Saikyou Mahoushi no Inton Keikaku LN – Tome 4 – Chapitre 16 – Partie 10

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Chapitre 16 : Désir ardent

Partie 10

« Je vois. Alors, combien est-ce ? »

Quand Alus avait demandé cela, le propriétaire avait eu un regard désolé sur son visage. « J’ai bien peur qu’un jeune comme vous ne puisse pas se le permettre. C’est 3 600 000 Delds. »

Cependant, c’était beaucoup moins que ce qu’Alus avait prévu. Il s’était préparé à ce qu’il coûte au moins 5 000 000 Deld, il avait donc presque immédiatement sauté sur l’offre, mais il avait ensuite réalisé qu’il pouvait en tirer un peu plus. « C’est bon. Je l’achète, alors ajoutez ça et ça, » dit-il en désignant les objets que Tesfia et Alice voulaient.

« — !! »

Alus avait sorti son permis, devant le propriétaire de l’échoppe aux yeux écarquillés.

En voyant cela, le propriétaire avait enfin compris qu’il avait affaire à un magicien. « Je vois. Cela ne me dérange pas de les vendre comme un ensemble, mais sérieusement, qui êtes-vous ? »

« Je suis juste un magicien ordinaire. On ne trouve pas souvent quelque chose comme ça… mais à 3 600 000 Delds, est-ce que ça va vous rapporter quelque chose ? »

« Eh bien, j’ai bien dit que je n’avais pas l’intention de le vendre, mais en réalité, je n’ai tout simplement pas trouvé d’acheteur. C’est pourquoi je l’ai laissé dans la valise. C’était juste trop cher à vendre par ici… Je n’en ferai probablement pas d’autres. Mais je suis ému de vous entendre dire ça. »

Il n’était pas nécessaire de préciser que tous les artisans de la ville n’étaient pas d’habiles vendeurs.

Alus avait maintenu le permis contre le lecteur de carte et avait fini de payer.

« Merci de votre visite, » déclara le propriétaire de l’échoppe, qui avait vu Alus et les autres partir avec un air de satisfaction.

« Merci, Al ! » déclara Tesfia.

« Merci beaucoup !! » déclara Alice avec joie.

Tesfia avait reçu de lui la pince à cheveux et Alice le bracelet. Elles avaient tout de suite mis leurs nouveaux cadeaux, avec des expressions excitées.

« C’était juste parce que j’achetais un souvenir pour Loki. » En réalité, cela n’avait pas coûté grand-chose à Alus. Alors si elles étaient heureuses pour quelque chose comme ça, c’était bien aussi…

« J’ai l’impression que mon sens de l’argent va être chamboulé quand je suis avec toi, » déclara Tesfia, mais avec un sourire éclatant.

Il semblait que les deux filles étaient complètement satisfaites. Maintenant, tout ce qui restait à faire était de rentrer à la maison.

C’est vrai que ce n’était peut-être pas un achat bon marché, mais les magiciens recevaient un salaire élevé. En tant que magicien le plus haut placé de tous, Alus avait plus d’argent qu’il ne pourrait jamais en dépenser.

Une partie de cet argent provenait des résultats de ses recherches, mais la majorité provenait de la reprise de terres par lui-même. Normalement, plusieurs centaines de magiciens de haut rang étaient envoyés pour reprendre des terres. Comme Alus recevait la même somme que tous les autres, il avait facilement plus d’argent que le gouverneur général.

 

***

Alus était revenu au laboratoire un peu plus tard que l’heure du dîner.

C’était presque l’heure du couvre-feu, mais Tesfia et Alice l’avaient accompagné jusqu’au laboratoire, sans aucune hésitation, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde.

Quand la porte s’était ouverte, une fille aux cheveux argentés l’attendait.

Dès qu’Alus avait aperçu la couleur argentée en ouvrant la porte, son visage s’était crispé. C’était comme être confronté à une bombe à retardement.

Il vit Loki vêtue d’un tablier, les bras croisés et les joues gonflées de ressentiment. Son regard puissant avait semblé tiré des lasers vers Alus, et le silence avait suivi. Personne n’avait envie d’être le premier à parler dans une atmosphère aussi froide que celle-ci.

Cependant, il semblerait que cela puisse être géré en fonction de la position de chacun et de la façon dont il l’utilisait.

« Ah, oh, regardez l’heure… Je suppose que je vais prendre congé maintenant ! » Alice n’avait pas pu regarder Loki dans les yeux et avait trouvé une excuse pour s’échapper du laboratoire. C’était une sale méthode pour rejeter sur une seule personne toutes les responsabilités liées à la gestion de Loki.

Et à la suite de cela — « C’est vrai ! On ne peut pas rater le couvre-feu ! » Tesfia avait désespérément essayé d’utiliser la logique. Elle ne pouvait pas non plus regarder Loki.

J’étais le seul à me soucier du couvre-feu, rétorqua Alus dans sa tête. Il avait l’intention de leur couper la route, mais il s’était ravisé, car ce ne serait pas très mature.

« Alors, à plus tard, Al. Et merci pour aujourd’hui ! »

« On se voit demain. Je m’occuperai bien de ça. » Tesfia avait montré sa nouvelle pince à cheveux dans sa queue de cheval, en se tournant vers la porte. Mais la gemme rouge qui s’y trouvait n’avait fait qu’ajouter de l’huile sur le feu.

Quand Loki avait fixé la barrette, ses yeux s’étaient encore plus rétrécis.

Dire merci c’est bien, mais pourquoi le faire maintenant ? Ces filles ont juste retourné une faveur avec de la méchanceté.

Sentant une aura dangereuse venant de Loki, Alus ne pouvait détacher son regard d’elle, mais il maudissait mentalement les deux filles qu’il entendait s’éloigner du laboratoire.

Enfin, Loki avait poussé un long soupir. « Alors, où êtes-vous allé aujourd’hui ? » Quand elle avait enfin parlé, elle n’avait pas l’air aussi en colère que prévue. Au contraire, elle semblait exaspérée.

Ce n’était pas comme si Alus avait de mauvaises intentions. Il avait seulement laissé un mot pour elle parce qu’il ne voulait pas la réveiller alors qu’elle était si fatiguée. « Nous sommes allés au bureau du gouverneur général pour parler de l’affinité sans attribut d’Alice et pour demander son soutien. »

« Je vois, et on dirait que tout s’est bien passé. Mais si tu avais l’intention de te donner la peine de m’écrire un mot, tu aurais pu simplement me réveiller. »

« Tu m’as aidée à écrire des rapports toute la nuit. Je ne suis pas assez cruel pour te forcer à te lever quand tu es fatiguée. » Alus s’était mis à marcher, comme pour dire que c’était fini. En passant à côté d’elle, il avait posé sa main sur sa tête.

« Sire Alus, tu dois aussi être fatigué, alors comment pourrais-je dormir ? » Loki avait répliqué d’une voix si calme qu’Alus avait décidé de l’ignorer.

Pensant qu’il avait réussi à esquiver la question, il soupira de soulagement.

« Donc, sur le chemin du retour, tu as eu un rendez-vous avec ces deux-là. » Contrairement aux prières d’Alus, Loki avait vu clair en lui. Et elle avait entendu ce que les filles avaient dit. Quand ce genre de chose se passait sous ses yeux, bien sûr qu’elle n’en ferait pas abstraction.

« C’est ces deux-là, donc bien sûr ce n’était pas un rendez-vous, et ces cadeaux étaient juste quelque chose que j’ai eu pendant que j’étais sorti. » Alus fouilla dans sa poche et en sortit un paquet élégamment emballé. Le propriétaire de l’échoppe avait montré une quantité inattendue de considération et de goût. « Tiens, c’est ta récompense pour cette fois. »

« Hein !? »

Il tendit négligemment la petite boîte à Loki, qui la prit par réflexe. La petite boîte était emballée dans du papier, avec un joli ruban pour la décoration.

« … Puis-je l’ouvrir ? »

Alus avait répondu d’un simple « Ouais » en se dirigeant vers sa chambre pour se changer.

« … !! »

Il avait pu entendre le bruit de l’ouverture de la boîte, mais un long silence avait suivi. Quand il avait fini de se changer, Alus était retourné dans la chambre et lui avait demandé si elle n’avait pas aimé. « Si ce n’est pas le cas, je suis désolé. Je n’ai pas vraiment l’habitude d’offrir des cadeaux. »

« Non…, » les yeux baissés, Loki serrait le pendentif contre sa poitrine. « Je suis juste heureuse… merci beaucoup, Sire Alus. »

Lorsque Loki leva les yeux vers lui, ses yeux s’emplirent de larmes de joie qui semblaient pouvoir se déverser en un seul clignement.

« C’était une trouvaille étonnamment bonne, et si tu verses du mana à travers la pierre, elle est censée s’illuminer magnifiquement selon la disposition de ton mana. Je suis sûr que ce sera une belle couleur si tu essaies. »

« Oui, » dit Loki, et baissa de nouveau les yeux vers elle. Après s’être frotté les yeux, elle lui rendit son regard avec un immense sourire. Comme pour l’essayer tout de suite, elle posa le pendentif sur la paume de sa main… mais ne laissa aucun mana le traverser. « … Sire Alus, combien de fois ce pendentif réagira-t-il à mon mana ? »

Les pierres de mana magiques étaient toutes des objets à usage unique. Alus avait répondu avec ce que le propriétaire de l’échoppe lui avait dit. « Une seule fois. Et elle est censée avoir été enduite pour que les informations du mana qu’elle contient ne se décomposent pas. »

Loki avait baissé les yeux une fois de plus, avant de regarder Alus avec une ferme résolution. « Alors puis-je te demander, Sire Alus ? »

« Tu veux dire… utiliser mon mana ? »

Loki avait hoché la tête, avec un sourire qui exprimait ce qu’elle ressentait vraiment à ce sujet.

Les informations du mana reflétaient l’attribut ainsi que toutes sortes d’informations. Elles comprennent tout ce qui concerne la personne, même ses expériences accumulées.

« C’est pourquoi…, je ne pense pas que mon mana puisse donner une belle couleur. » En pensant à son sale passé, le mana d’Alus était anormal. C’est pourquoi son mana ne donnerait jamais de sa vie une lumière claire à une gemme.

« Je veux que ce soit ton mana. » Loki avait désespérément essayé d’empêcher ses émotions de se manifester, en tendant le pendentif vers Alus, qui l’avait saisi avec désinvolture.

On dit que les femmes ne peuvent s’empêcher d’être attirées par les choses étincelantes. Dans ce sens, le mana d’Alus ne convenait pas vraiment.

Eh bien, si c’est ce que Loki voulait, il serait grossier de s’y opposer davantage. Bien qu’il ne soit pas vraiment enclin à le faire, Alus laissa son mana circuler dans le pendentif.

Il avait ensuite lentement ouvert sa main. Quand sa main s’était ouverte pour révéler le pendentif, Loki l’avait regardé fixement.

« … Je te l’avais dit. » Comme Alus s’y attendait, la gemme avait pris la couleur de la nuit la plus noire, sans aucune étoile à voir. Il y avait même plusieurs fissures à l’intérieur. Il aurait été préférable de la laisser d’un blanc terne. « Désolé pour ça. Je t’en achèterai un nouveau un jour. »

Cependant, le pendentif lui avait été arraché de la main. « Merci beaucoup, Sire Alus ! Je suis si heureuse… Je ne pouvais rien demander de plus. »

Le mana d’Alus était à l’intérieur de ça. Une partie de ce qu’il avait accumulé, et Loki appréciait plus que tout de pouvoir se sentir aussi proche de lui. Il n’y avait rien de mieux qu’elle pouvait demander.

« Comme je l’ai dit, il a été enduit. Bien que je ne pense pas qu’il ait été affaibli par les fissures… cela te convient-il vraiment ? Les pendentifs peuvent être beaucoup plus beaux… »

« C’est bien. C’est ce que je veux. Et tu as dit qu’il y avait de plus belles choses, mais pour moi, il n’y a rien de plus beau que ça ! » Loki avait pressé le pendentif contre sa poitrine, comme pour l’enlacer.

En voyant cela, le bord des lèvres d’Alus s’était retroussé en une sorte de sourire en coin. En fin de compte, il ne comprenait pas comment le cœur d’une femme fonctionnait. « Si ça ne te dérange pas, alors c’est bien comme ça. » C’est à peu près tout ce qu’il avait pu dire.

« Sire Alus, peux-tu me le mettre ? »

Alus hocha la tête et prit la chaîne dans sa main, la gemme noire craquelée pendait en dessous. Loki se retourna et ramena sa main derrière son cou pour brosser ses cheveux. Sa nuque blanche et mince était captivante. Alus mit la chaîne autour de son cou et ferma le fermoir.

Loki laissa alors tomber ses cheveux, se tournant pour lui faire face et lui demander comment elle était. La gemme accrochée à sa clavicule brillait contre sa peau pâle.

 

 

« Oui, ça te va bien. »

« Merci beaucoup, » lui dit Loki, en rougissant un peu. Tant que la personne elle-même l’appréciait, Alus était bien avec ça.

« Plus important, le dîner. »

« Oui ! Je vais le préparer tout de suite. » Loki s’était mise à préparer le dîner en étant de bonne humeur, comme si elle allait se mettre à fredonner à tout moment. Le dîner devait déjà être préparé depuis un certain temps, car elle n’avait qu’à le réchauffer légèrement et à le mettre sur la table.

Alus s’était assis, et comme il allait porter la nourriture à sa bouche — .

« Mais tu as aussi donné des cadeaux à ces deux-là. »

« — ! »

N’aurais-tu pas pu laisser faire ? se dit-il, en se figeant. Quand il l’avait fait, la nourriture sur sa fourchette était tombée.

« … Seulement pendant mon absence. »

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