Saikyou Mahoushi no Inton Keikaku LN – Tome 8 – Chapitre 45 – Partie 4

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Chapitre 45 : Une candidate bizarre

Partie 4

Cependant, Alus était pressé par le temps et ne le laissa pas faire. Il lui balaya les jambes et, alors que l’homme était en l’air, il l’attrapa par le coup et le projeta la tête la première sur le sol pour l’assommer.

L’attention d’Alus se porta immédiatement sur l’autre personne qui n’avait pas semblé avoir de lien au départ. Cette personne coopérait secrètement avec l’homme qu’Alus avait capturé. Il était resté à distance pendant tout l’incident et essayait maintenant de s’échapper.

Noir se tenait à l’entrée vers laquelle il se précipitait. Elle se tenait là comme Alus le lui avait demandé et se trouvait par hasard sur son chemin.

Les yeux injectés de sang et la frustration dans la voix, il grogne à l’adresse de Noir : « Bouge ! »

Puisqu’il était complice de l’homme qu’Alus avait attrapé, il était logique de supposer qu’il avait des compétences similaires. Laissant l’homme inconscient sur le sol, Alus tenta de rejoindre Noir pour l’aider, mais…

Noir n’essaya même pas de s’écarter du chemin de l’homme. Au contraire, elle se mit en travers de son chemin. « Où allez-vous ? Vous êtes dans le coup, n’est-ce pas ? » dit-elle avec un sourire inébranlable.

Lorsqu’il comprit que Noir se mettait volontairement en travers de son chemin, l’homme ricana et la regarda de haut. Il secoua sa manche d’un petit mouvement, et un AWR de type couteau en sortit, atterrissant dans sa main. Sans mot dire, l’homme construisit un sort tout en cachant sa main dans sa manche, réduisant doucement la distance qui le séparait de Noir.

Mais l’homme se retrouva incapable de la poignarder dans l’abdomen comme il l’avait prévu. Il ne pouvait même pas lancer le sort qu’il avait préparé. Au lieu de cela, il avait l’impression que son monde tournait.

Avant que l’homme ne s’en rende compte, Noir avait saisi son poignet à deux mains et utilisé son élan contre lui pour le projeter.

On aurait pu croire qu’il allait s’écraser la tête la première sur le sol, comme Alus l’avait fait pour le premier homme, mais il continua à tourner et fut proprement déposé sur ses pieds. Il reçut ensuite un coup de poing à l’arrière des genoux, ce qui le força à s’asseoir sur ses genoux sans même réaliser ce qui s’était passé.

Derrière lui, le sourire de Noir devint obscène. Ses joues étaient d’un rouge léger lorsqu’elle lui tordit le bras. Elle lui couvrit les yeux de sa main et murmura quelque chose.

Très vite, les lèvres de l’homme se mirent à trembler et il lâcha le couteau.

Enfin, Noir écarta les doigts de la main qui lui couvrait les yeux comme un magicien, et tout le corps de l’homme trembla en baissant la tête.

Une fois cela fait, Noir fouilla son corps et trouva une autre pièce volée qu’il avait prise au moment où le premier homme avait commis son vol. Elle la brandit joyeusement devant Alus. « Je l’ai récupéré ! » Sans prêter attention à la foule médusée qui les entourait, Noir tourna son regard joyeux uniquement vers Alus.

Alus était soulagé de voir qu’elle était saine et sauve. « Bien, maintenant c’est votre tour. Sortez ce truc que vous avez mis dans votre poche et venez avec moi au quartier général de la sécurité. Dès que ces deux-là commenceront à parler, vous serez exposé de toute façon », dit-il à l’homme bien habillé qui s’était écroulé.

L’homme avait dû tomber exprès pour créer une scène et donner aux deux autres l’occasion de voler la marchandise. Il était lui aussi impliqué dans les malversations. Semblant abandonner, l’homme sortit deux petits appareils photo de ses poches. Les deux hommes les lui avaient apparemment remises avant de commettre leurs propres crimes. Ils avaient ensuite pris leurs distances l’un par rapport à l’autre et chronométré leurs vols.

En d’autres termes, pendant que ces deux-là volaient les objets, l’homme vêtu de manière élégante prenait secrètement des photos. Ils travaillaient tous les trois ensemble. Et si l’un d’entre eux pouvait s’échapper, cela aurait été suffisant.

En fait, Alus pensait que les deux voleurs étaient une distraction, et leur capture était probablement considérée comme acceptable. De son point de vue, ce sont les plans qui avaient de la valeur. Même s’ils avaient les pièces, ils ne comprendraient pas le fonctionnement interne.

En tant que grande nation, Alpha avait son lot d’espions corporatistes. Mais l’homme qu’Alus avait capturé utilisait d’étranges arts martiaux, et l’homme qui s’était précipité sur Noir avait même sorti un AWR pour utiliser la magie. Il était rare de voir des espions aussi combatifs.

Quoi qu’il en soit, ce n’était pas à Alus de s’en occuper. Il appela donc un membre de la sécurité qui se trouvait à proximité et lui demanda d’amener des renforts.

Le premier homme capturé prit la parole, frustré. « Tu es plutôt doué pour un étudiant. »

« Cela n’a pas d’importance. Dites-moi simplement qui vous a engagé. » Alus ne l’écouta même pas, il exigea sèchement une réponse.

« … »

Mais il n’avait répondu que par le silence. Il semblait que ces hommes étaient des criminels professionnels. Il ne serait donc pas facile de les faire parler.

« Vous ne savez pas quand abandonner, hein ? » dit Noir avec un sourire glacial, en s’approchant lentement de l’homme. Elle se pencha, posa sa main sur son menton et fixa le visage de l’homme, avant de se contorsionner en un rictus. « Vous ne croyez pas ? »

« — !! » Le visage de l’homme se crispa, son corps se raidit…

… Mais Alus l’arrêta d’une main sur son bras. « Désolé, Noir… mais pourriez-vous attendre une minute ? » Ce n’était pas comme s’il craignait qu’elle soit blessée. Au contraire, il pensait que ce serait une bonne idée de la tenir à l’écart des hommes, pour leur bien.

Tout ce qu’il avait à faire, c’était de remettre les hommes à la sécurité. Pendant qu’il était sur le Consensor, il contacta Illumina pour qu’elle renforce également la sécurité autour de sa salle de classe. Après tout, elle contenait des objets précieux comme le prototype de l’AWR. Ce n’était pas tant l’AWR lui-même que la technologie qu’il contenait qui pouvait s’avérer précieuse pour les espions industriels.

Mais Illumina répondit : « Vous n’avez pas à vous inquiéter. Nous avons déjà reçu les informations. Tout a été fait dans les règles, bien sûr. »

Il ne comprit pas très bien ce qu’elle voulait dire et lui répondit vaguement, mais il semblait qu’il n’aurait pas à s’inquiéter que la même chose se produise ailleurs.

Une fois la conversation terminée, Alus fut accueilli par Noir qui attendait et s’agitait. « Ai-je mentionné que j’ai vu votre match dans le tournoi ? »

« Oui », répondit Alus avec désinvolture. Mais il sentit une sensation de froid lui parcourir l’échine aux mots suivants.

« Alors… Quelle est votre affinité ? » Noir sourit calmement, comme si elle attendait la réponse. Malgré sa douceur, son regard fixait Alus sur place.

Elle n’était pas encore inscrite à l’Institut. Elle ne devait donc pas avoir de connaissances professionnelles dans le domaine de la magie. Il avait pensé qu’elle n’était rien de plus qu’une future étudiante, mais il s’avérait qu’il avait été naïf.

La magie utilisée par Alus pour repousser l’attaque du voleur n’avait pas d’affinité. Il avait utilisé les coordonnées spatiales pour créer un champ de force invisible qui avait dévié l’attaque. Mais même si vous l’aviez vu de vos propres yeux, ce n’était pas quelque chose qu’une personne normale aurait pu voir.

Alus n’était pas assez imprudent pour laisser quelqu’un qui n’était même pas encore un magicien novice découvrir sa magie. Même si l’homme qui avait donné le coup de poing était un magicien, il n’aurait pas dû être capable de voir à travers.

« … Eh bien, je suis sûr que vous le découvrirez si vous en avez l’occasion », dit vaguement Alus à Noir, avec un peu de sarcasme, essayant de souligner la règle tacite parmi les magiciens selon laquelle il ne fallait pas s’intéresser à la magie des autres.

« C’est vrai. Je finirai par comprendre. » Noir avait donné une réponse inattendue et compréhensive.

Cela avait coupé l’herbe sous le pied d’Alus, mais en même temps, il l’avait trouvée intéressante.

D’ailleurs, après que Noir eut magnifiquement maîtrisé l’attaque du second voleur, son âme sembla avec quitter son corps lorsqu’elle lui couvrit les yeux. De plus, elle comprenait déjà la règle tacite entre les magiciens actifs.

C’était ce côté mystérieux de Noir qui avait impressionné Alus, plutôt que les actions étranges qu’elle avait effectuées sur le voleur. En vérité, c’était effrayant dans un sens.

Finalement, l’heure de la tournée avait sonné. Et l’humeur de Noir semblait plus légère qu’avant. Mais ce n’était pas comme si elle avait oublié ce qui s’était passé. « Au fait, Alus, vous vous y connais en arts martiaux ? » Elle laissa nonchalamment son regard s’égarer, alors qu’elle franchissait délibérément un pas au-delà de la règle tacite.

Alus décida de lui donner au moins une réponse. Bien sûr, il ne révéla pas son affinité, et sa réponse ne fut pas particulièrement spirituelle. « Eh bien, juste un peu. Bien que je suppose que l’on puisse parler d’autodidaxie. Je ne pense pas que m’observer en action serait d’une grande aide. »

« Oh, quelle modestie ! Mais je ne pense pas qu’un élève ordinaire puisse maîtriser ce genre de compétences. » C’était une observation acerbe, mais peut-être que Noir maîtrisait aussi les arts martiaux. « En plus de cela… vous semblez aussi savoir comment détruire le corps humain, » murmura-t-elle.

Alus répondit par un sourire en coin, comme pour nier cette inquiétante et sombre vérité. « Oh, pas du tout. Même les magiciens ont besoin de plus que de la magie pour survivre dans ce monde, alors vous n’avez rien à perdre à entraîner votre corps. »

« Hmmm », murmura Noir en penchant la tête. Il semblait y avoir une certaine confusion dans ses yeux.

Alus commença à se sentir mal à l’aise, comme si sa bouche bougeait toute seule, mais, pour une raison inconnue, il devint un peu plus bavard. Même s’il feignait l’amabilité, il était inhabituel pour lui de parler autant avec quelqu’un qu’il venait de rencontrer.

Mais le fait qu’il ait dû escorter Noir en premier lieu était quelque chose d’inéluctable. Sans compter qu’il avait reçu l’approbation d’Illumina, et qu’il devait donc jouer le rôle d’un aîné sympathique, ce qui lui fit délier la langue plus que de coutume.

Au fur et à mesure qu’ils marchaient, leur conversation s’éloignait de l’Institut et Alus parlait de lui-même, de ce qu’il pensait et ressentait à propos de certains événements.

Il sentit un brouillard envahir ses pensées. L’atmosphère devenait vaguement douce, et il sentait son humeur s’améliorer. Il finit même par oublier l’heure en discutant avec Noir.

Avant même de s’en rendre compte, Alus se trouvait devant les portes de l’Institut. Il s’apprêtait à dire au revoir à Noir.

« Merci d’avoir pris le temps de vous occuper de votre emploi du temps chargé. »

« Ne vous inquiétez pas, j’ai aussi bien aimé. » Alus la salua en la raccompagnant.

Il y avait encore beaucoup de gens qui attendaient de pouvoir entrer dans l’Institut, mais Noir s’arrêta, interrompant le flot, et fit une profonde révérence à Alus.

Même après cela, elle se retournait de temps en temps, comme si elle hésitait à partir, jusqu’à ce qu’elle soit finalement engloutie dans la foule.

Alus se retourna et haussa les épaules. « Quelle fille étrange ! » Elle l’avait un peu impressionné pour un noble.

Mais l’instant d’après, il pensa aux nobles réunis autour de lui, et un sourire se dessina naturellement sur ses lèvres. C’est donc cela.

Le proverbe sur les oiseaux qui se ressemblent ne lui avait pas échappé.

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