Saikyou Mahoushi no Inton Keikaku LN – Tome 3 – Histoires courtes en prime

Bannière de Saikyou Mahoushi no Inton Keikaku (LN) ☆☆☆

Histoires courtes en prime

Comment les silencieux communiquent-ils

Outre les salles de classe, d’innombrables laboratoires d’études existaient sur le vaste terrain du campus. Les enseignants de l’institut n’étaient pas seulement en mesure de partager leurs connaissances, mais aussi de poursuivre leurs propres recherches. Les installations de l’institut étaient très impressionnantes, à tel point que plusieurs enseignants avaient accepté de travailler ici juste pour pouvoir les utiliser. Il en va de même pour le bâtiment de recherche nouvellement construit, car de nombreux enseignants disposant d’une salle dans ce bâtiment étaient nouvellement employés.

Alus, qui avait un étage entier pour lui tout seul, était aussi un de ces chercheurs.

En ce moment, Alus était au milieu de ses recherches. Assis à son bureau, il se consacrait à ses recherches et ne bougeait que pour prendre un nouveau document.

Loki avait fixé sa montre d’innombrables fois ces trois derniers jours. Plus elle jetait un coup d’œil à l’heure, plus son anxiété empirait. Ce n’était pas comme si elle s’ennuyait ou quoi que ce soit. Il faisait des recherches parce qu’il le voulait, et il s’était retiré des lignes de front pour pouvoir s’y consacrer.

Mais… ça fait 3 jours complets.

Loki était responsable de gérer les repas, mais elle hésitait à lui dire de dormir un peu. Alus avait passé tellement de temps à se battre, que ce temps libre était rare. Il travaillait à fond sur ses recherches comme s’il était possédé et essayait de récupérer le temps qu’il avait perdu, et à cause de cela, Loki ne pouvait que s’inquiéter pour lui.

Des lignes de caractères compliquées s’étendaient sur les multiples écrans virtuels, mais Loki ne savait pas à quel point elles étaient importantes.

Lorsqu’elle avait apporté du thé pour une petite pause, elle avait voulu lui dire de se reposer… mais finalement, les mots n’avaient jamais quitté ses lèvres.

Elle craignait d’outrepasser ses limites. Et qu’elle perturbe sa concentration.

Ce processus s’était répété de nombreuses fois ces derniers jours, et une sombre ombre s’était peu à peu dessinée sur le visage de Loki. Lorsqu’elle avait appris la retraite d’Alus, elle avait été soulagée de l’entendre et s’était dit qu’il pouvait enfin être libre maintenant. C’est pourquoi elle se tourmentait pour qu’il utilise son précieux temps libre pour elle.

Il en utilisait déjà tellement pour veiller sur Tesfia et Alice. Et il ne voulait sûrement pas perdre une seule seconde de ce qui lui restait.

Même le dîner avait été pris à sa table, le regard d’Alus restant fixé sur les écrans.

Quand Loki avait déclaré son intention de prendre un bain d’abord, elle n’avait obtenu en retour qu’une réponse timide.

Je devrais fêter ça… alors pourquoi ?

Lorsqu’elle était sortie de la salle de bain, Alus était toujours dans la même position qu’avant, et leurs regards ne s’étaient jamais croisés.

Si elle s’ouvrait à lui de ses sentiments, elle s’en voudrait sûrement, car arrêter ses recherches allait à l’encontre de ses propres souhaits. Elle ne pouvait pas se mettre en travers de la voie qu’il souhaitait emprunter. Elle voulait le laisser faire ce qu’il voulait… Mais…

malgré l’état d’esprit de Loki, Alus était trop dévoué à ses recherches pour montrer le moindre signe de réaction. Ni quand elle était venue à ses côtés ni quand elle avait versé le thé.

Alors, avec ses cheveux encore mouillés, elle s’était avancée derrière lui, découragée. Même là, ses lèvres n’avaient pas bougé.

Elle avait levé un doigt et avait timidement touché son dos. Une faible réaction avait été transmise par son doigt lorsqu’elle l’avait touché, mais rien d’autre. Finalement, elle avait commencé à bouger son doigt, écrivant des mots.

« S’il vous plaît, reposez-vous », écrivit-elle, et elle retira faiblement son doigt. L’idée n’avait jamais été d’aller aussi loin. Sa tête avait choisi de garder sa bouche fermée, mais son cœur avait bougé sa main, et ces deux faits contradictoires la laissaient perplexe. Cependant, ayant été capable de « dire » ce qu’elle pensait, elle avait senti un poids être retiré de ses épaules.

Les yeux baissés, Loki était restée immobile. Elle savait dans son esprit qu’elle faisait quelque chose d’inutile…

En entendant la chaise grincer devant elle, Loki avait fermé les yeux.

« Désolé de t’avoir inquiétée. »

Alus avait suivi un entraînement pour être capable de travailler avec un manque de sommeil, et si nécessaire, il pouvait repousser toute somnolence par la force de sa volonté. Il pouvait tenir plusieurs jours sans dormir sans difficulté. Cela dit, ce n’est pas comme s’il n’y avait pas de problèmes avec cela. Son corps s’épuiserait et le mettrait à rude épreuve.

Alus avait utilisé la serviette sur les épaules de Loki pour essuyer doucement ses cheveux avec un sourire fatigué.

« Alors, s’il te plaît, repose-toi. »

« Ah, attends… laisse-moi juste un peu plus de temps… »

« Non, »

dit fermement Loki avec un sourire éclatant sur son visage.

La bonne volonté banale commence par les souvenirs

« Tadaa ! »

Dans le laboratoire d’Alus. La jeune fille rousse au sourire insouciant, Tesfia Fable, était en train de montrer fièrement les souvenirs qu’elle avait achetés pendant les vacances d’été. La première chose qu’elle montrait était une veste pour homme. Son sac à dos gonflé était probablement rempli de souvenirs. Combien en a-t-elle acheté ? Même après avoir sorti cette grande veste, le sac à dos n’avait pas semblé diminuer, même un peu.

« … »

Il n’y avait qu’un seul homme ici, et Tesfia se rapprocha de lui avec un sourire.

« Tiens, Al. Essaie-le. »

C’était une méthode plutôt énergique, mais Alus n’était pas assez ingrat pour ergoter sur quelque chose comme ça. Avec de l’irritation sur son visage, il s’était tourné vers Loki pour obtenir de l’aide. Cependant — .

« Je suis sûre qu’elle t’ira à merveille, Sire Alus. »

Ce qu’il avait vu, c’est qu’elle respirait avec excitation. La jeune fille aux cheveux argentés avait ensuite disparu dans la chambre d’Alus, les joues roses. Peu de temps après, elle était réapparue avec une chemise à la main.

« Je pense que ça ira très bien avec. »

C’était la première fois qu’Alus voyait cette chemise chic. Il se demandait où elle l’avait trouvée alors qu’elle se tenait côte à côte avec la rousse pour l’exhiber. Tesfia avait répondu par un signe « OK ». Alus ne s’intéressait pas à la mode, mais Tesfia et Loki voulaient coordonner sa tenue.

Voyant qu’il avait perdu l’initiative alors que c’était sa chambre, Alus soupira de résignation. Une fois qu’il avait fini de se changer, Tesfia s’était exclamée avec enthousiasme que cela lui allait bien.

« Oui, ça te va bien, Sire Alus, » Loki avait souri avec des joues rouges.

Pendant qu’elles jouaient à déguiser Alus, Alice avait enfilé une robe qu’elle avait aussi reçue en souvenir. Elle avait posé avec embarras devant un miroir en pied. Le défilé de mode en solo étant terminé, elle tirait sur le tissu qui poussait contre sa poitrine.

« Fia, c’est un peu serré au niveau de ma poitrine. »

Avec un grognement menaçant, Tesfia avait dirigé un regard acéré vers Alice. Submergée par la pression, elle vacilla et continua.

« … A- Actuellement, laisse tomber, c’est bon. Ouais. Merci Fia, » dit-elle, se pliant clairement à l’atmosphère.

« Tu as vraiment grandi si vite…, » Tesfia murmurait d’une voix envieuse, et Loki était probablement la seule à l’entendre.

Tout ce qu’Alus pouvait faire était de prier pour que tout cela se termine le plus vite possible.

Dans un changement complet d’humeur, Tesfia avait appelé Alice et lui avait chuchoté à l’oreille avant de détourner le regard et de sourire. Elle regardait vraiment Loki.

Loki n’en était pas consciente car elle dansait pratiquement autour d’Alus, examinant ses vêtements sous tous les angles. Elle avait l’air de s’amuser, comme un petit chaton qui découvrait quelque chose de nouveau.

Tesfia s’était approchée de Loki, et elle n’avait vu que le sourire suspicieux de Tesfia après avoir repéré la lueur de trahison dans les yeux de sa camarade. Ensuite, les mains douces de Tesfia avaient saisi les épaules de Loki.

« D’accord, alors tu es la prochaine Loki ! »

« Hein ! ? Je suis juste reconnaissante de votre considération, vous ne… »

« Oh Loki chérie, ce n’est pas bon. Fia s’est donné du mal pour te l’acheter, alors le moins que tu puisses faire c’est de l’essayer, » dit Alice de son meilleur ton de grande sœur, en faisant croire que c’était naturel. Les doigts de Tesfia s’étaient tortillés de façon indécente et avaient attrapé les vêtements de Loki.

« Voilà, lève les bras ! »

« Attends ! Hyaah ! Je vais bien, ok ! ? »

« Oh allez, tu n’as pas à être comme ça ! »

« Hé, où est-ce que tu crois que tu touches !! Arrête, tu vas le voir si tu tires encore ! S-Sire Alus !! »

Sachant peut-être que c’était dû à la bonne volonté, la résistance de Loki était faible. Désemparée, elle tourna ses yeux humides vers Alus, qu’elle traitait comme une poupée de salon il y a quelques instants, pour lui demander de l’aide. Cependant — .

« … C’est une bonne occasion. Pourquoi ne pas les suivre ? »

« S-Sire Alus !? »

« Alors on emprunte ta chambre, Al. »

« Ne fais pas de dégâts ici. »

« J’ai compris ! »

Tesfia tenait son sac à dos encore plein d’une main et elle avait saisi le bras de Loki de l’autre. Alice s’était emparée de son autre bras. Son corps avait été soulevé, ses orteils touchant à peine le sol, ce qui l’avait rendue incapable de résister. La jeune fille avait été traînée dans la chambre, mais ses yeux avaient imploré l’aide d’Alus jusqu’à la fin.

L’instant d’après, il pouvait entendre les voix bruyantes des filles qui faisaient du bruit dans sa chambre.

La dame en tant que femme

« Quand je pense qu’ils en envoient autant…, » Vizaist marmonna à Felinella avec une expression stupéfaite en frottant son menton fraîchement rasé alors qu’il se tenait dans un vieux bureau.

« Quelque chose ne va pas, Père ? »

« C’est encore adressé à toi, Feli. »

« Alors, est-ce une autre lettre de présentation de famille ? »

En raison des traditions parmi les nobles, les pourparlers de mariage étaient initiés par une lettre écrite sur parchemin détaillant l’arbre généalogique et l’histoire personnelle. Vizaist était plus friand des manières roturières, aussi commençait-il à en avoir marre de recevoir autant de propositions.

« Si Père insiste pour que je me marie pour le bien de la famille, alors je… »

« Arrête de plaisanter, Feli. Je préfère rendre mon rang de noblesse avant cela. Ils n’ont de toute façon que de piètres réalisations. Il n’y a pas de quoi être si prudent. »

Felinella avait gloussé en entendant son père dire cela sans détour.

« Je pensais que tu dirais ça. »

« Ne taquine pas tes parents. »

« Je suis désolée, Père. Mais es-tu sûr que je peux le rejeter ? »

« Ce sont eux qui l’ont envoyé de leur propre chef, ils ne peuvent pas s’en plaindre. Ou peut-être es-tu intéressée ? Si c’est ce que tu veux, je ne dirai rien… Mais nous parlons de ça, » dit-il en sortant une photo de la pochette. On y voyait un garçon qui avait l’air de vivre exactement le genre de vie protégé et peureux que Vizaist détestait. Il était aussi considérablement plus âgé que Felinella. Il était classé dans les trois chiffres, ce qui en faisait une élite.

« Je ne sais pas quel genre d’homme il est, mais non, je ne suis pas très intéressée. »

Pour commencer, elle n’avait jamais eu l’intention de choisir un fiancé parmi la montagne de demandes en mariage qu’elle avait reçues.

« Je parie que oui. Je n’aime pas ça non plus. »

En refermant la couverture du document, Vizaist l’avait jeté négligemment dans la pile.

« Tu t’es inscrite à l’institut pour servir dans l’armée, n’est-ce pas ? Tu es une bonne fille qui ne tient pas beaucoup de moi à cet égard. Je ne vais pas insister pour que tu cherches la noblesse, mais si tu dois servir dans l’armée, t’installer avec quelqu’un de digne devrait améliorer ta réputation et ton traitement. »

Dans le monde des magiciens, le mariage précoce était recommandé, mais la politique de la famille Socalent ne le considérait pas comme obligatoire. Mais il y avait même des discussions dans le dos de Vizaist sur le temps qu’il prenait pour la marier, ses parents et ses proches lui avaient même dit à quel point ils se sentaient inférieurs dans la société des nobles. Lui-même n’y prêtait pas beaucoup d’attention, mais c’était en grande partie dû à sa personnalité audacieuse qui suivait son propre chemin. Cependant, les choses étaient différentes lorsqu’il s’agissait de sa fille adolescente.

« Même si tu le dis, tu m’as dit qu’il n’était pas nécessaire que je me marie jusqu’à ce que je trouve quelqu’un que je veuille épouser. »

« Bien sûr. Mais même si c’est quelqu’un que tu trouves toi-même, je serais un peu réticent s’il a besoin de toi pour le protéger. »

« Je ferai de mon mieux là-bas. »

Vizaist acquiesça, mais il continua à se montrer inquiet pour l’avenir de sa fille.

« Au fait, as-tu quelqu’un en tête, Feli ? » avait-il timidement demandé d’une voix calme. Même lui n’avait pas vraiment envie d’entendre ce que sa fille avait à dire sur ce sujet. Surtout pas en tant que père.

« Oh qui sait. »

De qui tenait-elle ce sourire ? Mais surtout, elle dégageait une atmosphère envoûtante qu’il ne voulait pas toucher.

Il soupira. « De toute façon, tu peux choisir toi-même, alors je ne vais rien dire. Si c’était quelqu’un comme Alus, je ne m’inquiéterais pas… mais il n’est pas non plus facile à convaincre. »

Felinella avait légèrement réagi lorsque ce nom avait été mentionné. Ses yeux doux s’étaient ouverts, et son expression posée s’était effondrée pour une fois.

« Veux-tu dire M. Alus ? »

« “Monsieur” ? »

« Ah… » Felinella avait fermé la bouche, ce qui avait incité Vizaist à se plonger dans ses pensées avec une expression sérieuse.

« Hm, donc c’était vraiment lui… Je vois, c’est donc comme ça… n’est-ce pas, Feli ? »

« P-Père ! As-tu l’intention de faire dire tout ça à ta fille !? »

« Désolé, désolé. Maintenant que j’y pense, Alus est inscrit au Second Institut de Magie, n’est-ce pas ? C’est toi qui me l’as dit. Ton comportement était un peu étrange à l’époque, alors je me posais des questions, mais maintenant je comprends… »

« … »

Sous l’œil attentif de Vizaist, Felinella était devenue rouge jusqu’aux oreilles.

« Bref, maintenant je comprends où tu en es. Je vois… alors c’est Alus. Il peut être un peu difficile, et très têtu. Mais c’est peut-être pour cela qu’il te conviendrait parfaitement. »

« Bon sang, j’abandonne. »

Ayant vu Alus grandir, Vizaist avait ressenti toutes sortes de sentiments face à cette révélation. Si ce futur devait arriver, il s’en réjouirait grandement.

Mais il ne se laissera pas abattre si facilement. Voyons si je peux être utile à ma fille, se dit le chef courageux et père d’une fille en se caressant le menton.

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