Saikyou Mahoushi no Inton Keikaku LN – Tome 4 – Chapitre 16 – Partie 3

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Chapitre 16 : Désir ardent

Partie 3

Bientôt, des bruits forts étaient venus de derrière la porte.

« Fia, essaie de ne rien casser. C’est contre moi qu’ils vont se mettre en colère. » Après avoir appelé de l’autre côté de la porte, Felinella poussa un soupir exaspéré. « J’espère que vous parviendrez à comprendre un peu mieux le cœur d’une femme, Monsieur Alus, » dit-elle en baissant les yeux sur ses propres vêtements.

On dirait que ça va être une lutte. Elle cacha habilement son exaspération, ne se plaignant pas vraiment de l’entêtement d’Alus, lui adressant plutôt un regard doux.

« Vraiment ? Je ferai plus attention la prochaine fois. » Alus semblait avoir reconsidéré son comportement pour une fois, et il se pinça l’arête du nez.

En lui jetant un regard en coin, Felinella avait retroussé les lèvres en pensant à quelque chose. Mais ce genre de négligé pourrait être bon. Il semblait qu’elle se préparait à le séduire.

Après 30 minutes d’attente… « Combien de temps allez-vous me faire attendre ? » dit Alus en ronchonnant, alors que la porte s’ouvrait enfin et que les deux résidentes de la pièce en sortent.

« C’est toi qui es venue ici à l’improviste, » rétorqua Tesfia. Alice et elle étaient dans leurs tenues habituelles, debout côte à côte.

Heureusement, Alus avait Felinella avec lui, et ils avaient passé le temps d’attente en parlant ensemble.

« Trois minutes, c’est plus que suffisant pour s’habiller. »

« Les filles ont beaucoup de circonstances dont elles doivent s’occuper, d’accord ! »

Felinella s’était frotté la tempe en regardant les deux individus se disputer, mais ce n’est pas comme si elle ne pouvait pas comprendre ce que Tesfia voulait dire. Après qu’Alus l’ait appelée, elle s’était dépêchée, mais avait quand même pris un certain temps pour se préparer.

« Je ne me soucie pas de ces circonstances. De toute façon, j’ai appelé Alice, pas toi. »

« Alice et moi venons ensemble. De plus, il est hors de question que je l’envoie seule après que tu te sois comporté comme un pervers auparavant. »

Cette fois-là, il s’agissait d’un malentendu, donc Alus pouvait facilement le réfuter. Mais peu importe la logique de ses explications, si cette agitation prenait de l’ampleur, les badauds se rassembleraient et les rumeurs se propageraient.

Ne pouvant rien faire d’autre, Alus avait signalé les secours du regard, laissant le superviseur du dortoir s’occuper du reste.

« Fia, c’est moi qui ai amené M. Alus ici. Et même si c’est ta propre chambre, en tant que dame, tu devrais toujours t’efforcer d’être habillée d’une manière qui ne fera pas honte à ta famille. De plus, c’est toi qui as ouvert la porte sans vérifier qui c’était. »

« M... Mais… »

« Mais quoi ? »

Alors que Felinella fronçait les sourcils, Tesfia avait tressailli et s’était tue.

Cette attitude guindée était exactement comme Alus imaginait qu’une dame noble devait se comporter. Pour l’instant, la bruyante s’était tue.

« D’accord, Alice — allons-y. »

« Hein ? Où ? » Peut-être avait-elle fait la grasse matinée comme Tesfia, mais Alice, qui regardait tranquillement, avait soudain ouvert les yeux en grand.

Même Tesfia affichait un air surpris sur le visage. En fait, Felinella semblait aussi un peu surprise d’entendre qu’ils allaient quelque part.

« Pourquoi ne pas nous dire d’abord pourquoi tu es ici ? Et pourquoi n’y a-t-il qu’Alice... Et moi ? » Tesfia s’était accrochée au bras d’Alice, la différence de taille ressemblant à celle d’un enfant qui faisait une crise de colère. Bien que ce ne soit pas tout à fait inexact…

« C’est parce que ça n’a rien à voir avec toi. En fait, on n’a pas du tout besoin de toi. Ce n’est pas quelque chose que je dois cacher, mais en parler ici ne serait pas bon. »

« Alors, veux-tu entrer… ? » suggéra nerveusement Alice.

Tesfia l’avait interrompue. « Alice, es-tu sérieuse ? »

« Eh bien, si nous ne le faisons pas, nous n’arriverons à rien, » avait dit Alice, en utilisant un raisonnement parfaitement sain.

Voyant que Tesfia hésitait encore, Felinella avait décidé d’utiliser encore plus de logique contre elle. « Fia, c’est toi qui as évoqué le fait de parler des affaires d’Alus pour être ici. Ou bien tu as quelque chose là-dedans que tu préfères ne pas montrer ? »

« Je ne… Je ne sais pas, mais… est-ce que ça peut attendre une minute — ! » Tesfia avait eu des sueurs froides, puis elle avait claqué la porte sur Alus et les autres une fois de plus.

Et de nouveau — un vacarme retentit de l’intérieur de la pièce.

« Eh bien, eh bien, » déclara Felinella avec un petit sourire en coin. Alice avait eu une expression similaire en appelant, « C’est pourquoi je t’ai dit de garder les choses propres. »

« On ne va nulle part comme ça. D’accord, » marmonna Alus, en se décidant. Il avait déjà attendu 30 minutes. Il n’allait pas attendre plus longtemps. « Nous entrons. »

« Al, attends ! »

Ignorant la tentative d’Alice, surprise, de l’arrêter, Alus avait ouvert la porte.

« Haha…, » Felinella ne pouvait que rire, un peu amèrement, en se préparant à ce qui allait suivre.

En entrant, Alus avait vu la pièce de ses propres yeux. La pièce aux murs blancs était plutôt spacieuse, même pour deux personnes. Les accessoires de filles et les couleurs ici et là ressortaient… et quand Alus avait vu une silhouette massive, il avait été décontenancé pendant un moment.

En regardant de plus près, c’était un animal en peluche géant. Il avait quelques endroits effilochés, mais était en bon état général. Soit il avait été beaucoup utilisé, soit il était simplement vieux.

Il était clair que les résidentes de la pièce avaient un côté très fille et mignon. Bien que cet animal en peluche appartenait probablement à Alice.

« Ce n’est toujours pas… Quoi ! N’entre pas ! »

« Ça ne me dérange pas. J’avais déjà supposé que tu menais une vie négligée. »

« Toi, ferme-la ! »

Alus étant entré dans la pièce, Felinella et Alice avaient haussé les épaules et étaient entrées.

Devant eux, Tesfia avait crié, en respirant lourdement. « Je ne peux pas te croire ! »

« Je suis pressé par le temps ici, et tu m’as déjà fait attendre 30 minutes, » répondit Alus de manière posée.

« Oh, Fia, » Alice avait soupiré, puis elle avait haussé les épaules.

« Laisse tomber, Fia. C’est de ta faute. »

« Toi aussi, Mme Feli ? » Tesfia avait finalement semblé se rendre, en baissant la tête. Il n’y avait aucune raison de résister davantage.

La pièce dans laquelle Alus était entré possédait l’odeur unique d’une chambre de fille. C’était une odeur douce et familière. « Donc, vous êtes la raison pour laquelle il y a une douce odeur dans mon laboratoire. »

« Argh, ne le sens pas ! N’inhale pas ! » Tesfia s’était lancée sur Alus, essayant de l’empêcher de respirer.

Alus avait facilement attrapé ses bras. « Ne sois pas ridicule. »

« C’est une bonne odeur, n’est-ce pas ? » Felinella avait aussi capté l’odeur.

Cela dit, rien de bon ne sortirait de la poursuite de ce genre d’échange stupide. Surtout avec la rousse dans les parages.

Finalement, trois étudiants s’étaient assis autour d’une table. Cependant — .

« Hé, c’est quoi ce traitement ? »

En effet, il n’y avait que trois chaises à la table. Et comme Alus avait continué à se disputer avec Tesfia, il fut le dernier à s’asseoir. Ainsi, il n’y avait plus de chaises, ce qui le laissait debout. Mais dans tous les cas ce n’était pas comme s’il était aussi furieux qu’il en avait l’air. Pourtant, compte tenu de ce qui s’était passé jusqu’à présent, il avait du mal à l’accepter.

Les autres, à part Alus, s’étaient tous assis à peu près en même temps, donc ce n’était pas comme si Tesfia était malveillante.

« Oh, très bien, Al..., » Tesfia, qui avait réussi à se calmer, commença à se lever de sa chaise. Après avoir refroidi sa tête, elle avait réalisé que le faire attendre 30 minutes avait peut-être été un peu trop. Elle avait fait semblant d’être réticente, mais en réalité, elle se sentait un peu coupable de tout cela.

Cependant, au moment où Tesfia avait commencé à se lever — .

« Venez, M. Alus, nous pouvons partager la moitié de ma chaise. » Felinella s’était glissée sur le côté de la chaise, invitant Alus à s’asseoir. Elle avait devancé Tesfia, et lui avait souri pour cacher l’embarras qu’elle ressentait. Partager une chaise, c’était un peu fort, et ils finissaient par devoir se presser l’un contre l’autre. Il était donc peut-être normal qu’une adolescente éprouve une certaine résistance à cette idée.

Dans tous les cas, Alus avait l’impression que cela ne ferait que l’épuiser. « C’est bon comme ça pour moi, alors tu peux t’asseoir là. » Alus avait refusé… ou il avait essayé, mais Felinella avait insisté sur le sujet. Et finalement, ils avaient fini par perdre encore plus de temps.

Finalement, Alus avait fait passer sa volonté, et lorsqu’il avait vérifié l’heure, il avait constaté qu’il n’avait plus aucune marge de manœuvre. « Maintenant, je vais demander à Alice de m’accompagner au quartier général de l’armée pour rencontrer le gouverneur général. J’ai déjà un rendez-vous. Je te l’ai dit, n’est-ce pas ? Le gouverneur général et moi-même te soutiendrons, » déclara Alus, faisant référence au moment où il avait découvert l’absence d’attributs d’Alice lors de son examen.

C’était une conséquence involontaire du projet de séparation des facteurs éléments, et Alus avait fait cette suggestion pour éviter qu’Alice ne devienne le sujet d’autres recherches ou enquêtes étranges.

« Ah ! » Alice laissa échapper un petit glapissement, comme si elle s’en souvenait.

« Le gouverneur général ? Pourquoi Alice rencontrerait-elle quelqu’un d’aussi important ? »

« Même si nous te le disons, tu devras garder le secret. Mais si tu veux savoir, demande-le à Alice. » Alus commençait à avoir mal à la tête. Mais comme toute fuite aurait des répercussions négatives sur Alice, Tesfia ne laisserait probablement rien filtrer.

« Puis-je aussi l’entendre ? » demanda timidement Felinella.

« Ça ne me dérange pas. » Alus pensait que Felinella travaillait déjà avec l’armée, donc elle devait comprendre la gravité de la situation. De toute façon, elle était intelligente, donc elle ne causerait certainement aucun problème.

Après qu’Alice ait brièvement expliqué la situation, Tesfia avait immédiatement pris la parole. « Dans ce cas, j’y vais aussi ! »

« Je ne serais pas aussi nerveuse si Fia venait… »

C’était un peu pénible pour Alus, mais il pensait que laisser Tesfia derrière lui serait aussi un problème. Il l’imaginait déjà le harceler de questions sans fin. « Puisque cela concerne Alice, alors tu peux venir si elle est d’accord… mais essaies de ne pas te faire remarquer. »

En voyant Tesfia serrer son poing de joie, Alus avait commencé à se sentir anxieux à propos de tout cela. « Et toi, Feli ? Si elle vient, je pourrais aussi bien toutes vous emmener. »

« J’ai entendu les détails importants, je m’abstiendrai donc de me joindre à vous. Il se trouve aussi que j’ai d’autres travaux à faire après cela. »

« Je vois. » Alors on ne peut rien y faire. Alus hocha la tête. Ils avaient fini par perdre beaucoup de temps inutilement, mais il avait une idée de ce que son « travail » pouvait impliquer.

Vu son comportement résolu, il était clair que Felinella prenait son travail au sérieux. Ils ne savaient toujours pas exactement qui était derrière Godma. Et l’escouade de Vizaist, responsable de la collecte d’informations, était probablement encore en mission pour en savoir plus.

« Bien, Feli. Une fois que c’est fait, apporte-moi un rapport. »

Du point de vue de Felinella, ce n’était pas vraiment quelque chose d’assez sérieux pour être appelé nettoyage. Elle se voyait tout au plus comme une simple assistante de Vizaist. Mais elle ne put s’empêcher de sourire en voyant Alus lui faire une demande. « Oui ! »

Hochant la tête à sa réponse, Alus vérifia l’heure. « Nous ferions mieux d’y aller. Je n’en entendrai jamais la fin si nous sommes en retard. »

« Quoi ? Déjà ? … Hein ? Je ne peux pas partir en étant habillée comme ça. »

C’est alors que Tesfia vérifia sa tenue, et demanda cela d’un ton anxieux. Elle avait déjà changé son déshabillé pour quelque chose qui ne se remarquerait pas à moins d’aller dans un endroit vraiment huppé. Il s’agissait de vêtements normaux qui ne poseraient pas de problème dans la plupart des endroits, mais elle s’inquiétait de savoir si elle pouvait les porter devant le gouverneur général.

Il n’est pas étrange que des nobles comme Tesfia se soucient de leur apparence, mais Alus portait également quelque chose de très décontracté. La tenue monotone noirâtre qu’il portait était fournie par l’armée, et elle était de très mauvais goût en termes de mode. « Non, tu devrais être bien comme ça. Si tu n’aimes pas ça, alors mets ton uniforme, » lui dit-il, et il fit la même chose à Alice. Si cela prenait encore plus de temps, le gouverneur général risquait de râler encore un peu plus.

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