une fois de plus vers Joseph.

    « Qu’est-il arrivé ? » (Akito)

    « La ville a été attaquée. » (Joseph)

    « L’autre ville ? Il devrait y avoir une Fontaine d’Ilia en fonctionnement là-bas, n’est-ce pas ? Je l’ai fait moi-même. Je pensais que les monstres ne pourraient pas attaquer ? » (Akito)

    « Ce n’était pas un monstre ! » (Joseph)

    « Quoi ? » (Akito)

    « C’était des personnes. Oui, c’était des humains qui nous ont attaqués. » (Joseph)

    Joseph dit cela avec une grande frustration dans la voix.

    Ce qu’il venait de me dire, je n’avais jamais prévu que cela arriverait.

    ***

    La toute première ville — Akito —.

    Je pris Yuria avec moi et retournai là-bas avec Joseph.

    « Akito-san ! » (Madway)

    Quand nous fûmes arrivés, Madway nous vit et courut donc vers nous.

    « Madway, allez-vous bien ? » (Akito)

    « Oui, en quelque sorte. » (Madway)

    « Et comment vont les autres ? » (Akito)

    « Ils vont bien, finalement, il n’y a eu que quelques blessures légères. » (Madway)

    « Je vois. » (Akito)

    Je regardai à nouveau la ville.

    Quelques bâtiments avaient été endommagés ainsi que quelques autres objets présents.

    « Est-ce que ce sont les seuls dégâts ? » (Akito)

    « Malheureusement, non » (Madway)

    Madway secoua la tête.

    « Ils ont aussi volé la totalité de nos réserves alimentaires. » (Madway)

    « Réserve alimentaire ? » (Akito)

    « Oui, la nourriture qu’Akito-san avait préparée pour nous. Tout. » (Madway)

    « Vous voulez dire le Pushinee ? » (Akito)

    Hocha la tête Madway à cette question.

    Je me dirigeai donc vers l’entrepôt alimentaire.

    Il aurait dû y avoir une montagne de Pushinees ici, mais tout cela avait disparu comme l’avait dit Madway.

    « Ont-ils pris autre chose ? » (Akito)

    Madway répondit négativement en secouant la tête.

    « C’est tout. » (Madway)

    Je levai les sourcils.

    Un groupe de personnes qui n’attaquaient la ville que pour voler de la nourriture... que se passait-il ?

    ***

    J’activai ma magie pour créer les cercles pour réparer tous les bâtiments, puis je demandai à Yuria de me suivre et nous partîmes.

    Je suivis la flèche de direction d’un cercle magique particulier. La flèche provenait d’un cercle magique pour une chose appelée Rapusha, qui avait besoin de Pushinees en tant qu’ingrédient.

    Je l’avais donc utilisé comme un radar et je pourchassais le groupe de personnes qui avait volé le stock de Pushinees.

    « Maître. » (Yuria)

    « Quoi ? » (Akito)

    « Que ferez-vous lorsque vous les aurez rattrapés ? » (Yuria)

    « ... » (Akito)

    C’est vrai... que devrais-je faire ? (Akito)

    Je me figeai là et je ne pus, à ce moment-là, comprendre quel était mon objectif réel.

    Tout ce qui avait été volé était assez de pushinee pour permettre à une ville de moins de 100 personnes de vivre pendant un mois entier.

    Même si je devais les refaire, cela me coûterait à peine 10’000 pts de magie.

    Rien d’autre n’avait été volé et personne n’avait été sérieusement blessé.

    Je me rendis finalement compte que je n’avais pas vraiment réfléchi à ce que je voulais faire. J’avais simplement été pris par le flot des événements, et je me laissais porter par la vague.

    « Vous n’avez pas encore décidé ? » (Yuria)

    « ... non. » (Akito)

    Je lui souris avec une ironie bien visible sur mon visage puis je demandai à Yuria.

    « Si vous étiez moi, que feriez-vous ? » (Akito)

    « Je ferais plus de Pushinees et je renforcerais les défenses avec encore plus de Nitokas. De plus, je leur dirais de les utiliser correctement la prochaine fois. » (Yuria)

    « Je vois. » (Akito)

    La suggestion d’Yuria était probablement correcte. Les Pushinees étaient simplement des objets consommables. Et cette fois, les assaillants avaient eu l’élément de surprise.

    La prochaine fois, les villageois devraient être en mesure de les bloquer avec les Nitokas et je n’aurais sans doute même pas besoin d’aller moi-même m’occuper de cela.

    Je ne devrais pas, mais... (Akito)

    « Eh bien, ceci pourrait quand même être préférable de savoir les raisons de tout cela » (Akito)

    Ce raisonnement en soi était aussi correct selon moi.

    « Compris. » (Yuria)

    Yuria accepta calmement.

    « Et aussi, je ne sais pas quand un combat peut éclater. Alors je vais vous faire venir dans mon épée. » (Akito)

    « Compris. » (Yuria)

    Le Nitoka n’avait pas été utilisé avant, mais je faisais quand même faire mes préparatifs pour les combats en avance en plaçant Yuria dans ma lame.

    Je touchai donc la pierre précieuse et elle fut aspirée.

    Au moment où ma lame commença à laisser sortir sa lumière blanche habituelle

    (Ils arrivent, Maître) (Yuria)

    « Hein !? » (Akito)

    Le pouvoir de détection d’Yuria m’avait ainsi averti. À cet instant, la flèche magique pointait vers devant nous.

    Je levai immédiatement les yeux et vis les ennemis qui m’approchaient.

    Il y avait environ 50 personnes en approche, complètement cachées par des manteaux de la tête aux pieds.

    Ils venaient de la direction indiquée par la flèche.

    — Attaque préventive — ces mots surgirent dans ma tête.

    « Pourquoi ? » (Akito)

    (Leur stock rayonnait. Donc ils se sont montrés prudents.) (Yuria)

    « ... oh » (Akito)

    Tout avait déjà été dit par Yuria.

    Alors que j’avais utilisé cela comme un radar, le Pushinee lui-même avait dû commencer à briller.

    Un monstre aurait ignoré ce phénomène, mais si vous êtes un humain, si vous voyez votre butin commencer à briller, vous allez certainement vous poser des questions.

    Et à partir de là, une attaque préventive est certainement la conclusion la plus évidente.

    « J’ai vraiment été insouciant. C’est une technique utile, mais je dois attentivement réfléchir avant de l’utiliser. » (Akito)

    (Oui) (Yuria)

    « Quoi qu’il en soit, Yuria, je vais vous laisser prédire leurs attaques. » (Akito)

    (Compris.) (Yuria)

    Je saisis l’épée Esclave Éternelle Kai brillant d’une lumière blanche et me tint prêt à entrer en conflit avec l’ennemi.

    ***

    Partie 2

    Je fus très surpris.

    Toutes les 50 personnes étaient des femmes.

    Après un rapide combat, les 50 personnes me fixèrent après avoir été facilement vaincues.

    J’étais un peu gêné de cette situation et je me suis dit que ce n’était certainement pas comme je l’avais prévu.

    « Umm... pour commencer, pouvez-vous m’envoyer votre chef !? » (Akito)

    Alors que je réfléchissais à ce que je devrais dire, suite à ma demande, une femme seule fit un pas en avant dans ma direction.

    « Je suis leur chef. » (Chef Femme)

    Elle me donnait l’impression d’être une femme du genre "grande sœur". C’était l’impression que j’eus après qu’elle ait enlevé son manteau.

    Maya en armure ...

    Si je devais la commenter en quelques mots, je pourrais décrire sa tenue comme étant une armure Bikini.

    « Quel est votre nom ? » (Akito)

    « Ne serait-il pas plus poli de se nommer avant de demander aux autres de le faire ? » (Chef Femme)

    « Je m’appelle Akito. » (Akito)

    « ... Maya » (Maya)

    Après que je me sois nommé si facilement et dans la simplicité, Maya sembla bouder un peu avant de se présenter.

    « OK, alors Maya, qu’est-ce que vous faites avec ces personnes-là ? Je suppose que c’est vous qui êtes ceux qui ont attaqué ma ville. » (Akito)

    « Oui, mais je ne ferais aucune excuse. C’était uniquement moi. Je prendrais donc la totalité de la responsabilité. » (Maya)

    « Nee-san !? » (Fille du groupe A)

    « Qu’est-ce que tu dis, Nee-san !? » (Fille du groupe B)

    « C’est vrai. Onee-sama a pensé à tout le monde avant elle — —. » (Fille du groupe C)

    Toutes les filles disaient ceci et cela, mais Maya les foudroya du regard une seule fois et elles se turent toutes.

    Je compris qu’elles n’étaient pas du tout d’accord avec cela, mais après le regard de Maya, elles acceptèrent à contrecœur la situation.

    C’était très bien, car cela signifiait aussi que si j’arrivais à résoudre le problème avec Maya, tout serait réglé.

    « Je m’en fous de ce qui va m’arriver puisque nous avons perdu. Mais s’il vous plaît, laissez-les partir si c’est possible. » (Maya)

    « Quoiqu’il en soit, dites-moi les raisons pour lesquelles vous nous avez attaqués. Pourquoi avez-vous volé la nourriture provenant de ma ville ? » (Akito)

    « La raison ? » (Maya)

    Maya me regarda dédaigneusement.

    « Vous, est-ce que vous êtes tombé du ciel ou quoi ? N’est-il pas normal pour nous de chercher à pouvoir manger ? » (Maya)

    « Alors, c’était juste pour pouvoir manger... » (Akito)

    « C’est vrai, sinon qui ferait quelque chose de si dangereux ? Cette attaque nous a causé plusieurs blessures dans mon peuple. L’une d’elles est toujours dans un état critique. » (Maya)

    Donc je supposai que la contre-attaque des habitants de la ville avait réussi à en blesser quelqu’une.

    « Où est-elle ? » (Akito)

    « Quoi ? » (Maya)

    Maya me dévisagea avec suspicion.

    Je pris une Panacée de dedans mon sac, et la jeta sur Maya.

    La blessure qu’elle avait eue, lors de notre combat, elle fut instantanée guérie.

    Je pris une autre Panacéeet la lui montrai.

    « Où est-elle ? » (Akito)

    Je répétai alors ma demande et tous les yeux des femmes autour de nous reflétaient le fait qu’elles étaient dans l’attente d’une action de Maya.

    ***

    Les femmes me guidèrent jusqu’à leur base. Là, j’utilisai une Panacée sur la femme grièvement blessée.

    Elle avait vraiment l’air comme si elle à tout moment allait mourir, mais elle fut guérie très rapidement.

    Je les regardai alors que les autres femmes l’enlacèrent dans la joie, puis je demandai à Maya de lui parler ailleurs.

    « Y a-t-il d’autres blessées ? » (Akito)

    « N-non, c’est correct. Tout le monde n’a que des éraflures... parce que vous avez été gentil avec nous. » (Maya)

    « Je vois, c’est très bien. Ce médicament nécessite quelques efforts pour le créer. » (Akito)

    Je ne voyais pas beaucoup de personnes dans cette zone.

    « Vous... quelles sont vos intentions ? » (Maya)

    « Pas grand-chose en vérité. Quoi qu’il en soit, cessez d’attaquer les villes. Si vous voulez du pushinee... Euh, de la nourriture, alors, venez simplement me voir chez moi. » (Akito)

    « ... Vraiment et qu’allez-vous nous demander après ? » (Maya)

    Maya était sans aucun doute sur ses gardes.

    « Rien du tout. Bien que vous alliez probablement le comprendre une fois que vous en aurez mangé, cela remplit l’estomac, mais c’est dégoûtant. » (Akito)

    « ... » (Maya)

    « Voilà pourquoi, si j’en distribue à tout le monde, alors vous serez au moins en mesure de maintenir votre niveau de vie au minimum. Si tel est le cas, alors je suis d’accord de vous donner autant que vous le voulez. En échange, vous devez cesser de faire des actions telles que des vols. » (Akito)

    « ... est-ce que vous allez vraiment nous donner cela ? Comme vous pouvez le voir, nous sommes réellement telles, une grande famille. » (Maya)

    Me dit Maya.

    Au cours de notre conversation, le reste des filles s’étaient réunies autour de nous. Elles retenaient toutes leurs souffles en prévision de la fin de la discussion entre Maya et moi.

    « Oui. » (Akito)

    Je hochai franchement la tête. Enfin, la lumière d’hostilité présente dans les yeux de Maya disparut.

    « Venez à la ville quand vous le voulez. Madway me contactera. » (Akito)

    Je dis cela et me préparai à partir.

    Nous avions atteint un point final à notre discussion... ou du moins je pensais ainsi, quand...

    « A-Attendez un petit peu. » (Maya)

    Elle me demanda d’arrêter. Je me retournai donc.

    « Qu’est-ce qu’il y a ? » (Akito)

    « Nous avons attaqué cette ville, ils tiennent donc certainement rancune. » (Maya)

    « C’est vrai. » (Akito)

    Ceci pourrait tout à fait être vrai. Elles ne m’avaient pas blessé personnellement, donc cela ne me dérangeait pas réellement. Mais Madway et les autres pourraient leur en tenir rigueur.

    « E-Et aussi, je me sentirais mal d’accepter simplement la charité sans rien faire. » (Maya)

    « Alors, que voulez-vous faire ? » (Akito)

    « C-C’est... » (Maya)

    Maya cessa alors de parler et regarda autour d’elle.

    Toutes les filles qui la regardaient lui firent un signe de tête.

    « Nous allons travailler pour vous. Ceci sera notre indemnisation. » (Maya)

    « Travaillez pour moi ? » (Akito)

    « Même si nous avons perdu face à vous, je suis... nous sommes assez confiantes dans notre force. Nous pourrions travailler pour vous en tant que soldats ou gardes du corps, quelque chose comme ça... » (Maya)

    « ... » (Akito)

    En quelque sorte,

    « Vous êtes très consciencieuse, n’êtes-vous pas ? » (Akito)

    « — » (Maya)

    Maya devint d’un rouge vif et fit un son plaintif qui ne pouvait être exprimé avec des mots.

    C’était un trait de caractère mignon.

    Je fis involontairement un petit rire et répondis.

    « C’est très bien. Si vous travaillez pour moi, je vous garantis la nourriture. Je vais m’attendre à ce que vous travailliez correctement. » (Akito)

    « Oui ! » (Maya)

    Les yeux de Maya pétillèrent et les femmes laissèrent leurs joies sortirent, dans un calme relatif.

    Voici comment j’avais obtenu une troupe de soldats privés.

    ***

    Chapitre 33 : Armée de Femmes, Armée d’un Homme

    Sur le dessus d’une montagne à une certaine distance de la ville d’Akito.

    Le monstre devant moi était un monstre de lave nommé simplement Raba.

    Quand il était défait, il lâchait son Âme de Lave qui était un ingrédient commun pour les objets "qui utilisent la chaleur".

    Comme un poêle ou une bouilloire portative.

    C’était un élément pratique qui semblait donner indéfiniment de la chaleur, mais la difficulté pour l’obtenir était particulièrement élevée.

    Eh bien, pour moi, ce n’était pas trop dangereux avec mon Esclave Éternelle Kai, mais c’était dangereux pour — —

    « Groupe Oria, allez à droite, groupe Raisa, allez à gauche. Attaquez en utilisant une formation en tenailles. » (Maya)

    « D’accord ! » (Oria)

    « Laisse-moi faire ~ » (Raisa)

    Celles qui affrontaient le Raba étaient un groupe de femmes.

    Ces femmes étaient dirigées par Maya lors de leur combat contre le Raba.

    « Ku, il est trop solide ! » (Oria)

    « Que faisons-nous, Nee-san [1] !? » (Raisa)

    « ... Oria, attaque avec moi pour l’arrêter. Raisa prend ton groupe et va creuser un trou plus loin. » (Maya

    « Un trou ? » (Raisa)

    « Oui, nous allons faire tomber cette chose dans ce trou. » (Maya)

    « Je comprends ! » (Raisa)

    La femme nommée Raisa prit les autres femmes avec elle et elles commencèrent à creuser un piège.

    En même temps, Maya et quelques autres femmes commencèrent à effectuer des attaques pour le bloquer.

    « Nee-san, il y a un gros rocher, ici. » (Oria)

    « — Déplace-le là-bas et prépare-toi à le lâcher à tout moment. » (Maya)

    « OK ! » (Oria)

    Cette fois, Oria se déplaça et alla jusqu’au gros rocher sur une hauteur.

    Maya continuait à se battre tout en guidant le Raba jusqu’à l’endroit où la roche allait impacter.

    Laisser tomber un rocher sur lui et creuser un piège...

    Sous les ordres de Maya, les femmes avaient fait des choses différentes pour lutter contre le Raba que je n’aurais pas fait.

    ***

    « Est-ce que c’est bien cela ? » (Maya)

    Maya m’apporta l’Âme de Lave.

    Les femmes avaient vaincu le Raba sans que j’aie besoin de lever le petit doigt.

    Je n’avais pas fait la moindre action et pourtant ce fut pour moi un grand pas en avant.

    Jusqu’à maintenant, j’avais toujours dû obtenir les matériaux rares par moi-même.

    Bien que cela soit une bataille acharnée, il y avait une grande importance dans le fait qu’elles avaient pu vaincre un tel monstre elles-mêmes.

    « Oui, c’est excellent. Bon travail. » (Akito)

    « Ceci n’est rien de spécial. Quoi qu’il en soit, s’il vous plaît, respectez votre accord — —. » (Maya)

    « Je vais respecter notre accord, ne vous inquiétez pas. En fait... » (Akito)

    « En fait ? » (Maya)

    « Je pense que ce serait un péché de ne pas faire pour vos hommes de bonnes armes. » (Akito)

    « Changez nos armes ? » (Maya)

    Maya sembla surprise.

    « Oui, ces armes sont pratiquement usées jusqu’à la corde. » (Akito)

    Je dis cela et Maya regarda les armes de son peuple.

    Comme je l’avais dit, leurs armes étaient toutes très usées.

    « Je vais vous en faire quelques-une, alors que voulez-vous ? » (Akito)

    « Peut-on faire n’importe quoi ? » (Maya)

    Les yeux de Maya pétillèrent.

    « Oui. » (Akito)

    Je hochai la tête.

    Maya échangea des regards avec les autres femmes et elles hochèrent toutes la tête.

    ***

    Le bras d’un géant—un Toroi

    Voici le matériel dont j’avais besoin pour créer une catapulte... un Nitoka.

    Ce fut ce que Maya et les autres m’avaient demandé.

    On dirait qu’elles les avaient vus installés dans la ville et ceci avait donné naissance à un désir d’avoir une telle arme.

    Je leur avais dit que je les ferais, voilà comment j’avais fini par les amener avec moi jusqu’à la zone où étaient les Torois.

    Tout comme avant avec le Raba, les femmes se battaient contre le Toroi sous les ordres de Maya.

    Et c’est ainsi que cela avait fini en un combat rapproché.

    « Nee-san ! Riana est... ! » (Femme Soldat A)

    « Reculez et traitez-la ! Tania et Tatiana, couvrez-les ! » (Maya)

    « « OK ! » » (Femmes Soldats)

    C’était un combat difficile, mais tout avait l’air d’aller bien dans ce combat sous les ordres de Maya.

    Je me rapprochai de Riana à l’arrière du groupe et appliquai une Panacée sur elle.

    Les blessures de Riana furent ainsi guéries.

    « Vous, M-merci... » (Riana)

    « Si vous y allez à nouveau, soyez prudente, essayer d’entrer en compétition de force avec cette chose est totalement inutile et fou. » (Akito)

    « Compris. » (Riana)

    « Je vais laisser des médicaments ici, utilisez-les raisonnablement. » (Akito)

    Alors que je lui dis cela, je posai des Panacées ici.

    Maya avait provoqué des mouvements en allant, plus proche de lui et tout en donnant des ordres à l’avant-garde, l’arrière-garde, et aux troupes de soutien qui aidaient toutes ses troupes.

    Une femme du groupe de soutien prit les Panacées que j’avais laissées.

    Sous les ordres de Maya, le Toroi fut lentement affaibli et finalement fut vaincu.

    ***

    « Je vois c’est donc la façon dont vous le faites. » (Akito)

    J’avais vu ce qui s’était passé et j’avais compris.

    Après avoir fait un Nitoka avec les bras du Toroi, Maya l’avait amené vers un chariot.

    Il avait été fait sans matériaux spéciaux, mais elles avaient mis le Nitoka sur le dessus de celui-ci.

    Il semblerait que cela se soit transformé en une batterie mobile.

    « Oui, quand j’ai vu ces derniers dans la ville, j’y ai pensé. Si nous l’avions installé comme cela... vous comprenez. » (Maya)

    « Oui, je comprends. » (Akito)

    Les femmes avaient encerclé le Nitoka mobile.

    Je vis cela et demandai à Maya.

    « Combien vous seraient-ils nécessaires, des comme ceux-là ? » (Akito)

    « Hein ? » (Maya)

    « Pour créer une division de batterie mobile, combien en avez-vous besoin ? » (Akito)

    « O-oh. » (Maya)

    Maya regarda ses compagnons.

    « S’il y en avait quatre autres, ce serait bien. » (Maya)

    « Je vois. » (Akito)

    Je pris mon DORECA et créai quatre autres cercles magiques pour des nitokas.

    Je dégainai mon épée Esclave Éternelle Kai.

    Yuria était encore en elle, rendant sa lame d’une blancheur étincelante.

    « Attendez-moi ici un petit moment. » (Akito)

    Je dis cela et commençai à marcher dans la direction des flèches.

    Après avoir regardé Maya et les autres se battre, j’étais devenu quelque peu gonflé à bloc.

    Je partis rechercher des Torois alors que Maya et les autres me suivirent d’un peu plus loin.

    Je conduisis ainsi les filles avec moi et très bientôt, je trouvai quelques Torois.

    Il y avait un groupe de cinq. Il y en avait assez pour pouvoir faire tous les Nitokas, avec même un en plus.

    « Yuria » (Akito)

    (Oui) (Yuria)

    Yuria répondit à l’intérieur de ma tête.

    Je jetai un regard derrière moi et dit.

    « Je vais leur montrer quelque chose de bien, prêtez-moi votre force. » (Akito)

    (Compris.) (Yuria)

    Je fonçai vers le premier Toroi et ce dernier balança sur moi ses énormes bras.

    Je mis du pouvoir magique dans mon épée, et envoyai une frappe vers le haut.

    Un contre cinq Torois.

    Les Torois furent massacrés les uns après les autres—et la bataille fut bientôt terminée.

    Notes

    • 1 Nee-san : grande-sœur, dite avec respect.

    ***

    Chapitre 34 : Éternel Esclave

    Aujourd’hui avait été une journée totalement sens dessus dessous dès le départ.

    En premier lieu, la restauration des murs de la ville avait été achevée alors que j’étais en train de me déplacer avec Yuria.

    « Où ensuite ? » (Akito)

    « Au sud... un peu en dehors de la ville. » (Yuria)

    « Sud ? » (Akito)

    « Les gens veulent cultiver un champ, donc il y a une demande pour un puits. » (Yuria)

    « Un arrosage... Je me demande si une source d’eau (grand) serait correcte !? » (Akito)

    « J’ai déjà demandé à Risha-san et à Mira-san d’amener les matériaux. » (Yuria)

    « Je vois. Bon travail. » (Akito)

    Je complimentai Yuria et tapotai sur sa tête.

    Elle ne détestait pas cela, mais ceci n’avait pas l’air de la rendre heureuse non plus.

    Par rapport à Risha et Mira, elle ne devenait pas souvent heureuse ou me faisait recharger ma magie aussi souvent... J’étais un peu inquiet.

    « Et quoi après cela ? » (Akito)

    « La ville entière a fait la demande que vous fassiez une autre maison des bains. » (Yuria)

    « Pour tout le monde ? » (Akito)

    « Masculin et féminin. » (Yuria)

    « ... oh, c’est vrai que je n’avais pas divisé en fonction du sexe. » (Akito)

    Au départ, je l’avais fait et ceci m’avait permis de contempler mes belles esclaves, donc après cela, j’avais complètement oublié.

    « J’ai compris, je vais le faire. Hummm... L’Âme de Lave — — » (Akito)

    « Je l’ai déjà demandée à Maya-san et à son groupe. » (Yuria)

    « Vous êtes vraiment bonne avec cela. » (Akito)

    Je ne disais pas cela juste pour lui faire plaisir, c’était mon honnête opinion.

    J’avais déjà vraiment pensé cela, même si elle était une esclave, Yuria était aussi une secrétaire très compétente.

    ***

    L’après-midi, j’étais en train de prendre une pause dans ma maison.

    J’utilisais un oreiller très luxueux de la part de ma première esclave, Risha.

    « Bon travail, Maître. » (Risha)

    « Je suis fatigué... aujourd’hui, j’ai dû faire pleins d’aller-retour... » (Akito)

    « Est-ce à cause d’Yuria ? » (Risha)

    « Si elle n’avait pas été là, je pense que cela aurait été encore pire. » (Akito)

    La difficulté de ce travail aurait probablement été augmentée de plusieurs fois sans elle.

    J’imaginais comment Risha, Mira et moi serions à courir partout sans elle.

    « Yuria se rend donc très utile, n’est-ce pas ? » (Risha)

    « Oui. » (Akito)

    Risha se calma à ces mots.

    Elle resta silencieuse et commença à m’éventer légèrement.

    Ses cuisses étaient douces et le vent était aussi agréable... je me sentis tellement bien.

    Avoir ma merveilleuse esclave qui me faisait cela, je sentis ma fatigue fondre tout de suite.

    Je me sentis si bien que je commençai rapidement à dériver.

    « Maîtr — — » (Yuria)

    « Chut ! » (Risha)

    J’entendis une voix. Il semblerait qu’Yuria soit revenue, mais Risha la calma.

    « Le Maître vient enfin de s’endormir. Quel est ce grand remue-ménage ? » (Risha)

    Risha lui demanda.

    Si ce n’était pas quelque chose d’important alors je voudrais continuer à profiter de ce paradis.

    « C’est vis-à-vis d’un rapport de Maya-san. Un groupe a attaqué la ville. Ils ont tous été vaincus et capturés. » (Yuria)

    « Et donc elle voudrait la décision du Maître ? » (Risha)

    « Leur chef est un homme avec une esclave... apparemment, son nom est Seiya. » (Yuria)

    Hein ? Seiya ?

    Seiya avait attaqué Ribek ?

    J’ouvris mes yeux à moitié et vis Risha broyer du noir sous les yeux d’Yuria.

    Techniquement, je connaissais Seiya environ aussi longtemps que je connaissais Risha.

    Qu’est-ce qu’elle allait décider ... Je voulais simplement regarder pour le moment.

    « Yuria, il suffit de relâcher ces personnes. Celui avec l’esclave pourrait se mettre en colère, mais n’en tenez pas compte et renvoyez-le simplement en dehors de nos murs. » (Risha)

    « Est-ce que c’est correct ? Ils sont quand même venus nous attaquer ? » (Yuria)

    « Je pense que le Maître ferait la même chose. » (Risha)

    Elle dit cela en regardant vers moi.

    J’avais fermé les yeux rapidement avant qu’elle ne voie qu’ils étaient ouverts.

    Oui, comme l’avait dit Risha.

    Depuis le moment où nous nous sommes séparés d’avec la Déesse, c’était la quatrième fois que je rencontrais Seiya.

    Plus récemment, nos interactions avaient été comme entre des ennemis et à chaque fois que nous nous voyions, il devenait de plus en plus enragé.

    Même si nous le capturions, j’aurais fini par le faire sortir. Je n’avais pas vraiment de rancune avec cet homme personnellement.

    Comme prévu de l’esclave qui avait été avec moi depuis si longtemps. Elle savait bien ce que je ferais.

    Après un court instant, Yuria sortit de la pièce.

    Je continuai ainsi à profiter de mon paradis.

    Si c’était ainsi alors je pouvais tout lui laisser gérer quand c’était mon temps pour une pause.

    Je fermai les yeux et m’endormis sur son oreiller de genoux.

    ***

    La nuit, je sortis de mon palais.

    La majorité des habitants de la ville étaient rentrés chez eux et il n’y avait personne dans les rues.

    Je me promenai pour une raison ou pour une autre.

    Ribek était une ville qui avait été sous le contrôle de Marato jusqu’à il y a un peu de temps.

    Par rapport à ce moment-là, les maisons avaient été réparées comme neuf et les rues étaient bien nettoyées.

    Il y avait des choses que j’avais réparées et d’autres choses que j’avais créées à partir de zéro.

    La ville que j’avais faite... la ville depuis laquelle je dirigeais.

    « Ahaha, oh, papa, tu es stupide ~ » (Enfant dans une maison)

    « Non, c’est vrai que c’est — . Un grand coup que j’ai pris... » (Son père)

    « OK OK, assure-toi de ramener à la maison tes prises avant de commencer à en plaisanter. » (Sa mère)

    J’entendis des voix heureuses provenir de l’intérieur d’une maison.

    C’était des voix qui me faisaient penser à une famille heureuse.

    Ici, les gens rigolaient énormément.

    « C’est très bien. » (Akito)

    « Monseigneur ! » (Inconnue)

    Quelqu’un m’appela de derrière moi.

    C’était un homme d’âge moyen qui avait un visage que je ne reconnaissais pas vraiment.

    « Et vous êtes ? » (Akito)

    « Mon nom est Denis. » (Denis)

    Eh oui, c’était la première fois que j’entendis ce nom.

    En y repensant, j’avais l’impression comme si je ne l’avais pas vue parmi les personnes qui travaillaient pour apporter du matériel dans les cercles magiques.

    Je me demandai ce qu’il me voulait quand,

    « Monseigneur, ce serait mieux si vous faisiez plus attention. » (Denis)

    Mon expression devint sérieuse alors qu’il semblerait que Denis avait quelque chose d’important à dire.

    « Faire attention ? » (Akito)

    « Oui. La petite est votre esclave, n’est-ce pas, Monseigneur ? » (Denis)

    « Yuria ? » (Akito)

    « Oui. Vous feriez mieux de prendre garde à cette petite. Elle a circulé en utilisant le nom de Monseigneur dans toute la ville. » (Denis)

    « Et, quels sont les fondements de vos craintes ? » (Akito)

    « Il existe des preuves. Comme aujourd’hui, elle a décidé de libérer les personnes qui nous avaient attaqués. » (Denis)

    Hum... Seiya, vous voulez dire hein...

    C’était — —

    « Elle a décidé par sa propre initiative, alors que Monseigneur se reposait. Je pense qu’une telle décision est dangereuse. Vous feriez mieux de prendre des mesures contre ce genre d’action rapidement... comme de la congédier ou quelque chose dans le genre... » (Denis)

    « Je comprends. » (Akito)

    Alors que je dis cela, il semblait avoir un sourire en coin.

    D’une certaine façon, il semblait agir comme une victime, mais je pensais qu’il agissait sous les ordres de quelqu’un d’autre... du moins, c’était l’impression qu’il me faisait dût à son expression.

    Il me suffisait de regarder cette expression pour me faire sentir inconfortable.

    « Merci pour l’avertissement. À partir de maintenant, dites-moi si vous remarquez quelque chose d’autre de pas correct. » (Akito)

    « Oui, je vais le — — » (Denis)

    « À propos de toutes les autres sujets à part mes esclaves. » (Akito)

    Annonçai-je, et c’est alors que Denis se figea à ces mots.

    Son visage se durcit comme s’il devenait de la pierre.

    « Yuria est mon esclave. » (Akito)

    « Eh bien, mais... » (Denis)

    « Même si j’étais trahi par elle, jamais je ne me débarrasserais d’elle. Elle est mon Esclave Éternelle avant tout. » (Akito)

    Je venais de le lui dire franchement et face à cela, Denis fit un son : "Argg".

    Puis à l’instant suivant.

    — Magie a été augmentée de 2’000’000 —

    J’entendis un son familier alors qu’une lumière étincela depuis derrière moi.

    Je me tournai sur moi-même et vis là, debout, Yuria avec ce qui était autour de cou qui brillait avec une importante lumière.

    Son expression—je n’avais même pas besoin de chercher bien loin pour comprendre ce qu’elle signifiait.

    ***

    Chapitre 35 : Carte d’Esclave

    Je rentrai à la maison avec Yuria.

    Alors que nous étions revenus, sa main continua à refuser à quitter la zone autour de son cou.

    C’était vraiment adorable, mais quand je voulus y toucher ...

    « Yuria... laissez-moi voir votre cou. » (Akito)

    « OK. » (Yuria)

    J’avais utilisé un ton autoritaire et quand elle entendit cela... elle bougea sa main sans la moindre hésitation.

    Sa réaction en disait long, c’était comme si c’était inconcevable pour elle de me désobéir.

    Je me concentrai totalement sur son tour du cou...

    C’était bel et bien le collier en cuir avec un joyau que j’avais fait.

    Il semblait luxueux, mais cela avait toujours été un collier tout à fait normal.

    Cependant, ce n’était plus le cas maintenant...

    « Il a l’air coincé... non, en fait, c’est — — » (Akito)

    Je tendis la main pour le toucher et je vis. Il n’y avait plus aucun écart entre son cou et le collier. C’était comme s’il avait fusionné avec sa peau.

    Assimilation... Absorption... C’étaient les mots qui me venaient à l’esprit.

    « Est-ce correct ? Je veux dire, est-ce que ça fait mal ? » (Akito)

    « Pas du tout » (Yuria)

    Yuria répondit immédiatement.

    « Comment puis-je enlever cet objet ? » (Akito)

    « Je ne pense pas... que cela soit possible. » (Yuria)

    « Pourquoi pensez-vous donc cela ? » (Akito)

    « Parce que je suis à jamais l’esclave du Maître. » (Yuria)

    « Vraiment ? » (Akito)

    Si elle le disait comme ça... ceci semblait presque plausible.

    Donc, fondamentalement, après ma déclaration... Yuria l’avait accidentellement entendu et était devenue extatique... et c’était la cause de l’évolution de son collier.

    Evolution? ... C’est vrai ! C’était le mot que je cherchais avant ! Il a évolué.

    La charge magique de 2'000'000 pts était très bien et l’évolution du collier était aussi très bien.

    L’évolution était vraiment le mot correspondant le plus à ce qui s’était passé.

    Mais j’avais encore quelques doutes.

    « Il y a eu des moments où j’ai déjà dit à Risha et à Mira qu’elles seront à moi pour toujours... pourquoi c’est seulement cette fois-ci que quelque chose se produit. » (Akito)

    « ... » (Yuria)

    Yuria détourna les yeux.

    Son visage rougi légèrement... elle avait l’air gênée.

    Ceci... C’était peut-être un indice.

    « Yuria ? » (Akito)

    « Oui. » (Yuria)

    « Qu’est-il arrivé ? Dites-le-moi. » (Akito)

    « Oui. » (Yuria)

    Yuria répondit en posant sa main sur son collier.

    « J’ai entendu ce que cet homme, Seiya, a dit à son esclave. » (Yuria)

    « Seiya ? Qu’a-t-il dit ? » (Akito)

    « Il a dit "Stupide Esclave, la prochaine fois que vous m’êtes inutile, je vais vous jeter." » (Yuria)

    « Oui, ceci lui ressemble beaucoup. » (Akito)

    Bien que je ne l’avais pas entendu par moi-même, je pouvais facilement l’imaginer en entendant ce qu’elle me disait.

    Il avait probablement dû le dire tout en frappant son esclave ou en lui donnant des coups de pied.

    C’était donc ce qu’Yuria avait vu.

    « Il est normal pour un maître de se débarrasser de son esclave. L’esclave est la propriété du Maître. S’ils sont abandonnés alors l’esclave doit agir en conséquence. » (Yuria)

    « Hein !!! » (Akito)

    « Mais si nous sommes mis de côté... nous sommes perdues. Si nous pouvions servir notre Maître à jamais, ceci serait pour nous la situation idéale. Ceci est simplement parce que nous sommes des Esclaves Éternelles. » (Yuria)

    Elle dit ceci tout en serrant son collier encore plus fermement.

    Je pensai que je comprenais maintenant.

    « Je comprends ce que vous essayez de me dire. » (Akito)

    « OK » (Yuria)

    Yuria hocha la tête en caressant tendrement son collier... ceci la rendait encore plus attachante.

    « Maître ! » (Risha)

    « Bienvenue ! » (Mira)

    Risha et Mira m’appelèrent et elles vinrent à nous pour me saluer.

    Mes deux esclaves... de la même race... des Esclaves Éternelles.

    Assez vite, l’œil vif Risha découvrit quelque chose de différent au sujet du collier d’Yuria.

    « Yuria, qu’est-ce qu’il y a ? » (Risha)

    « ... un » (Yuria)

    « C’est-Ah, il est coincé ! Pourquoi ? Est-ce que Maître a fait quelque chose ? » (Risha)

    « Il m’a dit que... Il m’a dit que je serais à lui pour toujours. » (Yuria)

    Vous avez vraiment coupé cela au plus court ! Est-ce que vous allez tous leur dire !?

    « Wow » (Risha)

    « Je suis tellement jalouse ! » (Mira)

    On dirait qu’elles avaient compris le message dans tous les cas.

    « Pour la désigner comme son Esclave Éternelle... Maître est incroyable. » (Risha)

    « Eh oui ! Incroyable ! Comme prévu du Maître ! » (Mira)

    Elles me vantaient de toutes leurs forces... Risha me jeta des regards furtifs alors que Mira me regarda avec carrément avec des yeux qui semblaient vouloir s’accrocher à moi et dépendre de moi.

    Elles me suppliaient certainement en silence.

    Il semblerait qu’elles voulaient récupérer leur collier que j’avais confisqué en tant que punition.

    Cela ne me dérangeait pas vraiment de les rendre, mais... je voulais un peu les taquiner.

    Je pris les colliers et les plaçai devant Risha et Mira.

    « Il est correct de vous les rendre... mais si vous ne devenez pas tout comme Yuria, alors je les confisquerais à nouveau. » (Akito)

    Dis-je.

    Je voulais juste les taquiner un peu et voir mes mignonnes esclaves se troubler un peu...

    Que vont-elles faire — – alors que je pensais à cela...

    Les deux saisirent les colliers sans hésitation et les placèrent autour de leur cou.

    Après que les deux les aient replacés, elles me regardèrent.

    « Maître ! » (Risha)

    « S’il vous plaît, laissez nous être vos esclaves pour toujours. » (Mira)

    Elles me dirent cela.

    À l’instant suivants, leurs colliers commencèrent à briller.

    Ce fut la même lumière que celle qu’avait générée Yuria.

    La lumière de la fusion du collier avec elles.

    Après que la lumière se soit apaisée, leurs colliers avaient bel et bien été assimilés comme celui d’Yuria.

    « Wooooaahhh... » (Risha)

    « Je l’ai fait ! » (Mira)

    — Magie a été augmenté de 120’000’000 —

    — Magie a été augmenté de 80’000’000 —

    Elles avaient l’air incroyablement heureuses alors qu’elles n’arrêtaient pas de toucher leurs colliers... plus heureuse que je ne l’eusse jamais vu jusqu’à présent. Les nombres le démontraient largement.

    Yuria sourit légèrement alors qu’elle les regardait. Je pensai qu’elle était elle aussi heureuse, même si je ne percevais rien à moins qu’elle ne soit totalement heureuse... et je ne pensais pas que je me trompais.

    L’instant d’après, mon DORECA commença à briller dans ma poche.

    Ceci devrait être une nouvelle carte... celui-ci était actuellement en or, alors si je me demandai si le prochain sera le platine. Je pensai à cela tout en observant.

    « ... Huh ? » (Akito)

    Après que la lumière se soit obscurcie, rien n’avait changé... elle était toujours en or.

    « Elle n’a pas changé » (Risha)

    Murmura Risha.

    Elle était la seule qui avait été avec moi depuis les jours ou j’avais eu la carte de base... elle pensait probablement la même chose que moi.

    Pourquoi a-t-elle brillé cette fois-ci ?

    « Ouverture du Menu » (Akito)

    En tenant ma carte dans ma main, j’ouvris mon menu et vérifiai tout.

    Mon type de carte était resté celui de l’or et le montant magique était toujours normal... et le nombre d’esclaves n’avait pas changé non plus.

    Était-ce juste un spectacle de lumière ?

    Je regardai toutes les informations contenues dans ma carte... quand enfin, je trouvai.

    Dans la liste d’Artisanat, il y avait quelque chose de nouveau dans la section Esclave Éternelle.

    Carte d’Esclave de Base.

    Carte d’Esclave... de base...

    Est-ce que c’est comme le partage d’un compte de carte de crédit avec sa famille ?

    « Eh bien... Je suppose que je vais les faire et nous verrons. » (Akito)

    « Que faisons-nous, Maître ? » (Risha)

    « S’il vous plaît, dites-nous quoi faire ! » (Mira)

    « Et nous allons le faire. » (Yuria)

    Les trois semblaient être gonflés à bloc.

    Je plaçai les cercles magiques sur le sol. J’en fis assez pour trois Carte d’Esclave de Base.

    Le matériel principal était ADN d’une Esclave.

    La flèche pointait directement vers les trois et ainsi, leurs corps tout entiers se mirent à briller.

    « C’est nous ? Que devons-nous faire, Maître ? » (Risha)

    « ... essayez quelques cheveux... un peu... essayez et l’on verra bien. » (Akito)

    Je devinai cela, basé sur l’exigence de l’ADN.

    Les trois prirent quelques cheveux et les placèrent dans leur cercle magique respectif.

    Il semblerait que j’avais raison. Les cercles magiques aspirèrent leurs cheveux, rayonnèrent d’une intense lumière puis laissèrent derrière eux des cartes.

    Elles ressemblaient exactement à mon propre DORECA et avaient l’air de quand je venais de l’obtenir.

    « O-Ouverture du Menu » (Risha)

    Comme je m’y attendais... ce fut Risha qui avait été exposée aux pouvoirs de la carte le plus longtemps qui prononça cela timidement.

    « J-Je va essayer de faire... d-des vêtements en tissu. » (Risha)

    Dit-elle avant de placer un cercle magique sur le sol.

    La carte avait donc la même fonction que mon DORECA.

    Alors que le cercle magique fut mis en place, la magie dans mon DORECA diminua.

    Donc c’était exactement comme un compte de carte de crédit familiale... il utilisait une réserve commune.

    « C’est le pouvoir du Maître... » (Risha)

    Risha, Mira et Yuria tenaient leurs cartes comme si c’étaient pour elles leurs biens le plus précieux.

    ***

    Je venais de recevoir un nouveau pouvoir.

    Carte d’Esclave de Base

    Malheureusement, elles étaient incapables de faire des choses qui dépassaient les capacités de la version de base...

    Pourtant, ceci restait un nouveau pouvoir accordé à mes esclaves de confiance.

    ***

    Cycle 5 : Carte d'Or + Carte d'Esclave de Base

    Chapitre 36 : La Réunion au Sommet

    Le jour, lors d’une promenade autour de la ville.

    Ce fut mon temps de pause alors je fis une promenade.

    « Oba-chan, celui-là, s’il te plaît. » (Homme A)

    « OK, 1'000'000 yens, s’il te plaît » (Vendeuse)

    « OK, voilà ! » (Homme A)

    J’entendis la voix d’une femme âgée et la voix d’un homme énergique.

    Ils étaient en face d’un endroit qui ressemblait à un magasin avec divers articles posés dessus et l’homme donnait à la femme une pile de billets. Il reçut ensuite ses biens.

    « Salut ! » (Akito)

    Je m’approchai du magasin et leur parlai.

    « Oh n’est-ce pas Votre Seigneurie. » (Vendeuse)

    « Bonjour Monseigneur ! » (Homme A)

    Les deux me regardèrent et me sourirent en réponse.

    Je regardai leurs mains et comparai les biens et l’argent échangés.

    « Avez-vous commencé à utiliser l’argent ? » (Akito)

    « Oui, nous avons commencé à utiliser l’argent que Monseigneur nous a fourni. » (Homme A)

    « C’est très pratique, votre Seigneurie. Avoir une si petite chose qui peut être utilisée pour acheter des articles est très utile. Merci beaucoup. » (Vendeuse)

    « C’est très utile lorsque nous avons besoin de faire un achat. » (Homme A)

    La femme prit l’un des billets et me le montra. C’était un billet de 10'000 yens.

    « Je ne pensais pas que l’argent pourrait être fait avec du papier comme celui-ci. » (Vendeuse)

    « Vous n’aviez pas de l’argent papier avant ? Pas même devant le dieu du mal ? » (Akito)

    « Jamais. C’est parce qu’ils sont si faciles à contrefaire. » (Vendeuse)

    Donc, il y avait des problèmes avec fausse-monnaie, hein...

    « Mais l’argent que vous nous avez fourni est — Hurrrggggghhhhhhh — » (Vendeuse)

    La femme prit le billet de 10'000 yens dans ses deux mains et commença à le tirer et à le tordre.

    — Hurrrrggghhhh — son visage devint rapidement rouge et elle commença à haleter avec l’effort d’essayer de le déchirer.

    L’argent papier qui semblait être de simple papier ne se déchira ou n’étira pas.

    Il resta dans une forme rectangulaire parfaite.

    « —Haa haa ... Vous voyez, nous ne pouvons même pas l’endommager. Et si quelqu’un essayait de le contrefaire, on le remarquerait facilement. » (Vendeuse)

    « C’est bien le cas. » (Akito)

    « Pour pouvoir faire une telle chose, Votre Seigneurie est vraiment incroyable. » (Vendeuse)

    « Oui ! Mon père et ma mère disent tous les deux que Monseigneur est incroyable ! » (Homme A)

    « Votre Seigneurie, s’il vous plaît, continuez à prendre soin de nous à partir de maintenant. » (Vendeuse)

    « Nous serons à vos soins ! » (Homme A)

    « D’accord ! » (Akito)

    Je fis mes adieux et continuai ma promenade.

    ***

    Dans la salle de réception de ma maison, je rencontrai Madway qui était venu me visiter.

    « Que se passe-t-il ? Pourquoi avez-vous dû venir jusqu’ici ? » (Akito)

    J’avais laissé Madway responsable de la ville d’Akito.

    J’avais été le chef de ce village, mais après être devenu le Seigneur des quatre villes, j’avais laissé cette tâche à Madway.

    En raison de cela, Madway était devenu beaucoup plus occupé.

    Si ce n’était pas important, il ne devrait pas avoir de temps libre pour venir me visiter sans aucune raison.

    « En fait Akito-san, nous avons trouvé un nid de ces singes dont vous nous aviez parlé l’autre jour. » (Madway)

    « Singes ? Oh les Bêtes Esclaves ? » (Akito)

    « Oui et nous nous sommes tous réunis et les avons attaqués, en les retransformant ainsi de nouveau en humains. » (Madway)

    « Je vois, ce qui est très bien, n’est-ce pas ? » (Akito)

    Afin de développer davantage les villes, nous avions besoin de plus de personnes. L’une des meilleures méthodes pour trouver ces personnes était de vaincre les Bêtes Esclaves.

    Je pensais que c’était une bonne chose et qu’il ne devrait pas y avoir de problème... mais le visage de Madway ne semblait pas penser la même chose.

    « Quel est le problème ? » (Akito)

    « Le nombre est le problème. » (Madway)

    « Nombre ? Le nombre de personnes qui sont redevenues des humains ? » (Akito)

    Madway hocha la tête avec un regard sérieux sur son visage.

    « Combien... y a-t-il ? » (Akito)

    « 400 »

    « ... 400 plus ? »

    Je fus surpris.

    Il n’y avait que quelques dizaines de personnes dans la ville d’Akito.

    Il avait seulement des fournitures et installations suffisant pour environ ce nombre de personnes.

    S’il y avait soudainement 400 en plus que vous deviez prendre soin d’alors... Je suppose que vous finiriez par paniquer.

    « Au début, il n’y avait que dix, face à nous. Après les avoir vaincus... dix autres sont arrivés... puis, après encore plus... et encore plus... » (Madway)

    « Oh... » (Akito)

    Je ne pouvais que le croire.

    Les Bêtes Esclaves étaient agressifs... mais en même temps très faible. Si je devais les comparer aux habitants normaux, ils seraient à peu près aussi forts qu’un enfant du maternel.

    Avec de telles choses faibles qui apparaissent les unes après les autres, il n’y était pas étonnant que le nombre ait ainsi facilement augmenté.

    « Avant que nous ne puissions le réaliser, il y en avait déjà 400. » (Madway)

    « Je vois. » (Akito)

    « Ils sont beaucoup trop nombreux pour que je puisse le gérer. Si nous ne vous demandons pas d’aide pour nous faire des bâtiments et nourritures, alors... » (Madway)

    « Je comprends. » (Akito)

    Je compris pourquoi Madway était venu ici.

    « D’accord, allons-y. » (Akito)

    Je saisis mon DORECA et me leva.

    S’il y avait un tel problème, il n’y avait pas d’autre choix que d’y aller.

    « Maître ! » (Yuria)

    À ce moment-là, Yuria entra dans la pièce

    Elle s’était complètement installée dans sa position de ma secrétaire personnelle.

    « Quel est le problème ? » (Akito)

    « Valeria de Kazan est ici. » (Yuria)

    « Valeria de Kazan... Oh celle à que j’ai donné 500 Pushinees. » (Akito)

    « Oui. » (Yuria)

    « Elle est venue à propos de quoi ? » (Akito)

    « Ceci est quelque chose très important. Le seul qui peut s’en occuper est le Maître. » (Yuria)

    « Ce n’est pas possible si c’est quelqu’un d’autre que moi ? » (Akito)

    Yuria hocha la tête négativement.

    Je réfléchis un peu.

    Beaucoup d’événements s’étaient produits depuis qu’Yuria était venue à moi, mais j’avais bien compris ses capacités en tant que secrétaire.

    Si elle disait que cela devait être moi... alors elle avait probablement raison.

    Face à une envoyée d’une autre ville, je devais être ici pour gérer la diplomatie.

    Cependant, la demande de Madway était assez urgente aussi.

    J’étais pris entre le marteau et l’enclume.

    « Ce serait suffisant si vous envoyez Risha et Mira. » (Yuria)

    « Les envoyez — ? » (Akito)

    « Oui » (Yuria)

    Yuria hocha la tête et sortit sa carte.

    La carte d’esclave (de base).

    La carte secondaire de mon DORECA qui pouvait créer des articles de base.

    « Les deux autres ont aussi cela. » (Yuria)

    « Je vois. » (Akito)

    Tel était bien le cas.

    Je me tournai vers Madway et lui dits.

    « C’est comme ça. Trouvez Risha et Mira et dites-leur d’aller avec vous. » (Akito)

    « Est-ce que cela sera suffisant ? » (Madway)

    « Oui. » (Akito)

    Je hochai la tête et je me demandai si je devais expliquer un peu à propos des cartes d’esclaves de base.

    « Compris, si vous, Akito-san, le dites, alors je vous crois. » (Madway)

    Dis Madway puis il quitta la Maison du Seigneur.

    Il semblerait que j’avais toute sa confiance.

    « D’accord, conduisez-moi à Valeria. » (Akito)

    « D’accord ! » (Yuria)

    Yuria me guida à travers la ville.

    La ville était déjà devenue plus vivante par rapport à avant, mais pour une raison inconnue, il était en plus bruyant qu’hier.

    Enfin, nous arrivâmes à l’entrée de la ville.

    Là, je vis Valeria.

    Quand elle me vit, elle me salua.

    « Ceci fait un certain temps, Akito-sama. » (Valeria)

    « Oui, comment allez-vous depuis la dernière fois ? » (Akito)

    « Merci à vous, Akito-sama, la ville se remet lentement en forme. » (Valeria)

    « C’est bien... et c’est à propos de quoi ? » (Akito)

    Je me tournai loin de Valeria et demandai.

    Il y avait un palanquin. Il y avait plusieurs personnes qui le portaient et donc, il devait bien y avoir quelqu’un à bord.

    « Je me demande qui c’est !? » (Akito)

    « Ceci est mon Seigneur, le chef de Naga, Maruta. » (Valeria)

    « Huh ? » (Akito)

    « Maruta a demandé à parler au Seigneur de Ribek, Akito-sama. » (Valeria)

    Je fus surpris et regardai Valeria et le palanquin alternativement.

    Son chef était venu me rendre visite.

    Puis je regardai Yuria et nous hochâmes tous deux la tête.

    Certes, cette personne ne pouvait être rencontrée que par une personne, moi.

    ***

    Chapitre 37 : De « Suffisant » à « Riche »

    J’étais à l’intérieur de la salle de réunion dans mon petit palais seigneurial avec Maruta.

    Sur la table entre nous se trouvaient des gâteaux et du thé noir.

    Voyant que j’allais avoir une rencontre avec le Seigneur d’une autre ville, j’ai utilisé 10'000 pts de magie pour créer du thé et des gâteaux.

    Je l’avais fait, mais...

    « Vous êtes Maruta, je veux dire Malte. » (Akito)

    « ... » (Malte)

    La personne en face de moi était une petite fille.

    Elle semblait être autour de l’âge d’un milieu l’école enfantine.

    Elle regardait le gâteau avec une concentration intense.

    « Hé ! » (Akito)

    « ... quoi — ? » (Malte)

    Je fis un geste de la main devant ses yeux et elle revint finalement à ses sens.

    « Qu-qu’est-ce qu’il y a ? » (Akito)

    « Uhhh... rien. » (Malte)

    Je me ressaisis et lui demandai.

    « Vous êtes Malte, n’est-ce pas ? » (Akito)

    « C’est vrai, avez-vous un problème avec ça ? » (Malte)

    Je venais de recevoir en retour ce genre de réponse enfantine et affirmée.

    « Je suis bien Malte. Malte de la longue et illustre lignée qui contrôlons Kazan (Volcan). » (Malte)

    « Mmmmhmmm » (Akito)

    « Pourquoi faites-vous ce "Mmhmm" à propos de cela !? Prenez-vous à la légère le clan Kazan ? » (Malte)

    Elle me demanda cela en colère avec un visage rouge vif.

    « Eh bien... non, je n’étais pas vraiment... » (Akito)

    « Alors que diable faites-vous avec ce "Mmmhmmm" ? » (Malte)

    « Eh bien... » (Akito)

    Je ne savais même pas ce que cela signifiait d’être un membre de la famille Kazan.

    Le silence dura encore un peu, car je ne savais pas quoi dire.

    « C’est donc comme je pensais ! Vous êtes en train de vous moquer de nous !? Écoutez bien ! La famille Kazan a toujours été une famille de grands guerriers, les Ruslans, qui avons combattu le Dieu du Mal avec le héros. » (Malte)

    « Mmhmm » (Akito)

    « Encore un autre "mmhmm" !? » (Malte)

    Elle était encore plus en colère.

    « Eh bien... ce n’était pas mon intention. Pardon. » (Akito)

    Je me suis excusé et ai jeté un coup d’œil à Valeria.

    Valeria me regarda contrit.

    Je compris dans une certaine mesure la situation.

    Cette gamine était le seigneur et Valeria devait prendre soin d’elle.

    « Eh bien, revenons au sujet principal. Pourquoi vouliez-vous me rencontrer ? » (Akito)

    « C’est vrai. Parce que vous avez dit des trucs bizarres que nous ne sommes plus sur la bonne voie. » (Malte)

    Je n’ai pas dit quoi que ce soit !

    À ce moment-là, le visage de Malte changea.

    Son expression devenait celle d’un adulte alors qu’elle me regardait.

     

    « Merci de nous avoir fourni de la nourriture, grâce à vous, ceci s’est terminé sans que nous mourions de faim. Merci beaucoup. » (Malte)

    Sa façon de parler n’avait pas vraiment changé, mais son expression et le regard dans ses yeux l’avaient fait.

    Elle avait laissé filtrer ses remerciements sincères.

    « ... » (Akito)

    Je regardai Valeria.

    Elle me souriait.

    Je vois, c’est pourquoi elle l’avait fait venir ici.

    Je me demandais pourquoi une femme qui me semblait tellement compétente avait fait venir Malte ici, mais il semblerait qu’elle croit en elle.

    Je me suis retourné vers Malte.

    « J’ai bien entendu vos remerciements. » (Akito)

    Malte me sourit en réponse. Elle avait l’air très mignonne.

    « Eh bien, le thé va se refroidir, alors prenons en un peu avec une portion de gâteau. » (Akito)

    « C-c’est vraiment comestible ? » (Malte)

    « Hein ? » (Akito)

    « Je n’en avais jamais vu auparavant. Est-ce de la nourriture ? » (Malte)

    Elle n’avait donc jamais vu avant gâteau hein...

    « Oui, c’est la nourriture. C’est savoureux et délicieux. » (Akito)

    « C’est savoureux !? » (Malte)

    Les yeux de Malte commencèrent à briller.

    Elle prit rapidement une bouchée du gâteau.

    « Délicieux ! » (Malte)

    « Est-ce que cela vous plaît ? » (Akito)

    Elle dévora tout cela en quelques secondes.

    « Est-ce que vous en voulez encore ? » (Akito)

    « Est-ce que c’est correct que j’en aie en plus ? » (Malte)

    « Oui. » (Akito)

    Je pris mon DORECA et sélectionnai gâteau dans ma liste, puis fit un cercle magique.

    Yuria qui avait été debout, immobile derrière moi depuis le début, se déplaça pour aller chercher les ingrédients.

    Elle plaça rapidement les ingrédients dans le cercle et le gâteau apparut à l’intérieur dans un flash de lumière.

    Au moment où j’avais sorti mon DORECA, elle avait déjà commencé à se déplacer. Le travail d’équipe de Risha et Mira était efficace aussi, mais elle s’était déplacée dès que j’avais sorti mon DORECA.

    Elle était une penseuse rapide et efficace.

    « Joli travail, Yuria » (Akito)

    « ... » (Yuria)

    Je la remerciai. Yuria ne répondit rien et s’installa une fois de plus derrière moi.

    Je regardais Malte une fois de plus.

    Malte me regardait moi et le gâteau en alternance.

    Elle avait un regard très surpris sur son visage.

    « Qu-qu’est-ce que c’était que ce que vous avez fait tout à l’heure ? » (Malte)

    « C’était de la magie. » (Akito)

    Je lui répondis cela en poussant le gâteau vers elle.

    « Mmmm... » (Malte)

    Malte se mit à le manger et afficha de nouveau un autre regard extatique sur son visage.

    Cette jeune fille semblait beaucoup plus adaptée pour ce genre d’action que d’agir de manière impertinente ou comme une adulte.

    « H-hé. J’ai quelque chose à vous demander. » (Malte)

    « Quoi ? » (Akito)

    « P-pouvez-vous me donner... plus de gâteau ? » (Malte)

    « Plus ? » (Akito)

    « Oui, je voudrais que tout le monde à Kazan puisse en avoir quelques-uns. » (Malte)

    « Je vois. Désolé, mais c’est quelque peu impossible. » (Akito)

    « Pourquoi ? » (Malte)

    « C’est simple. » (Akito)

    Je pris mon DORECA et posai deux cercles magiques.

    Yuria avait prévu comme toujours et était déjà sorti collecter les matériaux. Ce que j’avais fait apparaître sur la table était deux aliments... le gâteau que nous venions de manger et du pushinee.

    « C’est la... chose que vous nous avez donnée à manger. » (Malte)

    « Eh oui, c’est pushinee. Et voici ce que vous avez mangé avant, du " gâteau ". Je ne vais pas entrer dans les détails, mais avec ce dont j’ai besoin pour faire ce morceau de gâteau, je peux faire 3000 Pushinees. » (Akito)

    « Trois mill― — » (Malte)

    Le visage de Malte devint blanc comme un drap.

    « Tu en as mangé deux... donc ceci fait environ 6000. C’est un produit de luxe qui est donc difficile à produire. Voilà pourquoi je ne peux pas vous donner tant... même si je le voulais bien. » (Akito)

    « Très bien !! Je n’en ai pas besoin ! 6000... en tout avec ce que j’ai mangé là, c’est assez de nourriture pour que tout le monde dans ma ville puisse manger pendant 4 jours... » (Malte)

    Je suppose que c’est correct... mais je me suis abstenu de hocher la tête, car je pensais que ça ne ferait qu’empirer les choses.

    Je me suis abstenu, mais à ce moment-là, Malte commença à pleurer.

    Elle est tombée en pleurs alors que de grosses gouttes coulaient sur son visage.

    « H-hey, ne pleurez pas. » (Akito)

    « J-je ne suis pas en train de pleurer ! » (Malte)

    Malte essayait de la jouer forte. Elle essaya de faire semblant d’être solide alors qu’elle essuyait ses larmes avec le dos de ses mains.

    « Il n’y a aucun moyen que moi, le grand chef de Kazan, fasse quelque chose comme cela devant les autres ! » (Malte)

    Elle me dit cela alors qu’elle me lançait un regard.

    « Eh bien, cette chose appelée gâteau était vraiment délicieuse. Eh bien, je suis le chef après tout, n’est-ce pas ? Il est naturel pour moi de manger plus que les autres. » (Malte)

    Elle était en train de bluffer à nouveau.

    C’était si facile de voir à travers cela que je laissai sans le vouloir sortir un * Pft* de rire.

    « Que faites-vous à rire !? » (Malte)

    « Non, non... désolé... désolé. » (Akito)

    Je toussai et raclai ma gorge, puis regardai à nouveau Malte.

    L’instant d’après, quelques mots volèrent hors de ma bouche.

    « Des gâteaux... Je vais chercher un moyen de pouvoir produire beaucoup de gâteau. » (Akito)

    « Hein ? » (Malte)

    « C’est vrai, je vais trouver un moyen de permettre d’en produire en masse comme pour le pushinee afin que chacun puisse en avoir. » (Akito)

    « I-Il n’y a aucun moyen que vous pussiez le faire. Il y a 500 personnes et vous ne pou― — . » (Malte)

    « C’est tout à fait possible. » (Yuria)

    Yuria prit la parole de derrière moi.

    Elle était restée silencieuse jusque là, mais maintenant elle se mit à parler.

    « Si c’est le Maître, alors tout est possible. » (Yuria)

    Malte fut surprise par la foi complète et totale que ses paroles impliquaient.

    « C’est vrai, si c’est Akito-sama, alors il devrait être possible de le faire. » (Valeria)

    Malte fut encore plus surprise quand sa subordonnée Valeria prononça ces mots.

    « Il y a beaucoup de rumeurs entourant Akito-sama. Il a également réparé des villes entières et bien plus, il nous a montré sa magie. Si c’est Akito-sama, alors je crois qu’il en est capable. » (Valeria)

    Valeria affirma cela avec conviction.

    Malte fut totalement abasourdie, jusqu’à ce que finalement, elle me regarda avec des yeux étincelants.

    « Pouvez-vous vraiment le faire ? » (Malte)

    « Oui. » (Akito)

    Je suivis l’exemple d’Yuria et de Valeria et lui confirmai.

    Il semblerait que j’ai un nouveau but à atteindre.

    La production de masse de produits de luxe.

    ***

    Chapitre 38 : Décharger sa Colère

    Concernant la production de masse de gâteaux... il existait deux façons pour atteindre cet objectif.

    En premier, il serait possible de charger le maximum possible de magie dans mon DORECA, et de l’utiliser pour directement créer en masse des gâteaux.

    Le gâteau qui coûtait le moins cher était la tarte sablée, et elle coûtait 3'000 points de magie. Avec une telle consommation de magie, je ne serais capable de produire que quelques centaines d’unités à chaque fois.

    Et si je dépensais toute ma réserve dans cela, je pourrais en faire un peu plus d’un millier.

    En d’autres termes, cette méthode ne méritait même pas d’être abordée, j’avais besoin d’utiliser une autre technique.

    J’ouvris alors le menu de mon DORECA, et l’analysai en détail. Je regardai, de haut en bas, chacune des recettes pour être sûr de ne rien louper.

    « Ha, la voilà... » (Akito)

    Un objet en particulier attira mon regard.

    une Imprimante Alimentaire

    Une pensée traversa mon esprit en me disant : "Ceci pourrait tout à fait fonctionner !"

    ***

    Je créai alors un cercle magique pour cette fameuse Imprimante Alimentaire, puis je partis dans les terres sauvages afin d’y trouver tous les matériaux manquants.

    J’avais besoin d’un composant qui s’appelait Madorika... alors j’étais parti en chercher.

    Pour l’instant, j’avais délégué à mes esclaves la gestion de toute la ville.

    Avec mes esclaves qui m’étaient fidèles à 100 %, elles étaient maintenant en mesure d’utiliser des cartes de base d’esclave et donc, je pouvais parfaitement, pendant des périodes relativement courtes, les laisser s’occuper des affaires courantes.

    J’avais donc suivi la flèche alors que je marchais et encore marchais. Après environ une demi-journée, j’arrivai finalement vers une montagne.

    Au fur et à mesure que je m’approchais d’elle, et encore plus quand je me mis à marcher le long de la pente de la montagne, je pus distinguer très clairement une grotte sur un des flancs les plus abrupts de cette montagne.

    La flèche pointait directement vers l’intérieur de cette grotte.

    « Ça aurait été formidable si j’avais transporté avec moi une torche ou quelque chose du genre... » (Akito)

    Je pouvais me permettre de perdre un peu de temps... et donc, je sortis mon DORECA, pour ainsi pouvoir créer une torche.

    Après avoir allumé la torche, j’entrai dans la grotte.

    Je l’avais bien entendu, prise avec moi alors que j’explorais lentement la grotte. Mais assez rapidement, j’arrivai à un cul-de-sac, sans le moindre passage visible.

    « Ne puis-je pas aller plus loin ? Cela ne peut pas être... la flèche pointe bien ici, et elle m’indique un endroit plus profond... dois-je dans ce cas, creuser ? » (Akito)

    Arrivée à cette conclusion, je dégainai mon Esclave Éternelle Kai et je fis heurter mon épée contre le mur de roches.

    La surface se fissura alors que des pierres s’y détachèrent et tombèrent au sol.

    La flèche magique changea alors de direction pour pointer vers ces cailloux, et donc, je décidai de les ramasser.

    Si je devais les décrire... alors cela serait une sorte de cristal avec comme une gemme colorée et brillante à l’intérieur de celui-ci.

    La flèche était pointée directement dessus, plus spécifiquement ce qui se trouvait à l’intérieur, et la lumière générée par la gemme indiquait clairement que c’était le matériel recherché.

    « Dois-je vraiment continuer à miner ces joyaux ? » (Akito)

    Je murmurai cela en pensant que c’était un peu en dehors de mes attentes. Je m’étais vraiment attendu à devoir combattre un autre monstre puissant ou quelque chose du genre.

    Tels un dragon, un Toroi ou un Raba... ou quelque chose que je n’avais jamais rencontré comme un démon ou un ange. Et si j’avais vraiment été malchanceux, je pensais même que je devais faire face à quelque chose lié au Dieu Maléfique.

    C’était le modèle qui s’était présenté à moi. Défaire un monstre puissant, puis obtenir un objet de lui... et même parfois, les vaincre à plusieurs reprises dut aux faibles taux d’apparition de l’objet désirer.

    Je venais donc ici en m’étant préparé à quelque chose comme ça... mais je ne m’attendais surtout pas à devoir faire de l’exploitation minière.

    « Je le ferai, dans tous les cas, mais... » (Akito)

    C’était inattendu, mais je le ferais quand même.

    Je ressortis, de nouveau, mon Esclave Éternelle Kai et frappai à de nombreuses reprises contre le fond de la grotte.

    *Clang* *Chute de pierres*

    *Clang* *Chute de pierres*

    Je continuai ainsi à frapper la paroi avec mon épée.

    « C’est... vraiment pénible. » (Akito)

    Je devenais ainsi rapidement irrité. C’était vraiment inefficace de faire cela avec une épée.

    « Ouverture du Menu... .Pioche ?... Pioche ?... Ha oui, c’est ici ! » (Akito)

    Je perdrais un peu du temps où la lumière du jour était encore présente, mais je pensais qu’il valait mieux continuer avec les outils appropriés.

    Après avoir créé le cercle magique approprié, je vis que beaucoup de flèches en sortaient. Au moins, une vingtaine était présente devant moi... c’était le plus grand nombre que je n’avais jamais vu.

    Après avoir vérifié le menu, je pus ainsi confirmer qu’il fallait environ 20 matériaux différents, en petite quantité.

    J’espérais que je pourrais les rassembler, si je marchais dans toute cette région.

    « Mais si cela devient un trop gros problème... Je suppose que je devrais le faire avec l’épée. » (Akito)

    Finalement, après quelques instants de réflexions, au lieu de partir rassembler toutes ces petites quantités de matériaux nécessaires, je décidai de continuer à frapper avec mon épée. Ceci serait ainsi plus rapide selon moi,

    Je continuai donc à frapper de toutes mes forces.

    *Clang* *Chute de pierres*

    *Clang* *Chute de pierres*

    S’il y avait une grâce salvatrice dans tout cela, c’était que le matériel était très facile à trouver.

    En moyenne, toutes les trois minutes, je trouvais environ un morceau de Madorika.

    *Clang* *Chute de pierres*

    *Clang* *Chute de pierres*

    « Numéro 15... .. Numéro 16... Numéro 17... — — Ugggghhhhhhh ! » (Akito)

    Je reprends tout ce que j’avais dit précédemment, ce n’était pas facile à trouver !

    Je continuai donc à creuser, même si je m’étais rendu compte que je tombais sur une de ces pierres que par le plus pur hasard.

    Alors que je creusais avec mon épée, l’irritation continuait à s’accumuler en moi.

    J’envoyai alors un regard fugace vers le cercle magique créé pour la pioche que j’avais invoqué avant... ne devrais-je pas quand même la faire ?

    « ... ..Grrrr, continuons. » (Akito)

    Je décidai quand même de continuer comme je l’avais fait jusqu’à présent.

    Pour l’instant, je continuai à creuser. Car, si je devais aller chercher les matériaux pour la pioche et que je n’arrivais pas facilement, à les trouver... Alors je serais probablement encore plus irrité.

    J’avais décidé de continuer ainsi à exploiter la mine sans tricherie utilisée. Telle était ma décision.

    Franchement, l’exploitation minière sans user de moyen détourné...

    « AAARRRRRRGGGHHH! » (Akito)

    De temps en temps, j’explosai de rage et insufflais un peu de ma magie dans mon épée pour une frappe unique, mais alors...

    « Haa! Le Madorika.. s’est brisé... » (Akito)

    Le matériel tant recherché avait été écrasé par mon épée et donc, je continuai ensuite, à miner sans user de ma magie.

    *Clang* *Chute de pierres*

    *Clang* *Chute de pierres*

    « 49... et 50 !!!!! » (Akito)

    Une émotion de bonheur emplit mon corps.

    Du début jusqu’à la fin, cette opération minière m’avait pris environ cinq heures... et enfin, j’avais atteint mon but.

    J’aurais été incroyablement en colère si je devais revenir à la maison sans le bon compte, alors je décidai de recompter une dernière fois.

    « Oui, 50 en tout. » (Akito)

    Après avoir poussé un profond soupir de soulagement, je pris tous les Madorika et les plaçai dans mon sac, puis je quittai la grotte.

    Il était déjà rendu la nuit.

    Je suivis alors une flèche dont je savais qu’elle me conduirait jusqu’à la ville

    En descendant la montagne, je rencontrai alors un dragon. C’était le même genre de dragon que j’avais dû chasser pour faire du papier-monnaie. Le dragon dormait un peu plus loin et ne m’avait pas encore remarqué.

    « ... .. » (Akito)

    Je décidai de laisser tomber sur le sol, le sac contenant les Madorika. Je m’étais quand même assuré qu’elle n’en sortirait pas, ce qui leur aurait permis de rouler le long de la pente.

    Puis, je dégainai et tins fermement mon Esclave Éternelle Kai tout en m’approchant du dragon.

    Il se réveilla alors que j’étais en train de me rapprocher de lui. Après m’avoir observé un court instant, il poussa un rugissement dirigé vers le ciel.

    « ENCAISSE DONC TOUTE MA COLÈRE !!!!! » (Akito)

    J’avais bien sûr mis de la magie dans mon épée — environ la somme de 100'000 points de magie — – et je sautai directement devant le dragon. Et ainsi, je le frappai en son centre, le coupant directement en deux parties plus ou moins égales.

    « Fuu... c’est tellement rafraîchissant. » (Akito)

    Après m’être soulagé de ma fureur accumulée au cours de la journée, je repris les Madorika, puis rentrai finalement à Ribek après une longue marche épuisante.

    J’avais déjà placé tous les autres matériaux à l’intérieur du cercle. Et donc, une fois que je déposai les Madorikas à l’intérieur... ce fut enfin fini.

    ***

    Chapitre 39 : Le Sourire d’une Esclave

    Dans le manoir du seigneur de la ville. Je me tenais debout devant l’Imprimante Alimentaire enfin achevée.

    L’imprimante ressemblait à un cube de un mètre de côtés avec un trou directement au milieu de la face avant.

    « Que devez-vous faire avec cela ? » Me demanda Yuria.

    « Apparemment, vous l’utilisez comme ça. » Dis-je en montrant à Yuria, le fonctionnement de la machine.

    Dans ma main se trouvait un bloc de la taille d’un Rubik’s Cube [1].

    « C’est quoi cela ? » (Yuria)

    « C’est un cube alimentaire que l’Imprimante Alimentaire a créé. Je pouvais seulement en faire deux, car je manquais de matériaux. » (Akito)

    « Le matériel requis est-il rare ? » (Yuria)

    « Non, je ne dirais pas cela ainsi. Il ne me faut que 50 points de magie pour en fabriquer un et les matériaux sont assez faciles à collecter. Mais c’est juste que nous sommes actuellement avec une réserve de matériaux très faible, et donc je ne pouvais en faire que quelques-uns. » (Akito)

    « Est-ce que vous l’utilisez pour créer des choses avec l’imprimante ? » (Yuria)

    « Oui... regardez par ici. » Dis-je avant de placer le cube dans le trou au centre de l’imprimante pour pouvoir ainsi commencer à l’utiliser.

    Après cela, j’introduisis les réglages nécessaires puis pressai sur le bouton de démarrage pour finaliser la procédure.

    En réaction à cela, l’imprimante sembla revenir à la vie. Elle fit des bruits comme si des pièces se déplaçaient à l’intérieur, puis, après un certain temps, elle s’ouvrit d’elle-même. Elle contenait le produit fini à la place où reposait avant le petit cube.

    « Qu’est-ce que c’est ? » Me demanda Yuria.

    « C’est du castella [2]. C’est doux, élastique et vraiment délicieux. » (Akito)

    « ... » (Yuria)

    « Eh bien, faisons-en encore un autre en plus... » (Akito)

    Je pris le dernier cube, et l’insérai dans l’imprimante, avant d’effectuer la même opération. Après quelques secondes, un objet inconnu fit son apparition.

    « Qu’est-ce que c’est celui-là ? » (Yuria)

    « C’est du Baumkuchen [3]. C’est aussi très délicieux. Vous pouvez le mordre à travers toutes les couches ou alors, vous pouvez l’éplucher par couche pour le manger séparément. » (Akito)

    « Pourquoi y a-t-il un trou au milieu ? Est-il vraiment nécessaire ? » (Yuria)

    « Je ne sais vraiment pas... » (Akito)

    Hmm... maintenant qu’elle le mentionnait, je me demandai pourquoi le Baumkuchen avait un trou dans le milieu...

    « Dans tous les cas, oublions cela, ce n’est guère important. » (Akito)

    Je pris dans mes mains, les deux desserts que je venais de créer.

    J’ouvris alors le menu de mon DORECA puis cherchai dans ma liste d’articles, ces deux objets.

    Le castella coûtait 20'000 points de magie et le Baumkuchen me coûtait 15'000 points pour le fabriquer en temps normal. Les deux coûtaient beaucoup plus cher que le gâteau sablé.

    Cependant, chacun d’eux ne m’avait coûté que 50 points de magie pour les faires avec l’aide de machine.

    L’Imprimante Alimentaire, quant à elle, m’avait coûté 100'000 points de magie pour la fabriquer.

    Au départ, il m’avait fallu consacrer du temps et des efforts pour la créer, c’était comme une sorte d’investissement... mais après l’avoir finie, je me suis rendu compte de la bonne rentabilité de cet investissement. Si je créais, ne serait-ce que dix desserts, j’aurais déjà couvert en entier, mon investissement initial.

    Et avec cela, je pourrai produire en masse des bonbons et des produits de luxe à moindre coût.

    Faisons le un de ces jours.

    « Maître ? » (Yuria)

    « Hm ? » (Akito)

    « Est-ce que vous allez manger cela ? » (Yuria)

    « Hm ? Eh bien, puisqu’il y en avait deux, je pensais que les deux — — » (Akito)

    Je commençai à annoncer cela, mais c’est alors que je remarquai comment elle regardait fixement les gâteaux.

    « Maître ? » (Yuria)

    Yuria avait un regard étrange sur son visage... comme de l’hésitation.

    « ... Yuria, aidez-moi dans ce cas. » (Akito)

    « Oui, Maître. » (Yuria)

    Son hésitation disparue dès que je lui ordonnai de le faire.

    Elle est vraiment une bonne esclave. Pensai-je.

    ***

    Dans la première ville d’Akito.

    Même si la nuit était tombée, il y avait encore des lumières allumées un peu partout dans la ville et des personnes qui se déplaçaient encore.

    « Mademoiselle Risha, pourriez-vous faire quelque chose au sujet de l’emplacement de cette maison en bois ? » (villageois A)

    « Compris ! Je vais la déplacer un petit peu. » (Risha)

    « Mademoiselle Risha, nous aurions besoin de dix ensembles de vêtements courts. » (villageois B)

    « Des vêtements ? OK, je vais créer les cercles magiques pour eux. » (Risha)

    « Mademoiselle Risha ! C’est très grave ! Certaines personnes qui sont mauvaises à la cuisine ont cassé la cuisine que Monseigneur Akito avait faite dans la ville ! » (villageois C)

    Risha travaillait durement en tant que la représentante d’Akito en utilisant, à de nombreuses reprises, sa carte d’esclave de base.

    Elle travaillait à fournir des abris, des vêtements et de la nourriture à une population en plein essor.

    Elle imitait comment elle avait souvent vu son Maître agir, jour après jour... elle était trempée de sueur dut à tant d’efforts répétés.

    J’appelai alors cette admirable silhouette.

    « Risha » (Akito)

    « Q-Qu’est-ce que c’est que cela — — M-Maître ? » (Risha)

    Risha fut très surprise de mon apparition soudaine devant elle.

    Elle fut tellement surprise qu’elle laissa presque tomber sa carte d’esclave et après cela, elle l’avait tenu si maladroitement jusqu’à ce que finalement, elle la reprenne bien en mains.

    « Qu’est-ce qui ne va pas, Maître ? Je pensais que vous aviez un travail important à... » (Risha)

    « O-oui, c’est le cas. » (Akito)

    Je lui répondis avec un regard sérieux sur mon visage et en réaction à cela, elle sembla faire une petite grimace.

    « Qu’aimez-vous le plus... le rectangle ou le cercle ? » (Akito)

    « ... hein ? » (Risha)

    « Comme je l’ai dit avant, un rectangle ou un cercle ? Lequel préférez-vous ? » (Akito)

    « Umm... c’est que... heuuu... » (Risha)

    En m’entendant répéter ma question, Risha secoua la tête.

    Il semblerait qu’elle croyait que je lui avais demandé quelque chose d’inutile.

    « De ces deux... Je préfère le cercle. » (Risha)

    « Pour quelle raison ? » Demandai-je prudemment.

    « Umm... Parce qu’il ressemble à mon collier. » (Risha)

    « Je vois. » (Akito)

    Il semble que ses véritables intentions étaient un peu de travers.

    « Alors... Yuria. » (Akito)

    « Oui. » (Yuria)

    J’avais amené avec moi, Yuria et elle prit alors une boîte dans ses mains.

    Puis elle la donna à Risha.

    « Qu’est-ce que c’est ? » (Risha)

    « Ouvrez-le et regardez par vous même. » (Akito)

    « D’accord...C-c’est, heu...!? » (Risha)

    « C’est un dessert délicieux appelé Baumkuchen. Vous avez dit que vous aimiez les choses circulaires, n’est-ce pas ? » (Akito)

    « E-Est-ce pour moi ? » (Risha)

    « Oui, c’est une récompense pour votre dur labeur. » (Akito)

    « M-Mais... » (Risha)

    « Acceptez-le. Je vais également aller donner quelque chose à Mira. » (Akito)

    « Aussi à Mira ? » (Risha)

    « Oui, car elle aussi, elle travaille durement. » (Akito)

    « Vraiment...? » (Risha)

    Risha regarda le Baumkuchen alors qu’un sourire grandissait sur son visage.

    — Magie a été augmenté de 10'000 —

    Je n’avais pas reçu immédiatement la charge de magie après le lui avoir donné, mais au lieu de cela, c’était quand elle avait découvert que Mira allait aussi obtenir quelque chose en récompense.

    « Oui, tout comme vous avez, vous aussi, reçu quelque chose. » (Akito)

    Je tapotai alors tendrement la tête de Risha puis je quittai la ville avec Yuria à mes côtés.

    ***

    Sur le chemin du retour vers Ribek. Yuria et moi avions pris notre temps tout en revenant ensemble.

    « Mira aussi était très contente. » (Akito)

    « Oui. » (Yuria)

    « Elle a agi de la même façon que Risha, en devenant encore plus contente quand elle avait appris que Risha en avait aussi reçu un. » (Akito)

    Je me rappelais alors de quand j’avais donné le Castella à Mira.

    Mira avait un peu hésité au départ, mais quand elle avait appris que Risha avait aussi reçu un cadeau, elle l’avait alors accepté avec joie.

    Et ma magie avait aussi été chargée de 20’000 points de magie.

    Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu une charge comme celle-là. J’étais en plus très content d’avoir aussi pu admirer mes esclaves si merveilleuses.

    ... Ce qui me fit me rappeler de...

    « Yuria ? » (Akito)

    « Oui ? » (Yuria)

    « Que désirez-vous ? » (Akito)

    « ... » (Yuria)

    Yuria semblait hésiter avant de répondre.

    « Je ne me soucie pas vraiment du goût ou de la forme. » (Yuria)

    « Donc vous dites que n’importe quoi est correct pour vous — — ? » (Akito)

    « Mais je serais heureuse si je recevais un cadeau pour vous avoir été utile, Maître. » (Yuria)

    « Je vois. » (Akito)

    Elle était donc de ce genre.

    Non, je savais déjà qu’elle dirait quelque chose comme ça.

    Nous avions donc continué à marcher en silence pendant un certain temps alors que je pensais à la façon dont je pourrais le mieux montrer mes remerciements et mon admiration envers Yuria.

    « Yuria. » (Akito)

    « Oui. » (Yuria)

    « Nous travaillerons encore plus durement à partir de demain. » (Akito)

    « Oui. » (Yuria)

    Yuria me répondit sans aucune hésitation tout en hochant la tête.

    Je pensais avoir pu espionner un petit sourire discret qui avait effleuré son visage.

    Bien que je n’aie pas reçu cette fois-ci, de charge de magie, j’étais assez confiant dans ce que j’avais pu voir.

    J’étais sûr que très prochainement, une explosion de plus d’un million de points de magie se produirait sans faute.

    Notes

    • 1  Rubik’s Cube : Le Rubik’s Cube (ou Cube de Rubik) est un casse-tête inventé par Ernő Rubik en 1974, et qui s’est rapidement répandu sur toute la planète au cours des années 1980.
    • 2  Castella : Le castella (カステラkasutera ?, venant du portugais castella) est un gâteau japonais populaire, fait de sucre, farine, œufs, et sirop de malt. Il a été importé par les missionnaires portugais à Nagasaki au xvie siècle.
    • 3  Baumkuchen : Le Baumkuchen ou aussi gâteau à la broche est un gâteau cuit traditionnellement au feu de cheminée, en versant une pâte liquide sur une broche. Il est produit dans de nombreuses régions d’Europe, en particulier dans les zones de montagne. Conique et pourvue de ramifications, sa forme peut évoquer celle d’un sapin.

    ***

    Chapitre 40 : Un Foyer pour les Animaux

    Dans la périphérie de Ribek. Risha et moi étions en train de travailler.

    Nous plantions des arbres à la chaîne qui me coûtaient autour des 100 points de magie par unité.

    Je plaçais le cercle magique et Risha y plaçait les matériaux.

    Puis, l’un après l’autre, de grands et minces arbres sortirent soudainement du sol.

    « Maître ? » (Risha)

    « Quoi ? » (Akito)

    « Quel est le but de ces arbres ? » (Risha)

    « Je ne sais pas. » Déclarai-je sans montrer la moindre émotion.

    « V-Vous ne savez pas ? » (Risha)

    « Oui, je ne sais pas. » (Akito)

    « Alors, pourquoi les plantez-vous ? » (Risha)

    Les mains de Risha ne s’arrêtèrent pas malgré sa confusion.

    « Ce matin, je me suis souvenu que ces types d’arbres étaient la base des fondations. » (Akito)

    « La base ? » (Risha)

    « Oui. » (Akito)

    Cependant, ceci était dans un jeu... mais je gardai cela pour moi.

    « Ce monde a été dévasté par le Dieu du Mal et est devenu dans la plupart des régions des terres désertiques. » (Akito)

    « Oui. » Me répondit Risha, puis elle regarda furtivement derrière elle.

    Ce qui était visible partout devant ses yeux était des terrains vagues, des terres désolées et encore des terres désolées.

    On pourrait dire que la terre désolée qui pouvait être vue partout pourrait être très inadéquate pour que les humains y vivent.

    « À ce stade, nous devons répandre de la verdure. Il pourrait être difficile au début et nous devrions peut-être le faire peu à peu... mais d’une façon ou d’une autre sans végétation, les gens ne pourront jamais vivre correctement. » (Akito)

    « C’est d’ailleurs le cas... » (Risha)

    Risha regarda autour d’elle, tout en continuant à déplacer ses mains.

    « Je comprends. D’une certaine manière, en étant parmi les arbres, on se sent apaisé. Plus nous faisons pousser d’arbres, et mieux je me sens. » (Risha)

    « ... c’est bien ce que je pensais. » (Akito)

    J’avais déjà compris pourquoi elle disait ça.

    Des cheveux dorés, des oreilles pointues et une belle apparence.

    Les esclaves éternels devaient pratiquement être la même que la race Elfe dont j’avais déjà entendu parler.

    Lorsque vous pensiez à des Elfes, vous imaginez qu’ils vivaient dans des forêts. Si je disais que le reboisement allait réchauffer leurs cœurs, alors vous seriez certainement d’accord.

    Nous continuâmes à planter des arbres.

    Je plaçais le cercle, Risha le complétait.

    Je plaçais le cercle, Risha le complétait. Encore et encore.

    Nous avions ainsi continué notre petite chaîne de plantage.

    « Risha » (Akito)

    « Oui ? Qu’est-ce qu’il y a ? » (Risha)

    « Soyez bien consciente de la distance entre eux, s’ils ne sont pas placés à bonne distance les un des autres, cela ressemblera plus à une forêt. » (Akito)

    « Compris ! » (Risha)

    Risha brandissait alors sa carte d’esclave et hocha la tête.

    Et c’est ainsi que nous avions continué à planter... finalement, le soleil devint haut dans le ciel et annonçait midi.

    « Prenons une petite pause. » (Akito)

    « OK. » Dis Risha en hochant la tête.

    Ensuite, je fabriquai la quantité pour deux personnes de pushinee et lui donnai sa part.

    « Voilà, c’est le déjeuner. » (Akito)

    « Le Maître va-t-il aussi en manger ? » (Risha)

    « Oui. Pour l’instant, c’est notre repas. » (Akito)

    Je marchai alors jusqu’à aller sous un des arbres nouvellement plantés et je m’assis là, directement sur le sol.

    Pendant ce temps, Risha avait l’air de comparer mon pushinee avec le sien.

    — Magie a été augmenté de 5'000 —

    Hum ? Une charge de magie ?

    Maintenant ? Pourquoi ?

    « Risha ? » (Akito)

    « Oui ? » (Risha)

    « Ma magie vient d’augmenter de 5000 points. Pourquoi ? » (Akito)

    « Heu... Oh... » (Risha)

    Risha se mit soudainement à rougir pour devenir rapidement d’un rouge vif.

    « Parce que j’ai la même chose que le Maître. » (Risha)

    « Je vois, vous voulez dire que c’est parce que nous sommes assortis ? » (Akito)

    « Oui... » (Risha)

    « Je vois. Asseyez-vous et prenez une pause. » (Akito)

    « D’accord ! » (Risha)

    Risha et moi avions donc pris une pause.

    Nous nous étions assis à l’ombre de l’arbre et avions mangé notre déjeuner tranquillement.

    Le pushinee avait toujours un goût si horrible.

    Je pensais que ça pourrait être un peu mieux après avoir été fatigué d’avoir travaillé... mais non, pas du tout.

    Ce n’était pas un goût très offensant... c’était plus qu’il était si fade que rien ne pouvait sortir de bon de lui. Si fade au point où vous ne pouviez presque ne pas le supporter.

    Eh bien ! Puisqu’il remplit correctement mon ventre, je faisais avec.

    J’avais presque fini de manger et alors je regardai Risha qui grignotait sa nourriture.

    « Ha. » Risha lâcha subitement un son.

    Un oiseau était apparu de nulle part et avait atterri sur son épaule. C’était vraiment pittoresque. Une esclave Elfe sous un arbre avec un oiseau sur son épaule. C’était digne d’être dans un tableau.

    « Ho ! Un autre qui arrive. » (Risha)

    Cette fois, il s’agissait d’une petite boule de poils blanche qui était venue.

    « Un lapin, c’est un lapin, Maître ! » (Risha)

    « Oui. » (Akito)

    Ce lapin s’arrêta juste à côté de Risha.

    Il inclina sa tête d’avant en arrière tout en regardant Risha.

    Ce n’était que le début, car rapidement de petits animaux s’approchèrent l’un après l’autre.

    Je ne savais vraiment pas où ils étaient auparavant. De plus, je ne savais pas s’ils étaient attirés par la nouvelle forêt... ou s’ils étaient attirés par Risha.

    Il y avait aussi des écureuils et des ratons laveurs ainsi que des papillons.

    En regardant les animaux rassemblés, Risha avait un regard paisible sur son visage comme si elle était une déesse.

    « Mignon... » (Risha)

    « Vous aimez ce genre de choses ? » (Akito)

    « Oui » (Risha)

    « Je vois. Ensuite, nous devons planter des herbes et des fleurs. Nous avons planté des arbres, mais le terrain est encore rocheux. » (Akito)

    « Maintenant que vous le dites... » (Risha)

    « Aidez-moi, Risha. Nous allons faire un endroit pour ces petits gars pour qu’ils puissent y vivre. » (Akito)

    Nous avions terminé notre repas et donc, nous poursuivîmes notre reboisement.

    Nous avons planté des arbres et de l’herbe.

    « Allons-y, Risha ! » (Akito)

    « OK ! » (Risha)

    Comme il n’y avait pas de lac à proximité, je pris Risha dans mon Esclave Éternelle Kai et frappai le sol. J’ouvris ainsi un énorme trou où j’y plaçai une source d’eau magique pour le remplir d’eau.

    Au moment du coucher du soleil, nous avions ainsi créé une forêt d’environ trois fois la taille du dôme de Tokyo.

    Nous étions maintenant à la limite entre la forêt et la terre désertique pour pouvoir ainsi mieux observer.

    Nous avions ainsi pu voir que de plus en plus d’animaux affluaient vers la forêt.

    Les animaux s’étaient tous rassemblés près de Risha avant d’entrer dans la forêt. C’était comme si Risha en étant apparentée aux Elfes les attirait et c’est ainsi que

    tout cela se répéta à de nombreuses reprises, jusqu’à ce que la forêt fut finalement "en vie".

    Le bruit des feuilles qui bruissaient et les animaux qui couraient tout autour et émettant leurs différents cris, se répandaient dans l’air. Il y avait finalement le sentiment que la forêt était vivante.

    Après que nous ayons observé cela, j’appelai Risha.

    « Risha » (Akito)

    « Oui, Maître ? » (Risha)

    « Vous avez bien agi. Merci à vous pour vos efforts, je pense enfin que nous avons franchi la première étape vers la réhabilitation de ce monde. » (Akito)

    « ... » (Risha)

    Risha ouvrit grandement ses yeux, très surprise à la suite de mes paroles.

    À cette fille surprise, je répétai donc mes paroles.

    « Vous avez bien agi. Merci à vous pour vos efforts. » (Akito)

    — Magie a été augmenté de 50'000 —

    « Je ne suis pas digne de vos mots, maîtres. » Déclara Risha avec une voix emplie d’émotions.

    « Lorsque nous aurons plus de temps libre, nous continuons nos efforts dans ce sens. » (Akito)

    « OK ! » (Risha)

    Risha hocha la tête avec un énorme sourire sur son visage.

    ***

    Chapitre 41 : L’Honneur de l’Esclave

    À l’intérieur du Manoir du Seigneur, Risha venait de revenir avec un rapport.

    « Maître, je viens de rentrer de la forêt. » (Risha)

    « Bon boulot ! Comment est la situation là-bas ? » (Akito)

    « Le nombre d’animaux qui arrivent dans la forêt est en constante augmentation. Pour l’instant, tout va bien, mais je pense qu’il serait sage d’élargir assez rapidement la forêt. » (Risha)

    « C’est compris. Passons au point suivant, Yuria. » (Akito)

    Je me retournai légèrement pour parler à Yuria qui était devenue ma secrétaire particulière.

    « La ville d’Akito a vu son nombre de résidents augmenter de 30 individus. En réponse à cela, ils ont donc besoin de nouvelles constructions. » (Yuria)

    « Je vois. Nous avons également reçu une demande pour ajuster la position de leurs nitokas. Risha, je vais vous laisser vous occuper de cette ville, car quand vous y êtes allée la dernière fois, l’ambiance m’a semblé très bonne. » (Akito)

    « Compris. » Me répondit Risha avant de se retourner.

    Risha était sur le point de partir en courant pour aller accomplir la tâche que je venais de lui donner, quand Mira entra à ce moment-là dans la pièce.

    « Maître ! » (Mira)

    « Que se passe-t-il ? » (Akito)

    « Vous avez reçu un message de mademoiselle Maya. Elle vient à sérieusement manquer de nourriture et donc, elle demande un réapprovisionnement de toute urgence ! » (Mira)

    « Oh merde, j’avais complètement oublié. » (Akito)

    Grâce à l’annonce de Mira, je m’en souvenais maintenant.

    J’avais envoyé Maya et ses guerrières dans différents endroits pour récolter des ressources, mais chaque fois qu’elles étaient ainsi en déplacement, elles auraient certainement besoin d’un réapprovisionnement.

    Je m’étais demandé il y a un certain temps quand il faudrait leur en refaire, mais cela m’était finalement sorti de la tête.

    « Où se trouvent en ce moment Maya et son groupe ? » (Akito)

    « Elles sont près de la ville d’Akito. » (Mira)

    « Compris. » (Akito)

    Après cela, je hochai la tête avant de faire face à Risha.

    « En vue de la situation, je vais aussi vous laisser vous occuper de cela. Je devrai juste faire un bon nombre de pushinees que vous pourrez leur livrer après coup. » (Akito)

    « J’ai compris. » Répondit Risha en acquiesçant.

    Sa carte d’esclave fonctionnait de la même manière que ma carte, et donc elle pouvait soulever et déplacer les objets fabriqués sans aucune difficulté.

    Que ce soit du pushinee et des maisons en bois — même transporter un entrepôt rempli de bien conçu magiquement était tout à fait possible pour tout porteur de carte.

    « Eh bien, j’y vais. » (Risha)

    « À plus tard. » Hochai-je la tête alors que je voyais Risha partir.

    Après cela, je m’étais soudainement dit que peut-être, je divisais mal la charge de travail.

    Quand j’avais appris qu’il y avait du travail à faire à Akito, j’en avais laissé la charge à Risha sans même y penser... mais maintenant que j’y réfléchissais plus... il s’agissait d’un travail assez difficile.

    Risha peut-elle gérer tout cela ?

    « Maître. » (Yuria)

    « Yuria, qu’est-ce qu’il y a ? » (Akito)

    « Il y a un message de Kazan. Ils voudraient vous présenter une autre ville se trouvant dans la région. » (Yuria)

    « Une autre requête pour de l’aide ? Ou s’agit-il juste d’une rencontre pour se saluer ? Dans tous les cas, c’est d’accord. Envoyez-lui un message indiquant que j’accepte de le rencontrer dès que possible. » (Akito)

    « D’accord ! Point suivant ! Grâce à l’importante augmentation du commerce, la quantité d’argent à disposition devient insuffisante. » (Yuria)

    « Compris. C’est d’accord. Il faut donc que j’aille trouver encore plus de dragons. » (Akito)

    Yuria avait ainsi continué avec les tâches à accomplir, et finalement, moi aussi, je m’étais retrouvé surchargé.

    J’étais ainsi devenu tellement occupé que j’avais complètement oublié mes préoccupations concernant Risha.

    ***

    « Risha !! » (Akito)

    Au moment où Risha était revenue dans le Manoir, elle s’était littéralement effondrée après y être rentrée, et donc elle avait été transportée jusqu’à sa chambre.

    Mon esclave qui était normalement si élégante était maintenant allongée sur son lit avec un regard empli de douleur et de larges gouttes de sueur qui ornaient son front.

    « Yuria, qu’est-ce qui ne va pas avec Risha ? » Lui demandai-je puisqu’elle était venue avec moi dans la chambre.

    « Surmenage. » (Yuria)

    « Surmenage ? » (Akito)

    « Oui, la charge de travail était très importante, alors quand elle est enfin revenue, elle s’est directement effondrée de fatigue. » (Yuria)

    « Surmenage... » (Akito)

    Je regardai alors Risha.

    Il était vrai qu’elle était pâle et qu’elle avait tous les symptômes du surmenage.

    Hmm...

    « Comme je m’en étais douté, le travail était trop... » Murmurai-je tout en réfléchissant à mes erreurs.

    Même si je disais tout le temps que j’admirais tant mes esclaves... je n’avais finalement pas arrêté de leur donner des tâches à accomplir à un tel rythme que... Je me rendais compte trop tard de ma stupidité.

    Je continuai ainsi à ruminer.

    « u...n » (Risha)

    Risha ouvrit alors lentement ses yeux.

    Au fur et à mesure qu’elle sortait de sa torpeur, elle regarda autour de la pièce.

    Et enfin, elle s’assit rapidement sur le lit après avoir compris la situation, surprise d’être là.

    « Qu’est... Pourquoi suis-je... » (Risha)

    Elle tenta alors de se lever, mais dut rapidement se remettre au lit alors qu’elle subissait un important étourdissement.

    Elle devait être en plus légèrement anémique à cause du surmenage.

    Je poussai alors Risha pour la remettre comme elle étant au départ avant de lui déclarer. « Ne vous levez pas. Restez couchée pour le moment. »

    « Je... que se passe-t-il ? » Me demanda-t-elle avec une voix frêle.

    « Vous vous êtes effondrée dû au surmenage. Je suis vraiment désolé. C’est arrivé, car je vous ai malheureusement donné trop de tâches à accomplir... » (Akito)

    « Surmenage ! » Risha cria cela. C’était une voix assez forte pour me surprendre totalement.

    Alors qu’elle cria, son visage était encore pâle, mais ses yeux brillaient intensément.

    J’avais déjà vu cette sorte de regard avant. C’était comme quand je lui avais donné le collier d’esclave.

    Et c’est alors que...

    — Magie a été augmenté de 5'000'000 —

    « Hein !? » Laissai-je échapper par mégarde, totalement surpris par cette annonce.

    J’étais totalement muet dû à la stupéfaction. Ce qui avait fait écho dans mon esprit était bien la voix habituelle qui m’avait informé de l’acquisition d’une nouvelle charge de magie.

    En outre, c’était la plus grande charge que j’avais jamais obtenue. [1]

    Elle regroupait tout ce que j’avais déjà acquis jusqu’à maintenant.

    « Moi... du surmenage... » (Risha)

    « Attendez ! C’est quoi ce genre de réaction ? Vous vous rendez compte que vous vous êtes effondré dû au surmenage ? » (Akito)

    « Pour une esclave. » Yuria me coupa la parole. « Travailler pour son Maître jusqu’à l’effondrement est une chose très honorable. Il s’agit du symbole de la confiance et de la foi que votre Maître a placé en vous. »

    « Hein !? » (Akito)

    Pendant une seconde, je ne pus même pas comprendre ce qu’elle venait de dire.

    Travailler jusqu’à l’effondrement est honorable ? Cela... ne peut pas être...

    « C’est une blague, n’est-ce pas ? » (Akito)

    « Non, pas du tout. C’est la vérité — . » Alors qu’Yuria me répondait, la porte * Clack ! * claqua après s’être violemment ouverte.

    Et Mira était là. Mira... l’une de mes esclaves tout comme l’était Risha et Yuria.

    « Risha-senpai !? Est-ce vrai que Risha-senpai s’est effondrée due au surmenage ? » Mira, la plus émotive de toutes, avait les yeux brillants d’excitation en disant cela.

    « Il semblerait que cela soit bien le cas. » (Akito)

    « Fantastique ! Comme c’est génial ! Risha-senpai, je suis si contente pour vous ! » (Mira)

    Mira semblait jalouse alors qu’elle bondissait dans la pièce comme l’aurait fait un petit enfant.

    Elle semblait vraiment jalouse de Risha... Jalouse qu’elle ait été surchargée de travail.

    ... Est-ce vraiment la réalité...

    « Maître ! » (Mira)

    « O-Oui, quoi ? » (Akito)

    « Donnez-moi plus de tâches à accomplir ! » Me dit-elle après s’être rapprochée de moi.

    Donnez-moi plus de tâches... Si je devais traduire cela, je dirais qu’elle voudrait plutôt me dire "Donnez-moi assez de tâches à accomplir pour que moi aussi je m’effondre de surmenage."

    Alors j’étais occupé à réfléchir alors que j’étais totalement déboussolé, Yuria se mit alors à parler.

    « Mira-senpai. Ce n’est pas correct. » (Yuria)

    « Hein !? » (Mira)

    « Mendier notre Maître pour obtenir plus de travaux signifie que nous avons échoué en tant qu’esclaves. Si vous ne travaillez pas naturellement pour obtenir encore plus sa confiance, acquérant ainsi par la même occasion plus de responsabilités, alors ce n’est pas bon. Si vous n’agissez pas ainsi, ceci ne sera pas honorable. » (Yuria)

    « C-Compris ! » (Mira)

    Mira se tint alors la tête en état de choc. Tout son corps semblait tomber dans une profonde déception.

    ... vous en voulez tellement que...

    « Hum... J’étais donc dans l’erreur. » (Mira)

    « Permettez-moi de vous le dire tout de suite. Mais demander un châtiment en ce moment serait également un échec de votre part. » (Yuria)

    « Je le sais. Je vais le prouver avec mes actes ! » Annonça Mira, avant de quitter la salle.

    Le prouver avec ses actes. Je suppose qu’elle est retournée faire les tâches que je lui avais assignées.

    « Maître, excusez-moi, mais je dois aussi y aller. » Dis Yuria avant qu’elle ne quitte aussi la pièce.

    Je ne l’avais pas vraiment compris, mais je supposai alors qu’elle attendait la même chose que souhaitait Mira.

    Et ainsi, les seuls restant dans la salle étaient Risha et moi.

    Comment devrais-je le dire... Je ne suis toujours pas sûr de tout cela.

    L’honneur de l’esclave ?

    Je regardai alors Risha. Elle était encore très pâle, mais elle caressait son collier avec amour.

    « Hum, Maître ? » (Risha)

    « Quoi ? » (Akito)

    « Je suis... si heureuse d’être votre esclave. Le Maître est le Maître numéro un dans le monde entier. » (Risha)

    « ... Haaa... » (Akito)

    Je suppose... que je n’avais vraiment pas d’autre choix que de croire ce qui était juste devant mes yeux.

    Même si de ce point de vue, je dirai que...

    « ... Risha » (Akito)

    « Oui. » (Risha)

    « C’est un ordre. Alors, restez aujourd’hui dans votre lit pour vous reposer. » (Akito)

    « ... Compris. » Répondit Risha, apparemment déçue.

    « Je vais laisser ici une panacée. Aujourd’hui, vous devez absolument vous reposer, et demain matin, vous boirez cela. » (Akito)

    « Demain matin ? » Me demanda Risha, surprise.

    « Oui, c’est bien cela. Vous boirez cela demain matin, et aujourd’hui, vous devez vous reposer. Et demain, je vous donnerais d’autres tâches à accomplir. »

    « — — D’accord ! » (Risha)

    Après une seconde de réflexion, elle venait finalement de comprendre ce que je venais de lui dire et c’est alors qu’un grand sourire s’étendit sur tout son visage.

    — Magie a été augmenté de 10'000 —

    Cette fois, j’avais reçu une charge de magie qui était à un niveau habituel.

    Ceci avait été généré par mon amour et mon admiration pour mon esclave... Mais c’était bien au-dessous du montant donné par l’honneur de l’esclave, mais c’était déjà assez bien selon moi.

    Notes

    • 1  Il s’agit sans doute d’une erreur de l’auteur. La version originale a bien ces chiffres. Une somme bien plus importante avait été acquise lorsque ses esclaves avaient eu leur propre carte.

    ***

    Chapitre 42 : Unies Corps et Âme

    Après avoir abattu quelques dragons de plus, je vis au loin, Maya et le reste de son groupe s’approchant de moi.

    Parmi les cent plus fortes jeunes femmes de son groupe, la moitié portait des épées et des lances, tandis qu’une autre partie transportait des marchandises et tirait des chariots, et le restant était responsable des nitokas mobiles que j’avais créées.

    Il s’agissait de mes subordonnés, et dans un autre sens, elles étaient aussi ma garde d’élite.

    Après qu’elles se soient approchées jusqu’à une certaine distance, toutes s’arrêtèrent. Et alors, seulement leur chef, Maya, s’approcha de moi.

    « Bonjour, Akito » (Maya)

    « Bonjour, cela faisait longtemps. » (Akito)

    « Vous êtes-vous occupé de tout cela... seul ? » me dit Maya tout en regardant le dragon couché derrière moi.

    « Oui, on peut dire cela. J’avais besoin de son sang. » (Akito)

    Après avoir répondu, les filles derrière Maya commencèrent à hurler et applaudir.

    Je pouvais entendre des « Fantastiques », « Il est super fort. » « Comment il est si génial... », qui provenaient des différentes filles présentes.

    « Et vous ? Comment allez-vous ? » (Akito)

    « Nous allons très bien. Ha oui ! C’est vrai. À propos de ces singes... nous en avons trouvé un peu partout, et donc nous avons vaincu tous ceux que nous avons pu trouver. » (Maya)

    « Ha, les Bêtes Esclaves ? Et ? » (Akito)

    « Ils se sont bel et bien transformés en humains comme vous nous l’aviez dit. Nous les avons ensuite orientés vers la ville la plus proche que vous gouvernez. Ils ont donc sans aucun doute, dû aller là-bas. » (Maya)

    « Je vois. Merci beaucoup. » La remerciais-je ainsi pour les tâches accomplies par elle et son groupe.

    Pour que mes villes puissent continuer de se développer, j’avais besoin de plus en plus d’habitants.

    Et le moyen le plus rapide pour obtenir ces personnes était de vaincre les Bêtes Esclaves, les retransformant ainsi en humains.

    Et comme récemment, j’étais quelque peu surchargé par le nombre de travaux que je ne pouvais pas déléguer, j’avais donc donné cette tâche à Maya et à ses filles.

    Bien sûr, pour ma part, quand j’en voyais, je les tuais immédiatement.

    « À l’heure actuelle, quelle population vit actuellement dans vos villes ? » (Maya)

    « J’ai laissé cette gestion à Yuria, mais... je pense que cela doit être autour des 3000 personnes. » (Akito)

    « Je vois. » (Maya)

    Pour une raison inconnue à l’heure actuelle, il semblerait que cette annonce rendit Maya très heureuse.

    « D’une manière ou d’une autre... vous avez l’air très heureuse de cela. » (Akito)

    « Et bien, c’est normal. Car après tout, vous dirigez 3000 personnes. » (Maya)

    « Et bien... oui et ? » (Akito)

    « Je suis donc, tout simplement, très heureuse à propos de ça. » (Maya)

    Est-ce que c’était tout ?

    « Ha oui ! C’est vrai ! Est-ce... que vous aimez les femmes ? » (Maya)

    « D’où sortez-vous cette question si soudaine ? » (Akito)

    « Répondez juste à la question. » (Maya)

    « Eh bien oui... je suis après tout un homme. » (Akito)

    Et puis après ? Alors que je pensais cela en regardant Maya.

    « Parfait ! J’aimerais donc, dans ce cas, faire un marché avec vous. Nous aimerions avoir un enfant avec vous. » (Maya)

    « M-Moi ? » (Akito)

    Totalement surpris, je regardai alors Maya et les filles présentes derrière elle.

    « Avec vous... et qui d’autre en plus ? » (Akito)

    « Mais avec nous toutes... n’est ce pas évident ? » (Maya)

    « Mon bon sens ne peut pas vraiment me faire comprendre comment cela peut être si évident pour vous. » (Akito)

    Alors que je me demandais cela, je me disais. Au nom du ciel, comment une telle chose peut-elle se produire...

    « Eh bien ! Pour l’instant, nous avons déjà reconstruit plusieurs villes et vaincu beaucoup de singes pour ainsi pouvoir les retransformer en personnes, n’est-ce pas ? » (Maya)

    « Oui et ? » (Akito)

    « Pour pouvoir augmenter naturellement la population, la meilleure méthode ne serait-elle pas d’avoir de nombreux enfants et de donner naissance à un grand nombre de bébés, n’est-ce pas ? » (Maya)

    « Je suppose que c’est vrai, mais... » (Akito)

    « Alors... dans ce cas, faites-nous avoir des enfants. » (Maya)

    « Il s’agit là d’une logique quelle peu trop directe. » (Akito)

    Je savais déjà bien que l’accouchement était la façon dont nous nous multiplions, mais je ne savais pas trop pourquoi elles venaient toutes me demander cela à moi.

    « Toutes les personnes ici... » Après avoir dit cela, Maya fit signe du menton vers les filles derrière elle.

    Les filles étaient toutes là — à me regarder.

    Puis, Maya enchaîna avec. « Comme vous pouvez le voir, elles sont toutes de jeunes femmes bien portantes. De jolies jeunes femmes qui sont toujours vierges à l’heure actuelle. » (Maya)

    « Vous aussi ? » (Akito)

    « Je vous remercie. Et ces filles aussi pensent la même chose. Si elles devaient avoir des enfants, elles aimeraient toutes que le père soit un gars fort, cool et incroyable — et toutes, disent que vous, Akito, êtes quelqu’un de génial qui leur convient parfaitement. » (Maya)

    Maya annonça cela comme si c’était une évidence. Quant à moi, je regardai encore une fois les filles derrière elle.

    Sous les regards concentrés de ces jeunes femmes, je me rendis compte à ce moment-là qu’elles me regardaient toutes avec des yeux que j’avais déjà vus auparavant dans mon monde. Il s’agissait des yeux de filles regardant une idole... des regards emplis d’admiration... montrant aussi un désir ardent en eux.

    « C’est comme ça. » (Maya)

    « Je vois. » (Akito)

    « Et aussi... » (Maya)

    « Hm ? » (Akito)

    « Nous vous sommes toutes très reconnaissantes. » (Maya)

    « Reconnaissantes ? » (Akito)

    « Oui, reconnaissantes. Est-ce étrange ? » (Maya)

    « Eh bien... j’ai bien une idée de pourquoi. » (Akito)

    J’avais fait beaucoup pour elles. Je leur avais fait tout ce dont elles avaient besoin, et leur avait fourni de la nourriture, un abri sûr et des vêtements...

    Il n’était donc pas étrange qu’elles se sentent redevables pour cela.

    « C’est pourquoi... » Maya me fit alors un clin d’œil avant de poursuivre. « Leur reconnaissance et leur admiration les ont amenées à vous considérer comme celui qu’elles désirent le plus. » (Maya)

    « Je vois. » (Akito)

    « Alors dans ce cas, donnez-nous un enfant. » (Maya)

    « ... est-ce que c’est correct que si cela se déroule avec tout le monde ? » (Akito)

    « Oui, bien sûr. » (Maya)

    Maya hocha la tête et les filles derrière elle hochaient la tête avec des regards sérieux sur leurs visages.

    « N’est-ce pas une évidence ? Nous avons toujours été ensemble jusqu’à maintenant. Nous avons ensemble été à la vie, à la mort. Alors pourquoi, vis-à-vis des enfants, cela devrait-il être différent ? » (Maya)

    J’avais encore du mal à totalement saisir cette situation... Mon cerveau avait l’impression de se fendre peu à peu... Mais j’avais compris la situation générale de ce qui se passait présentement.

    Ce n’était nullement une mauvaise sensation. C’était même très agréable de faire face à toutes ces personnes qui possédaient des sentiments de gratitude et d’admiration envers moi.

    « Je comprends. Mais en ce moment, ce n’est pas encore possible. » (Akito)

    « Pourquoi ? » (Maya)

    « Il serait très problématique de vous avoir toutes en pause prolongée. » (Akito)

    « Problématique ? » (Maya)

    « Car après tout, en ce moment, vous êtes toutes ma garde d’élite. » (Akito)

    « ... Je vois... C’est vrai n’est-ce pas... » (Maya)

    Maya hocha la tête. Les filles derrière elle avaient l’air très déçues, mais elles semblaient aussi avoir compris qu’on ne pouvait rien y faire.

    « Alors éventuellement, plus tard ? » (Maya)

    « C’est d’accord. Je vous promets de le faire plus tard. » (Akito)

    « – Vous nous donnerez, à ce moment-là, à toutes, un enfant ? » (Maya)

    « Oui ! Je rajouterai à votre demande que vous aurez toute une ville où vous pourrez vivre en toute sécurité. » Après avoir dit cela, je vis que les filles étaient toutes excitées.

    La moitié d’entre elles applaudirent tandis que l’autre moitié semblait très émue.

    Il semblait de plus en plus évident que j’étais devenu comme une idole pour elles.

    ***

    Chapitre 43 : Tolérance

    « AKIIIIIHHHHIIIITTTTTOOOOOOOOO » (Seiya)

    Alors que je rentrais à la ville entourée de Maya et des filles, j’entendis une voix qui criait de très loin.

    Je regardais alors dans la direction pour savoir de qui il s’agissait, et je vis alors qu’il s’agissait de Seiya qui criait.

    Cela faisait un moment depuis la dernière fois où je l’avais vu. Il s’approcha alors de moi, les yeux injectés de sang et brandissant une épée en fer.

    « Akito » (Maya)

    « C’est correct. » Arrêtai-je ainsi Maya avant qu’elle n’intervienne. Puis je dégainai aussi mon épée Esclave Éternelle Kai.

    Je n’avais surtout pas envie de mal paraître devant ces femmes qui avaient exprimé leur affection pour moi.

    « UOOOO! » (Seiya)

    « Mer ! » (Akito)

    Je levai alors mon épée et interceptai facilement l’attaque de Seiya.

    Un son métallique retentit une seule fois dans les environs — et c’est alors que mon épée trancha en deux celle de Seiya.

    « Saloperie ! » (Seiya)

    Seiya frappa alors d’une manière tout à fait ridicule avec son épée maintenant brisée.

    Si vous regardiez cela d’un point de vue extérieur, cela donnait vraiment l’impression de voir un gamin trop gâté qui déchaînait sa colère sur bien plus grand que lui. Cette attaque était complètement inutile.

    Je décidai donc d’attraper sa main puis de lui donner un bon coup de poing dans le ventre avant même qu’il puisse réagir.

    Son épée tomba alors au sol, produisant un son.

    « Guuuwaaaa... » (Seiya)

    Seiya tomba alors à genoux, provoquant un son montrant sa douleur.

    « Maître ! » (esclave de Seiya)

    L’esclave de Seiya courut alors vers lui.

    Ses vêtements étaient toujours les mêmes que ceux qu’elle portait lorsqu’elle était chez la déesse... sauf que maintenant, ils étaient très usés.

    ... Il devait probablement penser que c’était des vêtements appropriés pour une esclave.

    Elle semblait vraiment inquiète pour lui et donc, courut jusqu’à arriver à son côté.

    « Tais-toi ! » (Seiya)

    Seiya la repoussa.

    À la suite de son action, elle tomba sur le dos, puis posa une de ses mains sur ses joues tout en affichant une expression qui montrait qu’elle était sur le point de pleurer.

    « Merde ! Seulement 200 !? Mon Dieu, t’es qu’une chose si inutile ! » (Seiya)

    Je pense qu’il serait temps que vous vous rendiez compte que ce n’est pas le bon moyen d’agir avec elle.

    « Hey... Seiya — . » (Akito)

    « Ta gueule ! » Me cria-t-il cela, tout en me lançant un regard furieux alors que ses yeux injectés de sang devinrent encore plus rouges.

    « Dis-moi tout ! Quel genre d’astuce as-tu utilisée !? As-tu rencontré à nouveau la déesse et lui as-tu léché ces bottes pour avoir tout cela ? » (Seiya)

    « La Déesse ? Vous voulez parler d’Ilia. Non, je ne l’ai pas rencontrée à nouveau depuis la première fois avec vous. » (Akito)

    « Arrête de me mentir. Qu’est-ce que tu as fait !? » (Seiya)

    « ... J’ai juste créé une ville avec l’aide de mon esclave... » (Akito)

    « Arrête de me dire des conneries, tu me mens !!! » (Seiya)

    Seiya se mit à crier de plus belle.

    « Il n’y a aucune chance que tu sois capable de créer une si grande ville ! De plus, il n’y a aucun moyen que tu puisses avoir ainsi le contrôle de quatre villes si rapidement ! » (Seiya)

    Après quelques secondes, il poursuivit.

    « TOI... TOI... JE SAIS QUE TU AS TRICHÉ...!!!! » (Seiya)

    Ainsi, voici ses conclusions ?

    Comme vous ne pouvez pas comprendre, alors obligatoirement, je triche ?

    « Haaa... Restez silencieux et écoutez. Je n’ai pas fait grand-chose. J’ai juste rendu mon esclave heureuse. » (Akito)

    « Maudit tricheur ! » (Seiya)

    Seiya essaya alors de me frapper.

    En représailles, je — ne fit rien, car avant même de pouvoir faire le moindre mouvement, Maya avait avancée jusqu’à lui avant de bloquer ses bras derrière son dos.

    « Relâche-moi ! Merde ! Même maintenant, tu essayes encore de me tromper ! » (Seiya)

    « Non, je ne suis pas — . » (Akito)

    « Ta gueule ! Ta gueule ! Ta gueule ! » (Seiya)

    Il se mit alors à crier en continu. Il semblerait que tout ce que j’essayais de dire serait désormais inutile.

    « Hé ! Akito, que devons-nous faire avec ce gars. » (Maya)

    Maya me regarda tout en demandant cela, et les autres filles m’observaient toutes.

    Il semblait qu’elles disaient toutes. « Si vous avez besoin qu’il soit éliminé, alors nous pouvons le faire pour vous. »

    « ... Relâchez-le, et laissez-le partir. » (Akito)

    « Est-ce que c’est vraiment correct ? » (Maya)

    « Ouais. Il est après tout le dernier fragment qui provient de mon ancien chez-moi. » (Akito)

    « Si c’est le cas... alors on ne peut pas vraiment faire autrement. » (Maya)

    Maya semblait comprendre mes raisons.

    Elle poussa alors Seiya loin de moi.

    Alors qu’il était à nouveau libre, Seiya me décrocha à nouveau un sombre regard.

    « Akito... » (Seiya)

    « Je vais vous le dire une fois de plus. Je n’ai pas fait grand-chose. Et je n’ai pas triché. J’ai juste cherché à traiter le mieux possible mon esclave. Vous pouvez comprendre le sens de ces paroles de la manière que vous aimez le plus. » (Akito)

    « ... » (Seiya)

    Il ne me répondit pas. Il me regarda plutôt comme si j’avais tué ses parents.

    « Si vous pensez que je vous trompe, alors essayez simplement de rendre votre esclave heureuse et vous verrez. Si vous le faites, les choses pourraient vraiment changer. » (Akito)

    « Tais-toi ! » (Seiya)

    Seiya se mit de nouveau à crier avant de se tourner pour partir.

    « Qui croirait ces conneries ? Tu verras bien. Je vais découvrir comment tu as triché et quelles astuces tu as utilisées. »

    « ... » (Akito)

    Il semblerait que peu importe ce que je disais, il ne le comprendra jamais.

    Seiya s’éloigna alors et son esclave commença aussi à le suivre.

    « Maître ! » (esclave de Seiya)

    « Arrête de me suivre, toi l’inutile ! » (Seiya)

    Son esclave s’arrêta net.

    « Assieds-toi en position du seiza ! Et aujourd’hui, ne m’approche pas ! » (Seiya)

    Seiya s’en alla après avoir crié cela à son esclave.

    Son esclave le regarda partir et tout comme il lui avait ordonné, elle se plaça à genoux sur les pierres pour ainsi prendre la position du seiza.

    « Attends, qu’est-ce que tu fais là ? Tu vas blesser tes jambes. Alors, remets-toi debout ! » (Maya)

    Tout en disant cela, Maya marcha vers elle. Et au moment où elle était sur le point de la faire se relever, je me mis à parler.

    « Maya. » (Akito)

    « Q-Quoi ? » (Maya)

    Maya vacilla en voyant mon regard sérieux qui était bien visible sur mon visage.

    « Laissez-la faire ce qu’elle veut. » (Akito)

    « M-Mais... » (Maya)

    « Il s’agit là d’un ordre de son Maître, et elle est après tout une esclave éternelle. » (Akito)

    Je me tournai alors vers elle avant de lui demander :

    « Est-ce que c’est bien cela, n’est-ce pas ? »

    « ... » (esclave de Seiya)

    Elle ne me répondit pas, se contentant de me regarder.

    Mais elle me semblait étrange, comme si elle était reconnaissante pour ma considération à son égard...

    « V-Vraiment ? » (Maya)

    « Allons-y. » (Akito)

    Je pris alors avec moi Maya et les filles et je m’en allai.

    Nous nous éloignâmes ainsi de l’esclave de Seiya.

    Maya et les filles regardèrent continuellement vers elle en essayant de le dissimuler, mais pour ma part, je ne la regardais jamais.

    Il s’agissait... probablement d’une partie de sa propre conception de la fierté.

    Grâce au fait que j’avais découvert que le surmenage était un symbole de fierté pour Risha et les autres esclaves éternelles... J’avais donc une certaine confiance en ce que je pensais.

    Notre groupe progressa alors dans la nature sauvage.

    Après avoir marché pendant un moment, Maya se mit à me parler.

    « Akito ? » (Maya)

    « Quoi ? » (Akito)

    « Vous êtes... le plus grand homme que je connaisse... » (Maya)

    « Vraiment ? » (Akito)

    « Oui, c’est ce que je pense. Et vous, les filles ! Pensez-vous que j’ai raison ? » (Maya)

    Maya se mit à crier cela et les filles montrèrent alors qu’elles étaient d’accord avec elle.

    « En comparaison... ce mec n’a rien dans le froc. Il ne peut même pas se dire un vrai mâle. » (Maya)

    Une fois de plus, les autres filles semblèrent d’accord.

    Elles commencèrent alors toutes à parler entre elles et les environs devinrent tout à coup beaucoup plus vivants.

    « He ! Akito... » (Maya)

    Maya se rapprocha alors de moi avant de placer ses bras autour de moi et commença à me parler avec une douce voix très câline...

    « Qu’est-ce qu’il y a ? » (Akito)

    « Comme je le pensais... Donnez-moi des enfants dès maintenant. » (Maya)

    Les voix des autres filles s’arrêtèrent soudainement, et elles me fixèrent toutes du regard, en attente de ma réponse.

    J’étais heureux de leur espoir, mais...

    « Pas maintenant. Je n’ai pas assez de temps libre à vous consacrer alors que je dois encore créer une ville pour vous permettre d’y vivre. Vous devrez donc patienter un peu. » (Akito)

    « Je sais... bien. » (Maya)

    Maya se sépara alors de moi, affichant alors un regard comme si elle se sentait seule.

    Je me demandais alors si je devais faire un peu de suivi émotionnel vis-à-vis de tout cela.

    « Comme je le pensais... Akito, vous êtes vraiment une personne tolérante et vraiment un grand homme. » (Maya)

    « Hein ? » (Akito)

    « Je le pense aussi ! » (une des filles)

    « J’attends avec impatience le jour où nous pourrons porter vos enfants ! » (Maya)

    Annoncèrent Maya ainsi que les filles se trouvant avec elle.

    Après avoir déclaré cela, tout était devenu encore plus animé qu’auparavant... il semblait que cela soit actuellement un moment débordant de joies.

    ***

    Chapitre 44 : Bons Esclaves

    Transportant une montagne de desserts, je me rapprochai ainsi de la ville de Kazan.

    Ceux-ci avaient été créés à l’aide de l’imprimante alimentaire. Ce qui signifiait... qu’ils n’avaient pas été créés en utilisant mon DORECA... mais ce qui signifiait aussi que je ne pouvais pas les transporter facilement en utilisant ma capacité de pouvoir déplacer les objets crée par mon DORECA sans en ressentir le poids.

    Et c’était donc pour cela que nous devions tout placer dans un chariot. Pour tout le trajet depuis Kazan, ce chariot avait ainsi été gardé par Maya et les autres filles.

    Quand nous arrivâmes dans la région qui entourait la ville, Valeria vint nous rejoindre.

    « Vous avez voyagé depuis très loin. Soyez les bienvenues dans notre ville. » (Valeria)

    « Comme promis, je vous apporte cela. S’il vous plaît, veuillez nous guider jusqu’à l’intérieur. » (Akito)

    « D’accord. » (Valeria)

    Avec Valeria qui nous guida, nous entrâmes dans la ville.

    Proche de la voie principale, je vis quelques enfants qui jouaient dans la boue... les lieux me donnèrent l’impression d’être assez harmonieux.

    « Hm ? » (Akito)

    « Y a-t-il un problème ? » (Valeria)

    « Nous venons tout juste d’entrée dans la ville, n’est-ce pas ? » (Akito)

    « Oui. À partir d’ici, nous sommes dans la ville à proprement parler. Alors, qu’y a-t-il à ce propos ? » (Valeria)

    « Nous sommes bel et bien entrés dans la ville, et je ne me sens nullement différent que lorsque j’étais en dehors. » (Akito)

    « Oh, c’est donc de cela que vous voulez parler. » (Valeria)

    Valeria se mit alors à sourire. Son visage semblait étrangement embarrassé.

    « C’était l’idée de mademoiselle Malte que Kazan n’ait plus aucune Fontaine d’Ilia. » (Akito)

    La Fontaine d’Ilia... la construction indispensable pour prévenir toutes invasions de monstres...

    « Pourquoi ? » (Akito)

    « Pour ainsi prouver à tous qu’elle est bien l’une des descendantes des membres du groupe du Héros qui ont défait le Dieu Maléfique, le guerrier Ruslan. Mademoiselle Mata dit que c’est donc correct de faire aussi longtemps que nous sommes capables de tuer les monstres qui approchent d’ici. » (Valeria)

    C’était donc pour cela.

    « Je vais vous dire maintenant... ce qui s’est passé avec la nourriture que vous nous avez donnée il y a quelque temps. Elle a été répartie dans la population en fonction de leurs réalisations en ce qui concerne leurs capacités à vaincre les monstres. Plus ils ont été capables d’en tuer, et donc plus forts ils sont, et donc plus ils peuvent prétendre à un meilleur traitement qui leur est donc automatiquement accordé. » (Valeria)

    « Est-ce donc ce que vous avez fait ? Je vous l’avais donné... alors je suppose que vous pouviez faire comme vous le souhaitiez, mais certaines personnes n’auraient-elles pas rien reçu avec ce genre de partage ? » (Akito)

    Dans ce genre de système de récompense, quelque chose comme ça arriverait très probablement.

    « Mon Dieu ! nous n’avons pas une seule personne faible parmi le peuple de Kazan. » (Malte)

    « Hein !? » (Akito)

    Il y eut comme un cri provenant de derrière nous. Surpris, je me tournai pour constater qu’il s’agissait de Malte.

    Malte était là, les mains sur ses hanches, semblant encore plus fière que Valeria.

    « Nous sommes après tout les descendants du grand guerrier Ruslan, il nous est donc impossible que nous rencontrions des problèmes face à des monstres comme ceux-là ! » (Malte)

    « Comme ces monstres, hein ? » (Akito)

    « C’est vrai ! » (Malte)

    « Je vais simplement vous demander cela maintenant, mais combien de monstres la personne ayant eu le moins de nourriture a-t-elle tués dernièrement ? » (Akito)

    « Valeria ? » (Malte)

    Malte demanda une réponse à Valeria.

    « 12 » (Valeria)

    Il semblerait qu’elle ait une subordonnée pour les questions concernant les nombres, tout comme je le faisais moi-même.

    « Voilà donc la réponse. » (Malte)

    « Et combien de temps lui a-t-il fallu pour cela ? Comme ils étaient vraiment affaiblis, ne leur a-t-il pas fallu environ un mois pour cela ? » (Akito)

    « Non, depuis le premier du jour de ce mois. » (Malte)

    C’était maintenant à Malte de répondre.

    « Hein !? » (Akito)

    « Comme elle l’a dit. Depuis le premier jour... c’est la moyenne depuis le premier jour. » (Malte)

    « Vous voulez dire que le dernier de la liste... a tué 12 monstres dès le premier jour... » (Akito)

    « Oui. » (Malte)

    Malte me déclara cela en affichant un visage qui semblait indiqué qu’il s’agissait d’une évidence.

    Je pensais qu’elles exagéraient quelque peu les faits — quand un monstre s’approcha alors de la ville.

    De loin, un nuage de poussière put être vu qui montrait que le monstre était en train de charger. Il s’agissait d’un gros sanglier qui ressemblait à un monstre.

    « Akito. » (Maya)

    Maya me regarda puis je hochai la tête en réponse.

    Après avoir reçu ma permission, Maya et le reste des filles se préparèrent à l’intercepter quand soudain — .

    Un des enfants qui avaient joué précédemment dans la boue nous dépassa. L’enfant avait de la morve qui goûtait de son nez alors qu’il éclaboussait la boue avec cela.

    L’enfant se précipita alors devant Maya puis sauta dans les airs avant de donner un coup de pied au monstre.

    Maya et les filles furent surprises d’avoir ainsi été bloquées.

    De la façon dont je vis cela, cet enfant n’était pas si fort (selon moi, il devait être assez fort pour un enfant), mais il avait une telle volonté si extraordinaire de se battre qu’il continuait sans relâche à attaquer le monstre, encore et encore.

    Après plusieurs minutes de ce combat acharné, l’enfant tua finalement le monstre.

    Maya et les filles furent alors encore plus surprises.

    « Et bien, il l’a battu, n’est-ce pas ? »

    « Je me dirigeais justement pour aller le battre... »

    « C’est de ta faute si tu es trop lent. »

    Le reste des enfants retournèrent alors dans la boue tout en parlant de ce genre de choses... que des enfants ne devraient vraiment pas dire.

    ... C’est quoi cet endroit ? Le monde d’Asura ?

    Je regardai alors Malte et je lui parlai, à la fois avec une voix émerveillée et légèrement amusée...

    « Et tout le monde ici est-il comme cela ? » (Akito)

    « Bien sûr. » (Malte)

    « Alors, pourquoi avez-vous des problèmes avec la nourriture ? Vous pouvez simplement utiliser les monstres vaincus en tant qu’aliments, n’est-ce pas ? » (Akito)

    « Hein ? Qu’est-ce que vous racontez ? Vous nous dites d’utiliser les monstres en tant que nourriture ? » (Malte)

    « Oui. Je sais que cela pourrait être un peu désagréable, mais vous pouvez parfaitement utiliser ce monstre là-bas en tant que nourriture. » (Akito)

    « Comment ? » (Malte)

    « Comment ???? Quoi...??? » (Akito)

    Je regardai alors Malte et Valeria.

    N’avaient-ils pas ici ce genre de concept ?

    Je pensai à cela quand, tout à coup, un autre monstre apparut devant nous.

    Cependant, avant même que l’un des enfants ne puisse faire le moindre mouvement, un vieil homme provenant de l’intérieur de la ville sauta avant d’engager un combat contre le monstre.

    « ... oioi... » (Akito)

    Je fus un peu irrité, car je vis alors un étrange regard dans les yeux de Maya et des autres filles.

    Je pensai alors... est-ce vraiment correct d’être avec vous, ceux de Kazan ?

    « Laissons cela de côté. J’ai apporté les choses que je vous avais promises. » (Akito)

    Je fis un signal à Maya et aux filles pour qu’elles débâchent le chariot.

    J’allai alors jusqu’au chariot et je sortis alors une petite boîte que je donnai à Malte.

    « Qu’est-ce que c’est ? » (Malte)

    « Du castella. Goûtez un petit peu. C’est délicieux. » (Akito)

    Malte prit alors une petite bouchée de castella comme je le lui avais indiqué.

    Alors qu’elle mâchait cela devant moi, ses yeux commencèrent alors à briller.

    « C’est délicieux. Qu’est-ce ? C’est la chose la plus délicieuse que j’ai jamais mangée ! » (Malte)

    « Je vois. » (Akito)

    « Hmm ! Est-ce que... tout cela est du castella ? Combien y en a-t-il là ? » (Malte)

    « Et bien, c’est ce que je vous avais promis, n’est-ce pas ? » (Akito)

    Alors que je disais cela, les yeux de Malte brillèrent encore plus intensément.

    ***

    Je retournai par la suite à Ribek et arrivai au Manoir du Seigneur.

    « Bon retour parmi nous, Maître. » (Yuria)

    « Yuria, nous allons maintenant commencer à acheter des cadavres de monstres provenant de Kazan. Calculez les coûts pour cela. » (Akito)

    « Acheter ? » (Yuria)

    « C’est bien cela. Même s’ils préfèrent troquer ou si c’est payer contre des Yens. Je vous laisse vous occuper des détails. » (Akito)

    « D’accord » (Yuria)

    Yuria hocha la tête.

    « Il a également été décidé que Kazan tomberait sous ma juridiction. Je vais vous laisser vous occuper des détails. Faites que la transition soit quelque chose d’agréable pour tout le monde. » (Akito)

    « J’ai compris » (Yuria)

    Je m’assis alors dans ma chaise, me permettant ainsi de me reposer pendant un moment.

    J’étais quelque peu fatigué.

    « Maître, dois-je vous faire un rapport ? » (Yuria)

    « Bien entendu. » (Akito)

    Je hochai la tête alors que mes yeux étaient fermés.

    « Il y a une question qui a été posée par beaucoup de personnes parmi la population. Ils voudraient savoir s’ils peuvent payer l’impôt municipal avec de l’argent. » (Yuria)

    « C’est correct. Je suppose que cela serait la manière la plus simple. » (Akito)

    Jusqu’à présent, il s’agissait toujours de biens commerciaux qui étaient donnés.

    « Je comprends, je leur dirai. Suivant, j’ai une suggestion. Si Kazan doit être à vous, Maître, alors vous devriez peut-être leur faire un bain public. » (Yuria)

    « J’ai compris. La prochaine fois que j’irai là-bas, je m’en occuperai. La suite ? » (Akito)

    « Risha-san et Mira-san sont sorties à la chasse aux singes. La nouvelle forêt en a attiré quelques-uns. » (Yuria)

    « S’il ne s’agit que de singes, alors je peux les laisser s’en occuper. La suite ? » (Akito)

    Je lui demandai cela alors que j’avais les yeux fermés.

    Elle est une esclave extrêmement compétente. Tellement capable que, si elle n’avait pas été là, les affaires intérieures risquaient de s’arrêter net dans leur gestion.

    « Yuria » (Akito)

    « Oui ? » (Yuria)

    « Asseyez-vous ici. » (Akito)

    « D’accord. » (Yuria)

    Yuria se déplaça alors à mon côté avant de s’asseoir à terre.

    « Vous avez beaucoup travaillé récemment. Y a-t-il quelque chose que vous souhaiteriez en tant que récompense ? » (Akito)

    « Je veux juste vous être utile, Maître. » (Yuria)

    Yuria répondit cela sans aucune hésitation.

    Je pouvais voir à travers cela sa véritable motivation.

    Mon esclave... une Esclave Éternelle.

    Une race qui considère l’effondrement dû au surmenage à la suite d’ordres donnée par leur Maître comme étant un symbole d’honneur.

    Je pensais alors à l’esclave de Seiya et à la façon dont elle pouvait supporter de s’asseoir en position de seiza sur un sol si dur.

    Pour elles, ce n’était peut-être pas vraiment mauvais... mais quant à moi, je n’aimais vraiment pas ce genre de chose.

    « Yuria » (Akito)

    « Oui. » (Yuria)

    « Ajustez mon emploi du temps et faites ce qu’il faut pour que moi et vous trois puissions tous passer un jour de congé, tous ensemble. Récemment, je n’ai combattu avec aucune de vous trois dans mon épée, donc voilà ce que je veux faire. Toutes les trois, en même temps. » (Akito)

    « Je comprends. Je vais ajuster ce qu’il faut pour cela. » (Yuria)

    « Bien. » Hochai-je la tête en répondant cela.

    Ma magie ne fut pas rechargée après avoir annoncé cela, mais je vis alors Yuria souriait légèrement à travers mes yeux plissés.

    J’admirais et aimais mes esclaves... je ne pouvais pas faire grand-chose au fait qu’elles désiraient être surchargées de tâches, mais je les considérais pour ma part comme quelque chose de bien plus important qu’un simple serviteur ou une assistante.

    Je suivrai un chemin différent de celui emprunté par Seiya.

    « Yuria. » (Akito)

    « Oui. » (Yuria)

    « Massez-moi les épaules tout en poursuivant votre rapport. » (Akito)

    « D’accord ! » (Yuria)

    Elle me répondit avec une voix plus forte qu’avant. Je pourrais dire en entendant cela qu’elle était plutôt heureuse de ma demande.

    Yuria se mit alors à masser mes épaules avant de recommencer à faire son rapport.

    Nous avions ainsi lentement passé le temps de cette façon.

    « Maître » (Yuria)

    « Hum ? » (Akito)

    Je m’étais finalement endormi, mais son appel me fit alors rouvrir les yeux.

    Mon sac brillait.

    Il s’agissait de mon DORECA. Je le sortis alors et je vis à ce moment-là que son éclat devenait de plus en plus brillant — ma carte changea alors de couleur.

    De sa couleur dorée... elle prit une couleur comme argentée...

    « Hmm... Ouverture du Menu. » (Akito)

    Akito

    Type : Carte en Platine

    Niveau de réserve de Magie : 6 721 386

    Nombre d’objets créés : 61 343

    Nombre d’esclaves : 3

    Population : 5 000

    Je vérifiai alors mes statistiques avant de finalement comprendre.

    Une nouvelle statistique avait été ajoutée. La « Population » qui était actuellement à 5 000.

    Donc, j’avais augmenté le rang de ma carte jusqu’à obtenir celle en Platine grâce à cela.

    « Mademoiselle Risha et Mira » (Yuria)

    Yuria murmura cela et je hochai la tête en tant que réponse.

    Il semblerait qu’elles travaillaient durement dans un autre endroit.

    « Yuria » (Akito)

    « Oui ? » (Yuria)

    « Réfléchissez à un moyen de les récompenser. » (Akito)

    « ... OK. » (Yuria)

    — Votre magie a été augmentée de 500 000 —

    Après avoir donné cet ordre à Yuria, je reçus alors une de ces si rares charges magiques provenant d’elle.

    Vraiment... j’ai vraiment de bons esclaves avec moi.

    ***

    Chapitre 45 : Les Choses s’Accumulent

    « Mira, sortez votre Carte d’Esclave. » (Akito)

    Nous étions le matin, dans le Manoir du Seigneur.

    Mira obéissait à mon ordre en sortant sa carte d’esclave avant de la placer dans le cercle magique que j’avais créé.

    Après cela, je coupai légèrement mon doigt en utilisant mon Esclave Éternelle Kai avant de laisser tomber une goutte de sang dans le cercle.

    Le cercle était pour un nouvel objet qui exigeait que ma carte soit en platine, ainsi que de devoir utiliser une carte d’esclave de base pour le créer.

    Il me fallait deux objets. Une carte esclave de base et le sang du Maître.

    Lorsqu’ils furent tous deux placés dans le cercle, une nouvelle carte fut produite.

    « Maître, merci beaucoup  ! » (Mira)

    « Les deux autres ont déjà effectué cela, mais nous ne sommes pas absolument sûrs des effets. » (Akito)

    Je coupai alors une table en deux en utilisant mon Esclave Éternelle Kai.

    Il s’agissait d’une table qui avait été créée en utilisant le DORECA.

    « Regardez dans votre menu. Il devrait y avoir la Réparation de Niveau Bronze se trouvant quelque part dedans. » (Akito)

    « Je l’ai trouvée. » (Mira)

    « Activez-le sur la table et voyons ce qui va se produire. » (Akito)

    « Compris. » (Mira)

    Mira fit alors comme je lui avais dit et activa la magie de réparation avec comme cible, la table.

    « Quels matériaux sont-ils nécessaires ? » (Akito)

    « La réparation a besoin de la moitié des matériaux utilisés pour le faire. » (Mira)

    « Je vois. Il s’agit donc bien du même effet que ma carte d’origine quand elle était en bronze. » (Akito)

    C’est la même chose qu’avec une carte de non-esclave. Pensai-je.

    Mira quitta rapidement la pièce pour aller rassembler les matériaux nécessaires pour les réparations.

    Je m’assis alors dans ma chaise avant de regarder la table tout en réfléchissant.

    Il s’agissait pour moi d’un moment décisif. Le fait que mes esclaves puissent maintenant utiliser la magie de Réparation de rang Bronze était une affaire très importante.

    Jusqu’à présent, j’avais été le seul qui pouvait réussir à réparer avec efficacité... il s’agissait donc d’une situation inconfortable de bien des manières.

    Le fait que chacun d’entre nous puisse maintenant le faire était un énorme développement de nos possibilités.

    Mira revint rapidement avec les matériaux requis puis répara la table.

    « Pfouuu, il semblerait qu’il n’y ait aucun problème. Elle possède bien la même capacité que mon DORECA. » (Akito)

    « Ouais ! Hihihi. » (Mira)

    « Pourquoi avez-vous un sourire comme celui-là ? » (Akito)

    « Car je suis heureuse de ça. Je vais ainsi être encore plus utile pour vous, Maître. » (Mira)

    « Je comprends. À partir de maintenant, continuez à travailler encore plus pour mon bien. » (Akito)

    « Oui !!! » (Mira)

    Mira hocha la tête avec un sourire clairement visible sur le visage.

    « Maître. » (Yuria)

    La porte s’ouvrit alors et Yuria rentra.

    « Qu’est-ce qu’il y a ? » (Akito)

    « Un envoyé vient d’arriver. » (Yuria)

    « Un envoyé ? Hoo ! est-ce Valéria ? » (Akito)

    « Non, il ne s’agit pas de quelqu’un de Kazan. » (Yuria)

    Ma petite esclave annonça cela alors qu’elle secouait la tête négativement tout en affichant un regard exceptionnellement sérieux.

    ***

    Quand j’entrai dans la salle de réception, par inadvertance, je fronçai les sourcils en voyant ce qui était devant moi.

    Il y avait dans la pièce un homme assis. Il s’agissait d’un homme possédant une cicatrice qui lui barrait le visage qui était assis sur une chaise en portant une armure et un manteau rouge sombre.

    D’un coup d’œil, je pensai que son apparence était vraiment celle d’un bandit.

    Quant aux castellas que Risha fournissait aux invités qui venaient dans la pièce... il les mangeait voracement tout en répandant des miettes partout.

    Ses manières sont terribles... est-ce vraiment l’Envoyé dont Yuria parlait ?

    Quand il me remarqua, il leva alors les yeux.

    « Hein ? Es-tu Akito... » (homme sans manières)

    « ... C’est exact, et vous êtes ? » (Akito)

    Je m’assis alors devant lui. Mira, qui était entrée en même temps que moi, se plaça derrière moi.

    « Je suis Jahn (prononcé Yahn). Je suis sous les ordres de Monseigneur Maxim. » (Jahn)

    « Et donc ? » (Akito)

    Jahn faisait claquer ses lèvres alors qu’il mangeait et parlait. Il était désagréable de le regarder, car il mâchait la bouche ouverte.

    « Je suis venu te donner le décret de Monseigneur Maxim. Tu dois venir le saluer dans les 10 jours. » (Jahn)

    « Dans les 10 jours ? Allez le saluer ? Qu’est-ce que cela veut-il dire ? » (Akito)

    « Ton attitude envers lui déterminera le traitement que ces quatre villes auront. Assure-toi donc de ne pas gâcher la bonne humeur de Monseigneur Maxim. » (Jahn)

    « Attendez. Je ne comprends rien à ce que vous me dites. Vous parlez de quoi, là ? Et qui est Maxim ? Que veut-il ? » (Akito)

    « Hahaha ! » (Jahn)

    Jahn fit alors un rire dédaigneux.

    « Hoo, le chef de la ville de Ribek est donc ignorant de cette petite information ? » (Jahn)

    « Vous osez traiter mon Maître d’imbécile ! » Mira criait avec force en disant cela.

    « C’est quoi ça — ... tu es un simple esclave ? Si tu es bien une esclave, alors apprends où est ta place ! Je parle à ton maître alors quand je fais ça, tu ne dois pas m’interrompre. Haha » (Jahn)

    « Keeee... » (Mira)

    Mira mordit alors la lèvre inférieure et arrêta de parler avec un regard frustré visible sur son visage.

    C’était comme si, en tant qu’esclave, elle ne pouvait pas réfuter cette logique bien qu’elle essayait de le faire.

    « Mira, ne parlez pas avec lui. Il s’agit d’un ordre. » (Akito)

    « Compris. » (Mira)

    En faisant cela, je remplaçai les mots de Jahn par un ordre donné en tant que son Maître.

    Cela permit ainsi à sa frustration de diminuer, mais pas à sa colère. Elle continua à observer Jahn avec un regard de colère.

    Je me retournai pour faire face de nouveau à Jahn avant de lui demander ça.

    « Désolé pour mon ignorance... mais s’il vous plaît, pourriez-vous m’expliquer comme je ne comprends pas ce que vous me dites. » (Akito)

    « Tu ne sais vraiment rien à propos de Monseigneur Maxim ? » (Jahn)

    Cette fois, il semblait vraiment étonné. Était-il quelqu’un de vraiment très connu ?

    « Humm, Maître... » (Mira)

    « Oui ? » (Akito)

    « Maxim est le nom du Grand Seigneur du Nord. Il a effectué de nombreuses guerres ici et là et a ainsi acquis un grand nombre de villes sous son contrôle. » (Mira)

    Donc en gros, une invasion ?

    Je regardai alors Jahn qui avait sa poitrine gonflée par la fierté.

    « Eh donc. C’est bien comme elle le dit. Ne t’inquiète pas, Monseigneur Maxim n’aime pas particulièrement faire couler le sang. Tant que tu le salues et que tu deviens son subordonné, alors rien de mal ne se produira. » (Jahn)

    « ... et... si je refuse ? » (Akito)

    « Et bien... dans ce cas, les subordonnés de Monseigneur Maxim et ses deux mille soldats marcheront sur cette ville. » Jahn déclara cela avec un sourire vulgaire et malsain clairement visible sur son visage.

    « ... je suis désolé, mais j’ai besoin de réfléchir au cours de la nuit. » (Akito)

    « Haha, c’est correct. Surtout que ta réponse finale est à peu près déjà décidée... » (Jahn)

    « ... Risha. » (Akito)

    J’appelai ensuite Risha, à la place de Mira qui était juste derrière moi.

    « Vous m’avez appelée, Maître ? » (Risha)

    « Veuillez guider monsieur Jahn dans un endroit pour se reposer... soyez poli avec lui. » (Akito)

    « Compris. » (Risha)

    Risha guida ensuite Jahn et ils quittèrent ainsi la salle de réception.

    « Pffff... » (Akito)

    Je m’enfonçais alors ma chaise avant de me mettre à soupirer.

    La guerre.

    Ce mot résonnait dans ma tête.

    Alors, il me disait de me rendre... si tu ne veux pas mourir, alors rends-toi. Sinon une invasion de plus de deux mille soldats viendra.

    Hmmm, que dois-je faire...

    ***

    Je me promenai ensuite un peu dans les alentours de Ribek.

    « Mademoiselle, combien coûte celui-ci ? » (villageois A)

    « 5'000 yens. » (marchande)

    « C’est trop cher... tu ne pourrais pas me baisser un peu le prix ? » (villageois A)

    La ville était emplie de vie. Avant que je ne réalise, la route était devenue la place du marché avec tous ces différents achats qui se déroulait à cette heure de la journée.

    Cela changeait tellement du temps où Marato était au pouvoir.

    « Monseigneur. » (homme)

    Un homme me reconnut et me parla.

    « Monseigneur. J’ai entendu dire que Maxim visait à contrôler cet endroit. Est-ce vrai ? » (homme)

    « ... d’ou avez-vous entendu cela ? » (Akito)

    « J’ai vu très récemment un subordonné de Maxim qui était arrivé en ville. Il a pris certains de mes biens sans payer et m’a dit. “De toute manière, tout ça sera bientôt à Monseigneur Maxim”. » (homme)

    Jahn, n’est-ce pas...

    « Je pensais que c’était ridicule, mais j’ai vu l’esclave de Monseigneur avec lui et elle ne l’a pas arrêté au cours de ses actions. » (homme)

    Risha, n’est-ce pas...

    Il semblerait qu’elle ait mal compris mon ordre et lui avait donné implicitement l’autorisation de faire de telles choses.

    « Il a aussi pris certaines de mes affaires. »

    « Moi aussi. »

    « Et il m’a frappé quand je lui ai demandé d’arrêter. »

    « C’est vrai. Il a aussi cassé mon étal. »

    Les uns après les autres, ils s’exprimèrent pour me dire ce qu’il leur avait fait.

    Je donnai donc une Panacée à l’homme qui avait été frappé et réparai l’étal de l’autre en utilisant mon DORECA.

    « Je suis désolé de devoir vous le dire, mais c’est bien la vérité... il nous a dans son collimateur. » (Akito)

    Après avoir entendu mes mots, les alentours devinrent de plus en plus agités.

    « Maxim dit que je dois capituler. Si je ne me rends pas, et que je ne deviens pas son subordonné, alors il va nous envoyer deux mille soldats pour nous conquérir. » (Akito)

    La situation devint de plus en plus surchauffée plus je leur parlais.

    Eh bien... Je suppose que c’était évident que cela allait devenir ainsi.

    Je leur avais quand même dit que 2'000 personnes viendraient nous attaquer.

    Ribek était la ville la plus peuplée des quatre... mais même elle n’avait qu’une population de près de mille personnes.

    Il était évident qu’ils auraient peur quand je leur avais annoncé que deux mille soldats viendraient ici.

    Je réfléchissais à la suite quand,

    « Monseigneur, comment allons-nous devoir faire dans ce cas ? » (homme)

    « Hein ? » (Akito)

    L’homme qui m’avait parlé en premier se remit à me parler.

    « Comment devrions-nous faire quoi ? » (Akito)

    « Comment devrons-nous nous battre ? Comment devrions-nous nous préparer afin de repousser ces 2'000 soldats ? » (homme)

    « ... » (Akito)

    Je fus très surpris. Il s’agissait d’une réaction qui était complètement hors de mes attentes.

    « Vous êtes tous stupides... » (femme A)

    Une femme se mit alors à parler.

    « Ce que nous devons faire n’a en rien changé. Notre Seigneur fera quelque chose contre cela et nous devrons quant à nous rassembler les matériaux pour le faire. » (femme A)

    « C’est vrai ! Le Seigneur fera quelque chose d’incroyable qui enverra ces soldats en enfer ! »

    « C’est, Humm, c’est Humm, oui, quelque chose comme le Nitoka. Devrons-nous en faire beaucoup ? »

    La foule commença alors à créer un énorme remue-ménage alors qu’ils parlaient tous et se mettaient même à crier.

    Ils semblaient pleins d’espoir en discutant des solutions les uns après les autres. Aucun d’entre eux ne semblait prêt à céder.

    Je sortis alors mon DORECA.

    Le remarquant, tous se tournèrent pour me regarder.

    Leurs regards étaient remplis d’espoir et de confiance.

    ***

    Cycle 6 : La Carte de Platine et les Cartes d’Esclave en Bronze

    Chapitre 46 : Les Flèches Relâchées

    Le lendemain matin, dans la salle de réception.

    Jahn était arrivé là-bas, l’air satisfait.

    « Alors, tu es enfin venu avec ta décision ? » (Jahn)

    Son visage me disait clairement « Je connais déjà ta réponse même si tu ne me l’as pas encore dite. »

    Désolé, mais je ne saurais satisfaire vos attentes. Pensai-je.

    « Je n’ai nullement l’intention de servir Maxim. » (Akito)

    « ... Hein !? » (Jahn)

    Son visage changea comme s’il n’arrivait pas à comprendre ce qu’il venait d’entendre.

    « Que viens-tu de dire juste là ? » (Jahn)

    « Je vous ai dit que je n’avais aucune intention de travailler ni de vivre sous la domination de Maxim. S’il veut d’une alliance ou d’un accord pour effectuer des travaux conjoints, alors il est le bienvenu. Mais je n’ai nullement l’intention de lui prêter allégeance. » (Akito)

    « Es-tu... vraiment sérieux ? » (Jahn)

    « Oui, totalement. » (Akito)

    « Tu vas regretter cela. Monseigneur Maxim est un homme qui tue quiconque décide de désobéir à ses ordres. Cette ville... non, tes quatre villes vont bientôt disparaître. Elles seront rayées de la surface du monde. » (Jahn)

    « Avec cette troupe de 2000 hommes ? » (Akito)

    « Oui, parfaitement. Avec ces 2000 soldats. » (Jahn)

    « Alors j’aurais juste à tous les tuer quand ils viendront jusqu’à moi. » (Akito)

    Jahn fut totalement assommé par ma déclaration.

    Son expression montrait qu’il doutait de ma santé mentale.

    « Tu vas regretter cela... es-tu vraiment sûr de ta décision ? » (Jahn)

    Tu me l’as déjà demandé...

    « Ma réponse n’a pas changé d’un iota. Dites à Maxim que s’il veut avoir une relation équitable avec moi, alors il a qu’à venir lui-même me parler et je le rencontrerais dans un terrain neutre. » Annonçai-je clairement ma décision avant de regarder Jahn.

    Je pris l’air le plus sérieux possible pour clairement lui faire savoir que tout ceci n’était pas une blague de mauvais goût.

    « ... Haaa. Ce ne sera pas de ma faute si tu regrettes cela plus tard. » (Jahn)

    Jahn me cracha cela au visage avec mépris... avant de quitter la pièce.

    Du couloir, j’entendis alors un bruit d’objet fracasser sur le sol. Il semblerait qu’il vidait sa frustration sur quelque chose se trouvant dans le couloir.

    ***

    « Maître, qu’allons-nous faire aujourd’hui ? » (Risha)

    Nous tenant en dehors du Manoir, mes trois esclaves étaient placés juste devant moi.

    J’eus un léger soulagement en entendant la phrase habituelle de Risha. Puis, je pris quelques secondes avant de donner mes ordres. « Nous allons suspendre toutes les constructions en cours, et nous allons nous focaliser sur l’établissement de nos défenses. »

    En premier, je déclarais nos objectifs globaux avant de regarder directement vers Mira.

    « Mira, vous allez jusqu’à Kazan, et là-bas, vous leur demandez de chasser le maximum de Torois. S’ils me les apportent jusqu’ici, alors ils seront récompensés d’une manière appropriée. Lorsque vous ne pourrez plus trouver de Torois dans les environs, alors faites transporter tous les matériaux jusqu’à l’extérieur de cette ville. » (Akito)

    « D’accord ! » Répondit Mira avant de se précipiter pour exécuter l’ordre sans même perdre une seconde.

    Les Nikotas requéraient l’usage d’une carte d’argent et donc, je devrais tous les faires moi-même.

    Après cela, je regardai Yuria.

    « Yuria, vous allez faire le tour de la ville. Vous devrez créer et réparer les épées et les arcs. Vous devrez aussi produire en masse des flèches. » (Akito)

    « Compris. » (Yuria)

    « Et s’il y a un problème, alors venez me voir. Si quelque chose nécessite une carte d’argent ou plus, alors apportez-le-moi pour que je le fasse moi-même. » (Akito)

    « Compris. » Répondit Yuria avant de partir elle aussi à toute vitesse.

    La dernière qui restait devant moi était Risha qui me regardait depuis le début.

    Ses yeux semblaient brillants comme les yeux d’un fidèle chien. Ils semblaient me dire quelque chose comme. « Maintenant, c’est enfin mon tour. Que devrais-je faire pour vous ? »

    « Risha, vous resterez avec moi. » (Akito)

    « Compris ! » (Risha)

    — Magie a été augmenté de 5'000 —

    Ce serait ma première fois que je me retrouverais face à un ennemi comme celui-ci, alors je voulais avoir une de mes esclaves sous la main.

    J’ouvris alors le menu de mon DORECA.

    Sous la catégorie Armes de mon menu d’artisanat...

    J’utilisai alors la fonction 'video' que j’avais acquise lorsque j’avais transformé ma carte en une carte d’argent pour ainsi vérifier tous les détails concernant chacune des armes se trouvant dans ledit menu.

    « Oh ! » (Akito)

    Je venais de trouver quelque chose de fort intéressant.

    Il s’agissait d’une arme appelée 'Gradik'.

    « Si je pouvais... produire en masse cette... » (Akito)

    Tout en fixant la vidéo, je m’imaginais comment je pourrais l’utiliser dans un combat réel.

    ***

    Risha et moi nous nous déplaçâmes actuellement en dehors de Ribek.

    Comme toujours, la terre désolée s’étalait devant nous à perte de vue.

    Il s’agissait d’un spectacle qui vous faisait vous demander si cela finissait à un moment donné.

    En regardant ce désert aride, je pensais vraiment que ce n’était pas le moment de nous battre.

    « Ha oui ! C’est vrai ! Risha, comment la forêt va-t-elle ? » (Akito)

    « Récemment, il y a encore plus d’animaux qui sont arrivés pour y vivre dedans. C’est vraiment devenu quelque chose de très vivant. Quand j’essaie de faire mes tâches dans ces lieux, les animaux essaient de jouer avec moi, ce qui fait que je prends plus de temps... c’est un peu troublant tout cela. » (Risha)

    « Hehe, donc, les animaux sont friands de vous... » (Akito)

    Une elfe blonde, une Esclave Éternelle.

    En plus de cela, Risha était une personne très calme et sociable. Donc il n’était pas étonnant qu’elle soit aimée par les animaux.

    « Si c’est le cas, je vais vous donner carte blanche concernant toutes ces taches. Faites comme vous le souhaitez avec votre carte en bronze. » (Akito)

    « Êtes-vous sûr ? » Me demanda-t-elle, empreinte de doute.

    Il s’agissait d’un domaine où elle était différente d’Yuria. Yuria suivrait mes commandes sans aucun doute, alors que Risha hésiterait quand je disais : « Je vous laisserais vous occuper de cela. »

    Eh bien, c’était vraiment dit d’une manière distinguée, donc c’était en quelque sorte quelque chose de mignon.

    « Bien sûr, je vous permets d’utiliser la carte en bronze, car j’ai confiance en vous. Si ce n’était pas le cas, alors vous auriez toujours gardé la carte de base. » (Akito)

    « Ah... » (Risha)

    — Magie a été augmenté de 20'000 —

    Je reçus alors une charge de magie provenant de Risha qui commençait maintenant à rougir.

    La question de la forêt fut ainsi réglée alors que Risha et moi suivions toujours la direction indiquée par la flèche du cercle magique.

    Finalement —, un monstre apparut devant nous.

    Ce qui tenait devant nous semblait être un oiseau ayant à peu près la taille d’un homme adulte.

    Son corps entier était couvert par des plumes, et son bec était armé de puissantes dents très pointues.

    Juste en le regardant, on savait déjà qu’il n’était pas quelque chose d’amical.

    Ceci s’appelait un Puchitsa selon ma carte.

    « Est-ce que c’est cela, Maître ? » (Risha)

    « Oui. C’est bien cette chose. Nous avons besoin de l’âme de ce Puchitsa. » (Akito)

    « Ha, un peu comme le monstre de lave... » (Risha)

    « C’est exact. Risha, allons tuer ça ! » (Akito)

    « Oui ! » Risha répondit cela avant de se préparer mentalement.

    Je dégainai alors mon Esclave Éternelle Kai et toucha la gemme rouge ce qui fit que Risha fut aspirée dedans.

    Après cela, la lame prit alors feu.

    Je décidai donc d’aller de l’avant dans cette bataille — et frappai mon adversaire.

    À ce moment-là, le corps du Puchitsa sembla doubler de volume alors qu’il écartait les ailes et commença à les faire battre.

    Une importante quantité de plumes se mit à voler partout autour de lui.

    « Hein ! » (Akito)

    Je plaçai de la magie dans ma lame et frappai latéralement.

    Les plumes possédaient des extrémités qui étaient très pointues, mais elles furent brûlées par la puissance qui émanait de mon épée.

    Mais une plume réussit quand même à me toucher la joue. Immédiatement après cela, du sang se mit à couler de mon visage.

    ( Maître ! ) (Risha)

    « Ce n’est rien. » (Akito)

    J’essuyai le sang se trouvant sur ma joue avec le dos de ma main, puis attaquai à nouveau le Puchitsa.

    Je levai de nouveau ma lame avant de frapper de toutes mes forces.

    « Pigyaaaaaa ! » Le grand oiseau se mit alors à crier.

    La lame enflammée passa au travers ces plumes comme dans du beurre, mais la contre-attaque me força alors à reculer.

    Je m’éloignai donc un peu avant de murmurer pour moi même.

    « Ceci aurait été bien si j’avais aussi Yuria avec moi. » (Akito)

    ( Je suis désolée. ) (Risha)

    « Ne désespérerez pas pour cela. Ce que je disais tout à l’heure était que cela aurait été parfait si je vous avais toutes les deux avec moi. » (Akito)

    ( Les deux ? ) (Risha)

    « Oui ! » (Akito)

    À voir la manière dont les flammes arrivaient si facilement à couper les plumes, je savais que les flammes de Risha devaient être la faiblesse de cette créature.

    Mais pour esquiver les plumes, j’aurais eu besoin du radar d’Yuria.

    En fusionnant le pouvoir de Risha et celui d’Yuria, cela aurait vraiment été génial...

    « Tout cela sera très douloureux si cela continue plus longtemps ainsi, alors je vais simplement aller de l’avant pour en finir le plus rapidement possible. » (Akito)

    ( OK ! ) (Risha)

    Je plaçai alors encore plus de magie que je ne l’avais fait précédemment et c’est ainsi que les flammes doublèrent de volume. Avec cela, j’attaquais le Puchitsa directement de face en utilisant toute ma force.

    L’étrange oiseau se mit à brûler, entouré de toutes ces flammes et bientôt, il tomba au sol totalement carbonisé.

    Une boule lumineuse se trouvait dans les cendres.

    Il s’agissait de l’âme du Puchitsa.

    Il s’agissait du matériel dont j’avais besoin pour fabriquer un Gradik.

    ***

    « Bon. L’âme du Puchitsa... et un arc... » (Akito)

    Après m’être soigné en utilisant une panacée, je plaçai tous les ingrédients dans le cercle et ainsi, un Gradik commença à se créer.

    Le cercle se changea ainsi en un objet.

    Ce qui apparut alors ressemblait à un arc décoré de plumes blanches.

    « Hmm... » (Akito)

    Je le ramassai donc et commençai à l’examiner.

    « Comment est-il, Maître ? » (Risha)

    « Je ne sais rien à propos des arcs. Je vais donc vous laisser le regarder plus attentivement. » (Akito)

    « D’accord. » (Risha)

    Risha accepta l’arc que je lui tendis et après cela, encocha une flèche.

    « Je vais viser ce rocher... là-bas. » (Risha)

    « D’accord. » (Akito)

    À ce moment-là, je hochai la tête. Au même moment, elle relâcha la flèche.

    La flèche de Risha vola droit devant — jusqu’à ce que quelque chose se mit à changer.

    À partir d’une seule flèche... elle se divisa en cinq.

    *Bam*Bam*Bam*Bam*Bam* !

    Les cinq flèches percèrent le rocher.

    Ceci ressemblait bien à ce que j’avais vu dans ma vidéo provenant du DORECA.

    « Il marche, n’est-ce pas ? » (Risha)

    « Oui, parfaitement. La flèche qui se transforme bien tout comme les projectiles d’un fusil à pompe. Je vais en fabriquer un grand nombre et nous les utiliserons dans les lignes défensives des villes. »

    « Fantastique... Je n’ai jamais vu un arc faire ce genre de chose. Si nous avions cela en tant qu’arme pour nos villageois, les 2000 soldats seraient vraiment insignifiants ! » (Risha)

    « Je ne dirais pas tant que ça, mais c’est sûr que cela rendra tout plus facile. » (Akito)

    Avec le Gradik et le Nitoka.

    Ma stratégie était basée sur ces deux objets.

    Des fusils à pompe et des batteries de canons, si nous avions ce genre de chose de notre côté, je pensais bien être capable de gérer cette attaque.

    Pour faire de cela une réalité, Risha et moi avions ainsi chassé les Puchitsas jusqu’à ce que nous manquions totalement de panacées.

    ***

    Chapitre 47 : La Véritable Puissance

    Dans la ville d’Akito.

    J’étais debout sur les murs de la ville tout en regardant l’extérieur.

    À un kilomètre de là, les troupes de Maxim étaient bien visibles.

    L’avant-garde était composée d’une cavalerie montée sur des chevaux à deux pattes et derrière eux se tenait des lignes de soldats armées de longue lance.

    « 2000 d’entre eux, n’est-ce pas... » (Akito)

    Il s’agissait d’une estimation... mais elle semblait assez bonne.

    Le simple fait qu’il soit là démontrait qu’ils étaient sérieux dans leurs actes.

    « Maître. » (Risha)

    Risha se mit à m’appeler depuis derrière moi.

    « Les préparatifs sont achevés. » (Risha)

    « Parfait. » (Akito)

    Je hochai la tête après avoir regardé derrière moi.

    Le mur extérieur d’Akito était défendu par 20 nitokas. De plus, il y avait 100 personnes qui maniaient des Gradiks.

    Mira commandait la division de nitoka et Yuria était aux commandes de la division Gradik.

    En les regardant, c’était évident.

    Les citadins éprouvaient la pression des 2'000 soldats qui les écrasaient de leurs présences... ils étaient nerveux ou effrayés, je ne pouvais pas vraiment savoir.

    « Maître ! Ils commencent à se déplacer. » (Risha)

    Risha annonça cela avec une voix démontrant sa nervosité.

    Je regardai alors en arrière moi et je vis alors la cavalerie générer un nuage de poussière alors qu’ils chargeaient.

    « Ouvrez le feu avec les nitokas. Il n’est pas nécessaire de viser avec prudence. Faites simplement feu le plus rapidement possible. » (Akito)

    « OK ! » (Risha)

    Risha courut jusqu’à Mira. Et après cela, la division de la batterie commença à envoyer ses roches.

    Les morceaux de roches dessinèrent des paraboles dans le ciel avant de redescendre et de tomber pour se planter dans le sol. Beaucoup manquaient leurs cibles, mais une partie de ceux-ci frappèrent en plein milieu de la cavalerie.

    « N’arrêtez pas de tirer. » (Akito)

    Les rochers volèrent les uns après les autres.

    Évidemment la charge de cavalerie était devenue après cela bien plus lente. Les frappes arrivèrent un peu n’importe où, mais d’avoir d’énormes roches qui volaient vers vous était néanmoins effrayant.

    Mais ils n’arrêtèrent pas encore d’avancer. Une fois qu’ils dépassèrent la portée minimale des nitokas, ils purent de nouveau accélérer et ils chargèrent au maximum de leur vitesse.

    Et alors... ils entrèrent dans la portée d’efficacité des arcs.

    « Unité de Gradik. Que tout le monde se met à tirer. » (Akito)

    Je donnai mes ordres et les 100 personnes sous les ordres d’Yuria bandèrent leurs arcs.

    Et ils tirèrent leurs flèches tous à la fois.

    Une centaine d’archers... était égale à 500 flèches après leurs scissions.

    Les flèches tombèrent telle une pluie pendant qu’elles transpercèrent la cavalerie, frappant leurs chevaux les uns après les autres.

    À longue portée, nous avions eu le bombardement de nitokas, et à mi-distance, nous avions le feu concentré des Gradiks.

    Nous avions placé une grande partie de nos stocks de flèches et de roches que nous allions utilisés contre les soldats de Maxim et ainsi, ils ne pouvaient plus se rapprocher de nous.

    « Il semble que cela pourrait tout simplement fonctionner. » (Risha)

    « Je suppose... » (Akito)

    Je hochai la tête et regardai vers le champ de bataille.

    « Umm, Maître ? » (Risha)

    « Quoi ? » (Akito)

    Je regardai alors dans la direction de Risha.

    « N’allez-vous pas aussi vous battre ? Si le Maître y allait lui-même, alors je pense que vous pourriez facilement gagner. » (Risha)

    « Mais tout ce que je réaliserais serait une victoire seul... » (Akito)

    « ? » (Risha)

    Risha pencha la tête alors qu’elle était confuse.

    Honnêtement, les oblitérer complètement ne serait pas difficile pour moi.

    Si je prenais Risha dans ma lame et que j’utilisais beaucoup de magie dans mes flammes, je devrais pouvoir éliminer tous ces soldats en peu de temps.

    Avec l’expérience acquise lors des luttes contre les monstres, les soldats réguliers n’étaient pas des adversaires à ma hauteur.

    Mais cela ne servait à rien de me battre seul.

    Prenons par exemple... et si je sortais pour me battre et j’étais pris à partit par un millier d’entre eux ? Que feraient alors les 1000 autres soldats ? Ils envahiraient tout simplement la ville.

    Au bout de si longtemps, j’avais finalement pu avoir un bon nombre de personnes et les villes avaient été reconstruites. Tout ce travail pourrait disparaître en quelques instants.

    C’est pourquoi il fallait s’engager dans un combat de groupe, tous ensemble.

    Nous n’avions pas simplement besoin de gagner, nous avions aussi besoin de gagner en ayant le moins de pertes possible de notre côté.

    Les soldats de Maxim tentèrent à nouveau une charge.

    Toutefois, les nitokas et Gradik les bombardèrent en créant une ligne invisible qu’ils ne pouvaient pas franchirent.

    Les soldats furent ainsi abattus les uns après les autres.

    « Mai~... » (Akito)

    Le flux de la bataille changea totalement

    Les charges suivies des retraites s’étaient finalement arrêtées.

    Au lieu de cela, un seul homme se mit à charger vers nous.

    Il était monté sur un cheval à deux jambes qui semblait doré et tenait dans chacune de ses mains un Katana.

    « Concentrez vos tirs sur cet homme. » (Akito)

    Les rochers et les flèches se mirent à pleuvoir sur lui.

    Ses Katanas frappèrent dans l’air et ainsi, des flèches et des rochers furent tranchés nets.

    « Cessez le Feu ! » (Akito)

    Je criais cela, et alors, le bombardement cessa.

    L’homme chargea pour être encore plus près de nous. Ceci ne ferait probablement pas de différence, peu importe combien nous aurions tiré sur lui. '

    « Maître ? » (Risha)

    « Risha, allons-y. » (Akito)

    « — Oui ! » (Risha)

    Ce n’était pas un homme normal, et comme j’avais déjà pensé à cela, je mis Risha dans mon épée en prévision de la bataille.

    Je lui fis donc face et commençai moi aussi à le charger. L’homme répondit en augmentant encore plus sa vitesse.

    *Clack !* et nos épées se rencontrèrent.

    « Vous êtes Maxim, n’est-ce pas ? » (Akito)

    « Vous êtes Akito! » (Maxim)

    « Oui. Pourquoi ne cessez-vous pas cela ? Nous sommes tous des camarades qui luttons dans ce foutu désert... c’est déjà assez difficile comme ça ! » (Akito)

    « C’est pourquoi je vais tout prendre ! Les ressources sont limitées ! Je vais donc les prendre par la force si je dois le faire ! Il s’agit de l’âge de survie des plus forts ! » (Maxim)

    « Elles ne sont nullement limitées. Les ressources, je peux en produire sans limites ! » (Akito)

    « Arrêtez de me raconter des bobards ! » (Maxim)

    « Heee !!! » (Akito)

    Je criai alors que nous échangions des coups.

    Je ne peux pas le convaincre avec des mots et il ne cessera pas d’attaquer.

    Le point fort de l’épée de la flamme était sa capacité thermique.

    Mais cette température élevée n’était pas capable d’atteindre Maxim comme ça...

    « Yuria ! » (Akito)

    Je prononçai alors le nom de mon autre esclave tout en touchant la gemme blanche. Je changeais ainsi de Risha à Yuria.

    Elle entra alors dans mon épée et nous fûmes connectés.

    « Je vous laisse vous en charger ! » (Akito)

    ( D’accord ! ) (Yuria)

    L’épée de flamme se transforma alors en une épée possédant une prédiction à l’aide d’un radar.

    Yuria amplifiant mes sens.

    Je déviais ainsi l’épée de Maxim en créant un petit espace sans défense où je pus ainsi planter mon épée dedans.

    Cependant, – – – ceci ne porta pas ses fruits.

    « Pfffff » (Akito)

    J’ai assurément frappé sa peau avec mon épée... mais la lame ne la transperçait pas.

    « UOOOO! » (Akito)

    J’insufflai alors plus de magie dans l’épée et finalement je pus repérer une autre faille ou... cette fois, je pus encore le frapper, lui causant ainsi une égratignure.

    Maxim contrôla son cheval doré et prit alors de la distance.

    Il toucha son égratignure avant de lécher le sang se trouvant sur doigt.

    « Pas mal, qu’est-ce que c’est ? » (Maxim)

    « Une Esclave Éternelle. Une épée qui me permet de me battre en harmonie avec mes esclaves. » (Akito)

    « Une Esclave Éternelle. Hehehe, hahaha ! » (Maxim)

    Maxim leva les yeux vers le ciel et se mit à rire.

    « Je vois bien ce que c’est alors... Dans ce cas, je suis désavantagé. Autant au niveau de mes soldats qu’en un contre un. » (Maxim)

    « ... » (Akito)

    Je ne répondis rien à cela. J’étais bien à l’avantage, mais je n’avais pas envie de gagner comme ça.

    Maxim tira ses rênes et se dirigea vers son armée.

    « Aujourd’hui, vous avez gagné. Je vais admettre... que vous n’êtes pas un homme que je peux battre avec de telles attaques si faibles. » (Maxim)

    « ... » (Akito)

    « Mais la prochaine fois, je viendrai et je serais cette fois sérieux. Alors, préparez-vous ! »

    Maxim partit ainsi au galop.

    Lui et son armée se retirèrent.

    Voyant cela, le peuple d’Akito se mit à pousser des cris de victoire.

    Je continuais à les regarder partir.

    Lors du choc de nos forces armées, nous étions sortis victorieux d’une manière écrasante. Et dans notre combat un contre un, je l’avais aussi surpassé.

    Mais les mots de Maxim résonnèrent en moi.

    Il n’était pas le genre d’homme à dire cela en tant que bluff... je pensais plutôt qu’il était le genre de personne qui reviendrait pour démontrer ses paroles en actes.

    Je pensai alors que nos forces armées pouvaient continuer à être telles quelles... mais je devais absolument me renforcer.

    Je regardai alors l’épée que je tenais dans ma main.

    Si je pouvais combiner Risha et Yuria dans cette épée alors j’aurais pu gagner.

    Oui, j’y avais déjà pensé avant, mais si je pouvais combiner de multiples pouvoirs, alors la puissance augmenterait de façon exponentielle.

    Rouge, Bleu et Blanc.

    Je touchai alors chaque gemme une fois.

    Et comme je m’y attendais... je pouvais seulement en utiliser une seule en même temps.

    Après un moment, mon sac de taille commença à briller.

    Il s’agissait de mon DORECA. La source de tout mon pouvoir.

    Sûrement un nouvel objet qui venait de se débloquer.

    La Véritable Esclave Éternelle

    J’avais maintenant un nouvel objectif.

    ***

    Chapitre 48 : Punir la Racaille

    Dans la ville de Ribek, dans un nouveau bâtiment construit en toute urgence.

    Il s’agissait d’une Prison qui avait coûté 50’000 pts de magie. J’en avais fait deux comme celle-là et j’y avais fait enfermer les soldats de l’armée de Maxim que j’avais capturés.

    Et maintenant, je recevais un rapport de Yuria concernant la présente situation.

    « Nous avons capturé un total de 274 soldats ennemi. La plupart n'ont été que légèrement blessés. Par conséquent, nous devons leur assigner un grand nombre de gardes afin de les surveiller. » (Yuria)

    « Utilisez juste assez de gardes pour vous assurer qu’ils ne puissent s’échapper. De plus, laissez-les manger autant qu’il leur est nécessaire... du pushinee sera largement assez pour eux. »

    « Compris ! » (Yuria)

    Puis après cela, Yuria fit un tour de la prison avec moi. Les hommes de Maxim m’observaient tous avec attention.

    Leurs yeux semblaient indiquer qu’ils se demandaient ce que j’allais faire d’eux maintenant que je venais de les emprisonner.

    Je n’avais actuellement pas de plan les concernant, alors j’allais tout simplement les laisser là.

    Après avoir quitté la première prison, nous allâmes jusqu’à la deuxième.

    Je pus immédiatement sentir l’odeur du sang.

    L’autre prison avait aussi ce genre de senteur, mais elle n’était pas aussi forte.

    Je haussai les sourcils en sentant cela, et alors Yuria me fit un rapport de la situation de la deuxième prison.

    « Tout le monde ici est grièvement blessé. Même certains sont probablement dans des situations critiques. » (Yuria)

    « Alors, donnez leur du Panacée. Cela ne serait pas bon s’ils venaient à mourir. »

    « Est-ce que c’est bon de faire cela ? »

    « Oui, c’est correct. »

    « Compris. »

    Yuria hocha la tête et partit faire les préparations de Panacées.

    Elle quitta donc la prison et je l’ai ainsi vu sortir. Je fis un autre tour de la prison pour observer.

    Je m’attendais à subir la même réaction des prisonniers se trouvant ici, mais ceux-ci eurent une réaction différente.

    Probablement parce qu’ils étaient gravement blessés, ils me regardaient tous avec des yeux qui indiquaient clairement qu’ils suppliaient mon aide.

    Je savais que Yuria apporterait bientôt la panacée et ainsi les sauverait un peu plus tard, alors je me contentais de me promener parmi eux tout en les regardant.

    Mes pieds s’arrêtèrent d’un coup. À l’intérieur de la prison, il y avait un homme que je reconnaissais qui était actuellement couché.

    « Jahn... »

    Il s’agissait de l’homme qui m’avait ordonné de me soumettre à Maxim.

    Il était couché sur le côté avec la moitié gauche de son corps couvert de sang.

    « Sal... opard... »

    Il semblerait qu’il soit encore conscient. Il était couché là, totalement épuisé, me regardant avec hargne.

    J’étais un peu inquiet sur le fait qu’il risquait de mourir alors je décidais de rentrer dans sa cellule.

    Je sortis alors une dose de Panacéede mon sac personnel et je l’obligeai à la boire.

    La Panacée avait été conçue avec la magie et le DORECA, et était par la même occasion extrêmement efficace. L’hémorragie cessa aussitôt et la douleur sembla diminuer rapidement

    Jahn se leva alors.

    Il regarda alors son bras, montrant son incrédulité, puis le déplaça pour le tester.

    Il semblait douter que son bras fût guéri.

    «Êtes-vous correct maintenant ? Avez-vous encore mal ? »

    « Non. Qu’est-ce que c’est ? »

    « Un médicament. »

    Il n’était pas nécessaire de lui donner plus d’explication, alors je sortis de la pièce.

    Maintenant, il fallait demander quelques choses à Jahn.

    « Hehe, tu n’as vraiment pas compris ? » (Jahn)

    Avant même que j’aie l’occasion de lui poser la question qui me brûlait les lèvres, Jahn ouvrit la bouche et me demanda cela avec un sourire malsain sur le visage.

    « Ce que... j’ai compris ? »

    « Oui. Que cela serait mauvais pour toi si je mourais maintenant. Tu dois déjà savoir que je suis l’un des assistants proches de Monseigneur Maxim. Je suis l’un des Quatre Rois Céleste. Au sommet de la hiérarchie si l’on peut dire. Si je venais à mourir, tu serais dans la merde la plus complète. »

    « ... »

    Il se disait membre du sommet de la hiérarchie.

    « Eh bien ! À la lumière de tout ce que tu viens de faire, tu seras pardonné pour ce que tu as fait avant cela... »

    « Oubliez cela... »

    « Eh bien ! Dans tous les cas, apporte-moi de la nourriture et des boissons alcoolisées. Spécialement des boissons. Donne-moi donc les meilleures boissons que cette ville possède. »

    « Vous recevrez plus tard de la nourriture. Pour ce qui concerne l’alcool, c’est impossible. Je n’en ai nullement. »

    Et bien, en vérité je pourrais en avoir un peu...

    Récemment, le commerce étant extrêmement fleurissant, et donc, en raison de cela, j’avais pu mettre la main sur un certain nombre de choses intéressantes.

    Mais je ne comptais rien lui apporter et par-dessus tout, il semblait ne pas comprendre sa position.

    « Merde, on ne peut rien y faire dans ce cas. Je ne sais même pas ce que Monseigneur Maxim a vu dans ce lieu pour autant l’intéresser. »

    Jahn se mit alors à pousser des jurons.

    Il devint rapidement fâché.

    Jahn se leva alors totalement avant de se mettre à marcher afin de sortir par la porte de la cellule ouverte.

    Il se déplaçait si naturellement que j’eus un peu de retard avant que je ne l’arrête.

    Alors que j’étais sur le point de l’arrêter, soudain, il s’arrêta de lui-même avant de se tourner vers moi et de m’annoncer.

    « C’est correct, alors apporte-moi une femme. »

    « Une femme ? »

    « Oui, une femme. Et même, apporte-moi en quatre. Toutes doivent être des vierges, bien sûr. »

    « Et bien... »

    « Quoi ? Votre manoir devrait être bien pour cela. Apporte-les là-bas, j’attends, alors, dépêche-toi. »

    Il annonça cela et avant de recommencer à marcher pour sortir de la cellule tout comme s’il était le seigneur des lieux.

    J’étais absolument étonné par son attitude et ma patience venait d’atteindre sa limite... J’attrapai donc son épaule et le traînai de force dans la cellule.

    « Que fais-tu donc là ? »

    « Vous êtes mon prisonnier ici, alors soyez obéissant et restez donc dans cette cellule. »

    « Hein ? »

    « Vous recevrez trois repas par jour et une couverture s’il fait froid. »

    « Es-tu fou ? Tu comptes sérieusement me laisser ici ? »

    « Bien sûr, vous êtes un prisonnier après tout. »

    « Ha ! Après tout, on dirait que tu ne comprends rien à ta situation ! »

    Jahn se mit à rire d’une manière méprisant. Je me demandai bien ce qu’il pensait que je ne comprenais pas.

    « Tu l’as peut-être vaincu une fois... mais cela ne sera pas ainsi pour longtemps. T’en rends-tu compte ? La puissance de Monseigneur Maxim n’est pas juste pour le spectacle, il est vraiment effrayant quand il veut. Une fois qu’il est lancé sur quelques choses, il n’y a plus rien qui nous indique jusqu’à ou il va aller. »

    « Hehe, ainsi, il est ce genre d’homme... »

    « C’est exact. Et si l’un de ces quatre Rois était mal traité après qu’il se fut présenté... alors cela le mettrait en colère. Si ceci se produit, alors cela ne sera pas très beau à voir. Comprends-tu maintenant ? Il prendra le contrôle de la ville et après cela, il la rasera jusqu’au niveau du sol. »

    « ... »

    « Eh bien... Je pense qu’il pourrait ne pas seulement brûler tout cela. Je pense qu’il détruira tout et exterminera toutes les personnes présentes ici. »

    « ... »

    « Alors, fais de ton mieux pour me divertir. Ton comportement vis-à-vis de moi déterminera ce que tu subiras par la suite. »

    « ... »

    « Hee... »

    Jahn renifla avec un regard vaniteux et victorieux sur son visage.

    Il semblerait qu’il pensait que je ne répondais pas parce que j’avais peur.

    « Maître. »

    Risha s’approcha alors de moi en provenance de l’extérieur.

    Elle portait une montagne de Panacées dans ses mains et courrait vers moi.

    « Désolé de vous avoir fait attendre Maître. J’ai apporté toute la Panacéeque nous avions. Et si ce n’est pas assez, Yuria en fera autant que nécessaire. »

    « Je vois. Donnez-en à tous ceux qui sont grièvement blessés. »

    « D’accord ! »

    Risha commença alors à se déplacer en concordance avec mon ordre.

    « Elle est ton esclave, n’est-ce pas ? »

    « Hm !? Oui. »

    « On ne peut rien y faire dans ce cas... Mais je vais me satisfaire de cela. Tu as aussi deux autres esclaves avec toi, n’est-ce pas ? Alors, ordonne-leur de venir me rejoindre. »

    « ... Qu’est-ce que vous essayez de me dire là... »

    « Tu plaisantes, n’est-ce pas ? »

    Jahn me regarda avec mépris alors que son front était froncé.

    ... Il était furieux.

    « Je t’ai demandé avant que m’apporter des filles jusqu’à moi. Comme il semblait être trop difficile de les trouver en si peu de temps, alors tu n’as qu’à faire venir tes trois esclaves. »

    « Mes... esclaves ? »

    « Oui. Je n’ai pas vraiment envie de m’amuser avec des esclaves éternelles, mais je pourrais me contenter de cela pour — . »

    Ma main bougea d’elle-même avant même que je ne sache à quel point j’étais en colère.

    L’épée esclave éternelle sortit dans un souffle de son fourreau et sépara tout simplement la tête de Jahn de ses épaules.

    Sa tête vola loin de ses épaules alors que ses lèvres s’ouvraient et se fermaient encore quelques fois de plus.

    Sa tête affichait encore ce sourire d’orgueil. Il m’avait énervé tellement que je m’étais avancé vers lui et que je l"avais décapité d’un seul mouvement..

    Après que je l’ai découpé en deux, ses lèvres cessèrent enfin de bouger et une seconde plus tard, son corps s’effondra sur le sol.

    Même alors, mon irritation n’avait pas complètement diminué. Mais c’est alors que...

    — Magie a été augmenté de 50'000 —

    Je me retournai alors et je vis que Mira se tenir là toute rougissante alors qu’elle bougeait sans cesse sur place.

    Elle avait une grande quantité de panacées tout comme Risha. Il semblerait qu’elle était venue apporter le reste et donc, qu’elle avait vu la scène en entier.

    « M-Maître ? Que s’est-il passé ici ? »

    Risha déclara cela depuis l’extérieur de la cellule alors qu’elle regardait la scène, en état de choc.

    « Que c’est-il passé Mira ? »

    « Hum... et bien... »

    Mira tenta d’expliquer la situation à Risha.

    « Risha. »

    Je l’interrompis avant qu’elle ne puisse commencer.

    « Quo-Oui ! »

    Risha me regarda avec un peu de peine clairement visible.

    « J’ai besoin de vous emprunter votre puissance. »

    Je déclarai cela avant de toucher la gemme rouge pour l’aspirer dans mon épée.

    J’utilisai alors les flammes de mon épée pour brûler le corps de Jahn jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien.

    Et finalement, je pus enfin calmer ma rage.

    ***

    Chapitre 49 : Fourmi Amazone

    Cette nuit-là, sur le dessus de mon lit.

    J’étais étendu de tout mon long et je regardais mon DORECA.

    La Véritable Esclave Éternelle.

    Une nouvelle arme qui utilisait l’Épée Esclave Éternelle Kai en tant que matériel.

    En tous points, il s’agissait de la version supérieure... la plus forte d’entre toutes.

    Comme d’habitude, cet objet ne requérait aucun point de magie —, mais nécessitait des composants en relation avec mes esclaves.

    Des Cœurs d’Esclave en nombre de 4.

    Voilà où était le problème.

    Ceci nécessitait quatre objets... sauf que je n’avais que trois esclaves.

    Je n’en avais donc pas assez.

    Je n’avais pas assez d’Esclaves pour en faire une.

    Donc, j’avais très probablement besoin de trouver une nouvelle esclave.

    Je n’avais aucun problème au fait d’augmenter le nombre de mes esclaves. Et donc, si j’en avais la chance, je la prendrais.

    Le problème c’est que je n’en avais vu aucune.

    « Haaaa... » (Akito)

    Je soupirai avant de refermer le menu de mon DORECA.

    L’image de l’esclave de Seiya apparut alors dans mon esprit.

    ***

    « La ville de Pelmi a été détruite. » (Yuria)

    Je venais de commencer à travailler le matin quand je reçus ce rapport provenant d’Yuria.

    Le contenu de ce rapport était tellement incroyable, mais elle l’avait dit avec la même expression du visage que d’habitude.

    « Où était Pelmi ? » (Akito)

    « C’est une ville après Bisk. Ils avaient demandé de l’aide et nous leur avions envoyé du Pushinee afin de combler leur manque de nourriture. » (Yuria)

    « Mmmm » (Akito)

    On ne m’avait pas parlé de cela avant, mais en réalité, ceci ne m’intéressait pas particulièrement.

    Ma politique était de partager le Pushinee avec les villes et villages qui le demandaient, et donc Yuria avait été chargé de traiter ces questions-là.

    « La ville a été détruite... qui a fait cela ? » (Akito)

    Je demandai cela, mais j’avais déjà des soupçons.

    « Maxim » (Yuria)

    « C’est bien ce que je pensais. Pourquoi ? » (Akito)

    « Comme d’habitude. Il a attaqué la ville, l’a détruite puis est reparti avec toutes les personnes pour les forcer à travailler pour lui. » (Yuria)

    « Ah... » (Akito)

    Je hochai alors la tête, comprenant parfaitement la situation.

    « Ils sont comme des fourmis amazone. » (Akito)

    Il s’agissait là d’une espèce de fourmis qui n’avait fondamentalement pas de fourmis ouvrières dans leurs rangs.

    Au lieu de cela, elles avaient des fourmis d’attaques qu’elles utilisaient pour perpétrer des attaques contre d’autres colonies et ainsi, leur voler leurs fourmis ouvrières afin de les utiliser en tant que main-d’œuvre.

    C’était comme jouer au "jeu de la sauterelle".

    Maxim était ainsi. Il ne prenait même pas la peine de s’occuper de ses responsabilités sur le plan économique et se concentrait plutôt sur les affaires militaires. La seule façon de maintenir sa manière de vivre était de voler la main-d’œuvre aux autres.

    Je découvrais de moins en moins de raisons qui me poussaient à me rendre à Maxim.

    ***

    Je pris Mira avec moi pour aller jusqu’à la ville de Pelmi.

    « C’est vraiment horrible... » (Mira)

    Mira couvrit sa bouche alors qu’elle en perdait la parole.

    La ville de Pelmi avait été totalement réduite en cendres.

    Les ruines de la ville elle-même donnaient l’impression que personne ne vivait ici.

    « Il n’y avait aucune raison pour faire cela... » (Mira)

    Mira et moi étions entrés dans une maison qui était à moitié brûlée, mais nous avions pu voir rapidement que tous les objets de valeur avaient été récupérés.

    Rien n’avait été laissé là. J’étais sûr que tout avait bien été volé.

    Je regardais l’intérieur d’une maison quand j’entendis des voix provenant de l’extérieur.

    « Haaa, pourquoi devons-nous rester dans cette ville ? » (soldat A)

    « Car même après que tout ait fini de brûler, il reste encore beaucoup de choses. Des biens cachés, des pièces dissimulées, des enfants qui se sont planqués... » (soldat B)

    « Ouais, ouais, il nous faut vérifier cela. » (soldat C)

    Tous ces hommes parlaient avec des voix très désagréables.

    J’emmenai avec moi Mira, et nous sortîmes de la maison.

    Nous fîmes face dès lors à trois hommes habillés en tant que militaires.

    « Hoo, un homme. » (soldat A)

    « Hoo, il y avait cela ici ! » (soldat B)

    « Je vois, il reste encore des choses ici. » (soldat C)

    « Il nous reste encore de la bonne fortune, Hehe. » (soldat A)

    Ils étaient tous là à rire grassement.

    « Êtes-vous donc tous des subordonnés de Maxim ? » (Akito)

    « Et alors ? » (soldat B)

    « Qui est le plus haut rang ? » (Akito)

    « C’est moi. Quoi ? Veux-tu nous supplier de te laisser t’enfuir ? Permets-moi de te dire que — —. » (soldat B)

    Je touchai alors la gemme bleue, et Mira fut aspirée dans mon épée.

    Elle devint alors une épée de glace. Juste après cela, je tranchai les deux hommes qui n’avaient pas répondu, séparant leur corps en deux morceaux bien distincts.

    Bien qu’ils étaient bel et bien séparés en deux, pas une goutte de sang ne sortit de leur corps. Ceci était dû au fait que leur corps était complètement gelé.

    « – Tes larmes ne fonctionneront pas avec moi. » (soldat B)

    Il n’avait, semble-t-il, pas eu assez de temps pour traiter l’information sur ce qui s’était déroulé devant ses yeux.

    Il me regarda avant de regarder ses deux compagnons.

    Il eut ainsi l’air confus pendant un moment, après quoi, il devint fou de rage alors qu’il comprenait enfin ce qui s’était passé en une fraction de seconde.

    « Toi, fils de pu... » (soldat B)

    « Pfff... » (Akito)

    Je frappai alors à nouveau avec mon épée de glace.

    Mais cette fois, je ne découpai rien. J’avais augmenté la puissance magique de glace et j’avais simplement gelé la partie inférieure de cet homme.

    Tous depuis son estomac jusqu’au sol étaient gelés et donc, il fut incapable de se déplacer.

    Je me plaçai alors devant cet homme alors qu’il comprenait enfin la situation.

    Le sang semblait avoir totalement disparu de son visage et la peur était clairement visible.

    « S’il vous plaît, laissez-moi partir. » (soldat B)

    « Répondez-moi. Que s’est-il passé avec la population de cette ville ? Les avez-vous tous tués ? » (Akito)

    « Ils n’ont pas été tués. Après tout, ils sont une trop précieuse main d’œuvre. » (soldat B)

    « ... où ont-ils été emmenés ? » (Akito)

    « Là-bas. Une unité se trouve là-bas. » (soldat B)

    Il fit alors un signe de la tête pour me montrer la direction de l’une des entrées de la ville. Ses mains étant totalement gelées, il était donc incapable de les utilisées pour me montrer du doigt la direction.

    « N-Nous sommes en tout trois cents. Lorsque nous arrivons pour attaquer une nouvelle ville, nous sommes toujours nombreux. » (soldat B)

    « Je vois. » (Akito)

    « S’il vous plaît, laissez-moi partir — . » (soldat B)

    Encore une fois, je frappai avec mon esclave éternelle de glace.

    Et alors, l’homme qui avait imploré pour sa vie fut complètement enfermé dans un cercueil de glace.

    Je les laissai tous les trois ici et je quittai la ville de Pelmi.

    ( Maître, nous y allons ?) (Mira)

    « Oui ! » (Akito)

    ( D’accord ! ) (Mira)

    Mira me répondit cela, et je me sentis comme si elle avait hoché la tête.

    D’un coup, l’air froid émanant de l’épée semblait devenir beaucoup plus important.

    Après avoir marché dans la direction que l’homme nous avait indiquée, nous les vîmes finalement.

    Il y avait là, devant nous, beaucoup de tentes avec des soldats de Maxim qui les entouraient.

    Pour une raison quelconque, ils semblaient qu’il y ait un important tumulte en cours.

    Je m’approchai donc de l’arrière pour pouvoir ainsi observer.

    Je vis alors une scène dégoûtante.

    Les soldats avaient créé une arène où un jeune homme, les mains attachées derrière son dos, était dans le cercle face à une grande bête esclave.

    L’homme et la bête se battaient.

    « Hey hey, qu’est-ce qui ne va pas ? Tu devrais te battre un peu plus sérieusement ! »

    « Ouais ! Rappelle-toi que ta femme et tes enfants seront libérés si tu gagnes ! »

    « Mais si tu perds, ta femme et tes enfants seront à nous et l’on pourra s’amuser autant qu’on le souhaite. »

    Alors que les soldats riaient, je vis une femme et des enfants qui se trouvaient à une faible distance de là.

    Et plus loin, je vis la population de la ville et des Bêtes Esclaves qui étaient toutes attachées.

    ... il s’agissait là d’une vue enrageante.

    J’appelai donc de derrière l’homme le plus proche.

    « Hola » (Akito)

    « Quoi ? On est juste au bon moment, alors reviens me parler plus tard. » (soldat D)

    « ... hee » (Akito)

    « Je t’ai dit de me parler pl — — » (soldat D)

    « Mira » (Akito)

    « Oui ! » (Mira)

    Je touchai à nouveau ma gemme bleue et mon épée se transforma en glace.

    Et dans le même mouvement, je divisai proprement le corps de l’homme en deux.

    « Qu-qui es-tu ? » (soldat E)

    « Un-un ennemi !? » (soldat F)

    « Il est venu seul ou quoi ? C’est téméraire ! » (soldat G)

    Les soldats se tournèrent alors toute face vers moi, me maudissant et dégainant leurs armes.

    « Hmm, environ 300 ? » (Akito)

    ( Allons-y, Maître !! ) (Mira)

    « J’avais déjà l’intention de le faire. » (Akito)

    J’étais rempli de colère alors que je frappai avec mon épée.

    Je les tranchai les uns après les autres.

    Pourtant, aucune goutte de sang ne fut versée.

    Je me demandai alors si Mira était elle aussi en colère, car le froid se renforça encore plus lorsque des morceaux de corps gelés s’éparpillèrent un peu partout.

    « Pourquoi es-tu — —. » (soldat H)

    « Tu ne t’en sortiras pas avec ce — — » (soldat I)

    « S’il te plaît, épar — — » (soldat J)

    Ils furent tous tranchés en deux sans que je leur laisse la possibilité de terminer leurs phrases.

    Ils ne purent pas non plus s’échapper.

    J’avais versé encore plus de magie dans mon épée.

    Au total, je devais bien avoir mis 100'000 pts de magie en elle.

    Le froid résultant était incroyable et je l’avais donc utilisé pour geler les pieds des soldats au sol afin qu’ils ne puissent pas s’enfuir.

    Il ne me fallut même pas une demi-heure pour éliminer les trois cents soldats.

    ***

    « Est-ce que vous allez bien ? » (Akito)

    Après cela, je revins jusqu’aux citadins capturés de Pelmi et j’utilisai alors mon épée pour couper leurs attaches.

    « Hii » (villageois)

    Ils étaient tous effrayés et regardaient mon épée Éternel Esclave Kai.

    « Oh, désolé. » (Akito)

    Je fis alors sortir Mira hors de mon épée.

    La lame redevint alors du métal et la puissance du froid disparut par la même occasion.

    « Là, ça devrait être correct maintenant. » (Akito)

    Ce n’était peut-être pas nécessaire, mais je laissai Mira les rassurer.

    « La personne qui est sortie de l’épée... ne serait-elle pas une esclave éternelle ? » (homme)

    Un homme encore attaché demanda cela.

    « Oui, que savez-vous à propos d’eux ? » (Akito)

    « Je les connaissais, mais je ne les avais jamais vus auparavant. » (homme)

    « Il n’y en avait donc pas dans Pelmi ?? » (Akito)

    « Non. » (homme)

    L’homme hocha négativement la tête. C’était dommage.

    J’avais besoin de quatre cœurs d’esclaves, et donc, j’espérais que Pelmi puisse avoir une esclave éternelle au sein de sa population.

    Et bien... on ne peut pas y faire grand-chose.

    Je libérai les personnes l’une après l’autre.

    Bientôt, tout le monde fut enfin libéré.

    « Je ne sais pas qui vous êtes, mais vous nous avez sauvés. » (représentant)

    Leur représentant était un homme plus âgé qui se tenait devant moi.

    Nous parlâmes un moment, et quand nous arrivâmes au point où j’allais demander ce qu’ils allaient maintenant faire...

    « Je voudrais — . » (Akito)

    « Maître ! » (Mira)

    Mira cria à plein poumon depuis derrière moi.

    Sa voix contenait de la surprise.

    « Qu’est-ce qui ne va pas ? » (Akito)

    Je me tournai et regardai alors Mira.

    Plusieurs humains inconscients se trouvaient à ses pieds.

    Il ne s’agissait pas des soldats, et je pouvais voir des griffes de Bêtes Esclaves posées à côté d’eux.

    Il semblerait qu’elle s’était chargée de vaincre les Bêtes Esclaves se trouvant là.

    « Tu as retransformé toutes les personnes en humains. Bon travail. » (Akito)

    « Maître, ceci n’est pas important, à la place, regardez cette fille. » (Mira)

    « Hmm ? » (Akito)

    Je m’approchais donc de Mira et regardai au sol.

    Je fus surpris et je compris alors pourquoi Mira m’avait appelé de cette manière.

    La fille au sol, il s’agissait d’une jeune fille ayant de longs cheveux dorés et des oreilles pointues.

    Elle ressemblait vraiment à une elfe — une esclave éternelle.

    « Elle est tout comme moi. » Murmura Mira.

    Oui, en effet... elle était tout comme Mira, une esclave éternelle qui était redevenue elle-même après avoir été une bête esclave.

    ***

    Chapitre 50 : Super Maître

    Dans la ville de Ribek, dans le Manoir du Seigneur.

    Après avoir déposé l’Esclave Éternelle inconsciente dans une autre pièce, j’entrai alors dans mon bureau.

    Je m’asseyais alors sur ma chaise, écoutant ensuite les rapports faits par Yuria.

    « Pour commencer, concernant les personnes qui étaient précédemment des Bêtes Esclaves. » (Yuria)

    « D’accord. » (Akito)

    « Selon un rapport fourni par Mira, ils devraient tous être affectés à la ville de Bisk. » (Yuria)

    « Je vous laisse vous en charger. Et que se passe-t-il avec la population de la ville de Pelmi ? » (Akito)

    « Ils se sont tous calmés après ces terribles événements. Risha cherche actuellement un endroit où ils pourraient tous vivre. Elle est aussi occupée à créer des habits ainsi que bien d’autres biens de première nécessité dont ils ont besoin. La population de Ribek est aussi en train de participer afin de les aider. » (Yuria)

    « Est-ce que les personnes qui nous aident sont elles correctement récompensées pour leurs efforts ? » (Akito)

    Yuria hocha positivement la tête en réponse à ma question.

    Elle n’était pas du genre à commettre ce genre d’erreur, mais il était plus sûr de s’en assurer quand même.

    « Et qu’en est-il des environs de Pelmi ? » (Akito)

    « J’ai envoyé Maya en patrouille dans la zone. Elle devrait nous faire un rapport dès ce soir. » (Yuria)

    « Compris. » (Akito)

    Dis-je tout en hochant la tête.

    En pensant à la situation, je me fis la réflexion qu’il faudrait que j’établisse rapidement des voies de transports rapides ainsi qu’un réseau de communication fiable.

    J’organisais dans ma tête les informations que je recevais en provenance d’Yuria.

    « Permettez à tous les résidants de Pelmi de vivre pendant un certain temps à Ribek. Une fois que le problème Maxim sera résolu, dites-leur que je me chargerais de reconstruire la ville de Pelmi. Vous avez bien une Carte de Bronze, n’est-ce pas ? Alors, mettez en scène une présentation de son pouvoir de réparations pour ainsi faire étalage de son pouvoir. » (Akito)

    « Compris. » (Yuria)

    « Jusqu’à ce que je me sois occupé de Maxim, nous nous occuperons d’eux... » (Akito)

    « Donc, de la même manière que d’habitude. » (Yuria)

    Yuria déclara cela, prédisant déjà ce que j’allais dire. Elle poursuivit alors.

    « Il faut leur fournir assez de pushinees et les approvisionner régulièrement en nourriture, eau, habit, endroit pour se loger ainsi qu’en vêtements. Et il faut les laisser vaquer à leurs occupations comme ils le souhaitent, n’est-ce pas. » (Yuria)

    « Oui, c’est bien cela. » (Akito)

    « Est-ce que vous comptez les inviter à nous rejoindre ? » (Yuria)

    « Leur demander de se joindre à moi ? Je laisse cette question pour plus tard. Le problème avec Maxim doit être résolu avant toute autre chose. » >(Akito)

    « Je comprends. » (Yuria)

    Après cela, Yuria me fit un rapport concernant d’autres points importants avant de quitter le bureau.

    « ... très bien. » (Akito)

    J’étais libre pour l’instant, alors je me levai vigoureusement.

    Je quittai ensuite le bureau avant d’aller jusqu’à la chambre où l’Esclave Éternelle dormait.

    J’étais inquiet à propos de la population de Pelmi ainsi que de Maxim, mais ce qui captait toute mon attention était cette Esclave Éternelle.

    J’ouvris alors avec douceur la porte avant d’entrer dans la pièce.

    « Êtes-vous réveillée ? » Murmurai-je cela une fois arrivé dans la chambre.

    Comme je n’obtins aucune réponse, je m’étais alors dit qu’elle devait toujours dormir.

    Je m’installai alors à côté du lit afin de pouvoir l’observer.

    Son apparence était bien semblable à celle d’une elfe.

    Peu importe comment je l’observais, elle était bel et bien une Esclave Éternelle.

    Ce serait bien... si cette fille devenait mienne sans heurts.

    Alors que je pensais à diverses choses, ses yeux s’ouvrirent lentement.

    Puis ses yeux s’ouvrirent totalement, fixant alors le plafond.

    Puis, elle cligna des yeux, avant de me regarder.

    Après cela, elle s’était assise dans son lit, me regardant pendant tout ce temps.

    Eh bien, comment dois-je commencer ?

    « Onii-chan est-il le Maître de Lilia ? » (Lilia)

    « C’est un peu trop rapide là ! Pour commencer, qui êtes-vous ? Un petit poussin qui considère que la première chose qu’il voit en tant que son parent !? » (Akito)

    Rétorqué-je involontairement, tellement surpris par sa question.

    J’espérais vraiment cela, mais je n’avais jamais rêvé que cela se produise si vite, et donc j’avais finalement répondu ainsi.

    « Est-ce que c’est faux ? » (Lilia)

    « Non... mais... eh bien ! Dans tous les cas, pourquoi m’avez-vous considéré comme votre Maître si soudainement ? On ne peut pas vraiment dire que vous donnez l’impression d’être un petit poussin, n’est-ce pas ? » (Akito)

    « Et bien... » (Lilia)

    Lilia se pencha vers moi avant de se mettre à me renifler la nuque.

    « C’est tout simplement, car le corps d’Onii-chan sent l’odeur des esclaves. » (Lilia)

    « L’odeur des esclaves ? » (Akito)

    Je tirai un peu sur mes vêtements avant de poser le nez dessus et de renifler... mais je ne sentis rien de particulier.

    « Oui, l’odeur des esclaves. Il est très fort sur vous. Il y en a deux... non, trois n’est-ce pas ? » (Lilia)

    Je fus surpris de voir à quel point elle était dans le vrai.

    « Vous êtes un homme qui avez beaucoup d’esclaves. Et donc Lilia pense qu’il serait bien pour elle d’aussi se joindre à eux. » (Lilia)

    « Heu, c’est donc là où vous mène votre réflexion. » (Akito)

    Je transportai alors une chaise jusqu’au lit afin de m’y asseoir, me trouvant ainsi juste à côté d’elle.

    Je sortis alors l’épée Esclave Éternelle Kai et lui montrai successivement les trois joyaux se trouvant dans la poignée.

    « Vous avez raison. Je possède bien trois esclaves. Je vous l’expliquerais plus tard, mais ces trois gemmes sont la preuve de ce que je vous avance. » (Akito)

    « J’ai compris, desu. » (Lilia)

    « Et aussi, je suis dans une situation où j’ai besoin d’augmenter le nombre de mes esclaves. Tout en pensant à cela, est-ce que vous — . » (Akito)

    « Oui, je le veux. » (Lilia)

    « — Arrêtez d’agir aussi rapidement ! Pour commencer, ne pourriez-vous pas écouter jusqu’à ce que j’ai au moins fini ? » (Akito)

    « Et bien, Onii-chan est un homme qui est connu pour déjà être un Maître. Onii-chan possède déjà trois esclaves... et donc, vous êtes dans ce cas un Super Maître. Être l’esclave d’un tel homme est bien plus que je le mérite. » (Lilia)

    Plus que vous le méritez... vous savez vraiment comment parler...

    Lilia semblait être quelqu’un d’hyper actif. Il semblerait que tout ce que je devais faire était d’être d’accord avec cela et elle serait alors à moi, en tant que ma quatrième esclave.

    Ceci avait peut-être progressé un peu rapidement, mais cela n’avait nullement changé ce que je devais faire.

    « Seriez-vous mon esclave — non, vous êtes désormais à moi à partir de maintenant. » (Akito)

    « OK, desu ! » (Lilia)

    Après avoir corrigé ma phrase, Lilia semblait vraiment très heureuse.

    Il semblait être le genre de jeune fille passionnée et très active qui possédait un sentiment proche de l’amour sur le fait de devenir mon esclave.

    « Maître, la population de Pelmi a enfin pu s’installer correctement. » (Risha)

    « Maître ! J’ai conduit les personnes ayant été des Bêtes Esclaves jusqu’à la ville de Bisk ! » (Mira)

    « Maître, je viens de recevoir un message de Maya. Elle n’a apparemment pas eu d’incident au cours de sa patrouille. » (Yuria)

    La porte s’ouvrit, et mes trois esclaves, l’une après l’autre, entrèrent pour me faire un rapport.

    J’écoutai attentivement chacune d’elles, et je pus ainsi me faire une idée claire de la situation.

    Pour l’instant, il semblerait qu’il n’y ait plus aucun problème en cours et donc, je pouvais ainsi donner à Lilia toute l’attention qui lui était nécessaire.

    Alors que je pensais à cela, je me tournais sur moi même pour lui faire face, quand je vis que les yeux de Lilia semblaient comme illuminés.

    « Onii-chan !? » (Lilia)

    « O-Oui. Quoi ? » (Akito)

    « Lilia voudrait un collier ! Je le voudrais en tant que preuve que je suis votre propriété ! » (Lilia)

    Elle s’approcha de Risha puis me regarda moi ainsi que les colliers que les filles portaient.

    Chargez sa magie avec un sourire, Volume 2, Lilia qui veux un collier

    Je vois, elle voulait donc un collier...

    « He, attendez ! Vous êtes une esclave et vous suppliez déjà le Maître comme ce — —. » (Risha)

    Risha commença immédiatement à la réprimander, mais je l’arrêtai immédiatement avec un signe de la main.

    Je regardai alors Lilia avant de lui dire. « Je vais vous donner un collier, mais après cela, il faudra que vous travailliez durement pour moi. » (Akito)

    « Bien sûr, desu. Lilia est après tout une Esclave Éternelle, desu. Je travaillerais de toutes mes forces pour le Maître, desu. » (Lilia)

    J’étais un peu inquiet alors que Lilia semblait quelque peu s’emporter, mais je décidai d’ignorer ce fait pour le moment.

    Et ainsi, je devrais rapidement créer un nouveau collier afin de le donner à Lilia.

    « Merci beaucoup, desu ! » (Lilia)

    — Magie a été augmenté de 5'000 —

    Après qu’elle fut officiellement devenue mon esclave, il s’agissait peut-être d’une faible quantité, mais elle m’avait bel et bien donnée une charge de magie.

    Je regardai alors Lilia qui semblait survoltée, Risha qui fronçait les sourcils et Mira qui semblait éprouver une véritable joie envers Lilia.

    Quant à Yuria...

    « Elle est donc mon esclave cadette... » Murmura-t-elle.

    — Magie a été augmenté de 2’000’000 —

    Elle semblait dans la lune alors qu’elle disait ça.

    ***

    Chapitre 51 : L’Esclave Lilia

    « D’accord, dans un premier temps, nous devons vous faire votre collier, une robe ainsi que votre carte d’esclave. » Annonçai-je tout en regardant Lilia. Nous nous trouvions actuellement dans mon bureau se situant dans le Manoir.

    « Une robe, desu ? » (Lilia)

    « Oui, la même robe verte que Risha et les autres portent. Je les ai faites moi-même. » (Akito)

    « Haaa, Onii-chan est donc bon en couture ? » (Lilia)

    « Non ! Ce n’est pas ça, mais plutôt cela ! » Dis-je avant de sortir mon DORECA. Je créai ensuite un cercle magique.

    J’y plaçai alors le papier que j’avais dans ma main, créant ainsi une tasse en papier.

    « Je peux faire ce genre de chose en utilisant la magie. » (Akito)

    « C’est vraiment fantastique. Et à part cela, que pouvez-vous créer, desu ? » (Lilia)

    « Des maisons... » (Akito)

    « Des maisons, desu !? Alors Onii-chan a aussi créé le manoir où nous nous trouvons, desu ? » (Lilia)

    « C’est exact. » (Akito)

    « Haaa... vraiment fantastique, desu. » (Lilia)

    Lilia semblait très excitée.

    « Allons-y. Vous avez besoin d’un collier, d’une robe et d’une carte d’esclave pour être fin prête. Oui, de ces trois choses. » (Akito)

    J’utilisais alors mon DORECA afin de créer les trois cercles magiques pour ce qu’il me fallait.

    Les flèches pointèrent toutes dans différentes directions.

    J’emmenai Lilia afin d’aller chercher ces matériaux.

    ***

    Je me trouvais actuellement dans les terres désolées, et je venais de couper en deux un scorpion.

    « Fantastique, desu. Je me rappelle bien comment ces scorpions sont très fort, et vous pouvez les vaincre si facilement, desu. » (Lilia)

    « La première fois, le combat contre l’un d’eux fut bien plus serré. » (Akito)

    Je ramassai alors le cadavre du scorpion avant de le regarder avec sérieux.

    La première fois que j’en avais combattu un, j’avais dû utiliser des dizaines de panacées avant de finalement pouvoir le vaincre, mais maintenant je pourrais le faire en une seule frappe.

    Je pouvais sentir comment j’avais progressé depuis ce temps.

    « Qu’allons-nous faire maintenant, desu ? » (Lilia)

    « Ouverture du menu. » (Akito)

    Je fis ainsi un nouveau cercle magique.

    Je créai ainsi un nouveau cercle pour le même objet que j’utilisais déjà comme radar. Je voulais trouver les matériaux et faire les objets aussi vite que possible, et donc je fis simplement un nouveau cercle.

    Je plaçai alors les matériaux dans ce cercle, créant ainsi la robe.

    Il était identique à celles que les autres avaient. Il s’agissait d’une robe verte de type elfique.

    Je la donnai alors à Lilia.

    « Tenez. » (Akito)

    « Merci beaucoup pour cela, desu ! » (Lilia)

    Lilia se changea et elle revêtit ainsi la robe.

    « Tadaaaaa. Comment est-ce sur moi, desu ? Alors, comment me va-t-elle ? » (Lilia)

    Lilia me demanda cela alors qu’elle tournait sur elle-même devant moi pour ainsi se montrer dans sa robe.

    « Elle vous va à ravir. » (Akito)

    « Merci beaucoup, desu... Mais... » (Lilia)

    « Mais ? » (Akito)

    L’hyperactivité de Lilia avait brusquement cessé. Je me demandai alors ce qui n’allait pas ?

    « Cette robe est vraiment incroyable, desu. C’est comme si j’étais née pour la porter, desu. » (Lilia)

    Alors vous l’aimez autant ?

    « Mais mon cou se sent si seul. » (Lilia)

    Lilia me disait cela tout en touchant son cou.

    « Il est tout triste d’être ainsi en solitaire, desu ~ alors Onii-chan, laissez-moi avoir un collier, desu ~ » (Lilia)

    Elle se mit alors à quémander.

    C’était un vent nouveau d’entendre cela.

    Risha, Mira, Yuria...

    Jusqu’à maintenant, je n’avais jamais reçu de demandes directes ou de telle mendicité de leurs parts.

    La plus impulsive et franche d’entre elles, Mira, était quand même beaucoup plus réservée que la nouvelle.

    Mais Lilia était différente, il semblait qu’elle poussait toujours vers l’avant.

    Une esclave qui demandait ce qu’elle souhaitait sans se retenir.

    C’était vraiment rafraîchissant.

    Et ce genre de chose ne me donnait néanmoins pas de mauvais sentiments.

    « Dépêchons-nous de ramasser ce qu’il faut, desu~ je veux être pleinement reconnu par tous comme étant à Onii-chan, desu » (Lilia)

    « D’accord, allons-y jusqu’au prochain objet. » (Akito)

    « OK, desu~ » (Lilia)

    Je partis donc avec Lilia dans la direction du prochain matériau nécessaire.

    ***

    Nous étions actuellement retournés à Ribek.

    Les matériaux suivants se trouvaient soit dans Ribek ou de l’autre côté d’où nous étions avant cela.

    Après que nous fûmes entrés en ville, mes trois autres esclaves coururent alors immédiatement jusqu’à moi.

    « Qu’est-ce qui ne va pas ? » (Akito)

    « Maître, quelqu’un a cassé un nitoka se trouvant à la bordure de la ville. » (Risha)

    « Maître, les citoyens de Pelmi veulent travailler ! » (Mira)

    « Maître, Gerashim nous a annoncé que certaines personnes souhaitaient se déplacer jusqu’à Ribek. » (Yuria)

    Risha, Mira, et Yuria me firent leur rapport l’une après l’autre.

    Je les écoutai toutes avant de donner mes ordres.

    « Réparer le nitoka. Ceci est la plus haute des priorités. Actuellement, la population de la ville voudrait faire planter des arbres et ainsi créer un parc, alors les personnes de Pelmi qui le souhaite pourraient s’occuper de l’agencement de tout cela. Alors pour le dernier point, allez découvrir pourquoi ces personnes veulent se déplacer jusqu’à Ribek, puis revenez ici me faire un rapport. » (Akito)

    Les trois hochèrent la tête après avoir entendu mes ordres, avant de se mettre à courir.

    Lilia les regardait alors qu’elles agissaient ainsi.

    « Qu’est-ce qu’il y a ? » (Akito)

    « Qu’est-ce que c’est que tout cela, desu ? » (Lilia)

    « Il s’agit du travail. Il y a beaucoup de choses à faire, alors nous sommes très occupés, et donc, je leur ai donné du travail à effectuer dès maintenant. » (Akito)

    « Du travail, desu !? » (Lilia)

    Lilia se mit à crier, faisant un tapage monstre.

    « Je suis jalouse, desu~ donnez aussi du travail à Lilia, desu !~ » (Lilia)

    « Hehe, on dirait que vous voulez travailler ? » (Akito)

    « Oui desu. Donnez à l’Esclave de Quatrième Génération Lilia un peu de travail, desu ! » (Lilia)

    Lilia insista en serrant ses poings.

    « Mais pourquoi vous appelez-vous, vous-même en tant que La Quatrième Génération ? » (Akito)

    « Hein ? Onii-chan a bien déjà d’autres esclaves avant moi, desu ? Et donc Lilia le sait déjà, et n’est-elle donc actuellement que La Quatrième Génération d’esclave, desu ? » (Lilia)

    « Non... vous êtes la Quatrième... Mais pourquoi le dites-vous comme ça ? » (Akito)

    La façon dont elle disait cela, cela donnait vraiment l’impression qu’elle était ma quatrième disciple.

    La Première Génération, Risha.

    La Deuxième Génération, Mira.

    La Troisième Génération, Yuria.

    La Quatrième Génération, Lilia

    ... Oui, cela donnait vraiment l’impression qu’elles étaient mes disciples.

    « Y a-t-il un travail que Lilia peut faire, desu ? » (Lilia)

    « Non, car avant cela, vous avez simplement besoin d’un collier ainsi que d’une carte d’esc — . » (Akito)

    « Monseigneur. » (homme d’âge moyen)

    Un citoyen s’approcha alors de moi. Il s’agissait d’un homme d’âge moyen.

    Son visage était, semble-t-il, comme quelque peu égratigné.

    « Qu’est-ce qui ne va pas ? » (Akito)

    « Honnêtement... ma maison a été dévastée Je, hum.. Je me suis encore battu avec ma femme et j’avais espoir que Monseigneur puisse réparer, une fois de plus, tout cela. » (homme d’âge moyen)

    « Compris. Risha pourrait s’en — . » (Akito)

    « Lilia pourrait aussi le faire, desu ! » (Lilia)

    Lilia se porta volontaire.

    « Vous êtes... une Esclave Éternelle. Êtes-vous la nouvelle esclave de Monseigneur ? » (homme d’âge moyen)

    « C’est bien cela, desu ! Je suis la Quatrième Génération, Lilia, desu ! » (Lilia)

    « Compris, je vais vous laisser vous en occuper. » (Akito)

    « Oui, laissez-le-moi. Allons-y, desu ! » (Lilia)

    Elle attrapa alors le bras de l’homme avant de se mettre à le traîner pour le faire avancer,

    Puis, elle s’arrêta, regarda en arrière avant de crier.

    « Je vais travailler durement pour Onii-chan, desu~ ! Alors, regardez-moi~ ! » (Lilia)

    Puis elle recommença à avancer.

    Je ne pus rien faire d’autre que rire.

    Elle était sans aucun doute possible, la plus active des quatre. Mais si l’on regardait bien, leurs intentions étaient les mêmes.

    Elles voulaient toutes travailler pour mon bien.

    « Quelle belle petite chose que j’ai là ! » (Akito)

    Murmurai-je alors que j’attendais là.

    Au bout de quelques instants, je vis alors Lilia revenir me voir, en colère.

    « Bon retour. Alors, que s’est-il passé ? » (Akito)

    « ... Je ne sais pas comment réparer cela, desu... » (Lilia)

    En voyant son apparence déprimée, je ne pus retenir mon rire.

    « Haha. Je vais vous l’apprendre, alors suivez-moi. » (Akito)

    « OK, desu~ ! » (Lilia)

    Je partis donc avec mon esclave de Quatrième Génération heureuse et chargé d’énergie pour aller finir de trouver les matériaux pour le collier ainsi que pour la carte d’esclave.

    ***

    Chapitre 52 : L’Arrestation du Voleur

    Un collier fusionné placé à son cou, une robe verte sur son corps, et une Carte d’Esclave en Bronze dans sa main.

    Lilia se tenait à l’entrée de la forêt avec beaucoup de bonheur présent en elle. En la regardant, j’eus alors eu un certain sentiment d’accomplissement.

    Avant cela, j’avais dû prendre tellement de temps pour rassembler toutes ces choses pour Risha, mais je savais maintenant que j’avais la capacité de récupérer tout cela très rapidement comme je l’avais fait pour ma plus récente esclave, Lilia.

    Il s’agissait là d’un sentiment que je n’avais ressenti que dans des jeux.

    « Comment est-ce ? Ceci ne vous semble-t-il pas inconfortable ? » Dis-je en indiquant son cou en tant qu’exemple.

    « Non, ce n’est pas du tout inconfortable. Il me va vraiment très bien. C’est presque comme si j’étais née avec lui, desu. » (Lilia)

    « C’est si bien que ça ? » (Akito)

    « Oui, desu ! » Lilia déclara cela avec un sourire bien visible sur son visage. « Et encore une fois, occupez-vous bien de moi, desu. »

    « Bien sûr. » Dis-je en hochant la tête.

    Et bien, il était temps de revenir à Ribek pour faire ce qu’il fallait faire.

    « Akito » (Maya)

    Une voix familière m’appela et c’est alors que Maya arriva devant moi. Les autres filles étaient toutes en attente un peu plus loin et seule Maya s’approcha de moi.

    « Quelle coïncidence ! Qu’est-ce que vous faites ici ? » (Maya)

    « Je faisais un petit tour dans le coin. Et vous, que faites-vous là ? » (Akito)

    « Nous sommes actuellement en pleine patrouille. » Maya me répondit ça puis regarda Lilia se tenant derrière moi. « Une nouvelle esclave ? »

    « Oui, elle s’appelle Lilia. » Répondis-je.

    « Ravie de vous rencontrer. Je suis l’esclave de Quatrième Génération, Lilia, desu. » (Lilia)

    « Je m’appelle Maya. Moi et les filles qui se trouvent là, nous finirons toutes par porter les enfants d’Akito. » (Maya)

    « Ravie de vous rencontrer, desu. » (Lilia)

    Les deux femmes souriaient alors qu’elles se saluaient.

    Je parlai alors à Maya. « Elle possède les mêmes capacités que Risha et les autres, donc si vous avez besoin de quelque chose, demandez-le-lui. »

    « Le même pouvoir ? » (Maya)

    « Exact. » Répondis-je en hochant la tête face à une Maya qui semblait surprise.

    « Est-ce que cela va aller ? Elle est nouvelle, n’est-ce pas ? Je peux voir... qu’elle a déjà le collier et la robe. Ne lui faites-vous pas un peu trop confiance ? » (Maya)

    « Vraiment ? Je suppose que ce que vous dites n’est pas totalement faux. » Dis-je en regardant Lilia, mon Esclave Éternelle. « Mais en tant que mon esclave, elle mérite ce degré de confiance. »

    « Onii-chan... » (Lilia)

    « Haa... » (Maya)

    Lilia semblait profondément émue par ce que je venais de déclarer et Maya semblait quant à elle quelque peu stupéfaite.

    « Comme attendu de vous, Akito. Toujours aussi viril ! » (Maya)

    « Vraiment ? » (Akito)

    « Oui, c’est le cas. » (Maya)

    « Je vois... » Dis-je en inclinant la tête sur le côté.

    Je n’avais jamais vraiment pensé à quelque chose comme cela. Je veux dire... c’était après tout mon esclave... et en plus, elle était une Esclave Éternelle.

    Depuis que j’étais arrivé dans ce monde, j’avais fini par connaître la façon dont elles agissaient et le fait qu’elles ne désobéissaient jamais à leurs Maîtres. Elles étaient encore plus loyales que les chiens d’assistances utilisés dans mon précédent monde. Le trait racial de l’Esclave Éternelle semblait être une fidélité de 100 % envers leur Maître, ou du moins c’était ainsi que cela avait toujours été.

    Grâce à cela... mais je ne pense pas que cela avait à voir avec le "Viril" dont elle vient de me parler.

    ***

    « Maître, il y a un problème ! » (Risha)

    Nous nous trouvions dès lors le lendemain matin. Je dormais quand Risha fit irruption dans ma chambre.

    « Hm... qu’est-ce qui ne va pas ? » (Akito)

    « Des Nitokas... des Nitokas ont été volés. » (Risha)

    « ... Quoi ? » (Akito)

    Ma somnolence disparut en un instant.

    « Volé ? » (Akito)

    « Oui ! Veuillez me suivre ! » (Risha)

    Je hochai la tête avant d’aller m’habiller rapidement puis de quitter le manoir.

    Risha me guida ensuite jusqu’à un endroit se trouvant à la périphérie de la ville.

    « Ici, Maître ! » (Risha)

    « ... Est-il sûr qu’ils ont bien été volés... » (Akito)

    Nous nous trouvions sur la ligne défensive de la ville, il devrait y avoir environ vingt nitokas ici présents. Cependant, environ la moitié d’entre eux n’étaient plus là.

    « Il s’agit donc... d’un vol, n’est-ce pas ? » (Risha)

    « Oui. » (Akito)

    « Comment... cela est-il possible ? » (Risha)

    « ... » (Akito)

    Risha avait dit cela, mais alors que je regardai la scène du crime... et c’était soudainement venu à moi.

    Les endroits où ils manquaient des nitokas étaient vraiment très propres.

    Les plates-formes sur lesquelles il manquait un nitoka avaient été laissées exactement comme avant.

    Je sortis mon DORECA avant de "soulever" un des nitokas restants. La plate-forme du nitoka ressemblait exactement à celle où le nitoka manquait.

    « Maître ? » (Risha)

    « Le DORECA peut soulever des objets créés par un DORECA tout en ignorant le poids... vous le savez bien ? » (Akito)

    « O-Oui. Ma carte d’esclave fonctionne de la même manière. » (Risha)

    « Alors, comparez la manière dont ceux-ci ont été enlevés avec ce que je viens de faire. » (Akito)

    « Heu... elle est identique. » (Risha)

    « Donc, vous pouvez aussi deviner le coupable, n’est-ce pas ? » (Akito)

    « ... Il s’agit donc de Seiya !? » (Risha)

    Je lui répondis en hochant la tête. À l’heure actuelle, je ne connais que six personnes possédant un DORECA. Moi, mes quatre esclaves et Seiya. Encore maintenant, l’esclave de Seiya ne devrait pas avoir de carte, donc elle est hors de propos. Je faisais confiance à mes esclaves et donc, je ne croyais même pas un instant que cela soit elles.

    Le dernier suspect était donc sans aucun doute possible Seiya.

    « Quel imbécile ! » (Akito)

    ***

    Dans la terre de désolation se trouvant dans le voisinage. Seiya et son esclave étaient actuellement là. Ils regardaient les dix nitokas qui étaient placés devant eux et Seiya était en train de sourire.

    « Fufufufu. Avec ça... toute la puissance que je vais... » (Seiya)

    « ... » (esclave de Seiya)

    « Pfff, qu’est-ce qu’il y a encore avec toi ? Tu es toujours aussi inutile. Pourquoi son esclave peut-elle faire ces choses-là, mais que toi, tu en es totalement incapable ? » (Seiya)

    « Je suis désolée. » (esclave de Seiya)

    « Hmmm. Je pense que tu es tout simplement défectueuse. Bon, peu importe. Tout d’abord, qu’est-ce que c’est ? Avec ceux-là, je vais pouvoir — . » (Seiya)

    « Vous allez pouvoir faire quoi ? » Dis-je avant de me placer devant Seiya.

    « Akito !? Comment peux-tu être ici !? » (Seiya)

    « Par chance, Maya a vu un homme suspect qui transportait des nitokas. Même si elle ne pouvait pas vous suivre, moi, je pourrais vous suivre, peu importe où vous iriez. » (Akito)

    Je sortis mon DORECA avant de placer un cercle magique sur le sol. Un grand nombre de flèches indiquant la direction de matériaux apparurent alors, et l’une d’elles pointait directement vers l’un des nitokas présents ici. Ce cercle était celui pour un nitoka amélioré.

    « Argh... » (Seiya)

    J’observais Seiya qui gémissait et ceci fit que j’en avais encore plus assez de lui.

    « Seiya... vous êtes vraiment tombé bien bas... » (Akito)

    « Qu’est-ce que tu as dit !? » (Seiya)

    « Vous êtes totalement pourri ! Réfléchissez à ce que vous venez de faire. Maintenant, vous n’êtes rien de plus qu’un voleur, un simple voleur ! De plus, vous vous promenez la nuit comme un minable petit voleur. » (Akito)

    « Tais-toi ! C’est très bien ainsi ! Tu en as tellement ! Alors, donne-m’en ! » (Seiya)

    « ... » (Akito)

    Je ne pouvais pas penser à quoi répliquer. La seule chose que je pensais était... C’est quoi cette attitude ?

    Pourquoi le voleur devient-il en colère contre sa victime ?

    « Quoi qu’il en soit, vous allez me les rendre et vous viendrez avec moi. » (Akito)

    « Pourquoi !? » (Seiya)

    « Cette affaire concerne la population de Ribek. Si je ne punis pas l’auteur de ce crime, ils ne seront pas satisfaits. » (Akito)

    « Qu’est-ce que tu es en train de me débiter comme conneries, toi le bâtard ! C’est ta ville après tout, alors pourquoi devrais-tu les satisfaire !? » (Seiya)

    « ... » (Akito)

    Il semblerait que cela n’avait pas d’importance ce que je disais. Je soupirai avant de lever les mains.

    « Qu’est-ce que c’est ? Est-ce une sorte de charme ? » (Seiya)

    « Regardez autour de vous, imbécile. » (Akito)

    Seiya regarda autour de lui et le sang sembla comme quitter son visage. Maya et les filles avaient encerclé toute la région et elles avaient leurs nitokas montés sur des chariots qui étaient tous pointés sur Seiya. La situation de Seiya était vraiment très désavantageuse alors qu’il faisait grincer ses dents et que son corps n’arrêtait pas de trembler.

    ***

    Dans la prison de Ribek, nous avions dès lors jeté Seiya dans une cellule d’isolement.

    « Bâtard ! Laisse-moi sortir ! » (Seiya)

    Seiya cria, mais je l’avais tout simplement ignoré. Je parlais avec le geôlier en tant que son Seigneur.

    « Surveillez-le attentivement. Il peut agir très violemment et donc, n’ouvrez pas la cellule, peu importe la situation. » (Akito)

    « Compris. » (Geôlier)

    « Et vous voyez cette femme se trouvant là-bas, cette Esclave Éternelle ? » (Akito)

    Je pointai du doigt l’Esclave Éternelle de Seiya qui était dans une autre pièce.

    « Oui ! » (Geôlier)

    « Laissez cette fille faire ce qu’elle veut sauf s’il s’agit d’ouvrir la cellule ou de briser les choses. S’il vous manque des choses dont vous avez rapidement besoin, alors demandez-les à Yuria. » (Akito)

    « Compris. » (Geôlier)

    Le geôlier me fit alors un salut avant de partir accomplir sa tâche.

    Je regardai alors l’esclave de Seiya. J’avais vraiment pitié qu’elle ait un tel maître. Elle avait des bleus fraîchement faits un peu partout sur elle, mais, malgré tout, elle semblait ne s’inquiéter que pour son maître. Il s’agissait bien là d’une Esclave Éternelle exemplaire.

    Bon sang... Comment peut-il traiter si mal une jeune fille si douce ?

    Honnêtement, j’étais plus en colère contre cela que contre le vol.

    « Akito !!! Laisse-moi tout de suite sortir de là ! Si tu ne le fais pas, tu vas le regretter ! AKITOOOOO! » (Seiya)

    Je le regardai en faisant un grognement, mais je ne répondis rien.

    Accompagné par les cris de Seiya qui était ainsi devenu un prisonnier, je quittai la prison.

    Malheureusement, vous récoltez ce que vous semez !

    ***

    Chapitre 53 : Cœur Amoureux

    Au cours de la nuit dans la Maison du Seigneur.

    Elles étaient toutes alignées devant moi.

    La Première Génération, Risha.

    La Deuxième Génération, Mira.

    La Troisième Génération, Yuria.

    La Quatrième Génération, Lilia.

    Les quatre qui possédaient un collier fusionné à leur cou se tenaient devant moi.

    Il était temps que nous commencions à nous occuper de l’évolution de mon arme afin qu’elle devienne la Véritable Épée Esclave Éternelle.

    « Ouverture du Menu. » (Akito)

    Je cherchais alors dans mon DORECA avant de choisir "Cœur d’Esclave" qui se trouvait dans ma liste d’artisanat. Après ça, je posai quatre de ces cercles magiques juste devant moi.

    Il s’agissait bien des mêmes cercles magiques, mais chacun avait des flèches de direction indiquant des matériaux différents, ce qui voulait dire qu’elles pointaient vers une esclave différente à chaque fois.

    Elles commencèrent dès lors toutes à briller. Une lumière rouge pour Risha, une lumière bleue pour Mira, une lumière blanche pour Yuria, et pour finir, une lumière noire pour Lilia.

    « Un cercle pour chacune d’entre vous... vous toutes en avez un. » (Akito)

    « C’est... Maître, que devons-nous placer à l’intérieur ? » Me demanda Risha.

    « Probablement... » (Akito)

    « Heu... Ceci signifie-t-il que Lilia est censée être le matériel, desu ? » (Lilia)

    « C’est bien cela. » (Akito)

    « Il y a-t-il un problème ? » Mira demanda cela à Lilia. Risha et Yuria regardaient elles aussi Lilia.

    Lilia avait l’air réticente. Mira et Yuria la regardaient tout en étant mécontentes.

    « Ce serait un peu troublant, desu. Lilia veut pouvoir travailler en tant qu’esclave d’Onii-chan pour toujours. Alors, si je deviens un matériel et que je disparais, ceci serait donc un problème. » (Lilia)

    Voici quel était le raisonnement de Lilia.

    « N’est-ce pas quelque chose d’honorable ? Pour ainsi devenir pour toujours quelque chose appartenant au Maître ? » Répondit Risha. C’était simplement comme cela pour elle. C’était raisonnable étant donné qu’elle pensait que le surmenage était un honneur.

    « Je voudrais refuser si je le peux, desu. Je voudrais continuer à vivre et à travailler comme l’esclave d’Onii-chan pour toujours, desu. » (Lilia)

    « Je peux parfaitement vous comprendre toutes les deux. » (Akito)

    « Oui. » (Mira)

    Mira et Yuria semblaient aussi d’accord toutes les deux.

    À la fin, Risha et Lilia disaient ce qu’elles pensaient et ce qui était le mieux selon elles en tant que "mes esclaves".

    « De toute façon, je veux être utile au Maître ! » déclara Risha avant d’entrer dans le cercle magique. Elle venait de dire cela sans la moindre hésitation.

    « ... Hein !? » Malgré son enthousiasme, rien ne se produisit.

    Tout ce qui s’était alors produit était que Risha était encore plus couverte par la lumière rouge, mais rien d’autre ne se produisit.

    « Quoi... Je me demande pourquoi cela ne marche pas ? » (Risha)

    « Peut-être que cela ne marche pas tant que vous quatre, vous ne rentrez pas toutes dedans. » Dis-je après y avoir réfléchi un peu.

    « C’est peut-être bien le cas. » Déclara Yuria avant d’entrer elle aussi dans le cercle magique.

    Tout comme avant avec Risha, la couleur blanche l’enveloppa encore plus. Mais rien d’autre ne se produisit.

    « Je vais aussi y aller, et l’on verra bien. » Annonça Mira avant d’entrer dans le cercle. Et tout comme les deux autres, la lumière bleue l’entoura, mais rien de plus ne se produisit.

    Risha, Mira, Yuria. Les trois se tournèrent alors vers Lilia depuis leur cercle magique respectif.

    « Heuu... qu’est-ce qu’il y a avec ces regards ? Est-ce que vous blâmez Lilia, desu ? » (Lilia)

    Les trois ne dirent pas un mot, mais elles continuèrent à la regarder. Leurs yeux indiquant clairement. "C’est votre tour maintenant."

    Les trois filles avaient bien mieux compris la situation que Lilia. Et Mira et Yuria "avaient aussi compris"... leurs pensées étant plus proches de celles de Risha. Et c’est pourquoi elles étaient ainsi entrées dans les cercles magiques.

    Cependant, même si elles étaient en train d’exhorter Lilia à agir... sa pensée de "vivre et d’être utile" compensait largement cela. Dans tous les cas, elle ne voulait pas entrer dans le cercle par sa propre volonté.

    « Lilia » (Akito)

    « Qu-Qu’est-ce qu’il y a, Onii-chan... ? » (Lilia)

    « S’il vous plaît, veuillez entrer dans le cercle. » Dis-je tout en regardant directement Lilia.

    Il ne s’agissait pas d’un ordre direct, mais c’était très proche d’en être un. Je lui avais juste demandé d’y entrer.

    « Uuuu... » Lilia se mit alors à gémir.

    Comme son Maître le lui avait demandé, elle ne pouvait pas vraiment refuser... c’était ce que son visage indiquait.

    « J’ai besoin de faire... non. » (Akito)

    J’avais alors changé ce que j’allais dire.

    Je pourrais peut-être en avoir besoin, mais encore plus maintenant...

    « C’est ce que je désire. » (Akito)

    En effet... c’était ce que je voulais. J’avais une certaine prémonition.

    Quand l’épée était devenue l’Esclave Éternelle Kai, ceci m’avait permis d’absorber une esclave à l’intérieur de l’épée. Ceci m’avait ainsi relier très fortement avec cette esclave, un sentiment d’intimité extrême.

    La suivante était "La Véritable Esclave Éternelle".

    Avant cela, c’était "Kai", et maintenant, c’est "Véritable".

    Je pensais que cette nouvelle étape nous rapprocherait encore plus étroitement. Je voulais être encore plus connecté à elles, me sentir plus près d’elles.

    Je voulais... rendre mes esclaves encore plus heureuses.

    Beaucoup, beaucoup plus heureuse.

    Je voulais être plus proche de ces choses si adorables et les aimer encore plus.

    C’était ainsi ma façon de le faire. Ceci s’accorderait parfaitement avec mon souhait. J’étais confiant en cela.

    Et alors, je la regardai. Puis je continuai à la regarder.

    « ... J’ai compris, desu. » (Lilia)

    Au début, elle gémissait, mais peu à peu le visage de Lilia changea. Elle se calma... il semblerait qu’elle s’était résolue à le faire.

    « Si mon Maître va jusqu’à dire cela... alors je ne peux qu’obéir à ça, desu. » (Lilia)

    « Merci beaucoup ! » (Akito)

    « Onii-chan est tellement formidable, desu. » Déclara Lilia avant d’entrer dans le cercle magique.

    Et finalement, la lumière de couleur noire l’enveloppa elle aussi.

    Rouge, Bleu, Blanc, et finalement, le Noir.

    Les quatre lumières sortirent alors de leur corps et elles commencèrent à se mélanger. Puis mon épée Esclave Éternelle Kai se mit elle aussi à émettre une lumière.

    La lumière des esclaves et la lumière de l’épée des esclaves. Les lumières se mirent alors à résonner puis à s’élargirent avant de se mélanger.

    Et finalement, tout cela enveloppa tout ce qui était présent dans la pièce.

    ***

    Quand je repris connaissance, je me trouvais dans une place inconnue.

    Il s’agit là d’un lieu impossible... un espace empli uniquement de blanc.

    Si je devais le comparer à quelque chose, alors cela serait comme l’espace où j’étais arrivé quand la Déesse m’avait amené dans ce monde.

    Et en plus, j’étais complètement nue.

    ... pourquoi ?

    « — Maître — »

    Alors que je demandais ce qui s’était produit, j’entendis une voix provenant de derrière moi.

    Je me tournai et je vis mes esclaves. Risha, Mira, Yuria, et Lilia.

    Chacun d’entre nous était aussi nu que le jour où nous étions nés.

    Leurs robes vertes avaient totalement disparu et tout ce qu’elles avaient encore sur elles était leurs colliers intégrés à leur cou. Pour résumer, des esclaves nues portant uniquement des colliers.

    Quand je les ai ainsi vues, je compris soudainement la situation.

    Ahh, c’est donc ce genre d’endroit.

    Je m’approchai d’elles, en silence. Puis je tendis ma main et touchai le collier de chacune d’elles.

    La gemme rouge de Risha.

    La gemme bleue de Mira.

    La gemme blanche d’Yuria.

    La gemme noire de Lilia.

    Je les touchai chacune dans cet ordre.

    Puis je me tapotai la tête en me sentant satisfait.

    Je caressais chacune d'elle dans cet ordre et une lumière tout comme celle d’avant se mit à déborder et à nous envelopper.

    ***

    Lorsque la lumière se calma enfin, il n’y avait plus personne dans la pièce.

    Plus personne n’était présent, mes esclaves n’étaient visibles nulle part. Mais je ne les recherchais même pas. Car je savais déjà où elles étaient. Elles se trouvaient au sein de mon épée.

    Mon Épée d’Esclaves. Sur sa garde se trouvaient désormais quatre gemmes, et chacune d’elles émettait des étincelles de lumières. Tous les quatre à la fois.

    « Risha. »

    ( Oui, Maître. )

    « Mira. »

    ( Je suis ici. )

    « Yuria. »

    ( Présente. )

    « Lilia. »

    ( Oui, desu )

    J’appelai ainsi chacune d’elles, et elles me répondirent chacune à leur manière.

    Elles étaient toutes à l’intérieur de mon épée.

    *

    *

    Il s’agissait là de la Véritable Esclave Éternelle.

    Je pris avec moi mon épée avant de quitter le manoir.

    Je pensai alors aux flammes et la lame brilla telles des flammes. Je pensai ensuite à la glace et la lame se glaça immédiatement. Je pensai ensuite à la blancheur et je pus désormais comme sentir parfaitement mon environnement. Et finalement, je pensai à l’obscurité et...

    « Ha oui, c’est vrai... Quel est donc le pouvoir de Lilia ? » (Akito)

    ( Lilia ne le sait pas non plus, desu ) (Lilia)

    « Je vois. Dans tous les cas, je le trouverais. De toute façon... » (Akito)

    Je pensai alors à toutes les quatre en même temps, et c’est alors que...

    Les quatre bijoux scintillèrent, prouvant ainsi que je pouvais les utiliser toutes en même temps.

    Le test était donc concluant.

    La Véritable Épée d’Esclaves pouvait combiner les flammes et le glace tout en me permettant de sentir parfaitement mon environnement. Elle avait évolué vers une épée qui me permettait d’utiliser tous les pouvoirs de mes esclaves en même temps.

    « Avec cela... je vais enfin pouvoir m’occuper de Maxim. » J’avais totalement confiance que je pouvais désormais le vaincre.

    Je décidais donc de les faire sortir toutes les quatre de l’épée. Les gemmes cessèrent de briller et l’épée redevint comme avant. Les quatre filles retrouvèrent alors leur forme originelle.

    « Ha, on est revenue. »

    « Je suis contente que nous puissions redevenir ainsi, desu. »

    Telles furent les paroles de Mira et de Lilia.

    « Je me sens comme étrange. »

    « Mais désormais, nous pouvons être encore plus utiles au Maître. »

    Et ceci fut les paroles d’Yuria et de Risha qui hochèrent toutes la tête.

    J’avais désormais une nouvelle confiance en moi. J’avais ressenti quelque chose d’autre à l’intérieur de mes esclaves alors qu’elles avaient été aspirées dans mon épée. Et ce que j’avais alors ressenti le plus fortement était — .

    « Onii-chan, encore une fois, desu ! » (Lilia)

    « Encore une fois ? » (Akito)

    « Oui, desu ! Laissez-moi retourner une fois de plus dans l’épée, desu ! » (Lilia)

    « N’aviez-vous pas détesté cela avant ? » (Akito)

    « Non, ce n’est pas le cas, desu. Je veux être avec Onii-chan comme avant. Je veux ressentir ce sentiment d’utilité, desu ! » Déclara Lilia.

    Elle sonnait tellement féminine, sa demande était très distinguée.

    Les trois autres ne dirent pas un mot, mais elles me regardaient toutes. Il semblerait qu’elles avaient toutes la même opinion.

    « OK, dans ce cas... » (Akito)

    Je dégainai de nouveau la Véritable Épée d’Esclaves et je touchai les quatre gemmes, l’une après l’autre.

    Les quatre esclaves se mirent alors à briller, puis elles furent aspirées dans l’épée. Ceci me donna une fois de plus, un fort sentiment d’être tous réuni.

    ( Maître... )

    ( Maître ! )

    ( Maître )

    ( Onii-chan ! )

    J’entendis alors la voix de mes esclaves.

    C’était vraiment comme si j’étais à l’écoute de leurs cœurs et leurs espoirs. Mais en même temps, mon souhait le plus cher pouvait être ressenti. Mon souhait de rendre encore plus heureuses mes esclaves.

    « Allons nous coucher un peu, il se fait tard. » (Akito)

    (((( OK ! ))))

    — Magie a été augmentée de 1’000’000 —

    — Magie a été augmentée de 1’000’000 —

    — Magie a été augmentée de 1’000’000 —

    — Magie a été augmentée de 1’000’000 —

    Et si tard dans la nuit, nous avions alors partagé nos cœurs et nos pensées.

    ***

    Cycle 7 : La Carte de Platine et les Cartes d’Esclave en Bronze

    Chapitre 54 : Maîchtre

    Nous nous trouvions dans la ville de Bisk. Nous avions intercepté les soldats de Maxim au moment où ils nous avaient attaqués.

    Tout comme la dernière fois, nous avions aligné les Nitokas et les Gradiks, tirant des flèches et des roches vers eux.

    Les soldats ennemis n’avaient ainsi pu entrer en dessous de notre portée minimale de tirs. Ils avaient été abattus en grand nombre et en tombant, ils provoquaient un fracas à chaque fois.

    Une fois, deux fois, trois fois, ils nous avaient ainsi attaqués sans efficacité. Les soldats de Maxim se déplaçaient telles les marées de l’océan. Et finalement, je repérai un homme bardé d’or.

    « Il est ici... » (Akito)

    Maxim.

    Le roi des fourmis Amazones... le chef des sauterelles.

    Il était monté sur un cheval doré et il chargeait tout seul, sans aucun autre soldat.

    Juste afin de le tester, nous avions alors tiré une nouvelle salve avec les Nitokas et les Gradiks. Il y en avait encore plus que la dernière fois et les projectiles tombèrent telle une pluie. Maxim n’y fit même pas attention et continua à charger.

    « Comme je le pensais... c’était inutile. Et bien, tout se passe comme prévu. » (Akito)

    Je regardai alors en arrière de moi et je vis mes quatre esclaves en attente.

    « Allons-y. » (Akito)

    « « « « OK ! » » » » (Toutes ses esclaves)

    Les quatre voix me répondirent en même temps.

    Je touchai alors les quatre gemmes se trouvant sur mon épée et elles furent toutes aspirées à l’intérieur.

    La Véritable Épée Esclave Éternelle.

    Avec mon épée en main, je me dirigeai alors directement vers Maxim afin de l’attaquer de front.

    « Akito ! » (Maxim)

    « Maxim ! » (Akito)

    Nous avions alors échangé une frappe au moment où nous étions l’un à côté de l’autre et une onde de choc explosa entre nous deux.

    La lame de glace et de flammes repoussa l’épée de Maxim.

    « Un nouveau pouvoir, Hehe ? » (Maxim)

    « J’ai acquis ce pouvoir afin de vous défaire. » (Akito)

    « Hahaha, alors, essayez pour voir. » (Maxim)

    Maxim cria cela avec un regard heureux sur le visage alors qu’à nouveau, il me chargeait.

    J’avais lu à travers ses mouvements en utilisant les capacités de détection d’Yuria.

    J’avais déjà analysé sa prochaine attaque et ainsi, j’avais déjà trouvé une petite ouverture dans sa garde dont j’allais profiter.

    Je frappai alors cette faille à l’aide de mon épée

    Tout cela arriva en un instant alors que je frappai et trancha dans le torse de Maxim.

    Il fut immédiatement brûlé puis sa blessure se gela.

    « Quoi !? » (Maxim)

    Maxim arrêta son cheval alors qu’il était complètement surpris par les événements.

    Ceci lui avait causé bien plus de dégâts que la fois précédente.

    Avant, même si j’avais la puissance, je n’étais pas capable de le toucher, et quand je pouvais prédire ses mouvements et ainsi le toucher, ceci n’avait plus assez de puissance afin de le blesser.

    Mais cette fois-ci, c’était différent. Maintenant, j’avais toutes mes esclaves dans l’épée. Je pourrais combiner mon augmentation de dégâts tout en ayant la prévoyance.

    C’était le pouvoir que j’utiliserais afin de surpasser Maxim.

    « HAAAAAAAAAAA! » (Maxim)

    Et alors, Maxim chargea avec sa lame à la main afin de m’attaquer.

    ( Non, Desu !)

    J’entendis une voix et soudain, les mouvements de Maxim arrêtèrent.

    Le délai était de moins d’une seconde.

    Ce n’était qu’un instant.

    Mais c’était bien assez.

    Je frappai alors avec mon épée afin de lui trancher chacun de ses membres, l’un après l’autre.

    Cependant, Maxim tomba avec désespoir de son cheval.

    Il avait réussi à esquiver au dernier moment mon attaque et c’est ainsi qu’il avait laissé son cheval se faire couper en deux.

    Il était désavantagé et je pouvais voir son visage devenir sombre et sérieux.

    Je repositionnai alors mon épée sur le côté.

    Il s’agit d’un signal convenu.

    Dans la ville de Bisk, un gong sonna très distinctement.

    Et à ce moment-là, deux forces militaires apparurent.

    D’un côté, nous avions Maya et ses filles.

    Et de l’autre, il s’agissait des guerriers de la ville de Kazan.

    Après cela, les Nitokas commencèrent à effectuer un tir de couverture à longue portée alors qu’elles se déplaçaient.

    Elles se déplacèrent ainsi, effectuant une formation en tenaille sous un tir de couverture.

    Je profitais ainsi au maximum de l’avantage et je continuai ainsi à exécuter mon plan.

    Quand Maxim vit ce qui se passait, son visage se tordait encore plus.

    « Vous l’avez vraiment fait. » (Maxim)

    « Il est désormais trop tard. Désormais, vous ne pouvez plus m’arrêter. Nous pouvons travailler ensemble pour réparer ce monde — . » (Akito)

    « Silence ! » (Maxim)

    Maxim cria avant de refuser ma proposition.

    « Je ne suis pas intéressé par vos bêtises. Il y a une vérité et une seule. Vous prenez par la force ce dont vous avez besoin. Et il s’agit là de la seule vraie vérité possible. » (Maxim)

    « ... vous êtes en train de faire une erreur. » (Akito)

    « ET JE DIS QUE VOUS DITES QUE DES CONNERIES !! »(Maxim)

    « Comment puis-je vous faire comprendre ? » (Akito)

    « Silence ! » (Maxim)

    Il répondait à nouveau avant d’attraper un nouveau cheval.

    Tout comme il l’avait fait avant il se replaça sur son cheval.

    Il était peut-être blessé, mais... il n’avait finalement pas été vaincu.

    Il évita de peu le tir d’un Nitoka, avant de retourner jusqu’à ses troupes, puis ils se regroupèrent avant de finalement partir de la région.

    ***

    « Tout cela est dans le rapport. » (Yuria)

    Nous nous trouvions alors à l’intérieur du bureau du Manoir du Seigneur.

    Je recevais un rapport effectué par Yuria alors que je me frottais le front.

    Ceci concernait la bataille contre Maxim.

    Dans l’ensemble, il n’y avait pas eu beaucoup de pertes, mais personnellement je me sentais quelque peu épuisé.

    J’avais pu repousser Maxim encore une fois, mais j’avais aussi compris combien il était fort.

    « L’armée de Maxim sera bientôt en dessous de 1000 soldats. Encore une ou deux fois comme celle-là et il ne sera plus en mesure de continuer. »  (Yuria)

    « Vous avez tout faux. » (Akito)

    « Hein !? » (Yuria)

    « Peu importe comment nous abaissons le nombre de ses troupes, il n’y aura probablement aucune différence. Tant que Maxim reste en vie, il pourra être comme une sauterelle et s’en aller plus loin afin de voler les richesses et les soldats d’autres villes. » (Akito)

    « Donc, pour résumer, si Maxim n’est pas défait, alors cela n’aurait jamais de fin ? » (Yuria)

    « C’est bien cela. » (Akito)

    « ... mais c’est la même chose avec le Maître. » (Yuria)

    Je lui étais reconnaissante qu’elle croit que j’étais aussi puissant. J’étais certainement aussi influent et j’étais pour beaucoup une pierre angulaire...

    Cependant, je n’étais pas comme lui.

    Je n’étais fort que si j’incluais l’ensemble de mes esclaves avec ma personne.

    Même si tout ce que j’avais fait jusqu’à maintenant était détruit, tant que j’avais mes esclaves avec moi, je pouvais alors tout reconstruire.

    Je les aimerai et les admirerai et en retour, je recevais de la magie.

    Bien sûr, je n’avais aucune intention de briser tout cela, sauf...

    « Alors, vous allez vous charger de Maxim ? » (Yuria)

    « Oui... »(Akito)

    Il semblerait que je n’avais pas le choix.

    ***

    Dans la soirée, dans mon bureau.

    Mes esclaves plaçaient des objets dans un cercle magique.

    Les matériaux se mélangeaient pour devenir un unique flacon.

    C’était la première fois que je faisais ça... cela m’avait été rendu possible depuis que j’avais en ma possession la carte de platine.

    La qualité des ingrédients ne différait pas trop des panacées, mais... la magie nécessaire était de 10'000 pts de magie pour une unique dose... C’était vraiment très cher.

    « Maître, qu’est-ce que c’est ? » Demanda Risha.

    « Je sais ce qu’il fait, mais... y a-t-il quelqu’un qui veut bien l’essayer ? » Demandai-je à mes esclaves.

    « S’il vous plaît, laissez-moi faire. » (Risha)

    « Je vais le faire ! » (Yuria)

    « Laissez-moi tester ce poison sur moi. » (Mira)

    « Non, laissez tout cela à Lilia, desu ! » (Lilia)

    Les quatre furent immédiatement volontaires pour tester.

    Elles avaient toutes dit qu’elles le feraient à la place des autres. Après cela, elles m’avaient toutes observé, me lançant une demande silencieuse.

    Laisse-moi faire.

    Je les regardais alors toutes les quatre.

    En pensant à l’effet de la potion, je me dis que Risha était la plus appropriée.

    « OK ! Alors, Risha, veuillez l’essayer. » (Akito)

    « D’accord ! » (Risha)

    Risha hocha la tête en affichant un large sourire, puis accepta le produit.

    Les trois autres semblaient très jalouses du fait que cela soit Risha qui fut choisie et elles continuèrent à la regarder.

    Nous avions alors tous regardé Risha boire la potion.

    Au bout d’un moment, son corps commença à changer.

    D’un corps adulte ayant une silhouette voluptueuse, elle commença à rétrécir jusqu’à ce qu’elle ressemble à un enfant de cinq ans. Sa robe était devenue bien trop large sur elle et pendait sur son corps si petit.

    « Que s’est-il paché ? » demanda Risha alors qu’elle ressemblait à une enfant.

    « Il s’agit d’une potion qui vous a fait redevenir jeune. Si vous la buvez, vous redevenez jeune, mais cela vous a fait redevenir bien plus jeune que je ne l’avais prévu. » (Akito)

    Je regardai fixement Risha.

    Je ne savais pas à quel point elle allait devenir jeune, alors j’avais laissé Risha essayer... comme elle était la plus adulte des quatre... mais là, elle avait changé à la fois au niveau de son apparence et sa façon de parler pour ainsi devenir celle d’un enfant de la maternelle.

    Elle était devenue un peu trop jeune, mais mon but avait quand même été atteint. Et donc cela devrait être correct.

    Je voulais utiliser cela pour infiltrer l’armée de Maxim et ainsi le vaincre.

    Car si je ne le vainquais pas cela ne se terminerait jamais... et si je provoquais un affrontement en face à face, il y aurait bien trop de victimes.

    À cette fin, j’avais pensé à me faufiler chez lui et à l’assassiner. Dans ce but, j’avais pensé à me déguiser en tant qu’une personne un peu plus jeûne.

    Je sortis alors mon DORECA avant de placer un autre cercle magique.

    « Mira, Yuria, Lilia. Apportez encore plus d’objets. » (Akito)

    « OK ! » (Yuria)

    « Compris. » (Mira)

    « Laissez cela à Lilia, desu ! » (Lilia)

    Puis elles sortirent de la pièce.

    Elles étaient heureuses d’accomplir les ordres de leur Maître. La seule qui resta avec moi fut Risha.

    « Heu, Maîchtre ? » (Risha)

    « Quoi ? » (Akito)

    « Echst-ce que je vais reschter comme chela pour touchjours ? » (Risha)

    « Non, vous retournerez à votre ancien âge dans moins d’un jour. » (Akito)

    « Haa... » (Risha)

    Risha eut l’air soulagée en entendant cela.

    Cela dit, en ayant cette apparence de petite fille, cela l’avait rendue extrêmement mignonne.

    « Risha ? » (Akito)

    « Ouchi, Qu’escht qu’il y ach ? » (Risha)

    Je lui fis signe et Risha se mit à chanceler pour venir jusqu’à moi.

    Je tendis alors ma main avant de lui caresser la tête.

    C’était le même sentiment que si j’avais caressé la tête d’un petit enfant.

    « Hawa... » (Risha)

    — Magie a été augmentée de 5'000 —

    Ses joues étaient devenues toutes rouges... Quand je vis cela, je lui caressai à nouveau la tête.

    — Magie a été augmentée de 5'000 —

    Elle devint encore plus rouge. Et donc, je lui caressai encore plus la tête.

    — Magie a été augmentée de 5'000 —

    J’entendis comme quelque chose dans ma tête, mais comme Risha était si insupportablement mignonne, je lui caressai encore plus la tête.

    — Magie a été augmentée de 5'000 —

    Je continuai ainsi à flatter la version petite fille de Risha tout en continuant à l’adorer comme avant.

    « Maîchtre... c’est vraiment chhhatouilleux... » (Risha)

    Elle était si adorable de la tête aux pieds que je continuai à lui caresser la tête jusqu’à ce qu’elle redevienne normale.

    — Magie a été augmentée de 5'000 —

    Et, avant que je le remarque, ma magie avait déjà augmenté de plus d’un million de points.

    ***

    Chapitre 55 : Cuirassé Fait Maison

    Je traversais seul le désert.

    J’étais couvert de la tête aux pieds par un manteau alors que je me trouvais sous la forme d’un enfant.

    Si l’on m’avait découvert au cours de mon voyage, alors il n’y aurait aucun sens à tout ce que je faisais, et donc j’avais pris le médicament avant de partir.

    Mais finalement, cela, c’était révélé être une erreur.

    « Marcher en étant qu’un enfant ne me permet vraiment pas d’aller bien loin... » Murmurai-je pour me plaindre. Il était surprenant de voir quelle faible distance j’avais pus parcourir.

    C’était assez évident maintenant que j’étais dans la situation et que j’avais le temps d’y réfléchir... avec mes enjambées qui étaient au moins deux fois plus petites qu’avant.

    ( Humm, Maître ) J’entendis alors Risha me parler dans ma tête.

    Mes quatre esclaves avaient été placés à l’intérieur de mon épée. Tout tomberait à l’eau si elles étaient découvertes, de sorte que je les avais toutes placées directement dans mon épée et cela dès le départ.

    L’épée était dissimulée par le manteau. Mon épée et moi étions donc cachés par le manteau et j’étais sous la forme d’un enfant... dans une telle situation, personne ne penserait que j’étais le Seigneur Akito.

    Je répondis alors à Risha.

    « Oui, quoi ? » (Akito)

    ( Y a-t-il quelque chose que je pourrais faire afin de vous aider ? ) (Risha)

    « Non. » (Akito)

    ( Mais... ) (Risha)

    « Ne vous inquiétez pas et restez là dedans. Il y aura une occasion favorable pour vous de faire quelque chose quand le moment sera venu, mais jusque-là, vous devez juste attendre. » (Akito)

    ( OK... ) (Risha)

    Risha semblait vouloir encore dire quelque chose, mais elle s’abstient de le dire. Elle avait accepté mon ordre et comprit la situation actuelle. Elle s’était donc retirée.

    Après cela, je continuais à marcher.

    J’avais demandé à Maya de trouver l’armée de Maxim et de confirmer qu’il était bien présent... mais le lieu indiqué était encore loin. Mon sens spécial semblait hors de portée vis-à-vis de ce lieu alors je pensais que je devais demander à Yuria.

    « Yuria, combien sont-ils ? » (Akito)

    (...)

    « Yuria ? » (Akito)

    (...)

    Je l’appelai deux fois, mais je ne reçus aucune réponse. C’était inhabituel pour Yuria, car en tout temps, si je lui demandais quelque chose, elle me répondrait immédiatement. Il n’y avait jamais beaucoup d’émotion dans ces réponses, mais elle s’était toujours assurée de répondre. Mais maintenant, elle ne l’avait même pas fait.

    Je cessai alors de marcher et je me concentrai afin de ressentir la présence d’Yuria.

    ( Elle a l’air d’avoir des absences. ) C’était Lilia qui venait de répondre à la place d’Yuria.

    Tout comme Lilia avait dit, Yuria semblait être étourdie.

    « Yuria » (Akito)

    (... hawa?)

    hawa ?

    ( Pardon. J’ai eu comme une absence. ) (Yuria)

    « Est-ce que cela va, mais qu’est-ce qui s’est passé là ? » (Akito)

    ( Je suis avec le Maître. ) (Yuria)

    Je penchai alors la tête, confus à la suite de sa réponse.

    « Oui... bien sûr que vous l’êtes. » (Akito)

    Physiquement, vous pourriez dire que tous mes esclaves m’étaient comme liés à la hanche.

    ( On se sent si bien si proche du Maître. Je suis comme en train de fondre... ) (Yuria)

    « Hein !? Attendez ! Attendez ! Attendez ! Attendez ! » (Akito)

    Je paniquai quelque peu... il semblait que les choses n’allaient pas dans le bon sens.

    Je libérais en hâte mes esclaves qui se trouvaient dans l’épée.

    Elles revinrent donc à leur apparence normale, portant leurs colliers et leurs robes vertes.

    Yuria avait le visage totalement rouge et ses yeux étaient humides.

    Il était facile de voir qu’elle était excitée. Mira était dans le même état.

    Elle avait le même regard excité sur son visage et dégageait la même ambiance autour d’elle.

    Avant que je m’en rende compte, c’était devenu ainsi.

    « N’est-ce pas... une situation très inquiétante ? » (Akito)

    En les regardant, j’eus alors comme un mauvais pressentiment.

    ***

    Nous avions alors cessé de nous déplacer vers notre destination, et nous avions dès lors cherché un arbre pour nous y abriter.

    Je me retrouvai donc avec Mira, Yuria et Lilia sous cet arbre.

    Une fois de plus, j’avais placé Risha dans la Véritable Esclave Éternelle.

    Elle en était sortie avec le même regard excité que les autres. Il ressemblait à ceux de Mira et Yuria.

    « Comment était-ce ? » (Akito)

    « J’ai vu la lumière... La lumière du Maître... » (Risha)

    Ses yeux étaient comme vitreux et ses propos étaient sans queue ni tête.

    Mira et Yuria... alors je l’avais essayé avec Lilia après Risha.

    Elles avaient toutes fini dans le même état.

    Après avoir vu comment Mira et Yuria agissaient, j’avais alors décidé de faire une petite expérience avec Lilia et Risha.

    Ce que j’avais compris à la suite de ces tests était... qu’après que mes esclaves furent restés dans l’épée pendant un temps assez long, elles avaient l’impression qu’elles étaient « devenues unies avec le Maître ».

    C’était quelque peu effrayant.

    En vérité, quand elles étaient fusionnées dans l’épée, elles étaient déjà capables d’interagir directement avec mon esprit.

    Mais si ceci devenait « devenir unie avec le Maître », alors ce n’est peut-être pas l’épée, mais moi-même qui serions aspiré dedans.

    Ce serait... Je ne pense pas que ce serait bien.

    « Maître » (Mira)

    Comme je le pensais, c’était Mira qui m’avait appelé. Il semblerait qu’elle ait récupéré ses esprits.

    « Quoi de nouveau ? » (Akito)

    « Je suis désolée de vous causer tant de problèmes. » (Mira)

    « C’est correct. Ce genre de petit tracas ne me gène pas tant que ça. Mais pourriez-vous essayer de m’expliquer ce qui s’était passé ? » (Akito)

    « Humm ! Et bien, il y a cette lumière. » Tout comme Risha l’avait dit précédemment. « C’est la lumière du Maître. »

    Vraiment identique à ce que Risha avait dit plus tôt.

    « Ceci m’a fait me sentir si bien et donc je voulais juste me fondre et devenir unie avec le Maître. » (Mira)

    « D’ACCORD, MAIS CE N’EST PAS BIEN DU TOUT. » (Akito)

    Je n’étais pas complètement sûr, mais je pensais quand même que ce n’était pas bien du tout ?

    Fusionner et devenir unie avec moi n’était pas bon, mais vraiment pas bon du tout.

    Si par la suite, nous pouvions nous séparer, alors ceci ne serait pas un problème, mais j’avais le sentiment que ce serait sûrement permanent.

    Et si cela arrivait, je ne pourrais plus jamais les aimer comme je le faisais avant... donc ce n’était vraiment pas bon.

    Je soupirai avant de demander à Mira.

    « Mira, avez-vous récupéré ? » (Akito)

    « Oui, un petit peu. » (Mira)

    « Dans ce cas, pourriez-vous m’aider ? » (Akito)

    « Que dois-je faire ? » (Mira)

    « Vous devez entrer une nouvelle fois dans l’épée, et me parler. » (Akito)

    « C’est tout ? D’accord. » (Mira)

    Mira hocha la tête et je l’aspirais ensuite dans mon épée. La lame devint alors de glace et je commençai à lui parler.

    « Comment est-ce ? Pouvez-vous m’entendre ? » (Akito)

    ( Je peux vous entendre très clairement. ) (Mira)

    « Combien font un plus un ? » (Akito)

    ( Deux ? ) (Mira)

    « Quels sont les matériaux nécessaires pour une panacée ? » (Akito)

    ( 5 unités d’herbe d’Abunoi ) (Mira)

    Mira répondit correctement aux différentes questions que je lui posais.

    Je continuai après cela à l’interrogée, lui faisaient dire plein de choses. Je reçus ainsi beaucoup d’informations sur ce qu’elle avait fait avec sa carte esclave, etc..

    Et ainsi, j’avais discuté avec celle sur de nombreux sujets.

    Au début, nous conversions normalement, mais après environ une heure, ses réponses me laissèrent soupçonner qu’elle avait des absentes.

    ( ... ) (Mira)

    « Mira ? Est-ce que vous dormez ? » (Akito)

    ( ... ) (Mira)

    « Mira ? » (Akito)

    ( La Lumière du Maître... cette si chaleureuse lumière... la lumière suprême... ) (Mira)

    « Quoi — arrêtez ! Arrêtez ! » (Akito)

    Elle disait des choses vraiment dangereuses, alors je paniquais totalement et fis sortir Mira de l’épée.

    Mira apparut alors, couchée sur le sol, sans force.

    J’allai la regarder alors que je rassemblais mes pensées.

    *

    Hmm... donc la limite de temps semble être d’environ une heure, non ?

    Puis après qu’Yuria, Lilia et Risha aient récupéré, je testai cette hypothèse. Et c’est ainsi que je découvris qu’elles commençaient à perdre leur esprit après environ une heure.

    Au-delà, c’était bien trop effrayant. Je décidai donc de ne pas tester plus loin.

    Toutes disaient qu’elles se fondaient avec moi pour ne former plus qu’un... Lilia avait dit cela avec un bonheur bien visible sur son visage, mais qui fut rapidement remplacé par un fort mécontentement.

    À ce moment-là, je décidai... que je ne franchirais jamais ce temps limite.

    Je décidai qu’une heure serait la limite maximale au temps qu’une esclave pouvait rester dans mon épée.

    ... Et bien, il ne devrait pas y avoir de problèmes si je fais cela.

    ***

    La nuit, mes esclaves se reposaient, mais quant à moi, je restais éveillé.

    J’étais alors assis à côté d’un feu de camp que j’avais fait sous les branches de l’arbre. Je dessinais sur le sol à l’aide d’un bâton.

    « Maître » M’appela Risha depuis derrière moi.

    « Risha ? Venez ici vous asseoir. » (Akito)

    « D’accord. » (Risha)

    Risha me répondit puis vint s’asseoir à une courte distance de moi.

    Il s’agissait là de la distance entre le maître et l’esclave.

    « Allez-vous mieux ? » (Akito)

    « Oui, merci à la panacée que vous m’avez donnée. » (Risha)

    « Je vois. » (Akito)

    « Mais... est-ce que cela va aller ? J’ai utilisé un peu du stock prévu... » (Risha)

    « Ce n’est pas un problème. » (Akito)

    Mon stock avait bien diminué, mais mes esclaves étaient bien plus importantes pour moi.

    Je les avais donc utilisées sans aucune hésitation.

    « Qu’est-ce que vous dessinez ? » Me demanda Risha alors qu’elle regardait le dessin sur le sol.

    « Hm ? Oh cela ! Il s’agit d’un cuirassé. » (Akito)

    « Un cuir... assé ? » (Risha)

    « C’est un véhicule sur lequel je mettrais des Nitokas et je placerais la version améliorée du Nitoka en tant que batterie principale... mais je n’ai pas pu trouver le matériel pour ça. L’intérieur aurait une zone habitable... Ceci pourrait même être semblable au Manoir du Seigneur. Mais le problème est de savoir comment le déplacer. » (Akito)

    « Le déplacer ? Quelque chose d’aussi gros ? » (Risha)

    Risha sembla très surprise. Quand je lui avais dit que l’intérieur serait comme le Manoir du Seigneur, alors elle avait estimé à quel point cela serait gigantesque et c’était certainement pourquoi elle était choquée.

    « Hehe ! Un cuirassé ne pouvant se déplacer... » (Akito)

    Alors ce serait juste une forteresse antiaérienne...

    « Maître... allez-vous fabriquer cela ? » (Risha)

    « Selon moi... probablement que oui. » (Akito)

    Il s’agissait là d’une arme stratégique.

    Risha regarda cela avec sérieux avant de déclarer.

    « Umm ! Et ceci sera donc fait par le Maître, n’est-ce pas ? » (Risha)

    « Oui. » (Akito)

    « Alors... ne pourrais-je pas simplement le prendre dans mes bras puis me déplacer où je veux ? » (Risha)

    « ... pfff. » (Akito)

    Je ne pus empêcher ce petit rire de sortir. C’était quand même quelque peu drôle !

    C’était tout à fait possible. Comme il serait entièrement réalisé en utilisant le DORECA, ceci faisait que nous pouvions le ramasser puis marcher avec lui.

    C’était le fait d’imaginer un cuirassé portable qui était vraiment drôle.

    « Maître, avez-vous du papier et une plume ? » (Risha)

    « Hm ? Je peux sans problème en fabriquer... mais pourquoi ? » (Akito)

    « Je voudrais écrire ceci et le dessiner... » (Risha)

    « Ceci ? » (Akito)

    Risha hocha la tête. Elle semblait un peu embarrassée.

    Je ne comprenais pas vraiment pourquoi, mais c’était l’une des rares demandes de Risha.

    En outre, il s’agissait d’une demande pour autre chose que du travail ou des ordres.

    Je créai donc un cercle magique que j’avais configuré afin qu’il utilise uniquement de la Puissance Magique et aucun matériau, puis je donnai les objets demandés à Risha.

    « Merci beaucoup ! » (Risha)

    — Magie a été augmentée de 10'000 —

    Je me demande bien pourquoi elle est si heureuse... Mais tant qu’elle se sent bien, c’est une bonne chose.

    ***

    Chapitre 56 : Une Conclusion

    Sur le versant d’une montagne, un endroit ouvert.

    Au moment où je les avais vus, l’image d’une colonie de fourmis Amazone était alors apparue dans mon esprit.

    Les fourmis-soldats se détendaient en dominant les autres, alors que les fourmis ouvrières de diverses provenances travaillaient désespérément.

    Voilà quel était le sentiment que j’avais.

    « Qu’est-ce que c’est ? C’est horrible ! » déclara Mira, emplie de colère.

    Mira était généralement assez réservée devant moi, mais vis-vis des choses qui ne lui étaient pas liées, elle était celle qui avait toujours exprimé ses émotions le plus distinctement.

    Elle sympathisait avec les personnes se trouvant là-bas... ils travaillaient à mort... ils n’étaient même pas des Esclaves Éternelles qui pourraient au moins en tirer une certaine satisfaction.

    « S’ils avaient conquis la ville, alors la population de Pelmi serait devenue comme ça. » (Mira)

    « C’est vraiment terrible ! » (Akito)

    « En dehors de cela... Maître, que faisons-nous ? Attaquons-nous avec vous à l’avant ? » (Mira)

    « Hmm... » (Akito)

    J’y avais déjà pensé. Même si nous allions attaquer de cette façon, alors je pensais que cela serait correct.

    Mais cela ne ferait pas de mal d’y aller un peu plus intelligemment.

    C’était semblable avec ce qui s’était passé avec Marato.

    Dans ce monde, neuf fois sur dix, tout était déjà fini si le chef venait à mourir.

    Et selon moi, je croyais que l’armée de Maxim serait finie dans ce cas.

    Les soldats sous son commandement avaient déjà goûté à la puissance de mon arme. Il ne restait donc plus qu’à vaincre Maxim pour en finir.

    Ça ira bien aussi longtemps que je me bats contre Maxim... mais je suis aussi sûr qu’il y a une manière plus intelligente de régler cela.

    « Maître, là-bas ? » Déclara Yuria.

    Je regardai alors là où elle pointait et vis qu’une partie des forces de Maxim s’étaient séparées et qu’il s’agissait d’une force totalement équipée. Ils s’étaient mis en route.

    « Où vont-ils, desu ? » (Lilia)

    « Je pense qu’ils vont chercher encore plus de fourmis ouvrières. » (Akito)

    « Tout comme ce qu’ils ont essayé de faire à Pelmi ! » (Risha)

    Je vois... cela a vraiment du sens. Ils vont capturer des personnes afin de reconstituer leurs rangs et leurs travailleurs.

    Plusieurs centaines de soldats étaient ainsi partis, et donc, la base principale de Maxim avait ainsi beaucoup moins de soldats présents.

    Alors que je regardais cela, je pensais à diverses choses. Et finalement, j’eus une idée.

    « Bombardons-les. » (Akito)

    « Bombarder ? Comment, car nous n’avons pas apporté de Nitoka avec nous ? » (Risha)

    « Nous allons faire cela. » (Akito)

    Je sortis mon DORECA avant d’ouvrir mon menu.

    Je sélectionnai alors une maison de bois et je payai dix fois plus de points de magie, soit 25’000... l’utilisation de la création d’urgences qui n’utilisait que de la magie.

    Avec cela, je créai cinq exemplaires.

    Puis je soulevai l’une d’entre elles avant de déclarer à mes esclaves. « Chacune de vous, prenez maintenant l’une des maisons. »

    Je les presse à le faire, alors qu’elles semblaient toutes un peu confuses, mais finalement, elles levèrent toutes une des maisons comme je l’avais ordonné.

    De loin, ce que vous verriez serait une vue très étrange d’un homme et de quatre femmes qui soulevaient sans effort des maisons d’une seule main.

    « À trois, nous les jetons tous en même temps. » (Akito)

    « O-ok » (Risha)

    « Ah ! C’est donc ça ! » (Mira)

    « Compris ! » (Yuria)

    « Laissez faire Lilia, desu ! » (Lilia)

    Les quatre venaient de hocher la tête. Il semblerait qu’elles avaient toutes compris.

    Je dis finalement : « 1, 2, 3 » et je lançai la maison dans les airs.

    Elle s’en alla haut dans le ciel.

    Mes esclaves avaient elles aussi jeté les maisons l’une après l’autre.

    Cinq maisons étaient donc actuellement en train de voler.

    Puis elles commencèrent à chuter et le campement de Maxim était pile la ‘zone d’impact’.

    Les maisons s’encastrèrent dans le sol avec une force explosive alors qu’elles se cassèrent en morceaux. Immédiatement après cela, les sons des cris de rage et de peur se firent entendre même depuis hors du camp.

    « Allons-y. » (Akito)

    « « « « OK » » » » (Les quatre)

    J’aspirais alors mes quatre esclaves à l’intérieur de mon épée avant de courir de toutes mes forces vers le camp.

    « U-Une attaque ennemi ! »

    Les gardes de porte se mirent à crier, mais les renforts n’arrivèrent pas.

    J’utilisai alors le pouvoir de Mira, gelant instantanément leurs pieds au sol.

    Puis j’entrai à l’intérieur du camp tout en continuant à foncer vers le centre.

    La plupart des soldats étaient en pleine panique, mais cela ne signifiait pas que je ne pouvais pas faire une attaque préventive. Donc, je gelai également leurs jambes.

    Avec des personnes gelées et des maisons qui tombaient du ciel... tout cela était devenu assez chaotique.

    Il n’y eut donc guère de résistance jusqu’à ce que j’arrive à la bâtisse la plus extravagante de l'endroit.

    Je défonçais aisément la porte puis j’entrai. Maxim se trouvait encore à l’intérieur.

    « Akitooooooo!!! » (Maxim)

    Maxim se mit à me crier dessus alors qu’il me regardait avec des yeux injectés de sang dû à sa haine.

    « Hein, vous avez fait tout ce chemin jusqu’ici ! » (Maxim)

    « Comme je l’ai déjà dit avant, et je vous le répète pour la dernière fois. Je voudrais que vous coopériez avec moi afin de restaurer ce monde. » (Akito)

    « SILENCE !!! » (Maxim)

    Maxim criait alors qu’il dégainait ses deux épées avant de me faire face.

    « Je vois. » (Akito)

    Je ne lui donnerais plus aucune chance. À ce stade, ceci n’a plus aucun sens à continuer ainsi. Je l’ai invité trois fois... et il a refusé les trois fois. Je vous ai déjà donné plus que vous ne le méritez.

    Je me préparai moi aussi, avec la Véritable Épée d’Esclaves aux quatre gemmes à ma main

    Avec les quatre puissances en main, je fonçai sur Maxim. Maxim était vraiment fort. Mais il s’agissait là de la force d’un animal acculé.

    Le bleu de la glace, le rouge du feu, la lumière pour la prévoyance et l’obscurité des barrières.

    J’avais utilisé les quatre pouvoirs à ma disposition. Maxim fut incapable de tenir au-delà des cinq minutes.

    Je brisai ses deux épées avant de lui percer la poitrine avec mon épée.

    Et ainsi, Maxim tomba à genoux.

    Il n’était que l’ombre de son passé glorieux qu’il avait projetée depuis son cheval doré.

    « Hehehe ! » (Maxim)

    « C’est la fin. » (Akito)

    « Hehehe hahaha... » (Maxim)

    « Qu’est ce qu’il y a de si drôle ? » (Akito)

    « Je ris de... votre naïveté ! » (Maxim)

    « ... » (Akito)

    « Vous dites que vous voulez réparer le monde... *toux*, mais tout ceci n’est que des idioties... » (Maxim)

    Il sourit avec méchanceté alors que je le regardais cracher du sang.

    « Les stupides déchets dont vous parlez... Vous serez finalement comme moi... Alors vous finirez six pieds sous terre. » (Maxim)

    « Comme je l’ai dit, je — . » (Akito)

    « Cela n’arrivera pas ! » (Risha)

    Mes esclaves sortirent alors de l’épée.

    Elles se matérialisèrent avant de se placer entre Maxim et moi-même.

    Risha s’était immédiatement opposée à ces dires et les trois autres avaient continué.

    « Ne confondez pas le Maître avec vous-même. » (Mira)

    « Si c’est le Maître, alors il peut le faire. » (Yuria)

    « Au lieu de pleurnicher comme un perdant, je préférerais si vous vous dépêchiez de vous enlever du chemin, desu » (Lilia)

    L’une après l’autre, mes esclaves parlèrent à Maxim avec des mots tranchants.

    Maxim fut abasourdi.

    Je me plaçai devant mes esclaves avant de parler à nouveau.

    « Vous avez dit que les ressources de ce monde étaient rares et que vous deviez les prendre afin de survivre ? » (Akito)

    « Est-ce que vous allez encore... insister sur le fait qu’elles sont illimitées ? » (Maxim)

    « Oui. » (Akito)

    « Où... où sont-elles dans ce cas ? » (Maxim)

    Je regardai Maxim avec pitié puis je me tournai pour regarder mes esclaves.

    « Risha. » (Akito)

    « Oui. » (Risha)

    « Mira. » (Akito)

    « Ouais ! » (Mira)

    « Yuria » (Akito)

    « Présente. » (Yuria)

    « Lilia » (Akito)

    « desu » (Lilia)

    « Elles sont ici. Ces filles sont ma force. » (Akito)

    — Magie a été augmentée de 1'000'000 —

    — Magie a été augmentée de 1'000'000 —

    — Magie a été augmentée de 1'000'000 —

    — Magie a été augmentée de 1'000'000 —

    Je n’avais même pas besoin de regarder en arrière.

    Je pouvais déjà savoir quel genre d’expressions étaient présentes sur leurs visages.

    Puis je regardai Maxim.

    Il était stupéfait, mais c’est alors que ses yeux s’obscurcirent à cause du dégoût et de sa haine.

    « Et donc, vous vous êtes moqué de moi jusqu’à la fin ? » (Maxim)

    Il rassembla ses dernières forces, puis me sauta dessus.

    Mes esclaves entrèrent instantanément dans mon épée.

    Je rassemblai alors le pouvoir à l’intérieur de mon épée avant d’effectuer une attaque qui trancha Maxim en deux au niveau de sa taille.

    Son élan l’avait placé très proche de moi alors qu’il était déjà mort.

    « Monseigneur Maxim ! »

    Un soldat qui avait entendu l’agitation et qui était venu se mit alors à crier.

    Je pointai mon arme sur lui avant de lui dire.

    « Comme vous pouvez le voir, Maxim est mort... Qu’allez — . » (Akito)

    « Haaaaa Haaa ! »

    — vous faire ? Mais sans écouter ce que j’avais dit, le soldat s’était déjà enfui.

    Il courait tout en criant.

    En un clin d’œil, l’annonce de la mort de Maxim s’était répandue partout.

    J’attendis un peu. Je pensais que quelqu’un pourrait venir pour contre-attaquer ou se venger, mais... personne ne vint.

    Comme je commençai à m’inquiéter, je décidai de sortir... pour voir que pas un seul soldat n’était encore présent.

    Ils avaient laissé derrière eux les travailleurs avant de s’enfuir.

    Après Maxim, qui les avait tous opprimés par la force et la peur, soit mort... tout s’était effondré.

    L’acte final... s’était terminé rapidement et de manière inattendue.

    ***

    Chapitre 57 : Les Ressortissants des autres Villes

     

    Dans la ville de Ribek, au sein même du Manoir du Seigneur.

    J’avais en main mon DORECA et je regardais actuellement dans mon menu. Pendant ce temps, Yuria me faisait son rapport.

    « Les personnes qui ont été sauvées de l’esclavage de Maxim ont déclaré que leurs villes étaient entièrement détruites. Après avoir discuté avec eux, elles ont dit qu’elles voulaient vivre dans les villes du Maître. » (Yuria)

    « Quelles villes ? Ou serait-il préférable de créer de nouvelles ? » (Akito)

    « De nouvelles villes seraient vraiment bien mieux. Leurs corps et leurs esprits sont en miettes. Une nouvelle ville ferait des miracles pour eux. » (Yuria)

    « Je comprends, » dis-je tout en hochant la tête.

    Je me remémorais les informations qu’Yuria m’avait données plus tôt, et les organisais dans ma tête. Puis je commençais à donner mes ordres.

    « Pour le moment, laissez-les vivre à une courte distance de la ville dans la place habituelle. Puis, une fois que l’emplacement de la nouvelle ville aura été décidé, je m’occuperais des travaux. » (Akito)

    « Compris. Je vais les déplacer vers la Ville Refuge. » Répondit Yuria tout en hochant la tête, puis elle écrivit quelques choses sur un papier qu’elle avait avec elle.

    Récemment, nous avions eu de plus en plus de nouvelles personnes et donc, nous avions décidé de les envoyer au même endroit. Il s’agissait d’un lieu qui fut rapidement connu sous le nom de Ville Refuge.

    En fait, quelque chose d’autre me dérangeait. Le temps passé entre les personnes de Pelmi et la population

    Peut-être que les réfugiés deviendraient proches de la population de Ribek. Normalement, la ville serait en faillite avec un tel événement. J’avais déjà vérifié mon DORECA ainsi que la quantité de mon pouvoir magique, et pour l’instant, je pourrais empêcher que cela devienne une réalité.

    « Point suivant, la population de Pelmi. Même s’ils retournent dans leur ville, ils veulent quand même suivre le Maître. Voilà ce qu’a déclaré leur représentant. » (Yuria)

    « Me suivre ? Vous voulez dire qu’ils veulent se rejoindre sous mes ordres tout comme Bisk et les autres villes ? » (Akito)

    « Effectivement. » (Yuria)

    « Je comprends. Indiquez-leur les lois. Informez-les de la façon dont je fais les choses, et vérifiez s’ils veulent toujours se joindre à moi. Si c’est le cas, alors acceptez-les. » (Akito)

    « Compris. » Yuria écrivit un peu plus après cela.

    Yuria organisait l’information, puis m’en faisait part et après, elle recevait mes ordres.

    Voici le schéma habituel.

    Après que le problème Maxim soit résolu, nous devions nous occuper de réparer tout ce qui avait été affecté par lui.

    Après cet incident, la population sous mon contrôle avait augmenté d’au moins mille personnes. Donc nous fonderons une autre ville pour elle. L’échelle devenait de plus en plus grande.

    « Maître, tenez ! » Déclara Yuria tout en me tendant une feuille de papier.

    « Qu’est-ce que c’est ? » (Akito)

    « Une carte. » (Yuria)

    « Hein !? » (Akito)

    C’était la première carte que je voyais depuis mon arrivée dans ce monde. Je la regardai un moment.

    « Une carte c’est joli, mais quelle est cette section ? » (Akito)

    « Il s’agit du territoire du Maître. » (Yuria)

    « Ho... ! » (Akito)

    Elle me déclara cela, puis je regardai à nouveau la carte.

    Il y avait des montagnes et diverses caractéristiques géographiques présentes sur la carte et la plupart d’entre elles avaient été faites dans la même couleur qui avait servi à marquer mon territoire.

    Si c’est mon domaine, c’est plutôt gros... mais qu’est-ce qui est inclus ici ? Et quelle est l’échelle ?

    Après avoir réfléchi un peu, je lui demandai. « Où est Ribek ? » (Akito)

    « Ici. » (Yuria)

    Elle s’approcha puis me montra l’emplacement avec son doigt.

    « Et sa taille est ? » (Akito)

    « ... À peu près cette taille. » Elle prit la plume puis dessina la frontière de Ribek.

    Elle dessina la forme de Ribek dans le sud de la carte.

    Je pus ainsi estimer la taille de mon domaine en utilisant la frontière de Ribek.

    En taille, cela faisait environ un quart de la taille de la zone métropolitaine de Tokyo.

    Le nombre de citoyens était d’environ 6 000, et le reste était surtout des régions sauvages... mais c’était quand même très grand.

    C’était bien plus grand que ce à quoi je m’attendais.

    ***

    Le soleil était haut dans le ciel et il devait être environ midi.

    Ma quatrième esclave Lilia et les réfugiés étaient venus avec moi.

    Nous avions choisi une zone dégagée en utilisant la carte et nous nous étions déplacés jusqu’au nouvel emplacement pour leur ville.

    Là-bas, nous commencions la construction de la ville.

    « Ouverture du Menu. » Puis je plaçai un cercle magique.

    « Lilia, veuillez apporter les matériaux requis. » (Akito)

    « OK, desu ! » (Lilia)

    Ma mignonne esclave plaça les matériaux préparés dans le cercle.

    Et à ce moment-là, une Fontaine d’Ilia apparut devant nous.

    La partie la plus importante de la ville venait d’être faite. Une construction qui empêcherait les monstres de rentrer dans la zone. Après avoir ressenti le « sentiment de sécurité » qu’elle générait, les personnes présentes applaudirent toutes.

    « C’est une Fontaine d’Ilia ! »

    « Cette sensation... c’est bel et bien la vraie chose. »

    « Pour l’avoir fait si facilement... »

    Les centaines de personnes que nous avions amenées avec nous étaient en pleine ébullition. Il s’agissait d’une démonstration que j’avais faite devant elles.

    Ceux qui étaient avec moi étaient ceux qui ne me connaissaient pas et je ne les connaissais pas. Et c’était donc des personnes qui ne connaissaient pas mes capacités.

    Pour calmer leurs cœurs et lisser la transition, j’avais décidé de faire un grand coup en leur faisant une grande démonstration qui aurait un impact approprié.

    Il semblait que ce soit efficace, alors je commençai la prochaine phase de mon plan.

    « Lilia, placez un cercle magique ici. » (Akito)

    « OK, desu ! » (Lilia)

    Lilia suivit nos arrangements antérieurs en se déplaçant d’une dizaine de mètres pour placer un cercle magique.

    Les flèches du cercle indiquaient toutes dans la même direction. Elles indiquaient le chariot rempli de matériaux. Il s’agissait des matériaux que nous avions apportés.

    « Chacun d’entre vous ! Prenez les matériaux indiqués par les flèches et mettez-les dans le cercle. » (Akito)

    Ils furent de nouveau bruyants. Ils étaient confus et donc, ne bougeaient pas. Comme ils n’étaient pas au courant de ce qui leur arrivait, ils ne pouvaient pas effectuer le premier pas.

    « L-laissez-moi essayer ! » Un jeune homme parmi les nouveaux arrivants déclara cela.

    Il avait les cheveux courts, était habillé proprement et ressemblait à un jeune homme agréable et sympathique.

    « Essayez donc. Il suffit de mettre les choses brillantes à l’intérieur du cercle. » (Akito)

    « J’ai compris. » Le jeune homme hocha la tête puis se dirigea vers les matériaux.

    Il suivit mes instructions en plaçant les matériaux dans le cercle. Il fit cela seul, en effectuant quelques voyages aller-retour.

    De temps en temps, les personnes jetaient des coups d’œil vers la Fontaine d’Ilia comme si elle vérifiait qu’elle était encore là.

    Au début, les habitants de la ville d’Akito ne connaissaient pas leur droite de leur gauche. Mais maintenant, ils avaient une bonne expérience dans la fabrication d’objets et étaient assez efficaces.

    Maintenant que j’y pense, tout cela donnait une sensation comme dans un jeu. Je devrais donc prendre soin de ne pas traiter tout cela comme un jeu.

    « ——Ooooohhhhhhh! »

    Les acclamations me firent sortir de mes rêveries.

    Je regardai alors et je vis que le jeune homme avait complété une maison en bois.

    Les personnes environnantes furent surprises, mais le jeune homme l’était encore plus. Il s’agissait là d’une démonstration ainsi que d’un tutoriel. Et cela semblait être une réussite.

    Je me suis alors tourné vers le jeune homme avant de lui dire.

    « D’accord, celle-ci sera votre maison. » (Akito)

    « M-Ma maison ? »

    « Vous venez de la faire, n’est-ce pas ? Alors elle est à vous. » (Akito)

    « Ma maison... »

    L’homme avait l’air touché émotionnellement dans sa nouvelle maison.

    « C’est la première maison que j’ai jamais possédée... »

    « Et comment est sa position ? Si vous préférez ailleurs, il suffit de me le dire. Comme il n’y a pas encore de maisons placées, il y a donc beaucoup d’endroits disponibles. » (Akito)

    « Est-ce que je pourrais l’avoir à droite de la Fontaine d’Ilia ? »

    « Bien sûr. Lilia. » (Akito)

    « OK, desu ! » (Lilia)

    Lilia souleva la maison puis la déplaça juste à côté de la Fontaine d’Ilia. Elle avait été placée de sorte que lorsque vous ouvririez la porte d’entrée, vous verriez immédiatement le printemps.

    « Est-ce que c’est correct ici, desu ? » (Lilia)

    « O-Oui ! »

    Elle avait placé la maison là où il voulait. Les gens avaient retenu leur souffle avant de libérer leurs émotions.

    Cet endroit semblait avoir une signification particulière.

    L’homme, en entrant dans la maison lâcha un « Wôw ! » tellement il était content. Cette réaction était assez pratique. Les personnes semblaient ressentir un peu de jalousie après qu’il eut crié cela.

    « Voici mon pouvoir. Je peux créer votre ville de cette manière ! » (Akito)

    Il y eut alors beaucoup de murmures dans l’assistance.

    « Je vais vous aider avec ce pouvoir. Et ainsi, commencez dès maintenant à créer votre nouvelle ville ! » (Akito)

    Criai-je cela. Et tous commencèrent à pousser des cris d’encouragements.

    ***

    Lilia et moi avions divisé le travail de créations des maisons, des vêtements, des lits et de l’ameublement.

    Nous avions créé les cercles magiques de base les uns après les autres et avions laissé les citoyens les terminer.

    En regardant depuis le lieu où se finissait la zone d’effet de la Fontaine d’Ilia, nous les avions alors observés.

    Après avoir assisté à la démonstration, toutes les personnes étaient ravies d’aider.

    Nous avions alors placé plus de cercles magiques ici et là. Peu de temps après ça, de grandes maisons commencent à fleurir un peu partout.

    « N’est-il pas amusant de regarder cela, desu ? » (Lilia)

    « C’est la première fois que vous voyez une ville se construire ainsi, n’est-ce pas Lilia ? » (Akito)

    « Oui, desu. Mais mes grandes sœurs ont-elles déjà vu cela avant ? » (Lilia)

    « Risha et Mira l’ont déjà vu, mais Yuria ne l’a pas encore vu. » (Akito)

    « Je vois, desu. » (Lilia)

    Une femme courut vers nous.

    « Monseigneur Akito. La maison du voisin est bien trop proche. »

    « Lilia » (Akito)

    « OK, desu ! » (Lilia)

    Puis Lilia partit avec la femme. Je pus ainsi voir une maison se lever, puis elle fut déplacée un peu plus loin.

    Un peu plus tard, Lilia revint puis se plaça près de moi. Puis, avec un moment opportun presque parfait, un homme apparut.

    « Monseigneur, que devons-nous faire au sujet de la nourriture ? »

    « Comme cela prendra du temps, alors j’ai pris soin de m’occuper de cela auparavant, Lilia » (Akito)

    « OK, desu ! » (Lilia)

    Lilia partit en courant avec l’homme.

    Elle sortit de la zone de stockage du Pushinee puis en donna à l’homme. Puis elle revint à mes cotées.

    Puis après cela, un enfant était apparu, portant des vêtements trop amples.

    « Tonton, ces vêtements sont bien trop grands. »

    « Lilia » (Akito)

    « OK, desu ! Je vais aller en faire des plus petits, desu. » (Lilia)

    Dit-elle avant de partir avec l’enfant.

    Elle s’était ainsi déplacée un peu partout, mais elle avait l’air heureuse. Elle était heureuse en travaillant.

    Il y avait vraiment beaucoup de choses à faire, mais je laissai beaucoup de ses tâches à Lilia alors que je me contentais de regarder la ville grandir.

    La ville grandissait à une vitesse incroyable.

    La prochaine fois que je ferai une ville, je lui donnerai moi-même un nom.

    ***

    Chapitre 58 : Tentation et Recevoir

     

    « Maître, il y a un problème ! » (Lilia)

    Je prenais une pause dans une maison temporaire située dans notre ville nouvellement construite, lorsque Lilia courut jusqu’à moi.

    Elle était tout essoufflée alors je lui demandai d’essayer de reprendre son souffle avant de poursuivre.

    « Qu’est-ce qui ne va pas ? » (Akito)

    « Des habitants en ville protestent, desu. Ils demandent la venue du Maître, desu. » (Lilia)

    « ... Où ? » (Akito)

    « Je vais vous guider là-bas, desu. » (Lilia)

    Je partis donc dehors avant de suivre Lilia. L’endroit dans la ville où nous allions était l’entrepôt alimentaire. À l’intérieur se trouvait une montagne de pushinees.

    Il s’agissait là d’une de mes ressources stratégiques.

    J’en avais environ une tonne pour cette ville et j’avais pris des mesures afin de les laisser manger autant qu’ils le voulaient. Il y avait beaucoup de personnes se tenant en dehors de l’entrepôt à pushinee.

    Qu’est-ce qui s’est passé ?

    « Que se passe-t-il ? » (Akito)

    En arrivant, les gens se pressaient plus près de moi.

    « Monseigneur, quoi qu’il en soit... ne pensez-vous pas que cela soit inacceptable ? » (Citoyen A)

    « Inacceptable ? » (Akito)

    « Ceci... cette chose. » (Citoyen A)

    Un homme avait déclaré cela en montrant le pushinee d’un air insatisfait. Je compris ce qu’il voulait dire puis le regardai avec sérieux.

    Il n’y avait rien de mal à cela. C’était simplement l’un des blocs de pushinee de l’entrepôt.

    « Qu’est-ce qui ne va pas avec ça ? » (Akito)

    « Que voulez-vous dire ? J’ai vu comment votre esclave a créé cette chose ! » (Citoyen A)

    « Hein !? » (Akito)

    Ils avaient donc vu Lilia faire le pushinee comme je lui avais demandé de faire.

    « Et donc ? » (Akito)

    « Et donc !? N’est-il pas cruel de forcer les gens à manger de la terre !? » (Citoyen A)

    « ... Oh ! » (Akito)

    J’avais finalement compris ce qui n’allait pas.

    Comme tout avait bien été jusqu’à maintenant, je n’y avais jamais pensé de cette manière. J’avais toujours simplement pensé à cela comme quelque chose fait par la "magie" du DORECA.

    C’est vrai... la matière première pour pushinee était la terre.

    Elle requérait un point de magie et un peu de terre.

    Sachant que cela s’était transformé en un « Faire manger de la terre est cruel. »

    « Nous sommes très reconnaissants envers vous, notre Seigneur, vous le savez, n’est-ce pas ? Vous nous avez fait des maisons, des vêtements et divers objets. Mais, pour autant qu’on le fasse, nous ne pouvons pas manger ainsi de la terre. » (Citoyen A)

    « C’est vrai ! » (Citoyen B)

    « Je ne mangerais pas de la terre ! » (Citoyen C)

    « S’il vous plaît, faites-nous autre chose ! » (Citoyen D)

    Plusieurs personnes se mirent à parler en même temps. Elles avaient toutes l’air insatisfaites. Je regardai et je vis alors que le pushinee venait d’être dispersé sur le sol. Il l’avait traité comme un déchet.

    « ... Je vois... donnez-moi un peu de temps pour réfléchir à tout cela. » Dis-je avant de partir avec Lilia.

    Nous sommes ainsi retournés jusqu’à la maison et Lilia afficha clairement sa frustration avec ses pieds.

    « Qu’est-ce qui ne va pas avec eux !? Ils sont trop grossiers, desu ! » (Lilia)

    « Eh bien... je ne peux pas dire que je ne comprends pas. Il s’agit à la base de terre... à l’origine du moins. » (Akito)

    « Déjà que les laisser avoir assez a mangé est un luxe, desu. Ils ne comprennent vraiment pas qu’il s’agit là de la chaleur du Maître, desu. » (Lilia)

    C’était moins chaleureux que cela, car il s’agissait surtout d’une bouée de sauvetage.

    Je garantissais leur minimum de subsistance, mais s’ils voulaient quelque chose de plus luxueux, ils devraient travailler par eux-mêmes, il s’agissait là de ma politique.

    « Que devons-nous faire, Maître ? Si vous voulez, Lilia va faire une prison et les jeter tous dedans, desu. » (Lilia)

    « Gouverner par la peur ? » (Akito)

    « Si quelqu’un désobéit au Maître, alors il doit en subir les conséquences, desu. » (Lilia)

    « Arrêtez-vous avec ces idioties. » Dis-je en saisissant ces épaules et en la secouant légèrement.

    Elle avait l’air étourdie à cause de sa tête qui avait ainsi été secouée. Alors que je la regardais, je me mis à réfléchir.

    Les mettre en prison et les laisser croupir là dedans était hors de question... Je devais penser à autre chose.

    « ... Lilia, envoyez un message à Maya. » (Akito)

    « À la garde d’élite ? Donc vous allez les enfermer tous, desu ? » (Lilia)

    « Ne souriez pas comme ça ! Envoyez-lui juste le message. » (Akito)

    « OK, desu. J’ai compris. » (Lilia)

    Lilia obéit, un peu malheureuse de la tournure des événements.

    ***

    Après cela, j’informai de nouveau les habitants de la ville.

    S’ils mangeaient le pushinee, ils rempliraient rapidement les estomacs. Il y en avait beaucoup dans l’entrepôt et si quelqu’un voulait les manger, il pouvait le faire.

    Je leur avais également dit que je ne leur ferais rien d’autre. Et que je leur donnerais le même traitement que les autres villes.

    Mangez cela ou non... Ce n’était pas mon problème.

    Voilà ce que je leur avais dit.

    ***

    Le jour suivant, Maya arriva en courant.

    Je l’avais alors rencontrée dans mon logement temporaire.

    « Akito, ceci fait un petit moment depuis la dernière fois. N’est-il pas temps que vous nous donniez des enfants ? » (Maya)

    « Malheureusement, ceci ne sera pas pour dans l’immédiat. » (Akito)

    Récemment, ceci avait été l’échange que nous faisions à chaque fois que nous nous étions rencontrés. Ceci avait pratiquement remplacé « Je suis de retour à la maison. » Et sa réponse : « Bienvenue. »

    « Cependant, j’ai une requête. » (Akito)

    « Il s’agit de la purge de tous ces citoyens, n’est-ce pas ? Nous n’aimons pas vraiment le faire, mais si Akito est celui qui demande, alors nous allons maintenant et — . » (Maya)

    « Vous ne devriez pas prêter attention à ce que Lilia vous a indiqué. » (Akito)

    Elle avait donc parlé à propos de « Purger le monde. » Que se passait-il avec cette fille ?

    Mais sérieusement... Est-ce que je ressemblais vraiment à ce genre de personne pour pouvoir donner cet ordre à Maya ?

    C’était un peu choquant.

    « Il s’agit d’un simple travail. Il suffit de garder l’entrepôt de pushinee. » (Akito)

    « Juste le garder ? » (Maya)

    « Oui, mais uniquement pendant la journée. Il suffit de vous assurer que personne ne pénètre le jour. Si vous voulez, et s’il y a un intrus, alors vous devez faire cela en faisant la plus grande scène possible en attrapant ceux qui se faufilent. » (Akito)

    « Nous pouvons faire ce que nous voulons avec la plus grande mise en scène possible ? » (Maya)

    « Oui. Mais la nuit, vous devez vous retirer et le laisser sans gardes. » (Akito)

    « ... Qu’essayez-vous de faire ? » Demanda Maya en me regardant sans comprendre.

    « Faites-le simplement. » (Maya)

    « Et bien, puisque c’est vous qui le demandez. » Répondit Maya avec un regard complexe affiché sur son visage.

    Mais après y avoir réfléchi un peu, elle avait l’air résolue.

    « D’accord, laissez-le-moi. La journée, cela sera impénétrable et la nuit, je ne ferais rien. C’est bien ce que vous voulez, n’est-ce pas ? » (Maya)

    « Cela sera parfait. Mais si du monde vient pour avoir du pushinee, alors, donnez-leur, mais... » (Akito)

    « Ne les laissez pas rentrer dedans, n’est-ce pas ? » Dit-elle en souriant.

    Elle n’avait pas compris ce que c’était, mais elle avait vite compris son rôle.

    « Exactement. » (Akito)

    « Compris. Nous serons dorénavant les gardes afin que personne n’entre là-dedans. » Déclara Maya avant de me quitter afin d’accomplir son devoir.

    ***

    Maya exécuta fidèlement mes ordres.

    La centaine de femmes appartenant à ma garde d’élite avaient dès lors encerclé l’entrepôt après avoir au préalable placé leurs nitokas en position.

    Elles avaient ainsi placé l’entrepôt sous la plus haute surveillance possible.

    Mais, dans le cas où des personnes voulaient du pushinee, les filles avaient reçu l’ordre de leur en donner la quantité qu’ils désiraient.

    Et à la nuit tombée, tout cela disparaissait complètement.

    Et cela se répéta encore et encore chaque jour.

    Pendant que cette routine se perpétuait, je continuai à développer la ville comme si de rien n’était.

    ***

    Une semaine s’était écoulée depuis le début de la surveillance de l’entrepôt quand Maya vint me voir.

    « Akito, l’entrepôt vient d’être cambriolé. » (Maya)

    « Oh ! » (Akito)

    C’est enfin arrivé comme je le pensais.

    « Donnez-moi les détails. » (Akito)

    J’arrêtai donc ce que j’étais en train de faire, puis écoutai Maya.

    « Ce matin, nous surveillions comme d’habitude. Un homme qui voulait du pushinee est venu, et lorsque nous sommes entrés dans l’entrepôt, nous avons immédiatement vu qu’il y en avait bien moins que la veille. » (Maya)

    « En êtes-vous sûre ? Ceci ne peut pas être une erreur, n’est-ce pas ? » (Akito)

    « Nous avons accepté cette tâche, alors nous avons chaque jour consciencieusement inspecté tout cela. » (Maya)

    « Je vois. » (Akito)

    Bien bien, enfin.

    « Akito, vous avez l’air heureux... alors qu’on vous a volé quelque chose. » (Maya)

    « Et bien ! C’était ce que je voulais depuis le départ. » (Akito)

    « Que voulez-vous dire ? » (Maya)

    « Pour commencer, la population de cette ville déteste le pushinee. “Que pensez-vous faire en nous faisant manger de la terre ?” Voilà ce qu’ils en pensent. » (Akito)

    « Les gens gourmands ne sont-ils pas... ? » Déclara Maya.

    Oui, ils étaient devenus des bandits parce qu’ils n’avaient pas assez de nourriture pour manger. Vous pouviez déjà connaître leurs sentiments à partir de l’expérience que j’avais menée.

    « Il est bien trop gênant de les convaincre tous. Même si je l’avais fait, ce serait quelque chose que j’aurais forcé et donc, ils seraient automatiquement insatisfaits de cela. Alors je vous ai appelée. Comme vous l’avez gardé si étroitement pendant une semaine, c’était dans le but de leur implanter l’idée que “ces choses sont vraiment très précieuses”. » (Akito)

    « Je vois. Donc le fait de laisser cela ouvert la nuit était pour rendre tout cela plus facile ? » (Maya)

    « C’est correct. » (Akito)

    « Ils ont donc été appâtés avec succès. » Maya riait tout en disant cela.

    Elle avait l’air d’être vraiment heureuse en réalisant cela.

    « C’est vrai. Mais si l’on y pense, il est vrai que le pushinee est important... même si je peux les produire en masse. » (Akito)

    « Je connais bien leur importance et comment vous nous avez sauvés avec eux. » Maya me déclara cela tout en me regardant avec des yeux remplis de gratitude.

    C’était plutôt comme si vous regardiez votre bienfaiteur... non, quelqu’un d’encore plus important.

    « Je vais vous laisser continuer cela quelques jours. Dans peu de temps, leurs idées sur la question changeront et nous pourrons ajuster cela à notre guise. » (Akito)

    « OK ! » (Maya)

    ***

    Mais ce fut encore plus rapide que prévu.

    Le lendemain, Lilia et moi étions sans cesse en train de créer les murs de la ville quand un homme seul s’approcha de nous.

    Il s’agissait de l’homme musclé qui avait participé à la démonstration que j’avais effectuée l’autre jour.

    « Vous êtes... ? » (Akito)

    « Zawal » (Zawal)

    « Je vois. Et que se passe-t-il ? » (Akito)

    « J’aurais une requête à vous soumettre, Monseigneur. Cela concerne la nourriture que vous nous avez montrée... le... » (Zawal)

    « Pushinee ? » (Akito)

    « Oui, c’est cela, le Pushinee. Pourriez-vous nous en faire ? Il ne reste plus rien de ce que vous aviez fait précédemment. »

    « Tout a déjà été pris ? » Dis-je en jouant à l’idiot.

    J’avais déjà depuis longtemps reçu un tel rapport de la part de Maya. La nuit dernière, la totalité du stock restant avait été volée. C’était exactement comme je l’avais espéré.

    Ils l’avaient volé en ayant la pensée : « Si nous ne le prenons pas maintenant, nous n’obtiendrons plus rien après. » Et donc, ils avaient tous pris.

    Parfois, ceci se produirait, créant ainsi une pénurie. Je pensais que cela accélérerait leur chute pour arrivée à une pénurie totale de nourriture.

    Mais pour que cela se produise si rapidement...

    Je regardai Zawal avant de lui dire.

    « D’accord. Dites aux personnes attendant à l’entrepôt que nous serons bientôt là. » (Akito)

    Et ainsi, je l’envoyais prévenir les autres au préalable.

    « Lilia. » (Akito)

    « Oui, desu ? » (Lilia)

    « Je vais vous laisser la confection du pushinee à vos soins. » (Akito)

    « Je vais obéir aux ordres d’Onii-chan, desu. Mais si c’est Onii-chan lui-même qui les faits, cela sera bien plus efficace que si c’est moi, Lilia qui le fait. Car Lilia n’a qu’une carte en bronze pour le faire, desu. » (Lilia)

    « C’est exactement la raison de mon choix. » Lui répondis-je alors que Lilia me regarda avec la tête inclinée de côté, en pleine confusion.

    ***

    J’avais alors laissé Lilia y aller afin qu’elle puisse confectionner le pushinee. Si elle avait eu une carte en argent, alors elle aurait pu en faire 10 à la fois. Avec une carte en or, le nombre aurait monté à 100. Mais avec son actuelle carte en bronze, elle ne pouvait qu’en faire un à la fois.

    Elle créait donc un cercle magique, y plaçait un peu de terre et une unique ration de pushinee apparaissait.

    Et cela ne prenait qu’un seul point de magie pour le faire, mais cela prenait énormément de temps.

    Et ainsi... Lilia serait observée par la population de la ville alors qu’elle transpirait et travaillait durement.

    Lilia ne s’était pas plainte. Elle était mon esclave. Elle ne se plaindrait jamais, mais à la place, elle se sentirait heureuse de travailler comme je le lui avais ordonné.

    Mais si vous ne le saviez pas et que vous la regardez agir ainsi, ce que vous verrez ne sera qu’une jeune femme qui travaillait de toutes ses forces sur cette tâche.

    Il ne s’agissait pas seulement de travail acharné... c’était aussi un travail difficile. Il faudrait déjà une heure complète afin de créer assez de pushinees pour que chaque personne de ville puisse en avoir un.

    Après que la population de la ville l’ait ainsi observé pendant un moment... certains commencèrent à lui donner un coup de main.

    Peu à peu, ceci s’était transformé en Lilia qui posait les cercles magiques et les personnes de la ville qui plaçaient les matériaux dedans, tout comme une ligne de production.

    « Est-ce que c’est toujours aussi difficile de faire du pushinee ? » (Citoyen A)

    « C’est peut-être dégoûtant, mais cela nous empêche de mourir de faim... » (Citoyen B)

    « Et nous le recevons gratuitement... Le Seigneur est vraiment une personne incroyable... » (Citoyen C)

    Ici et là, vous pouviez entendre des voix qui disaient des choses radicalement différentes de qui était dit à haute voix il y a quelques jours.

    Les personnes qui s’étaient plaintes et avaient protesté vis-à-vis du pushinee étaient maintenant en train de remercier Lilia pour son travail acharné.

    Tout allait selon mon plan.

    Maintenant, il ne devrait plus y avoir de problèmes en ce qui concerne le pushinee.

    ***

    Chapitre 59 : Bragadeleu

     

    « Soyez le maire de cette ville. » Déclarai-je à Zawal dans mon manoir temporaire.

    « Moi !? » Se mit à crier Zawal, complètement surpris.

    « Oui. » Répondis-je.

    « Pourquoi moi ? » Me questionna-t-il.

    « Parce que vous avez été le premier à aller de l’avant. Je parle de ce qui s’est passé lors de la construction de la première maison. » Lui répondis-je.

    Zawal avait été volontaire pour la démonstration ainsi que l’exemple qui avait suivi.

    Grâce à ces actes, les choses s’étaient bien déroulées après.

    « Puis, vous avez pris l’initiative concernant ces autres choses, n’est-ce pas ? Aussi bien durant la construction de la ville ainsi que lors de l’incident avec le pushinee. Et ce n’est pas tout. J’ai entendu dire que vous aviez aussi créé un groupe afin d’effectuer des chasses, non ? » Déclarai-je simplement à ses interrogations.

    « J’ai uniquement fait ces actes, car je voulais que nous puissions mieux vivre. Je travaille uniquement dans le but d’améliorer notre quotidien comme Monseigneur nous a ordonné de le faire... » Me répondit-il.

    « Cela peut être vrai, mais vous vous démarquez des autres. J’entends que de bonnes choses vous concernant, donc je voudrais que vous soyez le maire. » Dis-je en le regardant. « Qu’en pensez-vous ? »

    Zawal se mit à réfléchir pendant un moment, puis, avec hésitation, il hocha la tête. « ... Je comprends. Alors, permettez-moi de m’occuper de cette charge. »

    Bien qu’il semblait un peu hésitant au départ, il hocha la tête avec plus de fermeté par la suite. Je pensais de mon côté qu’il devrait pouvoir le faire.

    ***

    Dans l’après-midi, je pris avec moi Lilia avant de me préparer à retourner à Ribek. La plupart des citoyens se tenaient à la porte d’entrée de la ville. Zawal était à l’avant de tous.

    « Un grand au revoir, desu, non ? » Me chuchota Lilia à mon oreille.

    Je hochai la tête avant de dire à Zawal. « La première étape est finie et donc, je retourne à Ribek. S’il y a le moindre problème, contactez-moi. Si vous me le dites ou à l’une de mes esclaves, alors nous devrions pouvoir résoudre tous les problèmes. C'est aussi correct si vous contactez Maya afin qu'elle me passe le message. »

    « Mon Seigneur, j’aurais une requête. » M’annonça directement Zawal.

    « Déjà ? » Demandai-je avec sourire quelque peu tordu sur le visage.

    Je n’avais pas oublié de faire les choses de première nécessité. Alors sa demande devait donc concerner quelque chose qu’ils voulaient en plus.

    « Que voulez-vous ? Dites-le-moi. » Demandai-je.

    « S’il vous plaît... donnez un nom à cette ville. » Me répondit-il tout simplement.

    « ...Oh. » M’écriai-je, surpris. Maintenant que je pensai à ce sujet, je ne l’avais jamais fait. Je n’avais jamais décidé d’un nom pour cette ville.

    « Oups... Désolé, j’ai oublié. Un nom donc... ? » Répliquai-je après m’être rendu compte de mon erreur.

    « Si vous le souhaitez, nous avons un nom que nous avons déjà imaginé. » Me déclara Zawal. J’avais alors une mauvaise prémonition le concernant. Je me rappelais de Madway et de ces autres personnes... qui avaient utilisé mon nom pour leur ville.

    « Ce n’est pas Akito, n’est-ce pas ? » Demandai-je.

    Ma première ville s’appelait déjà Akito. Madway et les autres m’avaient forcé à la nommer ainsi malgré ma réticence.

    Je comprends que ce n’était pas un mauvais sentiment d’avoir un endroit qui porte votre nom, mais en réalité, c’était quand même un peu difficile.

    En final, ce nom rend un peu difficile le fait de devoir dire le nom de la ville... chaque fois que je devais le faire, je ressentais comme des frissons dans le dos.

    Mes esclaves finiront elles aussi par avoir des villes nommées d’après elles, mais je trouve déjà amplement suffisant d’en avoir qu’un seul portant mon nom.

    « Non, ce n’est pas ça. » Me répondit-il.

    « Je vois, alors qu’est-ce ? » Lui demandai-je.

    « Bragadeleu. » Répondit simplement Zawal.

    « Bragadeleu? » Dis-je alors, intrigué par le nom.

    Je devais lui dire ce que je ressentais vis-à-vis de ce nom. Je le trouvais un peu long, mais encore dans la limite de l’acceptable. Mais surtout, il n’était pas embarrassant. Il avait le même genre de consonance, tout comme Ribek et Pelmi. Je pensais donc que ça pourrait être un bon nom.

    « Est-ce que tout le monde est d’accord avec ça ? » Lui demandai-je.

    « Oui ! » Me répondit-il en hochant la tête et les citoyens derrière lui firent de même.

    Bien bien, dans ce cas.

    « D’accord, alors allons-y avec ce nom. Mais quelle est la source de votre inspiration pour un tel choix ? » Demandai-je alors.

    « Ho, c’est simplement une façon d’exprimer envers vous, Monseigneur. C’est ainsi. » Me répondit-il.

    « Hein !? » M’écriais-je.

    Et c’est alors que les citoyens avaient tous commencé à crier en affichant tous de grands sourires.

    « « Nous vous remercions pour Bragadeleu ! » »

    J’étais alors resté là d’un air ébahi. Ce genre de scène pouvait même être selon moi encore plus embarrassante que d’avoir un mauvais nom pour une ville.

    ***

    Après cette scène, je retournai à Ribek.

    Puis soudainement, Lilia se mit à s’écrier d’excitation. « J’ai construit une ville, desu ! »

    « Hm ? Que se passe-t-il si soudainement ? » Lui demandai-je alors.

    Elle me répondit. « J’ai fait une ville, desu ! Dans un lieu abandonné, j’ai construit une ville en environ dix jours. »

    « Ho... cet endroit. » Lui répondis-je. D’une certaine manière, je ne pouvais pas appeler ce lieu « Bragadeleu » après que j’ai compris ce que cela signifiait... C’était trop embarrassant.

    « Nous avons cette fois-ci tout fait ! Nous avons fabriqué des fontaines, des maisons, des murs, des vêtements, de la nourriture... tout cela ! » Continua-t-elle à décrire ainsi ses actes.

    « Oui, nous l’avons fait. Eh bien, c’est dû au fait d’avoir acquis de l’expérience dans les villes. » Lui répondis-je alors.

    « Et en plus, ils sont devenus tous souriants, desu ! » Me répondit-elle toute joyeuse.

    « Devenu ? » Lui demandai-je.

    « Oui, desu ! Ils étaient tous reconnaissants envers Onii-chan, Lilia peut donc gonfler sa poitrine avec fierté... » Me répondit-elle, toute contente d’elle.

    « Je comprends. » Dis-je. Alors tout va bien si c’est la raison.

    Je regardai ensuite Lilia. Je n’avais pas énormément interagi avec eux, mais Lilia oui. Je savais aussi comment elle avait durement travaillé afin de réaliser cela.

    « Lilia. » Dis-je après une petite réflexion.

    « Oui, desu ? » Me répondit-elle, intriguée.

    « Vous avez bien travaillé. » Dis-je afin d’exprimer ma gratitude. Il s’agissait là de simples mots, mais ils suffirent à rendre heureuse Lilia.

    Elle me répondit alors. « Vraiment, desu ? Est-ce la vérité, desu ? Lilia a... bien travaillé. »

    « Oui. Vous avez très bien travaillé. » Dis-je afin de la complimenter encore plus. Ce n’était que des éloges, donc ça ne nuirait à personne. En fait, je voulais féliciter davantage mes esclaves, les aimer davantage et les rendre encore plus heureuses. Elles étaient après tout mes esclaves.

    « Je... l’ai fait... desu. » Se chuchota-t-elle ces quelques mots pour elle-même. Elle fit aussi une petite pose de la victoire en même temps.

    Si une telle chose la rend si heureuse alors...

    « Lilia, voulez-vous aller dans un endroit intéressant ? » Lui demandai-je alors.

    « Un endroit intéressant, desu ? » Me répondit-elle, tout intriguée.

    Un meilleur endroit que là où nous allions ? Lilia se mit à réfléchir, puis elle devint tout excitée.

    ***

    J’allais par la suite jusqu’à la forêt tout en étant accompagné par Lilia. Il s’agissait de l’oasis que nous avions réalisée nous-mêmes.

    « Wowwww ! » S’écria Lilia quand elle vit ça.

    Je pensais qu’elle pourrait l’aimer, mais il semblerait qu’elle soit encore plus heureuse que je ne le prévoyais.

    « Où sommes-nous ? » Me demanda-t-elle.

    « Il s’agit du lieu que Risha et moi avons créé... c’est une forêt. » Lui répondis-je.

    Elle me demanda alors. « Vous l’avez fabriqué, ce lieu, desu ? »

    « Les arbres, l’herbe, les buissons, les sources d’eau. Lorsque vous mettez toutes ces choses ensemble, vous obtenez ceci. » Lui répondis-je.

    « Les animaux aussi, desu ? » Me demanda-t-elle à nouveau.

    « Eux, c’est différent. Ils se sont rassemblés ici après la fin de la construction de la forêt et ont commencé à vivre ici. » Dis-je en réponse à sa question.

    « Whooooaaaaa. » Continua-t-elle à s’exclamer de joie.

    Lilia semblait vraiment très heureuse. Elle courait partout en poursuivant amicalement les animaux.

    Risha avait continué à planter de nouveaux arbres, ce qui avait transformé ces lieux encore plus en une forêt... et l’atmosphère en ces lieux donnait encore plus cette impression.

    Comme je l’avais imaginé, les Esclaves Éternelles aimaient de telles choses. Et aussi... elles étaient adaptées à ce genre d’environnement. Dans une forêt abondante, portant des habits verts, avec leurs cheveux dorés et leur oreille pointues... oui, cela leur convenait parfaitement.

    J’entrais plus en profondeur dans la forêt. À côté du lac se trouvait une cabane que j’utilisais quand je venais travailler ici.

    J’entrai dans la cabane, puis j’enlevai la poussière accumulée. Lilia était juste derrière moi et elle me suivait.

    « Où sommes-nous ? » Me demanda-t-elle.

    « Il s’agit d’une cabane que nous utilisons quand nous devons dormir ici. Nous resterons cette nuit ici. » Lui répondis-je.

    « Est-ce que c’est correct de faire ça, desu ? » Me questionna-t-elle.

    « Oui, ceci faisait un moment que je devais prendre un peu de temps libre. » Lui répondis-je.

    ***

    Pendant la nuit, proche du lac.

    J’avais allumé un feu de joie et je regardais les flammes. Je jetai ensuite des rondins de bois dans le feu, puis utilisai un bâton afin de remuer les cendres.

    Je regardai ensuite les flammes qui oscillaient. Juste le fait d’observer ainsi était agréable.

    Lilia était assise à côté de moi. Et un grand nombre d’animaux était aussi présent tout autour de nous. Il y avait des animaux tels que des écureuils et des cerfs. Mais aussi des animaux plus féroces tels que des sangliers et des ours. Ils s’étaient tous approchés les uns après les autres de Lilia, puis ils étaient restés à ses côtés. Tout comme la dernière fois avec Risha.

    Je lui demandai alors. « Aimez-vous les animaux ? »

    Elle me répondit. « Oui, desu ! »

    « Eux aussi ? » Demandai-je en pointant du doigt un ours qui était couché au sol.

    « Oui, car il semble si innocent et mignon, desu. » Me répondit-elle, toute joyeuse.

    « Heu, innocent ? » Répliquai-je, comme intrigué par sa remarque.

    Je n’avais pas vraiment compris ce qu’elle me disait. Mais quoi que ce soit, Lilia les aimait et c’était déjà bien assez.

    « Je ne savais pas qu’il y avait un endroit si merveilleux. » Déclara Lilia.

    « Oui, c’est vrai que je n’en ai jamais parlé... » Répondis-je, me rendant compte de mon oubli.

    « Mais, je pourrais le rendre encore plus merveilleux. Lilia veut faire une colline à côté du lac et faire à son sommet une chute d’eau, desu. » Dit-elle, annonçant clairement son plan.

    « Hmm, alors voulez-vous essayer de faire un ? » Lui demandai-je.

    « Est-ce que c’est d’accord ? » Répondit-elle, me demandant par la même occasion la permission.

    « Oui, mais il ne faut en aucun cas briser les choses que Risha a faites. » Répondis-je à sa demande.

    « Est-ce que je peux déjà le faire maintenant, desu ? » Demanda Lilia. Elle s’était en même temps précipitée sur moi, tout excitée.

    « C’est correct, mais... Vous avez fait dix jours de durs labeurs avant aujourd’hui... alors ne devriez-vous pas vous reposer un peu ? » Lui répondis-je.

    « Non, je vais très bien, desu. J’y vais ! » S’écria-t-elle avant de courir tout en sortant sa carte d’esclave. Les animaux se levèrent tous en paix avant de la suivre.

    « Aussi longtemps qu’elle est heureuse. » Murmurai-je alors que je regardai Lilia s’amuser comme une folle et que je m’étais alors dit que c’était aussi beau que ce qu’on trouvait sur des peintures.

    ***

    Chapitre 60 : La Décision

     

    Ribek, dans le Manoir du Seigneur.

    Les Maires des différentes villes se trouvaient tous réunis dans la chambre de réunion.

    Ville d’Akito, Madway.

    Ville de Bisk, Agafon.

    Ville de Magatan, Gerashim.

    Ville de Kazan, Malte

    Ville de Bragadeleu, Zawal

    Ville de Pelmi, Maya

    Madway, Agafon et Gerashim étaient présents lors de l’incident de Marato, mais Malte et Zawal étaient nouveaux.

    La restauration de la ville de Pelmi avait été retardée, car Maya était ici en tant que représentante temporaire pour cette ville.

    Tout le monde était calme, à l’exception de Zawal qui avait récemment été nommé en tant que maire. On pouvait clairement voir qu’il était nerveux.

    « Commençons la réunion avec les différents rapports. » Déclara Yuria afin de les inciter à commencer. Elle était à mes côtés afin de m’aider au cours de la réunion.

    Madway se leva en premier avant de dire. « Les zones que Maxim a endommagées ont été en majeure partie réparées. Récemment, des réfugiés et les vestiges de Maxim ont pu être repérés. »

    « Des vestiges de Maxim ? » (Akito)

    « Ils nous ont attaqués quelques fois par pur désespoir, mais à chaque fois, ils ont été repoussés. Mais maintenant, ils ont exprimé le souhait de se rendre et de pouvoir vivre en ville. Que devons-nous faire avec eux ? » (Madway)

    « Je vous laisse vous en charger. Comme d’habitude, il faut qu’ils se mêlent dès que possible à la vie quotidienne. Il s’agit là de la plus haute priorité. Nous leur garantissons des conditions de vie minimales et ainsi, nous les aidons à être assimilés lentement mais sûrement dans la population. Et s’ils ont du mal et ne peuvent se débarrasser de leur habitude de vivre par le pillage... alors, dites-le à Maya. » (Akito)

    « ... Compris. » (Madway)

    Je ne m’intéresserai pas plus à cette affaire comme je ne demanderais pas non plus à Madway de faire d’autres rapports. J’aimerais vraiment qu’ils réussissent à rentrer dans le rang, mais c’est à eux de le faire.

    À la suite de quoi Madway se rassit sur sa chaise avant qu’Agafon soit le suivant à se lever. « Bisk a connu une importante croissance de son commerce. Cependant, nous manquons d’argent, plus spécifiquement du papier monnaie. Il y a de plus en plus de cas où les personnes doivent payer avec uniquement des pièces de monnaie. Donc nous aimerions que vous fassiez plus de papier monnaie. »

    « Compris. Je vais m’en charger. » (Akito)

    Pour ce faire, j’avais besoin de plus de sang de dragon.

    « En comparaison, nous, à Magatan, possédons un surplus important de billets. Pour commencer, 90 % des gens ont déclaré qu’ils espéraient payer leurs taxes saisonnières en utilisant de l’argent. » (Gerashim)

    « Tant qu’ils payent en utilisant un argent légal, alors je ne vois aucune objection. » (Akito)

    « Eh bien... Ceci ne se transformerait-il pas en une situation où vous nous donnez de l’argent et à la fin, vous finissez par le reprendre... ? »

    « Ce n’est pas un problème en soi. » (Akito)

    Dans les faits, il ne serait pas bien du tout si nous donnions de l’argent et que cet argent ne circulait pas après ça. Dans le cas des taxes, c’était bien mieux s’ils utilisaient de l’argent afin de nous payer.

    Et ainsi, l’un après l’autre, ils se mirent debout avant de faire leurs rapports.

    La plupart de leurs rapports m’avaient donné un sentiment de "Tout va bien", et que tout était sur la bonne voie.

    J’avais alors vérifié mon DORECA et j’avais vu que la population de mes villes dépassait les 7000 âmes.

    Deux nouvelles villes étaient venues sous mon contrôle. Les restes de l’armée de Maxim avaient été absorbés, et un certain nombre de Bêtes Esclaves avaient été vaincues. Tout cela s’additionnait pour donner ce résultat.

    « Tous les rapports sont donc finis. » (Yuria)

    « Bon travail. » (Akito)

    « La suite. Il y a deux sujets qui sont encore à l’ordre du jour. » Yuria fit progresser tranquillement la réunion.

    « Le premier ? » (Akito)

    « Un certain nombre de personnes ont demandé la création de lois ? » (Yuria)

    « Des lois ? » Je regardais d’un air ébahi les représentants.

    La plupart me regardèrent avant de hocher légèrement la tête.

    Puis Maya, affichant un large sourire, déclara. « Nous avons besoin de lois. Au sein de l’unité d’élite, nous sommes particulièrement pour. Plus le nombre de personnes augmente, et plus le nombre de problèmes augmente. Nous sommes de plus en plus appelées dans différents lieux, et parfois, nous sommes aussi appelés afin de méditer et de juger d’une situation particulière, donc des lois nous rendraient tout ça beaucoup plus simple. »

    « Je comprends. » (Akito)

    Puis Gerashim parla. « Non seulement pour ça. Mais nous avons aussi besoin de lois du point de vue du maintien dans un état stable des villes. Jusqu’à présent, nous avons seulement essayé désespérément de survivre, mais comme nous gagnons plus d’espace afin de mieux vivre, certaines choses apparaissent soudainement. »

    Madway et Agafon étaient d’accord aussi alors qu’ils me communiquaient les désirs de leur population respective.

    « Je vois. Je comprends parfaitement ce dont vous parlez. » (Akito)

    J’avais compris, mais en même temps, cela me troublait un peu.

    Des lois... ?

    Tout comme ils l’avaient déclaré, nous étions à un moment où il devenait nécessaire d’en avoir. Maintenant que nous avions une population supérieure à 7000 personnes, nous en avions rapidement besoin. En vérité, nous aurions dû les avoir bien avant. Mais je n’avais pas été capable de les créer.

    J’ouvris le menu de mon DORECA, et regardai la liste d’artisanat. Mais nulle part, il n’y avait un objet ayant pour nom Loi.

    J’avais jusqu’à maintenant presque toujours délégué ce genre de choses que je ne pouvais pas faire avec le DORECA à d’autres personnes.

    Et pour ce cas de figure... la personne la plus à même de le faire était...

    « Yuria. » (Akito)

    « Oui ? » (Yuria)

    « Veuillez discuter avec tous le monde, et revenez auprès de moi avec un plan. »

    « Compris. » Déclara Yuria sans même changer d’expression.

    Même si j’avais en gros poussé la responsabilité gênante de décider des lois sur sa personne, elle n’avait pas changé d’un iota son expression.

    « Qu’en pensez-vous, vous tous ? » (Akito)

    Tous hochèrent la tête positivement avant de dire. « Pas de problème. »

    Mais alors, je me rendis compte qu’elle avait dit qu’il y avait encore deux choses à l’ordre du jour...

    « Le prochain vient de moi. » Déclara Malte. Elle était restée calme tout le temps. Malte me regarda. Il s’agissait là du regard le plus sérieux qu’elle m’avait fait depuis le jour où nous nous étions rencontrés. Je l’avais donc aussi regardé d’un air sérieux.

    Je m’étais alors demandé ce qui viendrait comme demande de sa part, et je m’y préparai mentalement.

    « C’est à propos du fait qu’il serait peut-être grand temps de vous vous fassiez appeler “Roi Akito”. » (Malte)

    « ... Hein !? » (Akito)

    Je m’étais préparé mentalement, mais je fus quand même très choqué, car il s’agit là d’une question tout à fait inattendue qui avait été mise à l’ordre du jour.

    ***

    Au cours de la nuit, dans la chambre se trouvant dans le Manoir du Seigneur.

    J’étais en train de bouger dans le lit en regardant le plafond.

    « Le Roi, hein ? » (Akito)

    Je l’avais prononcé à haute voix pour ainsi voir quel effet cela me ferait. À partir du moment où j’avais été réincarné ici et déposé sur cette terre par la déesse, ce mot flottait dans mon esprit.

    J’étais venu ici dans l’intention de restaurer le monde et de le gouverner. J’avais au plus profond de moi toujours pensé que je deviendrais roi après avoir restauré ce monde. Et j’avais travaillé dur avec cet objectif en tête. Mais là, plus j’y pensais en ce moment, et plus je trouvais cela étrange.

    Dans les faits militaires et dans l’histoire elle-même, ceux qui arrivaient à unifier le monde ou à le dominer n’attendaient pas que tout soit terminé pour le faire, ils devenaient rois en cours de route. Puis après ça, ils continuaient la tâche d’unifier le restant. C’est pourquoi je comprenais parfaitement leurs pensées vis-à-vis du sujet. Comme la population sous mon contrôle arrivait proche de 10’000, ne serait-il pas temps que je sois vu comme étant le Roi ?

    Mais en vérité, j’avais été intrigué de pourquoi cette idée ne m’avait pas été proposée plus tôt. C’était comme si le fait était tombé devant mes yeux.

    Donc devrais-je devenir maintenant le roi ?

    Je m’étais alors installé ici après que mon travail fut fini afin de réfléchir à cette question.

    Puis, un son de *Toc* *Toc* put être entendu en provenance de la porte.

    « Vous pouvez rentrer. » (Akito)

    « Bonsoir, desu. » (Lilia)

    Il s’agissait de Lilia. L’une de mes quatre esclaves entra dans la pièce avant de se placer devant moi. Elle tenait un plateau dans ses mains avec une tasse dessus.

    « Qu’est-ce que c’est ? » (Akito)

    « J’ai apporté au Maître une tasse de thé, desu. » (Lilia)

    « Du thé ? » (Akito)

    « Oui, c’est grande sœur Risha qui m’a dit de le faire, desu. » (Lilia)

    « Je vois. » (Akito)

    Je m’étais alors assis avant de prendre la tasse de thé et d’y prendre une gorgée... il était vraiment délicieux. Il possédait un goût rafraîchissant qui me permit ainsi d’éclaircir mes pensées.

    « Nous avions des feuilles de thé ? » (Akito)

    « Oui, il faisait partie des objets que Bisk nous a donnés en tant que taxes, desu. » (Lilia)

    « Hein !? » Dis-je, surpris par sa réponse.

    J’avais entendu dire que tous se passaient très bien, mais je ne savais pas qu’ils avaient pu autant récupérer afin de pouvoir même s’occuper de quelques choses comme ça.

    « Les personnes qui nous l’ont apporté nous ont dit... que le meilleur moment pour le boire était au cours de la semaine, alors s’il vous plaît Onii-chan.. Heu, je veux dire mon Seigneur, essayez-le, desu. » (Lilia)

    « Vraiment ? » (Akito)

    Je pris alors une autre tasse de thé. Oui, il était vraiment délicieux comme ils disaient.

    « Est-ce que vous en avez aussi bu ? » (Akito)

    « Il a été donné spécialement pour Onii-chan. Donc il n’y a aucune chance que j’en boirais sans votre permission, desu. » Dit-elle en me souriant.

    Je vois... Je suppose qu’elle avait raison d’agir ainsi.

    Ainsi, je devais simplement leur en donner la permission.

    « Alors, essayez plus tard, il est vraiment délicieux. » (Akito)

    « Merci beaucoup, desu. » (Lilia)

    Je m’étais alors assis de manière à me détendre avant de siroter tranquillement mon thé. Lilia était à côté de moi en train de me surveiller alors que je buvais.

    J’allais soulever la question, et je verrais bien ce qu’elle en pense.

    « Avez-vous entendu parler de la dernière demande ? » (Akito)

    « Qui est à propos de quoi, desu ? » (Lilia)

    « À propos du fait que je devienne Roi. » (Akito)

    « Ha, ça, desu. » (Lilia)

    « Et qu’est-ce que vous en pensez ? Êtes-vous pour où contre ? » (Akito)

    « Lilia est contre ça, desu. » (Lilia)

    « Comment ça ? » Demandai-je un peu surpris. Je n’ai même jamais imaginé qu’elle puisse être contre.

    Je pensais à coup sûr qu’elle dirait. « Le fait qu’Onii-chan devienne le roi est complètement naturel, desu. »

    « Pourquoi ? » (Akito)

    « Parce qu’il est tout à fait naturel qu’Onii-chan devienne un Dieu, desu. Donc, il n’est pas nécessaire de devenir quelque chose comme un roi avant ça, desu. » (Lilia)

    Le raisonnement de Lilia semblait un peu biaisé...

    Alors même je n’avais jamais pensé à devenir un Dieu.

    « Hein !? Un Dieu ? » (Akito)

    « Oui, desu. Vous serez le Dieu qui a restauré le monde, desu. Alors, devenir quelque chose d’aussi petit qu’un roi n’est pas nécessaire, n’est-ce pas, desu ? » déclara Lilia comme si c’était quelque chose de complètement évident. Sa voix n’avait même pas le moindre soupçon qu’elle pourrait avoir tort.

    « Eh bien, je n’ai pas vraiment l’intention de devenir un dieu... » (Akito)

    « Vraiment, desu ? » (Lilia)

    « Oui. » (Akito)

    « Alors Lilia pense cela, desu. Si vous ne voulez pas devenir un Dieu alors nous devrions vous établir en tant que Roi. » (Lilia)

    « Hein, m’établir ? » (Akito)

    C’était plutôt amusant.

    Après avoir fini de boire ma tasse de thé, je la lui redonnai.

    Lilia quitta ensuite la place

    ***

    Le jour suivant, dans la salle du conseil.

    J’avais appelé Yuria et elle entra dans la salle après s’être inclinée à l’entrée.

    « Yuria. » (Akito)

    « Oui. » (Yuria)

    « Dites-le à tout le monde, je serai désormais le roi. » (Akito)

    « Compris. » (Yuria)

    Yuria hocha calmement la tête avant d’écrire quelque chose sur un document qu’elle avait avec elle. Il s’agissait là de son action habituelle.

    « Je vais donc devenir le roi, mais les choses ne devraient pas changer. Je vous laisse régler les détails, mais allons de l’avant avec cela en tête. » (Akito)

    « D’accord. » (Yuria)

    Puis Yuria quitta la pièce.

    Le Roi. D’une certaine manière, cela sonnait comme si ce n’était pas naturel. L’absence de réaction d’Yuria avait rendu cette impression encore plus forte.

    Eh bien ! À un moment donné, tout va commencer à s’assembler. Tôt ou tard, je devrais vraiment me sentir comme le roi.

    Alors que je réfléchissais à ça.

    — Magie a été augmentée de 100'000 —

    — Magie a été augmentée de 75'000 —

    — Magie a été augmentée de 180'000 —

    J’avais alors reçu trois charges de magie.

    À en juger par le temps avant que cela arrive... c’était simplement qu’Yuria devait l’avoir annoncée aux trois autres.

    En pensant à mes 4 esclaves, je pouvais facilement et clairement imaginer les regards qu’elles avaient en ce moment sur leurs visages.

    ***

    Chapitre 61 : La Lumière et la Noirceur des Esclaves

    J’étais en train de faire une petite pause pendant mon travail et donc, je restais là, à rêvasser.

    Je m’étais moi-même nommé en tant que Roi, mais ma vie quotidienne n’avait pas changé du tout.

    J’avais comme toujours obtenu des rapports d’Yuria puis j’avais donné des ordres à mes esclaves.

    La plupart des tâches pouvaient facilement leur être laissées, mais grâce à l’augmentation de la population, ma charge de travail n’avait pas vraiment diminué.

    Et ainsi, avec mon DORECA en main j’avais couru ici et là.

    Si quelque chose avait changé, alors cela serait que je pouvais prendre une petite pause de temps en temps afin de boire un thé qui était fabriqué sans avoir besoin d’utiliser mon DORECA.

    Après avoir fini ma pause ainsi que ma tasse de thé par la même occasion, je m’étais levé.

    « Et bien ! J’ai obtenu une demande pour un parc, alors je suppose que je devrais aller en faire un. » (Akito)

    J’avais alors quitté mon bureau avant de marcher dans les environs de Ribek.

    « Madame. Combien pour ça ? » (Villageois)

    « C’est 1 990 yens. » (Vendeuse)

    « Ho ! Ce n’est même pas 2000, alors je vais le prendre. » (Villageois)

    « S’il vous plaît, revenez me voir une prochaine fois. » (Vendeuse)

    Sur le chemin, j’étais passé par le marché.

    Il s’agissait à l’origine d’une zone ouverte, mais les entreprises étaient apparues ici et là, à la fin ce lieu était devenu un véritable marché.

    Et récemment, c’était devenu encore plus animé.

    Maintenant, vous pourriez même voir des personnes en provenance d’autres villes ici, au lieu de n’avoir que ceux de Ribek.

    De nombreuses personnes étaient venues ici, s’étaient mélangées et avaient ainsi fait des affaires.

    Contrairement à Marato, les personnes étaient animées et énergiques.

    « Monseigneur, veuillez écouter ceci. Il existe une rumeur concernant une nouvelle ville un peu plus loin de Bisk. Je pense qu’elle est apparue ainsi. » (Habitant)

    « Qu’est-ce que c’était comme ville ? Et combien de personnes y vivent ? » (Akito)

    « Umm...Qu’est-ce que c’était ?? Je l’ai entendue, mais je n’arrive pas à m’en souvenir. Les personnes qui m’en ont parlé étaient des personnes en provenance de Ribek, alors je leur demanderais si je les vois. » (Habitant)

    « Si vous vous en souvenez, alors dites-le à l’une de mes esclaves. » (Akito)

    *

    « Votre Majesté ! J’ai entendu par des voyageurs que quelques dragons qui se trouvaient plus au sud. Voici où il se trouve sur la carte. » (Habitant)

    « Ce n’est pas si loin, alors... je comprends, je vais aller m’en occuper. » (Akito)

    Alors que je traversais le marché, les personnes m’avaient appelé l’une après l’autre. Et chacune me parla de différents sujets.

    Il y avait parmi toutes ces choses quelques demandes, mais l’information était aussi assez abondante.

    C’était ainsi devenu un lieu qui non seulement rassemblait des personnes et des biens, mais aussi des informations et des rumeurs.

    Plus il y avait d’informations qui circulaient et mieux cela pouvait être. Mais dans l’ensemble, j’avais pu les amasser assez facilement.

    Ceci m’avait donné l’impression que cette rumeur commençait vraiment à se propager.

    Mais c’était un autre travail que je faisais. Écouter, parler et traiter les informations obtenues.

    Après avoir fini cette tâche, j’avais pu finalement arriver à l’emplacement où je devais aller.

    Mon travail que je devais faire aujourd’hui était la construction d’un parc.

    Il y avait là une zone qui était comme une petite poche d’air frais dans la ville si animée de Ribek.

    Sur les bords de cette zone vide, plusieurs types différents de matériaux étaient présents.

    Mira était là, à m’attendre à cet endroit.

    « Maître ! » Cria-t-elle avant de venir vers moi. « Je vous attendais. »

    « Heu ! Faisons-nous le parc ici ? » (Akito)

    « Oui. » (Mira)

    « Mais vous avez eu une bonne idée, n’est-ce pas... de faire un parc. » (Akito)

    « J’en ai entendu parler de Risha et Lilia. Alors, je pensais qu’il serait bon de faire une forêt en plein milieu de la ville. » (Mira)

    « C’est bien, bon travail. » (Akito)

    « Hehe » (Mira)

    — Magie a été augmentée de 10 000 —

    Je l’avais félicitée tout en lui tapotant la tête, ce qui avait généré une charge de magie.

    « Bon d’accord. Commençons ! » (Akito)

    « OK! » (Mira)

    J’avais alors sorti mon DORECA avant de rafraîchir des souvenirs d’un parc que j’avais vu sur Terre. Puis j’avais commencé à placer des cercles magiques ici et là.

    J’avais commencé par planter des arbres, j’avais aussi placé un banc ou deux par moment, ainsi que placé une petite source d’eau et j’avais aussi creusé un bac à sable.

    Mira avait placé les matériaux qu’elle avait apportés l’un après l’autre dans les cercles magiques.

    « Vous avez apporté exactement ce dont nous avions besoin. » (Akito)

    « J’avais entendu parler des matériaux dont nous avions besoin de la part de Risha et Lilia alors j’ai pus les préparer avant les travaux. » (Mira)

    « Gentille fille. » (Akito)

    « Ehehe » (Mira)

    — Magie a été augmentée de 10 000 —

    Mira s’était déplacée rapidement alors que nous construisions le parc.

    Étant donné que le travail sur le terrain était pratiquement prêt, il ne fallut pas plus d’une heure avant que le parc ne soit presque terminé.

    Le coût total en magie était proche des 50 000 pts de magie.

    Mais les charges de magie que j’avais obtenue pendant ce temps avaient dépassé ce chiffre.

    Finalement, mon montant total de magie n’avait que légèrement augmenté et non pas diminué comme je l’avais prévu initialement.

    J’avais fait un parc, mais nos dépenses avaient été inférieures aux gains.

    « Fantastique ! » (Akito)

    « Oui, le Maître est fantastique. » (Mira)

    « Ce n’est pas ce que je voulais dire. » (Akito)

    « ? » (Mira)

    Mira avait alors penché la tête due à la confusion.

    Elle affichait la tête d’une personne se demandant "Alors qu’est-ce qui est fantastique dans ce cas ?"

    « Je pensais juste que mes esclaves étaient vraiment incroyables. » (Akito)

    « Alors, c’est bien le Maître qui est incroyable. Puisque des esclaves sans avoir de Maître ne seraient pas des esclaves. » Déclara Mira avec un large sourire clairement visible sur son visage.

    « Je vois. Mais dans ce cas, le contraire est également vrai. Car je ne serais pas un Maître sans mes esclaves. » (Akito)

    « Le Maître possède quatre esclaves, alors dans ce cas, il est un Super Maître. » (Mira)

    « Avez-vous entendu parler de ça de Lilia ? » (Akito)

    « Oui, desu. » Déclara Mira en imitant Lilia.

    Ses paroles et son timbre de voix étaient assez drôles à entendre.

    Après quelques efforts en plus, le parc fut enfin achevé.

    Les enfants avaient entendu des rumeurs comme quoi j’étais en train de faire quelque chose de nouveau, alors ils étaient venus ici afin de jouer. Et ainsi, nous étions lentement repartis en regardant les enfants en train de s’amuser.

    Il s’agissait là d’une nouvelle partie du monde qui venait d’être réhabilitée.

    *

    La nuit, lorsque je dormais je fus soudainement réveillé.

    « Maître ! » (Mira)

    Je m’étais alors frotté les yeux avant de voir qu’il s’agissait de Mira.

    « Qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi êtes-vous actuellement ici ? » (Akito)

    « Il s’agit d’une situation d’urgence. » (Mira)

    « Une situation d’urgence !? » (Akito)

    J’avais alors vu le regard sérieux de Mira ce qui effaça mon envie de me rendormir.

    J’avais alors rapidement changé de vêtements avant de quitter la chambre. Mira m’avait alors guidé vers l’entrée. Là-bas, il y avait un homme que j’avais déjà vu. J’étais sûr de l’avoir déjà vu auparavant... mais je ne savais pas où.

    « Maître, il s’agit du garde de la prison. » Me rappela Mira.

    Oh, c’est donc ce geôlier, n’est-ce pas ?

    C’était donc celui qui était responsable de Seiya.

    Il avait un regard contrit sur le visage, et quand il me regarda, il s’agenouilla dans un splendide dogeza.

    « Je m’excuse pour mon incompétence. » (Geôlier)

    « Qu’est-ce qui ne va pas ? Qu’est-il arrivé ? » (Akito)

    « En vérité... le prisonnier s’est évadé. » (Geôlier)

    « Évadé. » (Akito)

    Je doutais même de mes oreilles. Je n’y croyais vraiment pas.

    ***

    Nous étions donc directement allés à la prison en plein milieu de la nuit.

    Alors que nous étions entrés dans le bâtiment, je vis immédiatement que l’intérieur avait été dévasté.

    « Comment cela pourrait-il être... » (Akito)

    « Il s’agit là de la déconstruction ! » Déclara Mira surprise.

    Oui, c’était bien une déconstruction.

    L’une des fonctions du DORECA. Vous pouviez utiliser une grande quantité de magie pour déconstruire des objets.

    La destruction visible à l’intérieur de la prison portait les caractéristiques bien spécifiques de la déconstruction.

    Elle avait dû être perpétrée par Seiya qui avait le même DORECA que moi.

    « Pour qu’il ait pu faire cela... il lui a fallu une très grande quantité de magie. » (Akito)

    « Oui... une très importante quantité. » (Mira)

    « Et il ne devrait pas pouvoir le faire avec une carte normale... Attendez ! » (Akito)

    J’avais alors réalisé quelque chose de plus important que le type de carte dont il aurait besoin.

    La destruction de la prison avait besoin d’une énorme quantité de pouvoirs magiques et la source de Pouvoir Magique de Seiya était...

    « Que s’est-il passé avec l’esclave de Seiya ? Que s’est-il passé avant qu’ils ne disparaissent ? » (Akito)

    J’avais alors eu un mauvais pressentiment à propos de ça.

    La méthode de charge de la magie de Seiya était la violence.

    Il effectuerait sans problèmes des coups de pied ou des coups de poing sur son esclave afin d’obtenir le pouvoir nécessaire, c’était l’opposé de ma personne.

    En outre, cette méthode avait une efficacité assez mauvaise.

    Les fois d’avant, quand il l’avait frappée, il n’avait reçu que 100 ou 200 pts tout au plus.

    Afin d’obtenir la quantité de Pouvoir Magique pour sortir de sa prison, il avait dû commettre un acte particulièrement odieux.

    « Que lui est-il arrivé !? Elle ne devrait pas être morte, n’est-ce pas ? Mira, allez dire à Maya de commencer la traque de Seiya. De plus, ramenez-moi des panacées ! » (Akito)

    « OK! » (Mira)

    Mira avait alors commencé à courir afin d’effectuer l’ordre que je venais de lui donner.

    « Et bien... il l’a abandonnée. » (geôlier)

    Nous fûmes tous deux paralysés par cette annonce.

    « ... Hein !? » (Akito)

    C’était complètement inattendu. C’était une conclusion très loin de ce que j’avais imaginé possible.

    Je ne pouvais pas m’empêcher de douter de ce que je venais d’entendre.

    ***

    Son corps était dans un état terrible — c’était rendu au point où je ne pouvais presque pas endurer le fait de la regarder.

    « Mira. » (Akito)

    « Oui ! » (Mira)

    Mira avait alors couru vers elle tout en étant visiblement agitée. Elle avait sorti une panacée avant d’essayer de la lui faire boire.

    Elle était aux portes de la mort, car seule une partie de la panacée put rentrer dans sa gorge. Elle était vraiment très proche de ça.

    « ... Faites-le. Même si vous devez faire usage de la force, faites-lui boire la panacée ! » (Akito)

    « D’accord ! » (Mira)

    Connaissant les effets de la panacée, Mira m’avait obéi et l’avait forcée à la boire. Bientôt, les effets furent visibles, car nous avions vu ses blessures commencer à guérir.

    L’esclave inconscient vit une certaine couleur revenir sur sa peau, alors même que Mira affichait un air sombre.

    Je demandai alors au geôlier. « Qu’est-ce qui s’est passé ici ? »

    « Hum... depuis un moment, l’homme s’est mis à frapper la femme encore et encore. Il l’appelait inutile, idiote, ordures, etc.. Et a exercé une violence excessive sur elle. » (Geôlier)

    Je pourrais facilement imaginer Seiya le faire.

    « J’allais les arrêter, mais cette fille m’a dit que c’était correct. En outre, j’avais reçu votre ordre de la laisser faire comme elle le voulait, sauf de l’aider à s’évader... donc j’ai été déchiré entre l’action et l’inaction. Et donc... » (Geôlier)

    « Je vois... Je comprends la situation. Ce n’est pas vous qui avez commis une erreur, c’est ma faute à moi... J’ai sous-estimé Seiya. » (Akito)

    « Umm... Est-ce que cette fille va bien ? » Demanda-t-il en la regardant furtivement.

    Il s’était certainement lui-même blâmé de ne pas être intervenu.

    « Elle va bientôt mieux aller. Nous lui donnons des médicaments... selon moi, elle devrait bientôt reprendre connaissance. Il s’agit là d’un médicament que j’ai moi-même fait. » (Akito)

    Après avoir entendu mon dernier commentaire, le geôlier semblait légèrement plus à l’aise.

    « Je comprends. S’il s’agit là d’un médicament que Monseigneur a fait, alors tout devrait bien aller. » (Geôlier)

    « Je ne veux pas vous déranger plus. Je vais rester ici afin de m’en occuper, alors vous pouvez y aller. » (Akito)

    « Compris. » Déclara le geôlier tout en hochant la tête.

    Je l’avais ainsi vu partir, puis je m’étais alors tourné pour regarder l’esclave de Seiya. Mes yeux rencontrèrent ceux de Mira.

    « Pour ne pas pouvoir ouvrir ses yeux après avoir bu la panacée du Maître... c’est vraiment horrible. » (Mira)

    « ... Oui. » (Akito)

    « Maître... »

    J’avais alors entendu une voix derrière moi et donc j’avais tourné la tête. Je vis Risha, Yuria et Lilia se tenant là-bas.

    Les trois filles affichaient un air inquiet. Il semblerait qu’elles aient entendu ce qui s’était produit ici et elles avaient accouru jusqu’ici.

    Je fis un signe de la tête. Les trois prirent alors ma place alors que je marchais pour aller dehors.

    J’avais regardé le ciel nocturne étoilé. Seiya était parti et avait abandonné son esclave ici.

    Jusqu’à présent, j’avais essayé de fermer les yeux... mais il était impossible de le faire plus longtemps.

    « Vous avez perdu toutes les qualifications en tant que Maître. » (Akito)

    Une rage bouillante menaçait d’exploser à tout moment alors que je tentais pour l’instant de la refréner.

    ***

    Chapitre 62 : Le Roi des Esclaves

    Le matin suivant, dans mon bureau se trouvant dans le Manoir du Seigneur.

    L’esclave de Seiya s’était réveillée et se tenait actuellement devant moi.

    « Est-ce que votre corps est guéri ? » (Akito)

    « ... » Hocha-t-elle la tête tout en restant silencieuse. Elle n’avait rien fait de plus afin de communiquer avec moi. Elle me regardait, mais elle ne voulait pas me parler.

    « Savez-vous où est Seiya ? » (Akito)

    « ... » (esclave de Seiya)

    Elle resta silencieuse, mais cette fois-ci, je pouvais sentir une certaine hostilité.

    « Ne vous méprenez pas, je ne le poursuivrai pas. » (Akito)

    « Alors... pourquoi ? » (esclave de Seiya)

    « Si je ne sais pas où il est... alors je ne pourrais pas vous y conduire. » (Akito)

    Elle avait l’air étonnée. C’était complètement en dehors de ses attentes.

    « Vous allez me reconduire jusqu’à lui ? » (esclave de Seiya)

    « Évidemment. » (Akito)

    Je m’étais alors assis sur ma chaise, appuyant mon dos contre le dossier avant de regarder le plafond.

    « Un Maître est uniquement un Maître quand il reçoit son premier esclave. C’est la même chose pour un esclave... s’il n’a pas de Maître, alors un esclave n’est pas un esclave... ai-je raison ? » (Akito)

    Elle me répondit en hochant en silence la tête.

    « Je ne vais pas m’immiscer au milieu de votre relation maître-serviteur. Je n’avais pas l’intention de le faire avant et je n’ai toujours pas l’intention de le faire maintenant... mais je dois vous renvoyer auprès de lui. Je me fous de ce qu’il essaye de faire... mais si vous avez perdu votre Maître et votre but juste comme ça... cela me fait mal juste en y pensant. » (Akito)

    Au moment où je lui déclarai cela, j’avais baissé les yeux afin de la regarder dans les yeux.

    « Vous êtes une Esclave Éternelle... et donc, vous avez besoin d’un Maître, n’est-ce pas ? » (Akito)

    « ... » Elle hocha à nouveau la tête.

    « Si vous savez où il est, alors ce serait une bonne chose. Je vais vous donner de la nourriture, de l’eau et des médicaments afin que vous puissiez faire le trajet par vous-même si vous ne voulez pas que nous vous y emmenions. Alors je vais vous le demander une fois de plus, savez-vous où il est ? » (Akito)

    « ... Je suis désolée. » Après un long silence, elle s’excusa.

    Il semblait vraiment qu’elle ne savait pas.

    « Je vois. Alors pour le moment, je vais m’occuper de vous. Puisque je ne peux pas vous faire faire le travail que mes esclaves font, alors pour l’instant, je vais vous faire rester ici en tant qu’invité... vous devrez supporter cette situation. » (Akito)

    « OK... » Dit-elle en baissant la tête.

    « Si j’étais votre esclave alors... ce serait génial. » (esclave de Seiya)

    C’était la première fois que je l’entendais dire quelque chose comme ça.

    Peu importe la violence à laquelle elle avait été soumise, elle ne s’était jamais plainte... mais une fois qu’elle avait été abandonnée, elle avait laissé sortir cela.

    Je ne pouvais plus supporter une seconde de plus cette horrible sensation et je quittais donc le bureau comme si j’étais en train de fuir.

    Tout au long du chemin, je priais pour une bonne fin pour elle ne sachant pas quoi faire pour ça.

    ***

    Quelques jours plus tard.

    Ribek était emplie d’activités.

    Ce n’était pas seulement Ribek, mais toutes les villes qui semblaient avoir été balayées par un vent de festivités.

    Je me trouvais dans ma chambre dans le manoir en train de me changer. Mes esclaves m’aidaient à mettre mes nouveaux vêtements.

    « Mira, tu devrais tirer un peu plus dessus. » (Risha)

    « Comme ça ? » (Mira)

    « Oui. Yuria, la couronne... » (Risha)

    « D’accord. » (Mira)

    « Grande Sœur Risha, que faut-il faire à propos de la cape, desu ? » (Lilia)

    « Elle doit venir en dernier. » (Risha)

    Franchement, je les avais laissées s’occuper de tout. Il s’agissait de la première tenue que je portais qui ne fut pas fabriquée avec le DORECA. Il s’agissait des vêtements que mes esclaves avaient réalisés pour le couronnement.

    Comme ce genre de chose n’était pas disponible dans le DORECA, Risha avait pris le commandement et mes quatre esclaves avaient elles-mêmes fait ces vêtements.

    Après qu’elles aient fini de m’habiller, les quatre se redressèrent avant de me regarder. Elles semblaient toutes très satisfaites.

    « Maître, qu’en pensez-vous ? » (Risha)

    « Ils me semblent très bien. Bon travail. » (Akito)

    Les quatre filles étaient heureuses, et même Yuria qui était normalement inexpressive semblait elle aussi heureuse.

    « Et bien ! Allons-y. » (Akito)

    « « OK. » » Me répondirent-elles toutes les quatre.

    Je partis avec elles afin de sortir du manoir. Dehors, une grande masse de monde se tenait là.

    Quand ils virent que j’étais là, une acclamation éclata tel un tremblement de terre.

    « Monseigneur Akito. »

    « Votre Majesté ! »

    « Votre Excellence ! »

    De nombreuses voix se firent entendre, criant afin de m’appeler.

    En réponse à ces acclamations, je levai la main afin de les saluer. Ils se séparèrent de devant moi, telle la mer rouge qui s’ouvrait devant moi.

    Lorsque je regardai de plus près ce qu’il s’était passé, je vis que Maya et ses filles s’étaient assurées que le chemin fut ouvert devant moi.

    « Merci, vous êtes vraiment d’une grande aide. » (Akito)

    « Nul besoin de remerciement. Mais si vous voulez vraiment me remercier, alors vous n’avez qu’à rapidement tenir votre promesse. » (Maya)

    « Je vais garder cela en tête. » (Akito)

    « Tout dépend de vous. » (Maya)

    Je continuai ensuite à avancer alors que le chemin s’ouvrait. Beaucoup de personnes étaient réunies ici.

    Et ce n’était pas seulement la population de Ribek, car je pouvais voir les visages de personnes venant de différentes villes.

    Je poursuivis mon chemin sous les acclamations. Mes quatre esclaves me suivaient. Elles ne réagissaient pas du tout, me suivant sans rien dire. Même Mira et Lilia avaient l’air très calmes. Il semblerait que finalement, elles s’étaient rappelées de leur rang en tant que mes esclaves et agissaient donc ainsi.

    Après un court instant, je pus voir la Place Centrale. Je pouvais y voir une plate-forme qui avait été installée là-bas, avec une série de marches qui permettaient d’y aller. Madway ainsi que les autres maires se trouvaient tous réunis là.

    « Monsieur Akito. » Déclara Madway en faisant un pas en avant.

    Il s’agissait là d’un événement très émouvant pour moi.

    « Vous êtes la première personne que j’ai rencontrée lorsque je suis arrivé dans ce monde. » (Akito)

    « Je ne l’oublierais jamais de toute ma vie. Je vais continuer à travailler aussi durement que je le pourrais. » (Madway)

    « Je compte sur vous. » (Akito)

    Puis Agafon et Gerashim firent un pas en avant.

    « Monsieur Akito. » (Agafon)

    « Monsieur Agafon, si vous ne l’appelez pas Votre Majesté, ce n’est pas correct. » (Gerashim)

    « Et bien, cela ne me dérange nullement aussi longtemps que nous ne sommes pas devant d’autres personnes. » (Akito)

    « D’accord. » (Agafon)

    La suivante fut Martha.

    « Akito, après la cérémonie, je voudrais vous parler. » (Martha)

    « Me parler ? » (Akito)

    « Oui. Ce pays a besoin d’une armée, n’est-ce pas ? Alors je voudrais vous parler à propos de ça. » (Martha)

    Et je pense qu’elle se recommandera elle-même pour ça...

    « Comme toujours, vous êtes si guerrière... » (Akito)

    « Est-ce mauvais d’être ainsi ? » (Martha)

    « Nullement. » (Akito)

    Martha se mit à sourire à ma réponse.

    « D’accord. Je parlerais avec vous après ça. » (Akito)

    « OK. » (Martha)

    Le dernier fut Zawal.

    « Hum... Monsieur Akito... Votre Majesté ? » (Zawal)

    « N’importe lequel est correct. » (Akito)

    « Alors ce sera Votre Majesté. Votre Majesté, est-ce vraiment acceptable qu’une personne telle que moi soit ici. » (Zawal)

    « Pourquoi cela ne serait-il pas acceptable ? Si vous ne pouvez pas gérer cette situation, alors nommez quelqu’un d’autre à votre place. S’il peut faire le travail mieux que vous, alors c’est correct. Toutefois... » (Akito)

    « Toutefois ? » (Zawal)

    « À partir de maintenant, nous allons agrandir le pays, alors je vais vous faire continuer à faire votre travail. Nous avons besoin d’une personne ayant des pensées positives comme vous. » (Akito)

    « ... Je comprends. Alors, dites-moi simplement ce dont vous avez besoin. » (Zawal)

    « D’accord. Je vais continuer à compter sur vous. » (Akito)

    Après avoir parlé à chacun d’eux, je montai tout en haut de la plate-forme. La plate-forme était en plein centre de la place, et était haute de trois étages.

    Je regardai alors la population présente. Il s’agissait de mon peuple... de mes citoyens.

    J’avais commencé dans ce monde avec rien, et maintenant, je dirigeais une population de plus de 7000 âmes.

    La foule se mit alors à applaudir.

    Je pus entendre un bruit venant de derrière moi. Il s’agissait de mes esclaves qui étaient derrière moi, mais elles s’étaient arrêtées en plein milieu de l’escalier. Elles me regardaient toutes. Il s’agissait là d’un regard qu’elles me faisaient chaque jour... celui du respect qu’elles avaient pour leur Maître. Moi aussi, je les avais regardées avec respect... mais ce n’était pas correct. Car comme toujours, elles devraient plutôt être ici, à côté de moi.

    Je dégainai alors mon épée se trouvant à ma hanche. La Véritable Épée Esclave Eternelle. Je touchai une à une, chacune des gemmes absorbant ainsi mes esclaves surprises.

    La lame de Feu et de Glace. L’aura de Lumière et de Noirceur. La Véritable Épée Esclave Eternelle.

    Je levai le plus haut possible mon épée tout en me tournant vers la foule.

    Voilà comment c’est correct que cela soit... elles, à mes côtés.

    Car si elles n’avaient pas été là, alors le pays n’aurait jamais existé. Surtout, ce n’est qu’avec la présence d’un Maître et d’un Esclave que cette relation pouvait exister. Il n’y avait donc aucune chance que je puisse accepter qu’elles ne soient pas ici pour une journée aussi importante. Voilà ce que je ressentais. Voilà ce que je leur envoyais comme émotion.

    Maître et esclaves, nos émotions s’étaient alors mélangées pour ainsi devenir unies.

    — Esclave Éternelle —

    Je croyais de tout mon cœur que ce pays construit sur leurs sourires deviendrait à l’avenir encore plus magnifique.

    ***

    Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

    Les commentaires sont fermés