Shiniki no Campiones – Tome 1 – Chapitre 2 – Partie 4

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Chapitre 2 : Guerre de Troie

Partie 4

Riona avait utilisé la magie du vol déjà utilisé précédemment et avait emmené Ren vers le lieu de la tragédie.

C’était un village de pêcheurs se trouvant sur la côte. Le ciel étoilé et la luminosité de la lune partielle illuminaient le sol. Grâce à cela, il n’y avait pas de problème, même sans préparer de l’éclairage tel que des torches.

« ... C’est vraiment horrible, » déclara Ren.

Ren se promenait seul dans le village de pêcheurs et fronçait les sourcils.

C’était comme si un gros incendie venait d’arriver ici. Les maisons dans tout le village avaient été brûlées par des flammes déchaînées et la plupart des choses s’étaient transformées en masse noire. Une partie du village avait été transformée en une terre désolée brûlée. Les briques utilisées comme matériaux de construction étaient encore teintées de chaleur, il y avait aussi des endroits qui couvaient telle des braises vivantes.

Et en plus, les habitants du village – Il y avait beaucoup de cadavres qui étaient éparpillés.

Mais, des victimes qui avaient été brûlées dans les flammes étaient en vérité peu nombreuses. C’était évident en regardant les blessures. Il n’y avait eu que des personnes tuées avec une lame, une lance ou alors qui avait été battue à mort avec violence.

« J’ai parlé avec les rares personnes qui ont survécu, » déclara Riona.

Riona était venue auprès de lui. Même pendant qu’elle fronçait les sourcils à cause du désagrément, on pouvait voir comment elle essayait de garder son calme en utilisant toute sa volonté.

« Dans la soirée —, des soldats grecs sont venus depuis un navire et ont attaqué le village. Normalement, ils ne tueraient que quelques villageois et ne feraient que piller de la nourriture et les objets de valeur avant de battre en retraite et pourtant... aujourd’hui, c’est comme vous pouvez le voir, ils ont tué tous les villageois présents et même déclenchés des feux un peu partout, » déclara Riona.

« Normalement, tu dis... Je vois. Tu parles de l’approvisionnement en nourriture sur place, » déclara Ren.

Ren soupira. Avant qu’une méthode de transport ne soit mise au point et qu’une armée ne puisse compter sur une ligne de ravitaillement, les soldats attaquant l’autre pays avaient besoin d’acheter le matériel nécessaire sur place, sinon, ils emporteraient le matériel par la violence ou la menace.

Cependant, cette fois, l’armée grecque avait donné la priorité au massacre plutôt qu’à l’approvisionnement sur place — .

C’était un petit village. La population était d’une centaine de personnes. Mais les survivants n’en représentaient même pas un dixième. Ren avait entendu une voix sanglotante « U... h U... h U... h » venant de quelque part à proximité.

Mais il n’avait pas intentionnellement cherché le propriétaire de la voix ni essayé de consoler cette personne.

Parmi les quelques villageois survivants, il y avait aussi une femme. Il y avait aussi une femme qui semblait avoir reçu un traitement violent de la part d’un soldat grec. C’est pourquoi il avait laissé la collecte d’informations à Riona. Celui qui était un homme ne devrait pas y aller. Cela l’avait sûrement fait exprimé d’une autre manière sa rage et ses sentiments de tristesse à l’égard de la victime.

Ren s’agenouilla et sa main droite toucha le sol.

Il avait constaté tout le sang et le désespoir qui avaient été absorbés dans cette terre avec sa main. C’était son intention. Il brossa doucement le sol sec avec son index et son majeur, puis lorsqu’il joignit silencieusement ses mains,

« ... Hm ? »

« Rokuhara-san, attention ! » cria Riona.

Quand la voix de Riona était arrivée, Ren criait déjà « Uwah !? » et il bondit vers l’arrière.

L’homme qui s’était effondré à proximité — quelqu’un qui n’était manifestement pas un villageois — était un soldat grec et il était encore armé. Il n’avait pas l’air mort. Le type se tenait là, débout et avait enfoncé sa lance !

Grâce à Ren qui s’était déplacé rapidement, la pointe de la lance fila à travers l’air vide.

*GAaaaAAAAAN- !*

Un coup de feu. Le soldat avait été abattu par-derrière et s’était effondré une fois de plus.

Cette fois, il était tombé dans un sommeil éternel pour de vrai. Riona s’était approchée sans qu’il le remarque et c’était la tireuse.

La fille avec une arme de poing à la main parla avec exaspération. « Jusqu’où allez-vous vous enfuir, Rokuhara-san ? »

« Hahahaha. Je pense à m’abriter dans un endroit aussi sûr que possible, » répliqua Ren.

« Vous me l’avez déjà dit, mais en fait, vous fuyez très vite. Ah, c’est trente pour cent d’éloges et le reste est du sarcasme, » déclara Riona.

Ren s’était enfui de toutes ses forces et avait parcouru une distance de dix mètres en un instant.

Ren avait souri ironiquement en allant sur le côté de sa sauveteuse avant qu’ils ne regardent ensemble le cadavre de l’agresseur.

« ... C’est un soldat grec qui a attaqué ce village, non ? » demanda Ren.

« Peut-être qu’il s’est laissé emporter par le déchaînement et qu’un villageois a pris le dessus sur lui et l’a assommé, » déclara Riona.

Ren acquiesça face aux paroles de Riona.

Il y avait aussi plusieurs autres soldats grecs en équipement complet similaire couchés sur le sol.

Armure et casque en bronze. Des boucliers ronds ainsi qu’une épée plutôt courte et une lance courte. Ils avaient une peau de couleur brune sur tout le corps. La teinte rougeâtre de la peau était trop forte pour venir d’un coup de soleil. Et par-dessus tout, le visage sous le casque...

Au cours de sa vie, Ren n’avait jamais vu quelqu’un d’autre avec la même structure squelettique que ce soldat grec.

« Son visage ressemble à celui d’une fourmi. Son visage dans l’ensemble est long et étroit, et la distance entre ses yeux est vraiment importante, son nez est extrêmement bas... ou plutôt il n’a pas de nez ? » demanda Ren.

« C’est probablement la race des Myrmidons, » déclara Riona.

« Serait-ce un monstre de la mythologie grecque ? » demanda Ren.

« Leur type est plus proche de l’elfe ou du nain. Ce sont les membres de la minorité de l’île d’Égine dont l’ancêtre était une fourmi. Je pense que les Minotaures à midi pourraient participer à la force alliée grecque de l’île de Crète... Ces soldats aussi sont très probablement —, » commença Riona.

« Comme on s’y attendait d’un monde de mythes. Il y a donc aussi ce genre de races, » déclara Ren.

« ... Rokuhara-san. Les Myrmidons sont une tribu qui vénère le héros Achille en tant que roi. Il semble que le guerrier le plus fort de Grèce soit à proximité, » déclara Riona.

 

☆☆☆

 

« Si nous marchons vers le nord d’ici le long de la côte... nous atteindrons Troie en une demi-journée, » déclara Riona.

Ils étaient dans le village de pêcheurs qui avait été victime d’un massacre par les subordonnés d’Achille.

Un pêcheur d’une cinquantaine d’années était celui qui menait les quelques survivants. Il avait remercié Ren et Riona qui avaient aidé à « faire le ménage » et leur avait montré le chemin.

« Que feront ces personnes après ça ? » demanda Ren.

« Pour l’instant, nous comptons sur nos parents qui vivent dans le village et la ville voisins..., » déclara le pécheur.

Quand Ren avait posé des questions sur leur plan d’avenir, le pêcheur avait répondu avec impuissance.

Les survivants avaient pris un peu de repos avant de quitter le village à l’aube.

Au fait, ils n’avaient pas soupçonné l’identité de Ren et Riona. Ils pouvaient communiquer avec eux parce que les individus à l’apparence étrange n’étaient pas rares dans le monde des mythes.

« Maintenant, c’est cette fois à notre tour de partir, » déclara Riona.

Riona l’incita à avancer alors que la lueur matinale de l’aube les couvrait.

Tous deux commencèrent à marcher. Il n’y avait pas de sentier entretenu comme une route, mais cette zone autour de la côte était une plaine indûment large qui continuait à perte de vue, donc c’était vraiment facile de marcher là.

Riona semblait aussi avoir prédit le voyage à pied. Elle avait changé de chaussures et avait mis des baskets.

« Je suis quelqu’un qui ne sera pas gêné en bougeant mon corps, donc je vais bien, » déclara Ren.

À mi-chemin, Ren demanda à son compagnon. « Riona, tu ne peux pas voler ? Tu sais, cette magie de vol que tu utilisais avant ça. »

« Ce chemin est fatigant à sa façon, et on se démarque aussi beaucoup avec ça. Il y a aussi ce hibou qui semble être un dieu. Il vaut mieux éviter de prendre les airs autant que possible, » répondit Riona.

Heureusement —, ils avaient réussi à se procurer de la nourriture. Lorsqu’ils avaient aidé les villageois à préparer leur voyage, les villageois avaient partagé avec eux la nourriture qui avait été rassemblée dans le village en ruines.

Il y avait du pain simple utilisant d’anciennes recettes, de la viande séchée, des fruits secs, des œufs, etc.

De plus, ils transportaient aussi des flasques en cuir remplis d’eau de puits et de vin de raisin, ainsi que des objets comme des petits carreaux de porcelaine, etc.

Ils avaient marché une certaine distance avant de se reposer, où Ren avait allumé un feu avec son briquet. Il avait cuit des œufs au plat en utilisant le carreau de porcelaine enduit d’huile et les avait partagés avec Riona.

Ils avaient mis l’œuf sur un pain plat qui ressemblait à de la pâte à pizza et l’avaient mangé en tant que petit-déjeuner et déjeuner.

« Tu sais, parfois ce monde me ressemblait beaucoup à celui de la mer d’Aegea, » Ren fixait l’océan qui s’étendait jusqu’à la direction qui semblait être l’ouest et marmonnait ça

L’œuf au plat qui avait été grillé possédait une texture assez dure et il avait également été assaisonné avec de l’huile d’olive et du sel. La cuisine était trop simple, mais ils mangeaient dehors, alors c’était bien comme ça. C’était assez délicieux.

Puis Riona déclara doucement. « Celui qui a compilé la guerre de Troie dans le poème épique Iliade est le poète de la Grèce antique Homère. Croyant que ce poème est absolument un fait historique — un archéologue du 19e siècle, Schliemann “déterra Troie pour de vrai”. Connaissez-vous cette histoire ? »

« Ahh... ! J’en ai peut-être déjà entendu parler, » répondit-il.

« En fait, il a été dit que la poésie d’Homère a été créée à partir d’une “vraie guerre” qui s’est déroulée en 13 av J-C. Parce qu’il y a trop de représentations qui sont similaires à la coutume de l’époque, il n’est donc pas étrange que la Troie dans le monde des mythes soit semblable à la “Terre en réalité”, » déclara Riona.

« Je vois. Je vais le mettre dans mon mémo, » déclara Ren.

Et cinq heures après leur départ, ils pouvaient voir une petite colline devant eux.

Au sommet de la colline, ils pouvaient voir les remparts dans les environs — une silhouette qui semblait être une ville ancienne.

« C’est probablement Troie. Ce devrait être notre destination, » déclara Riona.

Dès qu’elle avait dit cela, Riona avait plié un papier japonais en forme de grue.

Quand elle l’avait laissé partir en l’air, il était immédiatement devenu un héron blanc vivant et s’était envolé. C’était le shikigami d’avant.

« Ce que cet oiseau voit sera projeté tel qu’il est dans ce miroir en utilisant la technique de photographie spirituelle, » déclara Riona.

Riona avait pris un miroir dans une main. Une projection d’images commença là.

C’était la vision d’un oiseau regardant d’en haut dans le ciel — .

L’image était une « ville forteresse construite sur une colline côtière ». La distance de la mer était d’environ trois ou quatre kilomètres. Les environs étaient entourés d’un puissant rempart.

« ... Il y a une armée, » déclara Riona.

Les environs de Troie qui avait été construit sur une colline étaient une plaine tentaculaire.

Une grande armée de dizaines de milliers d’hommes y prenait position. La force était alignée en forme de croissant de lune, assiégeant à moitié la ville de Troie.

« Serait-ce l’armée alliée de la Grèce ? » demanda Ren.

« Sans aucun doute... Je ne sais pas si notre choix du moment est bon ou mauvais. Cette scène est l’un des tournants du poème épique d’Homère — un acte célèbre s’y déroule actuellement, » répondit Riona.

Ren l’avait réalisé à partir de la réponse de Riona.

C’était étrange. Pour une guerre, l’endroit « en contrebas » était très calme.

Aucun des soldats grecs ne se battait. Les soldats entièrement armés concentraient leur attention sur quelque chose qui se passait juste en dessous du rempart de Troie.

Devant le regard de toute l’armée, il y avait un lancier triomphal et un épéiste vaincu.

« Au fait, c’est quoi ce genre de scène ? » demanda Ren.

« C’est après que le héros Achille ait vaincu le général suprême de l’armée troyenne Hector dans un duel. Dans cet acte, poussé par sa haine, le héros Achille... humilie ce cadavre, » déclara Riona.

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Un commentaire

  1. Merci pour le chapitre !

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